<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Pour des services publics au service du public
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Pour-des-services-publics-au-service-du-public</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Pour-des-services-publics-au-service-du-public</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:18:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale. &lt;br /&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;M&#234;me si la notion de service public est parfois impr&#233;cise, sa port&#233;e sociale garde toute sa force. Rien de confus en effet dans l'id&#233;e que certains besoins correspondant au d&#233;veloppement atteint par la soci&#233;t&#233; doivent pouvoir &#234;tre satisfaits partout et par tous, pauvres comme riches, quel que soit leur lieu de vie ou de travail, quelle que soit leur position sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;videmment douteux que l'entreprise priv&#233;e, dont la seule finalit&#233; est le profit, puisse mettre les biens ou les services qu'elle produit &#224; la port&#233;e de toutes les bourses. Pour prendre un seul exemple imagine-t-on une industrie de la sant&#233; r&#233;alisant les op&#233;rations les plus co&#251;teuses au prix de ce que les plus pauvres, qui peuvent en avoir besoin pourtant autant que les plus riches, peuvent payer ? Ou encore des entreprises d'&#233;lectricit&#233; tarifant le courant &#224; un prix qui ne tienne pas compte des investissements locaux n&#233;cessaires et ne gr&#232;ve pas plus les consommateurs des r&#233;gions rurales &#233;loign&#233;s que ceux des grandes agglom&#233;rations urbaines ? Non, on n'imagine gu&#232;re des v&#233;ritables services publics sans que les pouvoirs publics prennent en main, g&#232;rent et finalement poss&#232;dent les entreprises des secteurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les limites de l'&#233;tatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, aujourd'hui, m&#234;me aux mains de l'Etat, les services publics sont loin de ce fonctionnement id&#233;al. L'Etat les a pris en charge et continue de les g&#233;rer avant tout dans l'int&#233;r&#234;t de la bourgeoisie bien plus que de la population. Ainsi en France les services de transport, t&#233;l&#233;communications, &#233;nergie, jusqu'&#224; maintenant aux mains de l'Etat ont toujours &#233;t&#233; plus organis&#233;s en fonction des int&#233;r&#234;ts des entreprises que de ceux des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il est hors de doute que la population a tout de m&#234;me b&#233;n&#233;fici&#233; de l'intrusion de l'Etat dans les domaines de l'&#233;ducation, de la sant&#233;, des postes et d'autres. Et il fait encore moins de doute que leur passage au priv&#233; signifierait une aggravation des conditions de vie au moins pour la partie la plus pauvre de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette seule raison suffit &#224; refuser la grande braderie organis&#233;e aujourd'hui par le gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais elle ne suffit certainement pas pour se contenter des services publics tels qu'ils sont aujourd'hui. Cela n'en reviendrait-il pas, qu'on le veuille ou non, &#224; d&#233;fendre la soci&#233;t&#233; capitaliste, son exploitation, ses injustices ? La simple &#233;num&#233;ration des seuls secteurs class&#233;s dans les services publics le montre bien. Pourquoi le t&#233;l&#233;phone, la poste, l'eau, sont-ils, pour tout le monde, des &#171; services publics &#187; et non pas... l'alimentation et le logement, qui apr&#232;s tout font bien tout autant sinon plus partie des n&#233;cessit&#233;s vitales de la population ? On a d&#233;j&#224; donn&#233; la r&#233;ponse : parce c'est pour le fonctionnement du capitalisme qu'il &#233;tait vital que l'Etat les d&#233;veloppe et les prenne en main, que les retomb&#233;es b&#233;n&#233;fiques pour la population n'ont &#233;t&#233; en quelque sorte que des sous-produits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les m&#233;rites de la collectivisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait c'est toute la production des biens mat&#233;riels comme des biens immat&#233;riels n&#233;cessaires au bien-&#234;tre dans la soci&#233;t&#233; actuelle, qui devrait &#234;tre un service public. Ce qui signifie que la question n'est pas de renvoyer au priv&#233; ce qui est aujourd'hui &#233;tatis&#233;, mais au contraire de collectiviser tous les grands secteurs aujourd'hui aux mains du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, ce qui n'est pas exactement &#233;tatiser sous l'&#233;gide de l'Etat bourgeois. Le pass&#233; a suffisamment montr&#233; le foss&#233; existant entre ces nationalisations et un v&#233;ritable service public. Ne serait-ce que parce qu'elles mettent les entreprises nationalis&#233;es entre les mains d'une cohorte de hauts fonctionnaires pantouflards et incontr&#244;l&#233;s, appliqu&#233;s surtout &#224; assurer l'interface entre l'Etat et le &#171; monde de l'entreprise &#187; et permettre aux capitalistes de profiter de mille mani&#232;res des deniers comme des services publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, collectiviser, parce qu'il ne suffira pas d'arracher au priv&#233; la propri&#233;t&#233; des entreprises. Pour faire de celles-ci de v&#233;ritables services publics il faudra &#233;tablir sur elles le contr&#244;le de tous, salari&#233;s comme usagers, sur toutes. Mais c'est le socialisme ! Et oui, le socialisme &#231;a n'est rien d'autre que le principe du service public &#233;tendu &#224; toute l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Service minimum &#224; la SNCF : totale hypocrisie !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Service-minimum-a-la-SNCF-totale-hypocrisie</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Service-minimum-a-la-SNCF-totale-hypocrisie</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:17:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Le service minimum, promesse &#233;lectorale de Chirac, et v&#233;ritable serpent de mer qui r&#233;appara&#238;t &#224; chaque conflit important, avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; lors des gr&#232;ves de la fonction publique l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente mais le gouvernement s'&#233;tait bien gard&#233; de tenter de passer en force et &#224; chaud. C'est donc en juillet, juste avant les cong&#233;s d'&#233;t&#233;, qu'a &#233;t&#233; rendu public le rapport d'une commission &#171; d'experts &#187; mandat&#233;e par le gouvernement sur la question et pr&#233;sid&#233;e par un certain Mandelkern. &lt;br /&gt;La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le service minimum, promesse &#233;lectorale de Chirac, et v&#233;ritable serpent de mer qui r&#233;appara&#238;t &#224; chaque conflit important, avait &#233;t&#233; d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; lors des gr&#232;ves de la fonction publique l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente mais le gouvernement s'&#233;tait bien gard&#233; de tenter de passer en force et &#224; chaud. C'est donc en juillet, juste avant les cong&#233;s d'&#233;t&#233;, qu'a &#233;t&#233; rendu public le rapport d'une commission &#171; d'experts &#187; mandat&#233;e par le gouvernement sur la question et pr&#233;sid&#233;e par un certain Mandelkern.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La commission Mandelkern ne fait que reprendre et d&#233;velopper une loi de 1963 qui avait instaur&#233; pour la premi&#232;re fois un pr&#233;avis de 5 jours avec obligation de n&#233;gocier sur l'enjeu du conflit avant le d&#233;marrage de la gr&#232;ve. A l'&#233;poque, c'est parce que la proc&#233;dure de r&#233;quisition contre les gr&#233;vistes s'av&#233;rait de plus en plus inefficace lorsque les cheminots massivement et collectivement refusaient de s'y soumettre que De Gaulle, au nom des usagers pr&#233;tendument pris en otage, avait instaur&#233; ce pr&#233;avis dans les services publics. Mitterrand avait promis avant son &#233;lection de l'abroger mais s'en est bien gard&#233; une fois &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet actuel pr&#233;voit un pr&#233;avis de 10 jours au lieu de cinq et les salari&#233;s devraient d&#233;clarer individuellement leur intention de se mettre en gr&#232;ve 48h avant le d&#233;but de celle-ci. Autrement dit, on multiplie les entraves et les pressions contre l'exercice d'un droit fondamental, le droit de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le gouvernement a ouvert une s&#233;rie de rencontres et tables rondes entre &#171; partenaires sociaux &#187;. Il a re&#231;u &#224; tour de r&#244;le le patron de la SNCF Louis Gallois, puis chaque syndicat. C'est maintenant Gallois qui re&#231;oit les organisations syndicales. Il n'est plus officiellement question de &#171; service minimum &#187;, mais de &#171; continuit&#233; du service public &#187; ou de service public &#171; garanti &#187; ce qui revient au m&#234;me. Et apparemment, le d&#233;bat a gliss&#233; du fond, &#224; savoir la d&#233;fense du droit de gr&#232;ve, &#224; la forme, c'est &#224; dire les modalit&#233;s, une loi ou un accord n&#233;goci&#233; entre patronat et syndicats ? Ainsi la CFDT est oppos&#233;e &#224; une loi mais pr&#233;conise l'exemple de la RATP o&#249; elle se vante d'avoir fait instaurer un pr&#233;avis de 11 jours par la n&#233;gociation. Didier Le Reste, secr&#233;taire de la CGT-cheminots, a lanc&#233; un avertissement au gouvernement &lt;em&gt;&#171; s'il voulait passer en force &#187;&lt;/em&gt; autrement dit en l&#233;gif&#233;rant. Mais la CGT en appelle &#224; une &lt;em&gt;&#171; v&#233;ritable n&#233;gociation &#187;&lt;/em&gt; sur la pr&#233;vention des conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref le chantage des pouvoirs publics, qui pr&#233;tendent parler au nom de la population et des usagers, impressionne les syndicalistes sinon les cheminots. C'est pourtant &#224; la SNCF qu'il devrait marcher le moins. Il suffit de se souvenir comment la grande gr&#232;ve des cheminots de 1995 avait au contraire re&#231;u l'approbation des usagers et fait la preuve que lorsque la population laborieuse a affaire &#224; une gr&#232;ve dont les objectifs sont clairs et justifi&#233;s, m&#234;me si cette gr&#232;ve lui occasionne une certaine g&#232;ne, elle s'en sent solidaire. Et il est clair alors que ministres, d&#233;put&#233;s et PDG ne parlent plus en son nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;cile BERNIER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> EDF, le&#231;ons d'une privatisation : couper le courant c'est bien, lier son combat aux autres c'est mieux
