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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> 1968-2008 : 40 ans de prol&#233;tarisation de la soci&#233;t&#233; et de luttes de classe
</title>
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		<dc:subject>Prol&#233;tariat
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		<description>En un demi si&#232;cle, le monde du travail s'est transform&#233;. Il y a moins d' &#171; ouvriers &#187; : 24 % des emplois contre 39 % au d&#233;but des ann&#233;es 1960. L'accroissement de la productivit&#233;, les d&#233;localisations et la fermeture des mines en ont fait chuter le nombre. Mais la d&#233;sindustrialisation n'est pas aussi forte que certains discours le disent. Les int&#233;rimaires ne sont souvent pas compt&#233;s, ni l'externalisation de t&#226;ches annexes comme le m&#233;nage ou la restauration d'entreprise, qui a fait&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En un demi si&#232;cle, le monde du travail s'est transform&#233;. Il y a moins d' &#171; ouvriers &#187; : 24 % des emplois contre 39 % au d&#233;but des ann&#233;es 1960. L'accroissement de la productivit&#233;, les d&#233;localisations et la fermeture des mines en ont fait chuter le nombre. Mais la d&#233;sindustrialisation n'est pas aussi forte que certains discours le disent. Les int&#233;rimaires ne sont souvent pas compt&#233;s, ni l'externalisation de t&#226;ches annexes comme le m&#233;nage ou la restauration d'entreprise, qui a fait passer certains de la cat&#233;gorie &#171; personnel de l'industrie &#187; &#224; la cat&#233;gorie &#171; services &#187;, sans rien changer &#224; la r&#233;alit&#233;. De nouveaux secteurs, longtemps rest&#233;s aux mains de l'artisanat, ont m&#234;me &#233;t&#233; conquis derni&#232;rement par l'industrie, en particulier les plats pr&#233;par&#233;s ou l'ameublement. Cela dit, la majorit&#233; des ouvriers travaillent maintenant dans le tertiaire, &#224; piloter des trieuses de courrier, r&#233;parer des rames de m&#233;tro...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce demi si&#232;cle, le d&#233;veloppement du tertiaire a aussi accru la cat&#233;gorie &#171; employ&#233;s &#187;, pass&#233;e de 18 % des emplois &#224; 29 %. La plupart sont des femmes n'ayant ni un revenu plus &#233;lev&#233; ni un milieu social diff&#233;rent des ouvriers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tertiarisation et robotisation des t&#226;ches n'ont pas rendu le travail plus facile pour la majorit&#233; des travailleurs du rang. Le travail non qualifi&#233; prend un nouvel essor depuis 1994 et d&#233;passe son niveau du d&#233;but des ann&#233;es 1980. C'est la multiplication des petits emplois du tertiaire : assistantes maternelles (car les femmes travaillent davantage), caissiers, agents d'entretien, manutentionnaires, agents de s&#233;curit&#233;, serveurs, plongeurs (la restauration rapide s'est d&#233;velopp&#233;e avec l'&#233;loignement domicile-travail).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les progr&#232;s technologiques ont pouss&#233; au d&#233;veloppement d'emplois tr&#232;s qualifi&#233;s. Depuis une cinquantaine d'ann&#233;es, les cadres et professions intellectuelles sont trois fois plus nombreux, tandis que les techniciens, agents de ma&#238;trise, infirmiers, fonctionnaires de cat&#233;gorie B ont doubl&#233;. L'ensemble est pass&#233; de 16 &#224; 38 % des emplois. Ils n'ont pas pour autant pris la place de l' &#171; ex&#233;cution &#187;, dont la baisse est rest&#233;e limit&#233;e (53 % d'ouvriers et employ&#233;s contre 57 % au d&#233;but des ann&#233;es 1960). Ce sont les travailleurs ind&#233;pendants (artisans, commer&#231;ants, agriculteurs et petits patrons) qui sont en voie de disparition : ils ne repr&#233;sentent plus qu'un dixi&#232;me des emplois, contre le quart &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salariat est plus nombreux que jamais. Les salari&#233;s tr&#232;s qualifi&#233;s, parfois bien r&#233;mun&#233;r&#233;s, subissent &#224; leur fa&#231;on le joug du capital, voient leurs conditions de travail se d&#233;grader, avec une pression morale et des cadences accrues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, quelques milliers de cadres am&#233;liorent leurs revenus avec des actions ou un patrimoine immobilier, qui leur permettent de recevoir quelques miettes des profits du capital. Le clivage est grand, au sein du salariat, entre la grande majorit&#233; qui gagne juste assez pour couvrir ses d&#233;penses courantes et la poign&#233;e qui a pu &#233;pargner pour se doter d'un petit patrimoine. En revanche, on est loin des &#233;lucubrations sur l'&#233;pargne salariale, la participation, l'actionnariat salari&#233; ou encore le &#171; salari&#233; capitaliste &#187; d'autant plus capable de comprendre le point de vue du capital qu'il en partagerait les profits. Dans la r&#233;alit&#233;, l'immense majorit&#233; n'acc&#233;dera jamais &#224; la moindre parcelle de vie de rentier (et n'en r&#234;ve pas non plus !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La classe ouvri&#232;re n'est pas en voie d'extinction. Bien au contraire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Nous sommes tous des travailleurs du monde !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Nous-sommes-tous-des-travailleurs-du-monde</link>
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		<dc:date>2008-05-13T21:50:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Prol&#233;tariat
</dc:subject>

		<description>Avec 50 000 &#224; 80 000 emplois supprim&#233;s dans le secteur manufacturier chaque ann&#233;e en France depuis cinq ans et l'expatriation d'industries ou de services (centres d'appel, informatique...), le spectre des d&#233;localisations hante la France. Les coupables tout d&#233;sign&#233;s : le co&#251;t du travail et les 35 heures. &lt;br /&gt;Des coupables un peu trop parfaits ! &lt;br /&gt;Ce qui importe pour un capitaliste, c'est le co&#251;t unitaire de production, qui unit le co&#251;t salarial et la productivit&#233; du salari&#233;. Or en France,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Proletariat-+" rel="tag"&gt;Prol&#233;tariat
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec 50 000 &#224; 80 000 emplois supprim&#233;s dans le secteur manufacturier chaque ann&#233;e en France depuis cinq ans et l'expatriation d'industries ou de services (centres d'appel, informatique...), le spectre des d&#233;localisations hante la France. Les coupables tout d&#233;sign&#233;s : le co&#251;t du travail et les 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des coupables un peu trop parfaits !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce qui importe pour un capitaliste, c'est le co&#251;t unitaire de production, qui unit le co&#251;t salarial et la productivit&#233; du salari&#233;. Or en France, il est avantageux : par rapport aux autres pays industrialis&#233;s car les salaires sont assez bas ; par rapport aux pays dits &#171; &#233;mergents &#187; car la productivit&#233; est tr&#232;s forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La productivit&#233; fran&#231;aise est parmi les meilleures du monde, en termes de richesses cr&#233;&#233;es par travailleur (PIB/emploi) ou par heure de travail (PIB/heure travaill&#233;e) et elle d&#233;passe largement celle des pays &#233;mergents. Pour les patrons, les travailleurs fran&#231;ais ne co&#251;tent pas si cher, car ils rapportent beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;strong&gt;Quelques comparaisons &#224; la France (base 100). &lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; (Source : Organisation Internationale du Travail PIB en parit&#233; de pouvoir d'achat. Ann&#233;e 2006). &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;thead&gt;&lt;tr class='row_first'&gt;&lt;th id='id43bc_c0'&gt;Pays&lt;/th&gt;&lt;th id='id43bc_c1'&gt;PIB/emploi&lt;/th&gt;&lt;th id='id43bc_c2'&gt;PIB/heure travaill&#233;e&lt;/th&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/thead&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;France&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;100&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;100&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;&#201;tats-Unis&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;139&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;101&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Japon&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;100&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;71&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Allemagne&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;89&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;84&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Cor&#233;e du Sud&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;81&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;50&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;R&#233;publique tch&#232;que&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;52&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;34&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Mexique&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;35&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;26&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Chine&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;28&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;Non chiffr&#233;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Br&#233;sil&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;26&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;23&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td headers='id43bc_c0'&gt;Inde&lt;/td&gt;
&lt;td class='numeric ' headers='id43bc_c1'&gt;12&lt;/td&gt;
&lt;td headers='id43bc_c2'&gt;Non chiffr&#233;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
&lt;p&gt;Cette propagande aussi vieille que le capitalisme permet d'accro&#238;tre l'exploitation. De ce point de vue, les &#201;tats-unis sont incontestablement un mod&#232;le du &#171; travailler plus &#187;. Les classes populaires n'y sont pas plus prosp&#232;res, mais les entreprises am&#233;ricaines en extraient davantage de profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s am&#233;ricains travaillent en moyenne 1 804 heures dans l'ann&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gilbert Cette, Productivit&#233; et croissance en Europe et aux &#201;tats-Unis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, pour 1 535 en France. Mais ce &#171; retard &#187; fran&#231;ais (dans l'exploitation, pas dans le progr&#232;s !) n'existe que par rapport aux &#201;tats-Unis et non par rapport &#224; l'Europe occidentale. En Allemagne, par exemple, on travaille 1 435 heures en moyenne : il n'y a pas eu &#171; les 35 heures &#187;, mais il y a 22 % de temps partiels !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre diff&#233;rence entre les &#201;tats-Unis et la France r&#233;side dans l'emploi des jeunes et des plus &#226;g&#233;s (la scolarit&#233; ch&#232;re et les retraites trop basses, voire inexistantes pour certains, les poussent au travail). Les 25-54 ans travaillent autant dans les deux pays (environ 80 %), mais si on &#233;largit aux 15-64 ans, on travaille plus outre-atlantique (72 %) qu'en France (62 %).