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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Amiante : encore 500 000 morts &#224; venir ?
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Amiante
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		<description>La r&#233;cente manifestation de 300 &#171; veuves de l'amiante &#187; &#224; Dunkerque le 15 d&#233;cembre 2004 a remis sur le devant de l'actualit&#233; le scandale de l'emploi de cette substance r&#233;put&#233;e dangereuse depuis des d&#233;cennies et pourtant utilis&#233;e en France jusqu'en 1997. &lt;br /&gt;&#171; Nos empoisonneurs doivent &#234;tre jug&#233;s sans d&#233;lai &#187; pouvait-on lire sur les banderoles. &#171; Je suis en col&#232;re depuis des ann&#233;es, je ne pourrai jamais pardonner car mon mari a &#233;t&#233; empoisonn&#233; par des gens qui savaient qu'il respirait de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-amiante-+" rel="tag"&gt;Amiante
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;cente manifestation de 300 &#171; veuves de l'amiante &#187; &#224; Dunkerque le 15 d&#233;cembre 2004 a remis sur le devant de l'actualit&#233; le scandale de l'emploi de cette substance r&#233;put&#233;e dangereuse depuis des d&#233;cennies et pourtant utilis&#233;e en France jusqu'en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nos empoisonneurs doivent &#234;tre jug&#233;s sans d&#233;lai &#187; pouvait-on lire sur les banderoles. &#171; Je suis en col&#232;re depuis des ann&#233;es, je ne pourrai jamais pardonner car mon mari a &#233;t&#233; empoisonn&#233; par des gens qui savaient qu'il respirait de l'amiante mais ne l'ont pas dit &#187;, a d&#233;clar&#233; une manifestante, d&#233;non&#231;ant l'ordonnance de non-lieu rendue le 16 d&#233;cembre 2003 par un juge de Dunkerque en faveur des patrons responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le scandale de l'amiante est en effet double : d'une part une utilisation massive de ces fibres dont la nocivit&#233; est connue depuis 1906 et d&#233;montr&#233;e scientifiquement depuis les ann&#233;es 50. D'autre part, une intense r&#233;sistance des patrons et des pouvoirs publics pour reconna&#238;tre aujourd'hui leurs fautes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce refus de reconnaissance s'amplifie au fur et &#224; mesure que le nombre de demandes d'indemnisation s'accro&#238;t. Le minist&#232;re du Travail a ainsi rejet&#233; en d&#233;cembre dernier la quasi-totalit&#233; des dossiers des entreprises dont les salari&#233;s expos&#233;s &#224; l'amiante aspirent &#224; partir en retraite anticip&#233;e. Cr&#233;&#233; en 1999 devant le scandale, ce dispositif permet aux salari&#233;s ayant travaill&#233; au contact de ce poison de partir en retraite anticip&#233;e &#224; partir de cinquante ans, en fonction de la dur&#233;e d'exposition. Ils touchent alors une allocation de cessation anticip&#233;e d'activit&#233; des travailleurs de l'amiante (ACAATA) correspondant &#224; 65 % de leur salaire brut. Mais pour cela, leur &#233;tablissement doit &#234;tre inscrit sur une liste &#233;tablie par le minist&#232;re du Travail. Lequel refuse aujourd'hui syst&#233;matiquement d'allonger sa liste. Les derniers 63 recal&#233;es sont essentiellement des grosses entreprises de la m&#233;tallurgie : des sites Alstom, Renault, RVI, Chaffoteaux et Maury, les fonderies Valfond, ou encore Valeo. Une demande des syndicats concernant Renault Trucks a encore &#233;t&#233; rejet&#233;e le 15 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une h&#233;catombe annonc&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les chiffres annonc&#233;s pour les prochaines ann&#233;es font fr&#233;mir. Un expert de l'Inserm estime ainsi qu'&#224; l'horizon 2025 le nombre de d&#233;c&#232;s provoqu&#233;s par l'utilisation intensive de l'amiante devrait &#234;tre de 100 000 en France et 500 000 en Europe. En France, depuis 1979, le nombre de cancers sp&#233;cifiques &#224; l'amiante, les m&#233;soth&#233;liomes, augmente de 25% tous les trois ans. Cette fibre tue 30, 40, voire 50 ans apr&#232;s son inhalation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons le savaient. Mais ils ont tout fait pour le cacher, en utilisant chantage &#224; l'emploi et lobbying aupr&#232;s de la communaut&#233; scientifique et politique. En 1977, ils obtenaient des pouvoirs publics, qui venaient d'interdire le flocage des b&#226;timents, que la concentration d'amiante &#224; laquelle les salari&#233;s pouvaient &#234;tre expos&#233;s dans les entreprises soit limit&#233;e &#224; 2 fibres par centim&#232;tre carr&#233;. En sachant pertinemment que ce niveau ne prot&#232;ge en rien des cancers de la pl&#232;vre. Forts de ce premier succ&#232;s, les industriels firent tout pour pr&#233;server leurs acquis gr&#226;ce &#224; l'action du Comit&#233; permanent amiante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 1982 pour engager une contre-offensive devant les rapports alarmants sur les m&#233;faits de l'amiante, ce comit&#233; est toujours rest&#233; &#224; la solde des patrons. Son secr&#233;taire, charg&#233; de communication &#224; P&#233;chiney, Rh&#244;ne Poulenc et l'association des industriels du plomb, s'&#233;tait associ&#233; au pr&#233;sident de l'association fran&#231;aise des conseils en lobbying. Pourtant les pouvoirs publics s'en remettaient &#224; ce comit&#233;, &#224; la fois juge et partie, pour assurer la surveillance des risques. Comme si l'on confiait &#224; la Seita la responsabilit&#233; de pr&#233;venir les cancers du poumon ! A noter qu'&#224; l'exception de Force ouvri&#232;re, les syndicats y &#233;taient tous repr&#233;sent&#233;s, y compris la CGT sous le pr&#233;texte qu'elle est &lt;em&gt;&#171; contre la politique de la chaise vide &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'en septembre 1995, quand le scandale &#233;clata au grand jour, que le CPA a &#233;t&#233; brutalement dissous et il faudra attendre 1997 pour que l'amiante soit compl&#232;tement interdite en France. Chaque ann&#233;e de retard aura rapport&#233; des fortunes aux patrons de ce secteur hautement rentable et pr&#233;cipit&#233; la mort de milliers de travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurence VINON&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_138 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH215/amiante-2-e55df.gif?1787919473' width='300' height='215' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Deux ouvrages parmi d'autres &#224; lire sur le sujet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Amiante : 100 000 morts &#224; venir&lt;/em&gt; de Fran&#231;ois Malye &#201;ditions Le Cherche-midi, 2004, 17 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des proc&#232;s-verbaux de r&#233;union de l'&#233;poque, Fran&#231;ois Malye, grand reporter au &lt;em&gt;Point&lt;/em&gt;, d&#233;voile les coulisses du Comit&#233; permanent amiante (CPA), cet organe mont&#233; dans les ann&#233;es 1980 par les industriels du secteur et dans lequel si&#233;geaient des scientifiques avec des repr&#233;sentants des syndicats et des pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'affaire de l'amiante&lt;/em&gt; de Robert Lenglet, Editions La D&#233;couverte, 1996, 21&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'un peu plus ancien que le pr&#233;c&#233;dent, ce livre d&#233;nonce &#233;galement les diverses complicit&#233;s et, comme l'indique l'auteur, fait le point sur une affaire &#171; qui &#233;clabousse tous ceux qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; faire passer certains int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques avant la sant&#233; publique &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Handicap&#233;s : l'&#233;galit&#233; n'est pas au bout de la loi
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s
</dc:subject>

		<description>Il y a quelques semaines, le chanteur Gilbert Montagn&#233; a surpris en mena&#231;ant d'entrer en gr&#232;ve de la faim pour protester contre le projet de loi qui devait &#234;tre adopt&#233; le 18 janvier par l'Assembl&#233;e nationale. Qu'a-t-il donc de si choquant ? &lt;br /&gt;Vous co&#251;tez cher ! &lt;br /&gt;La premi&#232;re pr&#233;occupation du gouvernement est de r&#233;duire au maximum les d&#233;penses. La loi propose donc de changer les modalit&#233;s d'attribution de l'allocation de &#171; compensation du handicap &#187;. Son utilisation sera d&#233;sormais&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Handicap-+" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a quelques semaines, le chanteur Gilbert Montagn&#233; a surpris en mena&#231;ant d'entrer en gr&#232;ve de la faim pour protester contre le projet de loi qui devait &#234;tre adopt&#233; le 18 janvier par l'Assembl&#233;e nationale. Qu'a-t-il donc de si choquant ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vous co&#251;tez cher !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re pr&#233;occupation du gouvernement est de r&#233;duire au maximum les d&#233;penses. La loi propose donc de changer les modalit&#233;s d'attribution de l'allocation de &#171; compensation du handicap &#187;. Son utilisation sera d&#233;sormais pr&#233;cis&#233;e au pr&#233;alable : pour &#171; &lt;em&gt;l'am&#233;nagement du logement et du v&#233;hicule&lt;/em&gt; &#187;, pour &#171; &lt;em&gt;d'&#233;ventuels surco&#251;ts r&#233;sultant du transport&lt;/em&gt; &#187;, pour &#171; &lt;em&gt;un besoin d'aides humaines&lt;/em&gt; &#187;, pour &#171; &lt;em&gt;l'attribution et l'entretien d'une aide animali&#232;re&lt;/em&gt; &#187;, pour &#171; &lt;em&gt;un membre de la famille, une aide &#224; domicile&lt;/em&gt; &#187;. Mais les besoins des handicap&#233;s sont-ils tous r&#233;duits &#224; cela ? Et qui d&#233;cidera de ce qu'est ou pas &#171; un am&#233;nagement &#187; par exemple ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En v&#233;rit&#233;, le gouvernement se r&#233;serve la possibilit&#233; de contr&#244;ler et donc de r&#233;duire l'argent donn&#233; par l'Etat aux personnes handicap&#233;es qui devront conserver tous leurs justificatifs de d&#233;penses. Car si le b&#233;n&#233;ficiaire ne les utilise pas conform&#233;ment &#224; leur objet, les sommes devront &#234;tre rembours&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est significatif d'ailleurs que les s&#233;nateurs aient refus&#233; que la loi garantisse qu' &#171; en aucun cas le montant vers&#233; au titre de la (nouvelle) prestation de compensation ne pourra &#234;tre inf&#233;rieur au montant vers&#233; au titre de (l'ancienne) allocation compensatrice &#187;. Ce serait, para&#238;t-il, &#171; contraire &#224; la logique m&#234;me d'une compensation individualis&#233;e du handicap, en effet les besoins d'une personnes peuvent &#233;voluer &#224; la hausse... comme &#224; la baisse &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi dit qu'il y aura &#171; &#233;valuation des besoins &#187;, &#171; plan personnalis&#233; &#187; r&#233;alis&#233; par une &#171; &#233;quipe pluridisciplinaire &#187;... Sauf que quelques lignes plus loin la m&#234;me loi explique que de toute fa&#231;on les moyens financiers seront limit&#233;s. Et la secr&#233;taire d'Etat aux personnes handicap&#233;es, Marie Anne Montchamp a expliqu&#233; que &#171; &lt;em&gt;si l'&#233;volution des d&#233;penses r&#233;v&#233;lait une insuffisance des ressources, il reviendrait aux d&#233;partements responsables de la prestation de financer la diff&#233;rence&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela s'inscrit dans une vieille tradition : le gouvernement pr&#233;c&#233;dent n'avait-il pas fix&#233; le seuil limite pour toucher la CMU (Couverture maladie universelle, qui &#233;vite de payer une mutuelle) environ 10 euros en dessous de l'AAH. Des fois que des handicap&#233;s y pr&#233;tendraient !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vous &#234;tes au ch&#244;mage ? Restez-y !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les revenus des travailleurs ou ch&#244;meurs handicap&#233;s, le gouvernement ne veut pas entendre parler d'une Allocation adultes handicap&#233;s (AAH) &#233;gale au Smic. Mais il vient d'augmenter cette &#171; AAH &#187;... pour ceux en &#171; incapacit&#233; de travailler &#187;. Les travailleurs handicap&#233;s susceptibles de travailler mais qui n'arrivent pas &#224; trouver de travail auront-ils des revenus inf&#233;rieurs &#224; ceux identifi&#233;s comme &#171; incapables de travailler &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les effets pervers semblent &#233;vidents : pousser les handicap&#233;s en &#226;ge de travailler ou ceux d&#233;j&#224; priv&#233;s d'emplois &#224; se d&#233;clarer &#171; incapables de travailler &#187;. Plus simple que de trouver du travail &#224; ceux qui n'en ont pas ou d'obliger les patrons &#224; adapter des postes de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; les chiffres officiels montrent que les salari&#233;s handicap&#233;s sont frapp&#233;s encore plus durement que le reste de la population : seuls 37 % sont des CDI, 40 % sont des CDD de moins de 6 mois. Et ce n'est pas l'article 12 du projet de loi qui va permettre d'am&#233;liorer cette situation puisqu'il autorise les patrons &#224; d&#233;clarer comme &#171; travailleurs handicap&#233;s employ&#233;s par l'entreprise &#187; des travailleurs handicap&#233;s employ&#233;s seulement 6 mois (par exemple en CDD) ou employ&#233;s en int&#233;rim par une entreprise de travail temporaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est &#224; lui-m&#234;me en tant qu'employeur que l'Etat a pens&#233; en premier. Pour lui l'am&#233;nagement des postes de travail ne sera plus une obligation (articles 17 et 46 bis) et, sous couvert de la cr&#233;ation d'un fonds pr&#233;lev&#233; sur la masse salariale, la Fonction publique sera exon&#233;r&#233;e de l'obligation d'embauche.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et si vous restiez entre vous ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les s&#233;nateurs, toujours eux, ont aussi supprim&#233; l'obligation faite &#224; l'Etat de mettre en place les moyens financiers et humains n&#233;cessaires &#224; la scolarisation en milieu ordinaire des enfants, adolescents ou adultes handicap&#233;s. Pr&#233;texte : ne pas empi&#233;ter sur &#171; &lt;em&gt;le r&#244;le d&#233;volu aux collectivit&#233;s territoriales&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains d&#233;partements, devenus ainsi seuls responsables, il ne restera plus aux enfants, adolescents ou adultes handicap&#233;s que le &#171; choix &#187; de rester dans des institutions sp&#233;cialis&#233;es ou dans leurs familles, &#224; vie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disparu aussi l'id&#233;e d'un &#171; enseignant r&#233;f&#233;rent &#187; qui suive l'enfant handicap&#233; : les d&#233;put&#233;s (de gauche et de droite) ont d&#233;cid&#233; que cette question serait mieux &#224; sa place dans un futur texte sur l'&#233;cole, &#224; adopter... &#224; P&#226;ques ou &#224; la Trinit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'accessibilit&#233;, notamment aux personnes paralys&#233;es, le gouvernement a redonn&#233; un d&#233;lai de 10 ans pour qu'elle soit install&#233;e. Et il y aura des d&#233;rogations, lorsque certains estimeront qu'il y a &#171; &lt;em&gt;disproportion entre les am&#233;liorations apport&#233;es et leurs cons&#233;quences&lt;/em&gt; &#187;. Si l'acc&#232;s partout pour les handicap&#233;s n'est pas pour demain, la porte est bien ouverte pour tous ceux qui n'auront pas envie de s'en pr&#233;occuper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet, discut&#233; par le parlement au moment o&#249; nous &#233;crivons, peut sans doute encore &#234;tre modifi&#233; sur quelques points, en tout cas de d&#233;tail. Car dans ses grandes lignes aucun doute : cette loi destin&#233;e soi-disant &#224; instaurer &#171; &lt;em&gt;l'&#233;galit&#233; des droits et des chances &lt;/em&gt; &#187; maintiendra surtout que dans cette soci&#233;t&#233; il y en a toujours qui sont plus &#233;gaux que d'autres. Et pour qu'il en soit autrement il faudrait un grand coup de col&#232;re, des handicap&#233;s comme de nous tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etienne LOUVERTURE&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Intermittents du spectacle : nouvel avis de temp&#234;te ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Intermittents-du-spectacle-nouvel-avis-de-tempete</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>intermittents
</dc:subject>

		<description>La r&#233;forme du mode de calcul de l'indemnit&#233; ch&#244;mage des intermittents du spectacle a commenc&#233; &#224; entrer en vigueur il y a plus d'un an. Le passage au nouveau mode d'indemnisation s'est op&#233;r&#233; tr&#232;s progressivement, le montant et la dur&#233;e de l'indemnisation de chaque intermittent n'&#233;tant r&#233;examin&#233;s que quand ses droits acquis sous le pr&#233;c&#233;dent syst&#232;me arrivent &#224; &#233;ch&#233;ance. Ainsi, en ce d&#233;but 2005, il est bien difficile de dresser un bilan de la situation. Les chiffres les moins vagues&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-intermittents-+" rel="tag"&gt;intermittents
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme du mode de calcul de l'indemnit&#233; ch&#244;mage des intermittents du spectacle a commenc&#233; &#224; entrer en vigueur il y a plus d'un an. Le passage au nouveau mode d'indemnisation s'est op&#233;r&#233; tr&#232;s progressivement, le montant et la dur&#233;e de l'indemnisation de chaque intermittent n'&#233;tant r&#233;examin&#233;s que quand ses droits acquis sous le pr&#233;c&#233;dent syst&#232;me arrivent &#224; &#233;ch&#233;ance. Ainsi, en ce d&#233;but 2005, il est bien difficile de dresser un bilan de la situation. Les chiffres les moins vagues semblent dire que plusieurs dizaines de milliers d'intermittents (sur 80000) ont &#233;t&#233; exclus de l'indemnisation, ce qui revient &#224; les priver en moyenne de 40% de leurs revenus annuels. En 2005, les Assedic appliqueront &#224; ceux qui auront conserv&#233; leur indemnisation un mode de calcul transitoire qui va continuer &#224; exclure au m&#234;me rythme qu'en 2004.