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/EDF-lecons-d-une-privatisation-couper-le-courant-c-est-bien-lier-son-combat-aux</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/EDF-lecons-d-une-privatisation-couper-le-courant-c-est-bien-lier-son-combat-aux</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:16:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>EDF
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-EDF-+" rel="tag"&gt;EDF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mois de mai et juin derniers ont vu la mobilisation de la plupart des centres EDF et des milliers d'agents dans la rue (80 000 le 27 mai). Une partie non n&#233;gligeable des salari&#233;s a ainsi amen&#233; la direction de la CGT Energie &#224; accompagner le mouvement alors qu'au d&#233;part elle &#233;tait clairement d&#233;cid&#233;e &#224; laisser faire cette privatisation sans combattre. On se souvient que d&#233;j&#224;, au d&#233;but 2002, le projet de remise en cause des retraites des personnels d'EDF avait eu l'assentiment de la direction de la CGT avant d'&#234;tre rejet&#233; par une partie non n&#233;gligeable de la CGT-Energie puis par un vote de l'ensemble du personnel. Cependant la privatisation est maintenant r&#233;alis&#233;e et c'est un succ&#232;s pour Raffarin et une d&#233;faite pour les travailleurs. Et pas seulement pour les salari&#233;s des deux compagnies.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH215/edf-2-a7cd5.gif?1787958022' width='300' height='215' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le mouvement dont les directions syndicales n'ont pas voulu...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le pire aurait &#233;t&#233; une d&#233;faite sans combat. Mais celui-ci ne pouvait suffire pour faire reculer le gouvernement &#224; partir du moment o&#249; les directions syndicales sont parvenues &#224; &#233;viter la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale d'EDF et GDF et l'extension du mouvement &#224; tous les services publics menac&#233;s &#224; br&#232;ve ou longue &#233;ch&#233;ance, voire d&#233;j&#224; privatis&#233;s (France telecom, La Poste et bien d'autres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les directions syndicales, CGT, FO et CFDT, ont tout fait pour que cela ne d&#233;passe pas le niveau d'une simple protestation. Le secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT de l'Energie d&#233;clarait le 15 juin : &#171; &lt;em&gt;Pour en revenir sur la question de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (...) pourquoi faudrait-il que les salari&#233;s s'engagent aujourd'hui dans des actions co&#251;teuses d'un point de vue salarial alors que la semaine pass&#233;e a montr&#233; que leur d&#233;termination pouvait s'exprimer au travers de modalit&#233;s d'action beaucoup plus p&#233;nalisantes pour les employeurs (...) &#187;&lt;/em&gt;. Les directions syndicales ont tout centr&#233; sur les coupures de courant sans donner la moindre publicit&#233; aux centres ou centrales &#233;lectriques (12 sur 14 &#224; un moment) qui tentaient de se mettre en gr&#232;ve. Au centre R&amp;D de Clamart, par exemple, o&#249; des piquets de gr&#232;ve furent mis en place, puis &#224; celui de Chatou, lorsque l'ensemble des militants locaux ont mis leur poids dans la balance pour convaincre les salari&#233;s qu'une lutte s&#233;rieuse &#233;tait n&#233;cessaire, la gr&#232;ve a &#233;t&#233; reconduite de jour en jour. Dans d'autres sites &#233;galement. Mais cela n'a pas suffi pour en faire la gr&#232;ve organis&#233;e, centralis&#233;e et coordonn&#233;e qui aurait peut-&#234;tre permis de gagner la plus grande partie du personnel qui est rest&#233;e hors du coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'au dernier moment, la direction de la CGT a laiss&#233; croire qu'elle tenait en r&#233;serve une botte secr&#232;te : une journ&#233;e &#171; France dans le noir &#187;. Elle a occup&#233; des postes centraux de l'&#233;lectricit&#233;. Mais elle n'a jamais mis sa menace en pratique. Et parmi l'ensemble des salari&#233;s, le climat n'&#233;tait pas tel qu'il permette de d&#233;border les appareils syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, dans l'ambiance morose actuelle, les coupures de courant et occupations de postes sont apparues comme des actions dynamiques et combatives. Mais c'&#233;tait en partie illusoire, un d&#233;rivatif pour les militants les plus combatifs, ceux qui plut&#244;t que se battre tout seuls auraient pu &#234;tre employ&#233;s &#224; convaincre leurs camarades d'entrer vraiment dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des militants de la CGT ont manifest&#233; leur m&#233;contentement lors des r&#233;unions de rentr&#233;e du syndicat, montr&#233; qu'ils avaient compris le pi&#232;ge et que, conscients qu'ils avaient &#233;t&#233; tromp&#233;s, ils ne comptaient pas la mettre en veilleuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... mais qui pourrait n'&#234;tre qu'un pr&#233;lude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En effet les cons&#233;quences de la privatisation, nuisibles pour les salari&#233;s comme pour les usagers, ne manqueront pas de donner raison &#224; ceux qui se sont mobilis&#233;s. Les secteurs du gaz et de l'&#233;lectricit&#233; sont livr&#233;s &#224; la concurrence avec en cons&#233;quence hausses des prix, chaos de la production et de la distribution, d&#233;sordres financier, casse du statut des salari&#233;s et des retrait&#233;s, etc. La filiale de transport de l'&#233;lectricit&#233;, RTE, est vendue en majorit&#233; &#224; la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations. EDF et GDF sont mis en concurrence et oppos&#233;s artificiellement alors qu'au sommet on nomme le PDG de GDF au poste de patron d'EDF ! D&#233;j&#224;, la remise en cause du r&#233;gime des retraites est programm&#233;e pour janvier prochain. Ni les promesses gouvernementales ni m&#234;me la loi fixant un minimum de participation de l'Etat &#224; 70 % du capital n'emp&#234;cheront que l'Etat se d&#233;sengage encore davantage lorsqu'il le jugera possible ou souhaitable. La direction d'EDF affirme aux salari&#233;s dans &lt;em&gt;Vivre EDF&lt;/em&gt; qu'&lt;em&gt;&#171; EDF continue &#224; incarner les valeurs du service public &#187; &lt;/em&gt;mais trois phrases plus loin que&lt;em&gt; &#171; notre trajectoire financi&#232;re devrait faire de l'EDF l'une des entreprises les plus profitables du secteur&lt;/em&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service public de l'&#233;nergie n'existe plus m&#234;me si c'est seulement en 2007 que les simples particuliers d&#233;pendront du seul march&#233; de l'&#233;nergie. Certes le service public servait d&#233;j&#224; les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, mais c'est un changement important. Ainsi, rien ne dit qu'une entreprise priv&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; se pressera de r&#233;tablir le courant &#224; ses frais dans une France frapp&#233;e par une temp&#234;te comme l'a fait encore r&#233;cemment EDF. Les cons&#233;quence de la recherche de la rentabilit&#233; sur le dos des usagers, on vient d'en avoir un aper&#231;u avec l'incendie d'un foyer de Saint Denis le 17 ao&#251;t dernier. La famille, d&#233;munie qui ne pouvait plus payer ses factures, avait &#233;t&#233; priv&#233;e de courant. La bougie avec laquelle ils devaient s'&#233;clairer a caus&#233; l'incendie. Et EDF n'est pas encore r&#233;ellement privatis&#233;e ! Le commentaire d'un repr&#233;sentant de la direction, d&#233;clarant qu'on n'est pas l&#224; pour faire du social, a donc clairement d&#233;voil&#233; ce que sera la politique d'une EDF priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une annulation du projet aurait n&#233;cessit&#233; que les agents de l'Energie construisent un v&#233;ritable rapport de force, se lient dans leur combat &#224; tous les salari&#233;s du public menac&#233;s eux aussi, &#224; terme ou imm&#233;diatement, par des privatisations, en appellent &#224; leurs alli&#233;s naturels, les usagers populaires, c'est-&#224;-dire l'ensemble des travailleurs. Rappelons-nous que c'est un d&#233;but d'extension et de g&#233;n&#233;ralisation de la gr&#232;ve qui avait fait le succ&#232;s du mouvement des cheminots de 1995 contre Jupp&#233; et pour la d&#233;fense des retraites. A l'&#233;poque on nous avait d&#233;j&#224; servi la th&#232;se des usagers en col&#232;re mais cela n'avait pas march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il nous faut refuser d'&#234;tre privatis&#233;s secteur par secteur, licenci&#233;s bo&#238;te par bo&#238;te, attaqu&#233;s &#224; la suite les uns des autres, saucissonn&#233;s. Le mouvement d'EDF de ce printemps doit &#234;tre un pr&#233;lude &#224; la lutte d'ensemble qu'il nous faut pr&#233;parer, aussi bien pour d&#233;fendre le service public de l'Energie, que la sant&#233;, la S&#233;cu, les retraites et les emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R.P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Touche pas &#224; ma Poste !