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le patronat am&#233;ricain parvient &#224; surexploiter sa classe ouvri&#232;re, l' &#171; atout fran&#231;ais &#187; r&#233;side dans la productivit&#233; horaire. Augmenter le temps de travail (jusqu'&#224; &#233;puisement) et faire travailler davantage les jeunes (inexp&#233;riment&#233;s) et les vieux (fatigu&#233;s), cela fait baisser la productivit&#233; moyenne. Pour le patronat fran&#231;ais, ce sont moins des priorit&#233;s que d'augmenter les cadences (d'o&#249; la loi sur les 35 heures). L'objectif des derni&#232;res r&#233;formes est surtout d'amputer les retraites et de contraindre les jeunes &#224; se laisser payer encore plus au lance-pierres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le patronat fran&#231;ais s'est maintenu en bonne position dans la concurrence mondiale en d&#233;laissant des activit&#233;s industrielles anciennes pour des activit&#233;s &#224; haute valeur ajout&#233;e, qui rapportent plus. C'&#233;tait pr&#233;tendument une protection pour l'emploi en France. Certains groupes &#8211; Renault en Roumanie (Dacia), Axa en Inde (services informatiques), Safran au Maroc (pi&#232;ces pour l'a&#233;ronautique)&#8230; &#8211; construisent des usines avec double avantage pour eux : bas salaires et productivit&#233; &#224; l'occidentale. De plus en plus, les salari&#233;s, m&#234;me assez qualifi&#233;s, des sites fran&#231;ais sont expos&#233;s &#224; une concurrence effectivement redoutable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le fondement m&#234;me du capitalisme : la mise en concurrence des travailleurs. La seule r&#233;ponse est politique. C'est l'internationalisme, la solidarit&#233; avec les gr&#233;vistes vietnamiens de Nike et roumains de Renault-Dacia.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Gilbert Cette, &lt;em&gt; Productivit&#233; et croissance en Europe et aux &#201;tats-Unis &lt;/em&gt; (Rep&#232;res, La D&#233;couverte).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> Mi-temps et quart de paye ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Mi-temps-et-quart-de-paye</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;
</dc:subject>

		<description>19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : la pr&#233;carit&#233; &#233;tait la norme &lt;br /&gt;R&#233;gi par le Code civil, le contrat de travail n'engageait le travailleur que pour un temps ou une mission d&#233;termin&#233;e. En 1890, fut introduit un contrat de louage de services sans d&#233;termination de dur&#233;e et pouvant &#234;tre rompu unilat&#233;ralement par une des parties, avec un pr&#233;avis et une indemnit&#233; en cas de cong&#233;diement &#171; abusif &#187;. Apr&#232;s 1928, le licenciement devait &#234;tre motiv&#233;, sans trop de contraintes. &lt;br /&gt;C'est &#224; la fin des ann&#233;es 1950 que le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;19&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle : la pr&#233;carit&#233; &#233;tait la norme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;gi par le Code civil, le contrat de travail n'engageait le travailleur que pour un temps ou une mission d&#233;termin&#233;e. En 1890, fut introduit un contrat de louage de services sans d&#233;termination de dur&#233;e et pouvant &#234;tre rompu unilat&#233;ralement par une des parties, avec un pr&#233;avis et une indemnit&#233; en cas de cong&#233;diement &#171; abusif &#187;. Apr&#232;s 1928, le licenciement devait &#234;tre motiv&#233;, sans trop de contraintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; la fin des ann&#233;es 1950 que le contrat de travail introduit la dur&#233;e minimale de pr&#233;avis en 1958, l'indemnit&#233; minimum en cas de licenciement en 1967.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#171; stabilisation &#187; du contrat de travail r&#233;pondait aux besoins du patronat qui, dans une p&#233;riode de forte croissance et de quasi-plein emploi &#8211; mais aussi d'exploitation d&#233;brid&#233;e &#8211;, cherchait &#224; attirer et stabiliser une main-d'&#339;uvre insuffisante dans bien des secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Milieu des ann&#233;es 1980 : le ch&#244;mage s'envole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur fond de ralentissement de la croissance, le ch&#244;mage atteint son maximum de 3 millions de ch&#244;meurs officiels au d&#233;but des ann&#233;es 1990. Bien install&#233;, il conna&#238;t quelques oscillations au fil des courtes reprises &#233;conomiques puis vagues de licenciements, sans pour autant se r&#233;sorber, malgr&#233; l'autoglorification des gouvernements &#224; chaque l&#233;g&#232;re baisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce ch&#244;mage de masse constitue bien entendu le premier facteur de pr&#233;carit&#233;. C'est aussi un moyen de pression dont use le patronat d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1980 pour geler les salaires, avec l'encouragement du gouvernement de gauche, et &#233;roder le CDI (dont les &#171; rigidit&#233;s &#187; seraient un frein &#224; l'embauche&#8230;). Sont alors cr&#233;&#233;s, ou explosent, les contrats dits &#171; atypiques &#187; : assouplissement du CDD sous la droite en 1979, temps partiel sous la gauche en 1982 (pudiquement appel&#233; &#171; travail &#224; temps choisi &#187;), ainsi qu'une kyrielle d'&#171; emplois aid&#233;s &#187;, c'est-&#224;-dire subventionn&#233;s par l'&#201;tat, qui sous couvert d'&#171; inciter &#224; l'emploi &#187; permettent d'embaucher des pr&#233;caires &#224; bas prix. Qui s'ajoutent &#224; l'int&#233;rim croissant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Stabilisation de&#8230; la pr&#233;carit&#233; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 30 ans, ces contrats d'exception, juridiquement encadr&#233;s&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les CDD, par exemple, doivent &#234;tre motiv&#233;s par &#233;crit, ne pas remplacer un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, se multiplient. Entre 1983 et 2005, on passe de 1,4 &#224; 3 millions d'emplois pr&#233;caires, soit un salari&#233; sur sept : 548 000 int&#233;rimaires, 1 713 000 CDD (dont un tiers dans le public), 434 000 emplois aid&#233;s et 335 000 apprentis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut y ajouter les &#171; temps partiels &#187;, favoris&#233;s par des exon&#233;rations massives (50 % sous le socialiste B&#233;r&#233;govoy, ramen&#233;es &#224; 30 % par Balladur). Entre 1992 et 1995, leur proportion passe de 11 % &#224; 17 % des salari&#233;s, dont 85 % sont des femmes. Des branches enti&#232;res se ruent sur l'aubaine, comme la grande distribution o&#249; le temps partiel devient la r&#232;gle (loin du volontariat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le total des emplois pr&#233;caires et du sous-emploi touche ainsi&#8230; 25 % des travailleurs. Mais 34 % des jeunes et 43 % des moins qualifi&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et avec la pr&#233;carit&#233;, la pauvret&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La part des salari&#233;s au Smic horaire a doubl&#233; en dix ans (17 % aujourd'hui) et ces derni&#232;res ann&#233;es, on &#233;valuait le salaire mensuel net moyen, en tenant compte du ch&#244;mage et du temps partiel, &#224; 985 &#8364; pour les ouvriers, et 925 &#8364; pour les employ&#233;s. La raison de cette &#171; smicardisation &#187; des salaires ? Encore des all&#232;gements de charges sociales, allant jusqu'&#224; 26 % du salaire brut au niveau du Smic, d&#233;gressifs jusqu'&#224; 1,6 fois le Smic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;carit&#233; et bas salaires ne sont plus un passage oblig&#233; pour les seuls jeunes. Ils perdurent pour de nombreux travailleurs : 30 % des pr&#233;caires le restent d'une ann&#233;e sur l'autre, contre 20 % dans les ann&#233;es 1980. Si on regarde trois ann&#233;es cons&#233;cutives, ceux qui ne connaissent que ch&#244;mage ou bas salaires sont 17 % pour la p&#233;riode 1998-2000, contre 7 % quinze ans avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pauvret&#233; g&#233;n&#233;rale&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En France, le seuil de pauvret&#233; est fix&#233; &#224; 50 % du revenu m&#233;dian (seuil de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; a baiss&#233; depuis les ann&#233;es 1970 (12 % en 1970, 6,6 % en 1990, 6,2 % en 2004). Ce sont surtout les vieux travailleurs qui &#233;taient pauvres alors. Avec le minimum vieillesse et l'arriv&#233;e des premiers retrait&#233;s &#224; carri&#232;re compl&#232;te au d&#233;but des ann&#233;es 1980, la moyenne s'est am&#233;lior&#233;e (27,3 % de retrait&#233;s pauvres en 1970, 3,7 % en 1984), mais se d&#233;grade &#224; nouveau (3,8 % en 2001). Et la pauvret&#233; sp&#233;cifique des salari&#233;s augmente : 3,9 % en 1970, 4,6 % en 1984 et 5,4 % en 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Entre ch&#244;mage, sous-emploi, incertitude de l'activit&#233; et pr&#233;carit&#233; financi&#232;re des &#171; travailleurs pauvres &#187;, &lt;/em&gt; r&#233;sume Jacques Rigaudiat dans son ouvrage &lt;em&gt; Le Nouvel Ordre prol&#233;taire &lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;3 Le Nouvel Ordre prol&#233;taire, Le mod&#232;le social fran&#231;ais face &#224; l'ins&#233;curit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt; , c'est tr&#232;s vraisemblablement entre le quart et le tiers de la population, entre 15 et 20 millions de personnes &#8211; 7 millions de pauvres et 8 &#224; 12 millions de pr&#233;caires &#8211; qui ont, de fa&#231;on durable, des conditions de vie marqu&#233;es du sceau de l'extr&#234;me difficult&#233; &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Agathe MALET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_310 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH183/precarite-0189b.png?1788339059' width='300' height='183' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les CDD, par exemple, doivent &#234;tre motiv&#233;s par &#233;crit, ne pas remplacer un licenciement &#233;conomique dans les 6 mois et &#234;tre limit&#233;s &#224; deux contrats et 18 mois maximum. Des r&#232;gles qui n'emp&#234;chent pas dans nombre d'entreprises et pas des moindres, des abus massifs peu sanctionn&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En France, le seuil de pauvret&#233; est fix&#233; &#224; 50 % du revenu m&#233;dian (seuil de ressources partageant en deux la population : la moiti&#233; dispose de plus, l'autre de moins &#8211; soit 1314 &#8364; par mois). 3,6 millions de personnes (6,2 % de la population) r&#233;pondent &#224; ce crit&#232;re. Un crit&#232;re al&#233;atoire&#8230; l'Europe fixant ce seuil &#224; 60 % du revenu m&#233;dian. Ce qui ferait passer le nombre de pauvres en France &#224; 7,2 millions de personnes, pr&#232;s d'un Fran&#231;ais sur huit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;3 Le Nouvel Ordre prol&#233;taire, Le mod&#232;le social fran&#231;ais face &#224; l'ins&#233;curit&#233; &#233;conomique, Autrement, Paris, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Big Brother est de retour !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Big-Brother-est-de-retour</link>
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		<dc:date>2008-05-13T21:50:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Conditions de travail
</dc:subject>
		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>En 2007, une s&#233;rie de suicides au centre technique Renault-Guyancourt (78), dans une centrale EDF ou au sein du groupe Peugeot-Citro&#235;n a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur les conditions de travail. Les m&#233;dias ont soudain d&#233;couvert l'exploitation et le &#171; harc&#232;lement moral &#187;, quand ses cons&#233;quences ont aussi touch&#233; les cadres, techniciens, ing&#233;nieurs que l'on croyait au-dessus du lot commun. &lt;br /&gt;Tous pressur&#233;s ! &lt;br /&gt;Le suppl&#233;ment &#171; Enjeux &#187; du quotidien Les &#201;chos titrait en avril 2008 : &#171; Le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-1968-2008-40-ans-de-" rel="directory"&gt;DOSSIER : 1968-2008 : 40 ans de prol&#233;tarisation de la soci&#233;t&#233; et de luttes de classe
