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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> D&#233;bat : R&#233;ponse au Courant intersyndical lutte de classe et antibureaucratique
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Lanc&#233; dans la foul&#233;e de la journ&#233;e d'action sans lendemain du 4 octobre 2005 et de la longue gr&#232;ve de la SNCM, l'Appel pour un courant intersyndical lutte de classe et antibureaucratique &lt;br /&gt;reprenait un constat partag&#233; par nombre de travailleurs et de militants syndicaux : la situation sociale, marqu&#233;e depuis des ann&#233;es par des reculs et l'&#233;chec des luttes face &#224; l'offensive incessante du gouvernement et du patronat, mettait &#224; l'ordre du jour la pr&#233;paration d'une riposte d'ensemble de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-45-mai-juin-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 45, mai-juin 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lanc&#233; dans la foul&#233;e de la journ&#233;e d'action sans lendemain du 4 octobre 2005 et de la longue gr&#232;ve de la SNCM, l'&lt;em&gt;Appel pour un courant intersyndical lutte de classe et antibureaucratique&lt;/em&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la Tribune libre publi&#233;e dans le num&#233;ro 44 de Convergences (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
reprenait un constat partag&#233; par nombre de travailleurs et de militants syndicaux : la situation sociale, marqu&#233;e depuis des ann&#233;es par des reculs et l'&#233;chec des luttes face &#224; l'offensive incessante du gouvernement et du patronat, mettait &#224; l'ordre du jour la pr&#233;paration d'une riposte d'ensemble de la classe ouvri&#232;re. Or, loin de chercher &#224; faire converger les luttes, les directions syndicales privil&#233;giaient les n&#233;gociations tous azimuts, &#233;ventuellement appuy&#233;es sur des mobilisations sectorielles et des journ&#233;es d'actions sans suite. &#192; l'isolement des militants oppos&#233;s &#224; cette orientation, l'&lt;em&gt;Appel&lt;/em&gt; proposait de r&#233;pondre par la constitution d'un courant intersyndical fonctionnant comme &lt;em&gt;&#171; cadre commun de d&#233;bat et de combat &#187;&lt;/em&gt;, comme &lt;em&gt;&#171; instrument de coordination et d'action &#187;&lt;/em&gt; pour aider &#224; l'unification des luttes. &#201;tant &#233;videmment ouverts &#224; un tel d&#233;bat et, lorsqu'elle est possible, &#224; une coordination des interventions politiques et syndicales, nous avons accept&#233; de participer aux premi&#232;res r&#233;unions du comit&#233; constitu&#233; sur la base de cet &lt;em&gt;Appel&lt;/em&gt;, sans y adh&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;serves &#233;taient diverses. Dans la situation actuelle, chercher &#224; construire une telle opposition supposerait pour les militants r&#233;volutionnaires ouvriers un investissement quasi exclusif dans l'activit&#233; syndicale, au d&#233;triment d'un travail politique qui nous semble prioritaire. De toute fa&#231;on l'organisation d'une opposition syndicale r&#233;elle pr&#233;suppose une implantation dans les entreprises que les uns et les autres nous sommes encore loin d'avoir. Tous nos efforts sont consacr&#233;s &#224; l'acqu&#233;rir. Mais sans cette confrontation permanente avec la r&#233;alit&#233; du monde salari&#233; le risque est de confondre le militantisme r&#233;volutionnaire avec la r&#233;p&#233;tition de quelques formules qui, m&#234;me justes en soi ou &#224; certains moments, ne peuvent suffire &#224; aider &#224; l'&#233;laboration d'une politique correspondant aux besoins militants de nos groupes tels qu'ils sont aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, le mouvement contre le CPE s'est invit&#233; dans les d&#233;bats. Et nos craintes se sont h&#233;las v&#233;rifi&#233;es. Pendant deux mois, les tracts du Comit&#233; ont d&#233;nonc&#233; les journ&#233;es d'actions successives en les opposant &#224; la perspective abstraite de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, r&#233;p&#233;tition m&#233;canique de ce qui pouvait &#234;tre dit quand les conf&#233;d&#233;rations se refusaient &#224; donner une suite &#224; la journ&#233;e du 4 octobre... sans remarquer qu'au contraire, apr&#232;s le 7 f&#233;vrier, les &#233;ch&#233;ances des 7, 18 et 28 mars puis du 4 avril ont constitu&#233; autant d'&#233;tapes, de plus en plus rapproch&#233;es, d'une mobilisation croissante. Certes, en changeant de politique, les directions syndicales n'ont pas chang&#233; de nature ; elles ne visaient ni &#224; permettre &#224; la jeunesse d'imposer ses revendications justes, ni &#224; entra&#238;ner les travailleurs dans une lutte d'ensemble contre la pr&#233;carit&#233;. Ainsi leur refus d'inscrire dans leurs objectifs le retrait du CNE et de la LEC, et plus encore leur d&#233;robade apr&#232;s le 4 avril... en refusant justement de proposer une nouvelle &#233;ch&#233;ance de mobilisation pour aller au-del&#224; du retrait du CPE. Mais en quoi avoir oppos&#233; les &#233;ch&#233;ances pr&#233;c&#233;dentes &#224; la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, pour la construction de laquelle militait &#224; juste titre une partie du mouvement &#233;tudiant, pouvait-il pr&#233;parer &#233;tudiants et travailleurs &#224; la d&#233;robade des conf&#233;d&#233;rations, &#224; la comprendre et &#224; imaginer une alternative cr&#233;dible ? Surtout apr&#232;s avoir pos&#233; que cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale ne pourrait venir que d'un appel des directions syndicales, qu'il fallait exiger d'elles voire leur imposer ? Ce n'est pas ainsi qu'on met en garde contre ces directions. Ce n'est pas plus en hurlant &#224; tout et hors de propos &#224; la trahison qu'on pr&#233;pare les militants &#224; r&#233;agir quand elle arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au del&#224; de la n&#233;cessaire critique des directions syndicales, c'est pour nous sur l'autonomie de la classe ouvri&#232;re par rapport aux appareils syndicaux qu'il s'agit de miser que le but soit &#224; court terme de les contraindre ou un jour de les d&#233;border. Il y a sans doute sur une telle politique des d&#233;bats &#224; mener avec bien des syndicalistes critiques ; nous entendons bien les poursuivre avec les camarades r&#233;unis autour de l'&lt;em&gt;Appel.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&#233;rard WEGAN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir la &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Tribune-libre-Pour-un-courant-intersyndical-lutte-de-classe-et' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Tribune libre&lt;/a&gt; publi&#233;e dans le num&#233;ro 44 de &lt;em&gt;Convergences R&#233;volutionnaires&lt;/em&gt; par Christian, un camarade LCR appartenant au &lt;em&gt;&#171; Comit&#233; pour un courant intersyndical lutte de classe et antibureaucratique&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Tribune : La construction d'une direction alternative
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Tribune-La-construction-d-une-direction-alternative</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Br&#233;sil
</dc:subject>
		<dc:subject>Tribune
</dc:subject>

		<description>Convergences r&#233;volutionnaires entend contribuer aux d&#233;bats de l'extr&#234;me gauche et ouvre ses colonnes aux groupes et militants communistes et r&#233;volutionnaires. Ci-dessous une tribune que nous ont fait parvenir les militants br&#233;siliens du PSTU avec qui la Fraction de Lutte ouvri&#232;re entretient des &#233;changes r&#233;guliers. &lt;br /&gt;Un moment historique &lt;br /&gt;Du 5 au 7 mai, aura &#224; lieu &#224; Sumar&#233;, dans l'&#233;tat de S&#227;o Paulo, le Conat (Congr&#232;s National des Travailleurs) qui r&#233;unira des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus par les&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-45-mai-juin-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 45, mai-juin 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Bresil-+" rel="tag"&gt;Br&#233;sil
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Tribune-+" rel="tag"&gt;Tribune
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Convergences r&#233;volutionnaires &lt;em&gt;entend contribuer aux d&#233;bats de l'extr&#234;me gauche et ouvre ses colonnes aux groupes et militants communistes et r&#233;volutionnaires. Ci-dessous une tribune que nous ont fait parvenir les militants br&#233;siliens du PSTU avec qui la Fraction de Lutte ouvri&#232;re entretient des &#233;changes r&#233;guliers.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un moment historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du 5 au 7 mai, aura &#224; lieu &#224; Sumar&#233;, dans l'&#233;tat de S&#227;o Paulo, le Conat (Congr&#232;s National des Travailleurs) qui r&#233;unira des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus par les syndicats, par le mouvement populaire et par les organisations de la jeunesse, afin de fonder une nouvelle centrale syndicale : la Conlutas (Coordination nationale de luttes). Depuis mars dernier, la pr&#233;paration du Conat a connu une v&#233;ritable effervescence et, dans l'ensemble du pays, ont eu lieu des centaines d'assembl&#233;es pour &#233;lire les d&#233;l&#233;gu&#233;s (dont le nombre pourrait s'&#233;lever &#224; trois mille) et pour discuter des propositions &#224; voter au Conat. Selon les crit&#232;res retenus, chaque organisme sera repr&#233;sent&#233; par 5 d&#233;l&#233;gu&#233;s plus un d&#233;l&#233;gu&#233; pour 500 travailleurs de base.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fin d'un cycle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 80, un processus de luttes intenses (&#233;tudiantes, ouvri&#232;res et paysannes) a mis fin &#224; la dictature militaire. Face aux politiques de capitulation des partis communistes br&#233;siliens, ce sont des secteurs de la gauche de la bureaucratie syndicale (dont Lula &#233;tait le leader), ou de l'&#201;glise, qui dirigent le processus de r&#233;organisation. C'est dans ce contexte que sont cr&#233;&#233;s la CUT (Centrale Unique des Travailleurs), le MST (Mouvement des Sans Terre) et le PT (Parti des Travailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec l'arriv&#233;e au pouvoir de Lula en 2003, ces organismes de lutte, deviennent alors les alli&#233;s directs d'un gouvernement bourgeois de collaboration de classe, qui m&#232;ne une politique n&#233;o-lib&#233;rale, puis se retrouve fragilis&#233; par des scandales de corruption ; le Tribunal f&#233;d&#233;ral d&#233;nonce aujourd'hui une &#171; v&#233;ritable organisation criminelle &#187;, dirig&#233;e par le PT, avec le &#171; mensal&#227;o &#187;, sch&#233;ma de corruption g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui consiste &#224; acheter, avec les deniers des entreprises d'&#233;tat, le soutien politique des autres partis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le surgissement de la Conlutas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Commence alors un nouveau cycle de r&#233;organisation, surgi dans les luttes. En 2003, c'est la gr&#232;ve nationale des services publics contre la r&#233;forme des retraites implant&#233;e par Lula qui marque le d&#233;but d'une s&#233;rie de ruptures de masse avec les organisations traditionnelles, notamment la CUT. Ce mouvement de r&#233;sistance s'organise alors autour de la Conlutas, qui devient une alternative &#224; la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la lutte contre la r&#233;forme syndicale et la r&#233;forme du code du travail, qui attaquent des conqu&#234;tes historiques (restriction des libert&#233;s syndicales, fin du cong&#233; maternit&#233;, du treizi&#232;me mois, etc.), s'ouvre la phase de construction d'organismes alternatifs, qui d&#233;bouche sur une rencontre nationale en mars 2004, r&#233;unissant 180 entit&#233;s et oppositions du mouvement syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre &#233;tapes sont fondamentales dans la gen&#232;se de la Conlutas : le surgissement d'oppositions syndicales li&#233;es &#224; la Conlutas qui disputent les directions de la CUT, obtiennent en moyenne 30% de votes et parfois d&#233;boutent les directions bureaucratiques ; la r&#233;bellion de base dirig&#233;e par l'Opposition &#224; la CUT, lors de la gr&#232;ve nationale des travailleurs bancaires ; le pl&#233;biscite national de la Conlute (Coordination de Lutte des &#201;tudiants) contre la r&#233;forme universitaire ; la manifestation contre la corruption et contre le gouvernement Lula, en ao&#251;t 2005, qui r&#233;unit douze mille personnes &#224; Brasilia...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La politique du PSTU&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; du processus de r&#233;organisation au Br&#233;sil r&#233;side dans le fait qu'un des composants, fondamental, de la direction du Conlutas est le PSTU (Partisocialiste des travailleurs unifi&#233;) qui, sans sectarisme, d&#233;fend une politique r&#233;volutionnaire au Br&#233;sil. Le d&#233;fi pour nous est de construire avec les autres forces du mouvement social un nouvel instrument de lutte qui d&#233;fende l'ind&#233;pendance de classe face aux patrons et gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conlutas reprend ainsi un programme de classe : la lutte contre l'imp&#233;rialisme, contre les privatisations, pour le droit &#224; l'emploi, au logement et &#224; des salaires d&#233;cents, pour la r&#233;forme agraire, la sant&#233;, l'&#233;ducation, l'internationalisme, le socialisme, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle organisation pr&#233;tend regrouper en son sein, non seulement les syndicats, mais aussi les mouvements sociaux et populaires et les organisations de la jeunesse, unifiant ainsi tous les exploit&#233;s. Nous proposons aussi une nouvelle structure de direction : pas de direction &#233;lue en Congr&#232;s, ni mandat fixe de dirigeants. La Coordination nationale de cette nouvelle organisation serait compos&#233;e de repr&#233;sentants des organismes qui composent la Conlutas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit pour nous d'une exp&#233;rience sans pr&#233;c&#233;dents, qui nous conf&#232;re des responsabilit&#233;s importantes par rapport &#224; l'organisation des travailleurs et &#224; la lutte de classe au Br&#233;sil. Le Conat, en ce sens, est une &#233;tape importante, le point de d&#233;part d'une recomposition du mouvement social au Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du PSTU de S&#227;o Paulo (Br&#233;sil)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ricardo OLIVEIRA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Isra&#235;l : le triomphe du nationalisme et racisme anti-arabe ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Israel-le-triomphe-du-nationalisme-et-racisme-anti-arabe</link>
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		<dc:date>2006-04-25T19:56:04Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Isra&#235;l
</dc:subject>
		<dc:subject>Palestine
</dc:subject>

		<description>Les &#233;lections l&#233;gislatives qui se sont d&#233;roul&#233;es fin mars en Isra&#235;l ont marqu&#233;, une fois encore, l'emprise des sentiments racistes et nationalistes au sein de la population juive. &lt;br /&gt; Du parti Kadima fond&#233; par Sharon aux russophones d'Avigdor Lieberman en passant par le Likoud et les diff&#233;rentes formations ultra-religieuses, la droite et l'extr&#234;me droite totalisent 85 si&#232;ges sur 120. Quant &#224; la gauche, elle est r&#233;duite &#224; la portion congrue avec 25 si&#232;ges, dont 20 aux travaillistes&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Israel-+" rel="tag"&gt;Isra&#235;l
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Palestine-+" rel="tag"&gt;Palestine