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Touche-pas-a-ma-Poste</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Touche-pas-a-ma-Poste</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:15:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>L'ouverture &#224; la concurrence du secteur postal est en cours. La Poste et France telecom avaient &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s en 1991. En 2003, les guichets, la distribution, les centres de tri et les colis ont &#233;t&#233; mis en autonomie relative les uns par rapport aux autres, pr&#233;parant ainsi une &#233;ventuelle privatisation &#224; terme des activit&#233;s les plus rentables. Les restructurations pr&#233;vues pour 2009 vont encore plus loin. Jean-Paul Bailly, proche de Jacques Chirac nomm&#233; il y a deux ans directeur de La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouverture &#224; la concurrence du secteur postal est en cours. La Poste et France telecom avaient &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s en 1991. En 2003, les guichets, la distribution, les centres de tri et les colis ont &#233;t&#233; mis en autonomie relative les uns par rapport aux autres, pr&#233;parant ainsi une &#233;ventuelle privatisation &#224; terme des activit&#233;s les plus rentables. Les restructurations pr&#233;vues pour 2009 vont encore plus loin. Jean-Paul Bailly, proche de Jacques Chirac nomm&#233; il y a deux ans directeur de La Poste en remerciement d'avoir accompli son r&#244;le de d&#233;mineur social &#224; la RATP, se fait aider de Christian Kozar, ancien officier de l'arm&#233;e de terre et de Claude Viet, l'ex-Monsieur Plans sociaux aupr&#232;s du Premier ministre. Ce trio de choc responsable de l'actuelle restructuration annonce un programme sal&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Disparition de pr&#232;s d'un tiers des bureaux de poste... &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur les 17 000 bureaux de poste actuellement en service, 6 000 devraient &#234;tre ferm&#233;s, en raison d'une activit&#233; jug&#233;e non rentable. Si Jean-Paul Bailly annonce que 17 000 points de contacts seront maintenus sur le territoire - ce qui reste &#224; voir - il se garde bien de d&#233;tailler la forme qu'auront ces points de contacts. Une part importante des bureaux situ&#233;s en zone rurale, mais pas uniquement, va dispara&#238;tre pour laisser place &#224; la gestion d'une partie de l'activit&#233; postale par les mairies, des &#233;piciers ou des buralistes. Certains &#171; points de contact &#187; seront maintenus mais avec deux heures d'ouverture par jour tout au plus. Tant pis pour les ruraux, les Rmistes, les travailleurs les plus modestes qui n'avaient pu ouvrir leur compte qu'&#224; la Poste, l'entreprise se met au go&#251;t de ses futurs actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... de la moiti&#233; des centres de tri...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de la partie la plus visible de la r&#233;forme, mais du c&#244;t&#233; des centres de tri, la restructuration n'est pas moins drastique. Sous pr&#233;texte de modernisation de l'outil de production, parmi les 130 centres actuellement en fonction, plus de la moiti&#233; devraient &#234;tre supprim&#233;s pour &#234;tre remplac&#233;s par de grandes plates-formes de tri. Alors qu'un centre d&#233;j&#224; bien automatis&#233; comme celui de Nanterre trie 2 millions de plis par jour avec 400 salari&#233;s, une plate-forme comme celle de Gonesse devrait permettre de traiter 5 millions de plis avec 600 salari&#233;s. Cela signifie un gain de productivit&#233; de l'ordre de 40 % qui se fera sur le dos des postiers. Ceux qui se retrouveront dans les nouvelles plates-formes auront une charge de travail accrue.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH288/ptt-7776d.gif?1787958022' width='350' height='288' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;... et d'un tiers des postes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les restructurations des centres de tri, comme celles des bureaux vont s'accompagner d'une baisse massive du nombre de salari&#233;s. La direction de La Poste compte sur le fait que d'ici 2012, il y aura 120 000 d&#233;parts en retraite sur les 320 000 actuels salari&#233;s. Soit une baisse de plus du tiers des effectifs ! Par ailleurs, depuis quelques ann&#233;es, sur une moyenne annuelle de 10 000 recrutements, moins de 2 000 ont un statut de fonctionnaire. Bailly a d'ailleurs d&#233;clar&#233; viser une r&#233;duction des co&#251;ts de personnel de l'ordre de 20 &#224; 30 %. Enfin, La Poste entend devenir une banque comme les autres. Alors que jusqu'ici elle &#233;tait un &#233;tablissement d'&#233;pargne et de d&#233;p&#244;ts, elle aimerait demain pouvoir g&#233;rer des op&#233;rations de cr&#233;dits et &#171; diversifier son public &#187;, il faut comprendre cesser d'&#234;tre la banque des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pressions et mise en condition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce programme suscite, &#224; juste titre, de nombreux m&#233;contentements. Des maires de petites communes se mobilisent contre les fermetures de bureaux de proximit&#233;, les usagers et les postiers quant &#224; eux s'inqui&#232;tent des &#233;volutions en cours. Ayant peur de susciter un m&#233;contentement s'exprimant au grand jour, la direction de La Poste prend les devants. Tous ses projets se d&#233;clinent les uns apr&#232;s les autres dans le plus grand flou. Quels seront les bureaux supprim&#233;s ? Qu'adviendra-t-il des salari&#233;s dont le bureau ou le centre de tri aura ferm&#233; ? Bien d'autres questions restent sans r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, depuis un an, les directeurs d'&#233;tablissements m&#232;nent la chasse aux syndicalistes les plus combatifs en particulier sur Paris o&#249; la fermeture de nombreux centres de tri a d&#233;j&#224; eu lieu. Ils prennent des mesures disciplinaires &#224; leur encontre, n'h&#233;sitant pas &#224; les sanctionner dans leur notation, interdisant des prises de parole. Tel syndicaliste est licenci&#233; pour avoir tutoy&#233; un chef, tel autre exclu un mois pour avoir coll&#233; un timbre sur une machine... Les sanctions les plus d&#233;mesur&#233;es sont prises pour des raisons anodines. La direction esp&#232;re ainsi cr&#233;er un climat de crainte propice &#224; la mise en &#339;uvre de ses projets. Parall&#232;lement, elle se targue d'avoir modernis&#233; son &#171; management &#187;. A La Poste, cr&#233;&#233;e initialement sur le mod&#232;le hi&#233;rarchique militaire, il est &#224; pr&#233;sent question de &#171; culture d'entreprise &#187;, de &#171; participation des salari&#233;s aux d&#233;cisions &#187;. Concr&#232;tement cela se traduit par l'instauration d'un &#171; espace-temps-communication &#187; c'est-&#224;-dire une heure d'information patronale mensuelle. En somme, un peu de paternalisme et encore plus de pression hi&#233;rarchique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, toutes les pressions se conjuguent : bas salaires (les postiers font partie des cat&#233;gories de salari&#233;s les plus touch&#233;s par le surendettement), incertitudes quant aux mutations, r&#233;apparition de chronom&#232;tres ici et l&#224; &#224; la production. Reste que ces projets sont impopulaires, bien au-del&#224; des postiers : toute une fraction de la population est aussi touch&#233;e. Souhaitons que les chemins de la solidarit&#233; entre postiers et usagers puissent &#234;tre trouv&#233;s et mettent &#224; mal les plans de rentabilisation du secteur postal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clara SOLDINI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Education nationale : la privatisation rampante
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Education-nationale-la-privatisation-rampante</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Education-nationale-la-privatisation-rampante</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:13:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF). &lt;br /&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Loi organique relative &#224; la loi de finance (LOLF), con&#231;ue dans le cadre de la r&#233;forme de l'Etat, en cours depuis plusieurs ann&#233;es, a pour but une r&#233;duction des d&#233;penses et du nombre de fonctionnaires, et une contractualisation &#224; tous les niveaux (sous forme de contrats d'objectifs). Cette LOLF est le dernier cadeau, juste avant son d&#233;part, du gouvernement Jospin, vot&#233;e &#224; l'unanimit&#233; &#224; l'Assembl&#233;e (moins l'abstention des d&#233;put&#233;s du PCF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle s'applique dans tous les minist&#232;res et est en exp&#233;rimentation actuellement dans l'acad&#233;mie de Bordeaux pour l'Education Nationale. Elle s'accompagne d'une globalisation des cr&#233;dits, avec &#171; fongibilit&#233; asym&#233;trique &#187; [traduction : possibilit&#233; de transf&#233;rer des cr&#233;dits &#171; r&#233;mun&#233;ration des personnels &#187; aux cr&#233;dits d'&#233;quipement (mais l'inverse n'est pas possible)], d'une plus grande autonomie des &#233;tablissements et de la mise en place d'objectifs, avec &#233;valuations. Concr&#232;tement, qu'est-ce que cela signifie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#232;ges, lyc&#233;es et lyc&#233;es professionnels viennent de recevoir une somme d'argent pour leur Projet d'&#233;tablissement (toutes les actions culturelles et de soutien...) ainsi que pour les Fonds sociaux, carnets de correspondance, manuels... Rien de nouveau, si ce n'est que, jusque-l&#224;, les enveloppes &#233;taient &#171; affect&#233;es &#187;, c'est-&#224;-dire qu'il &#233;tait impossible d'utiliser les fonds de l'une pour une autre. Dor&#233;navant, c'est au Conseil d'administration de d&#233;cider de la r&#233;partition de cette somme globale. Libre &#224; lui de d&#233;cider d'utiliser le &#171; trop plein &#187; de fonds sociaux pour des actions culturelles comme on l'a vu dans un coll&#232;ge socialement favoris&#233; de Dordogne ! Pendant que le coll&#232;ge voisin, lui, utilisait la somme th&#233;oriquement destin&#233;e aux manuels pour les fonds sociaux ! Cela ne peut qu'augmenter les in&#233;galit&#233;s entre &#233;tablissements : les plus &#171; riches &#187; pourront offrir toute une palette d'actions culturelles &#224; leurs &#233;l&#232;ves, les autres devant se contenter du minimum vital ! La concurrence entre &#233;tablissements sera renforc&#233;e, ainsi qu'au sein des &#233;quipes, car l'enveloppe attribu&#233;e &#233;tant bien inf&#233;rieure &#224; celle demand&#233;e (un &#233;cart allant de 1 &#224; 20 pour certains &#233;tablissements !), comment choisir entre les projets propos&#233;s ? Sur quels crit&#232;res ? C'est en fait &#224; la gestion de la p&#233;nurie par eux-m&#234;mes que personnels, parents et &#233;l&#232;ves vont &#234;tre confront&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, la gestion de la masse salariale va se faire au niveau acad&#233;mique (c'est une somme globale qui sera attribu&#233;e par l'Etat et non plus des emplois pr&#233;cis) et au