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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Aucun ours, film de Jafah Panahi
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		<dc:subject>Iran
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
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		<description>&lt;p&gt;Depuis l'interdiction qui lui est faite de r&#233;aliser des films, Panahi a pris l'habitude de se filmer lui-m&#234;me avec les moyens du bord dans la posture du r&#233;alisateur qui ausculte la soci&#233;t&#233; iranienne. Dans &lt;em&gt;Taxi T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt; (2015), sous le regard amus&#233; du spectateur, il se faisait passer pour un chauffeur et donnait ainsi &#224; entendre, loin des oreilles du r&#233;gime, les r&#233;flexions politiques de ses passagers aux profils assez vari&#233;s. &lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImZpbl9hcnRpY2xlIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Film-+" rel="tag"&gt;Film
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton19719-cc3ce.jpg?1787844576' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;strong&gt;L'impossibilit&#233; de filmer&lt;/strong&gt;&lt;/center&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'interdiction qui lui est faite de r&#233;aliser des films, Panahi a pris l'habitude de se filmer lui-m&#234;me avec les moyens du bord dans la posture du r&#233;alisateur qui ausculte la soci&#233;t&#233; iranienne. Dans &lt;em&gt;Taxi T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt; (2015), sous le regard amus&#233; du spectateur, il se faisait passer pour un chauffeur et donnait ainsi &#224; entendre, loin des oreilles du r&#233;gime, les r&#233;flexions politiques de ses passagers aux profils assez vari&#233;s. Mais ici la fiction se confond plus que jamais avec le r&#233;el, comme le signale d'embl&#233;e le premier plan-s&#233;quence. On y voit un couple iranien en exil qui cherche &#224; rejoindre la France, mais progressivement un zoom arri&#232;re de la cam&#233;ra montre le r&#233;alisateur derri&#232;re son ordinateur en train de superviser son prochain film tourn&#233; en Turquie, alors que lui est coinc&#233; &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res de l'Iran. Le trouble ne s'arr&#234;te pas l&#224; puisque ce couple d'acteurs joue en r&#233;alit&#233; son propre r&#244;le : tous deux cherchent r&#233;ellement &#224; fuir. Dans le village qui l'accueille tout pr&#232;s de la fronti&#232;re turque, le personnage du r&#233;alisateur joue aussi le sien : &lt;em&gt;persona non grata&lt;/em&gt; du r&#233;gime, Panahi n'a ni le droit de filmer en Iran, ni le droit d'en franchir les fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film suit son quotidien d'artiste exil&#233; dans ce village recul&#233;, spectateur mal &#224; l'aise des us et coutumes r&#233;trogrades dont la jeunesse surtout fait les frais. C'est un lieu &#224; la fois hospitalier en raison de la grande solidarit&#233; qui y r&#232;gne et inhospitalier, car ici aussi ses images vont cr&#233;er le scandale. En effet, il photographie un jeune couple amoureux alors que la femme est promise &#224; un autre en vertu d'une tradition du village. Tous les patriarches finissent par d&#233;filer dans sa chambre, &#224; un, puis trois, puis douze, pour demander la pr&#233;cieuse preuve de la tromperie. Une &#171; solution &#187; commence &#224; s'imposer pour le couple : la fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alisateur se trouve alors engag&#233; dans les destins parall&#232;les de deux couples qui subissent la violence de lois autoritaires et plus encore celles des fronti&#232;res meurtri&#232;res. Seraient-ce les superstitions et la peur des ours qui emp&#234;chent la r&#233;volte ? Au fil de ce qui devient un thriller, Panahi filme sa propre impuissance &#224; changer le cours des choses, comme si le cin&#233;ma ne suffisait pas face &#224; un r&#233;el trop violent, qui finit par d&#233;border les images. Jusqu'&#224; la toute fin, on le voit fuir les autorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dramatique ironie du sort : le 11 juillet dernier, alors qu'il manifestait devant la prison politique d'Evin pour d&#233;noncer la d&#233;tention d'autres r&#233;alisateurs iraniens, comme Mohamad Rasoulof qui a sign&#233; l'excellent &lt;em&gt;Le Diable n'existe pas&lt;/em&gt;, Panahi est &#224; son tour arr&#234;t&#233;. Il reste emprisonn&#233; &#224; ce jour pour &#171; propagande contre le r&#233;gime &#187;&#8230; jusqu'&#224; sa lib&#233;ration prochaine gr&#226;ce au processus r&#233;volutionnaire en cours ? La situation actuelle en Iran est certainement plus encourageante que le film de Panahi, il faut le dire, assez pessimiste. Les formes artistiques qu'elle produit en ce moment sont encourageantes aussi !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Barbara Kazan&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Annie Col&#232;re, film de Blandine Lenoir
</title>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
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		<dc:subject>IVG
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		<description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la lutte pour le droit &#224; l'avortement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en f&#233;vrier 1974, en France, Annie, ouvri&#232;re dans une usine de matelas, dont le personnel est essentiellement f&#233;minin, d&#233;j&#224; m&#232;re de deux enfants, est enceinte et ne veut pas de cet enfant. Gr&#226;ce &#224; son m&#233;decin, bien intentionn&#233;, elle rencontre un groupe du Mlac (Mouvement pour la libert&#233; de l'avortement et de la contraception), qui pratique des avortements, ill&#233;gaux &#224; l'&#233;poque. &lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImZpbl9hcnRpY2xlIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton19705-87b60.jpg?1787844576' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la lutte pour le droit &#224; l'avortement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en f&#233;vrier 1974, en France, Annie, ouvri&#232;re dans une usine de matelas, dont le personnel est essentiellement f&#233;minin, d&#233;j&#224; m&#232;re de deux enfants, est enceinte et ne veut pas de cet enfant. Gr&#226;ce &#224; son m&#233;decin, bien intentionn&#233;, elle rencontre un groupe du Mlac (Mouvement pour la libert&#233; de l'avortement et de la contraception), qui pratique des avortements, ill&#233;gaux &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette rencontre change sa vie, car elle avorte en toute s&#233;curit&#233;, ce qui n'est pas le cas d'une de ses amies proches. Mais surtout, elle rencontre des femmes engag&#233;es dans ce combat, qui vont lui permettre de s'&#233;veiller, de mettre des mots sur sa conscience f&#233;ministe. L'exploitation et le m&#233;pris des femmes, notamment dans leur droit &#233;l&#233;mentaire &#224; disposer de leur corps, qu'elle ressentait, sont d&#233;sormais compris et surtout combattus. Car Annie s'engage dans le Mlac, ce qui va changer ses relations avec son compagnon (syndicaliste), ses enfants et son entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous la suivons dans ce combat et sur le chemin de l'&#233;mancipation. Au travers de sc&#232;nes d'avortement, tr&#232;s r&#233;alistes et montr&#233;es ainsi pour la premi&#232;re fois dans un film de fiction, de r&#233;unions entre membres du Mlac, de d&#233;bats aussi qui les agitent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le film, superbement interpr&#233;t&#233; par Laure Calamy (actrice r&#233;v&#233;l&#233;e par la s&#233;rie t&#233;l&#233; &lt;em&gt;Dix pour cent&lt;/em&gt;) et de nombreuses autres actrices (Zita Hanrot, India Hair, Rosemary Standley, pour la premi&#232;re fois dans un film, car c'est une chanteuse, du groupe Moriarty notamment), est passionnant sur les deux plans : l'histoire personnelle d'Annie et la d&#233;couverte du Mlac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blandine Lenoir, la r&#233;alisatrice, expliquait lors d'une avant-premi&#232;re de son film : &lt;em&gt;&#171; L'histoire des mouvements sociaux est globalement peu racont&#233;e, mais encore plus quand ils concernent les droits des femmes. Toute mon enfance, j'ai eu l'impression que les femmes &#233;taient les figurantes d'une superproduction, que leur histoire ne comptait pas. Des femmes qui luttent ensemble, ce sont des images que j'ai rarement vues au cin&#233;ma ; je n'avais que rarement vu aussi des femmes bienveillantes entre elles. Le r&#233;cit historique est un rapport de force, il y a un r&#233;cit manquant, un r&#233;cit &#224; renouveler. L'histoire du Mlac fait partie de l'histoire politique de la France. Avec ce film, je veux rendre gr&#226;ce &#224; ces femmes qui ont lutt&#233; pour notre libert&#233;, qu'on se souvienne que les lois s'arrachent de haute lutte ! Je voudrais que le Mlac fasse partie de la m&#233;moire collective. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mlac a eu une existence &#233;ph&#233;m&#232;re. Cr&#233;&#233; en avril 1973 par des membres du Planning familial, du MLF et du Groupe information sant&#233; (constitu&#233; de soignants), il est dissous en f&#233;vrier 1975 apr&#232;s le vote de la loi Veil autorisant l'IVG. Il avait comme objectif de d&#233;velopper l'information sexuelle, la libert&#233; de contraception et la libert&#233; d'avortement par des centres g&#233;r&#233;s par des usagers. Des personnalit&#233;s de l'&#233;poque, comme Arlette Laguiller, avaient rejoint le Mlac, et des militantes d'extr&#234;me gauche tentaient de faire vivre ses structures, entre autres dans les entreprises, avec d'autres.Des comit&#233;s locaux, mixtes, se sont implant&#233;s dans toute la France. Ils organisaient des voyages collectifs vers Londres ou Amsterdam pour les femmes enceintes de plus de douze semaines, car il &#233;tait possible d'y avorter l&#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;t&#233; 1974, un tour de France du Mlac s'&#233;tait fait, dans un autocar avec des banderoles et haut-parleurs. Il s'est arr&#234;t&#233; aussi pour soutenir des luttes de femmes : &#224; Romans (Is&#232;re) pour une gr&#232;ve d'ouvri&#232;res d'un atelier de chaussures, &#224; Besan&#231;on pour les ouvri&#232;res de Lip. Ce tour s'&#233;tait achev&#233; dans un endroit embl&#233;matique d'une lutte de cette &#233;poque, le plateau du Larzac (lutte contre l'installation d'un camp militaire). Apr&#232;s le vote de la loi Veil, une partie du mouvement a continu&#233; son activit&#233; quelque temps pour faire pression sur les h&#244;pitaux publics pour l'application de la loi, notamment &#224; cause de la clause de conscience des m&#233;decins (qui leur offrent la possibilit&#233; de ne pas pratiquer des avortements).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, et c'est un des int&#233;r&#234;ts du film : on y d&#233;couvre les inqui&#233;tudes de nombres de militantes devant la m&#233;dicalisation de l'avortement&#8230; qui r&#233;sonnent particuli&#232;rement aujourd'hui !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines y voyaient un risque de d&#233;possession d'un savoir, qui ne serait plus que le fait des m&#233;decins. En effet, au Mlac, m&#234;me des femmes non soignantes, pratiquaient des avortements, car elles &#233;taient form&#233;es par des soignants. &#192; une m&#233;thode s&#251;re, la m&#233;thode Karman&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le premier avortement par m&#233;thode Karman en France a eu lieu en ao&#251;t 1972, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (psychologue et militant am&#233;ricain pour la libert&#233; de l'avortement en Californie depuis les ann&#233;es 1950), aussi nomm&#233;e m&#233;thode d'avortement par aspiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film &#224; voir, auquel amener du monde, car il montre bien comment le militantisme et la lutte sont payants, mais aussi les liens d'entraide, de solidarit&#233; et d'amiti&#233; tr&#232;s forts qui se cr&#233;ent entre les participantes et participants au combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liliane Lafargue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le premier avortement par m&#233;thode Karman en France a eu lieu en ao&#251;t 1972, en pr&#233;sence de militantes et de Karman lui-m&#234;me, dans l'appartement parisien de Delphine Seyrig, actrice fran&#231;aise f&#233;ministe, que l'on voit intervenir &#224; la t&#233;l&#233;vision dans le film&#8230; et qui a pay&#233; cet engagement dans sa carri&#232;re car nombre de producteurs ou r&#233;alisateurs n'ont plus voulu faire appel &#224; elle !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La Conspiration du Caire, film de Tarik Saleh
