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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> &#171; Tout est &#224; nous &#187;&#8230; m&#234;me des &#171; d&#233;bouch&#233;s &#187; r&#233;formistes ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Tout-est-a-nous-meme-des-debouches-reformistes</link>
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		<dc:subject>NPA
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Selon le communiqu&#233; publi&#233; sur le site du NPA &#224; l'issue de la r&#233;union du Conseil politique national des 19 et 20 septembre, &#171; il est urgent de redonner confiance &#224; toutes celles et ceux qui payent la crise, de faire converger les mobilisations et d'offrir des perspectives sur le terrain politique &#187; . Donc double terrain d'intervention : les luttes ET la politique, lesdites &#171; perspectives politiques &#187; &#233;tant quelque peu privil&#233;gi&#233;es. C'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas dans le tract diffus&#233; par le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Discussion-179-" rel="directory"&gt;Discussion
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-NPA-+" rel="tag"&gt;NPA
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le &lt;a href=&#034;http://www.npa2009.org/content/conseil-politique-national-la-rentr%C3%A9e-politique-et-sociale-du-npa&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;communiqu&#233; publi&#233; sur le site du NPA&lt;/a&gt; &#224; l'issue de la r&#233;union du Conseil politique national des 19 et 20 septembre, &lt;em&gt; &#171; il est urgent de redonner confiance &#224; toutes celles et ceux qui payent la crise, de faire converger les mobilisations et d'offrir des perspectives sur le terrain politique &#187; &lt;/em&gt;. Donc double terrain d'intervention : les luttes ET la politique, lesdites &#171; perspectives politiques &#187; &#233;tant quelque peu privil&#233;gi&#233;es. C'&#233;tait d&#233;j&#224; le cas dans le tract diffus&#233; par le NPA &#224; la f&#234;te de &lt;em&gt; l'Humanit&#233; &lt;/em&gt; : &lt;em&gt; &#171; S'il est indispensable de soutenir d&#232;s aujourd'hui l'ensemble des luttes en cours et de cr&#233;er les conditions d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale, cela ne suffit pas. Il faut aussi jeter les bases d'une alternative politique anticapitaliste. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vraiment, les luttes et les conditions d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale &#171; ne suffisent pas &#187; ? Et de quelles perspectives politiques s'agit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Offrir des perspectives sur le terrain politique &#187;&#8230; mais lesquelles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;j&#224; annonc&#233;e au congr&#232;s de fondation du NPA, l'orientation en faveur d'une &#171; alliance durable &#187; pour une &#171; vraie gauche &#187; en rupture avec les renoncements du Parti socialiste, se peaufine et s'affirme. Le PS glissant de plus en plus vers la droite et envisageant d&#233;sormais des alliances avec le Modem de Bayrou, il faudrait donc vraiment une &#171; vraie gauche &#187; ou &#171; gauche radicale &#187; que les travailleurs appelleraient de leurs v&#339;ux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le b&#226;t blesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord du c&#244;t&#233; des partenaires possibles, qui sont essentiellement le PC, le Parti de gauche de M&#233;lenchon, et Lutte ouvri&#232;re. Pr&#233;senter Marie-George Buffet et Jean-Luc M&#233;lenchon comme candidats &#171; de rupture &#187; avec le PS rel&#232;ve de la prestidigitation. PC et PdG existent certes ind&#233;pendamment du PS, rivalisent avec lui, ont choisi de s'allier pour en &#234;tre les concurrents dans un &#171; Front de gauche &#187; aux derni&#232;res europ&#233;ennes (qu'ils viennent en cette fin septembre de r&#233;activer dans un communiqu&#233;), mais n'ont pas d'autre choix que de rester li&#233;s &#224; lui, selon des modalit&#233;s et &#224; des degr&#233;s divers, pour garder ou gagner des &#233;lus dans les conseils r&#233;gionaux et &#224; terme des strapontins minist&#233;riels, si le PS gagnait les pr&#233;sidentielles de 2012. Ni le PC ni le PdG ne font myst&#232;re d'avoir &#171; vocation gouvernementale &#187;. &#192; ce jour, dans les ex&#233;cutifs des conseils r&#233;gionaux, ces partis gouvernent avec le PS et y font des choix qui privil&#233;gient les riches et les exploiteurs, au d&#233;triment des classes populaires. Quelle &#171; rupture &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette gauche bien peu &#171; de rupture &#187;, le NPA envisage &#224; ce jour, certes en tant que &#171; motion d'&#233;tape &#187; qui &#171; ne fige pas les pistes &#187;, un &#171; accord unitaire &#187; dans un cadre bien peu contraignant. On ne peut plus ouvert puisqu'il s'adresse &#224; une gauche &#171; radicale &#187; mais aussi &#171; anticapitaliste et antilib&#233;rale &#187;&#8230; c'est-&#224;-dire pas radicale du tout, puisque ouverte aux &#171; antilib&#233;raux &#187; partisans d'un capitalisme temp&#233;r&#233; ! Et on ne peut plus flou puisqu'il est m&#234;me expurg&#233; par exemple de la revendication d'&#171; interdiction des licenciements &#187; ! Certes, pour montrer quelque muscle, le CPN du NPA affirme dans son communiqu&#233; de cl&#244;ture qu'&lt;em&gt; &#171; une large majorit&#233; de membres du CPN a consid&#233;r&#233; qu'il convenait de mener bataille sur le terrain unitaire en mettant en avant l'incompatibilit&#233; programmatique entre ceux qui veulent rompre avec le syst&#232;me et ceux qui veulent l'am&#233;nager. De cette incompatibilit&#233; d&#233;coule le refus de participation aux majorit&#233;s de gestion et aux ex&#233;cutifs avec le PS ou les Verts. &#187; &lt;/em&gt; Mais la &#171; motion d'&#233;tape sur les &#233;lections r&#233;gionales &#187; adopt&#233;e par le CPN reste &#233;nigmatique sur la question&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; 3/ C'est dans cette perspective que nous entendons poursuivre publiquement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : qui seraient &#171; nos &#233;lus &#187; tenus par ce refus de participer aux gouvernements r&#233;gionaux : ceux du NPA ou ceux des listes communes ? Porte ouverte, ou ferm&#233;e ? Et qu'est-ce qui prot&#233;gerait vraiment le NPA, et son image radicale et int&#232;gre, de revirements de ses alli&#233;s PC et PdG, pas des jeunots en la mati&#232;re ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend que les dirigeants du NPA aient le souci que leur nouveau parti gagne du cr&#233;dit, mais lui viendra-t-il de quelques &#233;lus obtenus au prix d'alliances cherch&#233;es sur le terrain de r&#233;formistes de gauche ? Lui viendra-t-il d'un programme &#233;lectoral mi-chair mi-poisson de premier tour, accommod&#233; d'une sauce de &#171; fusions techniques &#187; rebaptis&#233;es &#171; fusions d&#233;mocratiques &#187; de deuxi&#232;me tour avec le PS, d&#233;j&#224; sur le feu ? Ce serait oublier, et g&#226;cher, le cr&#233;dit que l'extr&#234;me gauche a gagn&#233; aupr&#232;s des travailleurs. Depuis 15 ans quelque 5 % (voire 10 % selon les scrutins) de l'&#233;lectorat populaire donne sa voix &#224; Lutte ouvri&#232;re et/ou au NPA (pour ceux qui veulent bien totaliser). Ce que ces travailleurs ont exprim&#233; ainsi jusque-l&#224; - col&#232;re face &#224; un syst&#232;me d'exploitation et adh&#233;sion &#224; un programme de mesures radicales qui devrait &#234;tre l'objectif de leur riposte d'ensemble &#8211;, ils doivent pouvoir continuer &#224; le faire, plus nombreux encore du fait qu'ils sont frapp&#233;s de plein fouet par la crise. Ce doit &#234;tre une pr&#233;occupation des r&#233;volutionnaires, &#224; commencer par le NPA et Lutte ouvri&#232;re, de le leur permettre dans ces &#233;lections. Ce devrait &#234;tre aussi leur pr&#233;occupation d' &#171; explorer les possibilit&#233;s d'un accord unitaire &#187;, comme l'affirme le NPA, et pourquoi pas avec le PC et le Parti de gauche, mais pour une campagne commune non seulement de d&#233;nonciation des effets d&#233;vastateurs de la crise mais d'affirmation que les travailleurs doivent y riposter tous ensemble, sur leur terrain de classe et pour un programme pr&#233;cis de mesures vitales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alliance circonstancielle ou front politique durable ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car les r&#233;volutionnaires ne d&#233;sertent pas le terrain &#233;lectoral, rare occasion de s'adresser &#224; des millions de travailleurs. Les r&#233;volutionnaires ne sont pas &#233;trangers non plus aux soucis unitaires face aux urgences qui s'imposent aux travailleurs. Mais pr&#233;cis&#233;ment sur un programme de mobilisation et de mesures radicales : programme de sauvegarde imm&#233;diat des travailleurs dont l'interdiction des licenciements, la pr&#233;paration de la lutte d'ensemble, le contr&#244;le ouvrier sur les patrons voyous et licencieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une telle alliance mobilisatrice serait une &#171; alliance circonstancielle &#187;, certainement pas cette &#171; alliance durable &#187; dont la direction du NPA se r&#233;affirme partisane, dans la ligne de son congr&#232;s de fondation. Car que peut signifier une &#171; alliance durable &#187;, sinon la constitution d'un &#171; front politique &#187;, un &#171; front de gauche &#187; comme disent si bien Buffet et M&#233;lenchon, c'est-&#224;-dire un nouveau parti r&#233;formiste, &#171; die Linke &#187; &#224; la fran&#231;aise qu'ils s'emploient &#224; faire na&#238;tre ? Belle petite machine de guerre, soit dit au passage, contre les r&#233;volutionnaires, et tout particuli&#232;rement le NPA naissant !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Cr&#233;er les conditions d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale, cela ne suffit pas &#187;&#8230; Vraiment ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les r&#233;volutionnaires doivent saisir les opportunit&#233;s &#233;lectorales, ne serait-ce que pour y faire entendre la voix discordante de la lutte de classe, ils n'ont pas &#224; dissocier les luttes de la politique, pas &#224; parler de &#171; d&#233;bouch&#233; politique &#187; au sens &#233;lectoral, &#224; la fa&#231;on de g&#233;n&#233;rations de r&#233;formistes. Ce sont ces derniers, les champions de la dichotomie : d'un c&#244;t&#233; les travailleurs et leurs syndicats auxquels revient le soin des luttes, de l'autre les notables de gauche auxquels revient le privil&#232;ge d'en tirer b&#233;n&#233;fice pour leur d&#233;roulement de carri&#232;re (le couronnement &#233;tant les strapontins minist&#233;riels, pour gouverner contre les travailleurs !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais se pr&#233;parer &#224; une mobilisation d'ensemble, &#231;a ne suffirait pas ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la gr&#232;ve peut &#234;tre sacr&#233;ment politique, si elle se g&#233;n&#233;ralise et devient une &#233;preuve de force nationale. S'il y a une perspective politique pour les travailleurs, aujourd'hui, en pleine vague de licenciements, c'est bien la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale comme l'histoire du mouvement ouvrier en a connues, en Russie ou Pologne en 1905, en Italie en 1920, en France en 1936 et dans d'autres pays dans ces ann&#233;es 1930 de crise &#233;conomique et sociale. Et qui ouvre des possibilit&#233;s aux r&#233;volutionnaires, c'est-&#224;-dire un rapport de forces qui permet aux travailleurs mobilis&#233;s de faire une intrusion politique dans les affaires de la bourgeoisie. Partis, militants et programme r&#233;volutionnaires devraient pr&#233;cis&#233;ment les y aider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule perspective politique pour l'extr&#234;me gauche, vitale et prioritaire, c'est d'encourager &#224; ce que les luttes, des travailleurs des villes comme des campagnes, ne restent pas isol&#233;es, &#224; ce qu'elles se coordonnent, confluent dans une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale (&#244; combien politique !) qui imposerait un rapport de forces tel que &#171; tout serait possible &#187; &#8211; entendez un vrai d&#233;but de pouvoir des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle VERDIER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; &lt;strong&gt;3/&lt;/strong&gt; C'est dans cette perspective que nous entendons poursuivre publiquement les discussions avec les forces antilib&#233;rales et anticapitalistes en vue d'un accord unitairedans le cadre suivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord national sur une plateforme de soutien aux luttes des salari&#233;s et des opprim&#233;s et des exigences sociales et &#233;cologiques favorisant des formes de lutte unitaire, autog&#233;r&#233;es et d&#233;mocratiques, impliquant dans l'activit&#233; et les prises de d&#233;cision, l'ensemble des acteurs et actrices de ces luttes. C'est ce dont nos &#233;lus seront les relais et porte paroles autour d'un programme de mesures d'urgence contre l'offensive patronale, en opposition d&#233;termin&#233;e &#224; la politique gouvernementale et &#224; l'extr&#234;me droite, dans l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du PS et du parti des Verts. Impliquant le refus de toute majorit&#233; de gestion et par cons&#233;quent de participation &#224; tout ex&#233;cutif de r&#233;gion avec eux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Campagne contre les licenciements, ou campagne pour le droit &#224; l'emploi ?
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>NPA
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Toute une discussion a eu lieu ces derniers mois parmi les camarades du NPA sur l'opportunit&#233; ou non de fixer comme objectif &#224; cette campagne une loi (interdisant les licenciements ou pour un emploi stable), afin para&#238;t-il d'&#234;tre mieux &#171; cr&#233;dible &#187; et &#171; compris &#187; aupr&#232;s des travailleurs, et de mieux &#171; l&#233;gitimer &#187; leur bon droit face au patronat. Pour l'instant, le dernier Conseil politique national (CPN) du Npa semble surtout s'&#234;tre content&#233; de concilier tout le monde en &#233;ludant&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toute une discussion a eu lieu ces derniers mois parmi les camarades du NPA sur l'opportunit&#233; ou non de fixer comme objectif &#224; cette campagne une loi (interdisant les licenciements ou pour un emploi stable), afin para&#238;t-il d'&#234;tre mieux &#171; cr&#233;dible &#187; et &#171; compris &#187; aupr&#232;s des travailleurs, et de mieux &#171; l&#233;gitimer &#187; leur bon droit face au patronat. Pour l'instant, le dernier Conseil politique national (CPN) du Npa semble surtout s'&#234;tre content&#233; de concilier tout le monde en &#233;ludant momentan&#233;ment la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fraction l'&#201;tincelle de LO fait partie de ceux qui pensent effectivement que pr&#233;tendre se battre pour une telle loi situerait notre campagne contre les licenciements sur un terrain &#233;lectoraliste et non sur le terrain de la lutte de classe. L'interdiction des licenciements, c'est une question de rapport de forces, et il importe qu'une campagne sur ce th&#232;me argumente concr&#232;tement aupr&#232;s des travailleurs sur les moyens effectifs d'y parvenir, sans distiller des illusions sur l'obtention d'une loi parlementaire. Pour l'heure donc, les formulations avanc&#233;es par le NPA pour d&#233;finir cette campagne laissent penser que la question n'est toujours pas tranch&#233;e. Tout d'abord, la campagne &#171; contre les licenciements &#187; initialement pr&#233;vue s'est &#233;dulcor&#233;e au fil des mois en &#171; campagne pour l'emploi &#187; (CPN de juin dernier), puis &#171; pour le droit &#224; l'emploi &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. La r&#233;solution d'activit&#233; de rentr&#233;e du CPN des 20 et 21 septembre : &#171; &#8230; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (CPN de septembre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon nombre d'arguments avanc&#233;s pour d&#233;cliner cette campagne reprennent d'ailleurs ceux des camarades qui militaient pour cette proposition de loi. Double page centrale du TEAN du 10 septembre, sous le titre NPA Arguments : &#171; &lt;em&gt; Le droit de licencier doit &#234;tre supprim&#233;. En cas de diminution de la production, le temps de travail doit &#234;tre r&#233;duit&#8230; &#187;, et plus loin, &#171; la pr&#233;carit&#233;&#8230; doit &#234;tre interdite (&#8230;) L'int&#233;rim&#8230; doit &#234;tre interdit&#8230; &#187;, &#171; L'emploi est un droit qui doit &#234;tre garanti &lt;/em&gt; &#187; Le droit de&#8230; doit &#234;tre&#8230;, doit &#234;tre encore&#8230; Par qui ? Comment ? L'argumentaire est moins prolixe, en d&#233;pit d'une br&#232;ve conclusion sur le besoin d'un mouvement d'ensemble, d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale et de &#171; l'unit&#233; &#187; sans pr&#233;ciser ce qu'on entend exactement par l&#224;. Sous la rubrique (saluons l'intitul&#233;) &lt;em&gt; Interdire les licenciements &lt;/em&gt;, on trouve malheureusement une curieuse argumentation (reprise dans la r&#233;solution du CPN) peu en rapport avec le sous-titre : &lt;em&gt; &#171; Il faut reporter la responsabilit&#233; totale d'une suppression de poste de salari&#233; sur le patronat qui se d&#233;charge de ses responsabilit&#233;s. Un fonds de financement mutualis&#233;, &#224; la charge du patronat, doit, dans tous les cas, permettre le maintien des salaires&#8230; &#187; &lt;/em&gt;Ce dernier argument est repris quasi textuellement des formulations des camarades de la tendance &lt;em&gt; Convergences et Alternative &lt;/em&gt; qui pr&#244;nent une proposition de loi. Passons sur la formulation alambiqu&#233;e cens&#233;e &#234;tre &#171; mieux comprise &#187; par les travailleurs. Mais responsabiliser le patronat ! Expliquer aux travailleurs&#8230; qu'il se &#171; d&#233;charge de ses responsabilit&#233;s &#187; ! Comme si les exploit&#233;s devaient s'en remettre &#224; la responsabilit&#233; des patrons ! Mauvais d&#233;but comme appel &#224; la r&#233;volte ! Responsabiliser le patronat, donc, gr&#226;ce &#224; une loi ? Qui le contraindrait &#224; mutualiser ses b&#233;n&#233;fices au profit des travailleurs ? Pour le coup, voil&#224; un programme pour &#171; le droit &#224; l'emploi &#187;, sinon de campagne militante imm&#233;diate, du moins de future campagne &#233;lectorale propre &#224; satisfaire sans trop de r&#233;ticences des interlocuteurs parfaitement respectueux du syst&#232;me capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, l'argumentaire du NPA et la r&#233;solution du CPN, pr&#233;sentent aussi incidemment quelques formulations plus lutte de classe, quoi que, &#224; chaque fois, avec leur part d'ambigu&#239;t&#233;. Mais visiblement, tout le contenu de cette campagne tel qu'il est d&#233;clin&#233; vise plus &#224; convaincre &#171; d'un choix de soci&#233;t&#233; &#187; (comme diraient tout aussi bien Marie-George Buffet que Jean-Luc M&#233;lenchon, voire d'autres&#8230;), qu'&#224; &#171; l&#233;gitimer &#187; et &#171; cr&#233;dibiliser &#187; aupr&#232;s des travailleurs la n&#233;cessit&#233; de faire converger les luttes et r&#233;sistances en cours. Ce qui aboutit &#224; une sorte de saupoudrage de requ&#234;tes multiformes visant sans doute &#224; satisfaire les diff&#233;rentes sensibilit&#233;s politiques du Nouveau parti anticapitaliste, au risque de les m&#233;contenter toutes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la Fraction l'&#201;tincelle de LO qui a approuv&#233; d&#232;s le d&#233;but l'initiative d'une v&#233;ritable campagne contre les licenciements m&#232;nera (et m&#232;ne d&#233;j&#224;) cette campagne avec nos camarades du NPA, mais en privil&#233;giant dans son argumentation (telle qu'elle est d&#233;velopp&#233;e par ailleurs dans ce m&#234;me num&#233;ro) les arguments visant &#224; convaincre les travailleurs des voies et moyens d'une mobilisation d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Huguette CHEVIREAU&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. La r&#233;solution d'activit&#233; de rentr&#233;e du CPN des 20 et 21 septembre : &lt;em&gt;&#171; &#8230; le sens de la campagne d&#233;cid&#233;e par le Npa pour imposer le droit &#224; l'emploi &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La taxe, Sarkozy et les &#233;cologistes