niveau de l'&#233;tablissement. C'est eux qui d&#233;cideront de quels types de personnels ils ont besoin : pourquoi pas plus de pr&#233;caires sous-pay&#233;s que de titulaires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, comme les cr&#233;dits attribu&#233;s sont insuffisants, et que l'autonomie de l'&#233;tablissement sera plus importante, la tentation sera forte de rechercher des financements sous forme de partenariats, y compris priv&#233;s ! D'autant plus que les &#233;tablissements seront &#233;valu&#233;s en fonction de leurs r&#233;sultats par rapport &#224; leurs objectifs et qu'il faudra donc &#234;tre le plus &#171; performant &#187; possible pour justifier de l'utilisation des cr&#233;dits et en recevoir d'autres l'ann&#233;e suivante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que si nous allons au bout de cette logique, il ne restera plus grand-chose du service public d'Education nationale ! La privatisation ne serait m&#234;me pas n&#233;cessaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Liliane LEFEVRE&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Public-priv&#233; : o&#249; en est-on ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; relativement r&#233;cent, l'enseignement priv&#233; n'&#233;tait pas automatiquement associ&#233; dans l'opinion publique &#224; un enseignement de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hormis certaines r&#233;gions (Est de la France, Bretagne) o&#249; il se confondait avec l'enseignement confessionnel, catholique pour l'essentiel, et faisait jeu &#233;gal avec l'enseignement public, il occupait une part minoritaire. Si un petit nombre d'&#233;tablissements priv&#233;s (confessionnels), tr&#232;s s&#233;lectifs, assuraient un enseignement de qualit&#233;, la majorit&#233; des &#233;tablissements se consacraient aux &#233;l&#232;ves recal&#233;s ailleurs (les fameuses &#171; bo&#238;tes &#224; bac &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la r&#233;gionalisation de Defferre en 1982, les conseils r&#233;gionaux attribuent les subventions de fonctionnement &#224; tous les &#233;tablissements d'enseignements, publics comme priv&#233;s, de fa&#231;on &#171; &#233;quitable &#187;. Les &#233;tablissements priv&#233;s disposant de ressources propres (la scolarit&#233; des &#233;l&#232;ves est, le plus souvent, payante), leur budget est donc plus &#171; confortable &#187; que celui des &#233;tablissements publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, si le recrutement des enseignants des &#233;tablissements priv&#233;s est laiss&#233; &#224; leur initiative, la plupart sont sous contrat d'association avec l'Etat et n'ont pas &#224; les payer, puisque c'est le Tr&#233;sor public qui acquitte alors les salaires des enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une tendance invers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; un pass&#233; r&#233;cent, donc, les &#171; meilleurs &#187; enseignants se tournaient vers l'enseignement public (la qualit&#233; &#233;tant &#233;videmment une notion toute relative), les meilleurs &#233;l&#232;ves aussi. Mais la d&#233;gradation continue des conditions dans les &#233;tablissements publics (classes surcharg&#233;es, postes non pourvus de surveillants, d'agents de service, mais aussi diminution du nombre d'options, en particulier en langues vivantes) rend les &#233;tablissements priv&#233;s plus &#171; concurrentiels &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la rentr&#233;e de septembre 2003, toute la presse avait relev&#233; une augmentation de la part du priv&#233; par rapport au public, se d&#233;p&#234;chant de mettre cela sur le compte du mouvement du printemps 2003, les parents fuyant le public pour le priv&#233; car &lt;em&gt;&#171; l&#224; au moins, les profs ne font pas gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant cette tendance a encore &#233;t&#233; accentu&#233;e &#224; la rentr&#233;e 2004 alors que l'ann&#233;e scolaire 2003-2004 est une de celles o&#249; il y a eu le moins de journ&#233;es de gr&#232;ve dans l'enseignement public. En fait c'est que les &#233;tablissements priv&#233;s, dot&#233;s de plus de moyens, se voient ouvrir la possibilit&#233; d'offrir plus d'options et un encadrement plus nombreux qui rassure des parents inquiets de &lt;em&gt;&#171; la mont&#233;e de l'ins&#233;curit&#233; &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Moins de remplacements... et plus de pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2000, le minist&#232;re affirmait que les titulaires sur zone de remplacement (TZR) &#233;taient en surnombre puisque dans certaines disciplines (en fait tr&#232;s rares !), certains TZR pouvaient rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, sans effectuer de remplacement... Pay&#233;s donc en quelque sorte &#224; ne rien faire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de TZR est donc pass&#233;, dans l'acad&#233;mie de Bordeaux, de 1 081 en 2000 &#224; 468 en 2003. Cela a conduit &#224; une situation o&#249; le peu de TZR restant &#233;taient affect&#233;s &#224; l'ann&#233;e, pour combler les trous, et il n'y avait plus personne pour effectuer les remplacements ! D'o&#249; une explosion de la pr&#233;carit&#233; avec 1 500 pr&#233;caires (contractuels et vacataires) engag&#233;s pour l'ann&#233;e 2003 dans la m&#234;me acad&#233;mie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela s'est bien s&#251;r traduit par une d&#233;t&#233;rioration du service public car ce sont des gens sans aucune formation p&#233;dagogique qui &#233;taient ainsi &#171; jet&#233;s &#187; devant des classes du jour au lendemain ! D'autre part, les vacataires ne pouvant faire plus de 200 heures dans une ann&#233;e (au-del&#224; desquelles ils auraient droit au ch&#244;mage), certaines classes ont vu se succ&#233;der jusqu'&#224; trois profs de maths ou de fran&#231;ais dans l'ann&#233;e scolaire ! Cela a suscit&#233; le m&#233;contentement l&#233;gitime des parents et des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre 2004, virage &#224; 180&#176; de l'administration : elle a augment&#233; le nombre de TZR (+ 291 dans l'acad&#233;mie de Bordeaux)... et annonc&#233; aux contractuels embauch&#233;s les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes qu'ils n'auraient pas de contrat cette ann&#233;e. En revanche ils seraient prioritaires pour des vacations de 200 heures maximum, alors qu'elle s'&#233;tait moralement engag&#233;e &#224; les former et &#224; leur redonner du travail de sorte qu'au bout de 3 ann&#233;es effectives ils puissent passer des concours r&#233;serv&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi europ&#233;enne interdisant la reconduction de CDD au-del&#224; de trois ans, l'administration se met ainsi &#224; l'abri de cr&#233;ation forc&#233;e d'enseignants quasi-titulaires... R&#233;sultat : des centaines, des milliers probablement &#224; l'&#233;chelle nationale, de personnes au ch&#244;mage ; et une augmentation de l'extr&#234;me pr&#233;carit&#233; en cours d'ann&#233;e car l'administration n'embauchera que des vacataires pour faire les remplacements de courte ou moyenne dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;En augmentation ou pas ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A &#233;couter les gouvernements successifs, le budget de l'Education nationale ne cesse d'augmenter chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est certes vrai en euros courants, mais pas en euros constants !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, surtout, son poids dans le Produit int&#233;rieur brut ne cesse de diminuer : 7,20 % en 1994, 6,80 % en 2001 et 6,20 % en 2004... (chiffres d'un dossier du SNES &#233;tabli en 2004 d'apr&#232;s une &#233;tude minist&#233;rielle).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH290/education-1e9b2.gif?1787958022' width='300' height='290' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Chemins de fer britanniques priv&#233;s... pas d'accidents !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Chemins-de-fer-britanniques-prives-pas-d-accidents</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Chemins-de-fer-britanniques-prives-pas-d-accidents</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:08:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Royaume-Uni
</dc:subject>
		<dc:subject>Cheminots
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure. &lt;br /&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Royaume-Uni-+" rel="tag"&gt;Royaume-Uni
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Cheminots-+" rel="tag"&gt;Cheminots
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1993, le gouvernement conservateur de John Major fait &#233;clater British Rail en une centaine de secteurs ind&#233;pendants. L'infrastructure ferroviaire est confi&#233;e &#224; un monopole priv&#233;, Railtrack, qui est charg&#233; d'entretenir les voies et d'attribuer des &#171; sillons &#187; horaires aux transporteurs. 