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		<description>Un jeune p&#234;cheur, Adam (tr&#232;s bien jou&#233; par le jeune acteur arabe isra&#233;lien Tawfeek Bahrom), vit dans un petit village du delta du Nil. Il apprend qu'il a &#233;t&#233; choisi pour b&#233;n&#233;ficier d'une bourse afin de faire ses &#233;tudes &#224; la prestigieuse universit&#233; islamique al-Azhar du Caire, dont le grand imam est un des principaux personnages de l'islam sunnite (la branche majoritaire de l'islam). &lt;br /&gt;L'arriv&#233;e d'Adam co&#239;ncide avec la mort du grand imam. Se pr&#233;pare alors, par un coll&#232;ge d'enseignants&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton19676-1a03d.jpg?1787844576' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un jeune p&#234;cheur, Adam (tr&#232;s bien jou&#233; par le jeune acteur arabe isra&#233;lien Tawfeek Bahrom), vit dans un petit village du delta du Nil. Il apprend qu'il a &#233;t&#233; choisi pour b&#233;n&#233;ficier d'une bourse afin de faire ses &#233;tudes &#224; la prestigieuse universit&#233; islamique al-Azhar du Caire, dont le grand imam est un des principaux personnages de l'islam sunnite (la branche majoritaire de l'islam).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e d'Adam co&#239;ncide avec la mort du grand imam. Se pr&#233;pare alors, par un coll&#232;ge d'enseignants de l'universit&#233; islamique et en son sein, l'&#233;lection de son successeur, &#233;lection qui donne lieu &#224; une lutte implacable : autour des religieux qui dirigent l'universit&#233; islamique, l'&#201;tat d'une part, les Fr&#232;res musulmans de l'autre, cherchent &#224; pousser leurs pions dans une guerre de l'ombre entre services secrets de l'&#201;tat et groupes religieux non moins secrets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une guerre, il y a des morts. Au-del&#224; des Fr&#232;res musulmans, celle-ci oppose des forces rivales &#8211; les &#233;lites de l'&#201;tat et celles de la religion &#8211; qui concourent malgr&#233; tout &#224; maintenir un syst&#232;me oppressif vivant de l'exploitation et de l'oppression de dizaines de millions de pauvres, dans les villes comme dans les campagnes. Des pauvres qu'on ne fait que deviner au gr&#233; des rencontres entre Ibrahim, l'officier des services secrets (superbement incarn&#233; par l'acteur libano-su&#233;dois Fares Fares) et sa &#171; taupe &#187; au sein d'al-Azhar, Adam donc. On laisse alors le magnifique monument qui abrite l'universit&#233; islamique pour circuler dans des rues aux immeubles d&#233;labr&#233;s, loin de l'agencement des belles places et des belles avenues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &lt;em&gt;La Conspiration du Caire&lt;/em&gt; n'est pas un film social. Il s'int&#233;resse aux relations entre l'&#201;tat et les institutions religieuses. Pr&#233;cis&#233;ment aux rivalit&#233;s qu'elles cr&#233;ent et qui, dans leur forme actuelle, remontent aux ann&#233;es 1950, quand les jeunes militaires nationalistes incarn&#233;s par Nasser ont renvers&#233; la royaut&#233; et mis en place un r&#233;gime bien vite devenu dictatorial (voir &lt;a href=&#034;#art2&#034; class=&#034;spip_ancre&#034;&gt;l'article ci-dessous&lt;/a&gt; consacr&#233; &#224; ce sujet). Tarik Saleh ne nous offre donc pas une peinture de la soci&#233;t&#233; &#233;gyptienne mais met en sc&#232;ne le cynisme et la cruaut&#233; de ceux qui se disputent la moindre parcelle de pouvoir. Et il le fait fort bien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une critique au vitriol tant de la dictature que des religieux &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On voit donc la hi&#233;rarchie religieuse de fait&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il n'y a th&#233;oriquement pas de hi&#233;rarchie religieuse dans l'islam sunnite, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le r&#233;gime d'al-Sissi s'affronter dans un combat de l'ombre. Mais tout ce monde sait qu'un &#233;quilibre doit &#234;tre trouv&#233; : comme le dit Adam, &lt;em&gt;&#171; si l'&#201;tat et al-Azhar ne sont pas d'accord, ce n'est pas bon, c'est la guerre civile &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les protagonistes de ce jeu triangulaire &#8211; l'&#201;tat, l'&#233;lite religieuse, les Fr&#232;res musulmans &#8211;, ne valent pas mieux moralement les uns que les autres. Les services secrets n'h&#233;sitent devant aucune manipulation, aucun assassinat non plus &#8211; m&#234;me si le colonel Ibrahim est capable de quelques &#233;tats d'&#226;me &#8211; afin de discr&#233;diter les candidats &#224; la fonction de grand imam qui ne plaisent pas au r&#233;gime. Et il faut bien dire qu'ils n'ont gu&#232;re de mal &#224; y parvenir, tant ceux-ci m&#232;nent une vie contraire &#224; ce qu'ils pr&#233;conisent. Quant aux organisations plus ou moins li&#233;es aux Fr&#232;res musulmans, elles aussi pratiquent l'assassinat quand on se dresse en travers de leur chemin&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une organisation n&#233;e apr&#232;s que les Fr&#232;res musulmans eurent publiquement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'univers des services secrets est peupl&#233; de brutes sans scrupule, avec un r&#233;seau d'indicateurs tiss&#233; &#224; travers tout le pays et dans tous les milieux. Mais celui d'al-Azhar ne brille pas par sa finesse. Si certains enseignements portent sur des d&#233;bats th&#233;ologiques, c'est toujours la parole des ma&#238;tres qui se d&#233;verse sur des &#233;tudiants muets. Dont on entend pourtant la voix dans d'autres &#171; cours &#187;, quand ils doivent &#226;nonner tous ensemble de longs textes religieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Al-Azhar, c'est, dans un d&#233;cor superbe, un univers &#233;touffant. Car on ne sort pas de son plein gr&#233; de ses murs. Et le monde qu'on y c&#244;toie est exclusivement masculin : dans tout le film, seules deux femmes font une courte apparition, preuve de la &#171; d&#233;bauche &#187; d'un des candidats au poste de grand imam.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk5ZjE5OTE3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5T1RBMUlITndhWEJmWkc5amRXMWxiblFnYzNCcGNGOWtiMk4xYldWdWRITWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEY5cGJXRm5aU0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGMxOWpaVzUwWlhJZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjlqWlc1MFpYSW5QZ284Wm1sbmRYSmxJR05zWVhOelBTSnpjR2x3WDJSdlkxOXBibTVsY2lJK0Nnb2dQR0VnYUhKbFpqMGlTVTFITDJwd1p5OXdhRzh1YW5CbklpQWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algyeHBaVzRnYldWa2FXRmliM2dpSUhSNWNHVTlJbWx0WVdkbEwycHdaV2NpUGdvSkNUeHBiV2NnYzNKalBTZEpUVWN2YW5CbkwzQm9ieTVxY0djbklIZHBaSFJvUFNJNE1EQWlJR2hsYVdkb2REMGlOVE16SWlCaGJIUTlKeWNnTHo0OEwyRStDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jouet aux mains d'Ibrahim, le colonel des services secrets qui en a fait sa &#171; taupe &#187;, le jeune Adam se retrouve donc dans un r&#244;le d'agent double, et m&#234;me triple, qu'on lui fait jouer, naviguant entre les services secrets, les groupes salafistes infiltr&#233;s &#224; al-Azhar et la hi&#233;rarchie de l'universit&#233;. Ibrahim laisse m&#234;me entendre qu'il doit sa bourse au fait qu'on lui destinait ce r&#244;le de taupe &#224; jeter apr&#232;s usage&#8230; Mais Adam se r&#233;v&#232;lera moins na&#239;f que le croyaient ceux qui pensaient le manipuler comme une marionnette. Jusqu'au bout, on ne saura pas s'il r&#233;ussira &#224; &#233;chapper aux griffes des sbires des services secrets ni &#224; celles des int&#233;gristes islamiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces conditions, ne soyez pas surpris que le film n'ait pas &#233;t&#233; tourn&#233; en &#201;gypte (il a &#233;t&#233; tourn&#233; en Turquie, la mosqu&#233;e S&#252;leymaniye d'Istanbul servant de cadre aux sc&#232;nes se passant &#224; l'int&#233;rieur d'al-Azhar) ni ne soit jou&#233; par des acteurs &#233;gyptiens ! Tarik Saleh avait d'ailleurs &#233;t&#233; pri&#233; de quitter l'&#201;gypte avant m&#234;me le tournage de son pr&#233;c&#233;dent film, &lt;em&gt;Le Caire confidentiel&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit d'un film policier sorti en 2017 et dont l'action se d&#233;roule en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il avait la chance d'&#234;tre n&#233; en Su&#232;de et de nationalit&#233; su&#233;doise : il a donc pu partir. Ce n'est pas &lt;em&gt;La Conspiration du Caire&lt;/em&gt; qui risque de lui rouvrir les portes du pays d'origine de son p&#232;re. En revanche, la qualit&#233; du sc&#233;nario a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;e au dernier Festival de Cannes. Une r&#233;compense tout &#224; fait m&#233;rit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Jacques Franquier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0ic3BpcF9lbmNhZHJlIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Petit floril&#232;ge de prises de position du grand imam d'al-Azhar&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Al-Azhar est connue dans le monde musulman pour ses prises de positions conservatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, le grand imam d'alors, Mohammed Sayyed Tantaoui, proche de Moubarak, d&#233;non&#231;ait la libert&#233; d'expression et demandait que les journalistes soient sanctionn&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2017, l'actuel grand imam, Ahmed el-Tayeb, a r&#233;affirm&#233; que les apostats (ceux qui abandonnent l'islam) &#233;taient punis de mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus r&#233;cemment, &#224; l'occasion de la d&#233;capitation de l'enseignant fran&#231;ais Samuel Paty qui avait montr&#233; &#224; ses &#233;l&#232;ves les caricatures de Mahomet publi&#233;es par Charlie Hebdo, il a certes condamn&#233; l'attentat mais affirm&#233; : &lt;em&gt;&#171; Je confirme qu'insulter les religions et abuser des symboles sacr&#233;s au nom de la libert&#233; d'expression est une forme d'ambigu&#239;t&#233; intellectuelle et un appel &#224; la haine. &#187;&lt;/em&gt; D'ailleurs, au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, al-Azhar avait bien condamn&#233; l'attentat, mais aussi plaid&#233; pour l'instauration d'une l&#233;gislation mondiale contre le blasph&#232;me&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64EXPO' title='PGEgaWQ9ImFydDIiPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0ic2xvZ2FuX2NlbnRyZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Dirigeants politiques, chefs religieux et organisations int&#233;gristes en &#201;gypte&lt;/em&gt; : les liaisons dangereuses&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Conspiration du Caire&lt;/em&gt; est une fiction. Le grand imam d'al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, est bien vivant et il occupe ce poste depuis 2010, donc peu avant les r&#233;volutions du Printemps arabe et la chute de Moubarak. Mais, imaginer sa succession apr&#232;s son d&#233;c&#232;s permet au r&#233;alisateur de d&#233;peindre des relations entre les dirigeants de l'&#201;tat &#233;gyptien et les religieux qui sont loin d'&#234;tre le simple fruit de son imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces relations sont &#233;videmment complexes. On imagine en effet difficilement la dictature militaire au pouvoir en &#201;gypte depuis 1952 (avec une courte &#233;clipse au moment du Printemps arabe en 2011) ne pas chercher &#224; interf&#233;rer avec des chefs religieux dont le prestige va bien au-del&#224; des fronti&#232;res de l'&#201;gypte : l'islam sunnite est tr&#232;s largement majoritaire dans le monde musulman et l'on fait souvent la comparaison entre al-Azhar et le Vatican de m&#234;me qu'entre son grand imam et le pape. Or les chefs religieux d'al-Azhar maintiennent eux-m&#234;mes un &#233;quilibre fragile entre les dirigeants de l'&#201;tat et les organisations int&#233;gristes qui cherchent &#224; &#171; infiltrer &#187; l'universit&#233; &#8211; mais le film montre bien que cette &#171; infiltration &#187; est un secret de polichinelle, tous les dignitaires religieux connaissant sur le bout des doigts le &lt;em&gt;Who's Who&lt;/em&gt; d'al-Azhar !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un si&#232;cle d'opposition entre militaires et Fr&#232;res musulmans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La puissante organisation islamique des Fr&#232;res musulmans est n&#233;e en &#201;gypte en 1928. Poss&#233;dant une fa&#231;ade ouverte (quand elle n'est pas interdite) et un appareil militaire ind&#233;pendant &#8211; sans doute une des raisons de l'hostilit&#233; des chefs de l'arm&#233;e &#8211;, elle a essaim&#233; dans tous les pays musulmans. Le Hamas ou al-Gama'a al-islamiyya en sont issus. Et la lutte qui oppose les Fr&#232;res musulmans aux militaires au pouvoir en &#201;gypte remonte &#224; l'origine m&#234;me de ce pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;gypte de la premi&#232;re moiti&#233; du &lt;span class='base64LIENS' title='PHNwYW4gc3R5bGU9ImZvbnQtdmFyaWFudDpzbWFsbC1jYXBzOyI+'&gt;&lt;/span&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#233;tait un pays sous domination de l'imp&#233;rialisme britannique, malgr&#233; une ind&#233;pendance formelle en 1922. Le pays, qui avait connu une p&#233;riode de modernisation et d'industrialisation au &lt;span class='base64LIENS' title='PHNwYW4gc3R5bGU9ImZvbnQtdmFyaWFudDpzbWFsbC1jYXBzOyI+'&gt;&lt;/span&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle sous la houlette de M&#233;h&#233;met Ali&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; En 1830, l'&#201;gypte occupe le cinqui&#232;me rang mondial pour les broches &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avait vu son d&#233;veloppement bris&#233; par une intervention militaire conjointe de la Grande-Bretagne et de l'Autriche qui voulaient faire dispara&#238;tre un concurrent potentiel. Malgr&#233; cela, l'&#201;gypte &#233;tait un p&#244;le d'attraction dans le monde m&#233;diterran&#233;en &#8211; qu'on songe que la premi&#232;re d'&lt;em&gt;A&#239;da&lt;/em&gt;, l'op&#233;ra de Verdi qui se passe&#8230; dans l'&#201;gypte antique, a eu lieu &#224; l'op&#233;ra du Caire le 24 d&#233;cembre 1871, construit pour l'occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette situation de semi-colonie et de relative arri&#233;ration impos&#233;e par l'imp&#233;rialisme suscita la r&#233;volte chez les jeunes officiers de l'arm&#233;e. Comme en Espagne ou au Portugal, l'arm&#233;e &#233;tait un des seuls d&#233;bouch&#233;s possibles pour les couches sup&#233;rieures de la petite bourgeoisie. En juillet 1952, un coup d'&#201;tat militaire organis&#233; par un &#171; Mouvement des officiers