Pour la seconde fois depuis 2008, l’espérance de vie, sans incapacité, à partir de 65 ans a diminué en 2022. Selon une étude de la Direction des études et des statistiques des ministères sociaux (Drees), à 65 ans, les femmes peuvent espérer vivre 11,8 ans sans être limitées dans les activités de la vie quotidienne, et les hommes 10,2 ans. Soit une augmentation, depuis 2008, d’un an et 9 mois pour les femmes, et d’un an et six mois pour les hommes, détaille la Drees. Mais, alors que l’indicateur avait fortement augmenté en 2021, après un net recul l’année précédente lié au Covid, en 2022, « au sortir de la crise sanitaire, l’espérance de vie sans incapacité baisse et retrouve le niveau de 2020 ». Une telle tendance, si elle confirmait, conforterait la position des organisations syndicales qui avaient pointé le risque que repousser l’âge de départ en retraite pèse sur l’espérance de vie en bonne santé.
Accueil > Brèves
Brèves
[Archives par date]-
-
D’après l’Unicef, sur 330 000 SDF, 3 000 sont des enfants. Le Samu social, saturé, ne peut pas les accueillir. Certains enseignants ou autres bénévoles se mobilisent pour les accueillir. Ainsi la bibliothèque de l’établissement Michelet à Tours a dû être réquisitionnée pour y héberger un écolier de neuf ans avec sa famille. Un effet de la paupérisation mais aussi de la baisse du budget de l’État dévolu à l’hébergement. Un amendement prévoyant l’augmentation des places en hébergement a été par deux fois éliminé du projet de loi de finances par la majorité présidentielle.
-
Toyota a truqué les tests de sécurité de ses véhicules
25 décembre 2023 Brève Entreprises
… a conclu une expertise indépendante menée chez Daihatsu une filiale du premier constructeur mondial. Pas moins de 174 irrégularités ayant été relevées, difficile de faire croire à une erreur « humaine », le rapport accusant « la pression extrême due à un calendrier de développement excessivement serré et rigide ». Daihatsu a produit 1,7 millions de véhicules cette année. Certains tests étant truqués depuis 1994, cela laisse imaginer le nombre de vies mises en danger ou brisées pour leurs profits.
-
Un rapport de l’université Brown révèle que depuis l’arrivée de Biden au pouvoir, les États-Unis ont mené 78 interventions militaires au seul nom de la lutte contre le terrorisme dont neuf interventions au sol et cinq aériennes en Afghanistan, Irak, Syrie, Somalie et au Yémen. Pour le reste, ce sont des exercices militaires conjoints ou assistés militairement, opérations plus discrètes que les aides à destination d’Ukraine ou d’Israël, ou la pression contre la Chine. Bref, les États-Unis continuent à faire régner l’ordre impérialiste dans le monde entier.
Mots-clés : USA
-
La société Keroman, qui gère le port de Lorient, deuxième port de pêche de France, veut investir 200 millions d’euros dans un grand port de pêche au sultanat d’Oman. Les eaux de Bretagne devenant de moins en moins poissonneuses du fait de la surexploitation industrielle, ils s’en vont reproduire le même pillage des ressources à l’autre bout du monde – – cette fois-ci en important le poisson par avion, ce qui fait exploser son empreinte carbone. Un projet absurde de bout en bout, mais une manne pour les capitalistes du secteur naval et du secteur agroalimentaire !
-
Laurent Wauquiez, le président Les Républicains d’Auvergne-Rhône-Alpes, espère accueillir dans sa région les Jeux olympiques d’hiver en 2030. En vue de cette échéance, il vient de prendre une première décision : couper la subvention (d’un montant annuel de 630 000 euros) à l’ association Outdoor Sport Valley (OSV) qui réclame des Jeux propres et écologiques. La vice-présidente de la région, Stéphanie Pernod, a envoyé un courrier à l’association pour les avertir de cette décision brutale. Elle « déplore » la décision des dirigeants d’OSV « de soutenir l’appel d’ONG et d’experts sur les conditions environnementales pour les JO, présentées comme inconditionnelles pour assurer leur compatibilité avec le respect des limites planétaires. » Au printemps dernier, le même Wauquiez avait déjà supprimé ou baissé les aides accordées à plusieurs acteurs et associations culturelles et annoncé qu’il n’appliquerait pas la loi sur le zéro artificialisation nette des sols. Comme pourrait le dire son ami Éric Ciotti, le président des Républicains, voilà un roitelet qui fait fi des lois de la République, utilise à sa guise l’argent public et tient la défense de l’environnement pour une dangereuse menace subversive.