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Fonds de soutien inutilis&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Courant 2004, le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres annon&#231;ait la mise en place r&#233;troactive d'une &#171; allocation du fonds sp&#233;cifique provisoire &#187; destin&#233;e &#224; rattraper les exclus par le nouveau mode de calcul. Fin 2004, il s'av&#232;re que seuls un ou deux millions d'euros ont &#233;t&#233; distribu&#233;s sur les 80 millions disponibles ! Etrange, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a pourtant une explication : la direction de l'Unedic s'est appliqu&#233;e &#224; ne diffuser aucune information sur ce fonds. La brochure qui en explique les r&#232;gles d'attribution n'est parvenue dans les antennes Assedic que de longs mois apr&#232;s sa mise en place. Le bouche-&#224;-oreille entre intermittents n'a pas fonctionn&#233;, car depuis la fin du mouvement de l'&#233;t&#233; 2003, les intermittents sont &#224; nouveau isol&#233;s dans de multiples petites entreprises ou noy&#233;s dans les effectifs de grosses soci&#233;t&#233;s. La Coordination nationale des intermittents et pr&#233;caires peut donc bien demander &#224; bon droit que ce fonds soit int&#233;gralement distribu&#233; aux allocataires exclus par la r&#233;forme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Confusion, retards et opacit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les employ&#233;s des Assedic sont plus que jamais embarrass&#233;s quand il leur faut traiter le dossier d'un intermittent. Le nouveau mode de calcul et ses amendements incessants forment une v&#233;ritable usine &#224; gaz qui a g&#233;n&#233;r&#233; le blocage de dizaines de milliers de dossiers. Parall&#232;lement, la direction de l'Unedic refuse de publier les chiffres dont elle dispose qui seuls permettraient d'&#233;valuer les cons&#233;quences de la r&#233;forme. Un &#201;ni&#232;me rapport a pourtant &#233;t&#233; remis fin novembre au ministre. L'auteur, Jean-Paul Guillot, &#171; sp&#233;cialiste des questions de strat&#233;gie et de management dans les entreprises &#187;, avoue lui-m&#234;me &#171; une confusion et un scepticisme &#187; sur la valeur des sources auxquelles il a eu acc&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a donc que du point de vue du Medef et du gouvernement, qui cherchent &#224; imposer la r&#233;duction de pr&#233;tendus &#171; d&#233;ficits &#187; aux d&#233;pens des ch&#244;meurs (comme en d'autres domaines aux d&#233;pens des retrait&#233;s ou des malades) que la r&#233;forme du statut des intermittents semble avoir quelque &#171; efficacit&#233; &#187;. Et encore, m&#234;me sous cet angle le rapport Guillot a &#233;mis des doutes, ce qui pouvait faire &#233;crire &#224; &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; du 2 d&#233;cembre dernier que le nouveau r&#233;gime d'indemnisation des intermittents &#171; &lt;em&gt;ne r&#233;sout en rien le fameux d&#233;ficit de l'Unedic&lt;/em&gt; &#187;. Alors ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Cobayes ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette confusion pourrait expliquer que le ministre parle de plus en plus ouvertement de voir ren&#233;gocier le protocole sign&#233; en juin 2003. Le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; d&#233;cembre dernier, en m&#234;me temps qu'il annon&#231;ait que le fonds provisoire d'indemnisation serait reconduit pour l'ann&#233;e 2005, il envisageait &#233;galement de revenir au syst&#232;me de la &#171; date anniversaire &#187; (r&#233;examen des droits de chaque intermittent tous les ans &#224; date fixe). C'est une des revendications des intermittents. Ceux-ci, alors que la menace de leur mobilisation s'est &#233;loign&#233;e, seraient-ils en passe d'obtenir en partie satisfaction ? En fait, selon le ministre, ce retour &#224; la &#171; date anniversaire &#187; est &#171; &lt;em&gt;une r&#232;gle qui devrait &#234;tre retenue par les partenaires sociaux pour un syst&#232;me p&#233;renne, parce que cette dur&#233;e d'un an correspond au rythme annuel de l'activit&#233; du secteur et permet aux salari&#233;s comme aux employeurs de mieux programmer leur travail&lt;/em&gt; &#187;. La volont&#233; du ministre de ren&#233;gocier l'accord est donc tout autant motiv&#233;e par l'insatisfaction des patrons du secteur que par le m&#233;contentement de leurs employ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait quand le ministre explique qu'il ne faut pas attendre la fin de l'ann&#233;e 2005 pour ren&#233;gocier, il semble qu'il cherche surtout &#224; &#233;viter que cette ren&#233;gociation qui concerne quelques 100 000 intermittents ne co&#239;ncide avec la ren&#233;gociation g&#233;n&#233;rale de la convention Unedic qui concerne elle plus de 2 500 000 ch&#244;meurs. Des fois que les intermittents, dont bon nombre ont compris ces deux derni&#232;res ann&#233;es qu'ils &#233;taient bien des travailleurs (et des ch&#244;meurs) comme les autres et trait&#233;s comme tels, se prennent d'envie de jouer une nouvelle fois les trouble-f&#234;tes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre dernier, le ministre de la culture disait de lui-m&#234;me &#171; &lt;em&gt;je ne suis pas du tout une aiguille de boussole affol&#233;e&lt;/em&gt; &#187;. Craignait-il donc que l'ann&#233;e 2005 soit celle des temp&#234;tes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurent VASSIER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La fin du monopole de l'ANPE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mercredi 5 janvier, &#224; la suite d'un rassemblement devant le si&#232;ge de l'Unedic &#224; Paris, une soixantaine de ch&#244;meurs et d'intermittents ont fait irruption dans les locaux de la soci&#233;t&#233; Ingeus, dans le 8&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement. Cette multinationale est une des nouvelles soci&#233;t&#233;s priv&#233;es auquel l'Unedic vient de faire appel pour sous-traiter le reclassement des ch&#244;meurs. L'ANPE a, en effet, perdu au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier le monopole qui obligeait jusque l&#224; les patrons &#224; lui fournir syst&#233;matiquement les offres d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contrat avec Ingeus concerne 6000 ch&#244;meurs. L'Unedic vient de signer un contrat de m&#234;me nature avec la soci&#233;t&#233; d'int&#233;rim Adecco. Pour chaque ch&#244;meur qui aura retrouv&#233; un emploi salari&#233; pendant plus de 7 mois, la soci&#233;t&#233; recevra 4 300 euros de l'Unedic. Et peu importe qu'il s'agisse d'un CDD de 8 mois ou que le salari&#233; soit &#224; nouveau licenci&#233; quelques mois plus tard...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la direction de l'Unedic, la concurrence avec les agences priv&#233;es va permettre de &#171; diffuser de bonnes pratiques &#187; &#224; l'ANPE... et du bon argent &#224; quelques margoulins. &#171; &lt;em&gt;C'est notre argent, celui de l'Unedic, qui va permettre &#224; votre bo&#238;te de faire du profit&lt;/em&gt;... &#187;, se sont indign&#233;s &#224; juste titre les ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> L'&#233;cole de Fillon : apartheid social sur fond d'&#233;conomies budg&#233;taires
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		<dc:date>2005-01-18T20:02:09Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Enseignement
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		<description>Le 12 janvier 2005, la loi sur l'&#233;cole de Fran&#231;ois Fillon a &#233;t&#233; adopt&#233;e en conseil des ministres. Apr&#232;s les retraites, l'ex-ministre des &#171; affaires sociales &#187; s'attaque donc &#224; l'&#233;cole. Pass&#233;es les formules creuses sur &#171; l'&#233;cole de demain &#187; (&#171; une &#233;cole plus juste, plus efficace, plus ouverte &#187;), le pr&#233;ambule du projet de loi annonce clairement l'objectif : faire des &#233;conomies. Les 14 propositions qui suivent ne visent qu'&#224; montrer sous un jour favorable l'appauvrissement des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 12 janvier 2005, la loi sur l'&#233;cole de Fran&#231;ois Fillon a &#233;t&#233; adopt&#233;e en conseil des ministres. Apr&#232;s les retraites, l'ex-ministre des &#171; affaires sociales &#187; s'attaque donc &#224; l'&#233;cole. Pass&#233;es les formules creuses sur &lt;em&gt;&#171; l'&#233;cole de demain &#187; (&#171; une &#233;cole plus juste, plus efficace, plus ouverte &#187;&lt;/em&gt;), le pr&#233;ambule du projet de loi annonce clairement l'objectif : faire des &#233;conomies. Les 14 propositions qui suivent ne visent qu'&#224; montrer sous un jour favorable l'appauvrissement des enseignements qui en d&#233;coule. En fait &lt;em&gt;&#171; d'adaptation &#187;&lt;/em&gt; de l'&#233;cole aux &#233;volutions des &#233;l&#232;ves, il s'agit bien plut&#244;t d'adapter les enseignements &#224; un syst&#232;me scolaire priv&#233; de moyen, en faisant payer d'abord la note aux &#233;l&#232;ves et &#233;tablissements les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;graisser... voire m&#234;me d&#233;sosser le mammouth&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation nationale co&#251;terait trop cher (23% du budget de l'Etat, para&#238;t-il) pour des r&#233;sultats d&#233;cevants. Aujourd'hui 20% d'une classe d'&#226;ge sortiraient du syst&#232;me scolaire sans dipl&#244;me, 15% seraient en &#233;chec scolaire &#224; l'entr&#233;e en 6&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, etc. Il serait donc temps de mettre le hol&#224; &#224; ce gaspillage et de mettre l'&#233;ducation nationale au r&#233;gime. Le &lt;em&gt;&#171; d&#233;graissage du mammouth &#187;&lt;/em&gt; pratiqu&#233; sous les gouvernements pr&#233;c&#233;dents (formule de l'ex-ministre socialiste Claude All&#232;gre) &#233;tant visiblement jug&#233; insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela commence par des baisses d'effectifs. Baisses justifi&#233;es selon Fillon par la chute du nombre d'&#233;l&#232;ves, notamment dans le second degr&#233;. Il serait question de 45 800 &#233;l&#232;ves en moins dans les coll&#232;ges et lyc&#233;es &#224; la rentr&#233;e 2005. Une diminution proportionnelle (d'environ 3 500 donc ?) du nombre d'enseignants s'imposerait alors. Simple question d'arithm&#233;tique ? Eh bien non, puisque Fillon annonce la suppression... de pr&#232;s de 7 500 postes ! Quant au premier degr&#233;, qui devrait au contraire voir arriver 45 000 &#233;l&#232;ves de plus, il se contentera de 700 postes suppl&#233;mentaires, soit... un enseignant pour 65 &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quelques &#171; erreurs &#187; d'arithm&#233;tique n'emp&#234;chent pas un esprit comptable. Fillon r&#233;alise ainsi en 2005 une &#233;conomie de 5000 postes, portant &#224; 20000 le nombre de postes d'enseignants supprim&#233;s depuis 3 ans. Et ce n'est qu'un d&#233;but, car d'ici 2012, plus de la moiti&#233; des enseignants partiront en retraite. Le gouvernement a d&#233;j&#224; annonc&#233; qu'il n'en remplacerait que le tiers. Plusieurs ann&#233;es de plans sociaux en perspective !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces &#233;conomies devraient se traduire non seulement par des classes surcharg&#233;es (une r&#233;alit&#233; depuis belle lurette en lyc&#233;e, les classes de plus de 30 &#233;l&#232;ves sont la r&#232;gle !) mais aussi par des fermetures de classes et d'&#233;coles dans l'enseignement primaire (on scolarise d&#233;j&#224; de moins en moins les enfants de 2 ans et &#224; terme il est question de supprimer la maternelle), par la suppression dans l'enseignement secondaire de certains cours ou certaines options ainsi que de nombreux d&#233;doublements&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Quant &#224; la cr&#233;ation de d&#233;doublements en langue au lyc&#233;e dont se targue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'enseignement professionnel en fait particuli&#232;rement les frais, avec la fermeture de fili&#232;res voire m&#234;me d'&#233;tablissements. Rien qu'&#224; Paris, une quinzaine d'&#233;tablissements seraient concern&#233;s, dont quatre ferm&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les suppressions de postes ne concernent pas que les enseignants. L'encadrement dans les &#233;tablissements est en diminution avec la disparition de 9000 surveillants qui b&#233;n&#233;ficiaient de l'ancien statut de MI-SE dans le second degr&#233;, et de 6500 emplois-jeunes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les surveillants et les emplois-jeunes sont certes remplac&#233;s par 9800 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ainsi que le recrutement a minima des documentalistes, infirmi&#232;res, m&#233;decins scolaires et conseillers d'orientation psychologues (moins 50 &#224; la rentr&#233;e 2005). Et surtout la loi de d&#233;centralisation qui devrait s'appliquer pour les personnels techniciens, ouvriers et de service (TOS) &#224; partir de janvier 2005 est lourde de menaces : ayant d&#233;sormais le statut de fonctionnaires territoriaux, ces personnels peuvent se voir imposer une plus grande &#171; mobilit&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total selon les syndicats, ce sont 30 000 emplois d'adultes qui auront disparu en 3 ans dans les lyc&#233;es, coll&#232;ges et &#233;coles. L'&#233;conomie est de taille !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une &#233;cole encore plus s&#233;gr&#233;gative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rien d'&#233;tonnant quand les coupes budg&#233;taires pr&#233;vues conduisent &#224; supprimer certaines options ou &#224; rel&#233;guer comme options certaines mati&#232;res ! Ce n'est &#233;videmment pas la raison invoqu&#233;e par Fillon. Il lui en fallait une plus pr&#233;sentable, qui fasse passer sa loi pour une &#171; r&#233;forme &#187;, et non une r&#233;gression. Il s'agirait donc, selon lui, de prendre &#224; bras-le-corps la &#171; crise de l'&#233;cole &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les objectifs du &#171; coll&#232;ge unique &#187; et celui d'amener 80 % d'une classe d'&#226;ge au bac devraient &#234;tre r&#233;vis&#233;s, le quart des &#233;l&#232;ves sortant du syst&#232;me scolaire sans dipl&#244;me. Si la &#171; massification scolaire &#187; des ann&#233;es 1980-1990 s'est traduite par l'&#233;l&#233;vation du niveau d'&#233;tudes moyen, elle n'a en effet jamais r&#233;duit les in&#233;galit&#233;s scolaires entre jeunes de milieux sociaux diff&#233;rents. Celles-ci se sont m&#234;me accentu&#233;es, cons&#233;quence de la d&#233;gradation de la situation dans les quartiers populaires, devenus pour beaucoup de v&#233;ritables ghettos o&#249; le taux de ch&#244;mage d&#233;passe souvent les 50 %. Ainsi, le taux de bacheliers s'&#233;l&#232;verait aujourd'hui &#224; 90 % chez les enfants de cadres et &#224; 60 % chez les enfants d'ouvriers et d'employ&#233;s (l'&#233;cart se creuse encore dans l'enseignement sup&#233;rieur). Fillon se flatte de donner une r&#233;ponse r&#233;aliste &#224; l'&#233;chec patent du syst&#232;me scolaire ? Que non ! Sa r&#233;forme ne fait qu'ent&#233;riner la situation. Au lieu de donner les moyens (financiers pour commencer) de former convenablement tous les &#233;l&#232;ves, elle se contente d'adapter l'&#233;cole &#224; ses diff&#233;rents publics, de proposer des enseignements diff&#233;renci&#233;s en fonction des &lt;em&gt;&#171; talents &#187;&lt;/em&gt; des &#233;l&#232;ves (lire avant tout leur milieu social).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet de l&#233;gitimation de l'&#233;chec scolaire, s'articule autour d'un certain nombre de mesures :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt; L'organisation de l'enseignement &#224; partir du primaire en plusieurs strates&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re consiste en un &lt;em&gt;&#171; socle commun de connaissances et de comp&#233;tences &#187;&lt;/em&gt; qu'il faudra ma&#238;triser pour pouvoir acc&#233;der aux autres &#233;tages, c'est-&#224;-dire &#224; des approfondissements ou &#224; une diversification dans d'autres domaines. Ces comp&#233;tences minimales se r&#233;sument &#224; savoir lire, &#233;crire, compter, parler anglais, utiliser un ordinateur ainsi que &lt;em&gt;&#171; vivre ensemble au sein de l'&#233;cole et de la r&#233;publique &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les mati&#232;res comme l'&#233;ducation physique, les arts plastiques, la 2e langue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce socle commun ressemblera in&#233;vitablement &#224; une sorte de Smic scolaire pour les jeunes qui &#171; n'auront pas le niveau &#187; (dont un bon nombre sont issus des milieux populaires) : l'&#233;cole n'aura &#224; leur offrir qu'une formation minimale et quelques le&#231;ons de morale &#171; citoyenne &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un Contrat individuel de r&#233;ussite &#233;ducative (CIRE) leur sera propos&#233;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; (dispens&#233;es dans le cadre d'un &lt;em&gt;&#171; partenariat &#187;&lt;/em&gt; plus &#233;troit avec la police et la justice) pendant que les autres pourront b&#233;n&#233;ficier d'un enseignement approfondi et vari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Une orientation pr&#233;coce&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;l&#232;ves qui n'auraient pas d&#233;pass&#233; le &#171; socle commun &#187; seraient encourag&#233;s &#224; choisir l'apprentissage en alternance. L'objectif d'ailleurs est de doubler le nombre d'apprentis d'ici cinq ans, en le portant &#224; 500 000&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Objectif du plan Borloo de &#171; coh&#233;sion sociale &#187;.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. L'&#233;cole se donne donc pour t&#226;che de d&#233;scolariser des masses d'&#233;l&#232;ves qui, apr&#232;s leur p&#233;riode d'apprentissage, se retrouveront sur le march&#233; du travail sans r&#233;elle qualification, condamn&#233;s aux petits boulots (une solution efficace &#224; l'&#233;chec scolaire !). A ceux-l&#224;, Fillon fait miroiter une &#171; formation tout au long de la vie &#187;, qui viendrait compl&#233;ter la formation minimale acquise lors de leur scolarit&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au moment o&#249; gouvernement et patronat viennent de concocter avec les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Apr&#232;s la 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;, des fili&#232;res professionnelle, technologique et g&#233;n&#233;rale plus &#233;tanches &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il sera plus difficile encore qu'aujourd'hui de passer de l'une &#224; l'autre, et notamment de l'enseignement professionnel &#224; l'enseignement technologique (et donc &#224; l'enseignement sup&#233;rieur). L&#224; encore il s'agit de fermer des portes aux &#233;l&#232;ves des milieux populaires qui auraient quelques ambitions.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;R&#233;forme du baccalaur&#233;at&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;L'introduction du contr&#244;le continu pour certaines disciplines au baccalaur&#233;at risque de d&#233;valuer cet examen. Le bac aujourd'hui est une &#233;preuve nationale et anonyme : quel que soit l'&#233;tablissement d'origine des &#233;l&#232;ves, le dipl&#244;me a la m&#234;me valeur. Le contr&#244;le continu sera un s&#233;rieux pas de plus vers un dipl&#244;me &#224; plusieurs vitesses : un bac obtenu dans un &#233;tablissement de centre-ville jug&#233; &#171; bon &#187; et exigeant dans ses notations sera mieux cot&#233; que celui d&#233;croch&#233; dans un lyc&#233;e de banlieue jug&#233; &#171; laxiste &#187;. La diff&#233;rence existant d&#233;j&#224; aujourd'hui entre le bac technologique du lyc&#233;e de banlieue populaire et le bac S de Henri IV !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces mesures concourent vers le m&#234;me point : l'&#233;clatement des structures scolaires communes &#224; tous d&#232;s le primaire (m&#234;me si dans les faits, l'&#233;galit&#233; entre l'&#233;cole &#233;l&#233;mentaire d'une cit&#233; et celle d'un beau quartier de Paris est d&#233;j&#224; toute relative), dans le but de &#171; trier &#187; le plus t&#244;t possible les &#233;l&#232;ves, et d'orienter les &#171; moins bons &#187; -pardon ceux qui n'auront pas eu la chance de d&#233;velopper leur &lt;em&gt;&#171; talent &#187;&lt;/em&gt; en sciences ou en dissertation- vers la voie professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il ne s'agit &#233;videmment pas d'id&#233;aliser l'&#171; &#233;cole r&#233;publicaine &#187; qui reproduit (et fonde &#224; sa fa&#231;on !) le fonctionnement in&#233;galitaire de la soci&#233;t&#233; dans lequel elle s'inscrit, on ne peut que constater qu'avec Fillon se profile une &#233;cole de moins en moins publique et de plus en plus s&#233;gr&#233;gative. Une &#233;cole qui semble davantage se soucier de r&#233;pondre aux besoins du patronat (d'un c&#244;t&#233; s&#233;lectionner des jeunes destin&#233;s &#224; des &#233;tudes longues, qualifi&#233;s -les futurs cadres- et de l'autre disposer d'une main-d'&#339;uvre peu qualifi&#233;e, et du coup mobile et bon march&#233;) que d'assurer &#171; la r&#233;ussite de tous les &#233;l&#232;ves &#187;, pr&#233;cepte pourtant affich&#233; dans la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A nous, enseignants, parents et &#233;l&#232;ves, de nous montrer tout aussi fermes dans la riposte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Quant &#224; la cr&#233;ation de d&#233;doublements en langue au lyc&#233;e dont se targue Fillon, elle ne se ferait que sur la suppression des TPE (travaux pratiques encadr&#233;s), enseignement interdisciplinaire dont b&#233;n&#233;ficient les &#233;l&#232;ves de Terminale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les surveillants et les emplois-jeunes sont certes remplac&#233;s par 9800 assistants d'&#233;ducation, mais cela fait quand-m&#234;me un d&#233;ficit d'environ 12 000 emplois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les mati&#232;res comme l'&#233;ducation physique, les arts plastiques, la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; langue vivante, la technologie, l'histoire-g&#233;ographie, les sciences, tout en &#233;tant int&#233;gr&#233;es dans le socle commun, sont organis&#233;es dans un compartiment &#224; part sous l'appellation &#171; disciplines obligatoires &#187;, et se trouvent ainsi relativis&#233;es par rapport aux disciplines dites &#171; indispensables &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Un Contrat individuel de r&#233;ussite &#233;ducative (CIRE) leur sera propos&#233;, consistant en 3 heures de soutien hebdomadaire... financ&#233;es partiellement par les heures d'Itin&#233;raires de d&#233;couverte (dispositif interdisciplinaire inscrit dans l'emploi du temps des classes de 5&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; et 4&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;) et, selon toute probabilit&#233; par tout ou partie des moyens des ZEP (&#233;tablissements difficiles class&#233;s &#171; zone d'&#233;ducation prioritaire &#187; et qui &#224; se titre b&#233;n&#233;ficient de moyens suppl&#233;mentaires).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Objectif du plan Borloo de &#171; coh&#233;sion sociale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au moment o&#249; gouvernement et patronat viennent de concocter avec les syndicats un &#171; accord national &#187; sur la formation professionnelle... qui la ravale &#224; une portion bien plus congrue, en particulier en limite les possibilit&#233;s sur les heures de travail&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Juin 36, mai 68 : quand les travailleurs faisaient d&#233;coller leurs salaires