libres &#187; contraignit le roi Farouk &#224; abdiquer. Un an plus tard, la fiction de la monarchie &#233;tait balay&#233;e et la R&#233;publique instaur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mouvement des officiers libres avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par un jeune lieutenant-colonel, Gamal Abdel Nasser, mouvement qu'un g&#233;n&#233;ral, Mohammed Naguib, avait accept&#233; de cautionner aupr&#232;s des dirigeants de l'arm&#233;e et de la bourgeoisie &#233;gyptienne. Mais Nasser d&#233;cida tr&#232;s vite de se d&#233;barrasser de Naguib, parce qu'il aurait &#233;t&#233; proche des Fr&#232;res musulmans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une situation somme toute similaire &#224; celle qu'a connue le Portugal une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On ne sait pas s'il l'&#233;tait r&#233;ellement, et peu importe. Que ce soit ce pr&#233;texte que Nasser ait mis en avant illustre le fait que l'opposition entre militaires et Fr&#232;res musulmans est quasiment constitutive de l'&#201;gypte moderne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Depuis les ann&#233;es 1960, avec Nasser, le jeu d'&#233;quilibriste du pouvoir avec les dirigeants d'al-Azhar&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Durant toute la p&#233;riode o&#249; Nasser a dirig&#233; l'&#201;gypte d'une main de fer, les Fr&#232;res musulmans ont &#233;t&#233; tenus &#224; l'&#233;cart, voire r&#233;prim&#233;s. Mais, s'il avait &#233;cart&#233; les organisations int&#233;gristes, Nasser ne pouvait ni se passer de l'influence des chefs religieux, et donc des dirigeants d'al-Azhar, ni accepter l'existence d'une autorit&#233; ind&#233;pendante, d'un grand imam dont l'immense prestige pouvait &#234;tre le creuset d'un contre-pouvoir. Nasser joua donc un jeu d'&#233;quilibriste : il conc&#233;da aux chefs d'al-Azhar l'int&#233;gration au sein de l'universit&#233; islamique de l'universit&#233; publique, mais, en contrepartie, imposa en 1961 que son grand imam soit d&#233;sign&#233; par le r&#233;gime et non plus par ses pairs de l'universit&#233; islamique. Une situation avantageuse pour al-Azhar contre une mise sous tutelle qui se prolongea avec les successeurs de Nasser, Sadate puis Moubarak.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans la foul&#233;e de 2011, la carte &#233;lectorale des Fr&#232;res musulmans et l'&#233;lection de Morsi en 2012, leur candidat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le soul&#232;vement contre Moubarak, en f&#233;vrier 2011, a &#233;t&#233; l'occasion pour les chefs religieux de tenter de regagner le terrain perdu 50 ans plus t&#244;t. Sur fond de manifestations et d'occupation permanente de la place Tahrir, au Caire, un pouvoir militaire provisoire se d&#233;p&#234;cha d'utiliser le m&#234;me exp&#233;dient qui avait fait ses preuves partout o&#249; grondait la r&#233;volte : amener une r&#233;volution politique qui mena&#231;ait de s'approfondir sur un terrain purement &#233;lectoral. Or, m&#234;me si elle &#233;tait totalement absente du Printemps arabe, hostile m&#234;me, l'organisation des Fr&#232;res musulmans &#233;tait la seule force politique organis&#233;e au sortir du r&#233;gime de Moubarak. Il &#233;tait clair aux yeux de tous que le candidat des Fr&#232;res musulmans risquait fort de remporter l'&#233;lection pr&#233;sidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusque-l&#224;, les dirigeants d'al-Azhar avaient essay&#233; de se maintenir &#224; &#233;gale distance des dirigeants de l'&#201;tat et des organisations int&#233;gristes. L'arriv&#233;e au pouvoir de la principale de ces derni&#232;res risquait de chambouler ce fragile &#233;quilibre. Aussi le grand imam Ahmed el-Tayeb se d&#233;p&#234;cha-t-il de faire signer par le pouvoir militaire provisoire un d&#233;cret restituant &#224; al-Azhar la d&#233;signation du grand imam. L'universit&#233; islamique retrouvait ainsi son ind&#233;pendance par rapport aux militaires, mais aussi se pr&#233;munissait contre les Fr&#232;res musulmans, qu'il avait &#233;cart&#233;s des institutions d'al-Azhar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur point de vue, il &#233;tait temps : c'est effectivement le candidat des Fr&#232;res musulmans, Mohamed Morsi, qui emporta les &#233;lections pr&#233;sidentielles de juin 2012. Mais, comme du temps de Nasser &#8211; et comme en Alg&#233;rie avec le FIS &#8211;, la hi&#233;rarchie militaire ne voulait pas des Fr&#232;res musulmans &#224; la t&#234;te d'un &#201;tat qu'ils souhaitaient moderne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt; 2013, dictature du g&#233;n&#233;ral al-Sissi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s son &#233;lection, Morsi &#233;tait destitu&#233; et la dictature du g&#233;n&#233;ral al-Sissi install&#233;e. La diff&#233;rence avec l'&#232;re qui s'&#233;tait termin&#233;e avec la chute de Moubarak est que al-Azhar avait retrouv&#233; une certaine ind&#233;pendance. Il est donc clair que le pouvoir politique allait chercher &#224; retrouver un certain contr&#244;le sur al-Azhar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film de Tarik Saleh est donc une fiction, mais les rapports de force qu'il d&#233;crit dans le triangle que forment l'&#201;tat, les chefs religieux d'al-Azhar et les organisations islamistes int&#233;gristes n'ont rien d'irr&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.-J. F.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il n'y a th&#233;oriquement pas de hi&#233;rarchie religieuse dans l'islam sunnite, contrairement &#224; la situation qui pr&#233;vaut dans l'islam chiite. Mais, du fait de son prestige dans le monde musulman sunnite, le grand imam d'al-Azhar est souvent pr&#233;sent&#233; comme l'&#233;quivalent du pape pour le catholicisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une organisation n&#233;e apr&#232;s que les Fr&#232;res musulmans eurent publiquement renonc&#233; &#224; l'usage de la violence en 1970, al-Gama'a al-islamiyya, a, par exemple, assassin&#233; en 1992 l'intellectuel &#233;gyptien, militant des droits de l'Homme, Farag Foda. Un assassinat qui a tout de m&#234;me &#233;clabouss&#233; al-Azhar dont un groupe de religieux avait auparavant accus&#233; Foda de blasph&#232;me. Les meurtriers de Foda se sont d'ailleurs r&#233;clam&#233;s devant les tribunaux de la fatwa d'al-Azhar tandis qu'un &#233;rudit de cette universit&#233; a de fait justifi&#233; l'assassinat de Foda devant les m&#234;mes tribunaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1992-1993, en l'espace de six mois, 202 personnes ont &#233;t&#233; assassin&#233;es en &#201;gypte par des &#171; agressions &#224; caract&#232;re politique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit d'un film policier sorti en 2017 et dont l'action se d&#233;roule en janvier 2011, donc quelques jours avant les premi&#232;res manifestations de la place Tahrir par lesquelles le film s'ach&#232;ve. Plus social que &lt;em&gt;La Conspiration du Caire&lt;/em&gt; &#8211; on y voit en particulier la fa&#231;on dont sont trait&#233;s les immigr&#233;s soudanais &#8211; mais toujours aussi politique, &lt;em&gt;Le Caire confidentiel&lt;/em&gt; montre la corruption &#224; tous les niveaux du r&#233;gime de Moubarak et les liens entre les flics, la p&#232;gre, la S&#251;ret&#233; g&#233;n&#233;rale et les hommes politiques. Dans le r&#244;le principal de l'officier de police Noureddine, Fares Fares (Ibrahim dans &lt;em&gt;La Conspiration du Caire&lt;/em&gt;), est &#233;blouissant ! Si vous en avez l'occasion (on trouve le film sur les plateformes de diffusion), n'h&#233;sitez pas !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt; &lt;em&gt;&#171; En 1830, l'&#201;gypte occupe le cinqui&#232;me rang mondial pour les broches &#224; filer le coton par t&#234;te d'habitant. &#187;&lt;/em&gt; (Article de Wikip&#233;dia sur l'&#201;gypte.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une situation somme toute similaire &#224; celle qu'a connue le Portugal une vingtaine d'ann&#233;es plus tard lors de la R&#233;volution des &#339;illets et o&#249; le g&#233;n&#233;ral Spinola avait &#233;t&#233; &#233;cart&#233; apr&#232;s avoir servi de caution au Mouvement des forces arm&#233;es dirig&#233; par les &#171; Capitaines &#187; qui avait fait tomber la dictature de Caetano.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> R.M.N., film de Christian Mungiu
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/R-M-N-film-de-Christian-Mungiu</link>
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		<dc:date>2022-10-21T10:54:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>Immigr&#233;s de tous les pays, unissez-vous ! &lt;br /&gt;Ce film du r&#233;alisateur roumain commence dans un abattoir en Allemagne. Une nuit, Matthias, un ouvrier immigr&#233; roumain d'une ethnie germanophone, se fait traiter de &#171; sale gitan &#187; par un contrema&#238;tre d'origine turque. Un cou(p) de b&#233;lier plus tard, il est sur la route du retour vers son village de Transylvanie, dans une zone o&#249; se m&#234;lent des communaut&#233;s hongroises et roumaines. &lt;br /&gt;Les adeptes des identit&#233;s bien tranch&#233;es passeront leur chemin,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton19385-05094.jpg?1787844576' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Immigr&#233;s de tous les pays, unissez-vous !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce film du r&#233;alisateur roumain commence dans un abattoir en Allemagne. Une nuit, Matthias, un ouvrier immigr&#233; roumain d'une ethnie germanophone, se fait traiter de &#171; sale gitan &#187; par un contrema&#238;tre d'origine turque. Un cou(p) de b&#233;lier plus tard, il est sur la route du retour vers son village de Transylvanie, dans une zone o&#249; se m&#234;lent des communaut&#233;s hongroises et roumaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les adeptes des identit&#233;s bien tranch&#233;es passeront leur chemin, car ici tout se m&#233;lange ! L&#224;-bas, on parle roumain, hongrois, allemand, anglais et m&#234;me un peu fran&#231;ais. Un m&#233;tissage linguistique qui va de pair avec la trajectoire des personnages de ce petit village recul&#233;&#8230; mais totalement connect&#233; au reste du monde, que ce soit par les smartphones, les subventions de l'Union europ&#233;enne ou les migrations plus ou moins d&#233;finitives des habitants, qui tentent leur chance &#224; l'autre bout de l'Europe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car justement, du boulot, il n'y en a pas. Enfin si, un peu ; mais vraiment mal pay&#233;. Plut&#244;t que d'augmenter les salaires, la g&#233;rante d'une boulangerie industrielle fait appel &#224; un prestataire qui lui envoie deux, puis trois ouvriers sri-lankais, dont l'arriv&#233;e d&#233;clenche une vague de x&#233;nophobie. D'abord en ligne, puis la violence monte d'un cran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les petits notables locaux laissent faire, tandis que la g&#233;rante de l'usine tente de calmer les tensions&#8230; tout en se r&#233;fugiant dans le vin local et les bras de Matthias, qui, en plus d'un p&#232;re malade retrouve son jeune fils Rudi, mutique &#8211; traumatis&#233; apr&#232;s avoir aper&#231;u une silhouette myst&#233;rieuse sur le chemin forestier qui m&#232;ne &#224; l'&#233;cole. Le gar&#231;on est terroris&#233;, malgr&#233; les efforts du p&#232;re pour examiner le chemin escarp&#233; et tenter de lui inculquer quelques rudiments de survie en milieu hostile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et hostile, elle l'est clairement, cette Transylvanie o&#249; les b&#234;tes sauvages c&#244;toient les humains&#8230; voire s'y m&#234;lent dans des rituels inexplicables et des rivalit&#233;s ancestrales. Avec cette &#233;trange vision enfantine qui se m&#234;le aux autres intrigues, le r&#233;alisateur ajoute une touche fantastique, qui s'exprime notamment dans les derni&#232;res minutes. Elle n'enl&#232;ve rien &#224; la port&#233;e du film, qui expose m&#233;ticuleusement tous les probl&#232;mes de cette petite soci&#233;t&#233; multiethnique plong&#233;e dans la mondialisation capitaliste et ses enjeux. Les personnages se confrontent les uns aux autres dans des langues qui alternent en permanence et &#233;voquent bien des probl&#232;mes sociaux et politiques, mais sans jamais trouver d'issue, comme lors de cette extraordinaire assembl&#233;e municipale au cours de laquelle les villageois d&#233;battent de l'expulsion des ouvriers sri-lankais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un sacr&#233; moment de cin&#233;ma, film&#233; en plan fixe, avec la sobri&#233;t&#233; d'un documentaire&#8230; ou d'une radiographie. D'ailleurs le titre, &lt;em&gt;R.M.N.&lt;/em&gt;, n'est pas qu'une r&#233;f&#233;rence au nom du pays, &#231;a signifie IRM. Charge aux spectateurs d'en tirer un diagnostic. Et des perspectives !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hugo Weil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#171; Soleil vert &#187;, ou le monde qu'ils nous pr&#233;parent
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Soleil-vert-ou-le-monde-qu-ils-nous-preparent</link>