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;lections l&#233;gislatives qui se sont d&#233;roul&#233;es fin mars en Isra&#235;l ont marqu&#233;, une fois encore, l'emprise des sentiments racistes et nationalistes au sein de la population juive. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Du parti Kadima fond&#233; par Sharon aux russophones d'Avigdor Lieberman en passant par le Likoud et les diff&#233;rentes formations ultra-religieuses, la droite et l'extr&#234;me droite totalisent 85 si&#232;ges sur 120. Quant &#224; la gauche, elle est r&#233;duite &#224; la portion congrue avec 25 si&#232;ges, dont 20 aux travaillistes d'Amir Peretz et 5 aux &#171; pacifistes &#187; du Meretz, ces derniers tr&#232;s actifs dans le mouvement &#171; La paix maintenant &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Trois listes de la minorit&#233; arabe se sont partag&#233; les 10 si&#232;ges restant, 4 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Encore faut-il pr&#233;ciser que la gauche en question partage largement avec le premier ministre actuel et leader de Kadima, Ehud Olmert, la m&#234;me conception de rejet et de m&#233;pris de la population palestinienne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; droite tous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les quelques positions pacifistes prises par Peretz au d&#233;but de la campagne &#233;lectorale ont rapidement disparu de son programme et il s'est finalement ralli&#233; peu ou prou aux id&#233;es s&#233;curitaires d'Olmert, approuvant l'ach&#232;vement du &#171; Mur de s&#233;paration &#187; d'avec les Palestiniens et applaudissant aux diff&#233;rents raids de l'arm&#233;e isra&#233;lienne en Cisjordanie dans les jours qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; les &#233;lections, notamment celui contre la prison de J&#233;richo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au Meretz, dont un des leaders Yossi Belin avait sign&#233; en 2002 avec le responsable de l'OLP Yasser Abbed Rabo &#171; l'accord de Gen&#232;ve &#187; qui se voulait la base d'une paix possible entre Isra&#233;liens et Palestiniens, il a d'ores et d&#233;j&#224; fait savoir qu'il &#233;tait pr&#234;t &#224; participer &#224; un gouvernement de coalition autour de Kadima et des travaillistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or Olmert a &#233;t&#233; on ne peut plus clair. Un futur gouvernement de coalition qu'il dirigera aura pour t&#226;che essentielle de terminer le &#171; Mur de s&#233;paration &#187; qui servira de fronti&#232;re d&#233;finitive &#224; l'&#201;tat d'Isra&#235;l, d'annexer J&#233;rusalem-Est en &#233;vacuant si besoin par la force la majorit&#233; de ses habitants arabes, d'abandonner quelques colonies &#171; sauvages &#187; tout en renfor&#231;ant les principaux blocs de colonisation en Cisjordanie, de couper cette derni&#232;re de la Jordanie en maintenant une zone militaire sous contr&#244;le isra&#233;lien le long du Jourdain, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait tout ce que le Meretz pourrait obtenir de ses futurs partenaires au sein du cabinet (si ces derniers acceptent qu'il en fasse partie, ce qui n'est pas gagn&#233; ) ce sont quelques modifications de d&#233;tail du trac&#233; du &#171; Mur &#187;, voire quelques marchandages sur le nombre de colonies &#224; &#233;vacuer. Sur le reste, comme elle le fait toujours depuis plusieurs d&#233;cennies, la gauche sioniste s'alignera sur la droite, sans remords et sans &#233;tat d'&#226;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gangr&#232;ne du sionisme &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la population juive isra&#233;lienne - y compris ses couches les plus opprim&#233;es et les plus exploit&#233;es que Peretz avait voulu s&#233;duire un temps en proposant quelques mesures sociales sur lesquelles il a rapidement mis une sourdine - elle approuve passivement une telle politique anti-arabe qui cadre largement avec ses propres pr&#233;jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons en sont sans doute multiples. La crise &#233;conomique touche de plein fouet un grand nombre d'Isra&#233;liens, notamment les Juifs orientaux (en g&#233;n&#233;ral originaires des pays arabes) qui constituent toujours une des parties les plus pauvres de la population. Ces derniers trouvent quelque maigre consolation &#224; tourner leur col&#232;re et leur frustration contre ceux qui sont encore plus pauvres, plus m&#233;pris&#233;s et plus opprim&#233;s qu'eux, c'est &#224; dire les Arabes, que ces derniers soient citoyens isra&#233;liens ou palestiniens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus les attentats meurtriers et stupides men&#233;s contre la population civile isra&#233;lienne par les groupes terroristes palestiniens n'ont fait que renforcer le sentiment de nombre d'Isra&#233;liens que la politique du b&#226;ton mise en &#339;uvre par Sharon puis par Olmert &#233;tait la seule possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a aussi une explication plus profonde et plus fondamentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu presque un si&#232;cle pour que le terme de &#171; peuple palestinien &#187; fasse son apparition dans le vocabulaire de la classe politique sioniste, gr&#226;ce notamment &#224; la lutte h&#233;ro&#239;que men&#233;e par les Palestiniens contre l'oppression et pour la d&#233;fense de leurs droits nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle version de ce mythe - r&#233;actualis&#233;e au go&#251;t du jour - a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2000 par le dirigeant travailliste Ehoud Barak apr&#232;s l'&#233;chec des entretiens de Camp David. On ne niait plus la r&#233;alit&#233; du peuple palestinien mais on avan&#231;ait l'id&#233;e que toute n&#233;gociation avec lui &#233;tait impossible puisqu'il n'y avait aucun interlocuteur l&#233;gitime dans ses rangs, l&#233;gitime signifiant dans ce contexte pr&#234;t &#224; accepter toutes les exigences isra&#233;liennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yasser Arafat devait d'abord faire les frais de cette politique que les successeurs de Sharon poursuivent aujourd'hui &#224; l'&#233;gard du gouvernent du Hamas... avec le soutien de la gauche sioniste, des &#201;tats-Unis et de l'Union europ&#233;enne qui vient &#224; son tour de d&#233;cider de couper ses subventions &#224; l'Autorit&#233; palestinienne qui comme on le sait est une bien plus grande menace pour Isra&#235;l que celui-ci pour les Palestiniens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; d'un simple pr&#233;texte pour appuyer la politique de refus de n&#233;gocier avec les Palestiniens et permettre ainsi de ne pas tenir compte de leurs droits nationaux, fouler aux pieds leurs aspirations l&#233;gitimes et s'approprier les parties les plus riches de leur territoire, voire transformer le reste en zones d'occupation permanente ou en bantoustans comme ceux qui existaient en Afrique du Sud &#224; l'&#233;poque de l'apartheid.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Seule la lutte des Palestiniens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout le mouvement sioniste - droite et gauche confondus - a, d&#232;s son origine, d&#233;ni&#233; tout droit, voire toute existence nationale, aux Palestiniens. Des le d&#233;but du XX&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle les sionistes mettaient en avant l'id&#233;e que la Palestine &#233;tait &#171; une terre sans peuple &#187; qui convenait donc parfaitement &#224; &#171; un peuple sans terre &#187; (les Juifs). Ce mythe a &#233;t&#233; inculqu&#233; &#224; des g&#233;n&#233;rations d'Isra&#233;liens qui voyaient dans les Palestiniens au mieux des voisins encombrants dont il faudrait se d&#233;barrasser &#224; la premi&#232;re occasion, au pire des ennemis sanguinaires, mais en aucun cas un peuple auquel il fallait tendre la main. Cette atmosph&#232;re d&#233;l&#233;t&#232;re impr&#232;gne plus que jamais l'ensemble de la soci&#233;t&#233; isra&#233;lienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ne s'opposant pas aujourd'hui &#224; cette politique criminelle - voire en l'approuvant - les prol&#233;taires isra&#233;liens se pr&#233;parent des lendemains difficiles. Car non seulement elle rend impossible toute coexistence (sans m&#234;me parler de coop&#233;ration) avec les Palestiniens mais, partant, elle renvoie aux calendes grecques toute paix v&#233;ritable et durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 mars, deux jours avant les &#233;lections, dans le quotidien isra&#233;lien &lt;em&gt;Haaretz&lt;/em&gt;, le journaliste Gid&#233;on L&#233;vy&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;T&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;raduit de l'h&#233;breu par Michel Ghys, il a &#233;t&#233; reproduit pour la premi&#232;re fois (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d&#233;non&#231;ait courageusement le racisme latent et rappelait un sondage qui avait montr&#233; que 68% des Juifs isra&#233;liens &#233;taient hostiles au fait d'avoir un Arabe pour voisin. Constat bien pessimiste en effet. Sauf &#224; se rappeler que des situations tout aussi d&#233;sesp&#233;rantes ont d&#233;j&#224; pu &#234;tre retourn&#233;es. Quand les opprim&#233;s et m&#233;pris&#233;s (Noirs en Afrique du Sud, Alg&#233;riens il y a un demi si&#232;cle) ont impos&#233; par leur lutte le respect de leur dignit&#233; et de leurs droits &#224; un autre peuple (Blancs sud-africains, Fran&#231;ais) qui ne comptait pourtant dans ses rangs qu'une bien petite minorit&#233; pr&#234;te &#224; les accepter comme voisins et &#233;gaux (et alors probablement pas m&#234;me 32 %). Et comme, de toute &#233;vidence et heureusement, les Palestiniens ne sont pas pr&#232;s de cesser le combat, c'est la petite minorit&#233; isra&#233;lienne qui n'accepte pas les injustices ni de son &#201;tat ni de ses compatriotes qui porte un avenir pour les habitants de cette r&#233;gion du monde, en premier lieu pour les Juifs isra&#233;liens eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk3MDgwZjQ2IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TURVZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMmx6Y21GbGJDMHlMbWRwWmljZ2QybGtkR2c5SWpNMU1DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXlNVGtpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Trois listes de la minorit&#233; arabe se sont partag&#233; les 10 si&#232;ges restant, 4 revenant &#224; celle proche du PC, 3 &#224; des nationalistes la&#239;ques et 3 &#224; des islamistes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;raduit de l'h&#233;breu par Michel Ghys, il a &#233;t&#233; reproduit pour la premi&#232;re fois en fran&#231;ais dans le bulletin du mois de mars (n&#176; 12) de la Coordination des Appels pour une paix juste au Proche-Orient (Capjpo, site : &lt;a href=&#034;https://www.europalestine.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImJhc2U2NC04MzUxZjJjMyIgdGl0bGU9ImQzZDNMbVYxY205d1lXeGxjM1JwYm1VdVkyOXQiPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> USA : des millions de travailleurs immigr&#233;s dans la rue
</title>
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		<dc:date>2006-04-25T19:51:52Z</dc:date>
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>USA
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		<description>Au cours des deux derniers mois, des manifestations rassemblant des travailleurs immigr&#233;s, leurs familles et ceux qui les soutiennent, se sont multipli&#233;es &#224; travers les &#201;tats-Unis. Le 7 mars, plus de 20 000 manifestaient &#224; Washington D.C. . Trois jours plus tard, 300 000 personnes se retrouvaient dans les rues de Chicago. Plus tard au cours du mois de mars de nouvelles manifestations avaient lieu &#224; Milwaukee (30 000), Denver (50 000) et dans bien d'autres villes. Le samedi 25 mars, &#224;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-45-mai-juin-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 45, mai-juin 2006
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Immigration-+" rel="tag"&gt;Immigr&#233;s
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-USA-+" rel="tag"&gt;USA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au cours des deux derniers mois, des manifestations rassemblant des travailleurs immigr&#233;s, leurs familles et ceux qui les soutiennent, se sont multipli&#233;es &#224; travers les &#201;tats-Unis. Le 7 mars, plus de 20 000 manifestaient &#224; Washington D.C. . Trois jours plus tard, 300 000 personnes se retrouvaient dans les rues de Chicago. Plus tard au cours du mois de mars de nouvelles manifestations avaient lieu &#224; Milwaukee (30 000), Denver (50 000) et dans bien d'autres villes. Le samedi 25 mars, &#224; Los Angeles, une foule de plus d'un million de personnes attirait l'attention du pays tout entier. Des travailleurs jusque-l&#224; silencieux et souvent invisibles apparaissaient soudain dans les rues. Depuis lors les manifestations se succ&#232;dent avec, les 9 et 10 avril, plus d'un million de manifestants dans plus de 120 villes dont au moins 450 000 personnes &#224; Dallas au Texas. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces manifestations sont la r&#233;ponse &#224; de nouvelles propositions de lois contre les immigr&#233;s que le gouvernement d&#233;cr&#232;te &#171; ill&#233;gaux &#187;. En vue des &#233;lections cet automne, des politiciens des &#233;tats frontaliers du Mexique ou ceux ayant une forte population immigr&#233;e, jouent la carte anti-immigr&#233;s. Cette politique n'est pas nouvelle. La droite propose p&#233;riodiquement des lois attaquant cette fraction de la classe ouvri&#232;re. En 1994 une proposition qui imposait aux enseignants, m&#233;decins, travailleurs sociaux et &#224; la police de v&#233;rifier la r&#233;gularit&#233; du statut d'immigr&#233; de toute personne cherchant &#224; acc&#233;der aux services publics d'&#233;ducation ou de sant&#233;, a &#233;t&#233; soumise &#224; un r&#233;f&#233;rendum en Californie. Cette proposition (proposition 187) a &#233;t&#233; adopt&#233;e, mais beaucoup de villes de Californie ont refus&#233; de la faire appliquer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bush, d&#233;put&#233;s et s&#233;nateurs, chacun de leur c&#244;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re mesure r&#233;pressive en date, la loi HR 4437, qui a attis&#233; la col&#232;re de tellement de monde, a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#224; la Chambre des repr&#233;sentants du Congr&#232;s &#224; la fin de l'ann&#233;e derni&#232;re. Toute personne vivant ou travaillant aux &#201;tats-Unis sans autorisation l&#233;gale est consid&#233;r&#233;e comme criminelle et encourt non seulement l'expulsion du territoire mais aussi des peines d'emprisonnement. Le fait d'apporter de l'aide &#224; un travailleur sans papier, y compris une aide m&#233;dicale ou humanitaire comme simplement de fournir de l'eau et de la nourriture &#224; quiconque franchit la fronti&#232;re ill&#233;galement, est aussi consid&#233;r&#233; comme un crime. Ainsi serait criminalis&#233;es bien des familles immigr&#233;es mais aussi tous ceux qui leur fournissent une aide sous une forme quelconque. La Chambre a &#233;galement adopt&#233; une loi enjoignant le gouvernement de construire une cl&#244;ture le long de la fronti&#232;re avec le Mexique, d'engager sur 5 ans 10 000 gardes de plus pour surveiller cette fronti&#232;re et d'envoyer polices locales et celles des &#233;tats mener la chasse aux immigr&#233;s clandestins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi n'a pas &#233;t&#233; approuv&#233;e par le S&#233;nat qui, engag&#233; dans sa propre politique, cherche un compromis entre d&#233;mocrates et r&#233;publicains. Suivant les propositions des s&#233;nateurs, tous les immigr&#233;s r&#233;sidant aux &#201;tats-Unis ne seraient pas automatiquement soup&#231;onn&#233;s d'&#234;tre des criminels mais il serait quand m&#234;me impos&#233; un v&#233;ritable parcours du combattant aux travailleurs vivant dans le pays avant d'obtenir un statut l&#233;gal : fournir des papiers administratifs remontant 5 ans en arri&#232;re, payer des arri&#233;r&#233;s d'imp&#244;ts et des amendes importantes. Le S&#233;nat a &#233;galement soutenu une proposition ressemblant &#224; celle dont Bush avait parl&#233;, qui cr&#233;erait un statut de &#171; travailleur invit&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire un statut de travailleur sous-pay&#233; et sans droits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;12 millions de sans-papiers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On &#233;value le nombre d'immigr&#233;s r&#233;sidant aux USA &#224; 40 millions. On estime que 12 millions d'entre eux sont sans-papiers. Beaucoup vivent avec des proches qui ont la citoyennet&#233; et bien des familles sont constitu&#233;es de parents qui n'ont pas de statut l&#233;gal et d'enfants qui en ont un par droit de naissance. Plus des deux tiers (68 %) des sans-papiers vivent dans seulement huit &#233;tats : la Californie (24 %), le Texas (14 %), la Floride (9 %), New York (7 %), l'Arizona (5 %), l'Illinois (4 %), le New Jersey (4 %) et la Caroline du Nord (3 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des immigr&#233;s clandestins viennent du Mexique ou d'Am&#233;rique centrale et fuient la mis&#232;re et la r&#233;pression. Ces immigr&#233;s forment une part importante de la main d'oeuvre. De 2000 &#224; 2004, un nouveau travailleur sur quatre &#233;tait un immigr&#233; clandestin venant du Mexique. Le gouvernement &#233;value &#224; 6,3 millions le nombre de travailleurs sans-papiers vivant actuellement aux USA. Les cr&#233;ations d'emplois concernant principalement les postes &#224; bas salaire dans l'industrie, beaucoup de patrons s'appuient sur ce flux constant de travailleurs sous-pay&#233;s. Les immigr&#233;s clandestins occupent en particulier les emplois les moins pay&#233;s, consid&#233;r&#233;s comme les pires, les plus difficiles et d&#233;gradants, et que peu d'autres travailleurs accepteraient, dans des secteurs sp&#233;cifiques : b&#226;timent, h&#244;tellerie, et travail agricole. Par exemple, 27% des couvreurs, 23% des ouvriers agricoles, et 24% des laveurs de vaisselle sont des clandestins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la crise &#233;conomique touchant l'industrie, les transports et d'autres emplois mieux pay&#233;s, beaucoup de travailleurs ressentent les attaques permanentes contre leurs conditions de vie. Devant les menaces de licenciement ou de r&#233;duction drastique des salaires, la droite essaie d'orienter la col&#232;re des travailleurs am&#233;ricains en direction des immigr&#233;s. Elle pr&#233;tend que l'immigration fait peser des co&#251;ts importants sur les services sociaux et menace l'identit&#233; nationale