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Conditions-de-travail-+" rel="tag"&gt;Conditions de travail
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2007, une s&#233;rie de suicides au centre technique Renault-Guyancourt (78), dans une centrale EDF ou au sein du groupe Peugeot-Citro&#235;n a jet&#233; une lumi&#232;re crue sur les conditions de travail. Les m&#233;dias ont soudain d&#233;couvert l'exploitation et le &#171; harc&#232;lement moral &#187;, quand ses cons&#233;quences ont aussi touch&#233; les cadres, techniciens, ing&#233;nieurs que l'on croyait au-dessus du lot commun.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Tous pressur&#233;s !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le suppl&#233;ment &lt;em&gt; &#171; Enjeux &#187; &lt;/em&gt; du quotidien &lt;em&gt; Les &#201;chos &lt;/em&gt; titrait en avril 2008 : &lt;em&gt; &#171; Le manager rattrap&#233; par le taylorisme &#187;. &lt;/em&gt; Le magazine pointe &lt;em&gt; &#171; le r&#233;tr&#233;cissement de leurs marges de man&#339;uvre &#187; &lt;/em&gt;. Selon une enqu&#234;te du minist&#232;re du Travail, 17 % des cadres subissaient en 2005 un rythme de travail marqu&#233; par des normes ou d&#233;lais &#224; respecter inf&#233;rieurs ou &#233;gaux &#224; une heure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; entendre les gourous du nouveau management du d&#233;but des ann&#233;es 1980, il s'agissait de fonder la productivit&#233; des cadres sur &#171; l'imp&#233;ratif de motivation &#187;. L'implication, la cr&#233;ativit&#233; et le talent de chacun devant permettre &#224; l'entreprise de l'emporter sur ses concurrentes ! Toutes sortes de vieilles m&#233;thodes appliqu&#233;es aux ouvriers furent recycl&#233;es pour les cadres (&#224; commencer par le &#171; bonus individuel &#187;). De nouvelles furent invent&#233;es, avec pour principe que le salari&#233; doit int&#233;rioriser les contraintes de productivit&#233;, se fixer lui-m&#234;me des objectifs, s'&#233;valuer, rendre compte sans cesse, se sentir responsable de l'&#233;chec et de la faillite &#233;ventuelle de son groupe. Les salaires ont partout &#233;t&#233; individualis&#233;s, et en m&#234;me temps la pression du groupe sur chaque individu syst&#233;matiquement organis&#233;e (si on perd la prime, c'est &#224; cause de toi !). Un boulevard pour la g&#233;n&#233;ralisation du stress et du &#171; harc&#232;lement moral &#187;. Avec pour &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s : le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; des contrats, les restructurations comme mode d'existence de l'entreprise, l'externalisation de certaines activit&#233;s, la mise en cascade des sous-traitances pour accentuer la pression sur les co&#251;ts et les d&#233;lais de livraison et donc la mise au pied du mur de chaque travailleur, qualifi&#233; ou non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cadres n'ont pas &#233;chapp&#233; &#224; la pression accrue du capital, d'o&#249; le constat amer du magazine d&#233;j&#224; cit&#233;, qui les voit soumis &#224; &lt;em&gt; &#171; une injonction paradoxale, &#234;tre autonomes tout en se soumettant &#224; des proc&#233;dures extr&#234;mement d&#233;taill&#233;es dans la plupart des situations &#187; &lt;/em&gt;. Lesdits cadres passant de plus en plus de temps &#224; faire du &#171; reporting &#187; (rendre des comptes) archi d&#233;taill&#233; ou &#224; se sentir &#233;pi&#233;s par &lt;em&gt; &#171; la g&#233;n&#233;ralisation des progiciels de gestion int&#233;gr&#233;e &lt;/em&gt; (sic !) &lt;em&gt; permettant une remont&#233;e quasi instantan&#233;e des informations concernant la production &#224; la direction&#8230; &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces m&#233;thodes, invent&#233;es &#224; l'occasion de la g&#233;n&#233;ralisation de l'informatique ou emprunt&#233;es aux industries classiques (notamment chez Toyota d&#232;s la fin des ann&#233;es 1960), ont &#233;t&#233; peu &#224; peu appliqu&#233;es &#224; tous les &#233;chelons. Quelle que soit la paye, nul ou presque n'y &#233;chappe.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_312 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH237/corde-b2d0c.png?1787859384' width='300' height='237' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Vieux taylorisme + nouveau management&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles formes d'exploitation ne remplacent pas le bon vieux taylorisme, le travail &#224; la cha&#238;ne, le travail post&#233;, les gestes r&#233;p&#233;titifs, les charges lourdes, les cadences et l'absence d'autonomie dans le rythme et la conception du travail. Elles s'y ajoutent ! Malgr&#233; bien des id&#233;es re&#231;ues, ces fa&#231;ons de travailler surtout d&#233;velopp&#233;es en France &#224; partir des ann&#233;es 1950, ont continu&#233; de s'&#233;tendre. En 2005, selon le minist&#232;re du Travail, plus d'un ouvrier sur quatre voit son rythme de travail impos&#233; par le d&#233;placement automatique d'un produit ou d'une pi&#232;ce, ou par la cadence automatique d'une machine. Ce n'est pas une tenace survivance, c'est un record historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les contraintes habituellement associ&#233;es au travail des ouvriers d'usine sont plus pr&#233;sentes que jamais dans les services, et chez les employ&#233;s. Les cadences s'acc&#233;l&#232;rent, augmentent le stress, la charge mentale et les maladies musculo-squelettiques (25 000 cas en 2005 contre 650 en 1985). Les horaires flexibles se sont multipli&#233;s. Un quart des ouvriers et employ&#233;s ne connaissent leurs horaires qu'une semaine &#224; l'avance, et un sur dix la veille. Pour faire tourner les machines &#224; plein, sans m&#233;nagement pour la sant&#233;, le travail habituel de nuit a doubl&#233; en quinze ans et touche 7,5 % des salari&#233;s, le m&#234;me nombre y &#233;tant contraint occasionnellement. Depuis les ann&#233;es 1980, presque toutes les formes de p&#233;nibilit&#233; physique augmentent. 57 % des employ&#233;s de commerce et 64 % des ouvriers portent des charges lourdes, contre 29 % et 40 % en 1984. Une caissi&#232;re peut manipuler 3 tonnes en une journ&#233;e. La p&#233;nibilit&#233;, c'est aussi rester debout pendant des heures (comme trois quarts des ouvriers et la moiti&#233; des employ&#233;s), tenir des positions inconfortables, subir les secousses des machines (comme un tiers des ouvriers) ou &#234;tre assourdi par un bruit permanent. Sans compter qu'en 2003, encore un travailleur sur sept &#233;tait expos&#233; &#224; des produits canc&#233;rig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les temps modernes&#8230; ou archi modernes !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la condition de prol&#233;taire moderne, c'est le vieux taylorisme plus le harc&#232;lement manag&#233;rial sophistiqu&#233;, sur fond d'ins&#233;curit&#233; li&#233;e au ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs souffrent-ils davantage de l'exploitation, dans leur chair, et dans leurs nerfs, qu'il y a 30 ans ? Pos&#233;e ainsi, la question n'a gu&#232;re de sens. Mais la gestion des entreprises passe par l'isolement de chaque salari&#233;, et c'est cette solitude, cet individualisme consciencieusement entretenu par les directions, qui avivent la souffrance physique et psychologique au travail. Avec un seul antidote possible : l'organisation des salari&#233;s pour briser l'isolement et refuser les charges de travail qui leur sont impos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bernard RUDELLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Souriez, vous &#234;tes &#233;cout&#233;s !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &#171; taylorisation des services &#187; r&#232;gne dans les centres d'appel. Des compagnies a&#233;riennes aux grands services de l'&#233;nergie, en passant par les cabinets m&#233;dicaux, l'ANPE ou les banques et assurances, le recours massif aux plateformes t&#233;l&#233;phoniques est un moyen pour supprimer des emplois dans les activit&#233;s d'accueil et de contact avec les clients et usagers. En 8 ans, France Telecom a r&#233;duit ses services de renseignements, pass&#233;s de 4 500 salari&#233;s dans 110 sites &#224; 1 000 dans 40 sites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, Cegetel emploie plus de 400 salari&#233;s, plut&#244;t dipl&#244;m&#233;s, plut&#244;t des femmes, qui r&#233;pondent &#224; des r&#233;clamations, r&#233;parations, probl&#232;mes de factures. Les appels sont minut&#233;s, les phrases format&#233;es, les employ&#233;s mis sous &#233;coute. On ne peut pas se &#171; d&#233;loguer &#187;, c'est-&#224;-dire sortir de la cha&#238;ne, sans se justifier. La baisse de cadence implique p&#233;nalit&#233; ou suppression de primes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut en outre retenir le client par le bon ton de voix et le baratin qui l'accompagne&#8230; ingr&#233;dient indispensable d'une bonne &#171; productivit&#233; &#187;. Il faut vendre des produits et services annexes : carte de fid&#233;lit&#233;, cr&#233;dit usurier, etc. L'encadrement organise des r&#233;unions de &#171; coaching &#187; pour remonter les bretelles d'employ&#233;s pr&#233;tendus d&#233;motiv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouveaux salari&#233;s des services p&#226;tissent de ce dont souffrent les ouvriers d'industrie depuis des d&#233;cennies : flicage des petits chefs, pression au rendement, parcellisation des t&#226;ches, m&#233;canisation d&#233;shumanisante, petits salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne HANSEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_311 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L450xH263/numero-196c0.png?1787859384' width='450' height='263' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Services publics : quantit&#233; et qualit&#233; exig&#233;es !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rentabilisation maximum aussi dans les services publics. Depuis 20 ans, les dizaines de milliers de suppressions d'emplois &#8211; Sncf, h&#244;pitaux, Poste, voirie &#8211; y entra&#238;nent intensification et flexibilisation du travail. L'augmentation de la productivit&#233; est un v&#233;ritable enjeu : l'&#201;tat doit les rendre app&#233;tissants pour les capitaux priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; grand bond en avant &#187; de la productivit&#233; s'est produit avec le passage aux 35 heures : pas d'embauches pour compenser, temps de pause et de repas non compt&#233;s dans les horaires. Selon le minist&#232;re du Travail, deux tiers des salari&#233;s d&#233;clarent qu'apr&#232;s le passage aux 35 heures, les effectifs ont stagn&#233; ou baiss&#233;, la moiti&#233; ont des t&#226;ches en plus, et, cons&#233;quence, deux tiers estiment travailler &#224; la va-comme-j'te-pousse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sommet de l'hypocrisie est atteint avec la mise en place de &#171; primes qualit&#233; &#187; et de &#171; challenges &#187; impossibles &#224; tenir. &#192; la fatigue se joint le stress, parfois la d&#233;pression. Cette pression pour faire du chiffre est d'autant plus mal v&#233;cue qu'elle entra&#238;ne une d&#233;gradation de la vie quotidienne de tous, et en particulier des plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.H.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_313 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/19302007.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH823/19302007-97cf1.png?1787859384' width='400' height='823' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Tous cloisonn&#233;s, mais tous semblables !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Tous-cloisonnes-mais-tous-semblables</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sous traitance