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-taxe-Sarkozy-et-les-ecologistes</link>
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		<dc:subject>&#201;cologie
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>&#233;cotaxe
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		<description>Quelle v&#233;h&#233;mence de la part des Verts en cette fin d'&#233;t&#233; ! Ils sont all&#233;s combattre sur toutes les tribunes, sur tous les plateaux t&#233;l&#233;s, non pas contre Sarkozy ni contre les industriels pollueurs, mais comme le disait C&#233;cile Duflot &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; du Parti socialiste, pour d&#233;noncer les &#171; d&#233;magogues d&#233;connect&#233;s de la r&#233;alit&#233; &#187; qui &#171; s'aventurent &#224; critiquer dans son principe et ses fondements la fiscalit&#233; &#233;cologique &#187; ... &#201;tait vis&#233;e, entre autres, S&#233;gol&#232;ne Royal, qui avait&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-ecotaxe-+" rel="tag"&gt;&#233;cotaxe
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelle v&#233;h&#233;mence de la part des Verts en cette fin d'&#233;t&#233; ! Ils sont all&#233;s combattre sur toutes les tribunes, sur tous les plateaux t&#233;l&#233;s, non pas contre Sarkozy ni contre les industriels pollueurs, mais comme le disait C&#233;cile Duflot &#224; l'Universit&#233; d'&#233;t&#233; du Parti socialiste, pour d&#233;noncer les &lt;em&gt; &#171; d&#233;magogues d&#233;connect&#233;s de la r&#233;alit&#233; &#187; &lt;/em&gt; qui &lt;em&gt; &#171; s'aventurent &#224; critiquer dans son principe et ses fondements la fiscalit&#233; &#233;cologique &#187; &lt;/em&gt;... &#201;tait vis&#233;e, entre autres, S&#233;gol&#232;ne Royal, qui avait qualifi&#233; la taxe carbone d'imp&#244;t &lt;em&gt; &#171; absurde, injuste &#187; &lt;/em&gt;. Ainsi, Herv&#233; Kempf, journaliste &#233;colo s'exclamait dans une tribune dans Le Monde : &lt;em&gt; &#171; Vive l'imp&#244;t sur l'&#233;nergie ! &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois jours apr&#232;s les &#233;lections europ&#233;ennes de juin (et le relatif succ&#232;s des listes Europe &#233;cologie), Sarkozy mettait en place une commission pr&#233;sid&#233;e par Michel Rocard pour d&#233;finir les contours d'une taxe carbone. Fin ao&#251;t, cette commission rendait ses travaux. Le 10 septembre, Sarkozy annon&#231;ait la mise en place de la taxe, autrement d&#233;nomm&#233;e &#171; contribution climat-&#233;nergie &#187;, d&#232;s 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que depuis les annonces de Sarkozy, l'enthousiasme des &#233;cologistes pour la taxe &#233;colo &#224; la sauce UMP s'est notablement r&#233;duit. C&#233;cile Duflot a eu une &#171; d&#233;ception &#187; ! Pour No&#235;l Mam&#232;re, &#171; le compte n'y est pas &#187;. Seul Nicolas Hulot s'est r&#233;joui de ce &#171; premier pas &#187;. Mais les critiques des &#233;cologistes portent d'abord... sur le montant trop bas de la taxe, que Sarkozy a fix&#233;, pour 2010, &#224; 17 &#8364; la tonne de CO2, montant qui devrait augmenter dans les prochaines ann&#233;es. C'est moiti&#233; moins de ce que Rocard pr&#233;conisait (32 &#8364;) et bien moins que le souhaitaient certains &#233;cologistes (qui peuvent avancer le chiffre de 100 voire 200 &#8364; la tonne...). Autre reproche des &#233;cologistes, ceux-ci souhaitent aussi que cette taxe s'applique aussi &#224; l'&#233;lectricit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La taxe carbone, qu'est-ce ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La taxe carbone devrait peser sur les sources d'&#233;nergie responsables de l'&#233;mission de CO2. Seraient essentiellement vis&#233;s l'essence, le fioul, le gaz, le charbon. Cela se traduirait par exemple par une hausse du prix du litre d'essence de 4 centimes environ, et de 7 % pour le gaz, qui devrait contribuer &#224; hauteur de 2,5 milliards d'euros en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chose n'est pas franchement nouvelle, en tout cas pour l'essence. La TIPP (Taxe Int&#233;rieure sur les Produits P&#233;troliers) s'ajoute &#224; la TVA et ces taxes repr&#233;sentent une bonne moiti&#233; du prix &#224; la pompe. Ainsi, l'essence est d&#233;j&#224; tax&#233;e &#224; l'&#233;quivalent de 265 &#8364; la tonne de CO2 ! La TIPP ne pr&#233;tend certes pas &#234;tre une taxe &#171; verte &#187; ou &#233;cologique... mais si une taxe &#233;lev&#233;e sur l'essence &#233;tait b&#233;n&#233;fique sur l'environnement, cela se saurait ! Par contre, le fonctionnement de la TIPP (qui rapporte pr&#232;s de 20 milliards d'euros) est tr&#232;s illustratif. Pour les entreprises, il y a de multiples exon&#233;rations. D'abord pour les compagnies a&#233;riennes (plus de 3 milliards de rabais pour elles seules !), mais aussi les transporteurs routiers, le secteur de l'agriculture, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors quand on entend que des ajustements sont encore &#224; d&#233;finir pour la taxe carbone pour sauvegarder la comp&#233;titivit&#233; des entreprises, il faut traduire que les patrons auront droit &#224; d'importantes ristournes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter que les grandes entreprises qui sont soumises au r&#233;gime des quotas d'&#233;mission europ&#233;ens n'auront pas &#224; subir les effets de la nouvelle taxe carbone. La question avait &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e par la commission Rocard, mais toute taxation de ces grandes entreprises a &#233;t&#233; finalement &#233;cart&#233;e. Or, dans le syst&#232;me des quotas, ces industries peuvent polluer gratuitement jusqu'&#224; une certaine limite. C'est au-del&#224; que ces entreprises se revendent les unes aux autres des &#171; droits &#224; polluer &#187; sur un &#171; march&#233; carbone &#187; o&#249; la tonne de CO2 se monnaye aujourd'hui &#224; environ 15 &#8364;. Pour la population, la taxe sera certes en partie compens&#233;e par la remise d'un &#171; ch&#232;que vert &#187; ou d'une r&#233;duction d'imp&#244;t &#233;quivalente. Il sera vers&#233; &#224; tous, m&#234;me aux millionnaires, son montant d&#233;pendra uniquement du lieu d'habitation et du nombre d'enfants dans la famille (45 &#8364; pour une personne seule en ville). Mais le montant du ch&#232;que pourrait bien ne pas suivre l'&#233;volution de la taxe, appel&#233;e &#224; augmenter ! C'est surtout la mise en place d'un nouvel imp&#244;t indirect tandis que la taxe professionnelle va &#234;tre supprim&#233;e ! &#192; la population de payer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sauver la plan&#232;te par une taxe ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de la taxe carbone, &#224; commencer par les Verts, expliquent qu'il faudrait appliquer des sanctions individuelles pour faire changer les comportements et baisser la consommation d'&#233;nergie. C'est mettre les choses &#224; l'envers. Les habitudes de consommation viennent des contraintes qui p&#232;sent sur la grande majorit&#233;. L'usage de la voiture, par exemple : quel travailleur ne pr&#233;f&#233;rerait pas pouvoir vivre suffisamment pr&#232;s de son lieu de travail pour s'y rendre &#224; pied ? Sans parler de l'indigence des transports en commun. Quel autre effet pourrait avoir une taxe carbone que peser sur la partie la plus pauvre de la population, sans gu&#232;re affecter les habitudes des plus ais&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les Verts se font les propagandistes de la taxe carbone, c'est qu'ils se placent enti&#232;rement dans le cadre de la soci&#233;t&#233; capitaliste. Ils excluent d'avance toute mesure un tant soit peu coercitive contre les industriels en pr&#244;nant comme seule perspective de faire payer deux fois &#224; la population le co&#251;t de la d&#233;gradation de l'environnement. Oui, il faut sauver la plan&#232;te&#8230; et ses habitants : mais en s'attaquant au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La crise, un an apr&#232;s : ceux qui empochent et ceux qui payent&#8230;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-un-an-apres-ceux-qui-empochent-et-ceux-qui-payent</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Capitalisme
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Un milliard d'euros, c'est le montant des bonus vers&#233;s par la BNP &#224; ses traders. C'est surtout, face aux milliers de licenciements, le symbole de l'arrogance patronale. La banque explique que si elle ne r&#233;mun&#232;re pas suffisamment ses traders, ils iront voir ailleurs. La belle affaire ! Comme disaient les travailleurs argentins lors de l'effondrement de leur &#233;conomie en 2001 : &#171; &#161;Que se vayan todos ! &#187; (&#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;) &lt;br /&gt;La bourse est repartie &#224; la hausse : l'indice CAC&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un milliard d'euros, c'est le montant des bonus vers&#233;s par la BNP &#224; ses traders. C'est surtout, face aux milliers de licenciements, le symbole de l'arrogance patronale. La banque explique que si elle ne r&#233;mun&#232;re pas suffisamment ses traders, ils iront voir ailleurs. La belle affaire ! Comme disaient les travailleurs argentins lors de l'effondrement de leur &#233;conomie en 2001 : &#171; &lt;em&gt; &#161;Que se vayan todos ! &lt;/em&gt; &#187; (&#171; Qu'ils s'en aillent tous ! &#187;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourse est repartie &#224; la hausse : l'indice CAC 40 est remont&#233; de 50 % par rapport au 9 mars, jour le plus bas. La croissance semble pointer son nez : + 0,3 % au deuxi&#232;me trimestre 2009 pour la France. Est-ce le d&#233;but de la fin de la crise ? En tout cas, pas pour tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat respire : les pertes sont moins lourdes que pr&#233;vues au premier semestre 2009. Ce ne sont pas vraiment des pertes d'ailleurs. Les quarante plus grands groupes fran&#231;ais, ceux du CAC 40, ont encaiss&#233; 22 milliards de b&#233;n&#233;fices. Et certains, comme Total, d'annoncer des avances sur dividendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules dix entreprises du CAC 40 affichent des pertes, mais attention, c'est que, tel Renault et PSA, elles ont d&#233;duit les frais de restructuration qui gr&#232;vent les profits d'aujourd'hui pour pr&#233;parer ceux de demain... sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le patronat souffle, gr&#226;ce au respirateur artificiel appel&#233; &#171; caisses de l'&#201;tat &#187;, les travailleurs, eux, n'ont pas fini de payer. Le gouvernement continue de d&#233;rouler son tapis d'attaques : travail du dimanche, hausse du forfait hospitalier, privatisation de La Poste, amputation de la retraite des femmes, fiscalisation des indemnit&#233;s d'accident du travail et une nouvelle &#171; r&#233;forme &#187; de la retraite envisag&#233;e pour 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est d'abord par leur emploi que les travailleurs payent la crise : 400 000 emplois disparus en un an, principalement dans l'industrie. Et les plans de licenciements n'ont pas ralenti, &#224; l'image des 814 suppressions de postes annonc&#233;es mi-septembre par Alcatel-Lucent. Les jeunes qui d&#233;barquent &#224; la recherche d'un travail sont autant de nouveaux ch&#244;meurs. Depuis un an, P&#244;le Emploi compte en moyenne 50 000 ch&#244;meurs suppl&#233;mentaires chaque mois. Mais c'est sans compter ceux qui, d&#233;courag&#233;s, ne se sont pas inscrits... ou r&#233;inscrits apr&#232;s une radiation. Les chiffres ne comptent pas non plus ceux qui entrent dans des dispositifs de reclassement sans pour autant retrouver de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les travailleurs payent l'imp&#244;t, les capitalistes encaissent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour renflouer les banques et &#171; relancer &#187; l'&#233;conomie, l'&#201;tat s'est fortement endett&#233;. En 2009, il a emprunt&#233; 700 millions d'euros par jour sur les march&#233;s financiers. Le d&#233;ficit public devrait atteindre 130 milliards d'euros en 2009 et le gouvernement pr&#233;voit autant pour son budget 2010. La dette passerait ainsi de 68 &#224; 80 % du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement ne pr&#233;voit &#233;videmment pas de faire payer les patrons &#224; qui il a vers&#233; ces milliards. Bien au contraire, il &#233;limine la taxe professionnelle, au moment o&#249; il charge les travailleurs avec la taxe carbone. Mais la facture vient aussi avec le d&#233;mant&#232;lement des services publics et des syst&#232;mes sociaux : h&#244;pitaux, &#233;ducation, retraites, etc. Tout y passe, plus que jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'ainsi la dette co&#251;te aux travailleurs, elle est pain b&#233;ni pour les capitalistes, qui trouvent un investissement s&#251;r. Le service de la dette repr&#233;sentait 6 % des recettes de l'&#201;tat en 2008 et devrait monter &#224; 10 % en 2012. Et Sarkozy veut lancer son &#171; grand emprunt &#187;, avec des taux d'int&#233;r&#234;ts encore plus &#233;lev&#233;s ! Seuls les plus riches, qui ont de l'argent &#224; &#233;pargner, pourront en faire une source de revenu&#8230; pr&#233;lev&#233; directement dans la poche des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Partout dans le monde, patronat et gouvernement font payer les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aux &#201;tats-Unis&lt;/strong&gt;, ce sont les expulsions de leur logement des travailleurs ne pouvant plus payer leurs dettes qui ont marqu&#233; le d&#233;but de la crise. Ces expulsions sont toujours plus nombreuses de mois en mois. 360 000 familles ont &#233;t&#233; mises &#224; la rue en juillet, alors que les logements vides s'accumulent. En deux ans et demi, les banques ont ainsi saisi 5,5 millions de logements. Ces derni&#232;res ann&#233;es, avec les &#171; subprimes &#187; et les cartes de cr&#233;dit faciles, les travailleurs am&#233;ricains avaient tent&#233; de pallier leurs bas salaires par un fort endettement. Aujourd'hui les banques leur font payer. Et avec la disparition de nombre de petits boulots et la fermeture des usines, le ch&#244;mage aggrave leurs conditions. L'OCDE pr&#233;voit que le ch&#244;mage officiel passe de 5,8 % en 2008 &#224; 10,1 % en 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En Allemagne&lt;/strong&gt;, 1,4 million de travailleurs ont un salaire amput&#233; par le ch&#244;mage partiel. Le ch&#244;mage complet devrait atteindre 11,6 % en 2010. C'est l&#224;-bas que la r&#233;cession est la plus forte, avec une baisse de 6 % du PIB pr&#233;vue pour 2009. Les exportations ont chut&#233;, alors qu'elles repr&#233;sentaient 47 % du PIB allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est dans les pays pauvres&lt;/strong&gt; que la note est la plus sal&#233;e. D&#233;j&#224;, d&#233;but 2008, ils avaient &#233;t&#233; les premiers &#224; payer la crise avec la hausse des prix des mati&#232;res premi&#232;res, qui avait provoqu&#233; des &#233;meutes de la faim. L'organisme de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, la FAO, a estim&#233; que 1,02 milliard d'individus souffrent de malnutrition en 2009. Triste record !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays pauvres subissent la baisse des exportations, mais aussi le reflux des financements ext&#233;rieurs. Selon la Banque mondiale, les investissements vers les pays pauvres ont diminu&#233; de 37 % en 2008 et cela s'acc&#233;l&#232;re. Loin d'investir, les multinationales rapatrient une plus grande part de leurs profits (70 % contre 50 % auparavant). La cons&#233;quence directe est l'expansion du ch&#244;mage et de la mis&#232;re. Une mis&#232;re que ceux qui ont &#233;migr&#233; vers les pays riches pour envoyer une aide &#224; leur famille ont de plus en plus de mal &#224; adoucir. Dans les pays riches, les travailleurs immigr&#233;s sont les plus expos&#233;s aux licenciements, &#224; cause des contrats pr&#233;caires, voire l'absence de contrat de travail, de leur pr&#233;sence importante dans les secteurs les plus en crise (BTP, h&#244;tellerie-restauration), mais aussi du fait du racisme de certains patrons qui les licencient en priorit&#233;. R&#233;sultat, la Banque mondiale pr&#233;voit une baisse de 5 &#224; 8 % des fonds envoy&#233;s par les migrants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quel avenir pour l'&#233;conomie capitaliste ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Qui a dit : &#171; &lt;em&gt; Nous avons pass&#233; le pire et avec une unit&#233; soutenue dans l'effort, nous nous remettrons rapidement &lt;/em&gt; &#187; ? Pas Obama, mais un autre pr&#233;sident am&#233;ricain, Hoover, en mars 1930. Quelques mois apr&#232;s le krach boursier de 1929, les politiciens et &#233;conomistes voyaient d&#233;j&#224; la fin de la crise et tentaient de se rassurer. Pourtant, la &#171; grande d&#233;pression &#187;, marqu&#233;e par le ch&#244;mage de masse et les salaires de mis&#232;re, ne s'est arr&#234;t&#233;e que dix ans et une guerre mondiale plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant dire que mieux vaut pour les travailleurs ne pas se fier aux invocations rassurantes des dirigeants de ce monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTURnZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMkp1Y0M1d2JtY25JSGRwWkhSb1BTSXpOVEFpSUdobGFXZG9kRDBpTWpBd0lpQmhiSFE5SnljZ0x6NEtQQzltYVdkMWNtVStDand2WkdsMlBnPT0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;