am&#233;ricaine ainsi que les emplois des classes moyennes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'explosion de la col&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; r&#233;cemment, la communaut&#233; immigr&#233;e &#233;tait rest&#233;e silencieuse face &#224; ces attaques. Pourquoi cette mobilisation aussi soudaine qu'&#233;norme ? Sans doute parce que m&#234;me si les diff&#233;rentes lois propos&#233;es &#224; l'&#233;chelle d'une ville ou d'un &#201;tat constituaient d&#233;j&#224; une attaque &#233;norme, cette attaque &#233;tait moins soudaine que celle de la loi &#224; l'&#233;chelle nationale. Il &#233;tait difficile sans doute &#224; ceux impliqu&#233;s peu ou prou dans la d&#233;fense des droits des immigr&#233;s, m&#234;me quand ils sont aussi parmi les institutions reconnues (l'&#201;glise catholique, des stations de radio hispanophones influentes, des groupes communautaires, plusieurs syndicats et groupes du Parti d&#233;mocrate) de ne pas r&#233;agir devant la col&#232;re profonde suscit&#233;e par les propositions de la droite de criminaliser encore les immigr&#233;s. Mais il faut remarquer, bien s&#251;r, que ces principales forces institutionnelles &#224; l'origine des manifestations ont &#233;vit&#233; autant qu'il se pouvait de d&#233;noncer les limites et les fausses promesses des d&#233;mocrates, pourtant tout aussi responsables de la situation de la classe ouvri&#232;re am&#233;ricaine et de sa fraction immigr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la question de l'immigration donne lieu &#224; toutes les man&#339;uvres politiciennes, de tous les c&#244;t&#233;s. Certains d&#233;mocrates ont salu&#233; les manifestations de masse, dont ils esp&#232;rent qu'elles leur apporteront des &#233;lecteurs. D'autres au contraire, &#224; droite, croient qu'ils peuvent jouer sur la peur du ch&#244;mage et brandir aupr&#232;s des travailleurs la pr&#233;tendue menace d'immigr&#233;s qui d&#233;tourneraient l'argent des imp&#244;ts. Nous verrons peut-&#234;tre &#224; l'automne les cons&#233;quences en terme &#233;lectoral, mais une chose est claire : la col&#232;re est profond&#233;ment ancr&#233;e parmi les travailleurs immigr&#233;s et ne dispara&#238;tra pas, quels que soient les r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi la vraie question pour nous est de savoir s'il existe ou s'il na&#238;tra des forces parmi ces communaut&#233;s immigr&#233;es qui parviendront &#224; mobiliser la population au del&#224; des limites impos&#233;es par les organisations actuelles ? En fait la coupure entre les immigr&#233;s r&#233;cents et ceux des travailleurs qui sont l&#224; depuis plus longtemps n'est souvent pas si profonde. Et ce sont tous les travailleurs des &#201;tats-Unis, immigr&#233;s ou pas, qui subissent des attaques. Alors, faut-il un si grand effort pour imaginer la jonction possible entre les aspirations de tous ces travailleurs dans une lutte commune ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;San Francisco. 14 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ken BUTLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk3MDgwZjQ2IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TURRZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM1Z6WVM1bmFXWW5JSGRwWkhSb1BTSXpNREFpSUdobGFXZG9kRDBpTWpnM0lpQmhiSFE5SnljZ0x6NEtQQzltYVdkMWNtVStDand2WkdsMlBnPT0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> En Belgique aussi : des contrats aid&#233;s... qui favorisent la pr&#233;carit&#233;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/En-Belgique-aussi-des-contrats-aides-qui-favorisent-la-precarite</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Belgique
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
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		<description>La pr&#233;carit&#233; au travail n'est pas une sp&#233;cialit&#233; fran&#231;aise. La Belgique a, aussi, son lot de contrats pr&#233;caires et pour lesquels les patrons b&#233;n&#233;ficient de d&#233;gr&#232;vements de cotisations patronales. Ces contrats ont pour nom : &#171; Rosetta &#187;, &#171; article 60 &#167; 7 &#187;, &#171; article 61 &#187;, &#171; ACS &#187;, carte &#171; Activa &#187;, &#171; SINE &#187;, etc. Autant de noms barbares, autant de contrats &#224; dur&#233;e limit&#233;e ou aid&#233;s... pour le patronat. &lt;br /&gt;Il serait long et bien compliqu&#233; de d&#233;tailler tous ces contrats souvent obscurs&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-45-mai-juin-2006-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 45, mai-juin 2006
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Belgique-+" rel="tag"&gt;Belgique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Precarite-+" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La pr&#233;carit&#233; au travail n'est pas une sp&#233;cialit&#233; fran&#231;aise. La Belgique a, aussi, son lot de contrats pr&#233;caires et pour lesquels les patrons b&#233;n&#233;ficient de d&#233;gr&#232;vements de cotisations patronales. Ces contrats ont pour nom : &#171; Rosetta &#187;, &#171; article 60 &#167; 7 &#187;, &#171; article 61 &#187;, &#171; ACS &#187;, carte &#171; Activa &#187;, &#171; SINE &#187;, etc. Autant de noms barbares, autant de contrats &#224; dur&#233;e limit&#233;e ou aid&#233;s... pour le patronat. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait long et bien compliqu&#233; de d&#233;tailler tous ces contrats souvent obscurs mais ils vont tous dans le m&#234;me sens : fournir une main d'oeuvre gratuite ou bon march&#233; au patronat, aux administrations ou &#224; des associations sous pr&#233;texte de lutter contre le ch&#244;mage, c'est-&#224;-dire souvent simplement pour camoufler celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une aide aux mairies...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le contrat &#171; article 60 &#167; 7 &#187; (r&#233;f&#233;rence &#224; la loi des CPAS de 1976) permet aux CPAS d'engager ses propres allocataires. Les CPAS (Centre public d'action sociale) sont des organismes publics qui existent dans chaque ville de Belgique. Ils versent des allocations aux personnes qui vivent sur le territoire de la ville et qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'autres allocations d'un montant suffisant : par exemple, celles qui ne b&#233;n&#233;ficient pas d'allocations ch&#244;mage parce que, pour diff&#233;rentes raisons, elles n'ont pas suffisamment cotis&#233; pour leur en ouvrir le droit. Ces personnes viennent alors au CPAS qui verse, apr&#232;s enqu&#234;te et visite &#224; domicile, des aides dont le taux varie en fonction de la situation familiale : un peu moins de 700 &#8364; pour une personne seule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CPAS peut engager ces personnes aid&#233;es dans le cadre de cet &#171; article 60 &#167; 7 &#187;. Il devient alors employeur. Celles qui sont ainsi engag&#233;es sont mises &#224; disposition de la mairie, d'associations li&#233;es &#224; la mairie ou en dehors de la ville ou d'entreprises priv&#233;es. Cet engagement se fait plus ou moins au volontariat en fonction de la politique d&#233;finie par chaque CPAS. Mais certains CPAS peuvent &#234;tre amen&#233;s &#224; sanctionner, par le retrait des allocations durant un certain temps, les allocataires qui refusent cette &#171; mise &#224; l'emploi &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tarif vers&#233; par le patron b&#233;n&#233;ficiaire au CPAS varie d'un endroit &#224; l'autre. Mais bien souvent, pour la mairie ou les institutions de la ville, ces mises &#224; disposition sont gratuites sous pr&#233;texte que la mairie participe, au travers de son budget, au financement des CPAS.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...et aux entreprises priv&#233;es...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des entreprises priv&#233;es, le prix de la mise &#224; disposition d&#233;fie toute concurrence puisqu'il part de 600 &#8364; net par mois toute charge et toute cotisation patronale comprise. L'aubaine se double du fait que le patronat n'a souvent qu'une obligation morale d'engager le travailleur &#224; la fin de son contrat &#171; article 60 &#167; 7 &#187;. C'est donc rarement le cas. Et il n'est pas rare non plus, dans certains secteurs, de voir les entreprises jongler avec les contrats et avec les CPAS et recourir &#224; tour de r&#244;le &#224; des travailleurs venant tant&#244;t d'un CPAS... tant&#244;t d'un autre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces types de contrats, le patronat ne s'occupe de rien. Les travailleurs engag&#233;s sont s&#233;lectionn&#233;s par le CPAS mais c'est le patron qui choisit qui sera engag&#233; parmi ceux propos&#233;s. Puisque le CPAS est l'employeur et que c'est lui qui verse le salaire, le patron n'a pas &#224; s'occuper des fiches de paie, des visites m&#233;dicales, des frais administratifs, des frais de transport (rembours&#233;s aussi par le CPAS), des frais de formation qui peuvent aussi &#234;tre pris en charge par le CPAS. Autre avantage, enfin, pour le patronat : en cas &#171; de probl&#232;me &#187; avec le travailleur, trop de maladies ou d'absences injustifi&#233;es, le CPAS nomme un &#171; accompagnateur &#187; charg&#233; de &#171; r&#233;gler &#187; ces probl&#232;mes tout au long du contrat de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule obligation pour le patronat, c'est le droit &#224; la formation. Le travailleur a en effet la possibilit&#233; de s'absenter un jour par semaine, s'il le d&#233;sire, pour suivre une formation. Cependant dans certaines entreprises, la direction ne pousse pas &#224; la formation... Devinez pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...plus qu'aux travailleurs !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs ont un contrat de travail dont la dur&#233;e d&#233;pend du nombre de jours n&#233;cessaires, durant une p&#233;riode de r&#233;f&#233;rence, &#224; l'ouverture du droit aux allocations ch&#244;mage. Ce nombre de jours d&#233;pend de l'&#226;ge de la personne : d'un an pour les plus jeunes &#224; deux ans pour les plus vieux. D&#232;s que le nombre de jours travaill&#233;s est suffisant pour avoir droit aux allocations ch&#244;mage, les gens sont licenci&#233;s. Au bout de ce contrat, pour la tr&#232;s grande majorit&#233; ils ont donc quitt&#233; le CPAS... mais pour se retrouver au ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de contrat est de 38 heures par semaine. La paie, quant &#224; elle, d&#233;pend du niveau de qualification mais dans certains cas le CPAS peut choisir de payer, sauf exception, les gens au niveau le plus bas (niveau bar&#233;mique E), soit &#224; peu pr&#232;s 980 euros net par mois. Ceux qui ont une famille gagnent plus mais c'est parce que les imp&#244;ts sur le revenu sont &#171; pr&#233;lev&#233;s &#224; la source &#187; (sur le salaire) et qu'ils paient moins d'imp&#244;t !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gens perdent aussi un certain nombre d'avantages en &#233;tant employ&#233;s par le CPAS et non plus aid&#233;s comme auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ils doivent payer la taxe r&#233;gionale de 173 &#8364; par an, ils perdent &#171; la carte m&#233;dicale &#187; souvent attribu&#233;e par le CPAS et qui permet de se faire soigner gratuitement, ils perdent le statut VIPO (Veuf invalide pensionn&#233; orphelin) qui permet certaines r&#233;ductions &#171; sociales &#187;, les allocations familiales diminuent, les loyers des logements sociaux augmentent, etc.. On le voit, d'un point de vue financier, surtout pour les femmes seules avec des enfants (situation tr&#232;s fr&#233;quente au CPAS), le contrat &#171; article 60 &#167;7 &#187; n'est pas tr&#232;s avantageux quand on doit en plus payer des frais de garde pour les enfants : &#233;cole, cr&#232;che...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cela, beaucoup de personnes, humili&#233;e de devoir demander de l'aide, pensent que ce type de contrat, m&#234;me si ce n'est pas un v&#233;ritable emploi, leur permet surtout de sortir du CPAS qui a mauvaise r&#233;putation et de trouver un emploi apr&#232;s des ann&#233;es de recherches vaines. Il faut dire que trouver du travail est un exploit dans certaines communes de la r&#233;gion bruxelloise o&#249; le taux de ch&#244;mage d&#233;passe les 20 % !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait temps de combattre cette pr&#233;carit&#233; qui sert les int&#233;r&#234;ts du patronat trop content d'avoir une main d'oeuvre bon march&#233; qui tire l'ensemble de salaires vers le bas, comme le gouvernement qui se f&#233;licite publiquement de cr&#233;er des emplois qui, dans la r&#233;alit&#233;, sont bidon et d&#233;bouchent sur le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte des &#233;tudiants fran&#231;ais contre le CPE et la pr&#233;carit&#233; a donc fait naturellement discuter les travailleurs et les militants syndicaux belges, dont nombre pensent qu'ils devraient suivre l'exemple et montrer qu'eux aussi ont la frite !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruxelles, 20 avril 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paul GALLER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La Sorbonne (Paris) :Cette fois ce sont les flics qui l'ont occup&#233;e
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Sorbonne-Paris-Cette-fois-ce-sont-les-flics-qui-l-ont-occupee</link>
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		<dc:date>2006-04-25T19:43:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>&#192; la Sorbonne (facult&#233; sans &#233;tudiants de premier cycle), la mobilisation est encore inexistante au retour des vacances de f&#233;vrier. C'est seulement le 3 mars qu'une simple r&#233;union d'information, &#224; l'initiative de quelques militants, se transforme en AG d'environ 120 personnes. &lt;br /&gt;Puis c'est en r&#233;ponse &#224; la r&#233;action de l'administration, d&#233;cidant la fermeture du site jusqu'au lundi, que le mouvement s'organise : AG de plusieurs centaines d'&#233;tudiants, blocage vot&#233; &#224; plusieurs reprises...&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la Sorbonne (facult&#233; sans &#233;tudiants de premier cycle), la mobilisation est encore inexistante au retour des vacances de f&#233;vrier. C'est seulement le 3 mars qu'une simple r&#233;union d'information, &#224; l'initiative de quelques militants, se transforme en AG d'environ 120 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis c'est en r&#233;ponse &#224; la r&#233;action de l'administration, d&#233;cidant la fermeture du site jusqu'au lundi, que le mouvement s'organise : AG de plusieurs centaines d'&#233;tudiants, blocage vot&#233; &#224; plusieurs reprises...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de nuit, garantissant l'acc&#232;s aux amphis, est d&#233;cid&#233;e le mercredi 8 mars puis reconduite jusqu'au vendredi soir. Ce jour l&#224;, seule une quarantaine d'&#233;tudiants sont pr&#233;sents dans la fac, &#224; nouveau ferm&#233;e administrativement et cern&#233;e par la police. Une AG et une manif sont donc organis&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur... et 150 &#233;tudiants parviennent &#224; entrer &#224; la d&#233;rob&#233;e. &#192; l'int&#233;rieur, des barricades sont dress&#233;es devant les entr&#233;es et une nouvelle AG se tient dans une ambiance tendue. Mais l'id&#233;e qui domine est de r&#233;sister pacifiquement &#224; toute tentative d'&#233;vacuation m&#234;me si, apr&#232;s la dispersion des manifestants sur la place de la Sorbonne, le service d'ordre improvis&#233; ne peut emp&#234;cher le jet de projectiles sur les CRS (chaises, &#233;chelles, extincteurs...) et quelques d&#233;gradations mat&#233;rielles (mobilier, vitres, local de l'Uni, le syndicat de droite...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police intervient vers 4 heures du matin, le samedi 11, apr&#232;s que la plupart des occupants ont finalement accept&#233; de quitter la fac un peu plus t&#244;t dans la nuit, sans &#234;tre interpell&#233;s. La volont&#233;, &#224; ce moment l&#224;, d'&#233;viter tout d&#233;rapage policier est manifeste malgr&#233; quelques heurts et les gaz lacrymog&#232;nes lors de l'&#233;vacuation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi, la fac est ferm&#233;e pour plusieurs semaines et le quartier boucl&#233; par des barri&#232;res anti &#233;meutes. D&#232;s lors, les AG ont d&#251; se tenir sur d'autres facs (Tolbiac, Censier, Jussieu...), avec des effectifs en baisse (100 &#224; 200 personnes). Mais les cort&#232;ges des manifs sont rest&#233;s importants et des actions ont &#233;t&#233; organis&#233;es, notamment en direction des salari&#233;s (Citro&#235;n Aulnay, Snecma...) &#224; l'initiative des militants d'extr&#234;me gauche. Par contre, aucun repr&#233;sentant de l'Unef n'a vraiment jou&#233; de r&#244;le dans le mouvement, malgr&#233; la participation de quelques militants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk3MDgwZjQ2IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TURFZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MM052Y21KdmJtNWxMbWRwWmljZ2QybGtkR2c5SWpRd01DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXlNVGtpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Orsay (Essonne) : m&#234;me dans ce maillon faible...