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Juin-36-mai-68-quand-les-travailleurs-faisaient-decoller-leurs-salaires</link>
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		<dc:date>2005-01-18T19:53:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>

		<description>A deux occasions au moins en France, la classe ouvri&#232;re a r&#233;ussi &#224; se mobiliser et imposer des augmentations de salaires massives. &lt;br /&gt;1936 &lt;br /&gt;Apr&#232;s la victoire &#233;lectorale du front populaire en mai 1936, une puissante vague de gr&#232;ves balaye le pays se g&#233;n&#233;ralisant comme une tra&#238;n&#233;e de poudre. 2,4 millions de travailleurs occupent les entreprises. La gr&#232;ve, d&#233;marr&#233;e dans l'industrie, entra&#238;ne toutes les cat&#233;gories du monde du travail, y compris dans le commerce et les petites entreprises.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Salaires-la-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Salaires : la contre-offensive s'impose, 300 euros pour tous
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A deux occasions au moins en France, la classe ouvri&#232;re a r&#233;ussi &#224; se mobiliser et imposer des augmentations de salaires massives.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1936&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la victoire &#233;lectorale du front populaire en mai 1936, une puissante vague de gr&#232;ves balaye le pays se g&#233;n&#233;ralisant comme une tra&#238;n&#233;e de poudre. 2,4 millions de travailleurs occupent les entreprises. La gr&#232;ve, d&#233;marr&#233;e dans l'industrie, entra&#238;ne toutes les cat&#233;gories du monde du travail, y compris dans le commerce et les petites entreprises. Le gouvernement que vient de former le socialiste L&#233;on Blum, appuy&#233; par une coalition PC-PS-Parti radical, est pris au d&#233;pourvu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le patronat qui prend l'initiative d'une n&#233;gociation. Le 7 juin, il signe les accords de Matignon avec les repr&#233;sentants de la CGT : ils instituent des d&#233;l&#233;gu&#233;s d'atelier (anc&#234;tres des actuels DP), et dans l'imm&#233;diat une majoration des salaires de 12 % en moyenne, avec une hausse plus forte pour les bas salaires. Puis, toujours pour obtenir la reprise du travail, le gouvernement fait voter trois lois, les 11 et 12 juin, qui instaurent les cong&#233;s pay&#233;s, la semaine de 40 heures, et les conventions collectives obligatoires. La conjonction de celles-ci et des accords de Matignon se traduit par une augmentation moyenne des salaires de 20%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, devant la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et par peur de la r&#233;volution sociale, les patrons auront accept&#233; en quelques jours une hausse massive du co&#251;t de l'heure de travail : + 20 % avec les accords et les conventions, + 4 % avec les cong&#233;s pay&#233;s (2 semaines pour 50 semaines de travail), + 2 % avec la majoration des cotisations pour les assurances sociales et les allocations familiales, et encore + 20 % en moyenne avec la majoration du salaire horaire compensant la r&#233;duction de la dur&#233;e du travail, sans compter que les heures suppl&#233;mentaires sont major&#233;es de 25 %.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale survient en mai 1968, avec 6 &#224; 7,5 millions de salari&#233;s mobilis&#233;s. L&#224; encore, le mouvement fait rapidement t&#226;che d'huile, dans un climat de ras-le-bol accumul&#233;, et d'&#233;branlement du pouvoir politique suite &#224; la r&#233;volte &#233;tudiante. La gr&#232;ve d&#233;marre le 14 &#224; Sud-Aviation (Nantes), pour s'&#233;tendre &#224; toute l'a&#233;ronautique dans les jours suivants, puis chez Renault, le 15 &#224; Cl&#233;on, le 16 &#224; Billancourt, &#224; Flins et au Mans, le 17 &#224; l'ORTF, le 18 au M&#233;tro et &#224; la SNCF, le 22 dans l'essentiel de la fonction publique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au minist&#232;re du Travail, rue de Grenelle, patrons et dirigeants syndicaux d&#233;bouchent sur ce qu'ils appellent un &#171; constat &#187;, le 27 : le SMIG est port&#233; de 2,22 F &#224; 3 F par heure, et le patronat promet une augmentation des salaires de 7 % en juin et de 3 % en octobre, quelques am&#233;liorations concernant retraites et dur&#233;e du travail, ainsi que des droits suppl&#233;mentaires pour les appareils syndicaux. Le patronat recule, mais c&#232;de peu, et de nombreux travailleurs refusent la reprise du travail propos&#233;e par les syndicats. Cependant, le mouvement est loin d'&#234;tre aussi profond et d&#233;termin&#233; qu'en 36. Entreprise par entreprise, les syndicats, et au premier chef la CGT, font reprendre le travail. Les avantages obtenus par les gr&#233;vistes sont donc diff&#233;rents, selon les rapports de force locaux : l'EGF, la RATP et la SNCF ont obtenu des augmentations de salaires de 14 &#224; 21 %, Renault de 10 &#224; 14 % et une heure de travail de moins par semaine. Finalement, en janvier 1969, les salaires auront tout de m&#234;me en moyenne progress&#233; de 13 %. Et dans les ann&#233;es qui suivent les travailleurs, par des gr&#232;ves nombreuses, continuent d'arracher des concessions amenant la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e des entreprises de 64 % &#224; 68 % entre 1972 et 1978.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Se pr&#233;munir contre la revanche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes, aussi bien apr&#232;s 36 que 68, les patrons, b&#233;n&#233;ficiant &#224; chaque fois de l'appui ou de la bienveillance des gouvernements de gauche ou de droite, ont cherch&#233; &#224; reprendre les concessions qui leur avaient &#233;t&#233; impos&#233;es. Ne serait-ce qu'en r&#233;percutant sur le prix de leurs marchandises les augmentations consenties &#224; leurs salari&#233;s. D&#232;s l'&#233;t&#233; 1938, le pouvoir d'achat hebdomadaire du salaire ouvrier &#233;tait pratiquement retomb&#233; &#224; son niveau de mai 1936 ; l'inflation passait de 6 % par an en 1969/1970 &#224; 15 % en 1974.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les capitalistes aient pris leur revanche ne d&#233;truit pourtant pas les d&#233;monstrations faites qu'une mobilisation g&#233;n&#233;rale des travailleurs peut imposer de consid&#233;rables augmentations salariales. Tout au plus elle souligne qu'il ne sera pas suffisant pour les travailleurs de se mobiliser massivement ponctuellement mais aussi n&#233;cessaire de s'organiser durablement pour contr&#244;ler les comptes, l'activit&#233; et la vie de leurs entreprises. En un mot que, m&#234;me simplement pour prot&#233;ger nos salaires, il sera n&#233;cessaire de ne pas laisser &#224; la bourgeoisie ou &#224; ses repr&#233;sentants de gauche comme de droite ni les commandes de la politique, ni celles de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Partie de poker menteur autour de la loi Galland
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Partie-de-poker-menteur-autour-de-la-loi-Galland</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Grande distribution
</dc:subject>

		<description>Le 17 juin dernier, Nicolas Sarkozy r&#233;unissait repr&#233;sentants de l'industrie et de la grande distribution, pour aboutir &#224; un accord pr&#233;voyant la r&#233;duction de 2% des prix des produits de grande marque. Le 6 janvier 2005, une nouvelle confrontation des signataires de l'accord a d&#233;bouch&#233; sur un &#233;chec. &lt;br /&gt;En effet, depuis juillet 1996, les relations entre industriels et grande distribution sont encadr&#233;es par la &#171; Loi Galland &#187; : les hypermarch&#233;s ne peuvent &#233;couler les produits &#224; un prix&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Salaires-la-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Salaires : la contre-offensive s'impose, 300 euros pour tous
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 juin dernier, Nicolas Sarkozy r&#233;unissait repr&#233;sentants de l'industrie et de la grande distribution, pour aboutir &#224; un accord pr&#233;voyant la r&#233;duction de 2% des prix des produits de grande marque. Le 6 janvier 2005, une nouvelle confrontation des signataires de l'accord a d&#233;bouch&#233; sur un &#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, depuis juillet 1996, les relations entre industriels et grande distribution sont encadr&#233;es par la &#171; Loi Galland &#187; : les hypermarch&#233;s ne peuvent &#233;couler les produits &#224; un prix inf&#233;rieur &#224; leur prix de revient. A l'&#233;poque, les d&#233;put&#233;s pr&#233;tendaient r&#233;agir &#224; des annonces fracassantes de la grande distribution comme les &#171; baguettes &#224; 1 franc &#187; qui inqui&#233;taient le petit commerce. Mais la d&#233;fense du boutiquier n'&#233;tait comme toujours qu'un pr&#233;texte &#224; sauvegarder les int&#233;r&#234;ts des trusts agroalimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour qui roule Sarkozy ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est peu probable que Sarkozy, homme du patronat s'il en est -son propre fr&#232;re est un ponte du Medef- aille &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des poids lourds de l'industrie et de la distribution. Pourquoi alors pr&#233;tend-il les obliger &#224; r&#233;duire leurs prix ? Quel r&#244;le joue Michel-Edouard Leclerc, qui milite lui aussi au nom de la baisse des prix, et soi-disant dans l'int&#233;r&#234;t des consommateurs, en r&#233;clamant l'abolition de la loi Galland ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le march&#233; des produits dits de &#171; grande consommation &#187; est domin&#233; par une poign&#233;e de trusts, les Danone, Coca-cola, Nestl&#233;, Unilever, Pernod-Ricard, Kraft Foods et autres Cadbury-Schweppes dont la strat&#233;gie repose sur la promotion de &#171; grandes marques &#187;, lanc&#233;es &#224; coup de budgets publicitaires cons&#233;quents... et vendues avec des marges importantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela les grands industriels ont un besoin crucial de conserver la ma&#238;trise du prix du produit en rayon. Car les grandes surfaces pourraient &#234;tre tent&#233;es de vendre des produits de marque &#224; prix cass&#233;s, de s'en servir comme &#171; produits d'appel &#187; en se rattrapant sur le reste. Mais si le yaourt Danone est brad&#233; chez Carrefour, Danone aura du mal &#224; le maintenir &#224; prix &#233;lev&#233; ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En interdisant la &#171; vente &#224; perte &#187;, la loi Galland a rendu la ma&#238;trise de leur politique de prix aux producteurs de grandes marques - regroup&#233;s au sein d'un lobby, l'ILEC, l'Institut de liaisons et d'&#233;tudes des industries de consommation. Pourtant les Carrefour, Auchan et autres Syst&#232;me U ont su trouver, sur le terrain de la loi Galland, un compromis avantageux, dont agriculteurs et PME sont seuls &#224; faire les frais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'irr&#233;sistible ascension des hypers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand la grande distribution prit son essor, elle b&#233;n&#233;ficia d'attentions tr&#232;s favorables : la loi Royer de 1973, prolong&#233;e par la loi Raffarin de 1996, soumit l'ouverture des grandes surfaces &#224; l'autorisation de commissions compos&#233;es d'&#233;lus et de hauts fonctionnaires, toujours sous pr&#233;texte de d&#233;fendre la boutique. Mais ces commissions ne firent que ralentir un peu le d&#233;veloppement des grandes surfaces : de 1500 supermarch&#233;s au d&#233;but des ann&#233;es 70, on est pass&#233; &#224; 8400 trente ans plus tard. Elles furent en revanche efficaces pour prot&#233;ger les groupes fran&#231;ais de l'implantation de concurrents &#233;trangers. D'autre part, l'interdiction de la publicit&#233; t&#233;l&#233;vis&#233;e pour la grande distribution dispensa celle-ci de devoir gaspiller des milliards en spots t&#233;l&#233;vis&#233;s - les industriels de l'agroalimentaire y sacrifient 10 &#224; 15% de leur chiffre d'affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre de la loi Galland, les cha&#238;nes d'hypermarch&#233;s d&#233;velopp&#232;rent une logique qui les &#233;loigne des m&#233;canismes du commerce traditionnel. Habituellement, un commer&#231;ant se r&#233;mun&#232;re en achetant des produits qu'il revend &#224; un prix plus &#233;lev&#233;, en leur ajoutant une &#171; marge avant &#187;. Les hypermarch&#233;s, &#224; l'inverse, peuvent revendre les produits &#224; prix co&#251;tant. Ils gagnent de l'argent autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, ils facturent &#224; leurs fournisseurs de nombreux services, r&#233;els ou fictifs : &#234;tre pr&#233;sent en rayon (le &#171; r&#233;f&#233;rencement &#187;), dans un catalogue, &#234;tre en t&#234;te de gondole, etc. Ainsi le fournisseur rembourse une partie des sommes qu'il leur a factur&#233; : c'est la fameuse &#171; marge arri&#232;re &#187;, qui peut atteindre la moiti&#233; du prix du produit. L'hypermarch&#233; fonctionne alors comme un entrep&#244;t o&#249; l'industriel paye pour exposer ses produits. D'autre part, les distributeurs imposent aux fournisseurs des d&#233;lais de paiement de un &#224; trois mois, disposant ainsi d'une abondante tr&#233;sorerie qui leur permet de mener des op&#233;rations financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#232;re raison pour la grande distribution de s'accommoder de la loi Galland : gr&#226;ce &#224; Yves Galland, ancien cadre de la grande distribution, et qui en conna&#238;t donc un rayon, pour ainsi dire, elles sont dispens&#233;es de fomenter entre elles des ententes ill&#233;gales sur les prix puisque c'est la loi qui fixe les planchers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux poids lourds de l'industrie, ils ont pu s'accommoder des marges arri&#232;res en les r&#233;percutant en grande partie dans leurs factures. Car un g&#233;ant de la distribution peut difficilement envisager de rompre les n&#233;gociations avec Danone ou Coca-cola. Pour cela, les industriels ont d'ailleurs pris soin de faire abroger en 1996 le d&#233;lit de refus de vente. Pernod Ricard est donc en mesure de menacer de priver une cha&#238;ne d'un de ses produits phares, Pastis 51, Chivas Regal ou Clan Campbell.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain partage de la rente li&#233;e aux &#171; grandes marques &#187; s'est ainsi &#233;tabli entre grands industriels et g&#233;ants de la distribution, au d&#233;triment du consommateur. Pourquoi ce juteux syst&#232;me serait-il aujourd'hui remis en cause ?&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_139 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH200/hyper-f348f.gif?1788205531' width='300' height='200' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le gouvernement en arbitre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est que, ces derni&#232;re ann&#233;es, le &#171; hard discount &#187; (ED, Lidl, Aldi, Leader Price, Mutant, Netto) a attir&#233; de plus en plus de clients en proposant des produits sans marque. Pour les cha&#238;nes d'hypermarch&#233;, ce n'est qu'une menace relative car elles ont pris le contr&#244;le d'une bonne partie de ce r&#233;seau (Carrefour poss&#232;de ED, Casino a Leader Price). Elles doivent n&#233;anmoins assigner des bornes au hard discount dont la rentabilit&#233; est plus faible. Mais ce sont surtout les trusts industriels d&#233;tenteurs des grandes marques qui ont le plus &#224; perdre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment r&#233;duire les prix des produits de marque pour qu'ils demeurent comp&#233;titifs ? Les hypermarch&#233;s ne le peuvent pas, &#224; cause de la loi Galland ; les industriels pourraient diminuer leur facture mais veulent la garantie que les prix en rayon suivent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Industriels et distributeurs ont donc besoin d'un arbitre. C'est pourquoi Sarkozy tente d'organiser une baisse des tarifs n&#233;goci&#233;e o&#249; les efforts des uns ne soient pas aussit&#244;t absorb&#233;s par la rapacit&#233; des autres. Mais les industriels tra&#238;nent les pieds, estimant que l'effort doit porter sur les marges arri&#232;re, et les patrons des hypermarch&#233;s jouent apparemment la carte d'un &#233;chec de l'accord pour obtenir une remise en cause de la loi Galland et une libert&#233; accrue de fixation des prix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Telle est probablement la prochaine &#233;ch&#233;ance. Afin d'arracher une r&#233;&#233;criture du texte favorable &#224; ses int&#233;r&#234;ts, chaque lobby va mobiliser son personnel politique, souvent issu du s&#233;rail des directions d'entreprises (&#224; commencer par Raffarin, ancien membre de la direction Maketing des caf&#233;s Jacques Vabre, une marque du g&#233;ant Kraft Foods). La prochaine bataille pour le partage de la plus-value entre capitaliste rivaux se d&#233;roulera dans les trav&#233;es du parlement. Rien &#224; voir avec l'int&#233;r&#234;t du consommateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien FORGEAT&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Hypermarch&#233;s et PME, des rapports peu galants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi Galland n'a pas emp&#234;ch&#233; que PME et agriculteurs deviennent les proies de la grande distribution. Pour eux, les marges arri&#232;re s'accroissent sans cesse sous les pr&#233;textes les plus futiles (contribution &#224; des travaux de r&#233;novation, op&#233;rations de promotion, etc.) et les exigences commerciales confinent au racket : palettes suppl&#233;mentaires gratuites, fourniture de personnel pour la mise en rayon, et, pratique r&#233;pandue, obligation de r&#233;server des lieux de vacances pour les cadres des hypermarch&#233;s, au frais du fournisseur !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mettre &#224; genoux ses petits fournisseurs, la grande distribution aurait recours &#224; des techniques... artisanales : on fait patienter les commerciaux dans des locaux surchauff&#233;s, en les emp&#234;chant de boire, de fumer et en retirant jusqu'au papier des toilettes. On les assoit sur des chaises aux pieds avant raccourcis, on alterne ton chaleureux et atmosph&#232;re tendue, etc. Au moment de la livraison, des palettes sont renvoy&#233;es, des p&#233;nalit&#233;s inflig&#233;es...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou encore : une grosse commande de produits sous une &#171; marque de distributeur &#187; est pass&#233;e &#224; une petite entreprise. La PME investit, mais par la suite le contrat est remis en cause ou les marges arri&#232;res s'accroissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne manque pas d'hommes politiques pour d&#233;plorer que les PME fran&#231;aises soient &#233;touff&#233;es sous le poids des &#171; charges &#187; sociales. Il est plus rare d'entendre d&#233;noncer le r&#244;le des grandes surfaces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Indice des prix : faut-il croire les chiffres ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Indice-des-prix-faut-il-croire-les-chiffres</link>
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		<dc:date>2005-01-18T19:47:25Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Statistiques