Vers une reprise rapide de l'&#233;conomie capitaliste ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La croissance mondiale des quinze ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la crise a &#233;t&#233; relativement forte. Cette croissance &#233;tait tir&#233;e par la forte consommation am&#233;ricaine, qui reposait pour beaucoup sur le cr&#233;dit, jusqu'aux fameux &#171; subprimes &#187; destin&#233;s &#224; faire consommer m&#234;me les plus pauvres. Lorsque les bas salaires am&#233;ricains n'ont pas suffi &#224; payer les int&#233;r&#234;ts toujours croissants, la crise a &#233;clat&#233; et s'est propag&#233;e dans le monde entier.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur l'origine de la crise, lire &#171; La crise jusqu'o&#249; ? &#187;, Convergences (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'&#233;conomie capitaliste a besoin de nouveaux d&#233;bouch&#233;s pour remplacer la consommation am&#233;ricaine d&#233;faillante et absorber le capital disponible. Sans cela, une grande part des capacit&#233;s de production restera inutilis&#233;e. La crise ne pourra alors se terminer que lorsque la surcapacit&#233; aura &#233;t&#233; d&#233;truite, c'est-&#224;-dire apr&#232;s la fermeture de nombreuses entreprises et des licenciements massifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les capacit&#233;s de production sont sous-utilis&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la crise actuelle est bien une crise de surproduction, la capacit&#233; de production ayant d&#233;pass&#233; les limites recevables par la demande solvable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'industrie automobile, l'un des plus gros secteurs de l'&#233;conomie mondiale, le taux d'utilisation des capacit&#233;s de production &#233;tait de 80 % en 2007, d'apr&#232;s le cabinet-conseil AlixPartners. Cette surcapacit&#233; avait d&#233;j&#224; entrain&#233; des milliers de suppressions d'emploi, notamment &#224; PSA ou Renault. Mais en 2009, le taux d'utilisation est tomb&#233; &#224; 65 %, ce qui ne pr&#233;sage rien de bon pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les suppressions d'emplois, les salaires bloqu&#233;s et les cr&#233;dits rendus plus difficiles, la consommation de biens manufactur&#233;s a baiss&#233; depuis fin 2007. Et cela s'acc&#233;l&#232;re, sous l'effet du ch&#244;mage, avec, pour la France, une baisse de 1,2 % en juillet et 1,0 % en ao&#251;t, ce qui ne peut qu'acc&#233;l&#233;rer la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'utilisation du ch&#244;mage partiel a permis de r&#233;duire la production tout en temporisant tr&#232;s partiellement sur le ch&#244;mage, le patronat ne s'en contentera pas &#233;ternellement. Les patrons pr&#233;f&#232;reront laisser des milliers de travailleurs au ch&#244;mage, tout en exploitant quelques-uns d'entre eux au maximum de leurs capacit&#233;s physiques. La r&#233;partition du travail entre tous, sans baisse de salaires, ne fait pas partie du programme patronal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un d&#233;but de reprise en trompe l'&#339;il&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, certains pays, comme la France, ont affich&#233; une croissance positive au deuxi&#232;me trimestre 2009. Au niveau europ&#233;en, l'automobile a effectivement vu ses ventes s'am&#233;liorer gr&#226;ce &#224; la prime &#224; la casse. Mais il s'agit surtout d'achats pr&#233;cipit&#233;s de peur que la prime ne s'arr&#234;te trop t&#244;t et cela ne garantit pas un retour de l'activit&#233; sur le long terme. Quand &#224; la reprise de la production, elle s'explique par le d&#233;stockage op&#233;r&#233; par l'industrie, qui a ralenti fortement sa production pour &#233;couler les stocks. Maintenant, la production repart m&#233;caniquement pour s'adapter &#224; la demande solvable (qui reste restreinte), voire reconstituer des stocks.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signe du manque de perspectives pour les capitalistes : les investissements continuent de chuter. Les entreprises remboursent m&#234;me plus d'argent aux banques qu'elles ne leur empruntent. Certes, les banques rechignent &#224; pr&#234;ter, mais la demande de cr&#233;dits s'est fortement r&#233;duite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter le ch&#244;mage et les bas salaires, les travailleurs ne doivent donc pas compter sur une hypoth&#233;tique relance du capitalisme. Le seul espoir ne peut venir que des luttes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur l'origine de la crise, lire &#171; &lt;em&gt; La crise jusqu'o&#249; ? &lt;/em&gt; &#187;, Convergences R&#233;volutionnaires n&#176;58, juillet-ao&#251;t 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Argumentaire : Oui, les travailleurs ont les moyens, tous ensemble, d'interdire les licenciements
</title>
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		<dc:date>2009-10-04T00:35:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
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		<description>Pas un jour ne passe sans que plusieurs entreprises n'annoncent des r&#233;ductions d'effectifs, quand elles ne ferment pas tout bonnement. Les attaques redoubl&#233;es de l'&#233;t&#233; continuent de se multiplier cet automne. Le patronat poursuit &#224; marche forc&#233;e la constitution d'une arm&#233;e de ch&#244;meurs dans tout le pays. Apr&#232;s une premi&#232;re vague de suppressions de postes par non remplacement des contrats d'int&#233;rim ou CDD, ce sont les emplois permanents qui disparaissent ; apr&#232;s les attaques contre les&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-La-lutte-contre-les-licenciements-" rel="directory"&gt;La lutte contre les licenciements
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Licenciements-+" rel="tag"&gt;Licenciements
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas un jour ne passe sans que plusieurs entreprises n'annoncent des r&#233;ductions d'effectifs, quand elles ne ferment pas tout bonnement. Les attaques redoubl&#233;es de l'&#233;t&#233; continuent de se multiplier cet automne. Le patronat poursuit &#224; marche forc&#233;e la constitution d'une arm&#233;e de ch&#244;meurs dans tout le pays. Apr&#232;s une premi&#232;re vague de suppressions de postes par non remplacement des contrats d'int&#233;rim ou CDD, ce sont les emplois permanents qui disparaissent ; apr&#232;s les attaques contre les travailleurs de la sous-traitance, viennent celles contre les travailleurs des plus grandes entreprises. Les grands donneurs d'ordre tels que Renault ou PSA, ont sacrifi&#233; cyniquement les salari&#233;s de la sous-traitance ou des &#233;quipementiers, avec les cons&#233;quences fatales et tragiques pour l'emploi et pour les familles sur des r&#233;gions enti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; qui veut-on faire payer la crise ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partout c'est une m&#234;me politique qui s'applique : licenciements et suppressions de postes, aggravation de la pr&#233;carit&#233; en particulier pour les jeunes et les femmes, intensification du travail, voire samedis travaill&#233;s obligatoires apr&#232;s avoir vir&#233; les int&#233;rimaires comme &#224; PSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a bon dos et n'est pas pour tout le monde. Les grands groupes en profitent pour &#171; restructurer &#187; des secteurs entiers de l'&#233;conomie, concentrer le capital, dans le but de se red&#233;ployer avec toujours plus d'agressivit&#233; sur le march&#233; mondial. Bien s&#251;r, il y a des &#171; perdants &#187;, des entreprises qui &#171; coulent &#187;, les plus petites, la sous-traitance, les &#233;quipementiers... Yann Delabri&#232;re, PDG de Faurecia, pouvait ainsi d&#233;clarer, non sans cynisme : &#171; &lt;em&gt; Nous sortirons d'autant plus forts de la crise que de nombreux petits acteurs n'y r&#233;sisteront pas &lt;/em&gt; &#187;. Pour cela, il ne suffit pas d'&#233;liminer la concurrence, encore faut-il faire supporter le co&#251;t de la crise aux travailleurs et au reste de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les travailleurs ne sont pas d&#233;munis &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la crainte qu'inspirent les classes populaires aux poss&#233;dants est bien r&#233;elle, comme la peur d'un embrasement g&#233;n&#233;ralis&#233;. Les s&#233;questrations de hauts cadres, les occupations d'usines, les menaces de faire sauter le stock ou les machines, sont autant de signes du large sentiment de r&#233;volte qui pourrait, s'il s'unifiait, menacer franchement le pouvoir du patronat. Les journ&#233;es d'action syndicales de cet hiver et du printemps ont connu un succ&#232;s de taille et un vaste soutien de l'opinion populaire. Et l'id&#233;e de faire converger les luttes aurait sans doute franchi un seuil, si les directions syndicales conf&#233;d&#233;rales ne s'y &#233;taient oppos&#233;es, en jouant d&#233;lib&#233;r&#233;ment de leurs freins dans leur crainte d'&#234;tre d&#233;bord&#233;es, alors que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui secouait la Guadeloupe venait de donner l'exemple de ce qu'il est possible de faire et d'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, localement, et m&#234;me si toutes n'ont pas eu le m&#234;me retentissement national, les luttes de ces derniers mois, m&#234;me minoritaires, sont un clair avertissement. Pas une r&#233;gion n'a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;e par une myriade de conflits. Le sentiment de col&#232;re et d'indignation, lui, est d'ores et d&#233;j&#224; majoritaire. Reste que jusqu'&#224; pr&#233;sent, il a manqu&#233; l'&#233;l&#233;ment qui aurait permis d'unifier les luttes et les r&#233;sistances en un seul et puissant mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la gravit&#233; de la situation, la convergence de toutes nos luttes devient une question vitale. C'est le rapport de force que l'ensemble des salari&#233;s pourra &#233;tablir qui permettra de mettre en &#339;uvre et d'appliquer un plan de sauvetage, non pas des banquiers et des grands actionnaires de l'industrie, cette fois, mais des travailleurs et de toutes les couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un plan de sauvegarde r&#233;alisable, sur la base d'un certain rapport des forces &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces mesures de sauvegarde des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s et de toutes les couches populaires,&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'interdiction des licenciements,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un emploi stable et un revenu minimum d&#233;cent pour tous,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la fin de la pr&#233;carit&#233;,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les embauches massives dans les services publics,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la reconversion des industries polluantes et destructrices en production sociales utiles,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;n'ont rien d'utopique. La soci&#233;t&#233;, au si&#232;cle de l'informatique, des biotechnologies, des sciences &#233;cologiques, croule sous les richesses mat&#233;rielles, techniques, scientifiques et culturelles. Il n'y a aucune fatalit&#233; &#224; la crise, et encore moins au fait que ce soit la population qui en fasse les frais. Il n'y a aucune fatalit&#233; &#224; l'accumulation &#233;hont&#233;e de la richesse pour une infime minorit&#233; &#224; un bout et de la mis&#232;re &#224; l'autre, tout cela au d&#233;triment de l'avenir de l'humanit&#233; et de la plan&#232;te. Les mesures de sauvegarde que nous pr&#233;conisons ne sont jamais qu'une question de choix sociaux &#233;vidents, presque de simple bon sens. Une question de choix politiques en fait : de qui d&#233;cide quoi. En un mot, une question de rapport des forces.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Qui d&#233;cide quoi ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on sait tr&#232;s bien qui d&#233;cide des plans de licenciements et de restructurations, qui programme &#224; grande &#233;chelle le ch&#244;mage, le pillage et le saccage des services publics : toutes ces multinationales industrielles et financi&#232;res qui b&#233;n&#233;ficient de l'assistance perp&#233;tuelle, financi&#232;re, institutionnelle et politique, de leurs &#201;tats respectifs. &#192; leur service, elles ont des hommes d'&#201;tat qui savent trouver des milliards pour les renflouer en temps &#171; de crise &#187;, tout en pr&#244;nant avec aplomb aux couches populaires de travailler plus et plus longtemps&#8230; pour gagner toujours moins. 200 ans de r&#232;gne du capitalisme ont parfaitement rod&#233; et rompu ces gens-l&#224; &#224; centraliser et coordonner toutes les d&#233;cisions qui prot&#232;gent leurs profits et passe-droits, tout en s'entendant &#224; diviser, atomiser, affaiblir, calomnier et r&#233;primer ceux qu'ils exploitent. C'est cela leur conscience de classe. Une classe ultra minoritaire, mais qui sait mener sans &#233;tats d'&#226;me une guerre sociale parfaitement programm&#233;e contre l'ensemble des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une classe avide et impitoyable, mais dont la fonction parasitaire n'a jamais &#233;t&#233; aussi &#233;vidente qu'avec la crise actuelle. Elle n'a d&#233;sormais pas plus de l&#233;gitimit&#233; que l'aristocratie d'origine f&#233;odale &#224; la veille de la r&#233;volution fran&#231;aise, il y a deux si&#232;cles. Il suffirait finalement de peu de chose pour que le rapport des forces s'inverse en sa d&#233;faveur et que les r&#232;gles du jeu de la soci&#233;t&#233;, celles qui permettent de savoir qui d&#233;cide quoi, changent du tout au tout. Pour que toutes nos revendications, plus exactement nos exigences, deviennent r&#233;alit&#233;. Pour que les victimes des plans de licenciements, des bas salaires et de la surexploitation sous toutes ses formes, deviennent ma&#238;tres de leur existence. Il faudrait pour cela que la majorit&#233;, celle qui paie les frais de la crise, prenne conscience de son nombre et programme &#224; son tour une contre-offensive de classe, tout aussi coordonn&#233;e et centralis&#233;e que l'offensive de l'adversaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les luttes existent, mais restent isol&#233;es &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certaines entreprises en lutte sont parvenues &#224; arracher des concessions ou des semi-victoires mais jusqu'ici, au niveau du rapport de force global, le patronat est parvenu, avec le soutien actif du gouvernement, &#224; dicter ses int&#233;r&#234;ts &#224; la grande majorit&#233; de la population et au prix d'un d&#233;sastre social qui s'annonce immense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte actuel, une lutte locale, dure, d&#233;termin&#233;e et bien men&#233;e, peut, m&#234;me si ce n'est pas toujours le cas, faire reculer le patron &#224; la marge, obtenir des indemnit&#233;s de licenciements moins faibles que les conditions l&#233;gales. Mais elle reste impuissante &#224; faire r&#233;ellement c&#233;der le patronat sur l'essentiel, les suppressions de postes ou les licenciements. Et m&#234;me quand une de ces luttes parvient &#224; faire reculer un patron, trop souvent elle laisse sur le carreau les CDD et les int&#233;rimaires, comme les salari&#233;s encore plus vuln&#233;rables des petites entreprises voisines, pouvant laisser un go&#251;t amer aux gr&#233;vistes quand bien m&#234;me ils ont remport&#233; une victoire partielle pour eux-m&#234;mes. &#192; quoi sert que nous soyons de plus en plus nombreux &#224; nous battre, si c'est pour rester isol&#233;s chacun face &#224; son patron ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ceux qui luttent contre les licenciements trouvent le moyen de nouer des contacts et de rassembler les pi&#232;ces du puzzle de leurs luttes, leur force commune repr&#233;sentera le centuple de celle de leurs combats &#233;parpill&#233;s. Ils pourraient alors s'adresser &#224; tous les travailleurs, ceux de petites entreprises qui licencient aussi, ceux des services publics qui suppriment des postes, aux int&#233;rimaires &#224; qui on ne propose plus de contrat, et aux ch&#244;meurs. Ils auront du m&#234;me fait les moyens de s'adresser efficacement aux organisations syndicales et politiques en vue d'une unit&#233; bien comprise en faveur des int&#233;r&#234;ts des exploit&#233;s et de leur victoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Premiers jalons vers les r&#233;seaux et collectifs de salari&#233;s contre les patrons voyous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fait, cet &#233;t&#233;, des salari&#233;s en butte aux licenciements ont commenc&#233; &#224; vouloir sortir de leur isolement et ont entrepris de s'adresser aux autres. Ici ou l&#224; cependant, des contacts ont &#233;t&#233; pris. La mobilisation des salari&#233;s de la fonderie SBFM, en Bretagne, a entra&#238;n&#233; la population des environs et, malgr&#233; un patron en faillite, ils ont impos&#233; &#224; Renault de reprendre l'entreprise sans aucun licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'est de la France, un &lt;strong&gt;Collectif de R&#233;sistance Ouvri&#232;re&lt;/strong&gt; qui regroupe plusieurs entreprises de la Meuse et de la Haute-Marne (Sodetal, Mc Cormick, Ellat, Ebrex, Rocamat) s'est constitu&#233; en d&#233;clarant : &lt;em&gt; &#171; &#8230;il faut nous rassembler et ne plus rester chacun dans son usine ou dans sa ville : Ce n'est qu'en nous f&#233;d&#233;rant, et en organisant nous-m&#234;mes la riposte que nous pouvons esp&#233;rer gagner ! (&#8230;) N&#233; en Meuse Haut- Marne, notre collectif a vocation &#224; s'&#233;tendre r&#233;gionalement et nationalement (&#8230;) &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ceux de New Fabris, dans la Vienne, parfaitement conscients des limites d'un bras de fer isol&#233;, ont eux aussi entrepris de s'adresser aux autres, &#224; tous les autres, en appelant &#224; la constitution d'un &lt;strong&gt;Collectif contre les patrons voyous. &lt;/strong&gt;Et en septembre, ceux de Ford Blanquefort pr&#232;s de Bordeaux, puis les ouvriers et ouvri&#232;res de Freescale en gr&#232;ve, &#224; Toulouse, ont pris le relais (voir nos articles sur le sujet dans ce m&#234;me num&#233;ro).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bilan de l'ann&#233;e : il est urgent d'unifier nos luttes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, les directions des grandes organisations syndicales n'ont pas r&#233;pondu aux attentes des salari&#233;s et ont pr&#233;f&#233;r&#233; jouer le r&#244;le de frein au profit du pr&#233;tendu &#171; dialogue social &#187; avec le patronat et le gouvernement. Mais il est &#224; parier que les initiatives de coordination des travailleurs en lutte, si elles prennent de l'ampleur, ne leur laisseront gu&#232;re le choix, et que les grandes organisations ouvri&#232;res traditionnelles &#8211; tant syndicales que politiques &#8211; pr&#233;f&#232;reront alors se joindre &#224; leurs efforts sous peine de se discr&#233;diter. Tous les appuis &#233;tant souhaitables et bienvenus, il faut souhaiter qu'il en soit ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement g&#233;n&#233;ralis&#233; serait capable d'imposer aux entreprises phares de maintenir les emplois sur chaque site et dans chaque filiale, capable d'ouvrir et d'&#233;plucher les comptabilit&#233;s des entreprises pour suivre la trace des profits accumul&#233;s depuis des ann&#233;es. Un mouvement g&#233;n&#233;ralis&#233; se donnerait aussi l'objectif de faire payer les donneurs d'ordre quand des sous-traitants sont accul&#233;s &#224; la faillite par les grands groupes et que les travailleurs sont laiss&#233;s sur le carreau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il est possible non seulement d'imposer le maintien des salaires, mais d'aller au-del&#224; d'indemnit&#233;s extra-l&#233;gales et d'interdire les licenciements. &#192; condition de faire converger toutes les luttes d&#233;j&#224; existantes et celles &#224; venir en un vaste mouvement d'ensemble. C'est dans de telles circonstances que les patrons comme le gouvernement pr&#233;f&#232;rent reculer, de peur de tout perdre. C'est dans de telles circonstances que les travailleurs et les couches populaires ont enfin les moyens de changer la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en nouant le fil des luttes, que s'allumera la m&#232;che. C'est un tel embrasement social qui donnera aux salari&#233;s et &#224; la population les moyens de dicter leurs exigences, d'interdire les licenciements, et de remettre en cause la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des patrons r&#233;calcitrants. En un mot, ce seront les travailleurs mobilis&#233;s et organis&#233;s qui feront la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les Freescale s'adressent aux autres entreprises
</title>