</dc:subject>

		<description>&#171; Je ne suis pas de la bo&#238;te . &#187; Combien l'ont entendu, de travailleurs entrant dans une entreprise ? La politique men&#233;e par le patronat depuis 30 ans, d'&#233;clatement en sites &#224; taille r&#233;duite, de sous-traitance et prestation de services, de contrats pr&#233;caires, CDD, int&#233;rim... a pour effet insidieux que des travailleurs se sentent &#233;trangers les uns aux autres. &lt;br /&gt;Pendant longtemps en France : le primat des grandes entreprises &lt;br /&gt;&#192; ses d&#233;buts, le capitalisme a partiellement unifi&#233; et&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sous-traitance-+" rel="tag"&gt;Sous traitance
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt; Je ne suis pas de la bo&#238;te &lt;/em&gt;. &#187; Combien l'ont entendu, de travailleurs entrant dans une entreprise ? La politique men&#233;e par le patronat depuis 30 ans, d'&#233;clatement en sites &#224; taille r&#233;duite, de sous-traitance et prestation de services, de contrats pr&#233;caires, CDD, int&#233;rim... a pour effet insidieux que des travailleurs se sentent &#233;trangers les uns aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pendant longtemps en France : le primat des grandes entreprises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; ses d&#233;buts, le capitalisme a partiellement unifi&#233; et regroup&#233; la classe ouvri&#232;re : des ateliers aux manufactures, puis aux usines, jusqu'aux villes-usines de l'apr&#232;s deuxi&#232;me guerre mondiale telles Renault Billancourt ou Peugeot Sochaux, avec quelque 40 000 ouvriers chacune. En m&#234;me temps, la m&#233;canisation d&#233;qualifiait le travail, rendant les ouvriers interchangeables. Les premiers syndicats, organis&#233;s en m&#233;tiers (cordonniers, charpentiers&#8230;), ont d&#251; laisser la place aux syndicats d'industrie, organisant l'ensemble des travailleurs d'une branche et entreprise. En France, cette transformation s'est faite &#224; la fin du xixe si&#232;cle, sous l'impulsion de syndicalistes r&#233;volutionnaires, d'initiateurs des bourses du travail, puis de la CGT. C'est-&#224;-dire de l'avant-garde syndicale de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grandes usines ont &#233;t&#233; le terrain d'implantation privil&#233;gi&#233; des organisations ouvri&#232;res. En cas de gr&#232;ve, des milliers de travailleurs en lutte donnent du retentissement &#224; un conflit. Ce n'est pas pour rien si on disait dans les ann&#233;es 1950 : &#171; &lt;em&gt; Quand Billancourt &#233;ternue, c'est toute la France qui s'enrhume &lt;/em&gt; &#187;. M&#234;me pour les groupes trotskistes, la pr&#233;sence dans ces grandes entit&#233;s a &#233;t&#233; n&#233;cessaire et d&#233;cisive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des derni&#232;res d&#233;cennies, la tendance s'est invers&#233;e. En 1975, 1 salari&#233; sur 5 travaillait dans un &#233;tablissement de plus de 500 salari&#233;s (1 sur 3 pour l'industrie). Aujourd'hui, c'est seulement 1 sur 10 (1 sur 5 pour l'industrie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que la m&#234;me production se fait avec moins d'ouvriers, mais le patronat a aussi &#233;clat&#233; les usines, d&#233;velopp&#233; la sous-traitance et d&#233;localis&#233; une partie de la production. Par exemple, fin 2003 en &#206;le-de-France, les 50 900 salari&#233;s de l'automobile se r&#233;partissaient dans 376 &#233;tablissements. Renault Guyancourt et Peugeot Poissy, avec respectivement 12 000 et 9 200 salari&#233;s, sont parmi les plus grands. On est loin de Billancourt&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tertiaire a toujours &#233;t&#233; plus dispers&#233;, proximit&#233; avec le client oblige. R&#233;cemment, des grands centres sont apparus : centres d'appel, en plein boom, ou de vente par correspondance. Mais on reste loin des effectifs de l'industrie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un maillage &#224; tisser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle n'en soit pas la seule raison, la disparition progressive des grandes usines a contribu&#233; &#224; la baisse du nombre de syndiqu&#233;s. Les conf&#233;d&#233;rations ont peu de militants dans les nouveaux sites du tertiaire et le rayon d'action des militants qui en &#233;mergent, comme de ceux qui restent en usine, s'est r&#233;tr&#233;ci. L'impact des gr&#232;ves est g&#233;n&#233;ralement plus r&#233;duit quand l'entreprise est petite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut pourtant trouver les moyens de d&#233;passer ces carcans et d'unifier les luttes. Car les attaques qui se d&#233;clenchent concernent tous les salari&#233;s, ceux qui appartiennent formellement &#224; l'entreprise comme les int&#233;rimaires, les prestataires et les sous-traitants. Quand Airbus r&#233;duit ses co&#251;ts sur le dos du personnel, salari&#233;s d'Airbus et sous-traitants sont d&#233;log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne. Des sites importants existent toujours, voire ont surgi, avec d'&#233;normes concentrations ouvri&#232;res, comme l'a&#233;roport de Roissy qui compte 80 000 salari&#233;s ou la plate-forme de La D&#233;fense qui en compte 150 000, mais les salari&#233;s y d&#233;pendent d'une myriade d'entreprises. Et si les probl&#232;mes sont plus que jamais les m&#234;mes pour tous, la conscience n'en est pas forc&#233;ment au rendez-vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu'avant, les travailleurs ont besoin de nouer des contacts, avec les prestataires, avec les entreprises alentours et les autres sites de l'entreprise. Le d&#233;veloppement de r&#233;seaux de militants est une des t&#226;ches essentielles pour rompre l'isolement, pour que l'information sur les luttes circule, pour que les sous-traitants et les diff&#233;rents sites d'une entreprise se coordonnent, pour que les petites victoires soient des exemples suivis et encourageants. Il faut souvent passer &#224; c&#244;t&#233; des structures syndicales, qui sont insuffisantes et parfois des obstacles au d&#233;veloppement de tels r&#233;seaux, m&#234;me si les militants les plus combatifs sont aussi dans les syndicats. Les premi&#232;res internationales ouvri&#232;res ont exist&#233; &#224; une &#233;poque o&#249; la pr&#233;carit&#233; et l'&#233;clatement de la classe ouvri&#232;re &#233;taient la norme. Il n'y a donc rien d'impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_314 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L349xH324/division-5d6c4.png?1788339060' width='349' height='324' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'&#233;cole ne fait pas changer de classe... sociale
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-ecole-ne-fait-pas-changer-de-classe-sociale</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>Le niveau scolaire des milieux populaires a augment&#233; depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les fils d'ouvriers vont plus longtemps &#224; l'&#233;cole et sont g&#233;n&#233;ralement plus cultiv&#233;s que leurs parents. Mais le syst&#232;me &#233;ducatif reste un lieu de reproduction des classes sociales. &lt;br /&gt;En 1950, 5 % d'une classe d'&#226;ge atteignait le bac, aujourd'hui c'est pr&#232;s de 70 %. Il y a vingt ans, 15 % des jeunes quittaient le syst&#232;me scolaire au niveau &#171; bac + 2 &#187;, aujourd'hui 40 %. Pourtant &#224; 18 ans,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le niveau scolaire des milieux populaires a augment&#233; depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les fils d'ouvriers vont plus longtemps &#224; l'&#233;cole et sont g&#233;n&#233;ralement plus cultiv&#233;s que leurs parents. Mais le syst&#232;me &#233;ducatif reste un lieu de reproduction des classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1950, 5 % d'une classe d'&#226;ge atteignait le bac, aujourd'hui c'est pr&#232;s de 70 %. Il y a vingt ans, 15 % des jeunes quittaient le syst&#232;me scolaire au niveau &#171; bac + 2 &#187;, aujourd'hui 40 %. Pourtant &#224; 18 ans, 30 % des enfants d'ouvriers ont d&#233;j&#224; stopp&#233; leurs &#233;tudes, 5 % seulement d'enfants de cadres. Ces derniers r&#233;ussissent trois fois plus au bac que les premiers et huit fois plus au &#171; bac S &#187;, qui a la meilleure r&#233;putation. &#192; la moindre difficult&#233;, les enfants d'ouvriers sont orient&#233;s vers des fili&#232;res professionnelles, quand ceux des plus riches suivent des cours particuliers payants. R&#233;sultat : 45 % des enfants de cadres vont &#224; l'universit&#233; ou en classe pr&#233;paratoire pour seulement 9 % des enfants d'ouvriers. Les in&#233;galit&#233;s scolaires ont des origines sociales. Les milieux ais&#233;s ont plus de facilit&#233; pour accorder un soutien scolaire (parental ou priv&#233;), mais ont surtout un mode de vie favorisant l'acc&#232;s &#224; des activit&#233;s culturelles, sociales et des loisirs donnant aux jeunes un bagage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bagage ou pas, le ch&#244;mage frappe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, triste nouveaut&#233; de ces derni&#232;res ann&#233;es : tous les jeunes sont concern&#233;s par le ch&#244;mage, y compris ceux issus de l'enseignement sup&#233;rieur (6 % des bac +2). Beaucoup doivent accepter des emplois en dessous de leur qualification, en particulier dans la fonction publique, devenue un refuge face au ch&#244;mage : 64 % des recrut&#233;s du public ont un dipl&#244;me sup&#233;rieur au niveau demand&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, pour s&#233;lectionner 300 candidats parmi 4 000, la &lt;em&gt; Propret&#233; de Paris &lt;/em&gt; a instaur&#233; un concours. Certains s'&#233;tonnent du r&#233;sultat : 15 % des 6 900 &#233;boueurs sont des bacheliers, 60 % des CAP et BEP. Reste que par ces temps difficiles, ces concours permettent &#224; ce jour d'acqu&#233;rir une stabilit&#233; professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La discrimination sociale aussi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;tendu &#171; ascenseur social &#187; est bloqu&#233; aussi par les discriminations et pr&#233;jug&#233;s de la soci&#233;t&#233;. Malgr&#233; leurs dipl&#244;mes, des jeunes sont victimes du racisme, de la r&#233;putation de leur quartier d'origine et du sexisme. &#192; dipl&#244;mes &#233;gaux, les femmes trouvent un premier emploi &#224; temps partiel 2 &#224; 3 fois plus souvent que les hommes. Des enqu&#234;tes r&#233;p&#233;t&#233;es mettent en lumi&#232;re la discrimination ethnique, ou li&#233;e au lieu de r&#233;sidence jug&#233; &#171; &#224; mauvaise fr&#233;quentation &#187;. Dans les quartiers populaires baptis&#233;s &#171; Zones urbaines sensibles &#187; (ZUS), le ch&#244;mage est de 11 % pour les &#171; bac + 2 &#187; contre 6 % sur l'ensemble du pays. Avec un bac ou moins, le ch&#244;mage est 2 &#224; 3 fois plus &#233;lev&#233; dans ces zones que la moyenne nationale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apprendre oui, pour l'&#233;mancipation de sa classe !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un dipl&#244;me est toujours mieux pour &#171; s'en sortir &#187;, mais il est loin d'&#234;tre un s&#233;same. Au final, nombre de jeunes des milieux populaires qui pensaient avoir r&#233;ussi restent cantonn&#233;s aux emplois du bas de l'&#233;chelle. La d&#233;ception est d'autant plus grande qu'on leur a fait miroiter une meilleure condition sociale. L'&#233;cole n'a pas fait dispara&#238;tre les in&#233;galit&#233;s, elle les a juste d&#233;plac&#233;es. D'o&#249; le rejet de l'&#233;cole par certains jeunes des quartiers populaires. La lutte pour une &#233;ducation de qualit&#233; pour tous, adapt&#233;e aux difficult&#233;s des milieux populaires, est pourtant n&#233;cessaire. Pour les enfants des classes populaires, mieux vaut savoir lire, &#233;crire, compter, raisonner, d&#233;tenir la meilleure part de culture. Mais surtout pour comprendre les rouages de cette soci&#233;t&#233; d'exploitation et avoir des armes pour la combattre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hersh RAY&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_316 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH431/fils_domest-2-ca020.png?1787962117' width='400' height='431' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des chiffres et des luttes