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		<description>En janvier 1998, la baguette co&#251;tait en moyenne 0,60 &#8364;, contre 0,75 &#8364; aujourd'hui soit 25 % de plus. Pourtant, dans le m&#234;me intervalle, l'Insee affirme que les prix ont augment&#233; de 11 %. &lt;br /&gt;La hausse des prix que nous constatons au quotidien ne correspond pas forc&#233;ment &#224; l'inflation r&#233;elle. Pour les travailleurs, les fins de mois sont souvent difficiles, ce qui rend d'autant plus d&#233;sagr&#233;able l'augmentation importante des prix de la vie courante. Mais des biens plus chers achet&#233;s moins&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En janvier 1998, la baguette co&#251;tait en moyenne 0,60 &#8364;, contre 0,75 &#8364; aujourd'hui soit 25 % de plus. Pourtant, dans le m&#234;me intervalle, l'Insee affirme que les prix ont augment&#233; de 11 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La hausse des prix que nous constatons au quotidien ne correspond pas forc&#233;ment &#224; l'inflation r&#233;elle. Pour les travailleurs, les fins de mois sont souvent difficiles, ce qui rend d'autant plus d&#233;sagr&#233;able l'augmentation importante des prix de la vie courante. Mais des biens plus chers achet&#233;s moins fr&#233;quemment (machine &#224; laver, lecteur DVD...) ont un prix qui baisse. M&#234;me si la vie semble plus ch&#232;re qu'avant, nous achetons en fait plus de choses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'effet qualit&#233; baisse l'indice des prix, pas le co&#251;t de la vie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un produit peut dispara&#238;tre pour laisser la place au m&#234;me mais en mieux. Depuis plusieurs ann&#233;es, le prix de l'ordinateur standard reste le m&#234;me, autour de 1 000 &#8364;, mais l'ordinateur que l'on ach&#232;te aujourd'hui a une plus forte puissance, un graveur DVD, plus de m&#233;moire... C'est ce qui fait dire &#224; l'Insee que le prix des ordinateurs a baiss&#233; de plus de 70 % depuis 1998. C'est l'&#171; effet qualit&#233; &#187;. Mais cela ne rend pas un ordinateur moins cher, car l'ordinateur d'avant, qui co&#251;terait 300 &#8364;, n'est plus vendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est de m&#234;me pour les voitures dont l'&#233;lectronique accro&#238;t fortement le prix. A tel point que Renault est capable de sortir la Logan &#224; 5 000 &#8364;, simplement en la d&#233;pouillant de ses &#233;quipements de confort. En France, beaucoup de travailleurs s'en contenteraient bien, mais les capitalistes ne leur laissent gu&#232;re le choix et les voitures sont toujours aussi ch&#232;res&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En France, la Logan devrait &#234;tre vendue 7 500 &#8364; en version de base. Sachant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les capitalistes s'arrangent aussi pour maintenir ou &#233;lever les prix de leurs produits et augmenter leurs marges, en jouant souvent sur l'emballage. Dans la lessive, les trusts multiplient les marques pour vendre la m&#234;me poudre. Des ph&#233;nom&#232;nes que l'Insee ne prend pas toujours en compte.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un indice pas pour les pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'indice de l'Insee n'est pas vraiment un indice du co&#251;t de la vie. D'abord &#224; cause de l'effet qualit&#233;, mais aussi du fait des poids des diff&#233;rentes d&#233;penses dans l'indice. Par exemple, le loyer compte pour moins de 6 % des d&#233;penses. C'est parce que les propri&#233;taires ne payent pas de loyer et font donc baisser la part des loyers dans les d&#233;penses g&#233;n&#233;rales. Avec la flamb&#233;e des prix du logement dans les grandes villes, on comprend que l'indice sous-&#233;value le co&#251;t de la vie pour les travailleurs qui d&#233;pensent en loyer au moins le quart de leur salaire et souvent au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les travailleurs les plus pauvres ach&#232;tent moins de biens d'&#233;quipement chers, dont les prix baissent. Ils subissent directement la forte inflation des produits de grande consommation. A l'inverse, les plus riches ont &#233;conomis&#233; sur leur &#233;cran plasma, leur i-pod, leur home-cin&#233;ma dont le prix a baiss&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, l'indice des prix de l'Insee mesure bien l'&#233;volution des prix en g&#233;n&#233;ral, mais pas le co&#251;t de la vie pour les travailleurs. Quand le Smic ou les prestations sociales sont index&#233;s sur l'indice des prix, les travailleurs ne s'y retrouvent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maurice SPIRZ&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH187/inflation-observee-f5dcf.gif?1787864925' width='300' height='187' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Plus myst&#233;rieux que le trou de la couche d'ozone, un trou est apparu dans les statistiques : l'indice des prix (&#233;chelle de droite) a d&#233;coll&#233; de l'indice de l'inflation per&#231;ue (&#233;cart entre le nombre de personnes qui pensent que les prix ont augment&#233; et le nombre de ceux qui pensent que les prix n'ont pas augment&#233;, &#233;chelle de gauche).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Leclerc &#224; confesse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie, depuis les ann&#233;es 60 au moins la composition pr&#233;cise du panier de biens et services qui sert de base &#224; l'indice de prix est tenue secr&#232;te. L'Insee jure ses grands dieux qu'il n'est plus possible au gouvernement de mener, comme dans les ann&#233;es 50, une &#171; politique de l'indice &#187; : bloquer les prix de ces produits &#171; strat&#233;giques &#187; et uniquement de ceux-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on d&#233;couvre au d&#233;tour d'un livre de Michel-Edouard Leclerc&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La fronde des caddies, Plon, 1994.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; un passage o&#249; il t&#233;moigne d'&#233;tranges pratiques dans les salons minist&#233;riels : &#171; &lt;em&gt;d'un air faussement int&#233;ress&#233;, les ministres interpellent les patrons de la distribution sur l'&#233;tat de la conjoncture.(...) D'un regard pernicieux pos&#233; sur chacun des convives, on s'inqui&#232;te du gonflement des marges du commerce et de l'exasp&#233;ration des producteurs dont la chute des cours n'a pas &#233;t&#233; r&#233;percut&#233;e au stade de la consommation. Encaissant le message, jaugeant les risques d'inertie, en termes d'autorisation d'ouvertures de magasins, ils regagnent leurs voitures en pensant au coup de fil qu'ils recevront, dans l'apr&#232;s midi, d'un sous-directeur listant les produits qu'il serait bon de faire baisser en vue du prochain indice. Faisant fi du secret de la composition de l'indice Insee, nos politiques se sont ainsi pr&#233;par&#233;s quelques bons effets d'annonce pour la prochaine p&#233;riode &#233;lectorale&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Les coulisses de la grande distribution&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albin Michel, 2000&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, Christian Jacquiau commente ainsi ces aveux : &#171; Complices du mensonge de nos ministres, les grands distributeurs baisseront leurs prix sur les quelques dizaines de produits qui font les indices, et se rattraperont au centuple sur les dizaines de milliers d'autres qui n'entrent pas dans le jeu fauss&#233; de la statistique. Les syndicats de salari&#233;s se calent alors sur ces indices manipul&#233;s pour n&#233;gocier des rattrapages. Les indices d'augmentation des prix sont officiellement contenus. Le pouvoir d'achat r&#233;el des consommateurs r&#233;gresse mais seuls les initi&#233;s le savent. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En France, la Logan devrait &#234;tre vendue 7 500 &#8364; en version de base. Sachant qu'il n'y a pas de droits de douane sur ce type de produit, et que les taxes sont sensiblement les m&#234;mes, la majoration de prix atteint 2 500 &#8364;. Si un camion transporte 8 voitures, le transport Roumanie-France est donc factur&#233;... 20 000 &#8364; !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La fronde des caddies, Plon, 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Albin Michel, 2000&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Working poors : y'a pas qu'aux USA...
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Working-poors-y-a-pas-qu-aux-USA</link>
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		<dc:date>2005-01-17T11:30:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>Avoir un emploi ne permet pas toujours de s'en sortir, loin s'en faut. En 2001, environ un million de personnes travaillaient sans que leur activit&#233; leur permette de vivre au dessus du seuil de pauvret&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne des &#171; travailleurs pauvres &#187; a fait parler de lui outre-Atlantique depuis les ann&#233;es 1970, en France depuis la fin des ann&#233;es 1990. &lt;br /&gt;En France, pr&#232;s d'un salari&#233; sur six re&#231;oit un salaire inf&#233;rieur au Smic, soit 3,4 millions de personnes. On parle de bas salaire en&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Salaires-la-contre-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Salaires : la contre-offensive s'impose, 300 euros pour tous
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avoir un emploi ne permet pas toujours de s'en sortir, loin s'en faut. En 2001, environ un million de personnes travaillaient sans que leur activit&#233; leur permette de vivre au dessus du seuil de pauvret&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne des &#171; travailleurs pauvres &#187; a fait parler de lui outre-Atlantique depuis les ann&#233;es 1970, en France depuis la fin des ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, pr&#232;s d'un salari&#233; sur six re&#231;oit un salaire inf&#233;rieur au Smic, soit 3,4 millions de personnes. On parle de bas salaire en dessous du seuil de 900 &#8364; net par mois&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; bas salaires &#187; sont d&#233;finis comme les salaires inf&#233;rieurs &#224; 2/3 du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ce ph&#233;nom&#232;ne concernait 11 % des salari&#233;s en 1983 et 15 % en 2001. La croissance des tr&#232;s bas salaires (actuellement moins de 675 &#8364; mensuels&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#171; tr&#232;s bas salaires &#187; sont les salaires inf&#233;rieurs &#224; la moiti&#233; du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;) a &#233;t&#233; encore plus rapide : de 5 % des salari&#233;s en 1983 &#224; 10 % en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Aux Etats-Unis, partage des salaires, en France, partage du ch&#244;mage.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, la forte proportion de bas salaires s'explique par un taux horaire tr&#232;s bas. Dans le cas de la France, c'est le d&#233;veloppement des temps partiels qui est en cause. De nombreux salari&#233;s qui voudraient travailler &#224; temps plein doivent se contenter d'un temps partiel impos&#233;, essentiellement des femmes. Elles occupent 80 % des emplois &#224; temps partiel, surtout dans l'h&#244;tellerie, le commerce, la restauration, les services aux particuliers, avec des horaires extr&#234;mement &#233;clat&#233;s et d&#233;cal&#233;s. Elles constituent l'essentiel des &#171; working poors &#187; &#224; la fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat fabrique des &#171; working poors &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de l'int&#233;rim et des CDD explique aussi de nombreuses situations de pauvret&#233;. La politique des diff&#233;rents gouvernements a amplifi&#233; ce probl&#232;me : les &#171; emplois aid&#233;s &#187; qui fournissent aux entreprises une main d'&#339;uvre grassement subventionn&#233;e sont des emplois &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e et &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Borloo va dans ce sens. Le CI-RMA (Contrat d'insertion - Revenu minimum d'activit&#233;) est un contrat r&#233;mun&#233;r&#233; au Smic horaire, de 20 heures hebdomadaires ou plus et d'une dur&#233;e de six mois renouvelable deux fois. Soit pour 20 heures, un salaire de 20 % en dessous du seuil de pauvret&#233;... Le &#171; contrat d'avenir &#187; (bien mal nomm&#233; !) est de 26 heures hebdomadaires r&#233;mun&#233;r&#233;es au Smic horaire conclu pour six mois et renouvelable cinq fois, soit un salaire de 5 % au dessus du seuil de pauvret&#233;. Sans obligation d'embauche &#224; la cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La proportion de bas salaires aux Etats-Unis est de l'ordre de 30 %, mais elle s'est stabilis&#233;e depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980. En France, cette proportion est de 15 %, mais elle ne cesse d'augmenter...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'art et la mani&#232;re de sous payer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve de la soci&#233;t&#233; Arcade, qui sous-traite le nettoyage de la cha&#238;ne h&#244;teli&#232;re Accor, avait r&#233;v&#233;l&#233; une surprenante pratique : le temps de travail est calcul&#233; &#224; partir du nombre de chambres nettoy&#233;es. Si la cadence th&#233;orique est de huit chambres &#224; l'heure, une heure est inscrite sur la fiche de paye pour huit chambres faites. Ce qui revient &#224; contourner le Smic en faisant fi du temps de travail r&#233;el des salari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Delta Diffusion, qui distribue journaux gratuits et imprim&#233;s publicitaires, les salari&#233;s doivent charger les prospectus dans une remorque attel&#233;e &#224; leur v&#233;hicule personnel. Un travail non r&#233;mun&#233;r&#233;, pas plus que le temps consacr&#233; &#224; la confection des &#171; poign&#233;es &#187;, les lots d'imprim&#233;s. Au total, t&#233;moigne un salari&#233;, on peut travailler huit heures pour seulement 23 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Auchan &#233;lectrom&#233;nager, on a trouv&#233; une autre combine : chaque fois qu'il vend un article, l'employ&#233; est cr&#233;dit&#233; d'un nombre de points variable selon qu'il s'agit d'une cafeti&#232;re ou d'un cong&#233;lateur. A l'arriv&#233;e, son salaire d&#233;pend du nombre de points. Si le total n'atteint pas le Smic, Auchan verse un compl&#233;ment, mais il s'agit d'une simple avance. Sur un autre mois o&#249; le vendeur aura d&#233;pass&#233; le Smic, il devra la rembourser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; bas salaires &#187; sont d&#233;finis comme les salaires inf&#233;rieurs &#224; 2/3 du salaire m&#233;dian (le salaire m&#233;dian est le salaire tel que la moiti&#233; des salari&#233;s gagne plus et l'autre moiti&#233; gagne moins).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les &#171; tr&#232;s bas salaires &#187; sont les salaires inf&#233;rieurs &#224; la moiti&#233; du salaire m&#233;dian.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Smic &#224; plusieurs vitesses... mais toutes lentes !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Smic-a-plusieurs-vitesses-mais-toutes-lentes</link>
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Smic
</dc:subject>

		<description>Le Smic, salaire minimum de r&#233;f&#233;rence pour tous ? Aujourd'hui, ce n'est plus le cas : il n'y a pas moins de 6 Smic en vigueur ! &lt;br /&gt;Un dilemme pour Aubry &lt;br /&gt;La gauche &#233;tait confront&#233;e &#224; un probl&#232;me : en portant la dur&#233;e du travail &#224; 35 heures, elle risquait de r&#233;duire m&#233;caniquement de plus 110 &#8364; la r&#233;mun&#233;ration mensuelle des smicards, calcul&#233;e &#224; partir d'un taux horaire. Difficile de pr&#233;senter la RTT comme une mesure &#171; sociale &#187; si elle aboutit &#224; mettre des millions de salari&#233;s au pain&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Smic, salaire minimum de r&#233;f&#233;rence pour tous ? Aujourd'hui, ce n'est plus le cas : il n'y a pas moins de 6 Smic en vigueur !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un dilemme pour Aubry&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gauche &#233;tait confront&#233;e &#224; un probl&#232;me : en portant la dur&#233;e du travail &#224; 35 heures, elle risquait de r&#233;duire m&#233;caniquement de plus 110 &#8364; la r&#233;mun&#233;ration mensuelle des smicards, calcul&#233;e &#224; partir d'un taux horaire. Difficile de pr&#233;senter la RTT comme une mesure &#171; sociale &#187; si elle aboutit &#224; mettre des millions de salari&#233;s au pain sec !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter cela, il aurait fallu augmenter de 11,4% le Smic horaire. Ce dont auraient b&#233;n&#233;fici&#233; tous les smicards &#224; temps partiel... Martine Aubry risquait de se f&#226;cher avec son entourage patronal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seule solution acceptable aux yeux du patronat : d&#233;connecter le Smic horaire du Smic mensuel. C'est ainsi qu'a &#233;t&#233; institu&#233;e la &#171; garantie mensuelle de r&#233;mun&#233;ration &#187; (GMR). Un smicard passant de 39 &#224; 35 heures se voyait garantir son ancien salaire (via la GMR). Mais un nouvel embauch&#233; aux 35 heures se retrouvait, quand m&#234;me, avec un Smic inf&#233;rieur de 110 &#8364; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un Smic... ou six ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Reste la question de la revalorisation. Les r&#232;gles fix&#233;es pour la r&#233;&#233;valuation des GMR sont plus d&#233;favorables que celles qui gouvernent le Smic. R&#233;sultat : un smicard pass&#233; aux 35 heures le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1999 se retrouvait en 2002 50&#8364; en dessous du Smic &#224; 39 heures. Il fallait donc non pas une GMR mais plusieurs, en fonction du niveau du Smic horaire au moment du passage aux 35 heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, il y avait donc 6 Smic : le Smic horaire pour les nouveaux embauch&#233;s, pour ceux qui ne sont pas pass&#233;s aux 35 heures et pour les temps partiels, et les 5 GMR pour les salari&#233;s pass&#233;s aux 35 heures selon leur date de passage. Plus t&#244;t on est pass&#233; aux 35 heures moins on touche. Les plus d&#233;savantag&#233;s sont les nouveaux embauch&#233;s : ils se retrouvaient avec un Smic mensuel &#233;gal &#224; celui de 1998, en fait inf&#233;rieur compte tenu de la hausse des prix.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_142 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH272/GMR-2d2fb.gif?1788728247' width='300' height='272' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Hausse du Smic en trompe-l'&#339;il &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La droite a eu beau jeu de d&#233;noncer ce syst&#232;me comme complexe et a annonc&#233; le retour &#224; un Smic unique et la hausse de 11,4 % du Smic, pr&#233;sent&#233;e comme un &#171; grand effort &#187; &#233;quivalent &#224; un 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois ! Le gouvernement le redit &#224; chaque occasion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est toute autre. Il a &#233;t&#233; pr&#233;vu de revaloriser le Smic horaire et les GMR au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2005 pour les aligner sur la GMR la plus favorable, celle correspondant au Smic 39 heures du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 2002. Cela signifie que le Smic mensuel en 2005 pour 35 heures sera pour tous au niveau de ce qu'&#233;tait le Smic mensuel en 2002 pour 39 heures, plus la hausse de prix. 3 ans de blocage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand au chiffre de 11,4 %, il concerne en fait les seuls smicards align&#233;s sur le Smic horaire. Mais parmi eux, une proportion importante est encore aux 39 heures. S'ils passent aux 35 heures, la hausse du salaire horaire ne compensera pas la baisse du salaire due &#224; la baisse du nombre d'heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand &#224; ceux qui b&#233;n&#233;ficient d'une GMR, la moiti&#233; des smicards, la hausse sera beaucoup plus faible que les 11,4 % : entre 0 et 4,8 % suivant les cas !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Hausse du Smic... mais les patrons encaissent quand m&#234;me&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;alignement des Smic se fait donc au minimum. Pour le faire, Raffarin a suspendu une disposition de la loi Aubry, qui pr&#233;voyait que les GMR, comme le Smic devaient normalement &#234;tre r&#233;&#233;valu&#233;s de la moiti&#233; de la hausse du salaire moyen. Celui ci n'est donc plus pris en compte depuis 2003. Cette suspension est-elle annonciatrice d'une r&#233;forme plus profonde du Smic une fois l'alignement fait ? C'est ce que laissent entendre certains proches du gouvernement..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, apr&#232;s 5 ans de tripatouillages, le Smic mensuel n'aura que tr&#232;s peu progress&#233;, ou aura descendu. Le patronat peut &#234;tre content... D'autant que la hausse du Smic horaire a un effet n&#233;gligeable pour lui : le dispositif Fillon d'all&#232;gement de charges porte sur les salaires allant du Smic &#224; 1,7 fois le Smic. Quand celui-ci augmente, cela fait plus de salaires concern&#233;s par les all&#233;gements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des baisses de cotisations qui ne sont pas pr&#232;s de prendre fin : Chirac vient d'annoncer la suppression de toute &#171; charge &#187; sociale (patronale bien s&#251;r...) pour un salari&#233; au Smic... Pour les patrons, la hausse du Smic, si faible soit-elle, est ainsi largement compens&#233;e &#224; l'avance !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Petite histoire du Smic&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le Smig (salaire minimum interprofessionnel garanti) a &#233;t&#233; cr&#233;e en 1950. Dans les ann&#233;es 1960, le Smig, rest&#233; bas, ne concernait que peu de salari&#233;s. R&#233;&#233;valu&#233; en 1968, le Smig a &#233;t&#233; renomm&#233; Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) en 1970.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re le changement de nom, il y avait un changement de calcul de la r&#233;&#233;valuation. Outre la hausse des prix, la progression annuelle du Smic doit &#234;tre au moins &#233;gale &#224; la moiti&#233; de la hausse du salaire ouvrier moyen. Depuis, les salaires se sont tass&#233;s, et le Smic concerne d&#233;sormais une proportion cons&#233;quente des salari&#233;s (environ 15 %).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Sous le Smic, le Smap&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le SMAP, c'est le &#171; salaire minimum de l'administration p&#233;nitentiaire &#187; : fix&#233; &#224; 40 % du Smic soit un peu plus de 3 &#8364; l'heure, il sert de plancher &#224; la r&#233;mun&#233;ration des d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont plus de 20 000 dans ce cas, presque toujours &#224; temps partiel : &#171; auxis &#187; qui travaillent pour l'administration p&#233;nitentiaire (m&#233;nage, cuisine, linge) pour &#224; peine plus de 100 &#8364; par mois ; salari&#233;s de la R&#233;gie industrielle des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires qui fabriquent les chaussures des matons, des portes de prisons et des cercueils pour indigents ; enfin et surtout ceux qui accomplissent des &#171; travaux &#224; fa&#231;on &#187; pour des entreprises ext&#233;rieures : mise en bo&#238;te d'&#233;chantillons, tri d'oignons, collage de mousse dans des bo&#238;tes de crics...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si depuis deux ans l'administration p&#233;nitentiaire a cess&#233; de pr&#233;lever sur les salaires les 46 &#8364; de &#171; frais de pension &#187;, vivre en prison n'est pas gratuit : t&#233;l&#233;, fruits frais, frigo, journaux, lessive co&#251;tent 150 &#224; 200 &#8364; par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Priv&#233;s de droit de gr&#232;ve, de d&#233;l&#233;gu&#233;s, de CHSCT, et surtout bon march&#233;, les d&#233;tenus sont la main d'&#339;uvre r&#234;v&#233;e. &#171; Nos concurrents directs sont les pays de l'est ou le Sri Lanka &#187; d&#233;clare le directeur de l'ancienne caserne de Montm&#233;dy, reconvertie en prison-usine o&#249; Vynex fait empaqueter des vis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re : aux Baumettes, &#224; Marseille, une d&#233;tenue, Violette Martinez, qui fabriquait des emballages en carton pour parfums, a port&#233; plainte au nom du principe &#171; &#224; travail &#233;gal, salaire &#233;gal &#187;. Elle accuse son employeur de &#171; non respect du droit du travail sur une salari&#233;e en &#233;tat de faiblesse du fait de sa situation carc&#233;rale &#187;. A ce qu'on sait, depuis son d&#233;p&#244;t de plainte, l'administration lui m&#232;ne la vie dure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Travailler plus... pour gagner moins