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		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de Freescale &#224; Toulouse (anciennement Motorola, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. &lt;br /&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de &lt;strong&gt;Freescale &#224; Toulouse &lt;/strong&gt;(anciennement &lt;strong&gt;Motorola&lt;/strong&gt;, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des New-Fabris et donn&#233; son adh&#233;sion &#224; la constitution d'un collectif contre les patrons voyous et licencieurs. De m&#234;me une d&#233;l&#233;gation a particip&#233; &#224; la r&#233;union des entreprises en lutte ou menac&#233;es de licenciements organis&#233;e le 5 septembre par la CGT de Ford Blanquefort (Bordeaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec notre entr&#233;e dans la gr&#232;ve nous ressentons encore plus vivement la n&#233;cessit&#233; de coordonner notre lutte avec celle de toutes les entreprises menac&#233;es imm&#233;diatement, grandes ou petites, afin d'aider &#224; impulser le n&#233;cessaire mouvement d'ensemble, car nous les savons bien ce sont tous les travailleurs qui sont menac&#233;s &#224; court ou long terme (comme ce sont tous les patrons, &#201;tat compris, qui sont, &#224; un moment ou &#224; un autre, voyous et licencieurs). C'est pourquoi d&#232;s le 9 septembre nous avons particip&#233; nombreux au rassemblement organis&#233; par les Molex &#224; l'occasion de la venue de Bernard Thibault &#224; Villemur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous adressons aujourd'hui &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes les &#233;quipes militantes ou syndicales des entreprises qui avaient apport&#233; leur adh&#233;sion au projet de collectif contre les patrons voyous et licencieurs ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes celles qui ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault en soutien aux New-Fabris ou, dans l'impossibilit&#233; d'y participer, avaient manifest&#233; leur soutien &#224; l'initiative ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; et en fait toutes celles dont l'entreprise est comme la n&#244;tre en butte aux attaques patronales ou gouvernementales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons de relayer et reprendre ensemble l'appel des New Fabris afin de construire et d&#233;velopper la coordination entre nous et de mettre nos forces en commun au service de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cela d'appeler ensemble et le plus t&#244;t possible &#224; une r&#233;union du collectif des entreprises en butte aux patrons voyous et licencieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes pr&#234;ts &#224; organiser mat&#233;riellement cette r&#233;union. Mais Toulouse &#233;tant un peu d&#233;centr&#233;e par rapport aux entreprises du Nord et l'Est du pays, il convient certainement de s'entendre entre nous non seulement sur la date mais aussi le lieu qui conviendrait le mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous demandons d'adresser vos r&#233;ponses et vos propositions &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;freescaleenlutte@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous pouvons aussi prendre un premier contact entre nous le &lt;strong&gt;17 septembre &lt;/strong&gt;&#224; la Bourse &#224; Paris pour ceux qui participeront &#224; ce rassemblement de travailleurs de la m&#233;tallurgie et de la chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes de Freescale y enverront une d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Comit&#233; de gr&#232;ve soutenu par les sections syndicales CGT-CFDT-CFTC&lt;/strong&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Collectifs, coordinations, comit&#233;s&#8230; Quand les bo&#238;tes en lutte entreprennent de se coordonner
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Collectifs-coordinations-comites-Quand-les-boites-en-lutte-entreprennent-de-se</link>
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		<dc:date>2009-10-04T00:35:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>&#171; Un tous ensemble in&#233;dit &#187; , &#171; Les New Fabris font l'unit&#233; autour d'eux &#187; , &#171; Un collectif contre les patrons voyous &#187; , c'est ce que titre la presse au lendemain de la manifestation du 30 juillet &#224; Ch&#226;tellerault appel&#233;e par les &#171; Fabris &#187;. Et pour cause : pas moins de 43 entreprises repr&#233;sent&#233;es, en plein milieu des vacances scolaires, 26 venues de toute la France, le reste de Ch&#226;tellerault et de la Vienne. &lt;br /&gt;D&#232;s le 23 juillet, jour o&#249; ils lancent leur appel &#224; toutes les&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Un tous ensemble in&#233;dit &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; Les New Fabris font l'unit&#233; autour d'eux &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; Un collectif contre les patrons voyous &#187; &lt;/em&gt;, c'est ce que titre la presse au lendemain de la manifestation du 30 juillet &#224; Ch&#226;tellerault appel&#233;e par les &#171; Fabris &#187;. Et pour cause : pas moins de 43 entreprises repr&#233;sent&#233;es, en plein milieu des vacances scolaires, 26 venues de toute la France, le reste de Ch&#226;tellerault et de la Vienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 23 juillet, jour o&#249; ils lancent leur appel &#224; toutes les entreprises concern&#233;es par des licenciements, les &#171; Fabris &#187; d&#233;cident de mettre en place une &#233;quipe qui fera des contacts avec les autres entreprises sa priorit&#233;. Il reste 6 jours pour &#233;tablir ces contacts en vue de la manifestation du 30 juillet et pour jeter les premi&#232;res bases d'un &lt;a href=&#034;http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &lt;em&gt; Collectif contre les patrons voyous et licencieurs &lt;/em&gt; &#187;&lt;/a&gt;. L'&#233;quipe des salari&#233;s de New Fabris et des militants ext&#233;rieurs &#224; la bo&#238;te venus en soutien multiplient les appels, par t&#233;l&#233;phone et par mails aux quatre coins de la France. Et rend chaque jour des comptes aux salari&#233;s de New Fabris sur les r&#233;sultats de la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, la nouvelle notori&#233;t&#233; des New Fabris aidant, les premi&#232;res r&#233;ponses arrivent : de Freescale, Philips, Ford, Merlin G&#233;rin, Continental, Molex, Renault, PSA, Michelin, SKF, jusqu'au Club Med et bien d'autres, mais aussi d'organisations syndicales, politiques, ou de simples militants qui proposent d'adh&#233;rer au collectif, de venir &#224; la manifestation ou simplement expriment leur soutien. Les messages et les mails de soutien sont affich&#233;s et recouvrent bient&#244;t les murs d'un des couloirs de l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, malgr&#233; le refus d&#233;lib&#233;r&#233; des f&#233;d&#233;rations syndicales &#224; relayer l'appel des &#171; Fabris &#187;, ce seront de 80 &#224; 90 entreprises d&#233;j&#224; en lutte ou en tout cas menac&#233;es, qui seront contact&#233;es par New Fabris. Parmi elles, plus d'une dizaine apporteront leur adh&#233;sion au collectif, plus d'une quinzaine se diront int&#233;ress&#233;es, la majorit&#233; des autres gardera le contact. Pour l'&#233;crasante majorit&#233; ce sont des militants syndicaux, CGT, CFDT, FO ou SUD, qui n'ont pas pu compter sur l'aide des conf&#233;d&#233;rations. Leur constat est simple : &lt;em&gt; &#171; Ce serait aux Conf&#233;d&#233;rations syndicales d'appeler &#224; la coordination des luttes, vu qu'elles ne le font pas, c'est &#224; nous de le faire. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, il y a d&#233;j&#224; d'autres collectifs constitu&#233;s r&#233;gionalement : notamment le Collectif de R&#233;sistance Ouvri&#232;re de la Haute-Marne et de la Meuse qui regroupe les entreprises Sodetal, Mc Cormick, Ellat, Ebrex, Rocamat et qui propose une adh&#233;sion mutuelle des deux collectifs. Certaines entreprises en lutte, c'est le cas en Bretagne, d&#233;laiss&#233;es par les conf&#233;d&#233;rations syndicales n'ont parfois pas d'autre choix que d'&#233;tablir des liens entre elles et &#224; leur propre initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de la manifestation de Ch&#226;tellerault contribuera ainsi &#224; ce que les New Fabris partent la t&#234;te haute le lendemain 31 juillet lorsqu'ils d&#233;cident malgr&#233; ce succ&#232;s d'arr&#234;ter leur mouvement : &lt;em&gt; &#171; Au moins, on aura marqu&#233; le coup &lt;/em&gt;, dit un Fabris, &lt;em&gt; on aura fichu la trouille aux patrons de toute la France &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout reste bel et bien &#224; faire. New Fabris d&#233;finitivement ferm&#233;e, le collectif pour exister r&#233;ellement devra &#234;tre repris par d'autres entreprises en lutte pour devenir r&#233;ellement un instrument de coordination et de concertation de ceux qui se battent. Comme le disent certains salari&#233;s de New Fabris : &lt;em&gt; &#171; Nous avons pos&#233; la premi&#232;re pierre, aux autres de construire le ch&#226;teau fort &#187; &lt;/em&gt;. De fait, l'id&#233;e d'une coordination des bo&#238;tes en luttes avait tout autant pour objectif le soutien au New Fabris que de contribuer, ce faisant, &#224; ce que plus un seul New Fabris, Continental, Molex, Goodyear ou JLG ne se retrouve seul face aux licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre du 5 septembre &#224; Blanquefort &#224; l'initiative de la CGT de Ford (devenu &#171; First &#187;), adh&#233;rente au Collectif, est une premi&#232;re occasion de donner une suite &#224; l'appel des New Fabris, en cette rentr&#233;e. Pr&#232;s de 25 entreprises y sont repr&#233;sent&#233;es. Pourtant au m&#234;me moment les pressions des diff&#233;rentes conf&#233;d&#233;rations syndicales se multiplient sur leurs militants pour qu'ils abandonnent partout ces tentatives de coordination entre les militants de bo&#238;tes eux-m&#234;mes. Selon elles, ces collectifs, comit&#233;s ou coordination n'ont vocation qu'&#224; court-circuiter les syndicats. C'est un pr&#233;texte, bien s&#251;r, puisque tous ont non seulement dit clairement qu'ils souhaitaient le soutien et m&#234;me la pr&#233;sence des syndicats, f&#233;d&#233;rations et conf&#233;d&#233;rations largement invit&#233;es. Seul la direction nationale de Sud-Solidaires avait r&#233;pondu fin juillet &#224; l'appel des Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 8 septembre les ouvriers de fabrication de l'entreprise Freescale &#224; Toulouse, dont l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait donn&#233; sont adh&#233;sion au collectif des Fabris, sont en gr&#232;ve. Sentant comme eux l'importance de briser l'isolement, le comit&#233; de gr&#232;ve &#233;lu et compos&#233; de militants CFDT, CFTC, CGT et de non syndiqu&#233;s a repris l'id&#233;e et l'appel des New Fabris le 14 septembre. Les &#171; Freescale &#187; proposent que celles des d&#233;l&#233;gations en contact avec le collectif qui le souhaitent et qui le peuvent se rencontrent &#224; l'occasion de la manifestation organis&#233;e &#224; Paris &#224; l'initiative de la CGT Goodyear et des f&#233;d&#233;rations de la m&#233;tallurgie et de la chimie. Une rencontre organis&#233;e en h&#226;te &#224; la fin de cette manifestation le 17 septembre &#224; la Bourse &#224; Paris a r&#233;uni des salari&#233;s d'une petite vingtaine d'entreprises. Il en faut bien davantage pour mettre sur pied une v&#233;ritable coordination des entreprises en lutte (ou celles qui veulent s'y mettre). Mais la nouvelle rencontre envisag&#233;e (sans doute au mois d'octobre) devrait permettre de continuer de faire grossir la boule de neige. C'est en tout cas le d&#233;sir et le besoin exprim&#233;s par les participants &#224; la r&#233;union du 17 septembre, et pas seulement les Fabris ou les Freescale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTURrZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMk52Ykd4bFkzUnBabk11Y0c1bkp5QjNhV1IwYUQwaU16VXdJaUJvWldsbmFIUTlJakk0TWlJZ1lXeDBQU2NuSUM4K0Nqd3ZabWxuZFhKbFBnbzhMMlJwZGo0PSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> New-Fabris : &#171; c'est tous ensemble que nous vaincrons ! &#187;
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		<dc:date>2009-10-04T00:35:13Z</dc:date>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>New Fabris
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		<description>Molex, JLG, Nortel&#8230; Cet &#233;t&#233;, les luttes contre les licenciements n'ont pas pris de cong&#233; et l'une d'elles a particuli&#232;rement fait la Une : New-Fabris. &lt;br /&gt;Jusqu'alors personne, en dehors de Ch&#226;tellerault dans la Vienne o&#249; elle se situe, n'avait entendu parler de cette entreprise de m&#233;canique de pr&#233;cision. Elle avait pourtant d&#233;j&#224; connu de nombreuses mobilisations. Vendu par les fr&#232;res Fabris au groupe Euralcom en 2001, cet &#233;quipementier automobile a Renault et PSA pour principaux&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-La-lutte-contre-les-licenciements-" rel="directory"&gt;La lutte contre les licenciements
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Molex, JLG, Nortel&#8230; Cet &#233;t&#233;, les luttes contre les licenciements n'ont pas pris de cong&#233; et l'une d'elles a particuli&#232;rement fait la Une : New-Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors personne, en dehors de Ch&#226;tellerault dans la Vienne o&#249; elle se situe, n'avait entendu parler de cette entreprise de m&#233;canique de pr&#233;cision. Elle avait pourtant d&#233;j&#224; connu de nombreuses mobilisations. Vendu par les fr&#232;res Fabris au groupe Euralcom en 2001, cet &#233;quipementier automobile a Renault et PSA pour principaux clients. Les salari&#233;s, 680 &#224; l'&#233;poque, y usinaient des pompes et des collecteurs. Plac&#233;e une premi&#232;re fois en liquidation judiciaire en ao&#251;t 2007 et rachet&#233;e par le groupe italien Zen, l'usine de Ch&#226;tellerault est une des premi&#232;res victimes de la crise de 2008 et des restructurations du secteur automobile. En novembre 2008, New-Fabris &#233;tait de nouveau mise en redressement judiciaire. Commen&#231;ait alors la course au repreneur ponctu&#233;e par des mouvements de gr&#232;ve pour d&#233;fendre les emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 juin 2009, l'annonce de Renault et de PSA de ne plus travailler d&#233;finitivement avec New-Fabris entra&#238;ne sa liquidation judiciaire. L'usine est aussit&#244;t occup&#233;e par les salari&#233;s qui installent des bouteilles de gaz et fixent un premier ultimatum. Maintenir les 366 emplois est peut-&#234;tre une cause perdue mais ils ne se feront pas jeter comme des malpropres. Si au 15 juillet, les salari&#233;s n'obtiennent pas de Renault et de PSA une prime de 30 000 euros, ils menacent de faire sauter l'usine et de d&#233;truire stocks et machines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de plusieurs semaines sans r&#233;ponse, les salari&#233;s d&#233;cident de se rendre &#224; Poissy le 7 juillet devant les bureaux de PSA. Deux jours plus tard, ils repoussent leur ultimatum au 31 juillet pour permettre d'organiser une autre manifestation, cette fois ci devant le si&#232;ge de Renault &#224; Boulogne-Billancourt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 juillet, coup de th&#233;&#226;tre. La presse et la t&#233;l&#233;vision nationales s'int&#233;ressent tout d'un coup &#224; New-Fabris. Les gr&#233;vistes sont contact&#233;s en plein dimanche par TF1. Ils passeront le soir m&#234;me au au journal de 20 heures o&#249; les bonbonnes de gaz font sensation. Des bouteilles de gaz apparaissent imm&#233;diatement &#224; JLG &#224; Tonneins et &#224; Nortel dans les Yvelines, deux entreprises &#233;galement sous le coup de licenciements. En fait, c'est bien l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, aussi bien celle de PSA, de Renault comme du gouvernement, qui a pouss&#233; les salari&#233;s de New-Fabris &#224; radicaliser leur mouvement. Mais c'est aussi leur isolement. Comme de nombreux salari&#233;s, ceux de New-Fabris se battent seuls, n'ayant que peu de soutien de la part des directions syndicales nationales. Et cette radicalisation porte ses fruits en quelque sorte, puisqu'enfin les m&#233;dias nationaux commencent &#224; parler de New-Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fabris iront donc manifester le 16 juillet &#224; Billancourt, entour&#233;s de cam&#233;ras et de journalistes qui d&#233;sormais ne les quitteront plus. Mais l&#224; aussi, la d&#233;ception est grande quand la d&#233;l&#233;gation sort de sa rencontre avec des dirigeants de Renault et annonce aux manifestants que Renault et PSA se sont entendus pour leur racheter les stocks de pi&#232;ce en &#233;change d'une prime de 6 600 &#8364; par salari&#233;. Col&#232;re. D&#233;pit. Les Fabris rentreront &#224; Ch&#226;tellerault la rage au c&#339;ur, bien d&#233;cid&#233;s &#224; poursuivre leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque Renault et PSA ne veulent plus n&#233;gocier, c'est le gouvernement qui fera l'entremetteur. Mais le ministre de l'industrie, Estrosi, exige l'enl&#232;vement des bouteilles de gaz. Les salari&#233;s s'y plieront. La semaine suivante, le 22 juillet, le rendez-vous avec Estrosi au minist&#232;re de Bercy tourne court. 11 000 &#8364; bruts, c'est le dernier mot du ministre qui l&#232;ve la s&#233;ance au bout de deux heures. Comme marchands de tapis, il n'y a pas plus pingres que les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de Fabris sont face au mur. Que faire ? Lors de leur assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du lendemain 23 juillet, ils d&#233;cident alors d'&#233;largir leur mouvement : &lt;em&gt; &#171; Nous appelons l'ensemble des salari&#233;s des entreprises qui, comme nous, sont sous la menace d'une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin ch&#226;telleraudais et de toute la France, &#224; nous contacter de fa&#231;on &#224; coordonner nos luttes et &#224; former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs &#187; &lt;/em&gt;. Tel sera leur communiqu&#233; lanc&#233; le soir m&#234;me, lequel se termine par un appel &#224; &lt;em&gt; &#171; l'ensemble des salari&#233;s en lutte pour l'emploi &#224; une manifestation &#224; Ch&#226;tellerault jeudi 30 juillet. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un collectif contre les licenciements et une manifestation nationale ! &#192; Ch&#226;tellerault, en pleins cong&#233;s d'&#233;t&#233; et avec une semaine pour pr&#233;parer tout cela ? Le pari est risqu&#233;, d'autant plus que les Fabris ne doivent compter que sur leurs propres forces. En effet, leur appel ne sera pas relay&#233; par les conf&#233;d&#233;rations &#224; commencer par la CGT, m&#234;me si le syndicat CGT de New-Fabris m&#232;ne pourtant le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les New-Fabris, et leur leader Guy Eyermann, dirigeant du syndicat CGT de New-Fabris, ont acquis une certaine notori&#233;t&#233; qui leur permet de s'adresser directement aux autres entreprises. Et la manifestation du 30 juillet est un succ&#232;s, avec plus de 2 000 manifestants. Si aucun leader national politique ou syndical ne fait le d&#233;placement, des dizaines de d&#233;l&#233;gations d'entreprises arrivent de toute la France. Une dizaine d'ouvriers de Continental sont venus de Compi&#232;gne avec leur leader, Xavier Mathieu. Une d&#233;l&#233;gation de Molex et de Freescale d&#233;barque de Toulouse. Des salari&#233;s de Ford Blanquefort, de plusieurs sites Renault et PSA de la r&#233;gion parisienne, de Valeo, TDF, Sonas&#8230; font le d&#233;placement. Venues de plus pr&#232;s et avec leurs publicit&#233;s d&#233;tourn&#233;es, les filles d'Aubade font fureur. Le secteur public est aussi repr&#233;sent&#233; : Poste, H&#244;pitaux, Caisse des D&#233;p&#244;ts, CNAV, cheminots, etc. Au-del&#224; du soutien aux Fabris, tous les salari&#233;s et militants syndicaux pr&#233;sents ressentent la n&#233;cessit&#233; de ne pas rester isol&#233;s et de coordonner les luttes contre les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du meeting qui cl&#244;t la manifestation et avant de donner la parole aux autres d&#233;l&#233;gations et aux repr&#233;sentants des partis politiques, Guy Eyermann lance une nouvelle fois son appel : &lt;em&gt; &#171; Cette manifestation doit &#234;tre le commencement de quelque chose. C'est la cr&#233;ation d'un collectif pour toutes les entreprises qui luttent contre ces patrons voyous et ces actionnaires qui ferment nos usines et qui licencient des milliers de personnes. Aujourd'hui chaque entreprise lutte, se bat, et parfois meurt toute seule, dans son coin. Demain, c'est tous ensemble qu'il faudra lutter. Nous ne pourrons gagner qu'en r&#233;unissant toutes les entreprises, toutes les organisations syndicales, main dans la main. C'est tous ensemble que nous vaincrons. Aujourd'hui, c'est une pierre que nous venons de poser. Demain, dans les prochaines semaines, cette pierre va en appeler d'autres, pour construire une maison qui un jour nous fera entendre partout dans le pays. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Applaudissements fournis. &#201;motion. Fiert&#233;&#8230; Mais la manifestation n'est pas suffisamment massive pour que les salari&#233;s de Fabris reviennent sur leur ultimatum et trouvent le courage et l'envie de continuer &#224; occuper l'usine condamn&#233;e au mois d'ao&#251;t. Le lendemain, 31 juillet, la grosse majorit&#233; des salari&#233;s vote donc l'arr&#234;t du mouvement, &#224; contrec&#339;ur et la mort dans l'&#226;me. Et ce n'est pas le montant de la prime, pass&#233;e le matin m&#234;me &#224; 12 000 euros nets, qui les fait flancher. Mais l'alternative pr&#233;sent&#233;e lors du vote, accepter la prime ou faire sauter l'usine, ne leur laisse que peu de choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que les salari&#233;s de Fabris peuvent &#234;tre fiers de leur lutte. Celle-ci restera comme l'exemple d'un combat d&#233;termin&#233; et audacieux. Une lutte qui n'est pas termin&#233;e puisque les ex-Fabris sont pr&#233;sents dans les manifestations de la rentr&#233;e, comme celle des salari&#233;s de l'automobile le 17 septembre &#224; Paris ou du 26 &#224; Clairoix, et qu'ils viennent de former un comit&#233; des priv&#233;s d'emploi de Fabris. Sans compter que leur appel &#224; coordonner les luttes et &#224; former un collectif contre les patrons voyous continue de trouver un certain &#233;cho parmi des salari&#233;s et des militants d'entreprises menac&#233;es de licenciements et de suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilles Seguin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTURZZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMjVsZDJaaFlpNXdibWNuSUhkcFpIUm9QU0kwTURBaUlHaGxhV2RvZEQwaU1qQXpJaUJoYkhROUp5Y2dMejRLUEM5bWFXZDFjbVUrQ2p3dlpHbDJQZz09Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title> Au lait, au lait ! &#171; Producteurs, sauvons-nous nous-m&#234;mes &#187;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Au-lait-au-lait-Producteurs-sauvons-nous-nous-memes</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<description>La gr&#232;ve des producteurs de lait a &#233;t&#233; suspendue, jeudi 25 septembre, apr&#232;s deux semaines de manifestations des &#233;leveurs, de stocks de lait d&#233;vers&#233;s spectaculairement, de distributions gratuites au public. Mais elle pourrait bien rebondir vite, si la r&#233;union des ministres de l'agriculture de l'Union Europ&#233;enne qu'on leur a promise n'accordait rien. &lt;br /&gt;Guerre des prix &lt;br /&gt;En un an, le prix du lait pay&#233; aux producteurs a baiss&#233; de 30 %, flirtant avec les 200 euros pour 1 000 litres (soit 20&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve des producteurs de lait a &#233;t&#233; suspendue, jeudi 25 septembre, apr&#232;s deux semaines de manifestations des &#233;leveurs, de stocks de lait d&#233;vers&#233;s spectaculairement, de distributions gratuites au public. Mais elle pourrait bien rebondir vite, si la r&#233;union des ministres de l'agriculture de l'Union Europ&#233;enne qu'on leur a promise n'accordait rien.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Guerre des prix&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En un an, le prix du lait pay&#233; aux producteurs a baiss&#233; de 30 %, flirtant avec les 200 euros pour 1 000 litres (soit 20 centimes le litre &#224; la production contre 1,20 &#8364; au supermarch&#233;). Certes, il avait augment&#233; dans la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente, mais le co&#251;t de fabrication (engrais, nourriture des vaches, mat&#233;riel souvent sp&#233;cialis&#233; et cher) aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, des quotas fix&#233;s &#224; Bruxelles r&#233;partissaient entre tous les producteurs de l'Union Europ&#233;enne les volumes &#224; produire. Ils emp&#234;chaient la &#171; surproduction &#187;, et permettaient, en principe, de maintenir des prix r&#233;mun&#233;rateurs pour tous les agriculteurs. Mais au nom de la libre concurrence, ces quotas seront supprim&#233;s d'ici 2015. Les plus grosses exploitations augmenteront leurs volumes de production. La surproduction de lait poussera encore son prix &#224; la baisse, jusqu'&#224; l'aligner sur le plus bas, par exemple 130 euros pour 1 000 litres, comme c'est le cas en Belgique aujourd'hui. Les plus petites exploitations, qui n'ont pas les moyens financiers de moderniser leurs installations en fonction des nouvelles normes toujours changeantes et d'accro&#238;tre leurs troupeaux, seront &#233;limin&#233;es ou rachet&#233;es. D'autant plus vite que beaucoup travaillent en fait d&#233;j&#224; &#224; perte et sont fortement endett&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Au profit des industriels et de la grande distribution&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, les industriels (laiteries, fromageries, mat&#233;riels pour installations de traite) et la grande distribution ont augment&#233; leurs marges sur le lait UHT de respectivement 25 % et 33 %. Elles repr&#233;sentent 52 % et 17 % du prix pay&#233; par le consommateur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon une &#233;tude de la direction g&#233;n&#233;rale de la concurrence du 30 juillet 2009.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un prix qui n'a pas baiss&#233;, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re des producteurs de lait, que contenait jusque-l&#224; &#224; grand peine le principal syndicat agricole, la FNSEA, a &#233;clat&#233; au printemps. Les tracteurs ont bloqu&#233; les portes des laiteries, des rayons de produits laitiers des hypermarch&#233;s ont &#233;t&#233; saccag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre jours avant l'&#233;lection europ&#233;enne, le ministre Michel Barnier, t&#234;te de liste en &#206;le-de-France, annon&#231;ait un accord sur un prix fix&#233; entre 262 et 280 euros les 1 000 litres. Loin des 400 &#224; 500 euros n&#233;cessaires pour que chaque producteur se verse 1 000 euros mensuels. Et le texte incite &#224; la contractualisation, c'est-&#224;-dire des garanties d'achat donn&#233;es par les industriels aux producteurs, en &#233;change d'un contr&#244;le accru de leur production, et de p&#233;nalit&#233;s en cas de d&#233;faillance. Cela revient &#224; &#244;ter aux agriculteurs ce qu'il leur reste d'autonomie. Certains doivent par exemple d&#233;j&#224; se fournir exclusivement aupr&#232;s de la coop&#233;rative en engrais, mat&#233;riels, etc. Quant &#224; l'aide financi&#232;re promise par Barnier, 30 millions d'euros, elle ne correspond qu'&#224; 0,0013 euro par litre de lait !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Petits et gros producteurs, des int&#233;r&#234;ts oppos&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Association des Producteurs de Lait Ind&#233;pendants (APLI) qui a men&#233; la gr&#232;ve s'&#233;tait constitu&#233;e en d&#233;cembre dernier, face &#224; la FNSEA. Car cette f&#233;d&#233;ration, dont les dirigeants sont proches de l'UMP, repr&#233;sente avant tout les plus gros agriculteurs, dont certains sont pr&#233;cis&#233;ment les administrateurs des grandes coop&#233;ratives laiti&#232;res, v&#233;ritables entreprises de la fili&#232;re, en cheville avec les industriels de l'agro-alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jugeant inefficaces les blocages et manifestations &#8211; les huissiers d&#233;barquent &#224; la moindre entrave &#224; la marche des laiteries ou des supermarch&#233;s &#8211;, l'Association a mis au point minutieusement la gr&#232;ve. Des r&#233;unions ont eu lieu &#224; travers toute la France, rassemblant &#224; chaque fois plusieurs centaines de personnes. L'APLI argumentait, chiffres &#224; l'appui, qu'une gr&#232;ve de 73 jours n'occasionnerait pas de pertes si elle obtenait de porter r&#233;troactivement sur l'ann&#233;e le prix &#224; 350 euros par 1 000 litres, et pouvait tenir 110 jours si l'ont faisait monter le prix &#224; 400 euros. Elle s'affiliait &#224; l'European Milk Board, un syndicat europ&#233;en de producteurs, rassemblant 130 000 adh&#233;rents d&#233;tenant 40 % des quotas laitiers. Elle estime que la gr&#232;ve du lait doit &#234;tre men&#233;e &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du prix, le vrai cheval de bataille de l'APLI est le r&#233;tablissement des quotas et l'ajustement de la production en fonction du march&#233;. Cette revendication est certes bien mod&#233;r&#233;e, en comparaison des actions spectaculaires et d&#233;cid&#233;es qu'ont men&#233;es les producteurs de lait en col&#232;re. Mais elle correspond au fait que ces quotas prot&#232;gent en partie la majorit&#233; des producteurs de la concurrence des plus gros.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Aspects de la gr&#232;ve&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il nous est difficile de mesurer l'ampleur r&#233;elle qu'a eu le mouvement. D'autant que les &#233;leveurs isol&#233;s sont soumis aux pressions de Directeurs des Ressources... Laiti&#232;res, qui envoient des courriers mena&#231;ant d'exclusion de la coop&#233;rative, ou de sanctions judiciaires. Mais l'engagement de membres de la FNSEA aux c&#244;t&#233;s de l'APLI et d'autres syndicats minoritaires (Conf&#233;d&#233;ration paysanne, Coordination rurale) est un indice que la col&#232;re est bel et bien l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hypocrites, les adversaires de la gr&#232;ve ont stigmatis&#233; le gaspillage de lait, &#233;pandu dans les champs devant les cam&#233;ras de journalistes, alors que tant de gens ne mangent pas &#224; leur faim, ou parce qu'il porterait atteinte &#224; l'environnement. Et le Tiers-Monde, pleurent-ils ! Ce n'est pas le souci des ministres de l'agriculture ni des magnats de l'agro-alimentaire. Au contraire, la suppression des quotas, explique l'APLI, permettrait &#224; ces derniers non seulement de casser les prix d'achat du lait, mais aussi, en mettant sur le march&#233; europ&#233;en plus de lait qu'il ne peut en consommer, de doper les exportations europ&#233;ennes de lait en poudre, contribuant &#224; &#233;trangler les agriculteurs de r&#233;gions plus pauvres du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs ont toutes les raisons de se sentir solidaires de ces producteurs. Ils sont certes &#171; ind&#233;pendants &#187;, parfois petits patrons qui travaillent en famille voire exploitent un ou deux salari&#233;s, mais triment souvent 50 ou 70 heures par semaine et ont vu l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e le paiement de leur production baisser de 30 %. Rien &#224; voir avec les flambeurs de bonus ! Une majorit&#233; de ces petits producteurs dont le nombre a d&#233;j&#224; consid&#233;rablement chut&#233; d&#233;fend d'une certaine fa&#231;on son emploi. Ils affrontent les Carrefour, Leclerc, Entremont et Danone, ces m&#234;mes groupes qui exploitent les salari&#233;s, quand ils ne les licencient pas. Travailleurs des villes et des campagnes ont des int&#233;r&#234;ts communs et pourraient bien se retrouver au coude &#224; coude quand l'explosion de la col&#232;re sociale se g&#233;n&#233;ralisera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTURVZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MM1poWTJobExuQnVaeWNnZDJsa2RHZzlJalF3TUNJZ2FHVnBaMmgwUFNJeU5qa2lJR0ZzZEQwbkp5QXZQZ284TDJacFozVnlaVDRLUEM5a2FYWSsiPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon une &#233;tude de la direction g&#233;n&#233;rale de la concurrence du 30 juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Disneyland (Marne-la-Vall&#233;e) : Mickey met son masque
</title>
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		<dc:date>2009-10-04T00:35:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Sous le signe de la grippe, Eurodisney a annonc&#233; son &#171; Plan de Continuit&#233; &#187;, car m&#234;me avec une Bonne F&#233;e comme marraine, Cendrillon n'est pas &#224; l'abri de la maladie. Plusieurs cas ont &#233;t&#233; constat&#233;s sur le site, en particulier dans les h&#244;tels et dans le personnel. Pas tr&#232;s &#233;tonnant quand on sait que DisneyLand Paris est la plus grosse plaque tournante de touristes d'Europe et que ces derniers n'ont pas tous le r&#233;flexe d'&#233;ternuer dans leur manche ! &lt;br /&gt;Seulement voil&#224;, apr&#232;s un printemps&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sous le signe de la grippe, Eurodisney a annonc&#233; son &#171; Plan de Continuit&#233; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avant l'&#233;t&#233;, le gouvernement a demand&#233; aux entreprises de pr&#233;parer un &#171; Plan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, car m&#234;me avec une Bonne F&#233;e comme marraine, Cendrillon n'est pas &#224; l'abri de la maladie. Plusieurs cas ont &#233;t&#233; constat&#233;s sur le site, en particulier dans les h&#244;tels et dans le personnel. Pas tr&#232;s &#233;tonnant quand on sait que DisneyLand Paris est la plus grosse plaque tournante de touristes d'Europe et que ces derniers n'ont pas tous le r&#233;flexe d'&#233;ternuer dans leur manche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voil&#224;, apr&#232;s un printemps o&#249; la fr&#233;quentation et le chiffre d'affaires des Parcs ont permis &#224; la direction de pavoiser dans les m&#233;dias &lt;em&gt; &#171; Nous la crise ? On conna&#238;t pas ! &#187; &lt;/em&gt;, l'&#233;t&#233; a &#233;t&#233; comme une douche froide ! Malgr&#233; la distribution de Passeports Annuels quasi gratuits, et les r&#233;ductions des billets d'entr&#233;e &#224; 15 euros sur internet, pas plus de 38 000 visiteurs par jour en juillet et 47 000 en ao&#251;t, quand l'ann&#233;e derni&#232;re certaines journ&#233;es flirtaient avec les 90 000 et que l'on fermait les portes pour raison de &#171; parc satur&#233; &#187;. C'est donc dans ce contexte o&#249; &lt;em&gt; &#171; La crise, en fait on conna&#238;t un peu quand m&#234;me... &#187; &lt;/em&gt; que Disney a d&#233;cid&#233; de d&#233;voiler toutes ces choses merveilleuses qu'elle a mises au point pour, dit-elle, sauvegarder la sant&#233; et l'emploi de ses salari&#233;s en cas de pand&#233;mie. La sant&#233;, on verra, quant &#224; l'emploi, c'est &#224; examiner de plus pr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRFZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMlJwYzI1bGVTMHpMbkJ1WnljZ2QybGtkR2c5SWpNMU1DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXpOallpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Entre le virus et l'asphyxie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord le port des masques. Dans les coulisses du parc &#231;a sera le masque chirurgical standard, mais devant le public, c'est le masque int&#233;gral, prenant tout le visage, qui sera obligatoire. L'histoire ne dit pas s'il devra ou non &#234;tre port&#233; sous les costumes des personnages ni si les princesses seront encore autoris&#233;es &#224; embrasser les enfants au travers d'un film plastique (en imaginant que ces derniers osent encore approcher une Blanche Neige sous blister grandeur nature).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Branle-bas de combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le plan de continuit&#233;, c'est surtout ce qui se passera en cas de fermeture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fermeture des transports en commun d'abord : un questionnaire a &#233;t&#233; distribu&#233; pour recenser ceux des salari&#233;s susceptibles de venir en voiture, &#224; pied ou &#224; v&#233;lo. Quant aux malchanceux qui viennent en RER ou autres bus, et dans le cas o&#249; la pr&#233;fecture interdirait &#224; Disney d'affr&#233;ter ses propres navettes, la direction appliquera ce qu'elle pr&#233;conise en cas de gr&#232;ve des transports, &#224; savoir que chaque Castmember aura le droit de r&#233;cup&#233;rer ses heures d'absences... &#224; hauteur de 2 heures par jour ! Et le reste ? Promis, il ne sera pas sanctionn&#233; pour son absence ! Il ne sera simplement pas pay&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fermeture des &#233;coles ensuite pose un cas de conscience : si un salari&#233; est contraint de rester &#224; la maison car l'&#233;cole de son enfant est ferm&#233;e, il pourrait &#234;tre tent&#233; d'utiliser ses journ&#233;es &#171; enfant malade &#187;. Erreur ! &#192; moins que son enfant soit celui par qui l'&#233;cole a ferm&#233;, la direction a &#233;t&#233; claire, la seule chose qu'elle peut lui proposer &#171; pour l'arranger &#187;, c'est de lui octroyer des cong&#233;s sans solde ! Eh oui, les journ&#233;es &#171; enfant malade &#187;, c'est pour les enfants malades...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mise en condition et strat&#233;gie du choc ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la fermeture &#171; administrative &#187; des parcs et h&#244;tels. Le discours de la direction est simple et un rien cynique : si l'&#201;tat d&#233;cide de fermer les entreprises, il ne gardera ouvertes que les plus utiles &#224; la soci&#233;t&#233;, comme par exemple Dassault ! (&#231;a ne s'invente pas !) et donc Eurodisney fermera ses portes 4 &#224; 8 semaines (&#224; croire que Disney est dans le secret des dieux, ou s'appr&#234;te &#224; t&#233;l&#233;phoner &#224; certaines autorit&#233;s&#8230; une fermeture administrative bien opportune en ces temps o&#249; les visiteurs se font plus rares ! Les pouvoirs de Mickey sont insoup&#231;onn&#233;s : n'a-t-il pas d&#233;j&#224; obtenu une ligne RER pour lui tout seul ?). Dans ce cas la direction commencera par solder les compteurs de cong&#233;s pay&#233;s et de r&#233;cup&#233;rations ; ensuite, elle h&#233;site encore entre ch&#244;mage technique, ch&#244;mage partiel, ch&#244;mage &#171; &#233;conomique &#187; et&#8230; plan de licenciements tout bonnement ! Que l'on se rassure, les salari&#233;s concern&#233;s (pour faire simple les non-cadres) seront pr&#233;venus quelques jours avant la fin de leur p&#233;riode de cong&#233;s pay&#233;s ! Disney se demande bien pourquoi elle payerait ses employ&#233;s alors qu'on &#171; l'oblige &#187; &#224; fermer. D'autant qu'avec des journ&#233;es &#224; 17 000 visiteurs, la direction ne se cache m&#234;me pas de calculer qu'elle gagnerait plus avec l'argent des assurances si elle &#233;tait contrainte de fermer, qu'elle n'en gagne en ouvrant les parcs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors principe de pr&#233;caution ? Certainement ! De pr&#233;caution des dividendes des actionnaires. Quant aux ch&#244;meurs annonc&#233;s, qu'ils se mouchent dans leur manche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Harry Blosch&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRJZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMlJwYzI1bGVTMDBMbkJ1WnljZ2QybGtkR2c5SWpNd01DSWdhR1ZwWjJoMFBTSXpNRFlpSUdGc2REMG5KeUF2UGdvOEwyWnBaM1Z5WlQ0S1BDOWthWFkrIj4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Avant l'&#233;t&#233;, le gouvernement a demand&#233; aux entreprises de pr&#233;parer un &#171; Plan de continuit&#233; d'activit&#233; &#187; : il s'agit de la proc&#233;dure et du document qui d&#233;crit comment une entreprise va fonctionner en situation de crise majeure (gros accidents, catastrophes naturelles, crises sociales&#8230; et en l'occurrence la grippe !). Bref, qui va continuer &#224; bosser, qui on va mettre au ch&#244;mage, dans quel cas&#8230; Le document d&#233;crit &#233;galement que l'entreprise met en place pour &#171; faire face &#187; (masques, solutions hydro-alcooliques dans les toilettes, information et pr&#233;vention, salles de quarantaine pour les visiteurs et pour les salari&#233;s suspect&#233;s d'&#234;tre malades&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> &#192; l'h&#244;pital psychiatrique de Navarre (&#201;vreux) : Ambiance !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/A-l-hopital-psychiatrique-de-Navarre-Evreux-Ambiance</link>