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Orsay-Essonne-meme-dans-ce-maillon-faible</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
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		<dc:subject>CPE
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		<description>20 personnes &#224; la premi&#232;re AG (Orsay, c'est 14 000 &#233;tudiants en sciences dans la plus grande fac de France... en &#233;tendue, et pas un seul militant de l'UNEF), 8 &#224; la premi&#232;re manif ! Et jusque fin f&#233;vrier, les AG ne d&#233;passeront pas 80... dont la moiti&#233; de personnels de la fac. &lt;br /&gt;Le souffle va venir de l'IUT, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du campus, lorsque 400 &#233;tudiants votent la gr&#232;ve et le blocage. Nous formons enfin un cort&#232;ge dynamique, &#224; 200, dans la manifestation parisienne du 7 mars. &lt;br /&gt;Le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 personnes &#224; la premi&#232;re AG (Orsay, c'est 14 000 &#233;tudiants en sciences dans la plus grande fac de France... en &#233;tendue, et pas un seul militant de l'UNEF), 8 &#224; la premi&#232;re manif ! Et jusque fin f&#233;vrier, les AG ne d&#233;passeront pas 80... dont la moiti&#233; de personnels de la fac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souffle va venir de l'IUT, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur du campus, lorsque 400 &#233;tudiants votent la gr&#232;ve et le blocage. Nous formons enfin un cort&#232;ge dynamique, &#224; 200, dans la manifestation parisienne du 7 mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le surlendemain, conscients de leur isolement et cherchant du soutien, les &#233;tudiants de l'IUT viennent &#224; une grosse centaine d&#233;brayer des amphis de la fac. Dans la foul&#233;e se tient notre plus grosse AG (&#224; 450 dont environ 150 de l'IUT) suivie d'une manif &#224; environ 200 sur le campus, dont une cinquantaine se rend ensuite au lyc&#233;e Blaise Pascal d'Orsay pour s'adresser aux lyc&#233;ens. &#192; partir de l&#224;, l'effectif des AG descend progressivement de 150 &#224; un peu moins d'une centaine sur la fin du mouvement. Par contre, les cort&#232;ges communs avec l'IUT et les lyc&#233;es du coin regroupent jusqu'&#224; 800 manifestants sur Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les &#233;tudiants en Staps (sports), pourtant pr&#233;sents sur la fac et tr&#232;s mobilis&#233;s sur leurs revendications sp&#233;cifiques (plusieurs centaines en AG) ne se joindront jamais au mouvement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la manif du 16 mars, on croise des lyc&#233;ens de l'Essouriau, des Ulis. Dans cette ville cit&#233; &#224; quelques kilom&#232;tres de la fac, ils se font gazer et matraquer par la police d&#232;s qu'ils sortent en cort&#232;ge. Ils auront du mal &#224; s'organiser au long du mouvement. Pourtant avec eux, ceux du lyc&#233;e (assez bourgeois au contraire) d'Orsay qui le bloquent certains jours et l'IUT, nous r&#233;ussirons, dans la semaine du 28 mars au 4 avril, quelques blocages de gares et de routes, toujours bien accueillis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la manif du 4 avril, les vacances arrivant, la faible mobilisation sur la fac retombe compl&#232;tement. &#192; quelques dizaines, une distribution de tracts est organis&#233;e avec l'IUT en direction des salari&#233;s du CEA de Saclay, o&#249; des contacts ont &#233;t&#233; pris avec des syndicalistes. Mais le jour m&#234;me, la derni&#232;re AG, commune &#224; la fac, &#224; l'IUT et &#224; trois lyc&#233;es du coin, ne rassemble pas 100 personnes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Besan&#231;on : les difficult&#233;s d'une AG inter-lyc&#233;es
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lyc&#233;ens
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Les premiers blocages s'&#233;taient pass&#233;s sans encombre et dans la gaiet&#233;. Au lyc&#233;e Pasteur (enseignement g&#233;n&#233;ral) les gr&#233;vistes ont commenc&#233; &#224; former des cha&#238;nes humaines devant les deux entr&#233;es principales, pendant que d'autres distribuaient tracts et Villepennettes (nouvelle version des Fillonnettes de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, c'est-&#224;-dire morceaux de pain et Nutella). Puis les lyc&#233;ens musiciens se sont plac&#233;s devant les entr&#233;es et ont improvis&#233; quelques airs, tout le monde participant au&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les premiers blocages s'&#233;taient pass&#233;s sans encombre et dans la gaiet&#233;. Au &lt;em&gt;lyc&#233;e Pasteur &lt;/em&gt;(enseignement g&#233;n&#233;ral)&lt;em&gt; l&lt;/em&gt;es gr&#233;vistes ont commenc&#233; &#224; former des cha&#238;nes humaines devant les deux entr&#233;es principales, pendant que d'autres distribuaient tracts et Villepennettes (nouvelle version des Fillonnettes de l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, c'est-&#224;-dire morceaux de pain et Nutella). Puis les lyc&#233;ens musiciens se sont plac&#233;s devant les entr&#233;es et ont improvis&#233; quelques airs, tout le monde participant au blocage en s'asseyant autour pour les &#233;couter, une collecte permettant de prendre le d&#233;jeuner tous ensemble devant le lyc&#233;e. Au &lt;em&gt;lyc&#233;e Professionnel Cond&#233; &lt;/em&gt;(restauration, h&#244;tellerie) les gr&#233;vistes, apr&#232;s avoir rapidement mis en place des barricades (la rue voisine &#233;tait en travaux...) devant l'entr&#233;e, ont install&#233; une sono avant de s'organiser pour la matin&#233;e (planning musical...). Et lorsque le reste des lyc&#233;ens est arriv&#233;, ils leur ont propos&#233; caf&#233; et croissant, tout en distribuant des tracts, en attendant la collecte et le repas &#224; la maison du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis les pressions de l'administration ont rendu difficile d'organiser des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales dans chaque lyc&#233;e. La solution de repli a &#233;t&#233; d'organiser des AG inter-lyc&#233;es, tenues &#224; la maison du peuple ou &#224; la fac de lettres. Mais la majorit&#233; des lyc&#233;es continuant &#224; &#234;tre bloqu&#233;e, ces inter-lyc&#233;es se limit&#232;rent &#224; 150 personnes, &#224; l'exclusion de la plupart des lyc&#233;ens, et donnant aux plus motiv&#233;s l'impression que la mobilisation stagnait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a sans doute accru l'autre probl&#232;me des rapports entre les jeunes des lyc&#233;es g&#233;n&#233;raux et ceux des lyc&#233;es professionnels. Habitu&#233;s &#224; diriger les mouvements, comme l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente contre la r&#233;forme Fillon, les premiers eurent au d&#233;part une attitude un peu hautaine et des &#233;changes assez vifs avec les lyc&#233;ens pro. Ceux-ci &#233;taient pourtant &#224; l'origine de l'inter-lyc&#233;es, apr&#232;s avoir &#233;t&#233; les premiers &#224; bloquer, et pour une partie d'entre eux, &#224; diffuser devant les entreprises pendant les vacances de f&#233;vrier ou devant les lyc&#233;es g&#233;n&#233;raux &#224; la rentr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des lyc&#233;ens pro n'ont du coup plus particip&#233; aux AG par la suite, se consacrant simplement &#224; organiser les blocages sur leurs lyc&#233;es respectifs. Ainsi malgr&#233; toutes les occasions de rencontres et de fusions qu'offrait le mouvement, que ce soit dans les r&#233;unions, les actions, les diffusions de tracts, les inter-lyc&#233;es ou les manifs, g&#233;n&#233;raux et professionnels sont pour beaucoup rest&#233;s &#224; l'&#233;cart les uns des autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nantes : les actions &#171; coups de poing &#187;... de la police et de la justice
</title>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
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		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Parti de la fac de Lettres-Sciences sociales en f&#233;vrier, le mouvement a commenc&#233; par des assembl&#233;es d'informations de 80 personnes, pas plus. &#192; la rentr&#233;e des vacances, d&#233;but mars, le blocage des b&#226;timents est d&#233;cid&#233; et les AG passent &#224; plus d'un millier de participants. Une organisation en commission, inspir&#233;e de l'exemple de Rennes, se met en place et un travail d'information est men&#233; vers les autres sites de l'universit&#233;. Dans les jours suivants les facs de Staps (&#201;ducation&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parti de la fac de Lettres-Sciences sociales en f&#233;vrier, le mouvement a commenc&#233; par des assembl&#233;es d'informations de 80 personnes, pas plus. &#192; la rentr&#233;e des vacances, d&#233;but mars, le blocage des b&#226;timents est d&#233;cid&#233; et les AG passent &#224; plus d'un millier de participants. Une organisation en commission, inspir&#233;e de l'exemple de Rennes, se met en place et un travail d'information est men&#233; vers les autres sites de l'universit&#233;. Dans les jours suivants les facs de Staps (&#201;ducation physique), d'&#201;conomie, de Droit et enfin de Sciences votent, les unes apr&#232;s les autres, la gr&#232;ve et le blocage. Le 20 mars, ils seront plus de 4 000 &#233;tudiants nantais, en AG s&#233;par&#233;es, &#224; revoter les blocus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois install&#233;, le mouvement a alors pu se tourner vers les lyc&#233;es : informations, appel &#224; une AG commune &#233;tudiante et lyc&#233;enne. &#192; partir du 16 mars, les lyc&#233;ens rejoignent le mouvement en masse (pr&#232;s de 15 lyc&#233;es ont &#233;t&#233; bloqu&#233;s, y compris des lyc&#233;es priv&#233;s comme dans d'autres places dans l'Ouest), redonnant confiance aux &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se faire entendre, les jeunes se sont lanc&#233;s dans diverses actions dites &#171; coup de poing &#187;. Le 30 mars, les principaux ponts sur la Loire &#233;taient bloqu&#233;s simultan&#233;ment. Le 5 avril, c'&#233;tait le tour du March&#233; d'int&#233;r&#234;t national d'&#234;tre paralys&#233;. Preuve que ces actions n'&#233;taient pas mal vues par la population, elles ont aussi permis de collecter de l'argent et de constituer une v&#233;ritable caisse de gr&#232;ve (entre 800 et 1 000 &#8364; r&#233;colt&#233;s chaque semaine).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'inscrivant dans un combat contre la pr&#233;carit&#233; (et pas seulement contre le CPE), les jeunes ont toujours avanc&#233; l'id&#233;e de &#171; convergence des luttes &#187; : des actions communes avec les intermittents ont &#233;t&#233; men&#233;es et la solidarit&#233; avec le combat des sans-papiers a &#233;t&#233; affirm&#233;e (notamment lors de la manifestation du 18 mars). Dans ce cadre ils ont &#233;videmment aussi tent&#233; d'&#233;tendre le mouvement aux salari&#233;s : distributions de tracts aux entreprises, rencontres avec les salari&#233;s ou leurs repr&#233;sentants, d&#233;l&#233;gations dans leurs AG, comme &#224; l'usine GDF de Cordemais o&#249; des &#233;tudiants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; prendre la parole. Le service de ramassage des ordures de la ville a m&#234;me &#233;t&#233; bloqu&#233; trois jours durant, &#224; la demande et avec le soutien des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Nantes, contrairement &#224; d'autres villes, le mouvement n'a gu&#232;re connu les violences. La r&#233;pression ne s'est pas moins abattue l&#224; aussi : plus de 70 interpellations, 45 gardes &#224; vue et une vingtaine de convocations au tribunal. En r&#233;action une commission juridique s'est constitu&#233;e, en liaison avec les associations locales (comme la Ligue des droits de l'homme). Son but : recenser toutes les victimes pour ne pas les laisser seules face &#224; l'arbitraire de la police et de la justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Besan&#231;on : les fruits de l'insistance des &#233;tudiants &#224; s'adresser aux travailleurs
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Besancon-les-fruits-de-l-insistance-des-etudiants-a-s-adresser-aux-travailleurs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Depuis plusieurs semaines, les &#233;tudiants des facs de lettres et sciences distribuaient des tracts &#224; l'usine d'Aug&#233; d&#233;coupage, petite usine de m&#233;tallurgie, pour appeler les salari&#233;s &#224; se mobiliser. Pourtant jusqu'&#224; la mi-mars, les travailleurs regardaient le mouvement de mani&#232;re &#233;loign&#233;e et condescendante ou encore inqui&#232;te pour ceux dont les enfants y participaient. &lt;br /&gt;Puis quelques jours avant le 28 mars, des contacts ont &#233;t&#233; pris entre le syndicat CGT et les &#233;tudiants de la fac de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis plusieurs semaines, les &#233;tudiants des facs de lettres et sciences distribuaient des tracts &#224; l'usine d'Aug&#233; d&#233;coupage, petite usine de m&#233;tallurgie, pour appeler les salari&#233;s &#224; se mobiliser. Pourtant jusqu'&#224; la mi-mars, les travailleurs regardaient le mouvement de mani&#232;re &#233;loign&#233;e et condescendante ou encore inqui&#232;te pour ceux dont les enfants y participaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis quelques jours avant le 28 mars, des contacts ont &#233;t&#233; pris entre le syndicat CGT et les &#233;tudiants de la fac de sciences pour faire un rassemblement commun devant l'usine et un cort&#232;ge rejoignant la manif principale. Les syndicats CGT de deux entreprises voisines (sensiblement de m&#234;me taille, entre 200 et 300 salari&#233;s), Stanley et Fralsen, ont &#233;t&#233; pr&#233;venus de cette initiative et invit&#233;s &#224; se joindre au rassemblement. Sans succ&#232;s pour Stanley alors que Fralsen a r&#233;pondu avec un certain enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 27 mars, une AG a eu lieu &#224; Aug&#233; regroupant 40 travailleurs de l'usine et 10 &#233;tudiants venus distribuer un tract &#224; l'entr&#233;e. D'o&#249; un appel &#224; se mettre en gr&#232;ve le lendemain et une distribution de tract, mais cette fois des travailleurs d'Aug&#233;, aux portes d'une autre usine, Maty, 800 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans celle-ci, au d&#233;but du mouvement, les r&#233;actions &#233;taient plut&#244;t hostiles : &#171; le CPE ne change rien ; dans la pratique, on est pr&#233;caire pendant deux &#224; trois ans avec les CDD et les contrats de remplacement &#187;. L'&#233;tat d'esprit n'a un peu chang&#233;, au bout de plusieurs semaines, qu'en voyant le mouvement continuer... et les &#233;tudiants persister &#224; s'adresser &#224; l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi 28 mars, une trentaine de travailleurs d'Aug&#233; d&#233;coupage avec une dizaine de Fralsen et Maty d&#233;brayaient et avec 150 &#224; 200 &#233;tudiants de la fac de sciences formaient un cort&#232;ge depuis la zone industrielle pour rejoindre la manifestation principale au centre ville. La m&#234;me op&#233;ration s'est renouvel&#233;e la semaine d'apr&#232;s, bien qu'entre les deux manifestations, apr&#232;s l'intervention de Chirac et l'avis du Conseil constitutionnel, les travailleurs avaient le sentiment que le gouvernement ne c&#233;derait pas. Au point que la cinquantaine de personnes de l'atelier de fabrication de Maty qui s'&#233;tait alors mises en gr&#232;ve pour demander une augmentation de 50 &#8364; (obtenue apr&#232;s quatre jours de gr&#232;ve) a refus&#233;, le 4 avril, de se joindre au cort&#232;ge &#233;tudiant qui passait devant eux (il est vrai sur les conseils du repr&#233;sentant de FO qui consid&#233;rait que cela les discr&#233;diterait !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que le sentiment, un peu &#233;tonn&#233; peut-&#234;tre, est aujourd'hui que le retrait du CPE est une victoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Cherbourg : les lyc&#233;ens font d&#233;brayer les &#233;tudiants et s'adressent aux salari&#233;s
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Cherbourg-les-lyceens-font-debrayer-les-etudiants-et-s-adressent-aux-salaries</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Cherbourg-les-lyceens-font-debrayer-les-etudiants-et-s-adressent-aux-salaries</guid>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Lyc&#233;ens
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		<dc:subject>jeunes
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Le 7 f&#233;vrier &#224; Cherbourg le contact d'embl&#233;e s'av&#232;re difficile entre des jeunes mobilis&#233;s dans la journ&#233;e et des salari&#233;s appel&#233;s &#224; manifester... en fin d'apr&#232;s-midi. Le 7 mars, les craintes li&#233;es &#224; la pause des vacances et au fiasco d'une pr&#233;c&#233;dente manifestation uniquement lyc&#233;enne, le 16 f&#233;vrier, sont effac&#233;es. Un millier de lyc&#233;ens d&#233;filent sous une pluie battante dans la journ&#233;e, mais ils sont bien rejoints par 1 500 personnes... &#224; 17 h 30. &lt;br /&gt;Le mardi suivant les jeunes bloquent&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Lyceens-+" rel="tag"&gt;Lyc&#233;ens
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-jeunes-+" rel="tag"&gt;jeunes
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 7 f&#233;vrier &#224; Cherbourg le contact d'embl&#233;e s'av&#232;re difficile entre des jeunes mobilis&#233;s dans la journ&#233;e et des salari&#233;s appel&#233;s &#224; manifester... en fin d'apr&#232;s-midi. Le 7 mars, les craintes li&#233;es &#224; la pause des vacances et au fiasco d'une pr&#233;c&#233;dente manifestation uniquement lyc&#233;enne, le 16 f&#233;vrier, sont effac&#233;es. Un millier de lyc&#233;ens d&#233;filent sous une pluie battante dans la journ&#233;e, mais ils sont bien rejoints par 1 500 personnes... &#224; 17 h 30.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mardi suivant les jeunes bloquent un train en gare, puis le jeudi vont &#224; un millier d&#233;brayer le site universitaire et ses 400 &#233;tudiants. Cela contribue au succ&#232;s du 18 mars, avec cette fois-ci 3 000 manifestants. La semaine du 20 au 26 voit le mouvement se structurer : des AG quotidiennes ont lieu dans les 5 lyc&#233;es de la ville, d&#233;bouchant sur une AG interlyc&#233;es suivie le jeudi 23 par 1 200 jeunes. On commence &#224; parler de blocage, mais aussi d'aller chercher les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lundi 27, c'est &#224; 200 qu'ils vont &#224; la cantine de l'Arsenal (2 500 salari&#233;s) dire : &#171; Demain, 10h30, on compte sur vous ! &#187; et distribuer des tracts. Le lendemain, entre 1 000 et 1 500 de ces salari&#233;s d&#233;brayent, un chiffre jamais vu depuis 1995. L'op&#233;ration est r&#233;p&#233;t&#233;e &#224; la veille du 4 avril o&#249; les jeunes couvrent 10 lieux, dont 7 entreprises. Partout, cette initiative rencontre une &#233;norme sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la foul&#233;e des manifestations des 28 mars et 4 avril (10 000 puis 12 000 participants), les lyc&#233;ens appellent les salari&#233;s &#224; des AG communes. Lors de la premi&#232;re, les dirigeants syndicaux locaux tentent de freiner l'ardeur des jeunes ; ces derniers leur reprochent vertement leur ti&#233;deur. &#192; d&#233;faut d'&#234;tre constructive, la discussion a le m&#233;rite de clarifier les choses... mais les dirigeants syndicaux boudent la deuxi&#232;me Parmi la petite centaine de salari&#233;s pr&#233;sents, une douzaine constitue un comit&#233; pour l'extension du mouvement, en appui aux lyc&#233;ens dans leurs tentatives de s'adresser aux salari&#233;s. La majorit&#233; sont des militants ou syndiqu&#233;s CGT qui jugent leur syndicat trop attentiste, mais ce comit&#233; compte aussi des non-syndiqu&#233;s. Le comit&#233; et les lyc&#233;ens diffusent un tract d'appel &#224; la gr&#232;ve &#224; deux reprises, l'un devant la cantine d'entreprise d'une zone industrielle, l'autre devant l'usine Cogema - La Hague (6 000 salari&#233;s et sous-traitants).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 30 mars, le blocage des lyc&#233;es est intermittent. Mais aux proviseurs qui exigent des votes avec urnes et bulletins pour tenter d'y mettre fin, les lyc&#233;ens r&#233;pondent en le reconduisant par 60 &#224; 70 % des voix. Anecdote significative : un chauffeur de bus passant et repassant devant le piquet d'un lyc&#233;e bloqu&#233; encourage les jeunes &#224; tenir, avant de leur demander... de bloquer son d&#233;p&#244;t. C'est dire la sympathie recueillie par le mouvement, mais aussi sa limite : le chauffeur n'envisage pas de se mettre, lui, en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, l'annonce du retrait du CPE ne g&#233;n&#232;re pas d'explosions de joie, juste la satisfaction d'avoir gagn&#233; une manche. Un des 5 lyc&#233;es vote quand m&#234;me la poursuite de la lutte quelques jours au-del&#224; du 10 avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Loire-Atlantique : une CGT qui bloque