</title>
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Le gouvernement aurait une m&#233;thode pour que les salaires des classes populaires soient un peu moins bas. C'est le fameux &#171; Travailler plus pour gagner plus &#187;. La propagande gouvernementale s'accompagne souvent de petites phrases destin&#233;es aux plus r&#233;actionnaires, comparant la France &#224; un parc de loisirs, ou se plaignant de la perte de valeur du travail. &lt;br /&gt;Mais cette propagande peut &#233;galement faire &#233;cho &#224; la situation de travailleurs pour qui le passage aux 35 heures a signifi&#233; une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement aurait une m&#233;thode pour que les salaires des classes populaires soient un peu moins bas. C'est le fameux &#171; Travailler plus pour gagner plus &#187;. La propagande gouvernementale s'accompagne souvent de petites phrases destin&#233;es aux plus r&#233;actionnaires, comparant la France &#224; un parc de loisirs, ou se plaignant de la perte de valeur du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette propagande peut &#233;galement faire &#233;cho &#224; la situation de travailleurs pour qui le passage aux 35 heures a signifi&#233; une baisse de r&#233;mun&#233;ration. L'am&#233;nagement du temps de travail a en effet souvent signifi&#233; que le m&#234;me travail &#233;tait fait en moins de temps (moins de temps d&#233;compt&#233; du moins), avec plus de flexibilit&#233;. Et du fait du passage &#224; l'annualisation, des heures auparavant compt&#233;es comme suppl&#233;mentaires ne le sont plus : elles sont simplement report&#233;es de p&#233;riode &#171; basse &#187; en p&#233;riode &#171; haute &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons sont prompts &#224; accuser les lois Aubry qui les emp&#234;cherait de faire faire des heures suppl&#233;mentaires, d'o&#249; les r&#233;ductions de salaires. Il y a une part de vrai dans ce mensonge : les lois Aubry dispensent souvent de payer les heures sup'... pas de les effectuer !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;r&#233;glementer le temps de travail...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le Medef voudrait le beurre et l'argent du beurre : apr&#232;s avoir &#233;chang&#233; une (relative) r&#233;duction du temps de travail contre plus de flexibilit&#233;, il r&#233;clame de garder la flexibilit&#233; et se d&#233;barrasser de la r&#233;f&#233;rence aux 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures ne sont pourtant qu'un simple seuil juridique, de multiples d&#233;rogations faisant que le d&#233;compte du temps de travail se fait sur des p&#233;riodes plus longues, jusqu'&#224; l'ann&#233;e (1 607 heures). La dur&#233;e l&#233;gale du travail, n'est pas non plus sa dur&#233;e maximale (48 heures dans la semaine) ni sa dur&#233;e minimale (puisqu'il y a la possibilit&#233; du temps partiel). Mais les 35 heures interviennent comme seuil de d&#233;clenchement des heures suppl&#233;mentaires, les heures effectu&#233;es au-del&#224; devant &#234;tre major&#233;es. D'autre part le nombre d'heures suppl&#233;mentaires est aussi limit&#233; : c'est le contingent annuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re fa&#231;on dont le gouvernement pourrait vider la dur&#233;e l&#233;gale du travail de sa substance serait d'augmenter ce contingent ou baisser les majorations. Fillon avait d&#233;j&#224; fait adopter une loi en janvier 2003 qui assouplissait la l&#233;gislation sur les heures suppl&#233;mentaires. Raffarin a annonc&#233; d&#233;but d&#233;cembre 2004 la suite de cette r&#233;forme : possibilit&#233; d'accords d'entreprise dits de &#171; temps choisi &#187; (qui introduiraient une diff&#233;rence entre deux types d'heures suppl&#233;mentaires, avec des d&#233;comptes diff&#233;rents), r&#233;forme du compte &#233;pargne-temps, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'horizon de ces r&#233;formes est clair dans les propos tenus d&#233;but novembre par Seill&#232;re : &#171; La limite de travailler plus pour gagner plus est, pour nous, clairement pos&#233;e par une directive europ&#233;enne qui dit &#8216;48 heures par semaine'. (...) C'est le cadrage social tel que nous pensons qu'il devrait exister dans de nombreux domaines &#187;. Le retour aux 48 heures hebdomadaires... presque 70 ans en arri&#232;re !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le choix... pour les patrons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qui peut vraiment croire que le choix de faire ou non des heures suppl&#233;mentaires sera vraiment &#224; la discr&#233;tion du salari&#233; ? Seuls les patrons auront plus de marge de man&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne dit d'ailleurs qu'apr&#232;s la r&#233;forme annonc&#233;e, les patrons feront faire beaucoup plus d'heures suppl&#233;mentaires. La l&#233;gislation actuelle n'en autorise-t-elle pas d&#233;j&#224; en quantit&#233; cons&#233;quente pour pas cher ? Rares sont les patrons qui sont actuellement r&#233;ellement bloqu&#233;s par cette l&#233;gislation. Et si certaines entreprises, &#224; certains moments, accroissent le volant d'heures suppl&#233;mentaires au lieu d'embaucher, ce sera une possibilit&#233; de flexibilit&#233; suppl&#233;mentaire et s&#251;rement pas un avantage pour les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chirac et Raffarin peuvent r&#233;p&#232;ter qu'il s'agira d'un &#171; choix &#187; offert aux salari&#233;s, qui devront donner leur accord. Mais ce que valent de tels &#171; choix &#187; et &#171; accords &#187; a &#233;t&#233; illustr&#233; en pratique, &#224; Bosch V&#233;nissieux, l'&#233;t&#233; dernier 2004. Sous menace de licenciement, le patron avait obtenu des salari&#233;s leur &#171; accord &#187; pour une r&#233;gression de leurs conditions de travail : suppression de jours de RTT, mod&#233;ration salariale. L&#224;, c'&#233;tait clairement travailler plus pour gagner moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les heures suppl&#233;mentaires sont, par d&#233;finition, un &#233;l&#233;ment de salaire qui n'est pas garanti, en aucun cas un revenu fiable. En outre, le patronat s'en sert pour ne pas embaucher alors qu'il y a des millions de ch&#244;meurs. C'est d'un suppl&#233;ment sur le salaire de base pas d'un suppl&#233;ment d'heures dont les travailleurs ont besoin !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Heures suppl&#233;mentaires, jungle r&#233;glementaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Passage aux 35 heures, loi Fillon de 2003...s'y retrouver dans la l&#233;gislation sur les heures suppl&#233;mentaires est devenu un parcours du combattant. Surtout que de plus en plus de dispositions renvoient aux accords de branche ou d'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier probl&#232;me est de savoir ce qu'est une heure suppl&#233;mentaire. La r&#233;ponse est &#224; premi&#232;re vue &#233;vidente : c'est toute heure au-del&#224; de la 35&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; heure de travail dans une semaine... Ce qui est vrai, sauf si... Et l&#224; les cas particuliers sont nombreux : syst&#232;me de modulation, par cycle, jours de RTT, compte &#233;pargne-temps, tous ces syst&#232;mes ont en commun de ramener le d&#233;compte des heures suppl&#233;mentaires &#224; des p&#233;riodes plus longues que la semaine. Ils concerneraient aujourd'hui un &#233;tablissement sur deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, avec la modulation, le patron a la possibilit&#233; de faire effectuer des semaines de 40 heures si cela est contrebalanc&#233; par des semaines de 30 heures, par exemple. Aucune heure suppl&#233;mentaire ne sera alors comptabilis&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les heures suppl&#233;mentaires sont soumises &#224; une limitation annuelle : c'est ce que l'on appelle le contingent annuel. Pour aller au-del&#224;, il faut l'autorisation de l'inspection du travail. Ce contingent, qui &#233;tait de 130 heures en 1982 a &#233;t&#233; augment&#233; depuis la loi Aubry et port&#233; &#224; 220 heures en 2004, mais il peut &#234;tre modifi&#233; par un accord de branche, &#224; la baisse comme &#224; la hausse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne la majoration des heures suppl&#233;mentaires, elle est dans la loi de 25 % pour les 8 premi&#232;res heures et 50 % pour les suivantes. Mais les entreprises de moins de 20 salari&#233;s b&#233;n&#233;ficient d'un taux r&#233;duit de 10 % pour les 4 premi&#232;res heures. Autrement dit, une telle entreprise peut faire travailler 39 heures par semaine ses salari&#233;s, avec pour seule contrainte une majoration correspondant &#224; 24 minutes par semaine ! Une disposition &#171; transitoire &#187; de la loi Aubry prolong&#233;e jusqu'en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par-dessus le march&#233;, la loi Fillon de 2003 pr&#233;voit que des accords de branche ou d'entreprise peuvent fixer des taux de majoration inf&#233;rieurs aux taux l&#233;gaux, la seule limite &#233;tant alors de 10 %. Et il s'est d&#233;j&#224; trouv&#233; des syndicats pour signer de tels accords !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin l'heure suppl&#233;mentaire peut &#234;tre soit pay&#233;e, soit prise en repos, soit une combinaison des deux. Jusqu'&#224; certaines limites, si elle est compens&#233;e en repos, l'heure n'est pas imput&#233;e dans le contingent, ce qui permet une plus grande flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans oublier que bien des patrons pratiquent largement la triche au d&#233;compte des heures suppl&#233;mentaires, faisant travailler les salari&#233;s sans payer l'int&#233;gralit&#233; des heures !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.C.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Bient&#244;t le report des temps de douche en fin de vie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me du compte &#233;pargne temps va &#234;tre &#233;largi par le gouvernement. Il s'agit de mettre dans un &#171; compte &#187; g&#233;r&#233; par l'entreprise diff&#233;rentes choses : des cong&#233;s pay&#233;s non pris, des jours de RTT, une augmentation de salaire, etc. On alimente le compte pour l'utiliser ensuite... en cong&#233;s (quand &#231;a arrange le patron, bien entendu !) ou en salaire, voire en plan d'&#233;pargne retraite. Cela permet de faire jouer la flexibilit&#233; sur plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raffarin vantait ce syst&#232;me &#224; la radio r&#233;cemment en prenant l'exemple d'un salari&#233; qui pourrait accumuler des jours de cong&#233; pour prendre un an de vacances avant sa retraite. Mais si on veut accumuler rien que 200 jours, il faudrait renoncer &#224; 10 jours de cong&#233; pendant 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Belle solution : travailler comme une brute toute sa vie en reportant ses cong&#233;s sur les derni&#232;res ann&#233;es !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La France, pays &#224; bas salaires
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-France-pays-a-bas-salaires</link>
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		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Les estimations de salaires varient grandement selon le mode de calcul. L'Insee ram&#232;ne tous les salaires &#224; des &#171; &#233;quivalents temps plein &#187;, c'est-&#224;-dire que deux mi-temps sont consid&#233;r&#233;s comme un seul temps plein. &lt;br /&gt;Le magazine Alternatives &#233;conomiques (septembre 2004) a proc&#233;d&#233; autrement, en ne consid&#233;rant que les salaires effectivement per&#231;us par chacun, qu'il soit &#224; temps plein ou &#224; temps partiel, et en faisant froidement la moyenne. Cela donne des chiffres plus r&#233;alistes,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les estimations de salaires varient grandement selon le mode de calcul. L'Insee ram&#232;ne tous les salaires &#224; des &#171; &#233;quivalents temps plein &#187;, c'est-&#224;-dire que deux mi-temps sont consid&#233;r&#233;s comme un seul temps plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le magazine &lt;em&gt;Alternatives &#233;conomiques&lt;/em&gt; (septembre 2004) a proc&#233;d&#233; autrement, en ne consid&#233;rant que les salaires effectivement per&#231;us par chacun, qu'il soit &#224; temps plein ou &#224; temps partiel, et en faisant froidement la moyenne. Cela donne des chiffres plus r&#233;alistes, nettement plus bas, avec des &#233;carts plus importants entre les sexes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les salaires selon l'Insee
(en euros net mensuels) :&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Secteur priv&#233; et grandes entreprises publiques. Sont exclus les emplois aid&#233;s, apprentis, stagiaires, et les emplois agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id386d_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id386d_c1'&gt; Femmes &lt;/th&gt;&lt;th id='id386d_c2'&gt; Hommes &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id386d_c0'&gt;Cadres&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c1'&gt;2889&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c2'&gt;3746&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id386d_c0'&gt;Professions interm&#233;diaires&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c1'&gt;1659&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c2'&gt;1899&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id386d_c0'&gt;Employ&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c1'&gt;1234&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c2'&gt;1328&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id386d_c0'&gt;Ouvriers&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c1'&gt;1111&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c2'&gt;1332&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id386d_c0'&gt;&lt;strong&gt;Moyenne&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c1'&gt;&lt;strong&gt;1533&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id386d_c2'&gt;&lt;strong&gt;1905&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les salaires selon
Alternatives Economiques
(en euros nets mensuels) :&lt;/h2&gt;&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id38e8_c0'&gt; &lt;/th&gt;&lt;th id='id38e8_c1'&gt; Femmes &lt;/th&gt;&lt;th id='id38e8_c2'&gt; Hommes &lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id38e8_c0'&gt;Cadres&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c1'&gt;1888&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c2'&gt;2656&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id38e8_c0'&gt;Professions interm&#233;diaires&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c1'&gt;1198&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c2'&gt;1443&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id38e8_c0'&gt;Employ&#233;s&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c1'&gt;744&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c2'&gt;789&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id38e8_c0'&gt;Ouvriers&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c1'&gt;603&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c2'&gt;871&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id38e8_c0'&gt;&lt;strong&gt;Moyenne&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c1'&gt;&lt;strong&gt;920&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id38e8_c2'&gt;&lt;strong&gt;1261&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> De gauche &#224; droite : haro sur les salaires depuis 20 ans
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/De-gauche-a-droite-haro-sur-les-salaires-depuis-20-ans</link>