25 soci&#233;t&#233;s franchis&#233;es reprennent le trafic voyageur de British Rail et ach&#232;tent aupr&#232;s de Railtrack le droit d'utiliser l'infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les usagers, c'est le d&#233;but d'une longue descente aux enfers. La s&#233;curit&#233; est totalement d&#233;laiss&#233;e. Les accidents se succ&#232;dent : Southall (1997 : 7 morts), Paddington (1999 : 31 morts), Hatfield (2000 : 4 morts), Selby (2001 : 10 morts)... Pour ne citer que les plus meurtriers. La responsabilit&#233; de Railtrack appara&#238;t au grand jour : les voies ne sont plus entretenues. L'accident d'Hatfield s'est produit &#224; cause d'un rail cass&#233;, aucune r&#233;paration n'avait &#233;t&#233; faite. Le groupe priv&#233; a pr&#233;f&#233;r&#233; reverser des dividendes toujours plus &#233;normes &#224; ses actionnaires, plut&#244;t que d'investir pour r&#233;nover l'infrastructure ferroviaire. Du coup, entre 1997 et 1999, l'action Railtrack a augment&#233; de 400 %. Un humoriste noir a pu dire qu'elle suivait la courbe du nombre de morts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies charg&#233;es du transports des voyageurs ne sont pas moins en cause. Beaucoup d'accidents sont caus&#233;s par des franchissements de signaux d'arr&#234;t, comme &#224; Southall ou &#224; Paddington. Elles ont toujours refus&#233; d'installer des syst&#232;mes de s&#233;curit&#233; ATP (Automatic train protection) qui permettent d'assurer l'arr&#234;t imm&#233;diat du train. Les conditions de travail qu'elles imposent aux conducteurs contribuent aussi &#224; l'ins&#233;curit&#233; : les salari&#233;s travaillent souvent plus de 70 heures par semaine et deux semaines d'affil&#233;e sans aucun jour de repos. A un tel rythme, une vigilance de tous les instants devient difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les compagnies n'ayant pas voulu investir, les voyageurs doivent supporter quotidiennement de nombreux retards et la surcharge des trains, due au manque de mat&#233;riel roulant. En revanche les tarifs britanniques sont maintenant les plus &#233;lev&#233;s d'Europe. Ils repr&#233;sentent environ le double des tarifs fran&#231;ais, eux-m&#234;mes dans la moyenne du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme l'affirme sans complexe le &#171; 10 Year Plan-Transport 2010 &#187;, un plan gouvernemental charg&#233; de redresser la situation, &#171; la priorit&#233; &#233;tait la r&#233;duction des subventions publiques, non l'am&#233;lioration et le d&#233;veloppement des services &#187; ! R&#233;sultats probants ! L'Etat d&#233;pense aujourd'hui trois fois plus pour les chemins de fer qu'avant la privatisation (rappelons que la raison de la privatisation &#233;tait la mauvaise gestion et le co&#251;t &#233;lev&#233; de l'entreprise publique !). Depuis des ann&#233;es, il paye 80 % des sommes que les transporteurs doivent verser &#224; Railtrack pour l'utilisation du r&#233;seau. Il a subventionn&#233; Railtrack pour faire les travaux d'entretien n&#233;cessaire, apr&#232;s le scandale provoqu&#233; par les accidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travaillistes, revenus au pouvoir, ont bien vite abandonn&#233; leur promesse de renationaliser les chemins de fer. Tout r&#233;cemment, le gouvernement Blair a fait le choix de d&#233;manteler Railtrack, mais c'est au profit d'une autre soci&#233;t&#233; priv&#233;e, Network Rail. Bien qu'elle soit officiellement &#171; &#224; but non lucratif &#187;, il n'est pas difficile de pr&#233;voir qu'elle servira elle aussi &#224; d&#233;gager le maximum de profits pour des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Quant aux actionnaires de Railtrack, l'Etat s'est engag&#233; &#224; ce qu'ils ne subissent aucune perte, &#224; ses frais...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH303/sncf-2-29e61.gif?1787958022' width='300' height='303' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les trois pieuvres, ma&#238;tresses de l'eau
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-trois-pieuvres-maitresses-de-l-eau</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-trois-pieuvres-maitresses-de-l-eau</guid>
		<dc:date>2004-09-30T22:07:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Eau
</dc:subject>

		<description>Acheminer de l'eau potable chez les habitants doit &#234;tre consid&#233;r&#233; &#233;videmment comme un service public indispensable. En France, ce sont d'ailleurs les communes qui sont charg&#233;es de sa gestion. Parfois elles le font elles-m&#234;mes avec un personnel municipal qui se charge du r&#233;seau d'approvisionnement ainsi que du traitement des eaux us&#233;es. &lt;br /&gt;Mais d'autres, et de plus en plus souvent, d&#233;l&#232;guent la gestion du r&#233;seau, en partie ou int&#233;gralement, &#224; une entreprise priv&#233;e. D&#233;j&#224; Lyon en 1853&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Eau-+" rel="tag"&gt;Eau
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Acheminer de l'eau potable chez les habitants doit &#234;tre consid&#233;r&#233; &#233;videmment comme un service public indispensable. En France, ce sont d'ailleurs les communes qui sont charg&#233;es de sa gestion. Parfois elles le font elles-m&#234;mes avec un personnel municipal qui se charge du r&#233;seau d'approvisionnement ainsi que du traitement des eaux us&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres, et de plus en plus souvent, d&#233;l&#232;guent la gestion du r&#233;seau, en partie ou int&#233;gralement, &#224; une entreprise priv&#233;e. D&#233;j&#224; Lyon en 1853 l'avait remise &#224; la Compagnie g&#233;n&#233;rale des eaux. Celle-ci a depuis prosp&#233;r&#233;, prenant en 1998 le nom de Vivendi et en 2003 celui de Veolia environment. Elle g&#232;re aujourd'hui l'eau pour 8 000 collectivit&#233;s locales, soit 26 millions de personnes approvisionn&#233;es. La deuxi&#232;me grande entreprise de l'eau, la Lyonnaise des eaux, date elle aussi du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ; filiale du groupe Suez, elle s'appelle d&#233;sormais Ondeo. Derni&#232;re arriv&#233;e sur le march&#233;, la Saur est une filiale de Bouygues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion de l'eau par des entreprises priv&#233;es est donc chose ancienne, mais depuis 50 ans, elle s'est g&#233;n&#233;ralis&#233;e avec l'encouragement de l'Etat : 31 % du march&#233; &#233;tait g&#233;r&#233; par le priv&#233; en 1954, 60 % en 1980 et 80 % aujourd'hui. Production, distribution, gestion des eaux us&#233;es, usines de retraitement et stations d'&#233;puration, cabinets d'experts, recherche dans le domaine de l'eau, dans tout cela les trois compagnies r&#232;gnent d&#233;sormais en ma&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des factures encore moins claires que leur eau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le service de l'eau est donc un secteur particuli&#232;rement juteux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une commune passe contrat avec une compagnie, cette derni&#232;re assume pour une longue dur&#233;e (au moins dix ans), la gestion et l'entretien du r&#233;seau de l'eau. La compagnie encaisse les factures sur l'eau consomm&#233;e mais les investissements restent pour elle des commandes qu'elle peut facturer au prix fort. Car le r&#233;seau reste propri&#233;t&#233; de la mairie et c'est la collectivit&#233; qui finance les grands investissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part les compagnies contr&#244;lent toutes les &#233;tapes du processus, et tout le monde sait que l'existence de trois grands groupes permet des ententes pour se partager les march&#233;s en maintenant des prix &#233;lev&#233;s. Il est donc difficile pour un maire de contester les tarifs impos&#233;s ou de mettre en cause tel investissement qu'elles proposent pour am&#233;liorer le r&#233;seau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que de nombreuses municipalit&#233;s accordent des contrats juteux aux compagnies en &#233;change de cadeaux l&#233;gaux ou ill&#233;gaux. De la corruption individuelle de certains &#233;lus jusqu'aux dons faits &#224; la municipalit&#233; ou &#224; un parti, comme l'ont montr&#233; de nombreuses affaires, les compagnies de l'eau n'ont pas manqu&#233; d'imagination pour d&#233;crocher leurs contrats. Et quand elles font un cadeau aux autorit&#233;s, ce sont les administr&#233;s qui en paie la note, par l'augmentation de leur facture d'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une facture qui est bien opaque. Les variations de prix d'une ville &#224; l'autre peuvent aller de 1 &#224; 7, sans que cette multiplication soit vraiment justifi&#233;e par les probl&#232;mes techniques. Ce qui est certain, c'est que l'eau est globalement plus ch&#232;re dans les communes &#224; gestion priv&#233;e que dans celles &#224; gestion publiques (30 % de plus). Et surtout, les prix ne cessent d'augmenter : les clauses impos&#233;es par les compagnies provoquent une explosion des tarifs (une hausse de 70 % sur la p&#233;riode 1990-1998).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le mod&#232;le fran&#231;ais qui s'exporte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gestion priv&#233;e n'est pas davantage une garantie de bon service. Partant du principe que l'usager et la commune paieront car l'eau est indispensable, le r&#233;seau est souvent d&#233;laiss&#233;. Des fuites dans les canalisations provoquent une perte d'un tiers de l'eau avant l'arriv&#233;e au robinet ? Une compagnie pr&#233;f&#233;rera surfacturer l'usager, en lui faisant payer l'eau perdue plut&#244;t que de mettre en &#339;uvre les r&#233;novations n&#233;cessaires. Des probl&#232;mes de pollution &#224; g&#233;rer ? Pour les trusts de l'eau, cela peut &#234;tre l'occasion de vendre une station d'&#233;puration surdimensionn&#233;e au prix fort sans pour autant faire les am&#233;liorations du r&#233;seau n&#233;cessaires ailleurs. Le savoir-faire en mati&#232;re de l'eau des Veolia, Ondeo et Saur est indiscutable, mais il est mis en &#339;uvre seulement s'il y a du profit &#224; la cl&#233;, pas pour r&#233;pondre aux besoins de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand Vivendi pr&#233;levait sur chaque facture une somme cens&#233;e constituer une provision pour les travaux &#224; venir, ces sommes arrivaient depuis 1997 dans les comptes d'une soci&#233;t&#233; financi&#232;re bas&#233;e en Irlande, sommes qui &#233;taient non pas conserv&#233;es mais r&#233;investies dans le d&#233;veloppement de... Vivendi Universal. Avec les d&#233;boires de Jean-Marie Messier dans le domaine audio-visuel la part de provisions envol&#233;es est &#233;valu&#233; &#224; pr&#232;s de 5 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH284/eau-675a1.gif?1787958022' width='300' height='284' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les trois grands groupes de l'eau, avec les profits faits sur la gestion de l'eau, ont pu d&#233;multiplier leurs investissements, en particulier dans d'autres secteurs d'activit&#233; comme la propret&#233;, l'&#233;nergie, les transports. Appliquant les m&#234;mes recettes, elles font payer l&#224; aussi &#224; la collectivit&#233; la gestion, jamais exemplaire, de services essentiels comme le ramassage et le traitement des ordures ou les r&#233;seaux de bus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les succ&#232;s accumul&#233;s et les profits engrang&#233;s en France ont fait des trusts fran&#231;ais des leaders mondiaux en mati&#232;re de gestion de l'eau. Celle-ci, encore publique dans la plupart des pays, se heurte &#224; de nouveaux probl&#232;mes dus &#224; la d&#233;mographie et au d&#233;veloppement des villes, et comme ailleurs c'est en privatisant que les autorit&#233;s s'efforcent de les r&#233;soudre. Les trusts fran&#231;ais, avec toute les comp&#233;tences aussi bien techniques que mafieuses qu'ils ont acquises en la mati&#232;re sont tr&#232;s bien plac&#233;s pour rafler les march&#233;s qui se sont ouverts depuis une vingtaine d'ann&#233;es, que ce soit en Chine, aux Etats-Unis, en C&#244;te d'Ivoire, au Br&#233;sil, ou ailleurs. Veolia est ainsi devenu le premier groupe mondial de gestion de l'eau et r&#233;alise 60 % de son chiffre d'affaires &#224; l'&#233;tranger. Bien entendu, avec toujours les m&#234;mes effets : hausses des prix, qualit&#233; discutable de l'eau, coupures d'eau pour impay&#233;s qui en privent les plus pauvres. Voil&#224; comment le &#171; mod&#232;le fran&#231;ais &#187; de gestion de l'eau se d&#233;veloppe sur toute la plan&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gauche et droite : la constance