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		<dc:date>2009-10-04T00:35:01Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Mercredi 16 septembre, des banderoles ont fleuri un peu partout dans l'&#233;tablissement. Parties du secteur 4 dans la matin&#233;e, elles se sont &#233;tendues en une journ&#233;e &#224; tous les services de soins, sans qu'aucun syndicat ne soit &#224; l'initiative du mouvement ! On pouvait lire sur certaines &#171; Personnel en souffrance &#187;, d'autres faisaient le rapprochement entre France T&#233;l&#233;com et le CHS (Centre hospitalier sp&#233;cialis&#233;) sur la question de l'ambiance au travail. &lt;br /&gt;Le directeur a re&#231;u en urgence&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mercredi 16 septembre, des banderoles ont fleuri un peu partout dans l'&#233;tablissement. Parties du secteur 4 dans la matin&#233;e, elles se sont &#233;tendues en une journ&#233;e &#224; tous les services de soins, sans qu'aucun syndicat ne soit &#224; l'initiative du mouvement ! On pouvait lire sur certaines &lt;em&gt;&#171; Personnel en souffrance &#187;&lt;/em&gt;, d'autres faisaient le rapprochement entre France T&#233;l&#233;com et le CHS (Centre hospitalier sp&#233;cialis&#233;) sur la question de l'ambiance au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur a re&#231;u en urgence dans l'apr&#232;s midi le personnel des unit&#233;s de soins, accompagn&#233; par l'&#233;quipe CGT. On l'a vu plut&#244;t mal &#224; l'aise face &#224; une soixantaine de salari&#233;s plut&#244;t remont&#233;s ! Il fallait le voir chercher des yeux le responsable syndical, esp&#233;rant une intervention de celui-ci pour calmer le m&#233;contentement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est engag&#233; &#224; faire des propositions concr&#232;tes en termes d'emplois (ASH et AS, les infirmiers &#233;tant soit disant introuvables sur le march&#233; !) pour le Comit&#233; technique d'&#233;tablissement extraordinaire convoqu&#233; par la CGT le 29 septembre. Tandis que la CGT convoquait une Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour le 22.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jours suivants, de nouvelles banderoles sont apparues, plus pr&#233;cises : des soignants ont dispos&#233; sur les murs de leur service autant de blouses que de personnels non remplac&#233;s. Une banderole au secteur 4 demandait la r&#233;int&#233;gration d'une coll&#232;gue dont le contrat n'a pas &#233;t&#233; renouvel&#233;. Au secteur 3, o&#249; la d&#233;gradation des conditions de travail se fait moins sentir, des banderoles aussi pour dire la solidarit&#233; et la col&#232;re, mais &#233;galement pour demander des embauches et la titularisation de tous les contractuels (nombreux) &lt;em&gt; &#171; ou sinon &#231;a va p&#233;ter ! &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne ambiance partout, &#224; la distribution du tract de convocation &#224; l'AG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour de l'AG, demi surprise : amphi archi comble (160 &#224; 180 personnes), visiblement les cadres ne se sont pas oppos&#233;s &#224; ce que les personnels d&#233;sertent les services et la consigne vient probablement d'en haut. La direction prise de peur, annule la r&#233;union d'information sur la grippe A pr&#233;vue le m&#234;me jour, &#224; la m&#234;me heure et au m&#234;me endroit que l'AG. Le directeur appelle le responsable CGT pour savoir quelles r&#233;unions il peut convoquer ou pas, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre surprise, le mouvement s'&#233;tend &#224; toutes les cat&#233;gories de personnels, y compris techniques et g&#233;n&#233;raux. Il est vrai que quelques militants de la CGT ont tout fait pour les associer au mouvement : encart dans le tract d'appel &#224; l'AG, mails, rencontres. Les techniques et les administratifs sont pr&#233;sents en nombre, certes pas jusqu'&#224; la DRH &#8211; moqu&#233;e comme une variante locale et f&#233;minine de Pol-Pot !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentants CGT pr&#233;sident l'AG, appel&#233;e conjointement avec FO (le second syndicat, tr&#232;s minoritaire). Ils informent qu'une &#171; cellule d'urgence &#187; s'est constitu&#233;e et r&#233;unie la veille. Elle est constitu&#233;e de nombreux repr&#233;sentants de la direction, de l'encadrement, des m&#233;decins... et quand m&#234;me deux syndicalistes CGT : la secr&#233;taire du CTE et le secr&#233;taire du CHSCT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs avanc&#233;es : il semble que le directeur soit pr&#234;t &#224; quelques embauches et renonce &#224; virer les coll&#232;gues du secteur 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine du mouvement appara&#238;t alors plus nette. Il semble que la direction se soit acharn&#233;e sur le secteur 4 depuis quelques mois. C'est l&#224; qu'en ce moment se concentrent les dysfonctionnements : violences, ambiance d&#233;l&#233;t&#232;re entre des m&#233;decins et le personnel, etc. D&#233;j&#224; ils avaient fait sauter le cadre, trop proche du personnel, puis organis&#233; un &#171; audit &#187; pour r&#233;gler le probl&#232;me du secteur 4. Audit r&#233;alis&#233; par le cadre sup et la directrice des soins (pas une &#171; tendre &#187; !). En fait d'audit, il s'agissait plut&#244;t d'organiser la d&#233;lation &#224; tout va pour encore affaiblir l'&#233;quipe face &#224; l'encadrement et les m&#233;decins. R&#233;sultat &#224; la mesure de ce combat douteux : une coll&#232;gue infirmi&#232;re sur la sellette pour avoir donn&#233; du cidre &#224; un patient lors d'une sortie, et une autre coll&#232;gue suspect&#233;e de fumer du shit &#8211; elle avait les yeux rouges lors de l'audit, preuve accablante de sa toxicomanie sur le lieu de travail ! La cadre &#233;vinc&#233;e est retourn&#233;e remonter le moral de son &#233;quipe et les coll&#232;gues du secteur 2, proches du 4, y sont all&#233;s aussi en renfort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; la floraison de banderoles, parties de ces deux secteurs vite imit&#233;s par le secteur 1 qui &#233;tait dans l'oeil du cyclone il y a encore un an et o&#249; tout n'est pas rose non plus, en ce qui concerne les conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour revenir &#224; l'AG : beaucoup de t&#233;moignages r&#233;volt&#233;s, moins de propositions. Celle d'un comit&#233; de mobilisation d&#233;sign&#233; par l'AG pour recenser les besoins des services et participer &#224; la &#171; cellule d'urgence &#187; n'est pas retenu. La CGT appelle confus&#233;ment &#224; un rassemblement pour le CTE extraordinaire (pas d'heure pr&#233;cise).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le personnel reste mobilis&#233; : tous les jours de nouvelles banderoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;25 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eddy SIOUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> France T&#233;l&#233;com : La mort au bout du fil
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/France-Telecom-La-mort-au-bout-du-fil</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>France T&#233;l&#233;com
</dc:subject>
		<dc:subject>suicides
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		<description>L'inspection m&#233;dicale de Basse-Normandie vient d'estimer que chaque ann&#233;e entre 300 et 400 salari&#233;s se suicideraient sur leur lieu de travail. France T&#233;l&#233;com n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle et semble m&#234;me &#234;tre en pointe. &#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, ce lundi 28 septembre, on apprend qu'un salari&#233; de plus de France T&#233;l&#233;com vient de se suicider au matin en Haute-Savoie, en se jetant du haut d'un viaduc surplombant une autoroute. La pr&#233;fecture pr&#233;cisant qu'il a &#233;crit une lettre d'adieu&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'inspection m&#233;dicale de Basse-Normandie vient d'estimer que chaque ann&#233;e entre 300 et 400 salari&#233;s se suicideraient sur leur lieu de travail. France T&#233;l&#233;com n'&#233;chappe pas &#224; la r&#232;gle et semble m&#234;me &#234;tre en pointe. &#192; l'heure o&#249; nous &#233;crivons, ce lundi 28 septembre, on apprend qu'un salari&#233; de plus de France T&#233;l&#233;com vient de se suicider au matin en Haute-Savoie, en se jetant du haut d'un viaduc surplombant une autoroute. La pr&#233;fecture pr&#233;cisant qu'il a &#233;crit une lettre d'adieu d&#233;non&#231;ant &#171; le climat au sein de son entreprise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Privatisation, pr&#233;carisation &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;France T&#233;l&#233;com a commenc&#233; une marche forc&#233;e vers la suppression massive des effectifs depuis sa transformation en 1996 en Soci&#233;t&#233; Anonyme, passant de 145 000 &#224; 80 000 personnes sur la maison m&#232;re aujourd'hui en France. Rappelons que cette politique, bien que vot&#233;e par la droite, a &#233;t&#233; mise en oeuvre par le gouvernement de Jospin d&#232;s son arriv&#233;e en fonction. Cette entreprise d&#233;j&#224; tr&#232;s rentable pour les caisses de l'&#201;tat, promettait de l'&#234;tre encore plus avec le d&#233;veloppement des nouvelles technologies de t&#233;l&#233;communications. D'o&#249; la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me : la majorit&#233; du personnel avait, et a encore aujourd'hui, le statut de fonctionnaire, une anciennet&#233; plut&#244;t &#233;lev&#233;e et la paye en cons&#233;quence. Bref, l'agent de France T&#233;l&#233;com ne correspondait pas au travailleur pr&#233;caire que le patronat voulait g&#233;n&#233;raliser dans tous les secteurs. La Direction, avec la b&#233;n&#233;diction gouvernementale, a donc d&#233;cid&#233; de se d&#233;barrasser du maximum de ses fonctionnaires : plan pluriannuel de mise &#224; la retraite anticip&#233;e, &#171; encouragements &#187; pour des d&#233;parts vers d'autres administrations ou &#171; aides &#187; &#224; la cr&#233;ation d'entreprise, sans oublier les r&#233;vocations disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nouveaux embauch&#233;s sont quant &#224; eux des contractuels, CDD ou CDI, et parmi ces derniers des Temps Partiel annualis&#233;s pour obtenir le maximum de flexibilit&#233; dans des plannings horaires de six ou sept jours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le salaire de la peur et le cochon de &#171; client &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, comme &#224; la poste ou l'h&#244;pital, les usagers sont devenus&#8230; des clients. Autrement dit, la moindre prestation leur est fortement factur&#233;e. Les fusions de services se font toujours avec moins de monde : impossible de maintenir la tradition du service public &#224; laquelle est fortement attach&#233; le personnel de France T&#233;l&#233;com. Le client est l'alibi pour augmenter la productivit&#233; : course absurde aux r&#233;sultats et peu importe la mani&#232;re d'y parvenir (en vendant une offre internet &#224; quelqu'un qui n'a pas d'ordinateur par exemple !). &#192; vous d'ex&#233;cuter quotidiennement ce genre de t&#226;ches m&#234;me si moralement vous les r&#233;prouvez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut aussi se battre au quotidien avec les applications informatiques, car le r&#233;seau interne est d&#233;faillant, le comble dans cette entreprise sp&#233;cialiste en t&#233;l&#233;communications ! Une bonne solution pour r&#233;ussir &#224; satisfaire la client&#232;le ? Contourner les proc&#233;dures !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pressions, harc&#232;lement &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chasse aux temps morts, aux militants syndicaux les plus actifs et aux agents les moins dociles : absence de promotion, harc&#232;lement, mutation d'office, placardisation, conseil disciplinaire, poursuites judiciaires pouvant aller jusqu'&#224; la r&#233;vocation. Beaucoup tombent en d&#233;pression, se s&#233;parent de leur conjoint. La bo&#238;te joue avec les nerfs des salari&#233;s. Un agent de l'Unit&#233; d'Intervention Affaires (UIA) de Paris qui avait port&#233; plainte pour harc&#232;lement vient juste d'&#233;coper comme r&#233;ponse &#224; sa plainte un an ferme de mise &#224; pied.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Haro sur les expertises&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La direction s'empresse de contester aupr&#232;s des tribunaux la moindre expertise demand&#233;e par un Comit&#233; Hygi&#232;ne S&#233;curit&#233; et Conditions de Travail suite &#224; une r&#233;organisation. Tout derni&#232;rement, la Direction Territoriale Sud-Est a convoqu&#233; le Comit&#233; d'&#201;tablissement mais s'est bien gard&#233;e d'annoncer aux repr&#233;sentants du personnel le suicide d'un de leurs coll&#232;gues. Idem avec le directeur de cette UIA de Paris qui a entam&#233; en d&#233;but d'ann&#233;e une proc&#233;dure en justice pour interdire au CHSCT de diligenter une enqu&#234;te sur les risques psychosociaux au sein de cette entit&#233; qui a pourtant connu un suicide et deux tentatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 juin de cette ann&#233;e, une d&#233;claration commune de tous les syndicats d&#233;nonce une &#233;ni&#232;me fois l'attitude de la Direction G&#233;n&#233;rale : &#171; &lt;em&gt; (&#8230;) vous combattez les enqu&#234;tes demand&#233;es dans les CHSCT ou les expertises quand de tels drames se produisent. Votre seul objectif : faire en sorte qu'ils ne soient pas reconnus en accident de service &lt;/em&gt; &#187;. D'ailleurs le repr&#233;sentant de FT n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; confirmer au cours de l'&#233;mission t&#233;l&#233;vis&#233;e &#171; &lt;em&gt; C dans l'air &lt;/em&gt; &#187; que pour lui la d&#233;claration de l'accident du travail &#171; &lt;em&gt; c'est du formalisme &lt;/em&gt; &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et la m&#233;decine du travail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les rapports de la m&#233;decine du travail de FT l'attestent amplement : intensification du travail, suppressions d'emplois, fermetures de services avec d&#233;placements de salari&#233;s, changements de m&#233;tier, mobilit&#233;s contraintes, pressions sur les d&#233;parts, absence de formation, de reconnaissance, perte d'identit&#233; de nombreux m&#233;tiers, management par l'intimidation, menaces, perte de l'&#233;quilibre entre la vie professionnelle et la vie priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand en 2004 un livre intitul&#233; &lt;em&gt; &lt;strong&gt;La machine &#224; broyer &lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;[cf. l'encart ci-contre] avait rencontr&#233; un fort &#233;cho, quelques responsables d'un syndicat de m&#233;decins, fid&#232;les &#224; la direction, avaient imm&#233;diatement tent&#233; un contre-feu &#224; ce br&#251;lot via une lettre ouverte que les cadres avaient affich&#233;e un peu partout dans les services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FT n'a pas plus &#233;pargn&#233; les assistantes sociales que les infirmi&#232;res ou les m&#233;decins du travail. D'o&#249; les d&#233;missions de treize m&#233;decins du travail ces quatre derni&#232;res ann&#233;es ! Un m&#233;decin du groupe explique dans le journal &lt;em&gt; Le Monde &lt;/em&gt; que cette entreprise a &lt;em&gt; &#171; tr&#232;s longtemps &#233;t&#233; dans le d&#233;ni total, a refus&#233; d'&#233;couter ce que les m&#233;decins du travail avaient &#224; dire des restructurations (&#8230;). Nous-m&#234;mes ne sommes pas inform&#233;s par la direction des cas de suicide, nous les apprenons par la presse. &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats SUD et CGC, rejoints depuis par l'UNSA, ont cr&#233;&#233; L'Observatoire du Stress et des mobilit&#233;s forc&#233;es &#224; France T&#233;l&#233;com. Ce site a imm&#233;diatement &#233;t&#233; interdit d'acc&#232;s depuis les postes de travail de l'entreprise. Deux m&#233;decins du travail qui voulaient participer &#224; une r&#233;union organis&#233;e par cet Observatoire se sont heurt&#233;s &#224; une interdiction hi&#233;rarchique, avec menace de licenciement, s'ils persistaient dans leur volont&#233; d'y assister.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La s&#233;rie noire continue &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'est plus une semaine sans que ne soit annonc&#233; un nouveau d&#233;c&#232;s ou une tentative de suicide. Le PDG Didier Lombard, a os&#233; dire, &#224; sa sortie de chez le ministre du travail, qu'il y avait &#171; &lt;em&gt; une mode du suicide &lt;/em&gt; &#187; &#224; France T&#233;l&#233;com ! Pour l'heure, le d&#233;compte macabre se monte &#224; 23 suicides depuis f&#233;vrier 2008. Or tous ne sont pas recens&#233;s, soit parce que la famille d&#233;cide un silence total, soit parce que ces coll&#232;gues, en d&#233;pression ou autre, sont absents depuis longtemps et que l'information n'a pu parvenir jusqu'aux services. Il y a aussi les cas o&#249; il peut y avoir un doute sur l'origine d&#233;lib&#233;r&#233;e ou pas du d&#233;c&#232;s. La direction pr&#233;f&#232;re &#233;voquer des salari&#233;s &#171; fragilis&#233;s &#187; pour esquiver une responsabilit&#233; criante. En tout cas, aux derni&#232;res nouvelles, aucun repr&#233;sentant parmi la Direction g&#233;n&#233;rale ne s'est suicid&#233; pour cause de souffrance au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les effectifs soient en baisse constante, le nombre moyen de jours d'arr&#234;t maladie est pass&#233; de 10,6 en 1996 (d&#233;but de la transformation de l'entreprise en Soci&#233;t&#233; Anonyme) &#224; 17,9 en 2003. Ces cong&#233;s pour maladie avaient encore augment&#233; de 6,3 % entre fin 2006 et fin 2007 malgr&#233; une nouvelle baisse des effectifs de 14 %. Mais le stress n'est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRNZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMjl3Wlc0dWNHNW5KeUIzYVdSMGFEMGlOVGsxSWlCb1pXbG5hSFE5SWpRME5pSWdZV3gwUFNjbklDOCtDand2Wm1sbmRYSmxQZ284TDJScGRqND0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;ni et hypocrisie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En cas de probl&#232;me, FT se r&#233;fugie derri&#232;re une vague formation anti-stress, pour mieux vous replonger ensuite dans l'enfer maison. Il y a eu la cr&#233;ation d'une cellule d'&#233;coute, compos&#233;e, entre autres, de membres de la hi&#233;rarchie ! Elle avait cr&#233;&#233; auparavant une &#171; commission stress &#187; en 2000 avec l'efficacit&#233; que l'on peut constater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la s&#233;rie de suicides de cet &#233;t&#233;, le gouvernement a consenti quelques belles paroles et a demand&#233; &#224; rencontrer la Direction de FT, laquelle a d'embl&#233;e exclu de revenir sur ses projets de r&#233;organisations et de fermetures de sites, son PDG invoquant d'autres urgences : &lt;em&gt; &#171; il y a des choses encourageantes comme des chiffres de bonne sant&#233; : le cash qu'on g&#233;n&#232;re&#8230; &#187; &lt;/em&gt;. Seules concessions, quelques gadgets comme ce num&#233;ro vert avec au bout du fil des psychologues. Esp&#233;rons que l'attente ne sera pas aussi longue qu'avec ses autres services t&#233;l&#233;phoniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grand seigneur, le PDG avait annonc&#233; au soir du CNHSCT extraordinaire le gel des restructurations pendant un mois et demi, en esp&#233;rant sans doute que l'&#233;motion sera retomb&#233;e d'ici l&#224;. Attitude faux-cul en fait, il n'avait pas le choix puisqu'il avait l'obligation de figer les listes &#233;lectorales des salari&#233;s pour les &#233;lections au Conseil d'Administration du 22 octobre prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le lendemain du CNHSCT, ses responsables locaux croyaient tellement peu &#224; ces balivernes qu'ils continuaient comme si de rien n'&#233;tait : r&#233;sultat, un suicide plus une tentative. Suite &#224; quoi Didier Lombart a exp&#233;di&#233; un mail &#224; tout le groupe o&#249; il commence par verser quelques larmes puis d&#233;plore : &lt;em&gt; &#171; (...) l'image malmen&#233;e de notre groupe, qui ne fait pas justice &#224; nos r&#233;ussites &#187; &lt;/em&gt;et poursuit, &lt;em&gt; &#171; comme vous, je veux continuer &#224; &#234;tre fier de ce que nous avons accompli et de ce que nous accomplirons encore. &#187; &lt;/em&gt;Il fallait oser ! Toujours serein, il nous annonce ensuite qu'il va continuer la m&#234;me politique, ce qui nous promet bien d'autres suicides &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; France T&#233;l&#233;com comme ailleurs&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans cette multinationale tr&#232;s rentable, les actionnaires ont engrang&#233; 4 milliards en 2008, soit, excusez du peu, l'&#233;quivalent de 87 000 emplois. Tout ce pognon se fait avec la peau des salari&#233;s. Se tuer au travail n'est plus seulement une expression mais constitue une r&#233;alit&#233;. Les dirigeants syndicaux se contentent d'organiser des journ&#233;es de gr&#232;ve ranplanplan, saucissonn&#233;es secteur d'activit&#233; par secteur d'activit&#233; sans aucune perspective s&#233;rieuse de combat ; il est grand temps d'arr&#234;ter de jouer les pleureuses comme ils le font en implorant que le patron ou le gouvernement ouvre le dialogue avec eux, mais de riposter collectivement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que si FT d&#233;tient en ce moment ce funeste palmar&#232;s, le groupe n'est pas un cas &#224; part. Il y &#224; peine deux ans, de nombreux suicides concernaient des salari&#233;s de l'automobile. Et on vient juste d'apprendre que la vague de suicide touche &#233;galement le minist&#232;re de l'&#201;cologie et de l'&#201;quipement de Jean-Louis Borloo !