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Des-chiffres-et-des-luttes</link>
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		<dc:date>2008-05-13T21:49:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Ces 20 &#224; 30 derni&#232;res ann&#233;es, la classe ouvri&#232;re n'a pas trouv&#233; la force de stopper l'offensive de la bourgeoisie contre l'emploi et les salaires. La situation sociale, comme le reflet qu'en donnent les statistiques du minist&#232;re du Travail, n'indiquent pourtant aucun &#233;lectroenc&#233;phalogramme plat. &lt;br /&gt;Les syndicats ont du mal &#224; recruter. Dans les ann&#233;es 1980, leurs effectifs ont d&#233;gringol&#233; de 20 % des salari&#233;s aux 7 &#224; 8 % d'aujourd'hui. La France est class&#233;e au dernier rang de l'Europe &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ces 20 &#224; 30 derni&#232;res ann&#233;es, la classe ouvri&#232;re n'a pas trouv&#233; la force de stopper l'offensive de la bourgeoisie contre l'emploi et les salaires. La situation sociale, comme le reflet qu'en donnent les statistiques du minist&#232;re du Travail, n'indiquent pourtant aucun &#233;lectroenc&#233;phalogramme plat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats ont du mal &#224; recruter. Dans les ann&#233;es 1980, leurs effectifs ont d&#233;gringol&#233; de 20 % des salari&#233;s aux 7 &#224; 8 % d'aujourd'hui. La France est class&#233;e au dernier rang de l'Europe &#224; 25 pour son taux de syndicalisation&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Le Paradoxe du syndicalisme fran&#231;ais &#187;, Dares, Premi&#232;res Synth&#232;ses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Pourtant, si les &#233;quipes militantes ont fondu, plus de la moiti&#233; des salari&#233;s disent avoir un syndicat dans leur entreprise et la France est 10&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; pays europ&#233;en pour cette &#233;tendue. D'apr&#232;s la Dares (la direction statistique du minist&#232;re du Travail), en 2006, les syndicats sont intervenus dans le d&#233;clenchement de 74 % des conflits collectifs (43 % impliquant la CGT, loin devant les autres syndicats), qu'ils les aient souhait&#233;s ou simplement appuy&#233;s. En France, l'adh&#233;sion &#224; un syndicat, en particulier dans le secteur priv&#233;, reste un signe d'attachement &#224; quelques perspectives de lutte&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon la Dares, 48 % des salari&#233;s syndiqu&#233;s d&#233;clarent participer aux arr&#234;ts (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Et les syndicats gardent des capacit&#233;s d'action&#8230; m&#234;me si celles-ci consistent finalement moins &#224; encourager aux combats n&#233;cessaires qu'&#224; signer des accords dommageables pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des causeries de salon en courbe ascendante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Gouvernements et patronat n'ont pas m&#233;nag&#233; leurs efforts pour circonvenir les appareils syndicaux en esp&#233;rant limiter et d&#233;sarmer les luttes. En 1982, la loi Auroux instaure les accords d'entreprise d&#233;rogatoires aux accords de branche sur les salaires, permettant aux patrons d'obtenir un rapport de force plus favorable contre les travailleurs isol&#233;s dans leur entreprise. Entre 1983 et 1990, le nombre d'accords d'entreprise passe de 1 955 &#224; 6 496 par an. Puis, sous l'effet des 35 heures, il monte &#224; plus de 19 000 dans l'ann&#233;e 2003, avec des pointes &#224; 35 000 et 30 000 en 2000 et 2001.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les directions syndicales se sont empress&#233;es de jouer au &#171; dialogue social &#187;. Sarkozy leur en fournit en veux-tu, en voil&#224; ! Au point que certaines se plaignent du rythme soutenu des sollicitations les impliquant dans les reculs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'emp&#234;che pas les employeurs de jouer davantage du b&#226;ton. Ils ont eu recours aux sanctions contre la contestation sociale dans 72 % des sites entre 2002 et 2004, pour 66 % entre 1996 et 1998.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des gr&#232;ves en courbe descendante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; luttes, les chiffres de l'Inspection du Travail sur les gr&#232;ves du secteur priv&#233; montrent qu'elles ont d&#233;clin&#233; depuis la fin des ann&#233;es 1970 (bien qu'une large part ne lui soit pas signal&#233;e et &#233;chappe au recensement). Dans ce secteur, le nombre annuel de jours de gr&#232;ve recens&#233;s a &#233;t&#233; divis&#233; par cinq depuis la fin des ann&#233;es 1970. La crainte du ch&#244;mage et la multiplication des statuts pr&#233;caires p&#232;sent beaucoup, mais aussi l'absence de perspective et la d&#233;ception des gouvernements de gauche auxquels se sont associ&#233;s les syndicats. N&#233;anmoins, les salaires restent le motif de &#171; retours de flammes &#187; gr&#233;vistes cycliques : 1986-1989, printemps 1995... et plus r&#233;cemment depuis 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la fonction publique, les gr&#232;ves n'ont pas diminu&#233; autant. Des conflits d'ampleur &#233;clatent m&#234;me r&#233;guli&#232;rement : cheminots en 1986 et 2007, infirmi&#232;res en 1988, imp&#244;ts en 1989 et 2000, profs en 1999 et 2003 et cheminots, profs, postiers et d'autres ensemble en 1995. Le service public est concern&#233; par plus de 60 % des gr&#232;ves, alors qu'il ne repr&#233;sente que 20 % des salari&#233;s. Pas tant qu'il soit plus attaqu&#233;, mais il reste &#224; ce jour plus prot&#233;g&#233; et en situation de r&#233;agir sans craindre autant pour son emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Col&#232;re et contestation bien visibles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte de faible mobilisation, des coups de col&#232;res &#233;clatent, m&#234;me dans le priv&#233;. On a r&#233;guli&#232;rement vu la situation sociale se tendre ces derni&#232;res ann&#233;es, obligeant les syndicats &#224; l&#226;cher de la vapeur &#224; coups de journ&#233;es d'action. &#192; la rentr&#233;e 2005, la gr&#232;ve de la SNCM, suivie par celle de la RTM, a peu pes&#233; dans les statistiques. Pourtant, elle avait cr&#233;&#233; une certaine ambiance. En 2006, avec le mouvement contre le CPE, 3 millions de travailleurs et &#233;tudiants ont manifest&#233; pour faire reculer le gouvernement, sans que cela compte dans les chiffres de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comparant les p&#233;riodes 1996-1998 et 2002-2004, la Dares a remarqu&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La n&#233;gociation collective 2006 , partie n&#176;3, dossier n&#176;4 : &#171; Les conflits (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; que les petits conflits sont plus nombreux : p&#233;titions, d&#233;brayages, refus d'heures suppl&#233;mentaires, manifestations. Principalement sur les salaires et le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;em&gt; Le Paradoxe du syndicalisme fran&#231;ais &lt;/em&gt; &#187;, Dares, Premi&#232;res Synth&#232;ses n&#176;16.1, avril 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Selon la Dares, 48 % des salari&#233;s syndiqu&#233;s d&#233;clarent participer aux arr&#234;ts de travail et 48 % aux autres formes de lutte, contre respectivement 12 et 14 % des non syndiqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; La n&#233;gociation collective 2006 &lt;/em&gt;, partie n&#176;3, dossier n&#176;4 : &#171; Les conflits collectifs du travail dans les entreprises au cours de la derni&#232;re d&#233;cennie &#187;, 26 juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> 1955-1968 : Poids des appareils syndicaux et combativit&#233; ouvri&#232;re&#8230; ne pas confondre
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Histoire
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>La p&#233;riode qui va de 1955 &#224; 1968 illustre, &#224; sa fa&#231;on, dans quelle mesure ch&#244;mage (ou plein emploi), pr&#233;carit&#233; (ou renforcement des r&#232;gles concernant les licenciements), influence et importance des organisations politiques et syndicales des salari&#233;s sont loin d'avoir un lien direct entre eux, et avec la combativit&#233; ouvri&#232;re. &lt;br /&gt;Cette p&#233;riode s'est caract&#233;ris&#233;e par l'absence de ch&#244;mage et une certaine am&#233;lioration du pouvoir d'achat des travailleurs. En France, les guerres coloniales&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La p&#233;riode qui va de 1955 &#224; 1968 illustre, &#224; sa fa&#231;on, dans quelle mesure ch&#244;mage (ou plein emploi), pr&#233;carit&#233; (ou renforcement des r&#232;gles concernant les licenciements), influence et importance des organisations politiques et syndicales des salari&#233;s sont loin d'avoir un lien direct entre eux, et avec la combativit&#233; ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode s'est caract&#233;ris&#233;e par l'absence de ch&#244;mage et une certaine am&#233;lioration du pouvoir d'achat des travailleurs. En France, les guerres coloniales furent pour beaucoup dans ce plein emploi. Au moment de &#171; Mai 68 &#187;, le ch&#244;mage avait fait sa r&#233;apparition mais n'atteignait pas encore le nombre de 400 000. Les caisses de l'assurance ch&#244;mage mises en place par De Gaulle apr&#232;s sa venue au pouvoir en 1958 &#8211; fournissant aux bureaucraties syndicales des postes de gestionnaires &#8211;, &#233;taient largement pleines avec un taux de cotisation quasi indolore pour les salari&#233;s. Et ce plein emploi permettait bien souvent aux travailleurs, en changeant de patron, d'am&#233;liorer leur salaire plus efficacement que par l'action des organisations syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement ouvrier organis&#233; &#233;tait domin&#233; par le Parti communiste fran&#231;ais. Celui-ci revendiquait plusieurs centaines de milliers de militants et adh&#233;rents. Il &#233;tait &#224; la direction de la CGT, dont les effectifs d&#233;passaient largement le million de syndiqu&#233;s, et omnipr&#233;sent &#224; tous les niveaux de la conf&#233;d&#233;ration. Sa capacit&#233; militante couvrait la plupart des grandes entreprises du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les accords d'entreprise &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1955-1968 ne fut pas pour autant une p&#233;riode de grandes luttes. Au contraire. Elle fut caract&#233;ris&#233;e par la pratique dite des &#171; accords d'entreprises &#187;, qui fixaient les conditions de salaires et de travail pour l'une ou l'autre d'entre elles. &#192; l'oppos&#233; des &#171; conventions collectives &#187; de l'apr&#232;s &#171; Juin 36 &#187;, r&#233;glementant celles-ci pour tous les salari&#233;s d'une branche d'industrie. Cette politique fut inaugur&#233;e chez Renault apr&#232;s les grandes gr&#232;ves dans la construction navale