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		<dc:date>2022-10-08T15:13:28Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>La cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision Arte diffuse lundi 10 octobre &#224; 20 heures 30 le film Soleil vert de Richard Fleischer. Librement inspir&#233; d'un roman de Harry Harrison, il d&#233;crit une soci&#233;t&#233; future totalitaire o&#249; les oc&#233;ans se meurent, la canicule est pr&#233;sente toute l'ann&#233;e en raison de l'effet de serre, les ressources naturelles s'&#233;puisent, les esp&#232;ces animales disparaissent, le manque de nourriture devient chronique&#8230; Autour d'une &#233;nigme polici&#232;re, il utilise la science-fiction pour d&#233;noncer&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision &lt;em&gt;Arte&lt;/em&gt; diffuse lundi 10 octobre &#224; 20 heures 30 le film &lt;em&gt;Soleil vert&lt;/em&gt; de Richard Fleischer. Librement inspir&#233; d'un roman de Harry Harrison, il d&#233;crit une soci&#233;t&#233; future totalitaire o&#249; les oc&#233;ans se meurent, la canicule est pr&#233;sente toute l'ann&#233;e en raison de l'effet de serre, les ressources naturelles s'&#233;puisent, les esp&#232;ces animales disparaissent, le manque de nourriture devient chronique&#8230; Autour d'une &#233;nigme polici&#232;re, il utilise la science-fiction pour d&#233;noncer les m&#233;faits du capitalisme dans sa fuite en avant. L'action de ce film, r&#233;alis&#233; en 1973, est suppos&#233;e se passer &#224; New York en&#8230; 2022. Cette dystopie pourrait bien &#234;tre proph&#233;tique et nous montrer ce qui nous attend si nous sommes pas capables de renverser le syst&#232;me capitaliste et ses aberrations. Ajoutons que ce film sera suivi d'un documentaire, &lt;em&gt;Soleil vert et alerte rouge : quand Hollywood sonnait l'alarme&lt;/em&gt;, de Jean-Christophe Klotz&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Leila et ses fr&#232;res, film de Saeed Roustaee
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Leila-et-ses-freres-film-de-Saeed-Roustaee</link>
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		<dc:date>2022-09-10T09:56:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Iran
</dc:subject>
		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>L'ann&#233;e derni&#232;re, La Loi de T&#233;h&#233;ran explorait, &#224; travers un thriller policier au suspens haletant, les bas-fonds de la capitale iranienne pour livrer une critique en r&#232;gle du syst&#232;me policier et judiciaire. &lt;br /&gt;Un an plus tard, Saeed Roustaee poursuit sa peinture d&#233;capante de la soci&#233;t&#233; iranienne contemporaine. La premi&#232;re sc&#232;ne du film pose le d&#233;cor : une milice patronale &#233;vacue une usine et matraque les ouvriers qui r&#233;clament le versement de leur salaire. Le spectateur se retrouve&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton19056-e8482.jpg?1787848511' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e derni&#232;re, &lt;em&gt;La Loi de T&#233;h&#233;ran&lt;/em&gt; explorait, &#224; travers un thriller policier au suspens haletant, les bas-fonds de la capitale iranienne pour livrer une critique en r&#232;gle du syst&#232;me policier et judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an plus tard, Saeed Roustaee poursuit sa peinture d&#233;capante de la soci&#233;t&#233; iranienne contemporaine. La premi&#232;re sc&#232;ne du film pose le d&#233;cor : une milice patronale &#233;vacue une usine et matraque les ouvriers qui r&#233;clament le versement de leur salaire. Le spectateur se retrouve alors plong&#233; dans le quotidien d'une famille iranienne qui &#233;touffe sous les dettes. Comment s'en sortir alors que l'inflation atteint des records &#8211; nourrie par les sanctions internationales contre l'Iran &#8211; et que la monnaie s'effondre ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande force du film est de montrer avec finesse la mani&#232;re dont les rapports familiaux sont percut&#233;s par cette situation sociale invivable. Les quatre fr&#232;res ont une vie erratique entre jobs pr&#233;caires, p&#233;riodes de ch&#244;mage, petites combines&#8230; Leila, la plus entreprenante, doit, elle, se d&#233;battre en permanence dans un univers marqu&#233; par le machisme. Le conflit se fait &#233;galement g&#233;n&#233;rationnel. Car le p&#232;re, Esmail, vieillard qui semble en passe de s'effondrer &#224; chaque instant, ne r&#234;ve que d'une chose : devenir le &#171; parrain &#187; du clan familial &#233;largi, un statut honorifique dans la tradition persane. Pour honorer ce rang, Esmail est pr&#234;t &#224; sacrifier toutes les &#233;conomies familiales&#8230; quitte &#224; tuer dans l'&#339;uf le projet de ses enfants de racheter une petite boutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film dure certes plus de 2 heures 30 mais rien n'est gratuit : chaque petite sc&#232;ne contribue &#224; nous faire comprendre le point de vue et les ressorts psychologiques des choix des protagonistes. Jusqu'&#224; un final &#224; la mise en sc&#232;ne &#233;poustouflante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Boris Leto &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La nuit du 12, film de Dominik Moll
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-nuit-du-12-film-de-Dominik-Moll</link>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
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		<description>C'est l'histoire d'une affaire criminelle non &#233;lucid&#233;e. Les spectateurs en sont pr&#233;venus d&#232;s les premiers instants, en annonce, par le metteur en sc&#232;ne : l'int&#233;r&#234;t du film ne r&#233;side pas dans un suspens et d&#233;nouement retentissant et lib&#233;rateur. &lt;br /&gt;Il para&#238;t que chaque enqu&#234;teur est hant&#233; par une affaire. Celle-ci est traumatisante &#224; plus d'un titre : un assassinat par immolation d'une jeune femme de vingt-et-un ans dans un petit bourg de la Maurienne, dans les Alpes. Un homme (tr&#232;s&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton18883-13b17.jpg?1787848511' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est l'histoire d'une affaire criminelle non &#233;lucid&#233;e. Les spectateurs en sont pr&#233;venus d&#232;s les premiers instants, en annonce, par le metteur en sc&#232;ne : l'int&#233;r&#234;t du film ne r&#233;side pas dans un suspens et d&#233;nouement retentissant et lib&#233;rateur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il para&#238;t que chaque enqu&#234;teur est hant&#233; par une affaire. Celle-ci est traumatisante &#224; plus d'un titre : un assassinat par immolation d'une jeune femme de vingt-et-un ans dans un petit bourg de la Maurienne, dans les Alpes. Un homme (tr&#232;s probablement) a tu&#233; une femme. D'autres (des hommes en &#233;crasante majorit&#233; encore) sont charg&#233;s de le retrouver : un monde d'hommes, en somme. On suit le capitaine de la Police Judiciaire locale et son &#233;quipe aux prises avec l'enqu&#234;te et leurs consciences. Un f&#233;minicide sur un coup de sang, par jalousie, ils le con&#231;oivent et le trouveraient presque normal, tant c'est dans l'ordre de cette soci&#233;t&#233; et du d&#233;j&#224; vu, mais comment un individu peut-il &#234;tre assez tordu pour planifier un assassinat de ce type, faire &#171; cramer &#187; une fille ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil d'une enqu&#234;te comportant bien peu d'indices, les policiers s'immiscent dans la vie sentimentale de la victime. D&#233;roulent le fil des relations que cette jeune fille &#171; pas compliqu&#233;e et joyeuse &#187; a eues avec son entourage. Et si certains laissent entendre qu'elle l'aurait peut-&#234;tre &#171; un peu cherch&#233; &#187;, l'intervention magistrale de &#171; Nanie &#187;, la meilleure amie de la victime, vient mettre les choses &#224; leur place : &#171; Le probl&#232;me, c'est pas Clara. Moi je sais pourquoi elle s'est fait tuer. Elle s'est fait tuer parce que c'est une fille. &#187; Cette conviction finit par s'imposer aussi au capitaine : tous les suspects, c'est-&#224;-dire tous les hommes que la victime a fr&#233;quent&#233;s, pourraient &#234;tre ses assassins. Fondamentalement, le probl&#232;me n'est pas un homme mais &#171; les hommes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quelques lignes ne rendent probablement pas justice &#224; la finesse du film : r&#233;aliste, factuel et qui ne donne pas de le&#231;on. Dominik Moll emprunte avec succ&#232;s &#224; plusieurs grandes &#339;uvres cin&#233;matographiques (Citizen Kane, l'Avventura, Twin Peaks saison 1&#8230;), un proc&#233;d&#233; narratif assez d&#233;stabilisant : d'embl&#233;e, le personnage principal dispara&#238;t et c'est son absence qui impr&#232;gne le reste des sc&#232;nes. Ce qu'on per&#231;oit de l'h&#233;ro&#239;ne post-mortem est qu'elle irradiait un monde masculin bien terne &#8211; marqu&#233; par divers clich&#233;s de petits &#171; machos &#187;, du c&#244;t&#233; des suspects comme de la gent polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film n'est pas un film sur la Police Judiciaire, ni m&#234;me r&#233;ellement sur une enqu&#234;te criminelle : il tente de s'attaquer au sexisme ordinaire par le prisme d'un &#233;v&#233;nement extraordinaire, il brosse &#224; quelques traits rapides ces relations sentimentales hommes/femmes marqu&#233;es du sceau de pr&#233;jug&#233;s d'une banalit&#233; affligeante mais pourtant meurtri&#232;re. Le film n'a pas la pr&#233;tention d'offrir de perspectives. Il pointe les tares de ce monde d'hommes et laisse le spectateur &#224; ses propres r&#233;flexions voire conclusions. Les interventions les plus marquantes, mais fugitives, sont celles de quelques personnages f&#233;minins (la meilleure amie de la victime, la nouvelle recrue de la PJ, voire la juge d'instruction qui voudrait que l'affaire ne soit pas enterr&#233;e). Reste que le personnage central est un &#171; bon flic &#187; &#8211; ce qui peut &#233;nerver car il en est de pires dont quelques exemplaires parmi ses coll&#232;gues. Mais &#171; bon flic &#187; ou pas, il &#233;choue &#224; faire la lumi&#232;re sur cette affaire qui reste donc non &#233;lucid&#233;e. &#171; Cold case &#187; ! Et pour cause, on touche &#224; un probl&#232;me de soci&#233;t&#233; bien profond et insaisissable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &#171; Harry, un ami qui vous veut du bien &#187;, sorti en ao&#251;t 2000, Dominik Moll semble se faire une sp&#233;cialit&#233; de signer des anti-&#171; feel-good movies &#187; au c&#339;ur des vacances d'&#233;t&#233;. Gageons que comme pour &#171; Harry &#187;, &#171; La nuit du 12 &#187; survivra par ses qualit&#233;s &#224; bien des saisons estivales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Franck Rouvier &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Hit the Road, film de Panah Panahi
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Hit-the-Road-film-de-Panah-Panahi</link>
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		<dc:date>2022-05-22T19:27:20Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Iran
</dc:subject>
		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>Dans ce road movie dr&#244;le et &#233;mouvant, une famille iranienne se rend vers une destination inconnue. Un voyage chaotique o&#249; chacun des quatre membres de la famille joue sa partition : un p&#232;re goguenard &#224; la jambe pl&#226;tr&#233;e, une m&#232;re protectrice qui peine &#224; cacher ses larmes, le fils ain&#233; insaisissable et terr&#233; dans le silence, et en contrepoint des adultes donnant le change sur leur douleur, le fils cadet bouillonnant de vie &#8211; presque aga&#231;ant &#8211; mais terriblement attachant. Le voyage&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce &lt;em&gt;road movie&lt;/em&gt; dr&#244;le et &#233;mouvant, une famille iranienne se rend vers une destination inconnue. Un voyage chaotique o&#249; chacun des quatre membres de la famille joue sa partition : un p&#232;re goguenard &#224; la jambe pl&#226;tr&#233;e, une m&#232;re protectrice qui peine &#224; cacher ses larmes, le fils ain&#233; insaisissable et terr&#233; dans le silence, et en contrepoint des adultes donnant le change sur leur douleur, le fils cadet bouillonnant de vie &#8211; presque aga&#231;ant &#8211; mais terriblement attachant. Le voyage prend des allures burlesques et on comprend alors au fil du trajet que la destination finale est la fronti&#232;re avec la Turquie o&#249; l'ain&#233; va &#234;tre confi&#233; &#224; des passeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En reprenant un leitmotiv du cin&#233;ma iranien, la voiture comme espace intime au c&#339;ur de l'espace public, on y d&#233;couvre par touches discr&#232;tes un pays qui change sous le poids de la dictature (bien qu'absente du film). Le lac d'Ourmia, o&#249; le p&#232;re se baignait autrefois, est devenu un d&#233;sert o&#249; les deux fr&#232;res partent &#224; la poursuite du chien qui s'est enfui. La crainte d'&#234;tre suivi ou sous &#233;coute est omnipr&#233;sente et on enterre un t&#233;l&#233;phone portable dans le d&#233;sert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re la gravit&#233; se joue un conte pour enfant, rythm&#233; par ce qu'on va faire croire au petit fr&#232;re, le seul qui ignore le but du p&#233;riple. Les adultes, qui d&#233;cident de ne pas parler, se prot&#232;gent derri&#232;re les histoires racont&#233;es au petit gar&#231;on pour qui tout devient un jeu ou un monde de fantaisie, &#224; l'image du passeur masqu&#233; dans lequel il voit un personnage de super-h&#233;ros. Avec une bande son compos&#233;e de tubes d'avant la r&#233;volution islamique de 1979 (d'artistes qui ont d&#251; fuir &#224; l'&#233;tranger apr&#232;s la r&#233;volution) sur lesquels on danse et chante pour cacher les larmes, le film est une tranche de vie am&#232;re et dr&#244;le, un reflet d'une condition plus r&#233;pandue que jamais : l'exil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Goliath, film de Fr&#233;d&#233;ric Tellier
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Goliath-film-de-Frederic-Tellier</link>