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la trag&#233;die grecque d'Eschyle caresse l'id&#233;e que &#171; &lt;em&gt; La mort est plus douce que la tyrannie &lt;/em&gt; &#187;, pour notre part nous pr&#233;f&#233;rons reprendre les paroles plus prometteuses de L'Internationale en clamant &#171; &lt;em&gt; Guerre aux tyrans ! &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimitri DANTEC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'art d'&#233;c&#339;urer le personnel&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un client appelle pour une panne internet : il est automatiquement bascul&#233; &#224; partir de son troisi&#232;me appel sur un planning de rappel surcharg&#233; alors que son souci pourrait fort bien &#234;tre r&#233;gl&#233; imm&#233;diatement. Tous les rep&#232;res, que ce soit en termes de m&#233;tiers, de coll&#232;gues, de lieu g&#233;ographique ou d'horaires sont constamment remis en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Votre service ferme ? C'est fr&#233;quent. &#192; vous de postuler sur d'autres postes, de chercher un autre service, de vous vendre &#224; travers une sorte d'ANPE interne o&#249; les conditions de travail propos&#233;es sont toujours plus d&#233;grad&#233;es. Vous ne trouvez pas ? Mutation d'office ! Comme les zones de mutation deviennent de plus en plus vastes, au fur et &#224; mesure de la fusion des directions locales, vous risquez de vous retrouver dans une autre ville, un autre d&#233;partement ou m&#234;me une autre r&#233;gion ou n'importe o&#249; dans le pays si vous &#234;tes cadre. Bonjour l'&#233;clatement de la vie familiale, les frais de transport, la fatigue. Vous n'&#234;tes pas content ? Vous pouvez toujours d&#233;missionner !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; &#192; l'attention de ma famille et de mes coll&#232;gues &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voici le message que Michel Deparis, cadre architecte r&#233;seau &#224; Marseille, a &#233;crit juste avant de se donner la mort le 13 juillet 2009 : &lt;em&gt; &#171; &#192; l'attention de ma famille et de mes coll&#232;gues de travail (&#8230;) Merci de diffuser cette lettre (&#8230;) Je me suicide &#224; cause de mon travail &#224; France T&#233;l&#233;com. C'est la seule cause. Urgence permanente, surcharge de travail, absence de formation, d&#233;sorganisation totale de l'entreprise. Management par la terreur ! Cela m'a totalement d&#233;sorganis&#233; et perturb&#233; &lt;/em&gt;. &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; lire et &#233;couter&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Un livre : &lt;/strong&gt;&lt;em&gt; La machine &#224; broyer - De France T&#233;l&#233;com &#224; Orange : quand les privatisations tuent, &lt;/em&gt;de Dominique Dec&#232;ze, &#233;ditions Jean-Claude Gawsewitch, collection &#171; Coup de gueule &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un DVD :&lt;/strong&gt; un spectacle th&#233;&#226;tral, &lt;em&gt; Les Impact&#233;s, &lt;/em&gt;par la NAJE(&lt;em&gt; Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir, &#171; compagnie th&#233;&#226;trale professionnelle pour la transformation sociale - Th&#233;&#226;tre de l'opprim&#233; &#187; &lt;/em&gt;) qui &#233;claire merveilleusement sous forme de sketchs les vicissitudes des salari&#233;s de France T&#233;l&#233;com. Pour se procurer le DVD, contacter la compagnie NAJE sur son site : &lt;a href=&#034;https://www.naje.asso.fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImJhc2U2NC0wYjhiNjdmNSIgdGl0bGU9ImQzZDNMbTVoYW1VdVlYTnpieTVtY2c9PSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRRZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMlowTVM1d2JtY25JSGRwWkhSb1BTSXpOVEFpSUdobGFXZG9kRDBpTkRJd0lpQmhiSFE5SnljZ0x6NEtQQzltYVdkMWNtVStDand2WkdsMlBnPT0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRVZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMlowTWk1d2JtY25JSGRwWkhSb1BTSXlPVGtpSUdobGFXZG9kRDBpTkRBNUlpQmhiSFE5SnljZ0x6NEtQQzltYVdkMWNtVStDand2WkdsMlBnPT0iPg=='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;On trouvera d'autres dessins de Karak sur ce&lt;br class='autobr' /&gt;
sujet et d'autres sur son blog :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://karak.over-blog.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3M9ImJhc2U2NC0wYjhiNjdmNSIgdGl0bGU9ImFIUjBjRG92TDJ0aGNtRnJMbTkyWlhJdFlteHZaeTVqYjIwdiI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Non &#224; la privatisation de la Poste
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Non-a-la-privatisation-de-la-Poste</link>
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		<dc:date>2009-10-04T00:34:53Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Le parlement doit d&#233;battre prochainement de la transformation de la Poste en &#171; Soci&#233;t&#233; anonyme &#224; capitaux publics &#187;. Il est &#233;vident qu'il ne s'agit l&#224; que de la derni&#232;re &#233;tape avant sa privatisation. &lt;br /&gt;Bien s&#251;r le gouvernement affirme, promis jur&#233;, que la Poste restera 100% publique (&#8230;comme on l'avait aussi promis &#224; EDF, GDF ou France T&#233;l&#233;com &#224; l'&#233;poque !). Mais personne n'y croit. &lt;br /&gt;La privatisation de la Poste est une vieille id&#233;e des diff&#233;rents gouvernements. En 1990, la r&#233;forme des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le parlement doit d&#233;battre prochainement de la transformation de la Poste en &#171; Soci&#233;t&#233; anonyme &#224; capitaux publics &#187;. Il est &#233;vident qu'il ne s'agit l&#224; que de la derni&#232;re &#233;tape avant sa privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r le gouvernement affirme, promis jur&#233;, que la Poste restera 100% publique (&#8230;comme on l'avait aussi promis &#224; EDF, GDF ou France T&#233;l&#233;com &#224; l'&#233;poque !). Mais personne n'y croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privatisation de la Poste est une vieille id&#233;e des diff&#233;rents gouvernements. En 1990, la r&#233;forme des PTT, engag&#233;e sous le gouvernement Rocard par le ministre Paul Quil&#232;s, avait ouvert la voie en s&#233;parant la Poste et France T&#233;l&#233;com et en changeant leur statut juridique. La Poste &#233;tait donc pass&#233;e d'Administration &#224; &#201;tablissement Public Industriel et Commercial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, d'autres &#233;tapes ont &#233;t&#233; franchies comme la s&#233;paration des activit&#233;s en diff&#233;rentes branches, dont la cr&#233;ation de la Banque Postale, au 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste doit &#234;tre assez rentable pour int&#233;resser d'&#233;ventuels futurs actionnaires. Pour pr&#233;parer cela, depuis des ann&#233;es ce ne sont que r&#233;organisations en cascade, emplois supprim&#233;s, intensification des rythmes de travail pour le personnel&#8230; et augmentation des tarifs pour un service de moindre qualit&#233;, du moins en ce qui concerne les usagers les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des r&#233;ductions d'emplois par dizaines de milliers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si les dirigeants se plaisent &#224; discourir sur le pr&#233;tendu &#171; r&#244;le social &#187; de l'entreprise, ils contribuent largement au d&#233;veloppement du ch&#244;mage. Certes, la Poste ne conna&#238;t pas encore de plans dits &#171; sociaux &#187;, mais la destruction d'emplois y est continue. Au cours de six derni&#232;res ann&#233;es, ce sont plus de 50 000 emplois qui ont &#233;t&#233; supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien qu'au cours des 6 premiers mois de l'ann&#233;e 2009, 7416 emplois ont disparus, soit autant que pour toute l'ann&#233;e 2008 !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au courrier, il a &#233;t&#233; annonc&#233; que d&#233;sormais seulement un d&#233;part sur cinq serait remplac&#233;. Dans les centres de tri, dont bon nombre vont fermer et se restructurer, le turnover est tr&#232;s fort chez les nouveaux qui laissent tomber parce que le boulot est trop dur, sans compter les sanctions disciplinaires et les incitations au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les 270 000 postiers, il reste encore un peu plus de la moiti&#233; de fonctionnaires, mais aujourd'hui d&#233;j&#224; 105 000 sont des contractuels, sous statut de droit priv&#233; (la Poste a supprim&#233; tout recrutement de fonctionnaires depuis 2000).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Plus de pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nombreux sont ceux qui en entrant &#224; la Poste, ont encha&#238;n&#233;, pendant des ann&#233;es, des dizaines de contrats de 2 ou 3 mois, avant d'&#234;tre &#171; remerci&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la direction s'est engag&#233;e &#224; diminuer le nombre de travailleurs en Contrats &#224; Dur&#233;e D&#233;termin&#233;e (en grande partie du fait des nombreux proc&#232;s perdus par la Poste), il y a toujours 12 000 CDD et le recours &#224; l'int&#233;rim se d&#233;veloppe, repr&#233;sentant l'&#233;quivalent de 3400 postes de travail &#224; temps plein en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste recrute aujourd'hui des stagiaires en alternance, sans leur offrir aucune perspective d'embauche &#224; l'issue de leur formation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des r&#233;organisations permanentes au d&#233;triment du personnel&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sous diff&#233;rents noms : &#171; CAP courrier &#187;, &#171; Facteurs d'avenir &#187;, &#171; D&#233;veloppement et Comp&#233;titivit&#233; des Centres &#187;... ces r&#233;organisations visent toutes &#224; la m&#234;me chose : augmenter la &#171; comp&#233;titivit&#233; &#187;, en supprimant du personnel. &#201;videmment, pour ceux qui restent, c'est plus de charge de travail, de pressions et de stress&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;et des usagers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;organisation se fait aussi sur le dos des usagers. La Poste se retire des zones rurales et des quartiers jug&#233;s les moins rentables. Les horaires d'ouvertures de certains bureaux ont &#233;t&#233; diminu&#233;s. 6 200 bureaux de Poste (un sur trois) ont d&#233;j&#224; disparu, transform&#233;s en agences postales laiss&#233;es &#224; la charge des communes, ou en points-poste chez des commer&#231;ants qui n'offrent qu'un service r&#233;duit. Pendant que dans les quartiers populaires des banlieues, les files d'attentes s'allongent de plus en plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pression est faite sur les agents pour qu'ils se transforment en vendeurs et proposent aux usagers les services &#224; &#171; plus grande valeur ajout&#233;e &#187;, (c'est-&#224;-dire les plus chers) m&#234;me quand ils n'en ont pas besoin, par exemple un &lt;em&gt; colissimo &lt;/em&gt; au lieu d'un colis ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tarifs augmentent tous les ans, de fa&#231;on parfois d&#233;guis&#233;e. Ainsi, la Banque Postale ne commercialise plus la Carte Bleue Nationale, mais uniquement la carte bleue Visa. On paye ainsi plus cher, m&#234;me si l'on ne se rend jamais &#224; l'&#233;tranger !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, il n'est plus question d'usagers (un gros mot que les postiers sont invit&#233;s &#224; bannir de leur langage), mais de clients. Et si les usagers &#233;taient r&#233;put&#233;s &#233;gaux, les clients, eux, sont bons ou mauvais, selon qu'ils font la queue pour retirer quelques euros pour manger &#224; la fin du mois, ou qu'ils font partie des clients &#171; &#224; patrimoine &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Toutes ces attaques seraient encore aggrav&#233;es par la privatisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Poste, comme les transports, l'&#233;ducation, la sant&#233;, la distribution de l'&#233;nergie&#8230; sont des services publics n&#233;cessaires &#224; la collectivit&#233;. Ils doivent &#234;tre organis&#233;s pour r&#233;pondre aux besoins de la population et non pour rapporter du profit aux actionnaires. Les privatiser est un recul social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contre les attaques dont ils sont victimes depuis des ann&#233;es, les postiers m&#232;nent localement des luttes dures, mais qui restent isol&#233;es secteur par secteur, quand ce n'est pas bureau par bureau. Il faut dire que les dirigeants des principales f&#233;d&#233;rations syndicales se gardent bien de &#171; f&#233;d&#233;rer &#187; quoi que ce soit (ne serait-ce qu'au niveau de l'information !) et entretiennent d&#233;lib&#233;r&#233;ment cette dispersion. Cela dit, certains postiers en lutte commencent &#224; se poser le probl&#232;me de l'extension des mouvements locaux, comme &#231;a a &#233;t&#233; le cas avec la gr&#232;ve des postiers du 92 aux mois de f&#233;vrier-mars derniers, qui sont all&#233;s de bureau en bureau et ont &#233;tendu leur gr&#232;ve sur tout le d&#233;partement. Une premi&#232;re tentative qui esp&#233;rons-le fera &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout derni&#232;rement les guichetiers des bureaux parisiens ont fait gr&#232;ve plusieurs jours pour s'opposer aux suppressions d'emplois et au projet de restructuration baptis&#233; &#171; Bienvenue &#224; la Poste &#187; qui supprime en fait des guichets, remplac&#233;s par des automates, et qui d&#233;grade les conditions de travail et d'accueil des usagers les plus modestes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e de gr&#232;ve du 22 septembre, &#224; l'appel de l'ensemble des f&#233;d&#233;rations syndicales, a &#233;t&#233; bien suivie, malgr&#233; le scepticisme du personnel sur les journ&#233;es sans lendemain. Pour arr&#234;ter la privatisation, chacun est bien conscient qu'il faut une lutte d'une toute autre ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Thierry FLAMAND&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRBZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MM0J2YzNSbExUSXVjRzVuSnlCM2FXUjBhRDBpTXpRMUlpQm9aV2xuYUhROUlqTXdNU0lnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Ils s'y voient d&#233;j&#224; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certain n'ont pas eu la patience d'attendre la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trente des plus hauts cadres de La Poste ont &#233;t&#233; dot&#233;s d'une nouvelle voiture de fonction. Ceux-ci roulent d&#233;sormais en BMW s&#233;rie 5 avec int&#233;rieur cuir. Co&#251;t de la facture 900 000 euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction s'est d&#233;fendue en pr&#233;textant que, dans cette gamme de v&#233;hicules, c'&#233;tait la BMW qui &#233;mettait le moins de CO2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si l'environnement leur tient tellement &#224; coeur, pourquoi nos grands directeurs n'organisent-ils pas leur covoiturage en Clio ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> SNCF : Sous la nouvelle &#171; r&#233;forme du fret &#187;, la suppression de milliers d'emplois
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/SNCF-Sous-la-nouvelle-reforme-du-fret-la-suppression-de-milliers-d-emplois</link>
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		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Le 23 septembre, la direction de la SNCF a annonc&#233; les grandes lignes d'une nouvelle r&#233;forme du Fret. Derri&#232;re le discours sur le &#171; transport &#233;cologique &#187;, son objectif est de mettre d&#233;finitivement fin au statut qui prot&#232;ge les 14 000 cheminots de ce secteur, pour obtenir une plus grande rentabilit&#233; financi&#232;re. &lt;br /&gt;La SNCF n'a pour le moment publi&#233; que les grandes lignes de son plan, qui consiste pour l'essentiel &#224; diviser l'activit&#233; Fret en plusieurs filiales sp&#233;cialis&#233;es de &#171; droit&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 23 septembre, la direction de la SNCF a annonc&#233; les grandes lignes d'une nouvelle r&#233;forme du Fret. Derri&#232;re le discours sur le &#171; transport &#233;cologique &#187;, son objectif est de mettre d&#233;finitivement fin au statut qui prot&#232;ge les 14 000 cheminots de ce secteur, pour obtenir une plus grande rentabilit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SNCF n'a pour le moment publi&#233; que les grandes lignes de son plan, qui consiste pour l'essentiel &#224; diviser l'activit&#233; Fret en plusieurs filiales sp&#233;cialis&#233;es de &#171; droit priv&#233; &#187; et &#224; supprimer les activit&#233;s estim&#233;es les moins rentables comme les &#171; wagons seuls &#187;, c'est-&#224;-dire les wagons affr&#233;t&#233;s localement par des PME, qui devraient d&#233;sormais se tourner vers des op&#233;rateurs priv&#233;s ou vers le transport routier. Des filiales seraient donc d&#233;di&#233;es aux minerais, aux produits agricoles, aux mati&#232;res dangereuses, etc. Pour le moment, aucun chiffre pr&#233;cis n'a &#233;t&#233; officiellement annonc&#233;, mais un ordre de grandeur n&#233;anmoins : il est question de supprimer 4 000 &#224; 6 000 postes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quand la SNCF se concurrence elle-m&#234;me et se plaint de perdre de l'argent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;texte avanc&#233; par la SNCF pour justifier cette nouvelle r&#233;forme, qui succ&#232;de &#224; celle qui avait s&#233;par&#233; le transport des marchandises et le transport de voyageurs, est le d&#233;ficit du Fret et son recul. Alors que pr&#232;s de la moiti&#233; des marchandises &#233;tait transport&#233;e par trains en 1974, c'est tomb&#233; &#224; 12 % aujourd'hui. Au cours des cinq derni&#232;res ann&#233;es, le volume de marchandises transport&#233; par la SNCF est pass&#233; de 55 milliards &#224; 40 milliards de tonnes/kilom&#232;tres. Il en r&#233;sulte une baisse du chiffre d'affaires et un d&#233;ficit de 900 millions d'euros. La SNCF incrimine donc, d'une part ses activit&#233;s non rentables, d'autre part ses co&#251;ts de production, c'est-&#224;-dire en clair les salaires des cheminots et leur rythme de travail qui ne seraient pas comp&#233;titifs avec ceux des entreprises priv&#233;es d&#233;sormais autoris&#233;es &#224; b&#233;n&#233;ficier de ce