-
La publication d’une photo de crèche de Noël en une du dernier numéro l’hebdomadaire Paris Match provoque la colère de la Société des journalistes de l’hebdomadaire, qui « désapprouve vivement le choix de la couverture ». Et ce pour plusieurs raisons. En premier lieu, la scène religieuse n’illustre aucun article publié dans ce numéro. Ensuite, les santons n’ont pas été immortalisés n’importe où : il s’agit de ceux installés dans le foyer d’étudiants Jean Bosco à Paris 16e, propriété de… Vincent Bolloré, nouvel actionnaire principal du journal. Enfin, les journalistes dénoncent « une inflexion idéologique » du magazine, avec l’apparition de « nouvelles signatures extérieures au journal connues pour leurs prises de position en tant que catholiques traditionalistes ». Et de poursuivre : « Leurs articles relèvent plus de l’exposé religieux que du reportage. Ce type de traitement est récurrent dans nos pages ces dernières semaines. » En deux mots, Bolloré applique à Paris Match le même traitement qu’il a réservé ces derniers mois au Journal du dimanche, passé lui aussi sous son contrôle. En régime capitaliste, c’est celui qui tient la caisse qui décide de l’orientation d’un journal, pas ses journalistes. Et s’il est cul-béni, la rédaction doit suivre. La messe est dite.
-
L’ancienne ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a été mise en examen pour complicité de favoritisme en sa qualité d’ancienne directrice générale de Business France, un organisme chargé de la promotion de l’économie française à l’étranger. Il est reproché à Business France d’avoir monté en urgence, en s’affranchissant de certaines règles, un déplacement d’Emmanuel Macron à un congrès de haute technologie de Las Vegas en janvier 2016. Macron, qui était alors ministre de l’Économie de François Hollande, voulait profiter de cet évènement pour rencontrer des industriels français dans le cadre de sa future campagne pour la présidentielle qu’il devait annoncer deux mois plus tard. L’organisation avait été confiée à l’agence Havas Paris sans appel d’offres ni mise en concurrence comme des contrats de ce montant (d’environ 300 000 euros) le nécessitent. Pour sa défense, Pénicaud affirme qu’elle n’était pas au courant. Un exemple parmi bien d’autres des liens étroits qui unissent business et classe politique.
-
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a écarté une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Les Républicains Meyer Habib (LR) formulée par 39 députés de gauche qui l’accusaient « d’apologie de crimes de guerre » israéliens à Gaza. Dans sa réponse Yaël Braun-Pivet affirme que « les propos tenus par un parlementaire dans l’hémicycle de l’Assemblée sont couverts, conformément à l’article 26 de la Constitution, par le principe d’irresponsabilité, lequel présente un caractère absolu et qu’aucune procédure ne permet de lever ». Dans un passé récent elle n’a pourtant jamais hésité à sanctionner des députés (notamment de la France insoumise) pour des propos qui lui déplaisaient. Meyer Habib, dont la circonscription des Français de l’étranger comprend Israël, est un partisan farouche du gouvernement Netanyahou dont il soutient les bombardements et les opérations militaires à Gaza. « Les soutiens inconditionnels des criminels de guerre israéliens se protègent entre eux. Un député français peut donc en toute tranquillité faire une apologie de crimes de guerre. Quelle honte ! », a réagi le député insoumis de Seine-Saint-Denis Thomas Portes. Rappelons cependant que dans le passé nombre de députés ont soutenu avec enthousiasme et « en toute tranquillité » les guerres coloniales de l’impérialisme français et les massacres qui les accompagnaient, notamment en Indochine et en Algérie. De ce point de vue, une canaille comme Habib ne détonne pas trop dans l’Hémicycle.
-
Dans une tribune transmise à l’Agence France-Presse, plus de 5 000 professionnels de santé et une cinquantaine d’organisations de soignants alertent sur les « conséquences sanitaires et sociales dramatiques » de la loi sur l’Immigration. Ils demandent à Macron de « retirer cette loi mortifère pour la santé publique ». Ils soulignent qu’elle aura des conséquences en particulier sur la santé « des plus vulnérables, les enfants », redoutant « une dégradation intolérable de la mortalité infantile, qui s’est déjà accrue depuis dix ans en France » du fait « des inégalités sociales notamment ». Selon eux ce texte est contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant, citant la « limitation du regroupement familial », la « complication des démarches administratives nécessaires pour les mineurs isolés » ou la « limitation des hébergements d’urgence ». Une législation scélérate sous tous ses aspects.
Mots-clés : Santé