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		<dc:date>2022-05-11T21:07:29Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>Goliath est une fiction qui s'inspire ouvertement des scandales de l'industrie agroalimentaire, plus particuli&#232;rement ceux de Monsanto. On y suit d'un c&#244;t&#233; le travail d'un lobbyiste charg&#233; de faire voter le renouvellement de l'autorisation de mise sur le march&#233; d'un produit responsable de maladies et de malformations. De l'autre, les vies bris&#233;es ou en passe de l'&#234;tre d'une agricultrice dont la compagne est d&#233;c&#233;d&#233;e, empoisonn&#233;e &#224; la t&#233;trazine, un pesticide, et d'une prof de sport et&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Goliath&lt;/em&gt; est une fiction qui s'inspire ouvertement des scandales de l'industrie agroalimentaire, plus particuli&#232;rement ceux de Monsanto. On y suit d'un c&#244;t&#233; le travail d'un lobbyiste charg&#233; de faire voter le renouvellement de l'autorisation de mise sur le march&#233; d'un produit responsable de maladies et de malformations. De l'autre, les vies bris&#233;es ou en passe de l'&#234;tre d'une agricultrice dont la compagne est d&#233;c&#233;d&#233;e, empoisonn&#233;e &#224; la t&#233;trazine, un pesticide, et d'une prof de sport et manutentionnaire qui lutte depuis que son compagnon est tomb&#233; gravement malade parce que leur voisin r&#233;pand ce poison sur ses champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux poids des lobbys aux m&#233;thodes parfois mafieuses et &#224; la complaisance des politiciens, leur combat para&#238;t vou&#233; &#224; l'&#233;chec. Appel &#224; la justice, actions coup de poing de petits groupes militants, gr&#232;ves de la faim et m&#234;me suicide, toutes les tentatives m&#234;me les plus d&#233;sesp&#233;r&#233;es sont vaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; quelques sc&#232;nes un peu sensationnalistes, le film reste tr&#232;s prenant, son atmosph&#232;re pesante nous plonge dans la lutte contre ces lobbys et dans les angoisses des protagonistes face &#224; leurs m&#233;thodes criminelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marinette Wren&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Belfast, film de Kenneth Branagh
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Belfast-film-de-Kenneth-Branagh</link>
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		<dc:date>2022-04-21T13:20:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
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		<dc:subject>Irlande
</dc:subject>

		<description>Ce film autobiographique porte sur le conflit qui &#233;maille l'Irlande du Nord en 1969, &#224; travers les yeux d'un jeune gar&#231;on protestant, Buddy. &lt;br /&gt;Le film, en noir et blanc, est une plong&#233;e au c&#339;ur d'une famille ouvri&#232;re protestante dont le quotidien est profond&#233;ment boulevers&#233; par les violences des unionistes, ceux qui d&#233;fendent le rattachement au Royaume-Uni, contre les catholiques d'un quartier de Belfast. On assiste &#224; des &#233;meutes qui touchent ce quartier o&#249; cohabitent les deux&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce film autobiographique porte sur le conflit qui &#233;maille l'Irlande du Nord en 1969, &#224; travers les yeux d'un jeune gar&#231;on protestant, Buddy.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le film, en noir et blanc, est une plong&#233;e au c&#339;ur d'une famille ouvri&#232;re protestante dont le quotidien est profond&#233;ment boulevers&#233; par les violences des unionistes, ceux qui d&#233;fendent le rattachement au Royaume-Uni, contre les catholiques d'un quartier de Belfast. On assiste &#224; des &#233;meutes qui touchent ce quartier o&#249; cohabitent les deux communaut&#233;s, avec des affrontements entre bandes, des destructions de maisons et des pillages de commerces. Le p&#232;re de Buddy, qui travaille sur un chantier &#224; Londres, d&#233;sempar&#233; par le danger de la violence dans sa ville natale et attir&#233; par une situation &#233;conomique meilleure en Angleterre, projette d'y d&#233;m&#233;nager. Mais sa m&#232;re, profond&#233;ment attach&#233;e &#224; la vie dans son quartier, refuse. La situation politique produit des tensions dans une famille en difficult&#233; financi&#232;re et qui n'entend pas prendre parti dans le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Belfast&lt;/em&gt; d&#233;peint bien les cons&#233;quences concr&#232;tes du conflit qui allait en 1972 d&#233;g&#233;n&#233;rer en une v&#233;ritable guerre civile, apr&#232;s le &#171; Bloody Sunday &#187;. On peut regretter que les catholiques, victimes de discriminations au logement et &#224; l'emploi, restent peu visibles dans ce film. Mais on ressent le reflet de cette s&#233;gr&#233;gation subie dans les grandes villes par 40% de la population dans les agissements et la mentalit&#233; de certains habitants. Certains d'entre eux, organis&#233;s en de v&#233;ritables gangs, terrorisent le quartier, jusqu'&#224; manipuler des enfants pour piller une &#233;picerie. Mais on voit aussi que d'autres, comme la famille de Buddy, rejettent l'hostilit&#233; envers ceux avec qui ils partagent leur quotidien et qui aspirent quelque part &#224; la paix entre les travailleurs, ce qui est porteur d'espoir. Cela leur vaut des pressions de la part des unionistes, jusqu'aux menaces de mort. Un pr&#233;lude &#224; la guerre civile durant laquelle les milices paramilitaires des deux camps n'h&#233;sitaient pas &#224; user de la violence contre les communaut&#233;s dont elles se revendiquaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film est un tableau poignant d'une Irlande du Nord maintenue sous la tutelle de l'imp&#233;rialisme britannique, une situation qui a produit des affrontements qui entravent bien souvent la lutte commune des travailleurs sur leur terrain de classe, ind&#233;pendamment de leur confession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martin Eraud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chers Camarades !, film d'Andre&#239; Kontchalovski
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Chers-Camarades-film-d-Andrei-Kontchalovski</link>
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		<dc:date>2022-02-10T09:47:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>Paru en 2020, ce film qui n'est sorti que dans tr&#232;s peu de salles en France, est d&#233;sormais disponible en DVD. Un film int&#233;ressant qui relate un &#233;pisode de la lutte de classe dans l'ex-URSS &#8211; une gr&#232;ve quasi insurrectionnelle durement r&#233;prim&#233;e d&#232;s son surgissement et dont la m&#233;moire a &#233;t&#233; &#233;touff&#233;e pendant presque un quart de si&#232;cle : l'&#233;v&#233;nement s'est d&#233;roul&#233; en 1962. Trois jours de r&#233;volte ont agit&#233; la ville de Novotcherkassk, dans le sud de la Russie (r&#233;gion de Rostov). &lt;br /&gt;L'h&#233;ro&#239;ne,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton17598-69737.jpg?1787848511' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paru en 2020, ce film qui n'est sorti que dans tr&#232;s peu de salles en France, est d&#233;sormais disponible en DVD. Un film int&#233;ressant qui relate un &#233;pisode de la lutte de classe dans l'ex-URSS &#8211; une gr&#232;ve quasi insurrectionnelle durement r&#233;prim&#233;e d&#232;s son surgissement et dont la m&#233;moire a &#233;t&#233; &#233;touff&#233;e pendant presque un quart de si&#232;cle : l'&#233;v&#233;nement s'est d&#233;roul&#233; en 1962. Trois jours de r&#233;volte ont agit&#233; la ville de Novotcherkassk, dans le sud de la Russie (r&#233;gion de Rostov).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;ro&#239;ne, Lioudmila, est une petite bureaucrate vigoureuse et pleine de contradictions. Son amant la traite de &#171; furie &#187;. Elle est fervente amoureuse de Staline, qui a baign&#233; sa jeunesse, alors mort depuis neuf ans (en 1953) et enterr&#233; par ses successeurs, dont Khrouchtchev qui s'est impos&#233; &#224; la t&#234;te du pays en d&#233;non&#231;ant les crimes de feu le &#171; petit p&#232;re des peuples &#187; et en professant la &#171; d&#233;stalinisation &#187;. L'h&#233;ro&#239;ne affiche donc une certaine distance &#8211; ou distance certaine &#8211; avec Khrouchtchev et son gouvernement : &lt;em&gt;&#171; Ils nous promettent le communisme et ils augmentent les prix ! &#187;&lt;/em&gt; Lorsque la gr&#232;ve &#233;clate (rumeur, scandale !), sa fille, orpheline de son p&#232;re mort pendant la Seconde Guerre mondiale (appel&#233;e en URSS Grande Guerre patriotique), prend le parti des gr&#233;vistes. Lioudmila cherche &#224; la recadrer, r&#233;agit visc&#233;ralement en demandant publiquement la peine de mort pour les meneurs. La direction de Moscou d&#233;boule sur les lieux, ass&#232;ne aux bureaucrates locaux qu'ils ont &#171; merd&#233; &#187; en n'ayant pas su bloquer la gr&#232;ve &#8211; et Lioudmila est t&#233;moin de la d&#233;cision prise alors de tirer &#224; balles r&#233;elles sur les manifestants. Panique. Interdiction signifi&#233;e &#224; sa fille de rejoindre les gr&#233;vistes. Mais la jeune femme, comme bien d'autres, est sur la br&#232;che aux c&#244;t&#233;s des ouvri&#232;res et ouvriers de cette immense usine de locomotives, r&#233;volt&#233;s par la hausse brutale des prix. Elle raconte &#224; sa m&#232;re comment les &#233;tudiants ont d&#233;cid&#233; de mieux s'organiser pour soutenir la grande manifestation pr&#233;vue le lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque la fusillade &#233;clate, Lioudmila accourt &#224; la recherche de sa fille, qui ne r&#233;appara&#238;t pas. &#192; la morgue, seuls quelques cadavres sont visibles&#8230; La disparition de sa fille &#233;branle des certitudes, jusqu'o&#249; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film donne peu &#224; voir des gr&#233;vistes dont il n'offre que des images rapides : des manifestants arborant des portraits de L&#233;nine et des drapeaux rouges (m&#234;me si le film est en noir et blanc !). La gr&#232;ve n'est &#233;voqu&#233;e qu'au travers du v&#233;cu des bureaucrates, de la trouille qui les saisit devant l'ampleur du mouvement. Apr&#232;s la dure r&#233;pression physique, le gouvernement central prend des mesures drastiques pour &#233;viter la contagion. Des contradictions &#233;clatent, entre les grands chefs de Moscou et les bureaucrates locaux, comme entre les chefs de l'arm&#233;e et ceux du KGB. Selon l'h&#233;ro&#239;ne, tout &#233;tait si clair au temps de Staline ! Sa confusion culmine lorsque la hi&#233;rarchie lui demande de t&#233;moigner en faveur de la r&#233;pression, de fait contre sa fille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est la trame, sentimentale, sur fond de cette vraie lutte ouvri&#232;re sur laquelle bien peu avait filtr&#233; &#224; l'&#233;poque sovi&#233;tique. M&#234;me sous ce Khrouchtchev qui pr&#233;tendait offrir quelques ouvertures d&#233;mocratiques&#8230; mais n'avait pas rompu avec la r&#233;pression anti-ouvri&#232;re sauvage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alisateur, &#226;g&#233; de 25 ans &#224; l'&#233;poque des faits, a &#233;crit un sc&#233;nario qui donne &#224; voir, non seulement les contradictions des ann&#233;es de la &#171; d&#233;stalinisation &#187;, &#224; travers le conflit entre la m&#232;re et sa fille, mais remonte plus loin dans le pass&#233; sous les traits du grand-p&#232;re, qui vit avec fille et petite-fille, et que l'effervescence de ces jours de r&#233;volte am&#232;ne &#224; ressortir son costume de cosaque (c'est la r&#233;gion des cosaques du Don) dress&#233; &#224; l'&#233;poque contre la r&#233;volution de 1917. Lorsque le KGB, qui traque les fauteurs de troubles, p&#233;n&#232;tre dans l'appartement &#224; la recherche de la jeune disparue, la vue du &#171; vieux r&#233;ac &#187; n'&#233;meut pas. Le danger reste du c&#244;t&#233; de la jeunesse !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film qui a le grand m&#233;rite d'exhumer &#8211; m&#234;me si le choix n'est pas fait d'une restitution historique travaill&#233;e &#8211; un &#233;pisode enfoui de la lutte de classe dans l'URSS bureaucratis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Vassier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk5ZjE5OTE3IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TmpJeUlITndhWEJmWkc5amRXMWxiblFnYzNCcGNGOWtiMk4xYldWdWRITWdjM0JwY0Y5a2IyTjFiV1Z1ZEY5cGJXRm5aU0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGMxOWpaVzUwWlhJZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjlqWlc1MFpYSW5QZ284Wm1sbmRYSmxJR05zWVhOelBTSnpjR2x3WDJSdlkxOXBibTVsY2lJK0Nnb0tDUWs4YVcxbklITnlZejBuU1UxSEwycHdaeTlqWVcxaGNtRmtaWE16TG1wd1p5Y2dkMmxrZEdnOUlqYzJNQ0lnYUdWcFoyaDBQU0kyTmpFaUlHRnNkRDBuSnlBdlBnbzhMMlpwWjNWeVpUNEtQQzlrYVhZKyI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Petite note historique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les Cahiers du mouvement ouvrier, fond&#233;s entre autres par le militant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1962. Neuf ans apr&#232;s la mort de Staline, le gouvernement russe d&#233;cide d'une hausse de 25 % des prix de la viande et des produits laitiers. Cette d&#233;cision provoque le m&#233;contentement dans tout le pays. Dans la ville de Novotcherkassk, le directeur d'une usine de locomotives &#233;lectriques a la mauvaise id&#233;e de r&#233;duire brutalement les salaires des 13 000 ouvriers. La goutte d'eau qui fait d&#233;border le vase : le premier juin, l'&#233;quipe du matin d&#233;braye. &#192; midi, les ouvriers bloquent la voie de chemin de fer. Le gouvernement r&#233;agit imm&#233;diatement, l'arm&#233;e arrive sur place au milieu de la nuit. Le lendemain matin, le KGB proc&#232;de aux premi&#232;res arrestations. &#192; Moscou, Khrouchtchev r&#233;unit le Pr&#233;sidium. Les ouvriers veulent se rendre en ville pour manifester. Le pont qui s&#233;pare la zone industrielle du centre-ville est occup&#233; par des blind&#233;s mais les militaires restent inactifs. Les gr&#233;vistes ont actionn&#233; la sir&#232;ne de l'usine et sont rejoints par d'autres : 5000 personnes entrent en ville. Le si&#232;ge du parti est pris d'assaut. Sans que l'on sache d'o&#249; l'ordre est parti, la r&#233;pression s'abat, qui fera des dizaines de victimes. Un couvre-feu est &#233;tabli et le 3 juin le &#171; calme &#187; est revenu. Celui des cimeti&#232;res. La ville est boucl&#233;e, les meneurs d&#233;port&#233;s dans des camps. &#192; la fin de l'&#233;t&#233;, sept ouvriers sont jug&#233;s et condamn&#233;s &#224; mort.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les &lt;em&gt;Cahiers du mouvement ouvrier&lt;/em&gt;, fond&#233;s entre autres par le militant trotskiste Jean-Jacques Marie, ont consacr&#233; &#224; la trag&#233;die, dans leurs num&#233;ros 39 et 40 de 2008, des articles d'Alexandre Chtchoubine. Liens ci-dessous. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/cmo/n39/cmo_039.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/cmo/n39/cmo_039.pdf&lt;/a&gt; et &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/cmo/n40/cmo_040.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/cmo/n40/cmo_040.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Ouistreham, d'Emmanuel Carr&#232;re