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CGT
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Dans ce mouvement la CGT de Loire-Atlantique s'est voulue compl&#232;tement aux c&#244;t&#233;s des jeunes. Au point de s'acqu&#233;rir une r&#233;putation d&#233;passant largement les fronti&#232;res du d&#233;partement dans les milieux &#233;tudiants les plus combatifs de la coordination nationale. &lt;br /&gt;Et c'est vrai qu'elle a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente : la premi&#232;re &#224; &#233;diter des autocollants &#171; Retrait du CPE &#187;, la colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE 44 &#187;, l'organisation de deux AG des militants de l'Union d&#233;partementale pour&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce mouvement la CGT de Loire-Atlantique s'est voulue compl&#232;tement aux c&#244;t&#233;s des jeunes. Au point de s'acqu&#233;rir une r&#233;putation d&#233;passant largement les fronti&#232;res du d&#233;partement dans les milieux &#233;tudiants les plus combatifs de la coordination nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est vrai qu'elle a &#233;t&#233; tr&#232;s pr&#233;sente : la premi&#232;re &#224; &#233;diter des autocollants &#171; Retrait du CPE &#187;, la colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE 44 &#187;, l'organisation de deux AG des militants de l'Union d&#233;partementale pour discuter des perspectives, l'envoi de repr&#233;sentantes aux AG &#233;tudiantes, la venue du Secr&#233;taire de l'UD &#224; la Fac, la pr&#233;sence &#224; toute une s&#233;rie de &#171; blocages &#187; entre le 4 et le 10 avril...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; y regarder de pr&#232;s pourtant, chacune de ces initiatives montre une r&#233;elle combativit&#233;, qu'il ne s'agit pas de nier, mais aussi une certaine volont&#233; de circonscrire le mouvement dans les limites fix&#233;es par avance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Retrait du CPE &#187; ? Mais les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants demandaient aussi le retrait du CNE et de la Loi &#201;galit&#233; de Chances... oubli&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Colonne vert&#233;brale du &#171; Collectif Stop CPE &#187; ? Mais pour peser de tout son poids pour que la Fraction de LO n'y soit pas accept&#233;e... sans doute trop radicale ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux AG successives de militants de l'UD, au soir des journ&#233;es du 28 mars et du 4 avril ? Mais pour ne pas tenir compte de la demande r&#233;p&#233;t&#233;e de la majorit&#233; des militants pr&#233;sents (CHU, SNCF, Poste, CRAM...) pour que la CGT mette imm&#233;diatement en d&#233;bat la question de la g&#233;n&#233;ralisation des luttes et m&#234;me de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire de l'UD CGT allant &#224; la fac pour s'adresser aux &#233;tudiants et les assurer que la CGT &#233;tait &#224; leurs c&#244;t&#233;s ? Oui, mais la m&#234;me UD CGT envoyait par ailleurs une circulaire &#224; tous ses syndicats, disant qu'il fallait se m&#233;fier de l'arriv&#233;e sur les bo&#238;tes de repr&#233;sentants de l'AG &#233;tudiante souhaitant discuter avec les travailleurs : &#171; &lt;em&gt; Des propositions du style &#171; allons faire d&#233;brayer les salari&#233;s de leurs entreprises &#187;, sont formul&#233;es par certains lors des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d'&#233;tudiants organis&#233;es en fac. Est-ce le fait du hasard que les entreprises cibl&#233;es sont celles o&#249; la CGT est fortement implant&#233;e ou influente ? Chacun peut imaginer les raisons ou les objectifs qui motivent une telle d&#233;marche. L'UD CGT 44 invite ses syndicats, &#224; faire preuve d'une attention particuli&#232;re sur d'&#233;ventuels contacts &#233;manant d'&#233;tudiants dits mandat&#233;s par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. L'UD CGT 44 travaille dans le cadre de l'intersyndicale avec les organisations d'&#233;tudiants et de lyc&#233;ens, UNEF et UNL. &lt;/em&gt; &#187; (16/03/2006). Alors quand, &#224; plusieurs reprises, les repr&#233;sentantes de l'UD sont intervenues dans les AG &#233;tudiantes pour leur demander d'arr&#234;ter de prendre des d&#233;cisions sur les dates, heures et parcours des manifestations, sous le pr&#233;texte que c'&#233;tait &#224; l'intersyndicale de les fixer, et elle seule, il n'y a pas &#224; s'&#233;tonner que le propos n'ait gu&#232;re &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233; et qu'elles aient &#233;t&#233; accueillies par des hu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sence de la CGT &#224; toute une s&#233;rie d'initiatives de &#171; blocages &#187; ? Oui, mais seulement dans les derniers jours, apr&#232;s le 4 avril, alors que les lyc&#233;ens et les &#233;tudiants montraient des signes de fatigue... et que nationalement la CGT comme les autres conf&#233;d&#233;rations, en se refusant &#224; envisager une autre suite que les n&#233;gociations avec les d&#233;put&#233;s UMP, donnait le coup d'arr&#234;t au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son engagement apparent, la CGT n'a donc pas lev&#233; les doutes des &#233;tudiants nantais les plus mobilis&#233;s &#224; son &#233;gard, ni ceux de certains des travailleurs du d&#233;partement, syndiqu&#233;s ou non, qui ont pourtant r&#233;pondu avec enthousiasme aux appels aux journ&#233;es d'actions successives de ces deux mois.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Mantes la Jolie (Yvelines) : Des &#233;meutes de l'automne au mouvement lyc&#233;en du printemps
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lyc&#233;ens
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		<dc:subject>jeunes
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		<description>Mardi 21 f&#233;vrier, un groupe d'une dizaine d'&#233;l&#232;ves entame la premi&#232;re tourn&#233;e des classes au lyc&#233;e Saint-Exupery &#224; Mantes-la-Jolie. Le CPE et le CNE choquent tout le monde. Mais dans les classes technologiques la r&#233;action est plus violente, la conscience de ce que repr&#233;sentent de tels contrats pour leur avenir plus vive. C'est aussi dans ces classes que les &#233;meutes semblent avoir laiss&#233; le plus de traces. &#171; Faut br&#251;ler des voitures pour se faire entendre &#187; ou encore &#171; le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mardi 21 f&#233;vrier, un groupe d'une dizaine d'&#233;l&#232;ves entame la premi&#232;re tourn&#233;e des classes au lyc&#233;e Saint-Exupery &#224; Mantes-la-Jolie. Le CPE et le CNE choquent tout le monde. Mais dans les classes technologiques la r&#233;action est plus violente, la conscience de ce que repr&#233;sentent de tels contrats pour leur avenir plus vive. C'est aussi dans ces classes que les &#233;meutes semblent avoir laiss&#233; le plus de traces. &#171; &lt;em&gt;Faut br&#251;ler des voitures pour se faire entendre &lt;/em&gt; &#187; ou encore &#171; &lt;em&gt;le gouvernement, il s'en fout des manifs &lt;/em&gt; &#187; sont des remarques qui reviennent r&#233;guli&#232;rement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La police partout...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; midi une quarantaine de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants quittent le lyc&#233;e pour partir manifester &#224; Paris, tr&#232;s vite rejoints par une vingtaine du lyc&#233;e Rostand (lyc&#233;e technique situ&#233; &#224; c&#244;t&#233;). Le petit cort&#232;ge d&#233;file sur l'avenue principale de la ville. Mais au moment de prendre le train, les manifestants se voient demander les titres de transport par la police ferroviaire qui veut faire descendre ceux qui n'en ont pas, sous la menace que le train ne parte pas. Les usagers s'impatientent et commencent &#224; s'&#233;nerver. Finalement tout le monde va devoir prendre un autre train, en retard mais sans soucis. &#192; la manifestation suivante ce seront pr&#232;s de 100 personnes qui partiront pour Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saint-Exup&#233;ry, la premi&#232;re AG r&#233;unit une trentaine de personnes. Assez vite, sur l'exemple des universit&#233;s et du mouvement lyc&#233;en de l'ann&#233;e pass&#233;e la question du blocage est pos&#233;e. Il est vot&#233; pour la prochaine journ&#233;e de mobilisation et sera mis en oeuvre &#233;galement sur le lyc&#233;e Rostand. Il permettra de rassembler un cort&#232;ge d'environ 400 &#233;l&#232;ves des deux lyc&#233;es. L'objectif de cette matin&#233;e est de se diriger vers les autres lyc&#233;es ou l'IUT de Mantes. Sur le trajet la police encadre le cort&#232;ge et l'ambiance est du coup plut&#244;t tendue. Et quand un jet de pierre atteint une voiture de police, un policier brandit imm&#233;diatement sa matraque, mena&#231;ant d'arr&#234;ter quiconque recommencerait. Le calme ne revient que sur l'intervention des lyc&#233;ens eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;s face &#224; l'IUT tout le monde chante &#171; Lyc&#233;ens, &#233;tudiants, solidarit&#233; ! &#187; ou &#171; &#233;tudiants avec nous ! &#187;, mais le cort&#232;ge n'obtient que quelques saluts de la main. En fait le directeur avait enferm&#233; les &#233;tudiants &#224; l'int&#233;rieur de l'IUT. Rejoints par une trentaine de lyc&#233;ens du lyc&#233;e professionnel Camille Claudel, les manifestants repartent alors, en train, pour d&#233;brayer le lyc&#233;e Condorcet &#224; Limay, o&#249; seule une dizaine d'&#233;l&#232;ves se rallient. Cette mont&#233;e sur Condorcet n'a paru avoir aucun effet sur le moment, mais la nouvelle a fait le tour des lyc&#233;es des environs et va faciliter leur mobilisation &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenu &#224; Mantes le cort&#232;ge prend la direction de la Mairie, terme de la manifestation. Il reste alors une centaine d'&#233;l&#232;ves encore motiv&#233;s et une mauvaise plaisanterie fait partir tout le monde devant le supermarch&#233; du coin o&#249; la tension monte entre les lyc&#233;ens et les policiers qui, casques et flashballs &#224; l'appui, encerclent les manifestants, qui n'ont &#233;t&#233; &#224; aucun moment violents. Un policier s'approche d'un petit groupe de jeunes rest&#233; &#224; l'&#233;cart et leur dit &#171; &lt;em&gt;Allez, dispersez vous ! Vous vous avez l'air bien, partez, nous on va s'en occuper de ces petits voyous !&lt;/em&gt; &#187; Finalement, &#224; l'appel des lyc&#233;ens eux-m&#234;mes tout le monde se disperse dans le calme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'ambiance des cit&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fois suivante ceux de Saint Exup&#233;ry, rejoint par les lyc&#233;es Camille Claudel, Condorcet, Senghor (&#224; Magnanville) et Rostand sont pr&#232;s de 800 &#224; d&#233;filer dans Mantes. Sur l'avenue les bus et les voitures klaxonnent, t&#233;moignant de leur soutien. L'ambiance est tr&#232;s festive, tout le monde chante les slogans, mais une fois &#224; Paris le cort&#232;ge se casse en deux dans le m&#233;tro. Le premier cort&#232;ge regagne Mantes sans probl&#232;me, mais une bagarre &#233;clate entre des membres du second et des jeunes d'une autre ville, sur la base des traditionnels contentieux entre cit&#233;s. Un jeune de 15 ans est envoy&#233; &#224; l'h&#244;pital, assez gravement bless&#233;. Les jeunes s'&#233;taient battus sous l'oeil de la police qui n'interviendra que pour gazer tout le monde au moment de la fermeture des portes du m&#233;tro. Bien &#233;videmment tout le monde est choqu&#233; par cette bagarre qui ne peut que faire le jeu du gouvernement. Mais chez certains, l'envie de vengeance est malheureusement plus forte. &#192; la manifestation parisienne suivante, ind&#233;pendamment du cort&#232;ge principal, un groupe d'une trentaine de Mantais parcourent les c&#244;t&#233;s &#224; la recherche de ceux qui ont bless&#233; leur camarade, ce qui d&#233;clenche une nouvelle bagarre. Ces jeunes, qui &#224; aucun moment ne s'en seront pris aux manifestants, rejoindront paisiblement le cort&#232;ge de Mantes aux autres manifestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de lyc&#233;ens aux assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ne cesse de grimper et des actions en direction des salari&#233;s s'organisent. Avec la CGT, les lyc&#233;ens se rendront devant les grilles de Renault Flins, o&#249; l'accueil sera chaleureux : &#171; &lt;em&gt;L&#226;chez pas ! &lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;C'est bien c'que vous faites, faut l'faire tomber ce gouvernement ! &lt;/em&gt; &#187; lancent des ouvriers. Par la suite, souvent avec la CGT, d'autres entreprises seront visit&#233;es comme Dunlopillo, La Poste du Val Fourr&#233;, les transports TAM, Selmer ou encore Peugeot Poissy avec des &#233;tudiants de Nanterre... Mais les lyc&#233;es iront aussi &#224; la rencontre des travailleurs par des diffusions de tracts dans les bus, au march&#233; du Val Fourr&#233;, en participant au rendez-vous propos&#233; par la CGT, ou bien encore par l'organisation d'un meeting &#224; l'appel des lyc&#233;ens en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Mantes le mouvement a permis de faire &#233;merger de nombreuses discussions jusque l&#224; difficiles : les &#233;meutes de novembre, la politique, la drogue...Le d&#233;go&#251;t de la politique politicienne, tout &#224; fait compr&#233;hensible, et qui devient trop souvent un d&#233;go&#251;t de la politique tout court, est &#233;branl&#233; par ces perspectives, politiques justement, de lutte contre le gouvernement et le patronat. &#192; tous ceux qui disaient que les manifestations ne servent &#224; rien, que le gouvernement s'en moquait, le mouvement a montr&#233; qu'il &#233;tait puissant et tout &#224; fait capable de faire reculer un gouvernement aussi dur en apparence que celui-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nanterre (Hauts-de-Seine) : les blocages et... le bloqueur
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Nanterre-Hauts-de-Seine-les-blocages-et-le-bloqueur</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Nanterre a &#233;t&#233; la premi&#232;re facult&#233; parisienne &#224; entrer dans la lutte contre le CPE. D&#232;s la rentr&#233;e des vacances, lundi 13 f&#233;vrier, les syndicats &#233;tudiants et organisations politiques de la fac se sont regroup&#233;s dans un collectif &#171; Stop CPE 92 &#187; et ont commenc&#233; le travail de discussion. Mais ce collectif n'a dur&#233; qu'une semaine car, la mobilisation d&#233;marr&#233;e, l'organisation du mouvement a &#233;t&#233; prise en charge par les AG et comit&#233;s de mobilisation. Tracts et tourn&#233;es d'amphi ont vite&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nanterre a &#233;t&#233; la premi&#232;re facult&#233; parisienne &#224; entrer dans la lutte contre le CPE. D&#232;s la rentr&#233;e des vacances, lundi 13 f&#233;vrier, les syndicats &#233;tudiants et organisations politiques de la fac se sont regroup&#233;s dans un collectif &#171; Stop CPE 92 &#187; et ont commenc&#233; le travail de discussion. Mais ce collectif n'a dur&#233; qu'une semaine car, la mobilisation d&#233;marr&#233;e, l'organisation du mouvement a &#233;t&#233; prise en charge par les AG et comit&#233;s de mobilisation. Tracts et tourn&#233;es d'amphi ont vite convaincu ! Et bien que le CPE ait &#233;t&#233; pr&#233;pond&#233;rant dans les discussions, c'est imm&#233;diatement l'ensemble de la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances et le CNE qui ont &#233;t&#233; d&#233;sign&#233;s comme cibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG du 16 f&#233;vrier comptait d&#233;j&#224; 300 personnes et nous &#233;tions 500 la semaine suivante. Le travail d'explication massif, dans cette fac de 28 000 &#233;tudiants, s'est organis&#233; avec des barrages filtrants. Tables et chaises se sont empil&#233;es devant les portes pour ralentir le passage de ceux qui allaient en cours. Cela permettait de les aborder plus facilement, marquait la pr&#233;sence du mouvement et a eu un effet mobilisateur. La manifestation du 23 f&#233;vrier &#224; Paris, appel&#233;e par la coordination nationale de Rennes, a &#233;t&#233; un encouragement &#224; continuer, car nous avons pu voir que d'autres universit&#233;s parisiennes rejoignaient la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mars, 300 lyc&#233;ens de la banlieue Ouest nous ont rejoint pour partir en manifestation. Nous &#233;tions entre 800 et 1 000 &#224; nous entasser dans le train jusqu'&#224; Saint-Lazare, o&#249; nous avons retrouv&#233; des cheminots. Au point que trop nombreux pour rejoindre R&#233;publique en m&#233;tro, il a fallu improviser une manifestation de Saint-Lazare &#224; Bastille.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quand le lock-out r&#233;pond au blocage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les anti-blocages n'ont pourtant pas tard&#233; &#224; s'organiser. Le 7, un petit groupe tentait de forcer violemment le passage. &#192; l'Internationale, ils r&#233;pondaient par la Marseillaise et brandissaient &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;. &#192; l'AG du 9 mars, nous &#233;tions 1 400 r&#233;unis dans un amphi de droit satur&#233;. Les &#171; Stop la gr&#232;ve &#187; &#233;taient en nombre, avec leur nouvel autocollant. Les applaudissements &#233;taient pour eux et ils voulaient passer au vote imm&#233;diatement. Mais ils &#233;taient partag&#233;s entre pro et anti-CPE. Et malgr&#233; la pression, nous avons impos&#233; une discussion sur le CPE. Pendant trois heures, tous ceux qui voulaient ont pu s'exprimer. Et petit &#224; petit, les applaudissements se sont invers&#233;s, les anti-blocages &#233;taient moins soutenus et la gr&#232;ve acclam&#233;e. Finalement ce sont 800 mains contre 500 qui se sont lev&#233;es pour la reconduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que le pr&#233;sident de la fac, pour casser le mouvement, a annonc&#233; un r&#233;f&#233;rendum : &#171; &lt;em&gt;&#202;tes-vous pour la reprise des enseignements ?&lt;/em&gt; &#187;. Question biais&#233;e : personne n'&#233;tait contre la reprise des cours... apr&#232;s le retrait de la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances ! Un rendez-vous fut donn&#233; &#224; toutes les universit&#233;s parisiennes par la coordination francilienne pour soutenir le blocage... du r&#233;f&#233;rendum, le pr&#233;sident a pr&#233;f&#233;r&#233; reculer. D'autant que le personnel de la facult&#233; n'avait aucune envie de tenir un bureau de vote contre le mouvement et qu'il a rejoint la lutte des &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermeture administrative de la fac &#233;tait alors d&#233;cr&#233;t&#233;e. Ce lock-out fut suivi d'une nuit d'occupation entre les 13 et 14 mars. Du coup, nouveau petit recul du pr&#233;sident qui a d&#251; laisser un amphi ouvert pour permettre les AG. Malgr&#233; tout, le coup a &#233;t&#233; dur. N'ayant plus besoin de tenir les blocages ou n'ayant plus &#224; venir v&#233;rifier que leurs cours n'avaient pas lieu, beaucoup d'&#233;tudiants ne sont plus revenus. En une semaine, les effectifs en AG ont chut&#233; pour se stabiliser &#224; 150-200. Et la r&#233;ouverture des locaux et la banalisation des cours sont devenues des revendications du mouvement. Elles ont valu un gazage par la milice-s&#233;curit&#233; de l'universit&#233; lors de l'invasion d'un conseil d'administration extraordinaire, le 20 mars. Et le 27 mars, la fac &#233;tait r&#233;ouverte et banalis&#233;e, mais sans que cela fasse revenir les moins mobilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vers les lyc&#233;ens et les salari&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lib&#233;r&#233; des blocages et toujours motiv&#233;, le noyau dur gardait malgr&#233; tout l'ambition de faire de l'universit&#233; le quartier g&#233;n&#233;ral de la mobilisation du 92 nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 13 mars, des petits groupes ont commenc&#233; &#224; distribuer des tracts aux lyc&#233;ens des alentours. Le 16 mars, 500 lyc&#233;ens d&#233;brayaient - parfois spontan&#233;ment &#224; l'arriv&#233;e des &#233;tudiants ou d&#233;j&#224; dans la danse comme le lyc&#233;e pro Jules Verne &#224; Sartrouville dont nous avons trouv&#233; l'entr&#233;e bloqu&#233;e - et d&#233;barquaient &#224; Nanterre. La fac est alors devenue le lieu de rassemblement pour les AG inter-lyc&#233;es et les d&#233;parts en manifestation pour toute la r&#233;gion Ouest (Nanterre, Sartrouville, Carri&#232;re, Ach&#232;res, Argenteuil, Rueil...