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Gauche-et-droite-la-constance</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Gauche-et-droite-la-constance</guid>
		<dc:date>2004-09-30T20:29:05Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Privatisations
</dc:subject>

		<description>En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation. &lt;br /&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Privatisations-+" rel="tag"&gt;Privatisations
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1986 le gouvernement de Chirac, Mitterrand &#233;tant alors pr&#233;sident, se signale par l'ampleur des privatisations auxquelles il proc&#232;de : 1 000 entreprises, comprenant un demi million de salari&#233;s, ont &#233;t&#233; vendues pour un montant &#233;quivalent &#224; 13 milliards d'euros actuels. La gauche au pouvoir les cinq ans suivants ne proc&#232;de a aucune renationalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre 1993 et 1997, les gouvernements de droite Balladur et Jupp&#233; privatisent &#224; nouveau un millier de soci&#233;t&#233;s, comprenant 400 000 salari&#233;s, pour la somme totale de 26 milliards d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est le gouvernement Jospin qui, de 1997 &#224; 2001, parach&#232;ve le travail en privatisant plus de 900 entreprises, comprenant seulement 150 000 salari&#233;s, mais pour 31 milliards d'euros, soit 5 milliards de mieux que ses devanciers de droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2002, l'&#201;tat ne contr&#244;lait plus que 1 600 entreprises, dont 55 principales, le reste &#233;tant leurs filiales&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Elles totalisaient 1 124 300 salari&#233;s. Depuis la liste des privatis&#233;es ou privatisables ne cessent de s'allonger : Snecma, Air-France, A&#233;roports de Paris, EDF, GDF, La Poste, les arsenaux avec DCN, des soci&#233;t&#233;s d'autoroute, telles que ASF, SANEF ou SAPRR, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vente des entreprises publiques peut se faire morceau par morceau. Le gouvernement commence par changer le statut de l'entreprise. Ce n'est qu'apr&#232;s qu'il vend et en plusieurs fois. Ainsi France telecom, dont le gouvernement Raffarin vient de c&#233;der &#224; nouveau 10,85 %, a vu son capital ouvert et vendu &#224; presque 50 % par son pr&#233;d&#233;cesseur de gauche, au m&#233;pris des d&#233;clarations faites pendant la campagne &#233;lectorale de 1997. L'&#201;tat garde d'ailleurs des participations minoritaires dans le capital de nombre d'entreprises privatis&#233;es, comme Renault. En proc&#233;dant par &#233;tapes, les diff&#233;rents gouvernements tentent d'&#233;mietter les r&#233;actions des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Chiffres INSEE. La Caisse des D&#233;p&#244;ts d&#233;veloppement compte &#224; elle seule 400 filiales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> AGCS, miroir aux alouettes
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/AGCS-miroir-aux-alouettes</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/AGCS-miroir-aux-alouettes</guid>
		<dc:date>2004-09-30T20:26:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Trait&#233;s commerciaux
</dc:subject>

		<description>Apr&#232;s l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement), l'AGCS (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les services) ! Pour la quasi-totalit&#233; de la gauche et de l'extr&#234;me gauche ce nouvel &#171; accord catastrophe &#187; pr&#233;pare la liquidation, &#224; l'&#233;chelle mondiale, de la majeure partie des services publics. Cette crainte s'est largement diffus&#233;e au point par exemple qu'il &#233;tait rare, dans un mouvement comme celui du printemps 2003 en France, de voir se tenir une AG de gr&#233;vistes sans que tel ou tel&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Traites-commerciaux-+" rel="tag"&gt;Trait&#233;s commerciaux
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement), l'AGCS (Accord g&#233;n&#233;ral sur le commerce et les services) ! Pour la quasi-totalit&#233; de la gauche et de l'extr&#234;me gauche ce nouvel &#171; accord catastrophe &#187; pr&#233;pare la liquidation, &#224; l'&#233;chelle mondiale, de la majeure partie des services publics. Cette crainte s'est largement diffus&#233;e au point par exemple qu'il &#233;tait rare, dans un mouvement comme celui du printemps 2003 en France, de voir se tenir une AG de gr&#233;vistes sans que tel ou tel brandisse le spectre de l'AGCS et veuille faire de son abrogation l'objectif ultime du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un complot lib&#233;ral ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous des dehors tr&#232;s &#171; internationalistes &#187;, il ne s'agit que d'une nouvelle illustration de l'acharnement de la gauche r&#233;formiste &#224; imputer chaque attaque contre le monde du travail &#224; telle ou telle instance supranationale opaque, incontr&#244;lable et toute puissante. Ce qui a le triple avantage, ou plut&#244;t inconv&#233;nient de notre point de vue, d'attirer les travailleurs sur le terrain chauvin de la &#171; souverainet&#233; nationale &#187;, de d&#233;douaner en partie le gouvernement et le patronat local et, &lt;em&gt;last but not least&lt;/em&gt;, de justifier par avance les renoncements et trahisons de la gauche au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi &#224; l'OMC, la Banque mondiale ou autre FMI, des commissions occultes, peupl&#233;es de fanatiques, et soutenues par les firmes multinationales, trameraient dans le dos des peuples (et m&#234;me dans le dos des parlements nationaux !) des projet visant &#224; soumettre tous les aspects de la vie des soci&#233;t&#233;s &#224; un vaste march&#233; fonctionnant conform&#233;ment aux id&#233;aux du lib&#233;ralisme : libre concurrence, absence de monopoles et d'intervention de l'Etat, etc. Ayant quasiment achev&#233; le d&#233;mant&#232;lement des barri&#232;res douani&#232;res dans le cadre du GATT, ces &#171; ultralib&#233;raux &#187; s'aper&#231;urent qu'un grand nombre de services devant &#234;tre fournis au contact direct de l'utilisateur ne pouvaient faire l'objet d'un commerce transfrontalier, si libre soit-il. Ils entreprirent donc de favoriser l'implantation directe d'entreprises d&#233;sireuses de fournir leurs services sur place. Et pour que celles-ci ne se heurtent pas &#224; des monopoles publics (de l'&#233;lectricit&#233;, de l'eau, de l'acheminement postal...), &#224; des entreprises publiques subventionn&#233;es ou &#224; des services gratuits (&#233;cole, sant&#233;), ils &#233;labor&#232;rent, en jetant les bases de l'OMC, &#224; partir de 1994, un accord imposant &#224; tous les Etats la privatisation et la mise en concurrence de tous les services publics, hormis la police, la d&#233;fense, la justice, le fisc et la Banque centrale : l'AGCS.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un combat donquichottesque&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse, qui sous tend l'abondante litt&#233;rature anti-AGCS, ne r&#233;siste gu&#232;re &#224; l'examen des faits. En quoi les dispositions de l'AGCS vont-elles plus loin que les mesures de privatisation, de sous-traitance de services publics &#224; des entreprises priv&#233;es et d'ouverture &#224; la concurrence initi&#233;es depuis belle lurette par les Etats nationaux eux-m&#234;mes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS n'impose aux Etats que de fournir une &#171; liste d'engagements &#187;, d&#233;signant les secteurs qu'ils sont pr&#234;ts &#224; ouvrir. Celle fournie pas la Commission europ&#233;enne en f&#233;vrier 2003 exclut d'ailleurs l'eau, l'&#233;ducation, la sant&#233; et l'audiovisuel. Un quatre-page d'Attac pr&#233;sente cela comme &lt;em&gt;&#171; une incontestable victoire pour la mobilisation contre l'AGCS, qui s'amplifie aujourd'hui en Europe &#187;. &lt;/em&gt;En fait, n'en d&#233;plaise &#224; Attac, cette d&#233;cision de la Commission illustre uniquement le pragmatisme des patrons europ&#233;ens et des politiciens qui les repr&#233;sentent. Privatiser, lib&#233;raliser, oui, mais &#224; leur rythme, au gr&#233; de leurs int&#233;r&#234;ts, en d&#233;fendant leurs pr&#233;bendes et &#224; condition d'accro&#238;tre leurs parts de march&#233; et leurs profits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AGCS, loin d'&#234;tre le fer de lance de l'offensive contre les services publics, appara&#238;t m&#234;me bien en retrait sur ce que les diff&#233;rents Etats nationaux ont d&#233;j&#224; programm&#233; et r&#233;alis&#233;, soit dans le cadre de leurs fronti&#232;res, soit dans le cadre de l'Union europ&#233;enne. Car il va de soi que l'exclusion de l'eau ou de l'audiovisuel des champs de l'AGCS en Europe ne prot&#232;ge en rien ces domaines de l'app&#233;tit des trusts... europ&#233;ens. Dans le cas de la France, il faut vraiment avoir chauss&#233; des verres d&#233;formants pour imputer la responsabilit&#233; de la casse des services publics &#224; des institutions supranationales alors que ce pays est l'un des pionniers des politiques de &#171; d&#233;l&#233;gation de services publics &#187; (eau, ordures m&#233;nag&#232;res, etc.) aux entreprises priv&#233;es, ce qui lui a permis de faire &#233;merger les leaders mondiaux du secteur (Bouygues, Vivendi, Suez) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux pays en voie de d&#233;veloppement, il y a d&#233;j&#224; vingt ans que les grandes puissances leur ont impos&#233;, via les institutions comme le FMI et ses programmes d'ajustement structurel, la vente aux multinationales des quelques secteurs rentables contr&#244;l&#233;s par les Etats. Tant&#244;t c'est la crise de la dette qui a permis d'obliger des gouvernements &#224; &#171; vendre la vaisselle pour acheter &#224; manger &#187; ; tant&#244;t il n'y m&#234;me pas eu besoin de forcer la main &#224; qui que ce soit, tant les gouvernements locaux &#233;taient d&#233;vou&#233;s corps et &#226;me &#224; l'imp&#233;rialisme. Dans le pire des cas, ce sont les armes qui ont d&#233;partag&#233; les groupes rivaux : en Afrique centrale, les guerre civiles se sont sold&#233;es par des braderies d'entreprises publiques. Les kalachnikovs de Sassou Nguesso ou de Kabila ont ouvert la voie au&lt;strong&gt;x&lt;/strong&gt; multinationales plus efficacement que les bureaucrates en costume trois pi&#232;ces de l'OMC.