</title>
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		<dc:date>2022-01-23T13:20:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>Le film est une adaptation libre du livre de Florence Aubenas paru en 2010 Le quai de Ouistreham. &lt;br /&gt;Afin d'&#233;crire un livre, l'&#233;crivaine Marianne Winckler a d&#233;cid&#233; de s'immerger dans le monde du travail pr&#233;caire &#171; parce qu'[elle en avait] marre d'entendre parler de la crise, de la pr&#233;carit&#233; de fa&#231;on abstraite, parce qu'[elle voulait] voir en vrai le quotidien de ceux qu'on appelle les invisibles. &#187; &lt;br /&gt;Il n'y a effectivement rien d'&#171; abstrait &#187; dans la mani&#232;re dont le film d&#233;peint la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton17451-685a7.jpg?1787848511' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le film est une adaptation libre du livre de Florence Aubenas paru en 2010 &lt;em&gt;Le quai de Ouistreham&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Afin d'&#233;crire un livre, l'&#233;crivaine Marianne Winckler a d&#233;cid&#233; de s'immerger dans le monde du travail pr&#233;caire&lt;em&gt; &#171; parce qu'&lt;/em&gt;[elle en avait] &lt;em&gt;marre d'entendre parler de la crise, de la pr&#233;carit&#233; de fa&#231;on abstraite, parce qu'&lt;/em&gt;[elle voulait]&lt;em&gt; voir en vrai le quotidien de ceux qu'on appelle les invisibles. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a effectivement rien d'&#171; abstrait &#187; dans la mani&#232;re dont le film d&#233;peint la r&#233;alit&#233; des &#171; formations &#187; de P&#244;le emploi, les conditions de travail dans les entreprises de nettoyage o&#249; les &#171; agents d'entretien &#187; sont soumises aux vexations des clients auxquels les entreprises et leurs chefs donnent toujours raison, m&#234;me quand leur mauvaise foi est criante. Des femmes dont la journ&#233;e commence t&#244;t et finit tard, hach&#233;e au gr&#233; des heures de m&#233;nage obtenues ici ou l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marianne se fait embaucher pour nettoyer les ferries qui font la travers&#233;e entre Portsmouth et Ouistreham, le port de Caen. En une heure et demie, l'&#233;quipe doit nettoyer le ferry et toutes ses cabines &#224; raison de quatre minutes par cabine. Et, dans un ferry, beaucoup sont malades et le nettoyage des toilettes est comme on peut l'imaginer... D'ailleurs, aucun des hommes de l'&#233;quipe ne les nettoie, c'est r&#233;serv&#233; aux femmes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une amiti&#233; se noue entre Marianne, Christelle et Marilou qui se croisent dans les formations de P&#244;le emploi avant de se retrouver &#224; nettoyer les cabines des ferries. Une amiti&#233; tr&#232;s forte que met &#224; l'&#233;preuve le &#171; mensonge &#187; de Marianne qui n'a jamais dit qu'elle est en &#171; immersion &#187; : comme le remarque Emmanuel Carr&#232;re, &lt;em&gt;&#171; on pr&#233;tend &#234;tre qui on n'est pas et on peut arr&#234;ter quand on veut &#187;&lt;/em&gt;. Si la toute jeune Marilou r&#234;ve de partir avec son amoureux &#8211; &lt;em&gt;&#171; Loin &#187;&lt;/em&gt;, dit-elle, sans trop y croire &#8211;, Christelle, elle, la trentaine, trois enfants, se sait l&#224; pour toujours. Un foss&#233; qu'aucune immersion ne peut faire franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film n'est jamais mis&#233;rabiliste. Les protagonistes rient, beaucoup, partagent leurs &#233;motions, font la f&#234;te. Et, surtout, s'entraident &#8211; on pr&#234;te une voiture inemploy&#233;e &#224; qui n'en a pas, on prend le temps de f&#234;ter le d&#233;part de celle qui a eu la chance de trouver un travail dans une cha&#238;ne de boulangerie...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de Juliette Binoche, la distribution ne comporte quasiment pas d'acteur ou d'actrice professionnelle. Toutes sont criantes de v&#233;rit&#233; et H&#233;l&#232;ne Lambert (Christelle) cr&#232;ve litt&#233;ralement l'&#233;cran, volant la vedette &#224; Juliette Binoche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les protagonistes de Florence Aubenas lui avaient reproch&#233; de parler d'elles comme de &#171; pr&#233;caires &#187;, lui pr&#233;cisant qu'elles &#233;taient des travailleuses. H&#233;l&#232;ne Lambert, invit&#233;e &#224; la matinale de France Inter, d&#233;fend un point de vue semblable, revendiquant d'&#234;tre consid&#233;r&#233;e comme travailleuse en refusant le qualificatif de &#171; femme de m&#233;nage &#187; : &lt;em&gt;&#171; Femme de m&#233;nage, c'est ce qu'on fait chez nous.&lt;/em&gt; [...] &lt;em&gt;Agent d'entretien, c'est un travail. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la veine de ce que sait si bien faire Ken Loach, le film montre les conditions de travail et de vie des &#171; invisibles &#187; &#8211; ces &#171; premi&#232;res lignes &#187; dont on a tant parl&#233; lors du premier confinement et qui ont bien vite disparu des radars. Une situation qu'H&#233;l&#232;ne Lambert d&#233;nonce :&lt;em&gt; &#171; Il faut que les soci&#233;t&#233;s&lt;/em&gt; [de nettoyage] &lt;em&gt;se disent qu'on n'est pas invisibles ; il faut savoir que nos petites mains nettoient et, si on n'&#233;tait pas l&#224;, vos bureaux seraient sales. Donc pourquoi on ne pourrait pas travailler ensemble entre salari&#233;s et agents d'entretien ? &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film &#224; voir et &#224; faire voir &#8211; et un livre &#224; lire ou relire : &lt;em&gt;Le quai de Ouistreham&lt;/em&gt;, de Florence Aubenas, aux &#233;ditions de l'Olivier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Jacques Franquier&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Don't Look Up : D&#233;ni cosmique, d'Adam McKay
</title>
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		<dc:date>2022-01-18T21:20:33Z</dc:date>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
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		<description>Adam McKay est connu depuis quelques ann&#233;es pour ses com&#233;dies dramatiques sur les classes dirigeantes am&#233;ricaines. Dans The Big Short, il revenait sur les m&#233;canismes de la crise financi&#232;re de 2008 et dans Vice, il &#233;trille Dick Cheney, vice-pr&#233;sident de Bush junior de 2001 &#224; 2009 et artisan de la guerre en Irak. &lt;br /&gt;Dans Don't Look Up, il s'attaque cette fois au traitement de la catastrophe &#233;cologique par la bourgeoisie am&#233;ricaine, son &#201;tat et ses m&#233;dias, en racontant l'histoire d'une&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L113xH150/arton17422-339a9.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='113' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Adam McKay est connu depuis quelques ann&#233;es pour ses com&#233;dies dramatiques sur les classes dirigeantes am&#233;ricaines. Dans &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/The-Big-Short' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;em&gt;The Big Short&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, il revenait sur les m&#233;canismes de la crise financi&#232;re de 2008 et dans &lt;em&gt;Vice&lt;/em&gt;, il &#233;trille Dick Cheney, vice-pr&#233;sident de Bush junior de 2001 &#224; 2009 et artisan de la guerre en Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;em&gt;Don't Look Up&lt;/em&gt;, il s'attaque cette fois au traitement de la catastrophe &#233;cologique par la bourgeoisie am&#233;ricaine, son &#201;tat et ses m&#233;dias, en racontant l'histoire d'une com&#232;te se dirigeant droit vers la terre, la mena&#231;ant d'explosion. Les deux scientifiques qui font la d&#233;couverte, camp&#233;s par Jennifer Lawrence et Leonardo DiCaprio, se lancent alors dans un parcours du combattant pour que le gouvernement ne serait-ce que consid&#232;re le probl&#232;me. Beaucoup de scientifiques ont fait part du r&#233;alisme du film et du sentiment d'impuissance qu'ils avaient eux aussi &#233;prouv&#233; quand ils se sont confront&#233;s, comme nos deux scientifiques, aux mondes politique et m&#233;diatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est plus qu'un film sur l'absence de prise en compte de la catastrophe. Car c'est quand le gouvernement se saisit du dossier que les probl&#232;mes commencent pour de bon, avec l'entr&#233;e en sc&#232;ne d'un grand patron de la tech qui tente d'exploiter le p&#233;ril &#224; son profit, en jouant de ses relations avec une pr&#233;sidente sosie de Trump dont il a &#233;t&#233; le principal financeur de campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les profiteurs de la catastrophe entament alors une lutte politique derri&#232;re le mot d'ordre qui donne le titre au film : &lt;em&gt;&#171; Don't Look Up ! &#187;&lt;/em&gt;, &#171; Ne regardez pas en l'air ! &#187;. Mot d'ordre habile, &#224; mi-chemin du scepticisme complotiste (&#171; est-on bien s&#251;r que cette com&#232;te existe ? &#187;) et du &#171; rassurisme &#187; quant au danger qui approche et qui revient &#224; laisser le volant &#224; ceux qui se dirigent vers le foss&#233;. M&#234;me l'argument du chantage &#224; l'emploi est mobilis&#233; par les partisans du &lt;em&gt;Don't Look Up&lt;/em&gt;, la promesse du travail donn&#233; par la com&#232;te servant &#224; encha&#238;ner les travailleurs aux int&#233;r&#234;ts des grands patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; eux, les partisans du &lt;em&gt;&#171; Just Look Up ! &#187;&lt;/em&gt; ont bien du mal &#224; se faire entendre. Le film ne croit pas que l'action collective puisse infl&#233;chir le cours des &#233;v&#232;nements mais brocarde avec fracas le &#171; chacun pour soi &#187; des riches. Ce sont leurs d&#233;cisions qui nous m&#232;nent droit dans le mur sans que cela les emp&#234;che de toujours se m&#233;nager une issue de secours pour eux-m&#234;mes. &#199;a ne vous rappelle pas quelque chose ? Alors, &lt;em&gt;don't just look up&#8230; fight !&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ne regarde pas juste en l'air&#8230; bats-toi !&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bastien Thomas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ne regarde pas juste en l'air&#8230; bats-toi !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Twist &#224; Bamako, de Robert Gu&#233;diguian
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Twist-a-Bamako-de-Robert-Guediguian</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Twist-a-Bamako-de-Robert-Guediguian</guid>
		<dc:date>2021-12-28T17:54:23Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>
		<dc:subject>Mali