de Nantes et Saint-Nazaire en 1955. Elle divisait les travailleurs en n'accordant des &#171; avantages &#187; que pour une minorit&#233; et favorisait le fractionnement des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les clauses de ces accords, tout en conc&#233;dant quelques miettes aux travailleurs, engageaient les syndicats signataires &#224; garantir une certaine paix sociale. C'est dans ce cadre que les organisations ouvri&#232;res dominantes, inscrivirent les &#171; luttes &#187; de cette p&#233;riode. Les gr&#232;ves appel&#233;es par les syndicats n'&#233;taient que des d&#233;brayages limit&#233;s et r&#233;p&#233;t&#233;s, d'une heure, d'une demi-heure, d'un quart d'heure. Parfois par centaines et s'&#233;talant sur des semaines, voire des mois, comme chez Chausson (hiver 1959-60) ou &#224; la Thomson (printemps 1959, puis printemps 1961), ne contraignant les patrons qu'&#224; des concessions insignifiantes au regard des revendications des travailleurs. Il n'y avait en dehors de cette agitation que des &#171; journ&#233;es d'action &#187; de temps en temps, voire avec manifestation, souvent par branche ou exceptionnellement nationale (mais pratiquement au rythme annuel pour ces derni&#232;res et bien entendu sans lendemain). Pas de quoi faire peur aux poss&#233;dants. Est-ce que les travailleurs auraient &#233;t&#233; pr&#234;ts &#224; se battre &#224; un autre niveau ? Toujours est-il que les directions syndicales n'ont surtout pas voulu le v&#233;rifier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dure situation, face &#224; un &#171; pouvoir fort &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 1958, les dirigeants du PCF et de la CGT justifiaient cette tactique par le fait que la classe ouvri&#232;re &#233;tait en pr&#233;sence d'un &#171; pouvoir fort &#187;, celui de De Gaulle. Ni la gr&#232;ve illimit&#233;e ni la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale n'&#233;tant selon eux alors possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re exception &#224; cette tactique de d&#233;brayages limit&#233;s dite, selon ses promoteurs, &#171; gr&#232;ves &#224; l'&#233;conomie &#187; (lesquelles finissaient cependant par co&#251;ter assez cher &#224; ceux qui les suivaient) fut le mouvement des mineurs de mars 1963. En dehors du probl&#232;me des salaires pos&#233; par les syndicats de ce secteur, le gouvernement pr&#233;parait la liquidation des mines. Les centaines de milliers de mineurs qui crevaient &#224; la t&#226;che et dont la retraite fix&#233;e &#224; 50 ans ne b&#233;n&#233;ficiait qu'&#224; une partie d'entre eux et gu&#232;re longtemps, la plupart &#233;tant atteints de silicose, allaient se voir renvoy&#233;s aux conditions des autres travailleurs (retraite &#224; 65 ans &#224; l'&#233;poque), perdant en grande partie les &#171; avantages &#187; li&#233;s &#224; leur terrible labeur. C'est l'appel &#224; la gr&#232;ve de FO et de la CFTC, minoritaires dans les mines comme dans l'ensemble du pays, qui &#224; l'&#233;poque for&#231;a la main &#224; la CGT et fut ainsi &#224; l'origine de la gr&#232;ve illimit&#233;e. Elle dura plus d'un mois (38 jours), bravant un ordre de r&#233;quisition de De Gaulle. Malgr&#233; l'&#233;cho de cette gr&#232;ve et un m&#233;contentement g&#233;n&#233;ral dans la classe ouvri&#232;re, les syndicats se gard&#232;rent d'appeler les autres secteurs &#224; se joindre aux mineurs. La gr&#232;ve se termina avec une augmentation de 11 %, sans emp&#234;cher &#224; terme la liquidation des mines.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;mices de 1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y eut &#233;galement, de 1966 au d&#233;but 1968, plusieurs mouvements spectaculaires, avec d&#233;brayages et manifestations de rue, voire heurts avec la police. Notamment &#224; Rhodiaceta o&#249; l'annonce de ch&#244;mage partiel avait suscit&#233; la col&#232;re, o&#249; apr&#232;s une s&#233;rie de d&#233;brayages limit&#233;s, d&#233;marra &#224; l'usine de Besan&#231;on une gr&#232;ve avec occupation qui dura 5 semaines (f&#233;vrier-mars 1967), entra&#238;nant &#224; son tour l'usine de Lyon. Elle fut suivie d'autres conflits, notamment dans la m&#233;tallurgie, aux Chantiers navals de Saint-Nazaire et &#224; Sud-aviation Nantes, &#224; l'usine Berliet de Lyon, chez les mineurs de fer de Lorraine. Cette ann&#233;e 1967, on commen&#231;ait &#224; voir une remont&#233;e des gr&#232;ves, que les statistiques &#233;valuent &#224; 4,2 millions de jours d'arr&#234;ts de travail alors qu'&#224; l'exception de l'ann&#233;e 1963, ce chiffre tournait entre 1 et 2,5 millions par an sur la douzaine d'ann&#233;es consid&#233;r&#233;e. Une combativit&#233; que les directions syndicales s'ing&#233;niaient &#224; d&#233;tourner et user par des actions limit&#233;es et r&#233;p&#233;t&#233;es et quelques journ&#233;es nationales d'action, tr&#232;s largement suivies, mais sans perspective. En octobre 1967 ce sont les ouvriers de Mulhouse et du Mans qui affrontaient les CRS dans la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte des &#233;tudiants de Mai 68 allait donner au m&#233;contentement ouvrier l'occasion d'exploser, bousculant tous les verrous syndicaux. On entrait dans une nouvelle p&#233;riode de la lutte gr&#233;viste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis Guilbert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_317 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH458/travailleurdirections-7d34a.png?1788339060' width='300' height='458' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title> 1968 : la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale tue l'ennui !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/1968-la-greve-generale-tue-l-ennui</link>
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		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>Mai 1968
</dc:subject>
		<dc:subject>Mouvement ouvrier
</dc:subject>

		<description>&#171; C'est d&#233;gueulasse, on est noir, on est des vrais charbonniers quand on sort de l&#224; ! &#187; proteste une ouvri&#232;re devant la porte de l'usine Wonder de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 10 juin 1968, alors que syndicalistes et patrons engagent les ouvriers &#224; reprendre le travail. &#171; Non, j'y foutrai plus les pieds dans cette taule !... On a rien&#8230; &#187; , continue-t-elle. Mais &#171; il [le patron] a recul&#233;&#8230; &#187; , r&#233;plique un syndicaliste. &#171; Eh oui il a recul&#233;, tiens ! &#187; , r&#233;plique-t-elle. &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Mai-1968-+" rel="tag"&gt;Mai 1968
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Mouvement-ouvrier-+" rel="tag"&gt;Mouvement ouvrier
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; C'est d&#233;gueulasse, on est noir, on est des vrais charbonniers quand on sort de l&#224; ! &#187; &lt;/em&gt; proteste une ouvri&#232;re devant la porte de l'usine Wonder de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 10 juin 1968, alors que syndicalistes et patrons engagent les ouvriers &#224; reprendre le travail&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La sc&#232;ne a &#233;t&#233; film&#233;e par un &#233;tudiant &#171; gauchiste &#187; de l'&#233;cole de Cin&#233;ma de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &lt;em&gt; &#171; Non, j'y foutrai plus les pieds dans cette taule !... On a rien&#8230; &#187; &lt;/em&gt;, continue-t-elle. Mais &lt;em&gt; &#171; il &lt;/em&gt; [le patron] &lt;em&gt; a recul&#233;&#8230; &#187; &lt;/em&gt;, r&#233;plique un syndicaliste. &lt;em&gt; &#171; Eh oui il a recul&#233;, tiens ! &#187; &lt;/em&gt;, r&#233;plique-t-elle. &lt;em&gt; &#171; C'est pas fini, c'est une &#233;tape... Faut pas avoir tout d'un seul coup&#8230; &#187; &lt;/em&gt;, rajoute l'homme &#224; la cravate (fils de Raymond Guyot dirigeant du PCF) qui parle au nom du parti. &lt;em&gt; &#171; C'est qu'il y a une section syndicale forte qui veille&#8230; 200 syndiqu&#233;s maintenant... Et c'est l&#224; la victoire &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le savon est arriv&#233;, au lendemain de mai 68, chez Wonder. Les syndicats aussi, qui n'ont pourtant pas emp&#234;ch&#233; la fermeture de l'usine, en 1985, par Bernard Tapie qui avant de prendre des responsabilit&#233;s dans un gouvernement de gauche, s'&#233;tait fait sp&#233;cialit&#233; et fortune du rachat d'entreprises, pour liquidation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale &#224; la farce du &#171; d&#233;bouch&#233; politique &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; La France s'ennuie [&#8230;] La jeunesse s'ennuie [&#8230;] Les &#233;tudiants fran&#231;ais se pr&#233;occupent de savoir si les filles de Nanterre et d'Antony pourront acc&#233;der librement aux chambres des gar&#231;ons [&#8230;] Quant aux jeunes ouvriers, ils cherchent du travail et n'en trouvent pas&#8230; &#187;, &lt;/em&gt; &#233;crivait le directeur du journal &lt;em&gt; Le Monde &lt;/em&gt;, le 18 mars 1968.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de 2 mois plus tard, &#224; la suite de la jeunesse &#233;tudiante, la classe ouvri&#232;re montrait les dents : des millions de gr&#233;vistes paralysaient le pays. Les syndicats, en premier lieu la puissante CGT, avaient en vain tent&#233; d'enrayer l'incendie. CGT et Parti communiste, dominants alors dans la classe ouvri&#232;re, n'avaient g&#233;n&#233;ralis&#233; la gr&#232;ve, pied sur le frein, que par crainte d'&#234;tre &#233;vinc&#233;s de sa direction comme leur courant l'avait &#233;t&#233; chez les &#233;tudiants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrons et banquiers &#233;taient inquiets et le r&#233;gime gaulliste &#233;branl&#233;. De Gaulle un jour tonnait contre la &lt;em&gt; &#171; chienlit &#187; &lt;/em&gt; qui envahissait les rues, un autre annon&#231;ait un r&#233;f&#233;rendum qu'il retirait, ou courait voir le g&#233;n&#233;ral Massu pour explorer un recours &#233;ventuel &#224; l'arm&#233;e. Il n'eut finalement besoin que de la gauche et des leaders syndicaux, qui vendirent la gr&#232;ve contre le plat de lentilles qu'on leur offrait : la dissolution du parlement et de nouvelles &#233;lections. Le plat leur est pass&#233; sous le nez, avec un nouveau parlement plus &#224; droite que le pr&#233;c&#233;dent, une fois l&#226;ch&#233;e la principale arme de la classe ouvri&#232;re : la gr&#232;ve. Mais pas question pour les politiciens de gauche en 1968, &#224; la diff&#233;rence du g&#233;n&#233;ral de droite en 1958, de devoir leur pouvoir &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, ce n'est pas la combativit&#233; ouvri&#232;re qui fit d&#233;faut en 1968. Dans ces usines, ces bureaux, ces grands magasins, qui se mettaient en gr&#232;ve sans que personne ne le leur demande, il a manqu&#233; des militants et un parti d&#233;fendant les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re, qui l'aident &#224; s'organiser, &#224; cr&#233;er sa propre direction contestant celle autoproclam&#233;e des appareils syndicaux r&#233;formistes, qui lui donnent des perspectives, y compris de pouvoir au niveau national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, Georges S&#233;guy, se fit siffler par les gr&#233;vistes de Renault-Billancourt en annon&#231;ant le r&#233;sultat des accords de Grenelle avec le patronat. Mais faute de direction concurrente, il suffit aux leaders syndicaux d'attendre encore 8 ou 10 jours pour faire reprendre le travail. Usine par usine, secteur par secteur. Quitte &#224; raconter dans telle usine, ou d&#233;p&#244;t RATP ou SNCF, pour convaincre peu &#224; peu que la reprise &#233;tait in&#233;vitable, que le travail avait repris dans tel autre. M&#234;me si c'&#233;tait faux. Car les travailleurs n'avaient ni direction propre, ni m&#234;me simple coordination directe entre eux qui leur permettent de juger par eux-m&#234;mes. Les appareils syndicaux, et surtout la CGT forte de nombreux membres et cadres du PCF, avaient r&#233;ussi &#224; contr&#244;ler ce mouvement qu'ils n'avaient pas voulu, &#224; pousser les travailleurs &#224; faire la gr&#232;ve chez eux, pendant qu'entre &lt;em&gt; &#171; militants responsables &#187; &lt;/em&gt; on occupait l'usine, pour &lt;em&gt; &#171; prot&#233;ger l'outil de travail &#187; &lt;/em&gt;&#8230; et en fermer l'acc&#232;s aux trublions &lt;em&gt; &#171; gauchistes &#187; &lt;/em&gt; qui venaient &#224; la rencontre du monde du travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apr&#232;s 68, le climat reste chaud&#8230; et des militants ouvriers trotskistes se font conna&#238;tre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mai 68 n'a pas chang&#233; fondamentalement l'&#233;tat d'esprit de la classe ouvri&#232;re. Et les syndicats ont fort peu pay&#233; leur trahison. Ils se sont m&#234;me renforc&#233;s, notamment dans de nombreuses entreprises petites ou moyennes o&#249; ils n'existaient que peu ou pas avant la gr&#232;ve. D'autant que la bourgeoisie leur a fait le cadeau suppl&#233;mentaire de reconna&#238;tre la &#171; section syndicale &#187; d'entreprise et d'accorder de nouveaux avantages &#224; leurs repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Changement de paysage syndical pourtant, la CFDT&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La CFDT, nouvelle venue mais issue de la &#171; d&#233;confessionnalisation &#187;, 4 ans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