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		<dc:subject>Salaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<description>&#171; A l'heure actuelle, nous sommes un peu m&#233;chants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000 &#187;, d&#233;clarait, en octobre dernier, Dutreil, ministre de la Fonction publique, devant le parterre choisi d'une &#171; Fondation &#187; d'hommes de droite. C'est &#224; 0,5 % en f&#233;vrier, compl&#233;t&#233; de 0,5 % en novembre, qu'il a d&#233;cid&#233; de limiter l'augmentation des salaires : une baisse suppl&#233;mentaire du pouvoir d'achat d'au moins 2%, compte tenu de l'inflation. &lt;br /&gt;Apr&#232;s cinq ann&#233;es de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;A l'heure actuelle, nous sommes un peu m&#233;chants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000&lt;/em&gt; &#187;, d&#233;clarait, en octobre dernier, Dutreil, ministre de la Fonction publique, devant le parterre choisi d'une &#171; Fondation &#187; d'hommes de droite. C'est &#224; 0,5 % en f&#233;vrier, compl&#233;t&#233; de 0,5 % en novembre, qu'il a d&#233;cid&#233; de limiter l'augmentation des salaires : une baisse suppl&#233;mentaire du pouvoir d'achat d'au moins 2%, compte tenu de l'inflation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s cinq ann&#233;es de revalorisations largement inf&#233;rieures &#224; la hausse des prix, c'est en r&#233;alit&#233; pr&#232;s de 6 % qu'ont perdu en pouvoir d'achat les fonctionnaires depuis janvier 2000. Et de juin 1982, date du blocage des salaires d&#233;cid&#233; par le gouvernement socialiste de Mauroy, &#224; la fin de l'ann&#233;e 1999, les salaires dans la fonction publique avaient d&#233;j&#224; perdu 20 % de leur pouvoir d'achat. D'une certaine fa&#231;on, pour r&#233;pondre aux v&#339;ux du patronat, les gouvernements successifs ont bien donn&#233; avec les salaires des agents de l'Etat le ton de la politique salariale d'ensemble qu'ils pr&#233;conisaient.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le blocage de 1982 : sous pr&#233;texte de juguler l'inflation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 70, le Premier ministre de droite Raymond Barre d&#233;clarait que, pour ralentir l'inflation et favoriser les investissements, il n'&#233;tait plus question que le pouvoir d'achat des salaires continue &#224; progresser, ni m&#234;me suive la hausse des prix. Ce programme, c'est la gauche qui l'a mis en oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 13 juin 1982, le gouvernement Mauroy bloquait tous les salaires pour quatre mois. Quant au soi-disant blocage des prix qui devait accompagner celui des salaires, il ne concernait m&#234;me pas la hausse du prix de l'essence d&#233;cid&#233;e par le gouvernement. S'ajoutait au blocage des salaires une augmentation des cotisations ch&#244;mage. En mars 1983, un nouveau plan d'aust&#233;rit&#233; faisait suite au premier, avec augmentation des imp&#244;ts, des tarifs publics, et cr&#233;ation du forfait hospitalier (20 F par jour &#224; l'&#233;poque, l'&#233;quivalent de 6 &#224; 7 euros d'aujourd'hui). Le 13 octobre 1983, Gattaz, responsable du CNPF (ancien nom du Medef) incitait &#224; poursuivre cette politique en d&#233;clarant qu'&#171; &lt;em&gt;il faut baisser le pouvoir d'achat&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blocage des salaires de 1982, puis le frein mis aux augmentations dans les ann&#233;es suivantes ne sont pas all&#233;s sans r&#233;actions. Dans l'automobile notamment avec des gr&#232;ves pour 300 F pour tous &#224; Renault Flins ou &#224; Chausson en janvier 1983. Mais dans l'ensemble, avec un gouvernement de gauche et jusqu'&#224; l'&#233;t&#233; 1984 des ministres communistes, les organisations syndicales ont jou&#233; le jeu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mod&#233;ration salariale de gauche : mode d'emploi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gauche y mit du sien. Les lois Auroux d'octobre 1982, destin&#233;es &#224; favoriser et d&#233;velopper le &#171; dialogue social &#187; (Fillon et Borloo aujourd'hui reprennent la m&#233;thode &#224; leur compte) modifiaient, sous couvert de nouveaux droits syndicaux, le cadre des n&#233;gociations salariales. Elles interdisaient, dans les accords salariaux, toute clause d'indexation des salaires sur le Smic, afin que la r&#233;vision automatique de celui-ci en fonction de l'indice des prix n'entra&#238;ne pas les autres salaires. En quelques ann&#233;es &#224; peine, dans les trois quarts des branches, les minima des conventions collectives sont ainsi pass&#233;s en dessous du Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et en instaurant les n&#233;gociations salariales obligatoires dans chaque entreprise, le but des lois Auroux &#233;tait aussi de r&#233;duire la port&#233;e des accords de branche et de laisser chaque patron ma&#238;tre de sa politique salariale, au d&#233;triment surtout des salari&#233;s des plus petites entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une math&#233;matique et un vocabulaire nouveaux envahirent alors le petit monde des n&#233;gociateurs... et les tracts syndicaux. On calculait en &#171; masse salariale &#187; sur l'ann&#233;e plut&#244;t qu'en &#171; niveau des salaires &#187;. On causait &#171; GVT &#187; (Glissement Vieillesse et Technicit&#233;) ou &#171; effet report &#187;. Du fait qu'on n'embauchait moins, la progression des salaires &#224; l'anciennet&#233; augmentait la moyenne salariale : elle &#233;tait comptabilis&#233;e dans les n&#233;gociations, histoire d'en conclure que sans un centime de plus pour qui n'avait pas chang&#233; d'&#233;chelon, les salaires avaient d&#233;j&#224; grimp&#233; presque autant que les prix. CQFD ! Plus fort encore, dans une p&#233;riode o&#249; le taux d'inflation diminuait, les augmentations accord&#233;es pour compenser en partie les hausses de prix de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, augmentant la &#171; masse salariale &#187; de l'ann&#233;e suivante, &#233;taient partiellement &#171; report&#233;es &#187; dans les calculs de cette ann&#233;e-l&#224; et miraculeusement d&#233;duites de ce qui serait d&#251; pour compenser les nouvelles hausses de prix. A l'arriv&#233;e, le grand d&#233;crochage entre les salaires et les prix.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Salaires &#224; la t&#234;te du client&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mars 1984, le minist&#232;re des Affaires sociales notait avec satisfaction que les 1 800 accords d'entreprise d&#233;j&#224; conclus restaient pour la plupart dans les strictes limites de sa politique de mod&#233;ration salariale. &#171; &lt;em&gt;Aucun syndicat ne s'est distingu&#233; dans ce bilan par l'absence totale de paraphe &#224; un accord d'entreprise&lt;/em&gt; &#187;, soulignait-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin ces n&#233;gociations allaient &#234;tre l'occasion de faire ent&#233;riner par les syndicats une plus grande individualisation des salaires, les augmentations individuelles distribu&#233;es &#224; la t&#234;te du client &#233;tant incluses dans le calcul de l'augmentation moyenne accord&#233;e. &#171; &lt;em&gt; En 1986&lt;/em&gt; &#187;, note le journal Le Monde du 30 juin 1987, &#171; &lt;em&gt;plus d'un tiers des accords salariaux d'entreprise pr&#233;voyaient des dispositions allant dans ce sens&lt;/em&gt; &#187;. En 1992, d'apr&#232;s le Minist&#232;re du travail, plus de 50 % des entreprises &#233;taient concern&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coups de col&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le coup pris par les salaires dans cette premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1980 a suscit&#233;, &#224; partir de 1986, un certain nombre de gr&#232;ves marquantes. Il est vrai qu'on &#233;tait sous le gouvernement Chirac, qui cohabitait avec Mitterrand depuis la victoire de la droite aux &#233;lections l&#233;gislatives du printemps 1986. Les syndicats avaient programm&#233; &#224; l'automne 1986 quatre journ&#233;es de gr&#232;ve &#224; la SNCF, journ&#233;es auxquelles ils ne donnaient aucune perspective imm&#233;diate. Mais c'est par-dessus leur t&#234;te qu'a &#233;clat&#233; la gr&#232;ve, la vraie, celle qui allait durer du 18 d&#233;cembre au 15 janvier contre les suppressions de postes et surtout pour le rattrapage des salaires, alors que la direction annon&#231;ait une nouvelle grille plus d&#233;savantageuse. C'&#233;tait &#224; 700 F, 1 000 F, voire 2 000 F par mois que les gr&#233;vistes, selon les secteurs, &#233;valuaient le rattrapage n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus d'un an apr&#232;s, au printemps 1988, c'&#233;taient les ouvriers de Chausson (automobile) puis de la Snecma (a&#233;ronautique) qui faisaient gr&#232;ve, demandant respectivement 1 000 F et 1 500 F d'augmentation mensuelle pour tous. A l'automne suivant c'&#233;tait au tour des infirmi&#232;res et des postiers. Ces gr&#232;ves ont &#233;t&#233; des coups de semonce, o&#249; les gr&#233;vistes, en s'organisant eux-m&#234;mes en comit&#233; de gr&#232;ves et &#171; coordinations &#187; montraient leur m&#233;fiance vis-&#224;-vis des directions syndicales et leur volont&#233; d'aller plus loin. Mais elles ne pouvaient &#224; elles seules, tant qu'elles n'entra&#238;naient pas derri&#232;re elles une riposte de l'ensemble du monde du travail, suffire &#224; remettre en cause la politique de freinage des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inflation qui avait atteint 14 % en 1981 &#233;tait retomb&#233;e &#224; 3 % &#224; la fin de la d&#233;cennie. Mais pas question de l&#226;cher sur les salaires. La lutte contre le ch&#244;mage en baissant le co&#251;t de la main-d'&#339;uvre pour faciliter l'emploi devenait la nouvelle chanson accompagnant la rigueur salariale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ch&#244;mage partiel et petits boulots&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A vrai dire, la forte croissance du ch&#244;mage (1,6 million de ch&#244;meurs indemnis&#233;s en 1981, 2,9 millions fin 1993) suffisait d&#233;j&#224; largement aux patrons pour maintenir une pression constante sur les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les gouvernements successifs, celui de Chirac entre 1986 et 1988, ceux de Rocard, Cresson puis B&#233;r&#233;govoy entre 1988 et 1993, et de Balladur ensuite, en ont rajout&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d'un &#171; &lt;em&gt; traitement &#233;conomique du ch&#244;mage&lt;/em&gt; &#187;, Rocard lan&#231;ait un &#171; &lt;em&gt;plan emploi-formation&lt;/em&gt; &#187; : les cotisations patronales aux caisses d'allocations familiales &#233;taient baiss&#233;es de deux points et les patrons allaient recevoir de nouvelles aides financi&#232;res pour accueillir en &#171; formation &#187; une main-d'&#339;uvre stagiaire bon march&#233;. Ces types de contrats dit &#171; aid&#233;s &#187; se sont multipli&#233;s au cours des ann&#233;es suivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au travail &#224; temps partiel, rebaptis&#233; depuis 1982 par les soins d'Auroux, &#171; &lt;em&gt;travail &#224; temps choisi&lt;/em&gt; &#187;, son d&#233;veloppement &#233;tait favoris&#233;. Il fut m&#234;me un temps, de 1992 &#224; 1998, subventionn&#233; par une exon&#233;ration de 30 % des charges sociales. Repr&#233;sentant 8 % des emplois en 1980, il en repr&#233;sentait 16 % au milieu des ann&#233;es 90, le m&#234;me chiffre qu'aujourd'hui, soit 4 millions de travailleurs qui doivent vivre, sans l'avoir choisi pour l'immense majorit&#233;, d'un salaire amput&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement rapide des emplois pr&#233;caires, CDD ou int&#233;rim, a aussi largement contribu&#233; &#224; tirer les salaires vers le bas. En 1985 trois jeunes sur dix n'avaient comme premier emploi qu'un emploi pr&#233;caire ; ils &#233;taient six sur dix en 1995, neuf sur dix en 1998.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une prime aux patrons radins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1993 commen&#231;ait &#233;galement la longue saga des d&#233;gr&#232;vements de cotisations pour les salaires voisins du Smic. Les salari&#233;s peu qualifi&#233;s co&#251;teraient trop cher : sous ce pr&#233;texte, un all&#232;gement de cotisations pour les salaires entre 1 fois et 1,3 fois le Smic &#233;tait instaur&#233; par le gouvernement Jupp&#233;, &#233;tendu progressivement par Aubry &#224; 1,8 fois le Smic. Ces d&#233;gr&#232;vements repr&#233;sentaient 2,3 % des cotisations patronales en 1992 et 11,2 % &#224; la fin des ann&#233;es 90. Un v&#233;ritable encouragement &#224; mal payer, &#224; n'embaucher qu'au plus pr&#232;s possible du salaire minimum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, la part des cotisations sociales pay&#233;es par les salari&#233;s a progress&#233;, au fur et &#224; mesure qu'on transformait en CSG (&#224; l'assiette plus large) les cotisations familiales (en 1991), puis les cotisations vieillesse et maladie (en 1994 et 1997). La cr&#233;ation de la contribution dite pour le Fonds de solidarit&#233; vieillesse (FSV) cr&#233;&#233;e en 1994 a ponctionn&#233; les salaires de 1,3 %. La cr&#233;ation de la CRDS, en 1995, de 0,5 % suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;35 heures, horaires flexibles, salaires bloqu&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Revenue au pouvoir en 1997, la gauche a montr&#233; qu'elle avait des traditions : l'instauration des 35 heures &#224; la sauce Aubry a &#233;t&#233; l'occasion de relancer un blocage des salaires comme en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, cette fois rien n'&#233;tait obligatoire, c'&#233;tait seulement une possibilit&#233; offerte aux n&#233;gociateurs des accords de 35 heures. Les patrons se sont empress&#233;s de s'en emparer et les syndicalistes de signer. Pour plus de la moiti&#233; des travailleurs concern&#233;s par les accords de 35 heures, ceux-ci se sont traduit par un gel des salaires (g&#233;n&#233;ralement pour deux ans), &#224; quoi s'est rajout&#233; pour beaucoup, essentiellement dans le milieu ouvrier, une baisse des primes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quand Sarkozy d&#233;bloque&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais une &#233;toile monte, qui voudrait donner espoir au peuple de France : avant de s'envoler vers son r&#234;ve &#233;lys&#233;en, Sarkozy a pris une mesure en faveur des salari&#233;s : il a d&#233;cr&#233;t&#233; le &#171; d&#233;blocage &#187; des participations. Cette petite part des salaires vers&#233;e sous forme de primes a m&#234;me l'honneur de figurer aux menus des n&#233;gociations salariales mais reste pendant cinq ans dans les caisses du patron. Pour une fois seulement, cette ann&#233;e, on a eu droit de se la faire verser. Question de nous offrir une prime... avec notre argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'Etat n'est pas Robin des bois&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On parle en France d'&#171; Etat providence &#187;. Mais c'est surtout parce que, comme la divine providence, les voies de la redistribution sont imp&#233;n&#233;trables. La diversit&#233; des pr&#233;l&#232;vements et des prestations, avec leurs assiettes, leurs taux, leurs crit&#232;res, leurs exon&#233;rations, la multiplicit&#233; des caisses, constituent une v&#233;ritable usine &#224; gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s l'Insee cette redistribution aurait pour effet de diminuer de 20% le niveau de vie des 20% les plus riches, et d'augmenter de 53% le niveau de vie des 20% les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres appellent quelques remarques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1&#176; Il faut vraiment &#234;tre d&#233;muni pour b&#233;n&#233;ficier du syst&#232;me : les 20 % les plus pauvres (essentiellement des exclus, des parents isol&#233;s travaillant &#224; temps partiel, des retrait&#233;s) gagnent peut-&#234;tre 53 %, mais les 20 % suivants ne gagnent que 3 % et les autres perdent. Le gros des salari&#233;s ne b&#233;n&#233;ficient donc en rien de &#171; l'Etat providence &#187;. Ils financent eux-m&#234;mes ce qu'ils re&#231;oivent en allocations familiales, allocation de rentr&#233;e scolaire, allocation logement, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2&#176; Selon l'Insee, la ponction de 20% sur les riches est due majoritairement &#224; l'imp&#244;t sur le revenu. Mais cet imp&#244;t rapporte au total (sur tous les contribuables) moins de 50 milliards d'euros. Or, apr&#232;s la redistribution &#171; verticale &#187;, la population consomme et paye des taxes : plus de 100 milliards d'euros de TVA, pr&#232;s de 25 milliards en taxes sur l'essence. Cette ponction, deux fois et demie plus importante que l'imp&#244;t sur le revenu, efface en grande partie la soi-disant redistribution. D'autant que les taxes sont fondamentalement injustes : quand on est pauvre, on n'a pas les moyens d'&#233;pargner, on paye donc la TVA sur la totalit&#233; de son revenu. De m&#234;me, la TVA sera identique (19,6 %) pour le riche qui ach&#232;te une Twingo &#224; chacun de ses enfants et pour la famille ouvri&#232;re qui l'ach&#232;te apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J.F.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Salaires : la contre-offensive s'impose, 300 euros pour tous
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Apr&#232;s des ann&#233;es d'aust&#233;rit&#233; salariale, de ch&#244;mage de masse, de hausse des pr&#233;l&#232;vements et des prix, avec le passage &#224; l'euro pour couronner le tout, bien des salari&#233;s ont le sentiment de toucher le fond. Le ressentiment sur les salaires est suffisant pour &#233;clater spontan&#233;ment, &#231;a et l&#224; : chez les salari&#233;s des casinos, chez les vendeurs de H&amp;M qui ont fait connaissance avec la brutalit&#233; des m&#233;thodes polici&#232;res. &lt;br /&gt;D&#232;s lors, le gouvernement cherche &#224; donner le change : tant&#244;t il&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s des ann&#233;es d'aust&#233;rit&#233; salariale, de ch&#244;mage de masse, de hausse des pr&#233;l&#232;vements et des prix, avec le passage &#224; l'euro pour couronner le tout, bien des salari&#233;s ont le sentiment de toucher le fond. Le ressentiment sur les salaires est suffisant pour &#233;clater spontan&#233;ment, &#231;a et l&#224; : chez les salari&#233;s des casinos, chez les vendeurs de H&amp;M qui ont fait connaissance avec la brutalit&#233; des m&#233;thodes polici&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, le gouvernement cherche &#224; donner le change : tant&#244;t il faudrait croire qu'une baisse de prix, impos&#233;e aux hypermarch&#233;s, va accro&#238;tre notre pouvoir d'achat, tant&#244;t il faudrait &#171; travailler plus pour gagner plus &#187;. Des pi&#232;ges qui ne peuvent fonctionner qu'en l'absence de perspectives cr&#233;dibles de lutte collective pour les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est bien ce qui, malheureusement, fait d&#233;faut pour l'instant. Ce ne sont pas des mobilisations ponctuelles suivies de discussions entre &#171; partenaires sociaux &#187; qui permettront le n&#233;cessaire et massif rattrapage du pouvoir d'achat des travailleurs. Il faudra une offensive sociale comparable &#224; celles de juin 1936 ou mai 1968. Des mobilisations que nul ne peut d&#233;cr&#233;ter, c'est certain. Mais il n'en reste pas moins qu'il existe une diff&#233;rence entre la politique des militants et des organisations qui les pr&#233;parent, les encouragent et ceux qui, tout en se disant favorables aux augmentations de salaires, proposent des actions a minima, &#233;miett&#233;es, sans lendemain, et acceptent de n&#233;gocier interminablement les miettes propos&#233;es par le gouvernement et le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;parer l'explosion, le coup de col&#232;re sur les salaires, c'est d'abord se m&#233;fier des revendications cat&#233;gorielles, formul&#233;es en points d'indice, en rythmes d'avancement, en primes sp&#233;cifiques. C'est formuler des objectifs dans lequel tous puissent se reconna&#238;tre, par del&#224; les fronti&#232;res du public, du priv&#233; et des diff&#233;rentes professions, &#224; la mesure des enjeux, &#224; la hauteur des risques que prennent les salari&#233;s en se mobilisant. &#171; 300 euros mensuels pour tous ! &#187; est aujourd'hui le mot d'ordre le plus unificateur parce qu'il exprime le besoin minimal de tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_141 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH174/lutte-surdite-791a0.gif?1788235117' width='300' height='174' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Iran : gr&#232;ve dans le Kurdistan
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Iran-greve-dans-le-Kurdistan</link>
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		<dc:date>2005-01-16T23:00:47Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Iran
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>Malgr&#233; le r&#233;gime dictatorial qui p&#232;se sur l'Iran la classe ouvri&#232;re n'est pas sans r&#233;action. Ainsi la r&#233;cente information que nous a fait tenir l'IWSN (Iranian Workers'Solidarity Network - le R&#233;seau de solidarit&#233; des travailleurs iraniens) au sujet de la gr&#232;ve des 400 travailleurs du textile de la ville de Sanandaj, dans le Kurdistan iranien. &lt;br /&gt;Le 20 d&#233;cembre dernier ces ouvriers cessaient le travail pour protester contre le licenciement de 6 d'entre eux, licenciement qui faisait&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Malgr&#233; le r&#233;gime dictatorial qui p&#232;se sur l'Iran la classe ouvri&#232;re n'est pas sans r&#233;action. Ainsi la r&#233;cente information que nous a fait tenir l'IWSN&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Iranian Workers' Solidarity Network BM IWSN, London WC1N 3XX (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; (Iranian Workers'Solidarity Network - le R&#233;seau de solidarit&#233; des travailleurs iraniens) au sujet de la gr&#232;ve des 400 travailleurs du textile de la ville de Sanandaj, dans le Kurdistan iranien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 20 d&#233;cembre dernier ces ouvriers cessaient le travail pour protester contre le licenciement de 6 d'entre eux, licenciement qui faisait suite d'ailleurs &#224; plusieurs mouvements de gr&#232;ve pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste de leurs revendications, outre la r&#233;int&#233;gration imm&#233;diate de leurs six camarades, est d'ailleurs assez r&#233;v&#233;latrice des conditions de travail dans les industries iraniennes :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'embauche des travailleurs en contrat temporaire ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la r&#233;vision du r&#232;glement int&#233;rieur afin que les travailleurs soient enfin respect&#233;s en tant qu'&#234;tres humains ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; le respect des classifications professionnelles ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'am&#233;lioration des conditions d'hygi&#232;ne afin de pr&#233;venir les maladies dues aux condition de travail dans l'usine ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'ouverture d'un restaurant d'entreprise qui fournirait des repas chauds &#224; la place de la prime de panier de 16 000 rials mensuels (ce qui &#233;quivaut &#224; peu pr&#232;s &#224; 1,6 euro).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 15 jours de gr&#232;ve ils ont repris le travail le 6 janvier. La prime de panier a &#233;t&#233; doubl&#233;e mais les revendications sont loin d'&#234;tre satisfaites. Ils ont tout de m&#234;me obtenu, pour les 6 licenci&#233;s, une indemnit&#233; de 3 mois de salaire au lieu d'un.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Iranian Workers' Solidarity Network&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BM IWSN,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;London WC1N 3XX&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:iranwsn@yahoo.co.uk&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;iranwsn@yahoo.co.uk&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://iwsn.topcities.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://iwsn.topcities.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Argentine : prison pour 6 ch&#244;meurs
