Une sélection de premiers romans de la rentrée littéraire de septembre 2021
Deux des thèmes présents dans plusieurs premiers romans de cette rentrée en disent long sur l’environnement dans lequel ils ont été écrits : la catastrophe écologique d’un côté et de l’autre, la situation des femmes, de leur émancipation jusqu’aux violences qu’elles vivent. C’est le cas de trois des romans choisis dans cette sélection.
Dans Les Confluents, de Anne-Lise Avril (Juillard, 208 p., 18 €) : Liouba est journaliste et fait des reportages sur le changement climatique et la façon dont des communautés tentent de s’y adapter. Elle rencontre Talal, photographe qui suit des migrants, dans des zones de guerre.
D’une écriture très poétique, à la manière d’un conte par certains aspects (dans les passages se déroulant dans le futur), l’autrice nous emmène de conflits en zones menacées par les dérèglements climatiques aux côtés de ses personnages qui veulent témoigner de ces réalités.
Avec La Riposte, de Jean-François Hardy (Plon, 208 p., 18 €), nous plongeons dans une dystopie. Paris 2030 : une capitale dévastée par la misère et le rationnement dans un monde ravagé par le réchauffement climatique. La France est désormais une zone de sécheresse, dans laquelle affluent des réfugiés climatiques dont l’objectif est le grand nord, hérissé de murs et de barbelés. Jonas, infirmier, a décidé de partir, mais un mouvement de contestation s’est développé, malgré la répression.
Tout n’est pas complètement maîtrisé dans ce roman, mais la description apocalyptique de ce qui pourrait nous attendre si nous ne renversons pas le cours des choses est intéressante.