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'extension s'est alors tourn&#233; vers les salari&#233;s. Lundi 27 mars, une premi&#232;re diffusion de tracts a eu lieu &#224; Peugeot Poissy, avec l'aide des syndicalistes locaux. Un appel &#224; la manifestation du 28 mars, &#171; &lt;em&gt;contre le CPE, CNE et la loi sur l'&#233;galit&#233; des chances &lt;/em&gt; &#187;, sign&#233; par les UD syndicales du 92 et la coordination &#233;tudiante de Nanterre, a &#233;galement &#233;t&#233; distribu&#233; massivement &#224; la D&#233;fense. Quelques bureaux de Poste ont aussi &#233;t&#233; visit&#233;s. Les 3 millions de manifestants du 28 mars donnaient de la r&#233;sonance &#224; ce travail de fond. La semaine suivante, nous sommes retourn&#233;s aux m&#234;mes endroits et &#224; Renault Rueil. Voir autant de manifestants le 4 avril que le 28 mars a &#233;t&#233; un nouvel encouragement. Et la d&#233;claration de Chirac du vendredi soir n'a eu aucun impact.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; l'assaut du centre de tri&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 4 avril au soir, les postiers du centre de tri proche de la fac ont reconduit la gr&#232;ve &#224; 50 % en nuit et invit&#233; les &#233;tudiants &#224; bloquer le centre. Le 5 nous sommes arriv&#233;s &#224; 150 &#233;tudiants, rejoints par une trentaine de postiers des bureaux du 92, pour nous retrouver nez &#224; nez avec le comit&#233; d'accueil de la direction devant les grilles cadenass&#233;es. Mais les gr&#233;vistes &#233;taient &#224; l'int&#233;rieur et apr&#232;s quelques prises de parole pour l'unit&#233; entre salari&#233;s et &#233;tudiants, les grilles ont &#233;t&#233; escalad&#233;es et tout le monde s'est retrouv&#233; dans les locaux pour une AG improvis&#233;e, les postiers d&#233;non&#231;ant la politique de pr&#233;carit&#233; de La Poste, les &#233;tudiants parlant de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale. Le drapeau rouge &#171; Nanterre en lutte &#187; a &#233;t&#233; hiss&#233; &#224; la place de celui de La Poste... mais les postiers ne se sont pas sentis assez soutenus par d'autres salari&#233;s pour poursuivre la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'annonce du retrait du CPE, bien enregistr&#233;e comme une premi&#232;re victoire, ne suffisait pas au noyau dur et des &#233;tudiants de Nanterre &#233;taient toujours pr&#233;sents &#224; la manifestation du 11. Mais apr&#232;s deux mois de lutte, la fatigue et les d&#233;parts en vacances ont mis fin &#224; la mobilisation... du moins pour l'instant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Jussieu (Paris) : Six semaines de militantisme avant de devenir un centre de la contestation
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Jussieu-Paris-Six-semaines-de-militantisme-avant-de-devenir-un-centre-de-la</link>
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		<dc:date>2006-04-25T18:56:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Universit&#233;
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		<dc:subject>CPE
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		<description>D&#232;s le 23 janvier les premiers tracts &#233;taient diffus&#233;s &#224; Jussieu sur le CPE. Ce jour-l&#224;, la dizaine d'&#233;tudiants mobilis&#233;s &#233;taient uniquement des militants de l'Unef. Un par un, de nouveaux &#233;tudiants se sont ajout&#233;s &#224; ce groupe et deux semaines plus tard se tenait un comit&#233; de mobilisation d'une trentaine de personnes syndiqu&#233;es comme non syndiqu&#233;es. &#192; cette &#233;tape du mouvement, la grande majorit&#233; des &#233;tudiants n'&#233;taient pas tr&#232;s r&#233;ceptifs au probl&#232;me pos&#233;, et une grande partie de ceux&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s le 23 janvier les premiers tracts &#233;taient diffus&#233;s &#224; Jussieu sur le CPE. Ce jour-l&#224;, la dizaine d'&#233;tudiants mobilis&#233;s &#233;taient uniquement des militants de l'Unef. Un par un, de nouveaux &#233;tudiants se sont ajout&#233;s &#224; ce groupe et deux semaines plus tard se tenait un comit&#233; de mobilisation d'une trentaine de personnes syndiqu&#233;es comme non syndiqu&#233;es. &#192; cette &#233;tape du mouvement, la grande majorit&#233; des &#233;tudiants n'&#233;taient pas tr&#232;s r&#233;ceptifs au probl&#232;me pos&#233;, et une grande partie de ceux qui s'y int&#233;ressaient ressortaient le slogan : &#171; Le CPE, c'est mieux que rien ! &#187; ou encore ne croyaient pas, vu toutes les d&#233;faites subies par les mouvements sociaux de ces derni&#232;res ann&#233;es, qu'ils pouvaient imposer leurs choix au gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux premi&#232;res assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales ne venaient que 100 &#224; 200 personnes, mais les discussions qui s'y tenaient ont permis de convaincre, d'&#233;largir le comit&#233; de mobilisation, et par ce biais d'augmenter le nombre d'affiches coll&#233;es, de tracts distribu&#233;s et d'interventions en amphis et en TD (travaux dirig&#233;s). Les manifestations &#233;tudiantes de cette p&#233;riode-l&#224; n'&#233;taient pas massives non plus, au point que Jussieu ramenait une grosse partie des troupes des facs parisiennes. Fort de l'&#233;largissement du noyau dur de militants et d'une situation ext&#233;rieure encourageante (universit&#233;s bloqu&#233;es &#224; Rennes, Toulouse, puis Nanterre...), une premi&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale un peu cons&#233;quente (350-400 personnes) d&#233;cida de faire un barrage filtrant, c'est-&#224;-dire de ne laisser qu'une seule entr&#233;e, rendue &#233;troite par des empilements de tables et de chaises, pour pouvoir expliquer le pourquoi de notre mobilisation &#224; chaque &#233;tudiant. L'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du m&#234;me jour r&#233;unissait 600 &#233;tudiants qui, dans une ambiance de tonnerre, vot&#232;rent &#224; la quasi-unanimit&#233; le blocage de l'universit&#233; pour le lundi suivant 27 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'effet blocage &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup doutaient de la tenue du blocage et de son effet mobilisateur. Mais le premier jour permit de rassembler plus de 1 500 personnes en AG. Le plus grand amphith&#233;&#226;tre de Jussieu &#233;tant pris d'assaut par les &#233;tudiants, d'autres AG improvis&#233;es se tinrent sur la place devant la fac. Malgr&#233; une poign&#233;e d'&#233;tudiants frustr&#233;s de ne pas pouvoir aller en cours et essayant de forcer les piquets de gr&#232;ve, la plupart des &#233;tudiants vot&#232;rent pour la reconduction du blocage aux jours suivants, ou plus simplement ne r&#233;pondirent pas aux appels d&#233;sesp&#233;r&#233;s des &#171; anti-bloqueurs &#187; &#224; d&#233;truire les barrages. Le d&#233;bat s'&#233;tait invit&#233; &#224; Jussieu ; le blocage a incontestablement donn&#233; un coup de fouet &#224; la mobilisation et a permis &#224; une grande partie des &#233;tudiants de s'y investir sans &#234;tre p&#233;nalis&#233;s pour avoir rat&#233; TD ou TP (travaux pratiques), obligatoires dans certaines fili&#232;res depuis l'application de la r&#233;forme LMD (derni&#232;re r&#233;forme des &#233;tudes sup&#233;rieures), sous peine de sanctions, notamment celle de ne pas valider son semestre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les AG qui suivirent devaient se tenir, faute de place dans deux amphith&#233;&#226;tres et les discussions s'enlisaient toujours dans la question du blocage, m&#234;me si, &#224; c&#244;t&#233; des engueulades entre &#171; bloqueurs &#187; et &#171; anti-bloqueurs &#187;, des discussions de fond avaient aussi lieu sur le CPE/CNE, la loi pour &#171; l'&#233;galit&#233; des chances &#187; et la pr&#233;carit&#233; en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est que la semaine suivante que commenc&#232;rent les discussions s&#233;rieuses sur les fa&#231;ons d'&#233;largir la mobilisation. La premi&#232;re &#233;tape, &#233;labor&#233;e en AG, fut d'aller &#224; la sortie des lyc&#233;es du quartier, parfois par groupe de dix, parfois en cort&#232;ge, d'une mani&#232;re un peu chaotique due &#224; la difficult&#233; &#224; comprendre qu'il fallait quitter par moment l'universit&#233; pour g&#233;n&#233;raliser la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et celui des manifs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le 7 mars qui a impuls&#233; d&#233;finitivement cette &#233;tape. Les 3 000 &#233;tudiants de Jussieu, descendus dans la rue ce jour l&#224;, en sont sortis plus conscients de leur force. Cette manif a &#233;t&#233; suivie pendant deux semaines par un festival de manifestations sauvages qui ont envahi les abords des facs et des lyc&#233;es. Impossible de passer dans le quartier latin &#224; toute heure du jour, voire de la nuit, sans tomber sur des centaines de lyc&#233;ens et d'&#233;tudiants allant d'un lieu &#224; un autre souvent au hasard, mais toujours avec d&#233;termination !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains lyc&#233;es de Paris comme de banlieue se donnaient rendez-vous devant Jussieu pour partir avec les &#233;tudiants en manifestation. Cela a donn&#233; l'illusion plus d'une fois que les &#233;tudiants de la fac s'&#233;taient d&#233;plac&#233;s en masse alors que notre cort&#232;ge &#233;tait surtout lyc&#233;en, avec m&#234;me parfois des salari&#233;s. Car la mobilisation ascendante dans le pays fut sur Jussieu ponctu&#233;e de p&#233;riodes de reflux, cach&#233;es derri&#232;re le fait que le blocage, symbole de la d&#233;termination sur la fac, perdurait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semblait clair &#224; l'ensemble des &#233;tudiants qu'apr&#232;s avoir gagn&#233; les lyc&#233;ens, ils devaient tenter de gagner les salari&#233;s et donc aller trouver ceux-ci. Nous sommes donc all&#233;s discuter avec les cheminots parisiens, le personnel de certains h&#244;pitaux, les ouvriers de la Snecma... Les t&#233;moignages de solidarit&#233; ne manquaient pas ! Pourtant, certaines tensions apparaissaient, en particulier au sein des comit&#233;s de gr&#232;ve, parmi les plus mobilis&#233;s, &#224; la fois attendant de nouvelles journ&#233;es nationales de manifestations appel&#233;es par les syndicats de salari&#233;s tout en d&#233;couvrant que ces salari&#233;s n'&#233;taient pas pr&#234;ts, pour l'instant, &#224; d&#233;passer ce cadre des journ&#233;es d'action. Cela a aussi suscit&#233; des d&#233;bats sur la politique des directions syndicales tout en d&#233;montrant que la force de la mobilisation &#233;tudiante et lyc&#233;enne, accompagn&#233;e du soutien des salari&#233;s, peut contraindre ces directions &#224; acc&#233;l&#233;rer les rythmes de mobilisation (7 f&#233;vrier, 7 mars, 18 mars, 28 mars, 4 avril). Ironie : certains &#233;tudiants qui, dans les premiers temps, exprimaient leurs craintes au sujet de la CGT qu'ils jugeaient trop &#171; gauchiste &#187;, se trouvent bien souvent &#234;tre ceux qui, aujourd'hui, d&#233;noncent sa politique qu'ils jugent trop timor&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; certaines universit&#233;s o&#249; les plus militants refusent le mot &#171; victoire &#187; &#224; propos du retrait du CPE (parce que Villepin n'a pas encore recul&#233; sur l'ensemble des revendications &#233;tudiantes), &#224; Jussieu il appara&#238;t que ce recul du gouvernement est bien un encouragement pour les luttes &#224; venir, et qu'il a permis d'inverser le rapport de force en redonnant confiance &#224;, esp&#233;rons-le, l'ensemble des travailleurs et, en tout cas s&#251;rement, aux quelques 300 &#233;tudiants les plus mobilis&#233;s de la fac qui esp&#232;rent bien que les liens qu'ils ont nou&#233;s entre eux serviront &#224; de prochains mouvements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Courrier : Un t&#233;moignage sur les violences... polici&#232;res, dans les manifs
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Courrier-Un-temoignage-sur-les-violences-policieres-dans-les-manifs</link>
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		<dc:date>2006-04-25T18:47:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Police
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
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		<description>Jeudi 6 avril, apr&#232;s avoir bloqu&#233; durant la nuit un convoi de l'A380, puis une des entr&#233;es d'Airbus dans la matin&#233;e, les &#233;tudiants et lyc&#233;ens toulousains ont entrepris de paralyser la circulation ferroviaire dans la ville. D&#233;j&#224; l'&#233;vacuation de la nuit par la gendarmerie mobile avait pris une tournure muscl&#233;e, mais le calme des manifestants et le &#171; professionnalisme &#187; de la majorit&#233; des gendarmes avait permis de limiter la casse... &lt;br /&gt;L'occupation de la voie ferr&#233;e a d&#233;but&#233; pour nous &#224;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Police-+" rel="tag"&gt;Police
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 6 avril, apr&#232;s avoir bloqu&#233; durant la nuit un convoi de l'A380, puis une des entr&#233;es d'Airbus dans la matin&#233;e, les &#233;tudiants et lyc&#233;ens toulousains ont entrepris de paralyser la circulation ferroviaire dans la ville. D&#233;j&#224; l'&#233;vacuation de la nuit par la gendarmerie mobile avait pris une tournure muscl&#233;e, mais le calme des manifestants et le &#171; professionnalisme &#187; de la majorit&#233; des gendarmes avait permis de limiter la casse...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'occupation de la voie ferr&#233;e a d&#233;but&#233; pour nous &#224; Saint Agne, d'o&#249; nous avons rejoint la gare Matabiau et le cort&#232;ge de l'universit&#233; du Mirail et des lyc&#233;ens. La police a alors commenc&#233; le d&#233;logement. Notre groupe s'est concentr&#233; sur un c&#244;t&#233; de la manifestation, nous avons form&#233; la premi&#232;re ligne, en rang serr&#233; et en nous tenant pour &#233;viter les d&#233;rives. Comme &#224; notre habitude nous &#233;tions pacifiques et le premier rang &#233;tait l&#224; pour &#233;viter que le groupe ne perde un de ses membres. Les gendarmes mobiles, les m&#234;mes que la veille, se trouvaient devant nous et l'ambiance restait calme alors que de l'autre c&#244;t&#233; de la manifestation les matraques d&#233;passaient au dessus du cort&#232;ge. Il semblerait qu'un jet de caillou ayant bless&#233; un policier soit &#224; l'origine de cette tension...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me trouvais en deuxi&#232;me ligne devant les mobiles toujours &#171; pro &#187;... Ils nous tiraient vers la sortie jusqu'&#224; ce que mon groupe arrive devant les policiers et la brigade anti-criminalit&#233;. La pression a alors augment&#233;, la ligne s'est bris&#233;e et je suis alors pass&#233; devant pour la refermer. Quand j'ai &#233;t&#233; saisi par une personne de la Bac, cela m'a imm&#233;diatement mis en panique...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis retrouv&#233; &#224; terre et j'ai subi un matraquage acharn&#233; de la part de la Bac et des policiers. J'avais l'impression que chacun d'entre eux mettait un point d'honneur &#224; porter son coup de matraque. La Bac m'insultait, me tra&#238;nait &#224; terre, me frappait, jusqu'&#224; ce qu'un d'entre eux me dise de me relever, ce que j'ai voulu faire avant de me faire &#224; nouveau jeter &#224; terre. J'ai alors ramp&#233; entre les flics jusqu'&#224; trouver un camarade &#224; qui m'accrocher pour sortir de cette situation, en &#233;tat de choc et paniqu&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233; hors des voies, j'ai d&#233;couvert deux autres &#233;tudiants de mon groupe allong&#233;s, l'un venait de reprendre conscience, l'autre couverte de sang sur le visage. Quelques minutes apr&#232;s j'ai pu voir d'autres personnes craquer, des lyc&#233;ens en &#233;tat de choc, une &#233;tudiante qui avait perdu connaissance. Le commissaire se trouvait devant nous, r&#233;pondant aux manifestants scandalis&#233;s mais prot&#233;g&#233; par une arm&#233;e de policiers que l'on pouvait voir se moquer de nous en nous montrant du doigt, le m&#234;me commissaire qui montrait une compr&#233;hension suspecte quant &#224; nos mouvements depuis deux mois. Je me suis alors rendu compte que j'&#233;tais peut &#234;tre le seul bless&#233; &#224; ne pas n&#233;cessiter de soins urgents. Un autre policier s'est pr&#233;sent&#233; devant nous comme chef de brigade et nous a accus&#233;s d'insulter sa brigade sans preuve ni certitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pris la parole devant le commissaire pour lui signaler que ce qui venait de se passer &#233;tait un grave d&#233;rapage et que je ferai tout ce qui est possible pour qu'il y ait des suites, j'ai &#233;galement d&#233;nonc&#233; le manque de courage et le d&#233;shonneur dont ils ont fait preuve. En r&#233;ponse, toujours devant une arm&#233;e de policiers arm&#233;s jusqu'aux dents, il s'est approch&#233; de moi jusqu'&#224; me faire reculer par la force pour me signaler qu'il n'avait pas peur de moi, m&#234;me au c&#339;ur des manifestants. Le but &#233;tait clairement de me faire craquer pour que je lui donne une bonne raison de m'interpeller, alors que les bless&#233;s &#233;taient pratiquement &#224; mes pieds, risquant de subir un nouveau mouvement de foule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain apr&#232;s une nuit blanche, toujours sous le choc, j'ai pu trouver une vid&#233;o de TF1 sur laquelle on ne me voit pas mais j'ai pu reconna&#238;tre ma voix. Le matraquage a dur&#233; une dizaine de secondes, sous mes supplications, et le commissaire se trouve sur l'image, il semble donc &#233;vident qu'il a &#233;t&#233; t&#233;moin direct de la sc&#232;ne, sinon acteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les t&#233;moignages d'autres &#233;tudiants qui ont assist&#233; le bless&#233; qui a perdu connaissance mettent en &#233;vidence une division au c&#339;ur des forces de l'ordre. Certains d'entre eux, surtout des policiers qui nous avaient &#233;vacu&#233;s quelques jours plus t&#244;t dans le calme (relatif) de la pr&#233;fecture leur ont dit de ne pas nous diriger la o&#249; j'allais arriver, c'est &#224; dire devant la Bac, au risque de nous faire matraquer. De m&#234;me on constate que les gendarmes ont mieux gard&#233; leur calme alors que la Bac a d&#233;lib&#233;r&#233;ment provoqu&#233; l'affrontement notamment en choisissant les cibles et en excitant les policiers, qui ont eux-m&#234;mes frapp&#233; au hasard d&#232;s lors qu'ils ont vu la Bac frapper. Les victimes sont majoritairement des filles et de jeunes lyc&#233;ens...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;JEAN,&lt;/strong&gt; &#233;tudiant Staps (Sciences et techniques des activit&#233;s physiques et sportives) de Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Halte &#224; la r&#233;pression ! Ne permettons pas au gouvernement de se venger !