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Argentine-prison-pour-6-chomeurs</link>
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		<dc:date>2005-01-16T22:58:18Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Argentine
</dc:subject>

		<description>Caleta Olivia est une petite ville de Santa Cruz, la province de Kirchner, de 40 000 habitants dont 110 sont poursuivis pour avoir os&#233; lutter pour leur travail. &lt;br /&gt;Les ch&#244;meurs de la ville ayant paralys&#233; la production de p&#233;trole en s'emparant des r&#233;servoirs de stockage du combustible, les multinationales ont alors c&#233;d&#233; et octroy&#233; 2000 postes de travail avec des salaires d&#233;passant les 800 pesos. &lt;br /&gt;Inqui&#232;tes des &#233;ventuelles r&#233;percussions de cette victoire, les entreprises p&#233;troli&#232;res ont&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Argentine-+" rel="tag"&gt;Argentine
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Caleta Olivia est une petite ville de Santa Cruz, la province de Kirchner, de 40 000 habitants dont 110 sont poursuivis pour avoir os&#233; lutter pour leur travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ch&#244;meurs de la ville ayant paralys&#233; la production de p&#233;trole en s'emparant des r&#233;servoirs de stockage du combustible, les multinationales ont alors c&#233;d&#233; et octroy&#233; 2000 postes de travail avec des salaires d&#233;passant les 800 pesos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inqui&#232;tes des &#233;ventuelles r&#233;percussions de cette victoire, les entreprises p&#233;troli&#232;res ont alors d&#233;clench&#233; une vague de r&#233;pression. Apr&#232;s des premi&#232;res arrestations en septembre 2004, 44 manifestants qui occupaient l'usine Termap ont &#233;t&#233; violemment expuls&#233;s, emprisonn&#233;s et tortur&#233;s d&#233;but octobre. Des groupes recrut&#233;s par les entreprises p&#233;troli&#232;res, ont particip&#233; &#224; l'arrestation et emmen&#233; les manifestants jusqu'au commissariat. Six ch&#244;meurs dont trois m&#232;res de famille sont emprisonn&#233;s depuis 4 mois. Faveur pour l'une d'elle : un d&#233;cret vient de l'assigner &#224;... &#171; prison &#224; domicile &#187; (sic !). Kirchner, le pr&#233;sident argentin, en a fait une affaire personnelle et tente de faire passer ces militants pour des bandits qu'il accuse d'avoir destabilis&#233; l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreuses personnalit&#233;s et organisations politiques et syndicales ont d&#233;j&#224; protest&#233; et demand&#233; la lib&#233;ration des six travailleurs de Caleta Olivia. Pour joindre votre protestation &#224; la leur, &#233;crire aux adresses ci-dessous :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sident, D&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;r&lt;/sup&gt;. N&#233;stor Kirchner&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:secretariageneral@presidencia.gov.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;secretariageneral@presidencia.gov.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gouverneur de la province de Santa Cruz&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:gobernador@scruz.gov.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;gobernador@scruz.gov.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juge Marcelo Mart&#237;n Bailaque&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:camarasegundacirc@mcolivia.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;camarasegundacirc@mcolivia.com.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:jrecursos@mcolivia.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;jrecursos@mcolivia.com.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Envoyez une copie &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:ftccletaolivia@yahoo.com.ar&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;ftccletaolivia@yahoo.com.ar&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;mailto:international@pstu.org.br&#034; class=&#034;spip_mail&#034;&gt;international@pstu.org.br&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Turquie en Europe : vers une adh&#233;sion de raison ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Turquie-en-Europe-vers-une-adhesion-de-raison</link>
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		<dc:date>2005-01-16T22:49:03Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Turquie
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>

		<description>La question turque semble entr&#233;e pour de bon dans le d&#233;bat politique. Pour de bon et pour longtemps, puisque les n&#233;gociations d'adh&#233;sion de la Turquie &#224; l'Union europ&#233;enne, ouvertes le 17 d&#233;cembre dernier, devraient durer plus de dix ans... &lt;br /&gt;Un pr&#233;texte durable, donc, pour nombre de courants politiques, &#224; ressortir la d&#233;magogie chauvine qui occupe une bonne part de leur fonds de commerce. On voit d&#233;j&#224; de Villiers agiter le spectre d'une invasion islamique, venue d'un pays qui a &#171; une&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Turquie-+" rel="tag"&gt;Turquie
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La question turque semble entr&#233;e pour de bon dans le d&#233;bat politique. Pour de bon et pour longtemps, puisque les n&#233;gociations d'adh&#233;sion de la Turquie &#224; l'Union europ&#233;enne, ouvertes le 17 d&#233;cembre dernier, devraient durer plus de dix ans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un pr&#233;texte durable, donc, pour nombre de courants politiques, &#224; ressortir la d&#233;magogie chauvine qui occupe une bonne part de leur fonds de commerce. On voit d&#233;j&#224; de Villiers agiter le spectre d'une invasion islamique, venue d'un pays qui a &#171; &lt;em&gt;une fronti&#232;re avec l'Axe de l'&#233;pouvant&lt;/em&gt;e &#187;. Ou, de fa&#231;on moins caricaturale mais pas moins toxique, les partis (l'UDF ou l'UMP, mais &#224; gauche aussi) qui jouent sur la peur du ch&#244;mage, en &#233;voquant la concurrence &#233;conomique de travailleurs aux salaires bien inf&#233;rieurs &#224; ceux d'Europe occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais par-del&#224; la volont&#233; d'un Sarkozy ou d'un Bayrou de saisir toutes les occasions de s'opposer &#224; Chirac, ces prises de positions anti-turques d'une bonne partie du personnel politique bourgeois r&#233;v&#232;leraient-elles des craintes ou des h&#233;sitations de la bourgeoisie fran&#231;aise ou europ&#233;enne elle-m&#234;me ? Avec 70 millions d'habitants, un PIB par t&#234;te quatre fois inf&#233;rieur &#224; celui de l'Europe des 25, une &#233;conomie o&#249; le poids de l'agriculture reste &#233;crasant, la Turquie serait-elle &#233;conomiquement comme politiquement, du point de vue des dirigeants de l'UE, &#171; &lt;em&gt;un os dur &#224; avaler&lt;/em&gt; &#187;, selon l'expression d'un eurocrate ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des politiques inconciliables ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les r&#232;gles actuelles de l'Union europ&#233;enne calculent le poids de chaque Etat en fonction de sa population. Les d&#233;cisions doivent &#234;tre prises &#224; la majorit&#233; des deux tiers. Cela permet un contr&#244;le de fait de la part des trois principaux imp&#233;rialismes europ&#233;ens, Allemagne, France et Grande-Bretagne, qui d&#233;tiennent ensemble les deux cinqui&#232;mes de voix leur assurant un droit de veto. Or la Turquie compte autant d'habitants que les dix nouveaux membres d'Europe centrale : appliqu&#233;es telles quelles, les r&#232;gles &#233;lectorales accorderaient au seul Etat turc le m&#234;me poids que l'Allemagne, premi&#232;re puissance de l'UE. De quoi fausser le contr&#244;le de trois &#171; grands &#187; sur l'ex&#233;cutif europ&#233;en, aussi faible soit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, au-del&#224; de ces consid&#233;rations techniques (les r&#232;gles se changent, le marathon de n&#233;gociations actuel est justement fait pour &#231;a), la politique &#233;trang&#232;re turque (son partenariat militaire privil&#233;gi&#233; avec les Etats-Unis, sa politique propre au Moyen-Orient...) ne faciliterait pas la recherche de consensus politiques europ&#233;ens, d&#233;j&#224; souvent difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela explique peut-&#234;tre que l'opposition &#224; la Turquie vienne non seulement d'anti-europ&#233;ens convaincus mais aussi de pro-europ&#233;ens, centristes ou social-d&#233;mocrates, qui aspirent r&#233;ellement &#224; faire un Etat europ&#233;en. De leur point de vue l'entr&#233;e de la Turquie signifierait un obstacle suppl&#233;mentaire de taille sur la route d'une v&#233;ritable union europ&#233;enne politique. Or il y en a d&#233;j&#224; suffisamment.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des &#233;conomies incompatibles ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan budg&#233;taire, l'entr&#233;e de la Turquie alourdirait significativement l'enveloppe europ&#233;enne d'aide aux r&#233;gions, la faisant passer de 50 &#224; 60 milliards d'euros annuels. Ceci m&#234;me en r&#233;servant aux r&#233;gions turques la part du pauvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le principal probl&#232;me que pose la Turquie du point de vue &#233;conomique est son agriculture. Le premier poste budg&#233;taire de l'Union europ&#233;enne est en effet la Politique agricole commune (PAC). Cette machine a pour fonction de rendre l'agriculture europ&#233;enne concurrentielle sur le march&#233; mondial, en la mettant (&#224; coups de colossales subventions) hors les lois de ce march&#233;. Or l'agriculture turque tr&#232;s arri&#233;r&#233;e (elle est cinq fois moins productive que la moyenne europ&#233;enne) occupe pr&#232;s de 35 % de la population active. D'apr&#232;s un commissaire europ&#233;en, l'adh&#233;sion d'Ankara augmenterait de 11 milliards d'euros le budget de la PAC, qui est actuellement de 56 milliards. Conclusion : &#171; &lt;em&gt;On ne pourra pas verser les m&#234;mes sommes aux paysans d'Anatolie qu'aux agriculteurs fran&#231;ais&lt;/em&gt; &#187;. Moins d'argent donc, mais surtout &#224; moins de monde. La condition que pose implicitement l'UE &#224; l'adh&#233;sion turque est celle d'un v&#233;ritable massacre de l'emploi agricole. Un &#233;conomiste turc explique : &#171; &lt;em&gt;L'adaptation de la politique agricole turque &#224; la PAC sera un processus extr&#234;mement douloureux [...]. La seule fa&#231;on d'augmenter la rentabilit&#233; des exploitations turques, c'est de r&#233;duire le nombre de salari&#233;s agricoles, en passant de 7,8 millions aujourd'hui (contre 6,5 millions dans l'UE) &#224; 2-2,5 millions dans quinze ou vingt ans. [...] Quatre ou cinq millions d'emplois, cela veut dire 15 millions de personnes au total, des gens qui n'ont aucun savoir-faire [...]. Nous allons assister &#224; un exode rural beaucoup plus brutal que celui que nous avons connu jusqu'&#224; pr&#233;sent&lt;/em&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mais un pari sans risque pour le capital occidental&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ankara semble pr&#234;te &#224; accepter tous ces sacrifices - c'est-&#224;-dire &#224; les imposer &#224; sa population. En pr&#233;paration au choc europ&#233;en, ses propres subventions &#224; l'agriculture ont d&#233;j&#224; baiss&#233; de fa&#231;on drastique ces derni&#232;res ann&#233;es, acc&#233;l&#233;rant un exode rural continu depuis un demi-si&#232;cle&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'Etat se moque totalement d'encadrer m&#234;me les cons&#233;quences de cet exode, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La paysannerie pauvre, qui s'entasse dans les immenses bidonvilles des faubourgs d'Istanbul ou d'ailleurs, n'est pas la seule victime de la &#171; modernisation &#187; capitaliste de la Turquie. Le ch&#244;mage a augment&#233; de moiti&#233; entre 2000 et 2004, passant de 6 % &#224; 9 % de la population active&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il atteint 13 % dans les villes, et 17 % dans la jeunesse.&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les restructurations se multiplient, comme la privatisation de grosses entreprises dans le secteur de la banque, des raffineries, du tabac ou de l'alcool. Les conditions d'exploitation de la classe ouvri&#232;re en sont d'autant plus dures. Lors de la crise &#233;conomique de 2001 (o&#249; le PIB s'&#233;tait effondr&#233; de 7,1 %), selon l'expression d'un financier europ&#233;en &#171; &lt;em&gt;les entreprises ont surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; leur extraordinaire flexibilit&#233;. En l'absence de mouvements sociaux, elles ont tout simplement travers&#233; la crise en comprimant les salaires&lt;/em&gt; &#187;. Ca n'a pas emp&#234;ch&#233; 27 000 entreprises de fermer, et 1,5 millions de travailleurs d'&#234;tre jet&#233;s &#224; la rue. En 2002, c'est 30 % de la population, soit plus de 20 millions de personnes, qui vivaient avec moins de 4 dollars par jour. Le pays est depuis le deuxi&#232;me d&#233;biteur du FMI, et sa dette est colossale (80 % de son PIB).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au prix de cette &#233;norme violence sociale, le pays conna&#238;t malgr&#233; tout une croissance importante (de l'ordre de 10 % estim&#233;s pour 2004). L'inflation, longtemps tr&#232;s forte, serait pr&#232;s de passer sous les 10 %. La Turquie a donc largement de quoi int&#233;resser les capitalistes europ&#233;ens. Et en r&#233;alit&#233; cela fait des ann&#233;es que son &#233;conomie est sinon int&#233;gr&#233;e, du moins annex&#233;e, &#224; l'&#233;conomie europ&#233;enne. Ce lien a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; formalis&#233; par l'entr&#233;e du pays dans l'Union douani&#232;re europ&#233;enne, le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 1996, qui a lev&#233; la plupart des restrictions &#224; la circulation des capitaux et marchandises (sauf celles du secteur agricole, pr&#233;cis&#233;ment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre de grosses entreprises fran&#231;aises font des affaires depuis longtemps en Turquie : Renault (dans le cadre d'Oyak, holding contr&#244;l&#233;e par l'arm&#233;e turque), Axa (avec Oyak &#233;galement), BNP-Paribas (qui vient d'acqu&#233;rir 50 % de Turk Economi Bankasi, dixi&#232;me banque priv&#233;e du pays). Globalement le commerce ext&#233;rieur turc est largement d&#233;ficitaire vis-&#224;-vis de l'UE (qui y exporte donc plus qu'elle n'importe). Il faut toutefois relativiser l'importance des investissements de capitaux &#233;trangers en Turquie : ils ne repr&#233;senteraient que 1 % du PIB (&#224; comparer au cas de la Hongrie, o&#249; ils repr&#233;senteraient entre 5 % et 10 %). Mais l'Etat turc compte que ce volume d'investissements &#233;trangers soit multipli&#233; par 5 au cours des trois ann&#233;es qui viennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le potentiel &#224; exploiter pour le capital europ&#233;en est donc important. Et l'int&#233;r&#234;t strat&#233;gique du pays peut-&#234;tre plus grand encore. Le capital turc poss&#232;de une implantation solide en Russie, en Europe de l'est et surtout au Proche-Orient. La Turquie pourrait donc servir de base arri&#232;re pour une extension vers l'est de l'activit&#233; des capitalistes occidentaux. Tout cela explique que m&#234;me les plus anti-turcs des politiciens fran&#231;ais ne veulent &#233;videmment pas rompre. Ils ont d'ailleurs invent&#233; la formule du &#171; partenariat privil&#233;gi&#233; &#187;, formule hypocrite qu'on pourrait traduire par &#171; continuons &#224; tirer de la Turquie tout ce que nous pouvons en lui r&#233;troc&#233;dant le moins possible &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Oui &#224; la Turquie !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il peut certes se passer bien des choses d'ici 2015, mais pour l'heure les bourgeoisies europ&#233;ennes semblent d&#233;cid&#233;es &#224; conc&#233;der - enfin - &#224; leur homologue turque un ticket d'entr&#233;e pour l'Union, en &#233;change de ses efforts et des sacrifices qu'elle impose &#224; son peuple. Car jusqu'&#224; pr&#233;sent, la Turquie a satisfait l'essentiel des demandes europ&#233;ennes. Et bien plus que les concessions d&#233;mocratiques (abolition de la peine de mort, quelques droits symboliques accord&#233;s &#224; la minorit&#233; kurde...), la brutalit&#233; dont l'Etat turc n'h&#233;site pas &#224; faire montre, pour pr&#233;parer l'adh&#233;sion, dans le domaine &#233;conomique - au risque d'avoir &#224; affronter d'&#226;pres luttes sociales - est pour les imp&#233;rialismes europ&#233;ens le meilleur gage de sa bonne volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'obtiendra finalement la Turquie ? Sa place dans l'UE ? Un &#171; partenariat privil&#233;gi&#233; &#187; ? Il est bien t&#244;t pour le dire, puisque pour l'instant tout ce que veulent les puissances europ&#233;ennes c'est faire pression sur elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, malgr&#233; toutes les limites, et m&#234;me si les travailleurs et les paysans turcs risquent d'en payer le prix fort, les r&#233;volutionnaires ne peuvent qu'&#234;tre pour l'effacement d'une fronti&#232;re. Il faudra bien un jour construire une Europe des luttes. Et dans cette perspective, bienvenue aux puissantes traditions des mouvements ouvrier et r&#233;volutionnaires turcs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14 janvier 2005&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beno&#238;t MARCHAND&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L'Etat se moque totalement d'encadrer m&#234;me les cons&#233;quences de cet exode, bien s&#251;r. Ou, dans le langage d'un universitaire turc : &#171; &lt;em&gt;Il n'y a pas de politique globale pour accompagner la population rurale vers le monde urbain [...]. L'optique du gouvernement, c'est que les probl&#232;mes sociaux doivent &#234;tre r&#233;solus par les r&#233;seaux d'entraide familiale&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il atteint 13 % dans les villes, et 17 % dans la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La gr&#232;ve d'Opel Bochum : un combat qui fait d&#233;bat
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		<description>La gr&#232;ve &#171; sauvage &#187; men&#233;e &#224; Opel Bochum du 14 au 20 octobre dernier, en r&#233;action &#224; l'annonce par le trust General Motors de la suppression de 10 000 salari&#233;s de sa filiale allemande Opel (dont 4 000 &#224; Bochum), a marqu&#233; en Allemagne comme ailleurs. Bouff&#233;e de rage contre les dirigeants du trust comme les bonzes de l'IG Metall qui tr&#244;nent dans des conseils d'entreprise o&#249; partout depuis des ann&#233;es, ils donnent leur accord aux licenciements, baisse des salaires, allongement du temps de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Allemagne-+" rel="tag"&gt;Allemagne