prenant &#224; la CGT une partie de son influence et de ses voix aux &#233;lections professionnelles les ann&#233;es suivantes. Et changement de climat, &lt;em&gt; &#171; l'esprit de 68 &#187; &lt;/em&gt; continuant &#224; marquer les conflits des ann&#233;es 1970. Avec pour fait notoire l'apparition de l'extr&#234;me gauche sur la sc&#232;ne, et quelques premiers r&#244;les dans des gr&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En envoyant ses &#233;tudiants &#224; l'usine, le courant mao&#239;ste alors puissant n'y a fait qu'un passage bref, m&#234;me s'il fut parfois marquant. Les trotskistes, en particulier de la Ligue communiste r&#233;volutionnaire et de Lutte ouvri&#232;re, ont &#224; partir de ces ann&#233;es-l&#224; renforc&#233; leur pr&#233;sence et leur r&#244;le dans la classe ouvri&#232;re. Eux, pour durer, tenter de vraiment s'implanter. Certes avec des politiques diff&#233;rentes qui souvent se sont oppos&#233;es. R&#244;le jou&#233; dans les divers mouvements de la jeunesse scolaris&#233;e du d&#233;but des ann&#233;es 70. R&#244;le de militants d'entreprise de Lutte ouvri&#232;re dans les gr&#232;ves d'OS qui ont marqu&#233; cette p&#233;riode, puis efforts soutenus de ces m&#234;mes militants de Lutte ouvri&#232;re pour que les gr&#232;ves engag&#233;es soient dirig&#233;es par les gr&#233;vistes eux-m&#234;mes. Des comit&#233;s de gr&#232;ve contestant la supr&#233;matie des bureaucraties syndicales, surgirent ainsi, entre autres, &#224; la Polym&#233;canique &#224; Pantin en 1971, &#224; Ericsson &#224; Colombes en 1972, &#224; Chausson-Gennevilliers en 1975, &#224; Id&#233;al-Standard &#224; Aulnay en 1975, et &#233;videmment au Cr&#233;dit Lyonnais en 1974, o&#249; la gr&#232;ve dirig&#233;e par Arlette Laguiller et ses camarades d&#233;boucha sur une gr&#232;ve des banques. D'autres gr&#232;ves marquantes furent anim&#233;es par des militants ouvriers combatifs, r&#233;formistes sur le plan politique, mais m&#233;fiants &#224; l'&#233;gard des directions syndicales nationales, soucieux de faire participer activement les gr&#233;vistes &#224; l'organisation de leur mouvement. La plus marquante : la gr&#232;ve chez Lip &#224; Besan&#231;on, en 1973, o&#249; les ouvriers menac&#233;s par la fermeture de leur usine ont pendant des mois tenu le coup en r&#233;quisitionnant les stocks, en red&#233;marrant la production, pour vendre eux-m&#234;mes leurs montres afin de payer leurs salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notable donc sur le plan social : la combativit&#233; ouvri&#232;re manifest&#233;e en 1968 ne s'est pas &#233;teinte durant les ann&#233;es 1970. Notable sur le plan politique : l'extr&#234;me gauche trotskiste s'est impos&#233;e dans le paysage, certes faible et divis&#233;e, mais affirmant ses ambitions de battre en br&#232;che le monopole des bureaucraties stalinienne ou social-d&#233;mocrate, y compris dans les entreprises que ces derni&#232;res pr&#233;tendaient &#234;tre leur fief. En 1974, Arlette Laguiller crevait l'&#233;cran en tant que travailleuse trotskyste lors de la campagne pr&#233;sidentielle, d'autant qu'elle venait de diriger la plus grande gr&#232;ve d'employ&#233;s de la d&#233;cennie. En 1978, la LCR qui restait tr&#232;s estudiantine, annon&#231;ait sa volont&#233; de faire un &#171; tournant ouvrier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gauche sert ses plats r&#233;chauff&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e &#224; la situation, la CGT ne resta pas les deux pieds dans le m&#234;me sabot. S'il lui fallait se montrer responsable vis-&#224;-vis de la bourgeoisie, elle avait une libert&#233; de man&#339;uvre dans des conflits localis&#233;s qui ne risquaient pas de faire t&#226;che d'huile. Elle prit par exemple l'initiative d'une gr&#232;ve illimit&#233;e avec occupation &#224; l'usine Rateau de La Courneuve en 1974, ann&#233;e o&#249; la direction CGT condamnait &lt;em&gt; &#171; l'aventu&#173;ris&#173;me &#187; &lt;/em&gt; des dirigeants c&#233;d&#233;tistes de la gr&#232;ve de Lip ! D'autant que, l'union de la gauche retrouv&#233;e, avec tous ses retournements de boulevard, les perspectives &#233;lectorales poussaient CGT et PCF &#224; se montrer contestataires face &#224; Pompidou puis Giscard ; face &#224; la concurrence du PS aussi. Quelques journ&#233;es nationales d'action ponctu&#232;rent le calendrier syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;cennie s'est cl&#244;tur&#233;e par les luttes des sid&#233;rurgistes du Nord et de Lorraine contre les licenciements massifs programm&#233;s dans ce secteur, o&#249; les travailleurs ont fait gr&#232;ve, affront&#233; la police, et une bonne partie de la population des villes concern&#233;es dans la rue avec eux. Des luttes d&#233;fensives mais tenaces, qui auraient pu &#234;tre le point de d&#233;part d'une offensive de la classe ouvri&#232;re, frapp&#233;e non seulement par les licenciements mais par la hausse vertigineuse des prix, et par les mesures d'aust&#233;rit&#233; prises par le gouvernement de Raymond Barre. Mais la gauche r&#233;ussissait &#224; se requinquer avec son fallacieux &#171; d&#233;bouch&#233; politique &#187;, sa fallacieuse &#171; union &#187; sur un programme de gouvernement adopt&#233; en 1972, pour une victoire &#233;lectorale offerte comme seul horizon : ce ne fut pas gagn&#233; en 1973-1974, pas non plus en 1978, mais ce le fut en 1981 ! Pour qu'enfin au gouvernement, le PS avec Mitterrand, le PC avec ses strapontins, ass&#232;nent &#224; leur tour les coups contre la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_318 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH204/divan68-3569a.png?1788150016' width='350' height='204' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La sc&#232;ne a &#233;t&#233; film&#233;e par un &#233;tudiant &#171; gauchiste &#187; de l'&#233;cole de Cin&#233;ma de Paris (HIDEC), petit court-m&#233;trage (9 minutes) repris 30 ans plus tard dans le film &lt;em&gt; La Reprise &lt;/em&gt; d'Herv&#233; le Roux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La CFDT, nouvelle venue mais issue de la &#171; d&#233;confessionnalisation &#187;, 4 ans plus t&#244;t, de l'ancien syndicat chr&#233;tien CFTC, avait pu sans risque se montrer un peu plus radicale que la CGT ma&#238;tresse du jeu, et su, pour grandir, accueillir dans ses rangs des militants r&#233;volutionnaires ou simplement plus combatifs auxquels la direction de la CGT faisait la chasse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Depuis 1981 : &#224; l'ordre du jour, la riposte collective
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		<dc:date>2008-05-13T21:49:50Z</dc:date>
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Histoire
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		<description>La victoire de la gauche en 1981 n'a pas prot&#233;g&#233; les travailleurs de la poursuite des licenciements, de l'accroissement du ch&#244;mage, mais a lanc&#233; contre eux en 1982 le blocage des salaires ! Avec le PC au gouvernement, la gauche s'assurait de la complicit&#233; de toutes les directions syndicales, CGT incluse, pour faire passer les mesures anti-ouvri&#232;res. &lt;br /&gt;Les r&#233;actions au blocage des salaires furent nombreuses, au premier rang desquelles des gr&#232;ves en 1983, d'ouvriers essentiellement&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La victoire de la gauche en 1981 n'a pas prot&#233;g&#233; les travailleurs de la poursuite des licenciements, de l'accroissement du ch&#244;mage, mais a lanc&#233; contre eux en 1982 le blocage des salaires ! Avec le PC au gouvernement, la gauche s'assurait de la complicit&#233; de toutes les directions syndicales, CGT incluse, pour faire passer les mesures anti-ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;actions au blocage des salaires furent nombreuses, au premier rang desquelles des gr&#232;ves en 1983, d'ouvriers essentiellement d'origine immigr&#233;e, dans l'automobile (Citro&#235;n, Renault, Chausson), g&#234;nant les directions conf&#233;d&#233;rales de la CGT et de la CFDT qui ne voulaient d'aucun conflit d'envergure heurtant de front la politique d'aust&#233;rit&#233; du gouvernement. Et Pierre Mauroy Premier ministre, ayant la bassesse de d&#233;noncer ces gr&#232;ves comme manipul&#233;es par des ayatollahs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les licenciements dans la m&#233;tallurgie de l'hiver 1984 provoqu&#232;rent le premier craquement, avec la col&#232;re des sid&#233;rurgistes de Fos et de Lorraine, vite contenues par les syndicats, organisant une manifestation sans lendemain &#224; Paris pour demander &lt;em&gt; &#171; une v&#233;ritable politique industrielle &#187; &lt;/em&gt;. Le PC exprima pour la premi&#232;re fois son d&#233;saccord avec le gouvernement. Mais ce qui motiva son d&#233;part du gouvernement en juillet 1984, fut la note sal&#233;e qu'il commen&#231;a &#224; payer sur le plan &#233;lectoral, aux municipales de 1983 puis aux europ&#233;ennes de 1984.