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		<dc:subject>R&#233;pression
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>CPE
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		<description>Comme lors du mouvement lyc&#233;en de l'an dernier, ou encore lors des &#233;meutes de novembre dans les banlieues, des milliers de jeunes ont &#233;t&#233; interpell&#233;s lors des manifestations de ces derni&#232;res semaines : selon le minist&#232;re de la Justice lui-m&#234;me, plus de 4 000 interpellations, pr&#232;s de 2 000 gardes &#224; vues et 1 300 comparutions, et &#224; chaque fois, la moiti&#233; de mineurs. Dans les semaines &#224; venir, plus de 600 jeunes, dont 40 % de mineurs, sont convoqu&#233;s devant les tribunaux. Les peines sont&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme lors du mouvement lyc&#233;en de l'an dernier, ou encore lors des &#233;meutes de novembre dans les banlieues, des milliers de jeunes ont &#233;t&#233; interpell&#233;s lors des manifestations de ces derni&#232;res semaines : selon le minist&#232;re de la Justice lui-m&#234;me, plus de 4 000 interpellations, pr&#232;s de 2 000 gardes &#224; vues et 1 300 comparutions, et &#224; chaque fois, la moiti&#233; de mineurs. Dans les semaines &#224; venir, plus de 600 jeunes, dont 40 % de mineurs, sont convoqu&#233;s devant les tribunaux. Les peines sont lourdes, les mois de prison ferme pleuvent. &#192; Paris, sur 85 comparutions imm&#233;diates, les collectifs de d&#233;fense aux manifestants ont recens&#233; 32 peines de prison ferme ; &#224; l'&#233;chelle nationale, au moins 68.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#171; casseurs &#187;, ces jeunes ? En r&#233;alit&#233;, ce ne sont pas les voyous qui s'attaquaient aux manifestants pour les d&#233;pouiller, qui ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s. Face &#224; ces violences-l&#224;, les forces de l'ordre sont en g&#233;n&#233;ral rest&#233;es passives ! Ce sont au contraire des militants anti-CPE, &#233;tudiants et lyc&#233;ens, qui sont aujourd'hui victimes de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi la plupart des comparutions concernent des &#171; violences sur agents &#187;. Il faut entendre par l&#224; des jets de projectiles, en fin de manifestation, qui la plupart du temps n'ont m&#234;me pas entra&#238;n&#233; de blessure dans les rangs de la police. Un exemple parmi d'autres : un &#233;tudiant de Cr&#233;teil, inconnu des services de police, a &#233;t&#233; reconnu coupable d'avoir lanc&#233; une bouteille en verre contre un escadron de CRS, mais sans l'atteindre. Il a pris trois mois de prison ferme, le procureur en avait requis six !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, arrestations et jugements se sont faits dans l'arbitraire le plus total. Un lyc&#233;en parisien vient d'&#234;tre condamn&#233; &#224; deux mois fermes pour &#171; destruction de biens publics &#187; : comme il &#233;tait leader du mouvement sur son lyc&#233;e, il a &#233;t&#233; jug&#233; responsable... d'un feu de poubelles ! Il a &#233;t&#233; imm&#233;diatement incarc&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accus&#233;s, qui viennent d'&#234;tre jug&#233;s et lourdement condamn&#233;s, l'ont &#233;t&#233; sans preuve, sur foi de la simple parole d'un CRS ou d'un policier qui pr&#233;tendait les avoir reconnus. Le casier judiciaire vierge n'y a rien chang&#233;. Les comparutions imm&#233;diates n'ont pas permis aux accus&#233;s d'assurer leur d&#233;fense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy pr&#233;tendait avoir donn&#233; des ordres stricts pour que ses policiers fassent la diff&#233;rence entre les casseurs et les manifestants. En effet ils ont fait le tri... puisque - tous les t&#233;moignages concordent - ce sont seulement de ces derniers qui en fait se retrouvent en butte &#224; la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour notre part nous ne pr&#233;tendrons donc pas faire un tri impossible entre les vrais voyous et les jeunes en col&#232;re. Comme pour les condamn&#233;s des &#233;meutes de novembre (pour qui la coordination nationale avait inscrit l'amnistie parmi ses revendications) c'est l'amnistie pour tous ceux de ce printemps qu'il faut r&#233;clamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des collectifs pour assurer la d&#233;fense des manifestants se sont mis en place. La coordination nationale a appel&#233; &#224; des manifestations contre la r&#233;pression. &lt;em&gt;L'Humanit&#233;&lt;/em&gt; vient de lancer une p&#233;tition pour l'arr&#234;t de toutes les poursuites engag&#233;es contre les jeunes anti-CPE et l'amnistie des peines d&#233;j&#224; prononc&#233;es. Toutes les initiatives contre la r&#233;pression doivent &#234;tre soutenues afin d'emp&#234;cher le gouvernement de faire payer &#224; tous ces jeunes le prix de son recul face aux manifestations de rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lydie GRIMAL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk3MDgwZjQ2IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TURBZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMnAxYzNScFkyVXVaMmxtSnlCM2FXUjBhRDBpTkRBd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSTJOaUlnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'intervention de l'extr&#234;me gauche trotskyste : Construire le mouvement... donc aussi sa direction
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
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		<dc:subject>CPE
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		<description>&#192; peu pr&#232;s tous les groupes d'extr&#234;me gauche se sont impliqu&#233;s dans le mouvement des jeunes contre le CPE : agitation sur les facs puis les lyc&#233;es, tracts ou affiches, participation aux comit&#233;s unitaires anti-CPE. LO n'a pas fait exception avec son style propre, m&#234;me si elle n'a pas jug&#233; opportun lorsque cela lui a &#233;t&#233; propos&#233; de d&#233;marrer une campagne de propagande contre le CPE d&#232;s janvier : accent sur les tracts aux lyc&#233;ens, r&#233;ticences &#224; la participation aux comit&#233;s unitaires,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; peu pr&#232;s tous les groupes d'extr&#234;me gauche se sont impliqu&#233;s dans le mouvement des jeunes contre le CPE : agitation sur les facs puis les lyc&#233;es, tracts ou affiches, participation aux comit&#233;s unitaires anti-CPE. LO n'a pas fait exception avec son style propre, m&#234;me si elle n'a pas jug&#233; opportun lorsque cela lui a &#233;t&#233; propos&#233; de d&#233;marrer une campagne de propagande contre le CPE d&#232;s janvier : accent sur les tracts aux lyc&#233;ens, r&#233;ticences &#224; la participation aux comit&#233;s unitaires, traditionnelles et en g&#233;n&#233;ral justifi&#233;es, moins pourtant dans cette affaire. Ces r&#233;unions de la gauche, de l'extr&#234;me gauche et des syndicats avaient pour but d'aider &#224; un combat juste et non pas, comme c'est souvent le cas, de conclure une alliance politique qui aboutit &#224; mettre l'extr&#234;me gauche &#224; la remorque de la gauche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on est pass&#233; au stade suivant, celui de la construction d'un mouvement r&#233;el et non plus de la simple &#171; agitation &#187;, les militants de LO ont bien pris leur part dans les tourn&#233;es d'amphis, les premi&#232;res manifestations, les AG, les structures de villes, voire les blocages (quoi que la majorit&#233; de notre organisation ait &#233;crit plus tard), bref toutes les actions n&#233;cessaires &#224; la mobilisation. Les camarades ont donc &#339;uvr&#233; avec d'autres &#224; l'&#233;largissement du mouvement, vers les &#233;tudiants, puis les lyc&#233;ens, enfin les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette derni&#232;re phase ils ont m&#234;me jou&#233; un r&#244;le ind&#233;niable aux c&#244;t&#233;s d'autres militants syndicaux ou politiques qui regardaient avec sympathie la mobilisation de la jeunesse. L&#224; o&#249; ils le pouvaient, ils ont mis en cheville les &#233;tudiants mobilis&#233;s et les salari&#233;s en &#233;tant &#224; l'initiative de l'accueil des &#233;tudiants et lyc&#233;ens venus aux portes des entreprises, accueils qui ont largement contribu&#233; &#224; ancrer chez les jeunes la conviction que la liaison &#233;tudiants-travailleurs &#233;tait non seulement n&#233;cessaire mais possible. Id&#233;e fondamentale et qui sera, nous n'en doutons pas, un des vrais acquis de ce mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Au sein de la direction du mouvement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela rend d'autant plus regrettable la r&#233;ticence de la majorit&#233; de notre organisation &#224; s'impliquer dans la bataille pour donner une politique &#224; la direction du mouvement, voire parfois son quasi mutisme dans les d&#233;bats de la coordination nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, cette derni&#232;re a connu bien des t&#226;tonnements et souffert de toutes sortes de d&#233;fauts : d&#233;bats sans fin, tendance &#224; penser que le seul verbe pourrait entra&#238;ner des millions de personnes dans la rue, &#171; radicalisme &#187; st&#233;rile, pr&#233;jug&#233;s anti-syndicalistes ou anti-politiques, etc. Pourtant, c'est gr&#226;ce &#224; son existence que la jeunesse mobilis&#233;e a pu rythmer son mouvement par des manifestations hebdomadaires ; qu'ont pu se mettre en place toutes sortes d'initiatives, en particulier dans les derni&#232;res semaines, permettant &#224; chacun de ne pas rester dans son coin et au mouvement de faire parler de lui dans les intervalles qui s&#233;parait les journ&#233;es de mobilisation par les syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule chance d'ailleurs de ne pas laisser ceux-ci seuls aux commandes (danger v&#233;rifi&#233; quand apr&#232;s le 4 avril, ils ont pratiquement d&#233;cid&#233; de mettre fin au mouvement pour passer aux n&#233;gociations) et de pouvoir parler d'&#233;gal &#224; &#233;gal avec eux (ce qui n'a pas &#233;t&#233; vraiment atteint bien s&#251;r, mais a au moins &#233;t&#233; tent&#233;) n'&#233;tait-elle pas de se donner une direction autonome ? Une d&#233;l&#233;gation a &#233;t&#233; &#233;lue par la coordination nationale pour s'adresser aux syndicats et leur proposer un certain nombre d'initiatives. Si elle a fini par se faire recevoir par l'intersyndicale, elle n'a pu s'imposer au m&#234;me titre que l'Unef aux yeux des autres conf&#233;d&#233;rations - il aurait sans doute fallu pour cela que le mouvement passe &#224; un nouveau stade. Sur cette question par exemple, LO a d'abord refus&#233; d'&#233;lire une d&#233;l&#233;gation, changeant d'avis la semaine suivante. Signe manifeste d'une absence d'&#233;laboration politique sur les questions tactiques du mouvement. LO s'est ralli&#233;e &#224; ce que faisait d'autres... avec un train de retard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'&#233;tait-elle pas favorable au fait que le mouvement se dote d'une direction propre ? Et le r&#244;le des r&#233;volutionnaires n'est-il pas de se proposer pour la construire et y participer pleinement ? Sous peine de laisser la direction &#224; d'autres, bureaucrates, r&#233;formistes ou ultragauchistes ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La faute aux autres ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;LO pouvait bien &#233;crire avec une certaine mauvaise foi que &#171; &lt;em&gt;les groupes qui pr&#233;tendent diriger le mouvement ou qui pensent qu'ils le dirigent puisqu'ils s'alignent sur ses d&#233;fauts et sur ses insuffisances au lieu de chercher &#224; le rendre toujours plus conscient, ont une large part de responsabilit&#233;. M&#234;me avec le mot &#171; radicalisation &#187; &#224; la bouche, ils ne font pas avancer le mouvement, mais le font reculer&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lutte de classe n&#176;96 &#171; CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tout d'abord, on combat rarement les insuffisances des autres par l'abstention ou les simples le&#231;ons de morale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, dommage que l'article de la &lt;em&gt;Lutte de Classe&lt;/em&gt; en question, qui semble ignorer totalement l'existence d'une coordination nationale (m&#234;me si les &#233;tudiants de LO ont finalement fait le choix de s'y faire &#233;lire), ne pr&#233;cise pas qui sont ces &#171; &lt;em&gt;groupes qui pr&#233;tendent diriger le mouvement&lt;/em&gt; &#187; qu'elle accuse de tous les maux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, ce n'est pas gr&#226;ce au parti pris par LO consistant &#224; venir en observatrice aux coordinations, que les minorit&#233;s qui &#171; s'alignent sur les d&#233;fauts et les insuffisances &#187; du mouvement ont &#233;t&#233; combattues. En d'autres termes, si ces minorit&#233;s n'ont pas monopolis&#233; la direction du mouvement, justement, le m&#233;rite n'en revient nullement &#224; LO, mais &#224; d'autres r&#233;volutionnaires (en particulier JCR et Fraction de LO) ayant fait le choix de se battre pour proposer &#224; chaque &#233;tape des perspectives d'&#233;largissement du mouvement, des &#233;ch&#233;ances de mobilisation unitaires avec les travailleurs, une attitude et un langage juste envers les syndicats de salari&#233;s et des consignes visant &#224; multiplier les contacts avec les entreprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants trotskystes, tant de LO (majorit&#233; et Fraction) que des diff&#233;rentes tendances de la LCR, se sont tous retrouv&#233;s d'accord dans ce mouvement pour tenter de faire la jonction avec les travailleurs. Et c'est &#233;videmment un point essentiel. Il n'en reste pas moins que les militants de la Fraction ont constat&#233; de notables divergences - disons tactiques - avec la majorit&#233; de notre organisation sur les possibilit&#233;s des r&#233;volutionnaires de peser sur ce mouvement, donc sur nos fa&#231;ons respectives d'y intervenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clara SOLDINI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lutte de classe n&#176;96 &#171; &lt;a href=&#034;http://www.union-communiste.org/?FR-archp-show-2006-1-664-3725-x.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner&lt;/a&gt; &#187;, p 6&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Fallait-il bloquer ou non ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Fallait-il-bloquer-ou-non</link>