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Robert Gu&#233;diguian nous avait habitu&#233;s &#224; filmer les classes populaires de Marseille. Cette fois il nous emm&#232;ne &#224; Bamako, au Mali, en 1962. Le pays vient tout juste de gagner son ind&#233;pendance, en 1960, face &#224; l'&#201;tat colonial fran&#231;ais. C'est le r&#232;gne de Modibo Ke&#239;ta. On y suit Samba et Lara, deux jeunes gens entra&#238;n&#233;s dans le tourbillon du mouvement de d&#233;colonisation. &lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImZpbl9hcnRpY2xlIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton17268-a4b26.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Robert Gu&#233;diguian nous avait habitu&#233;s &#224; filmer les classes populaires de Marseille. Cette fois il nous emm&#232;ne &#224; Bamako, au Mali, en 1962. Le pays vient tout juste de gagner son ind&#233;pendance, en 1960, face &#224; l'&#201;tat colonial fran&#231;ais. C'est le r&#232;gne de Modibo Ke&#239;ta. On y suit Samba et Lara, deux jeunes gens entra&#238;n&#233;s dans le tourbillon du mouvement de d&#233;colonisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La lutte, c'est vivant et plein de couleur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le film souligne l'&#233;nergie &#233;mancipatrice qui traverse la population malienne pendant cette p&#233;riode. Et particuli&#232;rement parmi les jeunes, convaincus de pouvoir enfin changer leur vie et leur pays. Samba et ses deux co&#233;quipiers partent exporter &#171; la r&#233;volution &#187; dans les villages et tentent de convaincre de la sup&#233;riorit&#233; de l'&#233;conomie socialiste dont se r&#233;clame le nouveau r&#233;gime. Ils s'acharnent aussi &#224; lancer des chantiers pour construire des &#233;coles, des h&#244;pitaux et des champs socialis&#233;s. Une fois la nuit tomb&#233;e, cette jeunesse en lutte se retrouve dans des clubs pour danser le twist sur la musique de Johnny Hallyday ou des Beach Boys.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Fin de la colonisation, mais pas des classes sociales&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cette ambiance festive, les premiers probl&#232;mes arrivent bien vite. Face aux quelques r&#233;formes instaurant un contr&#244;le des prix ou quelques r&#232;gles en mati&#232;re de droit du travail du nouvel &#201;tat malien, les commer&#231;ants et bourgeois de Bamako se r&#233;voltent. Eux aussi l'ont soutenue, cette ind&#233;pendance, mais dans l'espoir de r&#233;cup&#233;rer les parts de march&#233; d&#233;tenues par la bourgeoisie fran&#231;aise&#8230; Pas question de se soumettre &#224; un contr&#244;le de l'&#201;tat ! Dans les campagnes &#233;galement, la col&#232;re gronde parmi les chefs de village qui refusent la r&#233;forme agraire et s'offusquent devant les nouvelles m&#339;urs des villes. Un de ces chefs refuse par exemple de prononcer le divorce d'une femme battue et viol&#233;e par son mari. Pour lui l'amour se r&#233;sume aux cinq vaches bien grasses et aux champs qu'a co&#251;t&#233; la dot de cette femme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Le socialisme c'est les soviets, l'&#233;lectrification et le twist &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce Mali des ann&#233;es 60, Gu&#233;diguian s'attarde et montre avec une grande justesse la vie et les conditions de travail des classes populaires de Bamako. Des ouvri&#232;res du textile ont les mains ab&#238;m&#233;es par les acides qu'elles manipulent ; des ouvriers agricoles d&#233;cortiquent les fruits. Il y a des files d'attente devant les commerces. La cam&#233;ra souligne une certaine passivit&#233; de cette classe ouvri&#232;re qui semble ne pas intervenir elle-m&#234;me sur la sc&#232;ne politique. Et quand Samba paraphrase L&#233;nine avec cette formule : &#171; le socialisme, c'est les soviets, l'&#233;lectrification et le twist &#187;, on comprend qu'on est bien loin du socialisme. De soviets, il n'y a pas. En leur absence et sans mobilisation, bien des probl&#232;mes sont insolubles. Le &#171; socialisme &#187; malien de l'&#233;poque ne d&#233;passe d'ailleurs pas ce qu'on appelait alors le &#171; non-alignement &#187;, soit une prise de distance au demeurant assez sage &#224; l'&#233;gard des puissances imp&#233;rialistes&#8230; m&#234;me si cette attitude a &#233;t&#233; bien mal tol&#233;r&#233;e par ces derni&#232;res. Tout &#171; socialiste &#187; que le jeune &#201;tat se soit &#233;tiquet&#233;, un tournant r&#233;actionnaire s'est vite op&#233;r&#233;, suivi d'un coup d'&#201;tat militaire en 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, un film aux couleurs chaudes, qui suscite discussion et r&#233;flexion politiques. D'une belle qualit&#233; de r&#233;alisation aussi. On a aim&#233; ce 23&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; long m&#233;trage de Robert Gu&#233;diguian.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel Marteron&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Censure : une fiction qui en disait trop ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Censure-une-fiction-qui-en-disait-trop</link>
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		<dc:date>2021-12-19T20:44:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Film
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		<description>&#192; l'occasion d'un hommage &#224; son auteur, Jean-Daniel Simon, un long m&#233;trage sur la mont&#233;e du Front national dans les ann&#233;es 1980 refait surface, apr&#232;s 36 ans de censure. Le film, Fili&#232;re noire, montre comment le parti d'extr&#234;me droite, issu de groupes n&#233;onazis, rebaptis&#233; Parti national populaire (PNP) dans la fiction, travaille &#224; lisser son image &#224; l'aide d'une agence de communication. &lt;br /&gt;Ce qui lui a valu de rester au placard, c'est de mettre en lumi&#232;re la strat&#233;gie de Fran&#231;ois&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'occasion d'un hommage &#224; son auteur, Jean-Daniel Simon, un long m&#233;trage sur la mont&#233;e du Front national dans les ann&#233;es 1980 refait surface, apr&#232;s 36 ans de censure. Le film, &lt;em&gt;Fili&#232;re noire&lt;/em&gt;, montre comment le parti d'extr&#234;me droite, issu de groupes n&#233;onazis, rebaptis&#233; Parti national populaire (PNP) dans la fiction, travaille &#224; lisser son image &#224; l'aide d'une agence de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui lui a valu de rester au placard, c'est de mettre en lumi&#232;re la strat&#233;gie de Fran&#231;ois Mitterrand, consistant &#224; favoriser l'extr&#234;me droite pour affaiblir la droite. Dans le film, un haut dignitaire n&#233;gocie avec le PNP sous le portrait du pr&#233;sident. En 1984, Mitterrand avait en effet fait pression sur les cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision pour donner plus de place au chef du FN, Jean-Marie Le Pen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; normalisation &#187; des id&#233;es racistes et anti-ouvri&#232;res, et leur utilisation par les politiciens au pouvoir, &#224; commencer par la &#171; gauche &#187;, n'est pas d'aujourd'hui, m&#234;me si elle trouve un nouvel &#233;lan avec Marine Le Pen et Zemmour. En tout cas, le film de Simon sonne terriblement d'actualit&#233; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'&#233;v&#233;nement, un film d'Audrey Diwan
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-evenement-un-film-d-Audrey-Diwan</link>
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		<dc:date>2021-11-28T19:41:39Z</dc:date>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Aller voir &lt;em&gt;L'&#233;v&#233;nement&lt;/em&gt;, c'est plonger dans une &#233;poque, celle de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1960, o&#249; la contraception n'existait pas et l'avortement &#233;tait interdit. Une &#233;poque o&#249; des hommes d&#233;cidaient de ce que les femmes faisaient de leur corps : ceux qui faisaient les lois, l'&#201;glise et les m&#233;decins.&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImZpbl9hcnRpY2xlIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L110xH150/arton17026-b5fe9.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='110' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aller voir &lt;em&gt;L'&#233;v&#233;nement&lt;/em&gt;, c'est plonger dans une &#233;poque, celle de la France du d&#233;but des ann&#233;es 1960, o&#249; la contraception n'existait pas et l'avortement &#233;tait interdit. Une &#233;poque o&#249; des hommes d&#233;cidaient de ce que les femmes faisaient de leur corps : ceux qui faisaient les lois, l'&#201;glise et les m&#233;decins. La toute-puissance de ces derniers en conduisant m&#234;me certains &#224; faire le contraire de ce qui leur &#233;tait demand&#233;, sans le dire (il faut voir le film pour comprendre !).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;poque o&#249; la vie amoureuse et sexuelle des femmes, mari&#233;es ou non, &#233;tait hant&#233;e par la peur de &#171; tomber enceinte &#187;. Une &#233;poque o&#249; les femmes qui en avaient les moyens allaient avorter dans les pays voisins, o&#249; l'avortement &#233;tait autoris&#233;. Les autres, &#233;tudiantes, travailleuses ou femmes au foyer sans argent, devaient se d&#233;brouiller et le recours &#224; l'avortement clandestin finissait souvent mal. Des centaines de femmes en mouraient chaque ann&#233;e ou restaient mutil&#233;es. Une &#233;poque o&#249; avorteuses comme avort&#233;es pouvaient finir en prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film, r&#233;alis&#233; par Audrey Diwan, est adapt&#233; du r&#233;cit du m&#234;me nom d'Annie Ernaux&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Critique et pr&#233;sentation sur le site : www.convergencesrevolutionnaires.org/Ann&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dans lequel elle a racont&#233;, de mani&#232;re s&#232;che et pr&#233;cise, son avortement clandestin en 1963, alors qu'elle &#233;tait &#233;tudiante. Le film en est une tr&#232;s bonne adaptation, qu'Annie Ernaux a trouv&#233;e magnifique, et a eu le Lion d'or &#224; la Mostra de Venise, un des festivals de cin&#233;ma les plus renomm&#233;s, en septembre 2021. Il rend bien compte du cauchemar dans lequel est plong&#233;e son h&#233;ro&#239;ne et de sa solitude absolue car autour d'elle, personne ne peut ou ne veut l'aider. Il ne nous &#233;pargne rien de la violence qu'elle subit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alisatrice a d&#233;clar&#233; &#224; &lt;em&gt;L'Obs&lt;/em&gt; (n&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;o&lt;/sup&gt; 2978, du 18 au 24 novembre) : &#171; L'avortement est en p&#233;ril dans de nombreux pays. Cette col&#232;re me porte. Je r&#233;fl&#233;chis &#224; la meilleure fa&#231;on de relayer le sujet pour qu'il r&#233;sonne le plus fortement possible. &#187; C'est chose faite avec ce film, qui tombe &#224; point nomm&#233; : le Texas vient de r&#233;tablir une loi restrictive sur l'IVG, la Pologne aussi&#8230; sans parler de tous les pays o&#249; l'avortement est toujours ill&#233;gal et p&#233;nalis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liliane Laffargue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Critique et pr&#233;sentation sur le site : &lt;a href=&#034;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/Annie-Ernaux-Ecrire-la-vie&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.convergencesrevolutionnaires.org/Annie-Ernaux-Ecrire-la-vie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Fracture, film de Catherine Corsini
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Fracture-film-de-Catherine-Corsini</link>
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		<dc:date>2021-10-31T20:29:31Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>
		<dc:subject>Gilets jaunes
</dc:subject>

		<description>Osseuse ou amoureuse, La Fracture&#8230; est aussi sociale ! Le film r&#233;alis&#233; par Catherine Corsini porte bien son nom. Il nous immerge dans une ambiance pas si lointaine, celle de la gr&#232;ve des urgences dans les h&#244;pitaux, sur fond de r&#233;pression brutale des manifestations des Gilets jaunes &#224; Paris, avec, en parall&#232;le, la brouille amoureuse entre deux femmes, Julie et Rapha&#235;lle, bobos venant d'un milieu ais&#233;. &lt;br /&gt;Dans un grand h&#244;pital de Paris &#8211; que l'on imagine sans peine &#234;tre celui de la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Film-+" rel="tag"&gt;Film
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Gilets-jaunes-+" rel="tag"&gt;Gilets jaunes
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton16776-6ebd4.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Osseuse ou amoureuse, &lt;em&gt;La Fracture&lt;/em&gt;&#8230; est aussi sociale ! Le film r&#233;alis&#233; par Catherine Corsini porte bien son nom. Il nous immerge dans une ambiance pas si lointaine, celle de la gr&#232;ve des urgences dans les h&#244;pitaux, sur fond de r&#233;pression brutale des manifestations des Gilets jaunes &#224; Paris, avec, en parall&#232;le, la brouille amoureuse entre deux femmes, Julie et Rapha&#235;lle, bobos venant d'un milieu ais&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un grand h&#244;pital de Paris &#8211; que l'on imagine sans peine &#234;tre celui de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re &#8211;, elles vont faire la rencontre de Yann, chauffeur routier venu manifester &#224; Paris avec les Gilets jaunes, bless&#233; par une grenade de d&#233;sencerclement. &#192; l'enfer des brutalit&#233;s polici&#232;res s'ajoute celui qu'ont v&#233;cu et vivent les soignants : nuits de garde suppl&#233;mentaires, pressions de la direction, malades intenables, manque de personnel aux cons&#233;quences parfois dramatiques, manque de places, de moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qu'on voit au travers de Kim, infirmi&#232;re (Aissatou Diallo Sagna, aide-soignante dans la vraie vie, joue le r&#244;le et cr&#232;ve l'&#233;cran), qui encha&#238;ne sa sixi&#232;me nuit de garde &#224; l'h&#244;pital, nuit de r&#233;pression o&#249; les flics pourchassent les manifestants jusqu'&#224; faire p&#233;n&#233;trer les gaz lacrymog&#232;nes dans la salle des urgences &#8211; l'&#233;pisode, r&#233;el, s'est justement d&#233;roul&#233; &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film est dur, personne n'y est &#233;pargn&#233;. Il est aussi poignant parce qu'on sait que cette nuit de folie a &#233;t&#233; le quotidien (en condens&#233;) de milliers de personnes. Et l'on sait aussi que la situation ne s'est pas am&#233;lior&#233;e : l'h&#244;pital est toujours au bord de l'explosion, les prix continuent d'augmenter et pas les salaires, on vit dans l'inqui&#233;tude de savoir si on va garder son boulot, si nos conditions de travail ne vont pas encore se d&#233;grader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film d&#233;nonce toutes ces injustices profondes, de fa&#231;on extr&#234;mement humaine, et avec beaucoup d'&#233;motion. On rit, comme on rit quand un bon mot casse une atmosph&#232;re tendue, on pleure avec les protagonistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Fracture&lt;/em&gt; donne m&#234;me l'envie de retrouver l'&#233;nergie des manifestations Gilets jaunes, pour en finir avec tout &#231;a, et retrouver ce slogan que l'on aimerait bien entendre plus souvent et plus fort ces temps-ci : &lt;em&gt;&#171; Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur ! &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean Einaugig&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Illusions perdues, un film de Xavier Giannoli, d'apr&#232;s Honor&#233; de Balzac