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coordinations &#224; la SNCF&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;cembre 1986, apr&#232;s la victoire du mouvement &#233;tudiant et lyc&#233;en contre les projets du ministre Devaquet et sa d&#233;mission, ce sont des cheminots du rang, lass&#233;s des journ&#233;es d'actions syndicales &#224; r&#233;p&#233;tition, qui partent en gr&#232;ve contre le blocage des salaires. Tout de suite aid&#233;s &#224; s'organiser en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, comit&#233;s de gr&#232;ve locaux, coordinations r&#233;gionales et nationales par des militants d'extr&#234;me gauche. Daniel Vitry, de Lutte ouvri&#232;re, se trouva &#224; la t&#234;te d'une coordination nationale &#171; inter-ca&#173;t&#233;gories &#187;, tandis que la LCR animait une &#171; coordination des roulants &#187; qui restait empreinte de corporatisme. Les syndicats, &#224; commencer par la CGT, s'alarm&#232;rent de la naissance des coordinations et du r&#244;le des trotskistes. La gr&#232;ve s'arr&#234;ta apr&#232;s quatre semaines, sans avoir obtenu grand chose&#8230; si ce n'est, pour une bonne partie des cheminots, d'avoir fait l'exp&#233;rience de l'organisation par eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coordinations dans les h&#244;pitaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Ni nonnes, ni bonnes, ni connes &#187; &lt;/em&gt;, fut le slogan choc des infirmi&#232;res dans les rues en 1988. Jusque-l&#224; peu mobilis&#233;es et faiblement syndiqu&#233;es, leur r&#233;volte bouscula le train-train syndical. Elles avaient mis en place en mars une coordination &#224; l'issue d'une premi&#232;re manifestation, qui avait multipli&#233; les contacts et d&#233;velopp&#233; une plateforme de revendications&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tout en mettant en avant des revendications d'augmentation de salaires et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, alors que des d&#233;brayages se multipliaient. &#192; l'automne, &#224; l'appel de la coordination, commen&#231;ait une gr&#232;ve reconductible d'infirmi&#232;res qui dura plusieurs semaines. Malgr&#233; les r&#233;quisitions qui oblig&#232;rent des infirmi&#232;res gr&#233;vistes &#224; travailler, les manifestations furent massives. D'autres salari&#233;s des h&#244;pitaux entr&#232;rent dans le mouvement et &#224; l'initiative de camarades de Lutte ouvri&#232;re, certains s'organis&#232;rent dans une &#171; coordination des personnels de sant&#233; &#187; qui cherchait &#224; contrebalancer le corporatisme de la coordination des infirmi&#232;res. Confront&#233;e &#224; ces nouvelles formes d'organisation, la CGT pr&#233;f&#233;ra composer. Les autres syndicats d&#233;nonc&#232;rent les coordinations&#8230; et sign&#232;rent avec le gouvernement un accord de fin de gr&#232;ve, contre l'avis des gr&#233;vistes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la CFDT jugea particuli&#232;rement inopportune cette gr&#232;ve des h&#244;pitaux, comme celle men&#233;e la m&#234;me ann&#233;e dans les centre de tri et &#171; camions jaunes &#187; de la poste. C'est ce qui pressa sa direction d'en finir avec les pr&#233;tendus &lt;em&gt; &#171; gr&#233;viculteurs &#187; &lt;/em&gt; et &lt;em&gt; &#171; moutons noirs &#187; &lt;/em&gt; des secteurs, selon le secr&#233;taire de la centrale, dont des militants de la LCR et de LO qu'il &#233;tait temps d'exclure. Ce fut l'origine de SUD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des gr&#232;ves &#233;clat&#232;rent cette m&#234;me ann&#233;e pour les salaires &#224; la Snecma, chez Chausson-Gennevilliers, quelques ann&#233;es plus tard contre la fermeture de Chausson-Creil, dirig&#233;es par des comit&#233;s de gr&#232;ve dus &#224; l'intervention de militants de Lutte ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1995 : Tous ensemble, ouais !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'automne 1995, &#233;clatait la gr&#232;ve des cheminots, qui s'&#233;tendit &#224; la fonction publique. La droite revenue au pouvoir avec Chirac et Jupp&#233;, tenta de faire passer en force une r&#233;forme de la s&#233;curit&#233; sociale et des r&#233;gimes sp&#233;ciaux de retraites. Cette fois, CGT et FO ren&#226;cl&#232;rent, tandis que la CFDT soutenait Jupp&#233; ! La CGT voulait montrer ses biceps d'interlocuteur au gouvernement, et &#233;chaud&#233;e par l'&#233;mergence des coordinations de 1986 et 1988, lan&#231;ait le mouvement, impulsait des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales. FO qui voyait sa position &#224; la t&#234;te des caisses de s&#233;cu menac&#233;e au profit de la CFDT, tenait aussi &#224; s'affirmer. Ces syndicats prirent l'initiative d'une extension du mouvement au secteur public. Les travailleurs r&#233;pondirent &#224; l'appel, au-del&#224; probablement des espoirs syndicaux : la gr&#232;ve des cheminots fut populaire, quelle que f&#251;t la g&#234;ne occasionn&#233;e. Des salari&#233;s du priv&#233; se joignirent aux importantes manifestations. En faisant reculer Jupp&#233;, cette gr&#232;ve montra l'efficacit&#233; du &#171; tous ensemble &#187;. Apr&#232;s avoir impuls&#233; et organis&#233; cette gr&#232;ve la plus importante depuis 1968 chez les cheminots, la direction de la CGT n'en d&#233;cida pas moins de l'arr&#234;ter, sans consultation pr&#233;alable des gr&#233;vistes, quand le gouvernement lui proposa en sous-main un &#171; deal &#187;. Il fallut &#224; la bourgeoisie attendre Fillon en 2003-2004 contre les fonctionnaires, puis 2007 contre les cheminots et autres &#171; r&#233;gimes sp&#233;ciaux &#187;, pour resservir le plat des attaques contre la s&#233;curit&#233; sociale et les retraites.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La riposte d'ensemble, plus que jamais indispensable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la dissolution du parlement par Chirac, le retour d'un gouvernement de gauche mit fin &#224; cette fronde syndicale &#233;ph&#233;m&#232;re. Silence d&#233;sormais sur les privatisations, notamment celle de France Telecom, d&#232;s lors que Jospin en &#233;tait l'artisan. Les 35 heures servirent d'alibi pour imposer la flexibilit&#233; des horaires et la &#171; mod&#233;ration &#187; salariale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant l'ann&#233;e 2000, des gr&#232;ves se succ&#233;d&#232;rent contre leur application, tr&#232;s &#233;clat&#233;es, m&#234;me l&#224; o&#249; leur unification apparaissait comme une &#233;vidence : dans les h&#244;pitaux ou &#224; La Poste (o&#249; l'on a compt&#233; 2 000 conflits li&#233;s &#224; des n&#233;gociations qui se tenaient parfois bureau par bureau).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2001, les licenciements collectifs revinrent sur le devant de la sc&#232;ne : Lu-Danone, Marks &amp; Spencer, AOM, Bata... Des syndicalistes de Lu-Danone, militants d'extr&#234;me gauche, prirent l'initiative d'appeler les entreprises touch&#233;es par des licenciements &#224; se regrouper, et d&#233;j&#224; &#224; organiser une manifestation qui rassembla 20 000 travailleurs &#224; Paris. La CGT refusa d'appeler nationalement, elle ne voulait surtout pas d'une politique permettant de coordonner et d'unifier ces luttes. Pas plus qu'elle ne voulut, la droite revenue au pouvoir, d'un mouvement contre la r&#233;forme des retraites des fonctionnaires en 2003, auquel elle participa de peur qu'il n'explose sans elle, mais sans vraiment &#339;uvrer &#224; son extension et sa r&#233;ussite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lutte en 2006 contre le Contrat premi&#232;re embauche (CPE), un projet concernant directement le monde du travail, ne fut pas davantage voulue par les conf&#233;d&#233;rations syndicales. Ce sont les &#233;tudiants et les lyc&#233;ens qui se mobilis&#232;rent, trouv&#232;rent &#224; plusieurs reprises le soutien des salari&#233;s dans les manifestations. Mais l&#224; encore, p&#233;dale douce des conf&#233;d&#233;rations syndicales. La d&#233;termination de la jeunesse, et la sympathie qu'elle a trouv&#233;e aupr&#232;s de travailleurs, a fait craindre au gouvernement une contagion et incit&#233; Chirac &#224; l&#226;cher Villepin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement des cheminots &#224; la fin 2007, les mouvements depuis le d&#233;but 2008, pour leurs salaires et leurs emplois, d'employ&#233;s de supermarch&#233;s, de saisonniers du ski, de travailleurs de Goodyear, de la Snecma, des Chantiers navals de Saint-Nazaire, de Haribo, de La Redoute, de Coca-Cola et d'autres, auxquels il faut ajouter les gr&#232;ves de travailleurs sans papiers et le mouvement des enseignants et lyc&#233;ens, montrent (&#224; qui en douterait) que ni la classe ouvri&#232;re ni la lutte de classes n'ont disparu. Certes les r&#233;actions sont isol&#233;es, alors que la col&#232;re et les aspirations sont communes. Les travailleurs sont confront&#233;s aux coups durs du patronat et du gouvernement. Mais aussi au verrou des directions syndicales qui non seulement ne font ni agitation ni propagande pour les y encourager, mais manigancent pour &#233;viter sur le terrain toute convergence contagieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagande n&#233;cessaire en faveur d'un mouvement d'ensemble, ce sont les r&#233;volutionnaires trotskistes qui la font entendre : Arlette Laguiller depuis sa campagne &#233;lectorale de 1995, en faveur d'un programme d'urgence pour une lutte d'ensemble, Olivier Besancenot &#224; sa suite. Tandis que dans les entreprises et secteurs en lutte, les militants de ces courants (eux surtout &#224; ce jour) pers&#233;v&#232;rent &#224; saisir les opportunit&#233;s d'intervenir en faveur de l'&#233;largissement des luttes. C'est effectivement la priorit&#233; : pr&#233;parer un nouveau 68 que les appareils syndicaux et politiques de gauche ne r&#233;ussiront pas cette fois &#224; noyer dans les urnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH214/findesgreves-e901b.png?1787843889' width='500' height='214' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Recentrages &#187; syndicaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le cours &#171; gauche &#187; de la CFDT n'a pas pass&#233; le cap des ann&#233;es 1970. D&#233;&#231;ue par l'&#233;chec &#233;lectoral de l'Union de la gauche en 1978, dont la direction de la centrale, li&#233;e au Parti socialiste, esp&#233;rait glaner une meilleure place au soleil, la CFDT d&#233;cidait de se &#171; recentrer &#187;. Finis les liens unilat&#233;raux avec le PS, puisque la droite restait aux affaires. Sous la droite, puis tous les gouvernements suivants de toute couleur, la CFDT s'est efforc&#233;e (jusqu'&#224; aujourd'hui) de s'afficher la plus z&#233;l&#233;e collaboratrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT eut une longueur de retard. Mais c'est pr&#233;tendument avec le m&#234;me souci de &lt;em&gt; &#171; r&#233;pondre aux &#233;volutions du salariat et aux exigences nouvelles de l'activit&#233; syndicale &#187; &lt;/em&gt; qu'elle d&#233;cidait, &#224; son congr&#232;s de 1995, de jeter par-dessus bord toute r&#233;f&#233;rence, dans ses statuts, &#224; la lutte de classe. Banni du vocabulaire, le mot &lt;em&gt; &#171; ouvrier &#187; &lt;/em&gt;, remplac&#233; par &lt;em&gt; &#171; salari&#233; &#187; &lt;/em&gt;, car &lt;em&gt; &#171; les ouvriers, les employ&#233;s, les ing&#233;nieurs-cadres-techniciens-agents de ma&#238;trise repr&#233;sentent chacun un tiers de l'ensemble du salariat &#187; &lt;/em&gt;. &lt;em&gt; &#171; Nouvelles solidarit&#233;s &#187; &lt;/em&gt; et &lt;em&gt; &#171; pleine citoyennet&#233; &#187; &lt;/em&gt; remplacent la lutte de classe. L'objectif de justice sociale du &lt;em&gt; &#171; syndicalisme moderne &#187; &lt;/em&gt; serait d&#233;sormais de permettre &#224; chacun de &lt;em&gt; &#171; pouvoir r&#233;ussir socialement &#187; &lt;/em&gt;. Au congr&#232;s suivant (1998) le &lt;em&gt; &#171; syndicalisme de contestation &#187; &lt;/em&gt; devait laisser la place au &lt;em&gt; &#171; syndicalisme de proposition &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les statuts corrig&#233;s sont une chose. Les militants dans les entreprises souvent une autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O.B.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Tout en mettant en avant des revendications d'augmentation de salaires et d'embauches, la coordination infirmi&#232;re insistait sur des revendications qui lui &#233;taient propres - reconnaissance du m&#233;tier d'infirmi&#232;re et refus de l'ouverture des &#233;coles d'infirmi&#232;res &#224; des non bacheliers. Fa&#231;on de laisser &#224; l'&#233;cart les autres salari&#233;s des h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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