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		<dc:date>2006-04-25T18:37:08Z</dc:date>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>Les blocages ont commenc&#233; tr&#232;s t&#244;t sur les facult&#233;s. La premi&#232;re &#224; &#234;tre entr&#233;e en lutte - Rennes II - avait donn&#233; le ton. Sur certains sites, ils ont m&#234;me sans doute d&#233;but&#233; un peu t&#244;t, dans des conditions pr&#233;caires, avec une minorit&#233; d'&#233;tudiants qui en faisaient une fin en soi sans trop s'occuper de l'opinion de la majorit&#233; qu'ils bloquaient. On pouvait donc s'en inqui&#233;ter lorsque le mouvement commen&#231;ait tout juste. &lt;br /&gt;De m&#234;me qu'on pouvait craindre que ce soient d'abord les bloqueurs&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les blocages ont commenc&#233; tr&#232;s t&#244;t sur les facult&#233;s. La premi&#232;re &#224; &#234;tre entr&#233;e en lutte - Rennes II - avait donn&#233; le ton. Sur certains sites, ils ont m&#234;me sans doute d&#233;but&#233; un peu t&#244;t, dans des conditions pr&#233;caires, avec une minorit&#233; d'&#233;tudiants qui en faisaient une fin en soi sans trop s'occuper de l'opinion de la majorit&#233; qu'ils bloquaient. On pouvait donc s'en inqui&#233;ter lorsque le mouvement commen&#231;ait tout juste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me qu'on pouvait craindre que ce soient d'abord les bloqueurs eux-m&#234;mes qui se trouvent bloqu&#233;s en consacrant toute leur &#233;nergie &#224; tenir les entr&#233;es alors que l'int&#233;r&#234;t du mouvement &#233;tait, d&#232;s le d&#233;but, non seulement bien s&#251;r de le renforcer sur les facs mais aussi de se montrer par des manifestations &#224; l'ext&#233;rieur afin de le faire conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans les facs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait ces craintes ont &#233;t&#233; vite surmont&#233;es, du fait m&#234;me du succ&#232;s des grosses journ&#233;es de mobilisation organis&#233;es de concert avec les syndicats et qui ont montr&#233; dans quelle voie il fallait aller pour faire grandir le mouvement. Du fait aussi que les blocages, m&#234;me par une petite minorit&#233;, ne rencontr&#232;rent pas l'hostilit&#233; de la majorit&#233; mais au pire sa neutralit&#233;, et le plus souvent son assentiment. Nulle part les votes en AG, ou m&#234;me dans les urnes sous la surveillance de l'administration, ne donn&#232;rent la majorit&#233; aux anti-blocages. Et nulle part les tentatives de d&#233;bloquer par la force ne purent r&#233;unir assez d'&#233;tudiants pour s'imposer. Force est de le constater, au moins &lt;em&gt;a posteriori,&lt;/em&gt; ce sont les minorit&#233;s qui ont entrepris de bloquer qui avaient raison et les blocages &#233;taient parfaitement justifi&#233;s tant que le mouvement montait, c'est-&#224;-dire pratiquement jusqu'&#224; ces derniers jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Globalement, ils ont m&#234;me permis &#224; de nombreux &#233;tudiants d'entrer dans la lutte, par exemple &#224; de nombreux boursiers et &#233;tudiants consciencieux ayant peur de rater des cours de s'impliquer dans le mouvement. Certes leurs premi&#232;res h&#233;sitations &#224; faire gr&#232;ve montraient sans doute soit une faible confiance dans l'issue de la lutte soit un moindre degr&#233; de combativit&#233;. Mais la t&#226;che de ceux qui sont d&#233;j&#224; en gr&#232;ve n'est-elle pas alors justement d'aider ceux qui h&#233;sitent &#224; s'y joindre ? Ce fut le r&#244;le positif des blocages dont on doit finalement se f&#233;liciter plut&#244;t que de d&#233;plorer qu'ils auraient &#233;t&#233; &#171; &lt;em&gt;une adaptation au bas niveau de conscience du gros des &#233;tudiants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lutte de Classe, N&#176;96, &#171; CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r bon nombre des &#233;tudiants qui &#233;taient ravis qu'on leur donne une raison de force majeure n'ont pas particip&#233; vraiment activement au mouvement. Si partout, sans exception, les AG ont grossi consid&#233;rablement suite aux premiers blocages, elles se sont parfois d&#233;gonfl&#233;es bien vite. Et beaucoup de bloqu&#233;s n'ont plus &#233;t&#233; vus par la suite ni sur la fac ni dans les manifs. Mais pas tous, certains sont rest&#233;s dans le coup, m&#234;me s'il avait fallu les y mettre. Il est donc &#224; cet &#233;gard parfaitement faux de pr&#233;tendre que les blocages auraient &#171; &lt;em&gt;accentu&#233; le faible niveau de participation&lt;/em&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Idem.&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme l'a &#233;crit la majorit&#233; de LO.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sur les voies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre les grosses manifestations, le mouvement se devait de montrer qu'il se maintenait, surtout dans les derni&#232;res semaines quand le rapport des forces avec le gouvernement s'&#233;valuait au quotidien. Les jeunes ont alors multipli&#233; les manifestations locales, les visites aux portes des entreprises, les diffusions de tracts dans les lieux publics... et les blocages de routes et de voies ferr&#233;es. Sans opposer un mode d'action &#224; un autre. Et il n'y avait effectivement pas de raison de les opposer &#224; ce moment-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r les blocages de routes et des voies de chemins de fer peuvent &#234;tre &#171; &lt;em&gt;p&#233;nalisants pour les usagers &lt;/em&gt; &#187; (exactement comme un blocage de route par des routiers ou des trains par une gr&#232;ve des cheminots). Mais c'est &#224; ces usagers de dire ce qu'ils en pensent. Et ils l'ont dit. La grande majorit&#233;, sans doute parce que le mouvement montait toujours, a continu&#233; a exprim&#233; sa sympathie aux &#233;tudiants (cf. la difficult&#233; des m&#233;dias &#224; trouver automobilistes ou voyageurs de banlieue en col&#232;re contre les jeunes). Ce qu'ont pu constater tous les participants comme les spectateurs de ces actions. &#192; ce moment l&#224;, elles ne sont donc pas apparues comme un &#171; &lt;em&gt;aveu de faiblesse&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Suppl&#233;ment au N&#176; 1965 de Lutte Ouvri&#232;re du 31 mars 2006, dans l'article Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; mais la continuation du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces blocages ont &#233;t&#233; une modalit&#233; de la lutte et ils ne s'opposaient pas au fait de s'adresser aux travailleurs. D'ailleurs, lors du blocage des gares du Nord, de l'Est et Saint-Lazare &#224; Paris, le milieu cheminot qui y a particip&#233; &#233;tait tr&#232;s content de pouvoir se joindre aux jeunes. Une autre mani&#232;re de s'adresser aux travailleurs... qui &#224; elle seule n'aurait pas suffi, mais qui n'&#233;tait pas contradictoire avec les autres mais compl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Clara SOLDINI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTk3MDgwZjQ2IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjh5TURJZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdloybG1MMkpzYjJNdVoybG1KeUIzYVdSMGFEMGlOREF3SWlCb1pXbG5hSFE5SWpJeU1TSWdZV3gwUFNjbklDOCtDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lutte de Classe, N&#176;96, &#171; &lt;a href=&#034;http://www.union-communiste.org/?FR-archp-show-2006-1-664-3725-x.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CPE : l'&#233;preuve de force continue. Il faut la gagner !&lt;/a&gt; &#187; p 4&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Idem.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Suppl&#233;ment au N&#176; 1965 de Lutte Ouvri&#232;re du 31 mars 2006, dans l'article Les actions &#171; radicales &#187; servent-elles le mouvement ? p. 3.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Lyon : tardif mais massif
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Lyon-tardif-mais-massif</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Universit&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>CPE
</dc:subject>

		<description>&#192; Lyon le milieu &#233;tudiant met plusieurs semaines &#224; entrer en lutte, malgr&#233; une forte implication militante de l'Unef comme de militants d'extr&#234;me gauche qui m&#232;nent globalement une politique commune durant l'ensemble du mouvement. La mise sur pied des collectifs unitaires, &#224; partir du 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, permet la tenue &#224; cette date de la premi&#232;re AG &#224; l'universit&#233; Lyon 2 Bron. Elle ne compte alors que 80 personnes et reste centr&#233;e sur la question de l'extension des revendications au-del&#224; du&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Premier-recul-du-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterr&#233;&#8230; restent le CNE et la pr&#233;carit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Universite-+" rel="tag"&gt;Universit&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CPE-+" rel="tag"&gt;CPE
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lyon le milieu &#233;tudiant met plusieurs semaines &#224; entrer en lutte, malgr&#233; une forte implication militante de l'Unef comme de militants d'extr&#234;me gauche qui m&#232;nent globalement une politique commune durant l'ensemble du mouvement. La mise sur pied des collectifs unitaires, &#224; partir du 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, permet la tenue &#224; cette date de la premi&#232;re AG &#224; l'universit&#233; Lyon 2 Bron. Elle ne compte alors que 80 personnes et reste centr&#233;e sur la question de l'extension des revendications au-del&#224; du seul CPE.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une mobilisation &#233;tudiante longue &#224; na&#238;tre, les lyc&#233;ens prennent les devants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 7 f&#233;vrier, sur 20 000 manifestants, il n'y a que 1 000 &#233;tudiants, contre 4 000 lyc&#233;ens et 15 000 salari&#233;s. Le nombre &#233;lev&#233; de lyc&#233;ens est li&#233; &#224; la r&#233;activation des r&#233;seaux h&#233;rit&#233;s du mouvement contre la loi Fillon de l'ann&#233;e derni&#232;re. &#192; la suite de la manifestation, une AG commune &#224; la Bourse du travail rassemble 200 lyc&#233;ens et &#233;tudiants, mais dont les salari&#233;s sont absents. Ce sont les lyc&#233;ens qui poussent pour que soit organis&#233;e une nouvelle journ&#233;e d&#232;s le jeudi 9. Cependant, le pli est pris : d&#233;sormais, des manifestations rythmeront la semaine, le mardi et le jeudi, et &#224; l'issue de celles-ci des AG de ville sont ouvertes &#224; l'ensemble des manifestants, les premi&#232;res assez chaotiques, il faut bien le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les universit&#233;s, les comit&#233;s de mobilisation locaux demeurent faibles pendant tout le mois de f&#233;vrier. Jusqu'au 7 mars, les AG ne d&#233;passaient pas 200 personnes et seuls deux sites universitaires sur quatre sont mobilis&#233;s. Il s'agit plus d'assembl&#233;es d'information que de mobilisation : les d&#233;tails de la loi sont pass&#233;s en revue, mais le noyau militant reste isol&#233; de la masse des &#233;tudiants, malgr&#233; des tentatives syst&#233;matiques de d&#233;brayage des amphith&#233;&#226;tres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 mars, la conjonction d'une nouvelle entr&#233;e en sc&#232;ne des salari&#233;s et des efforts r&#233;p&#233;t&#233;s des militants permet au mouvement &#233;tudiant de s'&#233;largir : le premier vrai cort&#232;ge &#233;tudiant marche en t&#234;te des 20 000 manifestants et le premier comit&#233; de mobilisation de ville est &#233;lu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La structuration d'un mouvement d'ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 13 mars Lyon 3, traditionnellement de droite, rejoint la lutte. Le v&#233;ritable tournant a lieu le 14 mars &#224; Lyon 2 : les 400 personnes pr&#233;sentes d&#233;cident d'aller en cort&#232;ge d&#233;brayer l'ensemble des amphith&#233;&#226;tres, pour organiser dans la foul&#233;e une AG de 600. Pour la premi&#232;re fois, le blocage du campus est vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; moins une voix. Se constituent des commissions charg&#233;es d'organiser l'occupation, du financement &#224; la nourriture (bio...) en passant par les actions, les manifestations et les contacts avec les m&#233;dias. Le blocage, qui sera reconduit pendant quatre semaines &#224; chaque AG locale, malgr&#233; l'organisation croissante des anti-blocage, ouvre une nouvelle p&#233;riode de mobilisation sur la fac qui permet enfin de franchir le seuil des 1 000 personnes en AG, puis 1 500 apr&#232;s une semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#233;l&#233;ration des journ&#233;es d'action sous l'impulsion des conf&#233;d&#233;rations syndicales relance le mouvement, et parmi les 35 000 personnes pr&#233;sentes le 28, des cort&#232;ges &#233;tudiants bien organis&#233;s se font remarquer en t&#234;te des cort&#232;ges syndicaux. M&#234;me dans les facs traditionnellement moins actives, le mouvement s'&#233;tend : Lyon 3 conna&#238;t une AG de 1 500 personnes, et Lyon 1, o&#249; le mouvement des Staps est important mais sans se lier &#224; la lutte anti-CPE, passe le cap des 150 personnes le 29 mars. Dans les IEP (Instituts d'&#233;tudes politiques) et &#224; L'ENS (l'&#201;cole normale sup&#233;rieure), les blocages se mettent en place &#224; la fin du mois, tandis qu'une quinzaine de lyc&#233;es, &#224; la suite de la manifestation du 25, paralysent eux aussi leurs &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le blocage, il est remarquable que les &#233;tudiants en lutte ne soient pas confront&#233;s &#224; une opposition politique organis&#233;e : l'Uni (le syndicat de droite) et les Jeunesses identitaires (groupe d'extr&#234;me droite) pourtant pr&#233;sents &#224; Lyon, ne se manifestent gu&#232;re malgr&#233; quelques &#233;chauffour&#233;es ponctuelles. L'occupation attire un nombre croissant d'&#233;tudiants, de personnels et d'enseignants dans la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pression exerc&#233;e sur le Parti socialiste, les Verts et la R&#233;gion permet d'obtenir de la part des &#233;lus du Conseil r&#233;gional une subvention de 20 000 euros. Une d&#233;l&#233;gation lyonnaise de 300 personnes a ainsi pu rejoindre gratuitement la manifestation parisienne, loin quand m&#234;me de l'objectif initial... d'une dizaine de milliers. Cependant cette tentative a renforc&#233; la structuration du mouvement &#224; l'&#233;chelle de la ville en fixant un objectif commun. &#192; travers elle s'est amorc&#233;e une centralisation entre les lyc&#233;es qui allait aboutir tardivement (le 5 avril) &#224; la tenue d'une coordination lyc&#233;enne locale. Elle a &#233;galement transform&#233; les structures (AG d'apr&#232;s manif, comit&#233; de mobilisation) en un v&#233;ritable cadre d'organisation des activit&#233;s militantes &#224; l'&#233;chelle de Lyon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une victoire et un peu d'amertume&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au sujet de l'extension en dehors des campus, deux lignes se distinguent : une premi&#232;re, ax&#233;e sur les &#171; actions directes &#187; et anim&#233;e par des militants anarchistes ou ceux du syndicat &#233;tudiant FSE , propose d'occuper les locaux de l'UMP, les voies ferr&#233;es, les p&#233;ages et les p&#233;riph&#233;riques ; une seconde, soutenue notamment par l'extr&#234;me gauche trotskyste, LCR et LO (majorit&#233; et Fraction), propose des diffusions de tracts en direction des salari&#233;s. Auchan, Renault Trucks, Brandt, Bosch puis Rhodia voient se succ&#233;der les &#233;tudiants &#224; leurs portes, parfois par groupes d'une cinquantaine, munis de tracts qui portent au recto les revendications locales et au verso celles des &#233;tudiants ou l'appel des coordinations nationales. Le comit&#233; ville, rassemblant maintenant 200 personnes, refl&#232;te ces deux tendances mais r&#233;ussit n&#233;anmoins &#224; cimenter les diff&#233;rents modes d'action qui en l'&#233;tat de la mobilisation ne s'excluent pas. Il y a m&#234;me une &#233;volution des actions directes dans le sens d'une extension au monde du travail, avec une pr&#233;occupation de plus en plus nette de travailler avec les syndicats et non contre eux ou &#224; c&#244;t&#233;. Le travail avec les unions locales comme celle de V&#233;nissieux a &#233;t&#233; fructueux, et des liens se maintiennent encore aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation plus tardive qu'ailleurs, arrivait &#224; son apog&#233;e le 4 avril. 45 000 personnes manifestaient &#224; Lyon, et les troupes ne semblaient pas devoir rapidement faiblir. C'est apr&#232;s cette date que se tiennent les plus grosses AG sur les campus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le retrait du CPE est alors ressenti de mani&#232;re contradictoire et v&#233;cu comme une victoire en demi-teinte, un ach&#232;vement un peu amer du mouvement. Le lundi 10 avril les AG d&#233;croissent nettement, tandis que se maintient un noyau de militants d&#233;termin&#233;s, qui d&#233;passe nettement les seuls militants organis&#233;s, et cherche de nouveaux cadres de mobilisation, comme des collectifs de lutte contre la pr&#233;carit&#233; et la loi Ceseda, et comment s'inscrire dans la dur&#233;e et continuer le combat contre l'ensemble de la loi d'&#171; &#233;galit&#233; des chances &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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