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve &#171; sauvage &#187; men&#233;e &#224; Opel Bochum du 14 au 20 octobre dernier, en r&#233;action &#224; l'annonce par le trust General Motors de la suppression de 10 000 salari&#233;s de sa filiale allemande Opel (dont 4 000 &#224; Bochum), a marqu&#233; en Allemagne comme ailleurs. Bouff&#233;e de rage contre les dirigeants du trust comme les bonzes de l'IG Metall qui tr&#244;nent dans des conseils d'entreprise o&#249; partout depuis des ann&#233;es, ils donnent leur accord aux licenciements, baisse des salaires, allongement du temps de travail. Mais bouff&#233;e d'air pour les travailleurs. Preuve que le cadre institutionnel qui limite le droit de gr&#232;ve aux p&#233;riodes de n&#233;gociations collectives et au bon vouloir de l'appareil syndical peut sauter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'&#233;tonnement &#224; la lecture d'un &lt;a href=&#034;http://www.inprecor.org/498_499/Allemagne_Opel.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;article&lt;/a&gt; d'&lt;em&gt;&lt;a href=&#034;http://www.inprecor.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Inprecor&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; d'octobre-novembre 2004, dont le r&#233;dacteur est un militant du RSB&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La revue est celle de la IV&#176; Internationale. Le Revolution&#228;r Sozialistischer (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, intitul&#233; &lt;em&gt;&#171; Une forme de lutte particuli&#232;re &#224; Opel Bochum &#187;&lt;/em&gt;, qui, tout en soulignant que &lt;em&gt;&#171; la lutte d'Opel a &#233;lectris&#233; toute la Ruhr &#187;&lt;/em&gt;, affirme n&#233;anmoins que &lt;em&gt;&#171; cette lutte n'a pas pris la forme d'une gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt; et se f&#233;licite que la reprise du travail, bien qu'&#224; la suite d'une man&#339;uvre de la bureaucratie de l'IG-Metall, ait r&#233;v&#233;l&#233; &lt;em&gt;&#171; une unit&#233; exemplaire &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Un arr&#234;t de travail, mais pas une gr&#232;ve &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon Inprecor, les travailleurs d'Opel &#224; Bochum n'auraient pas fait gr&#232;ve mais auraient &#171; interrompu le travail pour faire valoir leur droit de s'informer, selon le paragraphe 39 de la loi d'organisation des entreprises, qui stipule que les salari&#233;s ont le droit de se rendre au conseil d'entreprise (CE) pendant le temps de travail, ce qui se fait normalement individuellement et non collectivement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tactiquement et pour pr&#233;venir la riposte patronale, pourquoi ne pas affirmer qu'on veut les informations auxquelles on a droit ? Pourquoi ne pas les attendre (collectivement et non individuellement !) pendant une ou deux heures voire une demi-journ&#233;e ? Mais quand en m&#234;me temps on bloque les portes, en y abandonnant des fenwicks dont par malchance les pneus cr&#232;vent ou des v&#233;hicules dont par malchance les cl&#233;s de contact s'&#233;garent ? Et quand, par-dessus le march&#233;, une brochette de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux combatifs qui ont quelques traditions de lutte (une gr&#232;ve sauvage de 5 jours d&#233;j&#224; en 2000) et d'organisation (l'habitude de se retrouver pour discuter, publier des tracts) se coordonnent et forment une &lt;em&gt;&#171; direction de la gr&#232;ve &#187;&lt;/em&gt; (certes non &#233;lue) qui organise toutes les heures un &lt;em&gt;forum d'information&lt;/em&gt; (certes pas de d&#233;cision), &#231;a commence malgr&#233; tout &#224; &#234;tre autre chose qu'une d&#233;marche l&#233;gale aupr&#232;s du conseil d'entreprise (CE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier (form&#233; de membres de l'IG Metall) s'est oppos&#233; d'embl&#233;e &#224; la lutte. D&#232;s l'arr&#234;t intempestif de travail, le 14 octobre, son pr&#233;sident et sa majorit&#233; ont tent&#233; de faire reprendre. Au coude &#224; coude avec la hi&#233;rarchie quand celle-ci cherchait &#224; dresser des listes de ceux qui arr&#234;taient le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains membres minoritaires du CE n'ont pas jou&#233; ce jeu-l&#224;. Mais il est bien trop complaisant &#224; l'&#233;gard du CE d'&#233;crire comme l'auteur de l'article d'&lt;em&gt;Inprecor&lt;/em&gt;, que &lt;em&gt;&#171; Bien que l'on puisse reprocher &#224; la majorit&#233; du CE de s'&#234;tre oppos&#233;e en fin de compte &#224; ce que la lutte continue, il faut dire aussi que sans le CE dans son ensemble, cette forme de lutte aurait &#233;t&#233; impossible &#187;&lt;/em&gt;. La lutte impossible sans le CE dans son ensemble ? Mais il s'est bel et bien agi d'une lutte contre le CE dans son ensemble !&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette gr&#232;ve a &#233;t&#233; un combat difficile, d&#233;clench&#233;e sur le coup de col&#232;re de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Ce cadeau &#224; l'appareil syndical rejoint celui d'adopter sa terminologie pour qualifier la gr&#232;ve sans la nommer ! Car la th&#232;se de l'arr&#234;t de travail pour demande d'explication &#233;tait celle de la hi&#233;rarchie syndicale. Et peu importe qu'elle ait fait des adeptes parmi les travailleurs, &#231;a ne la rendait pas plus juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la lourde menace des 10 000 suppressions d'emploi, la bureaucratie n'a pas voulu reconna&#238;tre une gr&#232;ve d&#233;marr&#233;e &#224; son insu et hors cadre l&#233;gal. Jour apr&#232;s jour, elle a us&#233; toutes les ficelles pour convaincre les travailleurs que la paralysie de l'entreprise &#233;tait nuisible &#224; une n&#233;gociation sereine et f&#233;conde. Financi&#232;rement non plus, elle n'a pas voulu assumer la gr&#232;ve. Ni la direction du trust, n'en d&#233;plaise &#224; &lt;em&gt;Inprecor&lt;/em&gt; qui sugg&#232;re pour accr&#233;diter sa th&#232;se que par cet &#171; &lt;em&gt;arr&#234;t de travail pour demande d'information &#187;&lt;/em&gt;, les travailleurs &lt;em&gt;&#171; pouvaient donc normalement pr&#233;tendre &#224; &#234;tre r&#233;tribu&#233;s &#187;&lt;/em&gt;. Ils ne l'ont pas &#233;t&#233;. Ce qui ne veut pas dire qu'ils n'auraient pas d&#251; revendiquer le paiement des heures de gr&#232;ve par le patronat, puisque c'est lui qui les acculait &#224; la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appr&#233;ciations de cet article &#233;pousent le point de vue de militants syndicaux, dont ceux d'une certaine &#171; gauche syndicale &#187;, qui &#233;taient g&#234;n&#233;s que la gr&#232;ve &#233;chappe au contr&#244;le du syndicat. Comme ici en France, le m&#234;me milieu ren&#226;cle devant toute forme d' &#171; auto-organisation &#187; des travailleurs, &#224; commencer par les comit&#233;s de gr&#232;ve &#233;lus par les gr&#233;vistes. C'est certainement la diff&#233;rence entre une politique syndicaliste et une politique r&#233;volutionnaire, qui ne consistait certainement pas, pendant comme apr&#232;s le conflit, &#224; expliquer aux travailleurs que mais non, mais non, ils n'&#233;taient pas en gr&#232;ve ! Si la Ruhr a bel et bien &#233;t&#233; &#233;lectris&#233;e, c'est qu'une gr&#232;ve &#171; sauvage &#187; y a explos&#233;. Un d&#233;but d'exemple et de revanche pour beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Une unit&#233; exemplaire &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu quelques jours &#224; la direction syndicale pour r&#233;ussir &#224; reprendre le contr&#244;le de la situation. Elle est intervenue sur divers fronts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'entreprise, selon divers t&#233;moignages, en marquant &#224; la culotte les gr&#233;vistes, afin de d&#233;moraliser - parall&#232;lement &#224; la ma&#238;trise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vis-&#224;-vis de l'opinion populaire favorable au camp ouvrier dans ce bras de fer, en appelant &#224; des manifestations le 19 octobre. A R&#252;sselsheim comme &#224; Bochum, elles furent des succ&#232;s. Sauf que, d&#233;tail certes, les travailleurs en lutte furent rel&#233;gu&#233;s en fin de cort&#232;ge &#224; Bochum. Sauf, encore, que la parole en fin de manifestation fut monopolis&#233;e par des bonzes syndicaux, notables locaux et un &#233;v&#234;que qui tous intervinrent contre la gr&#232;ve. L'appareil syndical s'est servi de l'&#233;lan de solidarit&#233; &#224; l'&#233;gard des gr&#233;vistes... contre ces derniers !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, CE et direction de l'entreprise ont man&#339;uvr&#233; de concert pour organiser un vote de l'ensemble du personnel (dont ceux qui n'&#233;taient pas en lutte), dans une salle de congr&#232;s de la ville. Fouilles &#224; l'entr&#233;e. Aucun micro baladeur. Pas d'autres orateurs que des dirigeants du CE et du syndicat. Une brochette d'agents de s&#233;curit&#233; Opel pour emp&#234;cher un assaut du podium. Et le tout, pour un vote &#224; bulletins secrets sur une question ambigu&#235; (&lt;em&gt;&#171; Les syndicalistes du CE doivent-ils continuer &#224; n&#233;gocier avec la direction et le travail doit-il reprendre ? &#187;&lt;/em&gt;), &#224; laquelle 4650 travailleurs ont r&#233;pondu &#171; oui &#187; (dont para&#238;t-il certains partisans de la poursuite du mouvement qui avaient ratur&#233; le deuxi&#232;me volet) tandis que 1760 ont r&#233;pondu &#171; non &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les men&#233;es et man&#339;uvres patronales et syndicales n'ont pas &#233;t&#233; attendues ni clairement per&#231;ues. Elles eurent lieu sur fond d'intox contre la gr&#232;ve et de crainte certainement grandissante d'y perdre beaucoup. Comme toujours dans toute gr&#232;ve. C'est bien pourquoi le camp des gr&#233;vistes doit se donner les moyens d'une discussion d&#233;mocratique permanente, un &#233;tat-major &#233;lu et reconnu, une politique pour garder l'avantage face &#224; la direction. C'est ce qui a manqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote &#224; Bochum prouve en tout cas que ce n'&#233;tait pas l'unanimit&#233; et qu'une direction gr&#233;viste plus aguerrie aurait pu tenter de pousser plus loin. Ce n'est pas le point de vue de l'article d'&lt;em&gt;Inprecor&lt;/em&gt; qui affirme que : &lt;em&gt;&#171; ...Si l'arr&#234;t de travail avait &#233;t&#233; prolong&#233; encore quelques jours, ce n'est pas seulement la pression sur le capital qui aurait augment&#233;, mais aussi la contre-pression et le danger de division. Qu'en aurait-il &#233;t&#233; si le travail avait repris &#233;quipe apr&#232;s &#233;quipe ? Ou si le r&#233;sultat avait &#233;t&#233; de 52 % pour la gr&#232;ve et 48 % contre ? Si cela avait entra&#238;n&#233; affrontement et division parmi les travailleurs ? &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec 52 % pour la gr&#232;ve, c'e&#251;t &#233;t&#233; un gros risque ? Mais une &#233;norme chance, surtout ! En France, aucune des gr&#232;ves importantes dans lesquelles l'extr&#234;me gauche, voire simplement des r&#233;formistes honn&#234;tes, ont jou&#233; un r&#244;le n'a &#233;t&#233; men&#233;e avec une telle majorit&#233;. Ces 52 % ne peuvent para&#238;tre faibles qu'&#224; la bureaucratie syndicale (appuy&#233;e sur la l&#233;gislation bourgeoise allemande) &#224; qui il faut un vote &#171; d&#233;mocratique &#187; de 75 % des syndiqu&#233;s pour d&#233;clencher une gr&#232;ve... mais un vote de 25 % pour l'arr&#234;ter !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quand bien m&#234;me il n'y aurait pas eu &#224; Opel Bochum, le 20 octobre, de possibilit&#233;s de poursuivre le mouvement, la t&#226;che de r&#233;volutionnaires est de s'interroger sur les atouts qu'avaient encore les gr&#233;vistes, plut&#244;t que de d&#233;cerner un satisfecit aux briseurs de gr&#232;ve que sont ceux qui ont organis&#233; la consultation et ont pr&#233;alablement travaill&#233; au corps les gr&#233;vistes. Le succ&#232;s des luttes &#224; venir est &#224; ce prix. Apprendre &#224; contrer les appareils plut&#244;t que les absoudre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter qu'une d&#233;claration du bureau politique du RSB du 22/10/04 sur Opel Bochum, publi&#233;e dans &lt;em&gt;Avanti&lt;/em&gt; (mensuel du RSB de novembre 2004), r&#233;affirme l'orientation du RSB, &#224; savoir &lt;em&gt;&#171; la construction d'une tendance syndicale &#171; lutte de classe &#187; &#187;&lt;/em&gt;, qui &lt;em&gt;&#171; exprimerait l'&#233;mergence d'une nouvelle radicalisation ouvri&#232;re &#187;&lt;/em&gt;. L'id&#233;e est toujours d'agir au sein du syndicat pour faire pression sur lui. Certes. Qui s'y refuserait ? Mais face &#224; des situations comme celle d'Opel Bochum et quand la pression exerc&#233;e dans le syndicat par la &#171; tendance Lutte de Classe &#187; (de telles tendances ou militants existaient &#224; Bochum), n'a pas d'effet, comment mener la guerre contre l'appareil ? Quels moyens se donner de passer outre ? C'est tr&#232;s exactement ce qui n'est pas discut&#233;. Et va pourtant se poser si le conflit chez Opel est bien le signe d'une radicalisation ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michelle VERDIER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;C'&#233;tait une premi&#232;re manche, il en faudra d'autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contenu de l'accord sign&#233; &#224; la mi-d&#233;cembre, apr&#232;s des semaines de n&#233;gociations secr&#232;tes entre la direction Opel et le conseil central d'entreprise, a ent&#233;rin&#233; les 10 000 suppressions d'emplois. Quelque 3 500 travailleurs devraient &#234;tre externalis&#233;s. Quelques centaines devraient partir en pr&#233;retraites. Les quelque 6 000 restant sont invit&#233;s &#224; se porter volontaires au licenciement imm&#233;diat ou avec sursis apr&#232;s transit d'un an dans des soci&#233;t&#233;s bidon, genre de cellules de reclassement, o&#249; ils seront pay&#233;s par la caisse de ch&#244;mage. Une indemnit&#233; qui peut para&#238;tre importante leur est propos&#233;e. Pour l'instant, les volontaires ne se pr&#233;cipitent pas. A noter que s'ils ne sont pas assez nombreux, le CE aidera le patron &#224; les nommer ! Dans un an, la plupart sera au ch&#244;mage. Et dans deux ans, par la vertu de la politique de Schr&#246;der, ils seront au minimum social. Ceux qui restent dans l'entreprise, quant &#224; eux, verront leurs salaires baisser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil syndical pr&#233;sente cette issue comme une victoire, en parfaite unit&#233;... avec la direction !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La revue est celle de la IV&#176; Internationale. Le Revolution&#228;r Sozialistischer Bund (RSB - Ligue socialiste r&#233;volutionnaire), est l'une des deux fractions publiques de la section allemande de la IV&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Cette gr&#232;ve a &#233;t&#233; un combat difficile, d&#233;clench&#233;e sur le coup de col&#232;re de centaines de travailleurs &#224; l'annonce du sale coup, mais &#224; l'initiative de d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux d'ateliers (&#233;lus par les quelque 90 % de syndiqu&#233;s &#224; l'IG Metall). A noter qu'en Allemagne, ces d&#233;l&#233;gu&#233;s (Vertrauensleute) sont g&#233;n&#233;ralement plus proches des travailleurs que les membres des conseils d'entreprise (dont quelques uns sont permanents &#224; plein temps) et c'est parmi ces d&#233;l&#233;gu&#233;s que des militants syndicaux &#171; lutte de classe &#187; voire de sensibilit&#233; d'extr&#234;me gauche, choisissent de fa&#231;on privil&#233;gi&#233;e d'agir. A Opel Bochum, il existait quelque tradition d'organisation et de r&#233;action puisque l'ann&#233;e 2000 avait &#233;t&#233; marqu&#233;e d&#233;j&#224; par une gr&#232;ve sauvage de 5 jours, en particulier contre un projet d'externalisation. Quatre semaines avant le d&#233;clenchement du mouvement d'octobre dernier, des d&#233;l&#233;gu&#233;s avaient pris l'habitude de donner rendez-vous chaque jour devant la cantine. Rien de massif... jusqu'au 13 octobre o&#249; 600 travailleurs furent au rendez-vous. Rien en tout cas de pr&#233;par&#233; par le conseil d'entreprise !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Editorial : Pr&#233;parer la lutte pour 300 &#8364; pour tous
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		<dc:subject>Salaires
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		<dc:subject>Politique
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		<description>S'il est un sujet qui pourrait faire l'objet d'une mobilisation d'ensemble des travailleurs, c'est bien celui des salaires - et pas seulement pour une lutte d&#233;fensive comme c'est le cas face aux attaques visant les services publics, les retraites ou la protection sociale. &lt;br /&gt;De plus en plus d'ailleurs quand des travailleurs entrent en lutte, quel que soit l'objectif imm&#233;diat de celle-ci, les revendications salariales, qui avaient pu un temps &#234;tre remis&#233;es au second plan, font surface&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-37-janvier-fevrier-2005-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 37, janvier-f&#233;vrier 2005
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Salaires-+" rel="tag"&gt;Salaires
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est un sujet qui pourrait faire l'objet d'une mobilisation d'ensemble des travailleurs, c'est bien celui des salaires - et pas seulement pour une lutte d&#233;fensive comme c'est le cas face aux attaques visant les services publics, les retraites ou la protection sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus d'ailleurs quand des travailleurs entrent en lutte, quel que soit l'objectif imm&#233;diat de celle-ci, les revendications salariales, qui avaient pu un temps &#234;tre remis&#233;es au second plan, font surface par un biais ou un autre. C'est sans doute la prise de conscience que l'offensive des exploiteurs, bien que tous azimuts ou plut&#244;t justement parce que tous azimuts, forme un tout. Nous ne la briserons pas sur un point en la laissant vaincre sur les autres. Nous n'imposerons pas l'interdiction des licenciements en laissant d&#233;gringoler nos salaires. Nous ne garantirons pas des retraites correctes en laissant les actifs r&#233;duits &#224; la portion congrue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 janvier dernier, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Bernard Thibault, d&#233;clarait &#224; propos des salaires : &#171; &lt;em&gt;Nous voulons des revalorisations des grilles de r&#233;mun&#233;ration au niveau des entreprises ou des branches professionnelles&lt;/em&gt; &#187;. Mais pas un mot pour &#233;voquer la n&#233;cessit&#233; d'une riposte d'ensemble. &#171; &lt;em&gt;Nous allons poser la question du niveau des salaires &lt;/em&gt; &#187; se contentait-il de dire. Mais comment ? En r&#233;clamant des n&#233;gociations &#233;clat&#233;es... pour les quitter avec une d&#233;claration fracassante mais sans lendemain ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233; Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que le dirigeant de la CFDT, reconnaissait qu'&#171; il y a effectivement un ph&#233;nom&#232;ne que les organisations syndicales ne peuvent n&#233;gliger : la forte demande de pouvoir d'achat des salari&#233;s. Le mirage propos&#233; par le gouvernement de travailler plus pour gagner plus peut s&#233;duire certains et cela complique notre t&#226;che. Mais l'augmentation des salaires ne se n&#233;gocie pas par le d&#233;veloppement des heures sup ! &#187;. Certes, mais aujourd'hui le patronat et le gouvernement ne sont tout simplement pas dispos&#233;s &#224; n&#233;gocier quelque augmentation salariale que ce soit. La seule alternative au &#171; travailler plus &#187; des Chirac, Raffarin et Sarkozy serait d'imposer, collectivement, la revalorisation de tous les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffira &#233;videmment pas d'un claquement de doigts pour d&#233;clencher une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Mais des conf&#233;d&#233;rations syndicales dignes de ce nom d&#233;velopperaient une propagande syst&#233;matique, y compris &#224; l'occasion de mobilisations partielles ou limit&#233;es, sur la n&#233;cessit&#233; d'une lutte d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela supposerait au moins de ne pas diviser syst&#233;matiquement les mobilisations sur des bases cat&#233;gorielles ou sectorielles. Or, c'est pr&#233;cis&#233;ment ce qu'elles ont fait de concert en ce d&#233;but d'ann&#233;e : les ch&#244;meurs &#233;taient appel&#233;s &#224; une action le 5 janvier, les postiers le 18, les cheminots le 19, les fonctionnaires le 20, les salari&#233;s du commerce dans les prochaines semaines...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CGT, FO, CFTC, CFDT, qui appellent &#224; manifester le 5 f&#233;vrier, et auxquelles se sont d&#233;j&#224; joints l'UNSA et les Sud, ont ajout&#233; aux th&#232;mes de cette journ&#233;e d'action la question des salaires &#224; la d&#233;fense des 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout comme il faudra aller au-del&#224; d'une journ&#233;e d'action - dont le seul intitul&#233; dit d&#233;j&#224; toute son impr&#233;cision quand aux formes de lutte propos&#233;es - il faudra aussi des objectifs pr&#233;cis, uniformes, unificateurs, rassembleurs de toutes les cat&#233;gories de travailleurs pour le combat qui les concerne toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une augmentation de 300 &#8364; mensuels pour tous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;fendre cet objectif, c'est pr&#233;parer la n&#233;cessaire lutte d'ensemble et travailler &#224; mettre en place le cadre qui lui permettra d'aller au-del&#224; des limites fix&#233;es par les appareils politiques ou syndicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 janvier 2005&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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