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;N&#233;o-lib&#233;ralisme ou n&#233;o-parasitisme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement g&#233;n&#233;ral de privatisation touche la plan&#232;te depuis une vingtaine d'ann&#233;es. Les entreprises sont parvenues, depuis les ann&#233;es 80, &#224; r&#233;tablir leurs profits, gr&#226;ce &#224; une exploitation accrue du monde du travail. Mais la demande progresse au ralenti et les entreprises ne peuvent gu&#232;re r&#233;investir leurs profits abondants dans la cr&#233;ation de nouvelles capacit&#233;s de production. C'est pourquoi elles pr&#233;f&#232;rent, d'une part se racheter les unes les autres (les vagues de &#171; fusions-acquisitions &#187;) et d'autre part racheter ou prendre en main des services publics. Faute de pouvoir cr&#233;er du neuf, les entreprises se rabattent sur ce qui existe et essayent de le parasiter. L'app&#233;tit des grandes entreprises pour les services publics est avant tout le sympt&#244;me d'une certaine stagnation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'il n'y a pas grand-chose de lib&#233;ral l&#224;-dedans : aux monopoles publics se substituent de quasi-monopoles priv&#233;s, de v&#233;ritables cartels comme ceux form&#233;s, en France, par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile. La libre concurrence nationale et internationale sur le march&#233; des services n'est pas pour demain : Vivendi, Bouygues, Suez, Lagard&#232;re ou encore Pinault y veillent. Si l'anc&#234;tre de l'AGCS, l'AMI (Accord multilat&#233;ral sur l'investissement) est purement et simplement tomb&#233; aux oubliettes, c'est bien parce que les multinationales (qui demeurent tr&#232;s nationales par leurs directions, leurs subventions, leurs liens avec l'Etat, leurs march&#233;s publics, etc.) ne veulent pas entendre parler d'une v&#233;ritable libert&#233; d'investir incluant l'&#233;galit&#233; de traitement des entreprises &#233;trang&#232;res. En France, Auchan, Carrefour-Promod&#232;s, Leclerc et Pinault-Printemps ne prosp&#232;rent-ils pas depuis des d&#233;cennies &#224; l'ombre d'une loi qui interdit purement et simplement l'implantation de concurrents &#233;trangers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas chercher en d'insaisissables lib&#233;raux bas&#233;s &#224; Gen&#232;ve ou Washington les inspirateurs des privatisations et des attaques contre les services publics : dans chaque pays, c'est d'abord le patronat local qui en est l'artisan. Contre le d&#233;mant&#232;lement des services publics on peut certes aller manifester, d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te, &#224; l'occasion des sommets de l'OMC. Ne serait-il souvent bien plus juste d'aller porter la contestation... &#224; La D&#233;fense !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> A ne pas confondre : nationalisations et services publics...
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/A-ne-pas-confondre-nationalisations-et-services-publics</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/A-ne-pas-confondre-nationalisations-et-services-publics</guid>
		<dc:date>2004-09-30T20:25:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Nationalisations
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services. &lt;br /&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Nationalisations-+" rel="tag"&gt;Nationalisations
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au moment o&#249;, du c&#244;t&#233; du gouvernement comme du patronat, l'heure est &#224; l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les services publics, la place des militants communistes r&#233;volutionnaires se situe clairement dans le camp de ceux, travailleurs comme usagers, qui tentent d'y r&#233;sister, qu'il s'agisse de d&#233;fendre des emplois, des statuts ou un acc&#232;s aussi &#233;gal que possible &#224; ces services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'est nul besoin pour cela d'id&#233;aliser ce que sont - ou ce qu'ont &#233;t&#233; - ces &#171; services publics &#187;, encore moins les raisons qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; leur d&#233;veloppement. Car en ce domaine plus encore qu'en bien d'autres, la pr&#233;tendue d&#233;fense de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral sert de couverture id&#233;ologique &#224; la sollicitude de l'&#201;tat envers la bourgeoisie nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat, malgr&#233; lui...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Historiquement d'ailleurs, ce que l'on a l'habitude en France de regrouper sous le vocable de &#171; services publics &#187; (communications, transports en commun, &#233;ducation, sant&#233;, acc&#232;s &#224; l'&#233;nergie...) n'est que l'h&#233;ritage, parfois lointain, de l'interventionnisme de l'&#201;tat en faveur du d&#233;veloppement d'un capitalisme national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l'organisation du service des postes fut le fait de l'Etat monarchique lui-m&#234;me, d&#232;s le d&#233;but du XVII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. De m&#234;me d'ailleurs celle du r&#233;seau routier avec l'institution, dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIII&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, d'un corps d'ing&#233;nieurs d'&#201;tat en charge des Ponts et Chauss&#233;es. Et d&#233;j&#224; alors, cette organisation du territoire national pour les besoins politiques de l'&#201;tat ne n&#233;gligeait pas les int&#233;r&#234;ts priv&#233;s (par exemple gr&#226;ce &#224; la Ferme g&#233;n&#233;rale des postes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). L'Etat issu de la R&#233;volution fran&#231;aise devait &#233;videmment suivre la m&#234;me voie. Ainsi avec la t&#233;l&#233;graphie, dans la seconde moiti&#233; du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, il conjuguait r&#233;glementation et attribution de concessions &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s, avant la nationalisation en 1889. Ou encore avec le d&#233;veloppement des chemins de fer laiss&#233;s &#224; des compagnies priv&#233;es mais largement aid&#233;es et subventionn&#233;es, jusqu'&#224; la constitution de la SNCF en 1937 - l'&#201;tat reprenant alors &#224; sa charge, dans un contexte de quasi-faillite des concessionnaires priv&#233;s, la gestion d'un secteur vital pour l'activit&#233; &#233;conomique nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ce qui fut bon pour le d&#233;veloppement du capitalisme fut bon souvent aussi pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Ou pour dire les choses autrement : m&#234;me si l'Etat a d&#233;velopp&#233; tel ou tel service d'abord et avant tout dans l'int&#233;r&#234;t des capitalistes, les retomb&#233;es ont &#233;t&#233; b&#233;n&#233;fiques pour la population. Ainsi, par exemple, la g&#233;n&#233;ralisation de l'instruction publique, faite pour r&#233;pondre au besoin des industriels en main d'&#339;uvre alphab&#233;tis&#233;e ou de l'arm&#233;e en conscrits sachant lire, a incontestablement abouti &#224; instruire la France enti&#232;re, ouvri&#232;re et paysanne. Simple constatation que le capitalisme et l'Etat bourgeois, malgr&#233; les c&#244;t&#233;s sombres et barbares de l'exploitation, ont bien eu un aspect progressiste pour la soci&#233;t&#233; toute enti&#232;re. Au moins un temps, car interventions de l'Etat et nationalisations semblent de plus en plus avoir pour seule raison d'&#234;tre les int&#233;r&#234;ts des capitalistes... et de moins en moins de retomb&#233;es positives pour la population toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des nationalisations de De Gaulle...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi de la grande vague de nationalisations de l'apr&#232;s seconde guerre mondiale, appuy&#233;e tant par la droite que la gauche. L'Etat n'est plus alors seulement la b&#233;quille d'un capitalisme d&#233;faillant, mais sa charpente !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil productif est alors sinistr&#233;. Relancer l'&#233;conomie exige de remettre sur pied les infrastructures (&#233;nergie, transports...) et pour cela des investissements massifs, centralis&#233;s, sans espoir de profits imm&#233;diats. L'Etat se substitue au capital priv&#233; dans l'int&#233;r&#234;t de celui-ci et nationalise les charbonnages, l'&#233;lectricit&#233; et le gaz en 1946, la RATP et Air France en 1948. Le gouvernement de De Gaulle a aussi nationalis&#233; les principales banques et les assurances. En prenant le contr&#244;le du cr&#233;dit l'Etat se donne ainsi les moyens de stimuler l'investissement par des pr&#234;ts avantageux pour les entreprises, et de contr&#244;ler et orienter sa r&#233;partition dans l'espoir de sortir les affaires du marasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi les nationalisations politiques. Alors qu'on demande aux travailleurs de faire de nouveaux sacrifices, il faut avoir l'air d'&#234;tre aussi dur pour les patrons... ou du moins quelques boucs &#233;missaires parmi eux. La bourgeoisie, avec le soutien du PC et de la CGT, ach&#232;te alors la paix sociale, d'une part en d&#233;veloppant la S&#233;curit&#233; sociale, d'autre part en &#171; punissant &#187; quelques capitalistes qui passent (ou qu'on fait passer) pour avoir us&#233; plus que d'autres de l'occupation pour s'enrichir et &#233;craser leurs salari&#233;s. D&#232;s septembre 1944 les Houill&#232;res du Pas-de-Calais sont nationalis&#233;es &#224; la h&#226;te, puis en janvier 1945 les usines de Louis Renault, qui meurt en prison.