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Illusions-perdues-un-film-de-Xavier-Giannoli-d-apres-Honore-de-Balzac</link>
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		<dc:date>2021-10-27T11:53:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Film
</dc:subject>

		<description>On plonge dans le Paris de la Restauration, cette p&#233;riode qui commence avec la chute d&#233;finitive de l'Empire napol&#233;onien en 1815, vite remplac&#233; par une monarchie ayant &#224; sa t&#234;te des Bourbon que l'on croyait pourtant d&#233;capit&#233;s pour de bon. Avec quelques clins d'&#339;il &#224; l'actualit&#233; : &#171; Un jour peut-&#234;tre, allez savoir, un banquier va arriver au gouvernement &#187; dit une voix off. &lt;br /&gt;Les aristocrates sortent de la tombe o&#249; la R&#233;volution les avait enterr&#233;s et reviennent aux affaires politiques.&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Les-articles-du-site-" rel="directory"&gt;Les articles du site
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Culture-75-+" rel="tag"&gt;Culture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Film-+" rel="tag"&gt;Film
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L111xH150/arton16735-ec332.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='111' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On plonge dans le Paris de la Restauration, cette p&#233;riode qui commence avec la chute d&#233;finitive de l'Empire napol&#233;onien en 1815, vite remplac&#233; par une monarchie ayant &#224; sa t&#234;te des Bourbon que l'on croyait pourtant d&#233;capit&#233;s pour de bon. Avec quelques clins d'&#339;il &#224; l'actualit&#233; : &#171; Un jour peut-&#234;tre, allez savoir, un banquier va arriver au gouvernement &#187; dit une voix off.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les aristocrates sortent de la tombe o&#249; la R&#233;volution les avait enterr&#233;s et reviennent aux affaires politiques. Mais s'ils sauvent les apparences, ils ont perdu sur l'essentiel, car les vrais rois n'ont plus de couronnes mais des billets de cinq cents francs. La Bourse est en pleine explosion et les murs se couvrent de publicit&#233; : tout s'ach&#232;te et se vend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que l'on suit les d&#233;sillusions d'un provincial id&#233;aliste, Lucien Chardon, qui veut qu'on l'appelle &#171; de Rubempr&#233; &#187; par &#233;gard &#224; ses quartiers de noblesse, d&#233;barqu&#233; &#224; Paris par amour pour une baronne de campagne et qui tente d'y &#233;prouver sa vocation litt&#233;raire &#8211; le gar&#231;on est po&#232;te. Mais sur la place de Paris, les mi&#232;vreries de Chardon n'ont plus de valeur, sauf si elles parviennent &#224; se monnayer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus gros &#233;diteur est un marchand de fruits, actionnaire d'une plantation d'ananas du c&#244;t&#233; de Meudon et qui ach&#232;te les bonnes critiques au kilo pour &#233;couler les titres qu'il publie. Au th&#233;&#226;tre, on paie la &#171; claque &#187; pour qu'un spectacle soit applaudi ou hu&#233;. Les journalistes fabriquent et d&#233;truisent les r&#233;putations sur commande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique r&#233;pond de la m&#234;me logique que la culture. Pour le gouvernement ou contre le roi ? Tout d&#233;pend de la partition que joue l'actionnaire principal ! C'est le petit th&#233;&#226;tre de &#171; l'opinion publique &#187; qui se met en place sous nos yeux, avec ses faux semblants sensationnels et ses pol&#233;miques &#224; deux sous qui dissimulent le r&#232;gne de l'argent-roi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Balzac qui constatait avec tristesse au d&#233;but du &lt;span class='base64LIENS' title='PHNwYW4gc3R5bGU9ImZvbnQtdmFyaWFudDpzbWFsbC1jYXBzOyI+'&gt;&lt;/span&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle que l'Ancien r&#233;gime qu'il n'a pas connu ne sera plus jamais, voulait montrer la d&#233;pravation et l'inf&#233;riorit&#233; morale de la nouvelle soci&#233;t&#233; bourgeoise. Mais chemin faisant, il expose surtout la logique du capitalisme montant, qui &#233;crase implacablement les vieilles valeurs de l'aristocratie. Le film restitue avec fid&#233;lit&#233; cet aspect du roman de Balzac, et c'est tant mieux !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bastien Thomas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Debout les femmes !, documentaire de Fran&#231;ois Ruffin et Gilles Perret, 1 heure 25
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		<dc:date>2021-10-18T09:50:12Z</dc:date>
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		<dc:subject>Culture
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		<description>Sorti mercredi 13 octobre dans les salles, ce documentaire met en avant le r&#244;le essentiel que jouent de nombreuses femmes dans le secteur de l'aide &#224; la personne, qu'il s'agisse des femmes de m&#233;nage en milieu hospitalier, des AESH, qui accompagnent les enfants en situation de handicap &#224; l'&#233;cole, ou les aides &#224; domicile qui assurent un suivi &#224; la fois social et m&#233;dical aupr&#232;s des personnes &#226;g&#233;es. Il met en parall&#232;le les discours de Macron durant la crise sanitaire, qui feint de leur&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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/ 
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 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L101xH150/arton16633-758bf.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='101' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sorti mercredi 13 octobre dans les salles, ce documentaire met en avant le r&#244;le essentiel que jouent de nombreuses femmes dans le secteur de l'aide &#224; la personne, qu'il s'agisse des femmes de m&#233;nage en milieu hospitalier, des AESH, qui accompagnent les enfants en situation de handicap &#224; l'&#233;cole, ou les aides &#224; domicile qui assurent un suivi &#224; la fois social et m&#233;dical aupr&#232;s des personnes &#226;g&#233;es. Il met en parall&#232;le les discours de Macron durant la crise sanitaire, qui feint de leur rendre hommage et l'absence totale de mesures gouvernementales pour am&#233;liorer leurs conditions de travail&#8230; et leur salaire. Les journ&#233;es fractionn&#233;es et &#224; rallonge sont leur lot quotidien, pour une paye qui n'atteint pas le Smic. Ruffin fait ce qu'il sait bien faire : aller &#224; la rencontre des gens, d&#233;noncer une situation et se mettre en sc&#232;ne dans le cadre de la mission parlementaire qu'il a lanc&#233;e pour la revalorisation de ces &#171; m&#233;tiers du lien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il met aussi en sc&#232;ne son impuissance dans un combat qu'il place uniquement sur le terrain parlementaire. M&#234;me s'il est &#233;difiant de voir le ministre de l'&#201;ducation nationale s'opposer fermement &#224; l'id&#233;e que les AESH puissent &#234;tre pay&#233;es au Smic, tous ses amendements sont syst&#233;matiquement repouss&#233;s. De quoi conclure qu'il faudra plus qu'un preux chevalier parlementaire pour faire changer les choses, &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Face-aux-attaques-de-leurs-patrons-et-du-gouvernement-les-aides-a-domicile-se' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#224; l'image des gr&#232;ves qui ont commenc&#233; ici ou l&#224; dans le secteur de l'aide &#224; la personne&lt;/a&gt;, mais &#231;a Ruffin en parle peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L.G.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Liban : la r&#233;volution nait des entrailles du chagrin, documentaire de Sarah Claux, Arthur Sarradin et Charbel El-Cherif
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Liban-la-revolution-nait-des-entrailles-du-chagrin-documentaire-de-Sarah-Claux</link>
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		<dc:date>2021-10-14T14:22:40Z</dc:date>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Film
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		<dc:subject>Liban
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		<description>Le titre du film, Liban : la r&#233;volution na&#238;t des entrailles du chagrin, peut appara&#238;tre obscur ou provocateur. Le plongeon dans ces semaines de r&#233;volte en dit pourtant la grande force. Durant cinquante minutes, quatre militants de la Thawra (r&#233;volution) sont interview&#233;s et revivent leur r&#233;volution : du 17 octobre 2019 jusqu'&#224; l'explosion du port de Beyrouth en ao&#251;t 2020, ils font partager leurs espoirs, leur col&#232;re et les transformations de leur pays. Ils viennent de la capitale,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Les-articles-du-site-" rel="directory"&gt;Les articles du site
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Film-+" rel="tag"&gt;Film
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 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH79/arton16590-e0800.jpg?1787848512' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le titre du film, &lt;a href=&#034;https://lcp.fr/programmes/liban-la-revolution-nait-des-entrailles-du-chagrin-81268&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;em&gt;Liban : la r&#233;volution na&#238;t des entrailles du chagrin&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, peut appara&#238;tre obscur ou provocateur. Le plongeon dans ces semaines de r&#233;volte en dit pourtant la grande force. Durant cinquante minutes, quatre militants de la &lt;em&gt;Thawra&lt;/em&gt; (r&#233;volution) sont interview&#233;s et revivent leur r&#233;volution : du 17 octobre 2019 jusqu'&#224; l'explosion du port de Beyrouth en ao&#251;t 2020, ils font partager leurs espoirs, leur col&#232;re et les transformations de leur pays. Ils viennent de la capitale, Beyrouth, de Tripoli au nord ou de la plaine de la Bekaa, et sont tous militants. Ils &#233;taient dans la rue d&#232;s le 17 octobre contre la vie ch&#232;re, la corruption des &#233;lus et le confessionnalisme. Leur parole est accompagn&#233;e de nombreuses images d'archives &#8211; parfois les leur : des manifestations, des prises de paroles ou encore des extraits de journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour ceux qui n'ont pas suivi les &#233;v&#232;nements qui ont agit&#233; le Liban, comme pour ceux qui veulent les revivre, ce film en retrace les grandes &#233;tapes : les premi&#232;res d&#233;missions du gouvernement, l'ivresse de la lutte et du tous ensemble, qui bouscule les clivages religieux entretenus et institutionnalis&#233;s par le r&#233;gime, le combat commun. Mais aussi les difficult&#233;s : la r&#233;pression, les mensonges du gouvernement, les trahisons r&#233;p&#233;t&#233;es des cliques religieuses au pouvoir, ces cliques li&#233;es &#224; tout un pass&#233; de domination sur les classes populaires du pays, dont un grand nombre de r&#233;fugi&#233;s palestiniens et syriens. Et aujourd'hui, la pauvret&#233;, la mis&#232;re et l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les images comme les t&#233;moignages sont une r&#233;ponse partielle &#224; la question pos&#233;e par le documentaire : non, ils ne se sont pas battus pour rien, le mouvement a fait sauter certaines barri&#232;res. En premier lieu, une d&#233;nonciation unanime du gouvernement dont l'incurie s'est illustr&#233;e de la pire des mani&#232;res lors de l'explosion du port de Beyrouth, laissant les Libanais seuls pour prendre en charge les d&#233;g&#226;ts, humains et mat&#233;riels. Autre force du mouvement, la volont&#233; d'affronter ensemble ce pouvoir qui ne favorise que les &#233;lites, force d'un mouvement qui d&#233;passe d&#233;sormais les clivages confessionnels. Les dirigeants de la demi-douzaine de cliques rejet&#233;es par cette r&#233;volution, qu'ils soient chr&#233;tiens maronites, musulmans chiites (dont le Hezbollah) ou musulmans sunnites ont d&#233;montr&#233; leur solidarit&#233; pour leurs int&#233;r&#234;ts propres contre ceux de la population. Et se sont tous rang&#233;s, d'une fa&#231;on ou d'une autre, contre la r&#233;volte. Int&#233;ressant est l'&#233;change entre le relativement jeune professeur engag&#233; dans la r&#233;volution d'octobre 2019 et son p&#232;re, encore porteur de quelques illusions sur un Hezbollah vivant beaucoup de client&#233;lisme social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question reste cependant en suspens : que faire d&#233;sormais ? Face aux difficult&#233;s qui accablent les Libanais, comment reprendre la lutte ? Aujourd'hui, 50 % de la population vit sous le seuil de pauvret&#233;. Les p&#233;nuries d'essence, l'inflation, et les trois heures, au mieux, d'&#233;lectricit&#233; par jour rendent le quotidien des travailleurs invivable. Le film ne r&#233;pond pas mais montre une population, certes tr&#232;s estudiantine, qui n'a pas perdu le souvenir et les espoirs de sa &lt;em&gt;r&#233;volution&lt;/em&gt;, et n'attend que de pouvoir la raviver. Ce qui s'&#233;tait fait au printemps 2020, malgr&#233; la chape de plomb de la pand&#233;mie de Covid et avant le terrible coup (200 morts et des milliers de bless&#233;s) de l'explosion du port de Beyrouth. Due aussi &#224; l'incurie des castes dirigeantes &#8211; celle de Hariri entre autres ayant eu longtemps l'appui de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alix Nilabli&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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