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... &#224; celles de Mitterrand&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1981 la gauche revenue au pouvoir lance une nouvelle vague de nationalisations. Pour rompre avec le capitalisme ? Donner au gouvernement les moyens de sauter par-dessus le &#171; mur de l'argent &#187; ? Apporter une r&#233;ponse &#171; de gauche &#187; &#224; la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le patronat crie &#224; la spoliation mais c'est lui qui profite de l'op&#233;ration. Le capitalisme fran&#231;ais conna&#238;t alors quelques d&#233;boires : faible profitabilit&#233; des entreprises, industries de base non rentables et menac&#233;es par les mutations de l'&#233;conomie mondiale (sid&#233;rurgie, chimie), difficult&#233; &#224; d&#233;velopper les secteurs d'avenir et de haute technologie (a&#233;ronautique, &#233;lectronique, pharmacie). Mitterrand radicalise... la politique de Giscard, qui avait d&#233;pens&#233; sans compter dans l'&#233;nergie et mis la sid&#233;rurgie sous perfusion des finances publiques. La loi de nationalisation de f&#233;vrier 1982 organise le rachat de 5 grands groupes industriels, 39 banques, 2 compagnies financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce transfert massif du priv&#233; au public (20 % du chiffre d'affaires, 16 % des effectifs de l'industrie !) fait dire au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; que &#171; &lt;em&gt;la France est entr&#233;e en socialisme &lt;/em&gt; &#187;. C'est en fait un gigantesque transfert des fonds publics dans des caisses priv&#233;es : les pauvres patrons spoli&#233;s re&#231;oivent 47 milliards de francs d'indemnit&#233;s, en &#233;change d'entreprises globalement d&#233;ficitaires (9 milliards de pertes annuelles), de l'argent frais qu'ils vont enfin pouvoir investir dans des affaires plus all&#233;chantes. Ernest-Antoine Seilli&#232;re, alors jeune gestionnaire des h&#233;ritiers de la dynastie de Wendel, abandonne &#224; l'Etat le boulet de ses actifs dans la sid&#233;rurgie et investit son nouveau cash dans l'informatique (Cap Gemini), l'&#233;quipement automobile (Valeo), la pharmacie (BioM&#233;rieux). Merci la gauche ! Et vive l'assistanat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat comble les trous et &#171; modernise &#187;. Il licencie (20 000 ouvriers dans la sid&#233;rurgie...) et investit massivement dans le secteur nationalis&#233;, 42 milliards de francs de 1981 &#224; 1984 pour renflouer les vieux trusts et d&#233;velopper les secteurs de pointe. Quant au secteur bancaire nationalis&#233;, plac&#233; lui aussi sous perfusion d'argent public, il relance le financement des entreprises priv&#233;es dans le besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite, revenue au gouvernement en 1986, peut donc reprivatiser des entreprises redevenues rentables : sid&#233;rurgie, &#233;lectronique, chimie, l'eau, la t&#233;l&#233;, les t&#233;l&#233;coms et le transport a&#233;rien... Ah non, ces deux derniers secteurs seront privatis&#233;s par la gauche ! Car depuis 1986 la droite et la gauche, qui ont &#233;galement altern&#233;es au gouvernement, ont autant privatis&#233; l'une que l'autre. Comme quoi nationalisations comme privatisations ob&#233;issent &#224; des raisons qui n'ont rien, mais rien &#224; voir avec les pr&#233;tendues id&#233;ologies de nos politiciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est certes pas parce que des nationalisations ont &#233;t&#233; effectu&#233;es sous l'&#233;gide d'un Etat au service de la bourgeoisie que l'on doit &#234;tre indiff&#233;rent &#224; leur privatisation ! Ne serait-ce que parce qu'il est choquant qu'apr&#232;s avoir investi des sommes consid&#233;rables d'argent public dans ces secteurs, l'Etat les offre ensuite &#224; bas prix au capital priv&#233;. Ne serait-ce encore que les exigences du service public, &#233;ducation, sant&#233;, &#233;nergie, transports, sont tout de m&#234;me le plus souvent un peu mieux remplies par des entreprises publiques que par celles qui ne connaissent que la rentabilit&#233; imm&#233;diate et le portefeuille des gens solvables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas voir qu'&#233;tatisation comme nationalisation sont loin de rimer automatiquement avec service public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI et G&#233;rard WEGAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans ce syst&#232;me, instaur&#233; en 1672, le fermier, riche bourgeois en g&#233;n&#233;ral, encaissait les taxes postales, dont le bar&#232;me reste fix&#233; par l'&#201;tat, en &#233;change du versement d'une somme forfaitaire au Tr&#233;sor royal.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Defendre-les-services-publics-Pourquoi-Comment</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Defendre-les-services-publics-Pourquoi-Comment</guid>
		<dc:date>2004-09-30T20:23:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Service public
</dc:subject>

		<description>Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Defendre-les-services-" rel="directory"&gt;DOSSIER : D&#233;fendre les services publics ? Pourquoi ? Comment ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Service-public-+" rel="tag"&gt;Service public
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Feu sur les services publics ! Tel est le cri de guerre de Raffarin-Seilli&#232;re. Accompagnant les autres attaques contre les travailleurs, contre les salaires, le temps de travail, la protection et la l&#233;gislation sociales, les mesures se succ&#232;dent : plan &#171; H&#244;pital 2007 &#187; qui ferait passer des pans entiers du secteur de la sant&#233; au priv&#233;, d&#233;centralisation dans l'Education nationale poussant de fait &#224; une certaine privatisation, privatisation d&#233;clar&#233;e d'EDF et GDF, nouvelle r&#233;duction de la participation de l'Etat dans le capital de France telecom, plan de r&#233;duction drastique des bureaux et des emplois &#224; La Poste, jusqu'au contr&#244;le technique des camions et autocars qui passe au priv&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En distribuant les &#171; bijoux de famille &#187; le gouvernement a d'abord &#233;videmment pour but de complaire &#224; la bourgeoisie. D'une part celle-ci acquiert ainsi les parties rentables des activit&#233;s de l'Etat et d'autre part celui-l&#224; en renflouant ses caisses renforce ses possibilit&#233;s d'interventions multiformes en faveur des capitalistes. Car c'est d'abord &#224; augmenter les subventions aux patrons que servira l'argent des privatisations, comme elles ont servi dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les trois fronts de l'offensive anti-populaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi pour donner aux plus fortun&#233;s on d&#233;pouille, ponctionne et rend la vie plus difficile &#224; la collectivit&#233; et sa partie la plus d&#233;munie. La privatisation d'un service public jusqu'ici aux mains de l'Etat se traduit quasi immanquablement par une aggravation pour les salari&#233;s employ&#233;s dans ce secteur : suppression d'emplois, intensit&#233; du travail accrue. Mais aussi par un service d&#233;grad&#233; pour au moins une partie de la population et une hausse des tarifs pour tous. S'attaquer aux services publics est bien une mani&#232;re d'attaquer triplement la classe ouvri&#232;re : en tant que salari&#233;s des entreprises publiques, en tant consommateurs des services sociaux, en tant que contribuable puisque le budget de l'Etat sert plus le capital que les h&#244;pitaux ou les transports.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques coordonn&#233;es, et sur un laps de temps tr&#232;s court, auraient pu &#234;tre l'occasion d'unir tous les travailleurs dans la gr&#232;ve et dans la rue, d'abord les salari&#233;s de tous les secteurs concern&#233;s, mais aussi les autres tout autant concern&#233;s en tant qu'usagers ou consommateurs. Ce n'a pas &#233;t&#233; le cas jusqu'ici. Les enseignants au printemps 2003 n'ont pas r&#233;ussi &#224; entra&#238;ner les cheminots ni les autres. Alors qu'une minorit&#233; &#224; EDF et GDF tentait de se mobiliser ce printemps 2004, les h&#244;pitaux ne bougeaient pas. Preuve que la tactique du gouvernement de saucissonner les questions a march&#233; ? Sans doute. Preuve aussi que le moral n'y est pas parmi la grosse masse des travailleurs qui ne croient pas possible de renverser le cours des choses ? Sans doute aussi. Mais ce manque de confiance en eux-m&#234;mes est aussi, sinon surtout, un manque de confiance dans les directions syndicales comme politiques de la gauche. Les unes comme les autres n'ont rien fait pour proposer ce mouvement d'ensemble ou plut&#244;t tout fait pour l'entraver d&#232;s que la possibilit&#233; pointait &#224; l'horizon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Prochain objectif : La Poste&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant nous ne sommes pas au bout du chemin. Le d&#233;mant&#232;lement des services publics, comme les autres attaques tous azimuts contre le monde du travail, va continuer. Les occasions de rassembler les travailleurs pour s'y opposer ne manqueront pas. Ainsi, par exemple, du projet de r&#233;organisation de La Poste qui ne touchera pas seulement 300 000 postiers mais des millions d'usagers, en fait toute la population, et qui vise non seulement &#224; aggraver un service public mais aussi &#224; supprimer des dizaines de milliers d'emplois. Une r&#233;elle mobilisation contre ce projet reposerait la possibilit&#233; de se mobiliser contre ceux du m&#234;me acabit, qu'ils soient d&#233;j&#224; pass&#233;s dans les faits ou &#224; venir, &#224; EDF, dans les h&#244;pitaux, &#224; la SNCF, voire les suppressions d'emplois dans le priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;fense des services publics, on le voit, ouvre bien sur la d&#233;fense du monde du travail sous tous ses aspects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2004&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