march&#233; en Europe. Rappelons qu'elle a d&#233;j&#224; supprim&#233; 16 000 emplois, dont 40 % dans le Fret, dans le cadre de son &#171; plan de redressement &#187; de 2004-2006, ferm&#233; 500 gares et supprim&#233; 10 000 kilom&#232;tres de voies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les v&#233;ritables concurrents de la SNCF ne sont pourtant pas &#224; ce jour les op&#233;rateurs ferroviaires priv&#233;s, qui n'occupent que 1 % du march&#233; du Fret, mais le transport routier. Et en premier lieu, ce que la SNCF oublie de dire&#8230; sa propre concurrence, car elle est le premier transporteur routier de France au travers de Geodis, filiale &#224; 98 % qui r&#233;alise un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 5 milliards d'euros, soit deux fois et demi celui de la branche Fret rail ! Ce qui n'emp&#234;che pas la SNCF d'investir aussi dans divers op&#233;rateurs priv&#233;s du rail. Ce qu'elle perd d'un c&#244;t&#233;, la SNCF le gagne donc de l'autre, bien que le transport de marchandises ait recul&#233; depuis la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement et la SNCF pr&#233;tendent que l'abandon du transport par &#171; wagons isol&#233;s &#187; devrait favoriser l'apparition d'entreprises locales qui se consacreraient &#224; ce trafic particulier. Mais si les investisseurs priv&#233;s sont int&#233;ress&#233;s par le rail, il est clair qu'ils recherchent eux aussi la plus grande rentabilit&#233;. On voit donc mal pourquoi ils reprendraient cette activit&#233; qui, de fait, sera abandonn&#233;e au transport routier. On mesure donc toute l'hypocrisie du discours pr&#233;tendument &#233;cologique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une grande publicit&#233; a &#233;t&#233; faite aux 7 milliards d'euros que le gouvernement promet d'investir pour la restructuration du Fret. Ces fonds vont surtout servir &#224; am&#233;nager quelques grandes autoroutes ferroviaires tr&#232;s rentables, sur des axes privil&#233;gi&#233;s &#224; forte circulation, tandis que de nouvelles lignes seront abandonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Briser la r&#233;sistance des cheminots ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour parvenir &#224; ses fins, la SNCF doit se d&#233;barrasser d'une bonne partie des cheminots, dont le statut est un obstacle &#224; l'augmentation de la productivit&#233;, en particulier &#224; l'allongement de la dur&#233;e du travail et &#224; la diminution des temps de repos. La direction avait d&#233;j&#224; lanc&#233; voici un an une premi&#232;re offensive en tentant de mettre fin au r&#232;glement RH077, qui concerne les conditions de travail. Face &#224; la r&#233;action des cheminots du Fret, elle a d&#251; provisoirement repousser son projet, bien que dans de nombreux &#233;tablissements l'encadrement tente, avec plus ou moins de succ&#232;s, d'imposer des entorses au r&#232;glement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire passer cette d&#233;gradation des conditions de travail, sans affronter l'ensemble des cheminots, la SNCF op&#232;re prudemment, par petites touches, en proposant parfois des compensations. Parall&#232;lement, elle exerce toutes sortes de pressions sur les conducteurs de fret pour les convaincre de passer dans des entreprises priv&#233;es : en &#233;change d'une majoration du salaire, ou de primes, ceux qui acceptent renoncent donc &#224; la protection du statut de cheminot. La plupart des anciens refusent. La direction les met alors au placard, en les privant de trains et des primes de roulement (selon les kilom&#232;tres parcourus) qui vont avec, ce qui repr&#233;sente des coupes sombres dans les salaires, ou bien elle leur propose des mutations inacceptables. Quand elle a affaire &#224; trop forte r&#233;sistance, elle isole les r&#233;calcitrants et attend que les effectifs aient fondu par le jeu des mises &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Palabres du c&#244;t&#233; des sommets syndicaux, mais gr&#232;ve &#224; Euro Cargo Rail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette offensive t&#234;tue de la direction, la seule solution serait une riposte g&#233;n&#233;rale de l'ensemble des cheminots, tous menac&#233;s &#224; terme. Le moins qu'on puisse dire est que les directions syndicales ne pr&#233;parent pas cette riposte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur premi&#232;re r&#233;action, apr&#232;s l'annonce du plan Fret devant le comit&#233; central d'entreprise a &#233;t&#233; de demander&#8230; des n&#233;gociations. La direction s'est empress&#233;e de leur donner satisfaction en planifiant une s&#233;rie de rencontres sur diff&#233;rents th&#232;mes &#8211; palabres pour faire avaler la pilule et d&#233;samorcer un conflit. Des journ&#233;es d'action ont &#233;t&#233; multipli&#233;es, mais comme improvis&#233;es et en ordre dispers&#233; : rassemblement organis&#233; par la CGT au Bourget, puis manifestation de Sud devant la direction, et enfin des gr&#232;ves de 24 heures par secteur comme celle du 29 septembre sur Paris Sud Est, &#224; l'appel de Sud et la CGT cette fois, mais pas des autres centrales. Ajout&#233;es aux journ&#233;es nationales comme celle pr&#233;vue pour le 7 octobre, ces bribes d'action d&#233;sorientent plut&#244;t qu'elles n'encouragent : aucun plan, aucune perspective de convergence dans la lutte de tous les travailleurs du rail, quel que soit leur secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien pourtant n'est perdu. La col&#232;re et l'inqui&#233;tude sont grandes. Si les sommets syndicaux sont englu&#233;s dans de vaines n&#233;gociations, des &#233;quipes militantes locales peuvent prendre des initiatives. Et il y a des signes d'espoir. Des coll&#232;gues d'entreprises priv&#233;es ne joueront pas n&#233;cessairement le r&#244;le de briseurs de gr&#232;ve que leur r&#233;servent les patrons : ceux d'Euro Cargo Rail (filiale de la DB allemande) viennent de le prouver en se mettant massivement en gr&#232;ve reconductible, le 23 septembre, pour obtenir un statut garantissant leurs conditions de travail. Les patrons ne sont pas &#224; l'abri de r&#233;actions d'ampleur qui pourrait les amener &#224; ranger leurs plans dans leurs tiroirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Georges RIVIERE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Freescale (Toulouse) en lutte contre 1 100 licenciements
</title>
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		<dc:date>2009-10-04T00:34:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
</dc:subject>

		<description>En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011. &lt;br /&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (regroupant entre 400 et 600 salari&#233;s) hebdomadaires, assembl&#233;es &#233;galement de chacune des &#233;quipes de fabrication, plusieurs d&#233;brayages et m&#234;me gr&#232;ves d'une journ&#233;e organis&#233;s par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, participation remarqu&#233;e aux manifestations du 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; mai, 26 mai et 13 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FO (majoritaire aux deuxi&#232;me et troisi&#232;me coll&#232;ges, mais ing&#233;nieurs et techniciens forment la majeure partie du personnel du site), CGC et UNSA s'opposaient aux revendications &#171; irresponsables &#187;de l'AG (une indemnit&#233; de licenciement de 150 000 &#8364; minimum, vous pensez !) et essayaient de mettre en place des AG concurrentes. Sans succ&#232;s. Dans les n&#233;gociations ouvertes avec les syndicats, le patron, lui, ne voulait parler que formations et conditions de reclassement et pas des &#233;ventuelles indemnit&#233;s. En juillet il suspendait m&#234;me ces n&#233;gociations &#224; propos des 830 travailleurs de production, pr&#233;f&#233;rant ouvrir des discussions sur un PSE (&#171; Plan de sauvegarde de l'Emploi &#187;) concernant les seuls travailleurs (essentiellement ing&#233;nieurs et techniciens) de la branche t&#233;l&#233;phonie CPG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;but de la gr&#232;ve&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin ao&#251;t, l'impatience et le m&#233;contentement des travailleurs de la fabrication sont plus que palpables. Le 31, une AG, encore r&#233;duite par les cong&#233;s (200 personnes), d&#233;cide de remettre une lettre au directeur (sign&#233;e &#171; intersyndicale de l'AG &#187;) lui donnant une semaine pour faire des propositions s&#233;rieuses sur les indemnit&#233;s. &#192; cette lettre, qui lui est port&#233;e imm&#233;diatement par une d&#233;l&#233;gation&#8230; de 75 personnes, le patron se contente de r&#233;pondre par mail : &#171; &lt;em&gt; on reprendra les n&#233;gociations apr&#232;s le PSE de CPG &lt;/em&gt; &#187;, sans parler d'indemnit&#233;s. Or le calcul de celles-ci fait sur la m&#234;me base que pour les CPG aboutirait pour beaucoup d'ouvriers de la fabrication &#224; 30 000 &#8364;, loin de la revendication. Si le patron voulait mettre de l'huile sur le feu, il a r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'AG du lundi 7 septembre de nombreux travailleurs sont encore en cong&#233;s pour une ou deux semaines. Pourtant 300 pr&#233;sents : 246 pour la gr&#232;ve, une vingtaine contre, 158 pour la gr&#232;ve imm&#233;diate, 80 pour attendre encore huit jours. La gr&#232;ve d&#233;marre donc dans la foul&#233;e. L'&#233;norme majorit&#233; des gr&#233;vistes sont des ouvriers de fabrication. Quelques techniciens aussi, mais les ing&#233;nieurs et la ma&#238;trise ne bougent pas. Pas plus les CPG, &#224; qui le patron fait miroiter la possibilit&#233; d'un repreneur&#8230; pour 50 ou 80 d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et son organisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; de gr&#232;ve, propos&#233; par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC elle-m&#234;me, est &#233;lu le lendemain. Depuis il se r&#233;unit selon les besoins, parfois plusieurs fois par jour, et comprend une trentaine de membres dont une large part de non-syndiqu&#233;s qui y prennent des responsabilit&#233;s importantes. Les leaders reconnus de la gr&#232;ve sont les responsables CFDT et CGT. Mais l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC a cess&#233; de se r&#233;unir en tant que telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous la direction du comit&#233; de gr&#232;ve qu'un campement &#224; l'entr&#233;e du site s'organise rapidement, notamment avec l'aide de militants de la CGT d'ERDF. Celle-ci a pr&#234;t&#233; une puis deux tentes et a acc&#233;l&#233;r&#233; le raccordement de l'&#233;lectricit&#233;. Puis se cr&#233;ent quatre commissions : camions, filtrage, bouffe, communication afin d'organiser au mieux. Enfin est impuls&#233; le brassage des &#233;quipes (le travail en continu et en week-end fait que de nombreux ouvriers ne se rencontrent jamais et ne se connaissent pas). Il reste pourtant partiel, certains du week-end ne voulant pas ou ne pouvant pas modifier leurs horaires habituels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve est majoritaire au niveau des ouvriers et ouvri&#232;res de la production (qui est en grande partie arr&#234;t&#233;e) mais tr&#232;s minoritaire si on rapporte les 300 gr&#233;vistes aux 1600 employ&#233;s du site (sans compter les sous-traitants). Ce n'est &#233;videmment pas sans poser probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; la volont&#233; de bloquer l'usine, les piquets imm&#233;diatement mis en place sont &#171; filtrants &#187;. Les voitures personnelles n'ont plus acc&#232;s aux parkings &#224; l'int&#233;rieur du site mais les non gr&#233;vistes peuvent entrer&#8230; &#224; pied, direction comprise. On imagine l'irritation de celle-ci. Certains cadres ou ing&#233;nieurs profitent quand m&#234;me de ce passage devant le piquet pour exprimer une solidarit&#233; en versant &#224; la caisse de gr&#232;ve. Et pendant deux semaines, le millier ou plus de voitures qui sont gar&#233;es sur les terre-pleins alentour constituent une d&#233;monstration spectaculaire pour tous les Toulousains passant devant le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs le blocage est &#233;videmment bien r&#233;el pour les v&#233;hicules livrant des produits n&#233;cessaires &#224; la fabrication (sauf ceux n&#233;cessaires au maintien en &#233;tat des machines) ainsi que pour les camionnettes venant chercher des plaquettes de semi-conducteurs (la production normale d'une journ&#233;e tient dans quelques cartons !). Entre l'obligation de rentrer &#224; pied ou l'impossibilit&#233; de sortir la production, on ne sait ce qui est le plus p&#233;nible &#224; la direction. Mais que la gr&#232;ve lui soit insupportable ne fait en tout cas pas de doute&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Patron, hauts cadres, justice, police, m&#234;me combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le patron commence par jouer la provocation : vendredi 11 septembre, 4 cadres sortent en procession portant des cartons jusqu'&#224; une camionnette qui attend devant l'usine. Pas question d'accepter. Les cartons reprennent le chemin de l'usine. Mais dans la semaine qui suit, on voit de hauts cadres sortir avec de gros sacs &#224; dos, et m&#234;me le directeur avec une grosse mallette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but la direction convoque aussi une huissi&#232;re. C'est sur la base (assez fragile au demeurant) de ses constats que le patron assigne lundi 14 au soir deux responsables CFDT en r&#233;f&#233;r&#233; pour le lendemain &#224; 14 h 30. La petite salle d'audience est remplie de gr&#233;vistes de Freescale mais aussi de travailleurs de TDF (en lutte contre la menace de 500 suppressions de postes). Ils peuvent &#233;couter la piteuse plaidoirie de l'avocat de la direction (qui leur apprend quand m&#234;me que la gr&#232;ve a un impact puisque Valeo a menac&#233; Freescale d'amendes, ses usines commen&#231;ant &#224; manquer de plaquettes) et appr&#233;cier celle de l'avocat des gr&#233;vistes (le m&#234;me que celui des Molex). Mais deux jours plus tard le juge d&#233;cide finalement que les gr&#233;vistes doivent lib&#233;rer les acc&#232;s &#224; l'usine pour vendredi &#224; 8 heures. Et d&#232;s 10 heures soixante CRS imposent le retrait du piquet. Des CRS qui prennent ouvertement et directement leurs ordres aupr&#232;s du directeur&#8230; De nombreuses camionnettes viennent alors charger les stocks en souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin donc de la premi&#232;re phase de &#171; filtrage &#187;. Elle a quand m&#234;me permis de constater que plus importante encore que le blocage, c'est la gr&#232;ve qui peut faire pression sur le patron. Car filtrage ou pas, la production reste tr&#232;s r&#233;duite (et sans doute de mauvaise qualit&#233;, une partie des op&#233;rations &#233;tant faite maintenant par des chefs peu comp&#233;tents). Elle a permis aussi de faire des gr&#233;vistes un bloc soud&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un d&#233;but de convergence des luttes&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re semaine, des gr&#233;vistes de TDF viennent au piquet de gr&#232;ve et co-organisent avec le comit&#233; de gr&#232;ve une manifestation interentreprises le jeudi 17, qui r&#233;unit 300 &#224; 400 travailleurs de Freescale, TDF, Molex (qui viennent de voter l'arr&#234;t de leur mouvement), ERDF (en butte &#224; des menaces de sanctions apr&#232;s leur gr&#232;ve victorieuse au printemps), mais aussi Carrefour SAV (en cours de liquidation), Continental (ex-Siemens, situ&#233; juste en face), Thal&#232;s (2 usines voisines de Freescale)... La manifestation, commenc&#233;e sur le site de TDF et France3 s'ach&#232;ve devant Freescale, avec des prises de parole pr&#244;nant la convergence des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 18, le patron a quand m&#234;me r&#233;ussi &#224; sortir le stock de plaquettes, et le filtrage ne semble plus ni utile ni possible sans risque (150 &#8364; pr&#233;vus par le juge pour chaque cas constat&#233; d'entrave &#224; la circulation des biens et des personnes). D'o&#249; un petit flottement tant dans le comit&#233; de gr&#232;ve que dans l'AG sur la conduite &#224; tenir. Envahir l'usine ? Mais quel accueil pouvait-on attendre des si nombreux cadres et ing&#233;nieurs ? Pr&#233;parer une manifestation r&#233;gionale des travailleurs menac&#233;s ou d&#233;j&#224; victimes de licenciements (ce qui aurait donn&#233; du sens &#224; des actions vers les autres entreprises et aussi n&#233;cessit&#233; de s'adresser aux salari&#233;s des autres secteurs) ? Mais certains gr&#233;vistes insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'une pr&#233;sence massive devant l'entr&#233;e du site. Certains membres du comit&#233; de gr&#232;ve ne sont pas non plus convaincus. L'id&#233;e de s'adresser aux autres n'est alors reprise que mollement par l'AG du lundi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement le mardi 22, une partie seulement des gr&#233;vistes va manifester avec les postiers, les autres restant devant la boite apr&#232;s avoir abandonn&#233; l'id&#233;e d'y entrer pour discuter avec les non gr&#233;vistes. Heureusement le moral de tous est remont&#233; par la satisfaction affich&#233;e de ceux qui sont all&#233;s retrouver les postiers et ont discut&#233; avec eux, puis par un blocage du m&#233;tro improvis&#233; dans l'apr&#232;s midi. Comme quoi rien ne vaut le sentiment de trouver une solidarit&#233; chez les autres travailleurs pour ressouder les troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est largement confirm&#233; le lendemain avec le blocage du principal d&#233;p&#244;t de bus, commenc&#233; vers 5 heures du matin et pr&#233;par&#233; avec des syndicalistes du r&#233;seau de transports publics. Les gr&#233;vistes sont bien d&#233;gag&#233;s par la police vers 13 h mais ce sont alors les chauffeurs de bus qui bloquent eux-m&#234;mes en signe de solidarit&#233;. R&#233;sultat : les m&#233;dias d&#233;couvrent et couvrent enfin la gr&#232;ve ; et les gr&#233;vistes sont galvanis&#233;s non seulement d'enregistrer leur impact mais surtout d'avoir constat&#233; qu'il &#233;tait possible de gagner le soutien d'autres travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions de jeudi 24 et vendredi 25 &#8211; intervention &#224; l'universit&#233; du Mirail contre la pr&#233;sence d'un dirigeant de Freescale au Conseil d'administration, pique-nique devant la pr&#233;fecture et manifestation en ville (qui a d&#233;clench&#233; une absurde fermeture pr&#233;ventive du m&#233;tro par la direction de celui-ci !), filtrage de l'entr&#233;e d'une des usines Airbus &#8211; continuent dans cette voie. Et du coup une soixantaine de gr&#233;vistes sont incit&#233;s &#224; faire enfin un tour dans l'usine pour discuter avec des non gr&#233;vistes et d&#233;couvrir qu'au moins chez une partie de ceux-ci il n'y a aucune hostilit&#233;, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine bien remplie, termin&#233;e par une petite f&#234;te des gr&#233;vistes, de leurs familles et de leurs amis devant l'usine samedi soir. Assez en tout cas pour amener le patron &#224; faire une simili-ouverture ce vendredi 25 : &lt;em&gt; &#171; d&#233;montez votre campement d&#232;s samedi, reprenez le travail lundi et je discute indemnit&#233;s mardi &#187; &lt;/em&gt;. L'AG repousse unanimement la lev&#233;e du camp et la reprise du travail. Mais doit-on faire un geste (annuler l'action pr&#233;vue lundi) au cas o&#249; le patron annoncerait une r&#233;union (sans condition pr&#233;alable) sur les indemnit&#233;s ? Une discussion dans le calme se conclue par un vote qui, &#224; une majorit&#233; des deux tiers, repousse l'&#233;ventualit&#233; d'un tel geste. Et le lundi 28, les gr&#233;vistes bloquent l'a&#233;roport de Blagnac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... qui appelle une suite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au terme de 3 semaines de gr&#232;ve, le type d'organisation, comit&#233; de gr&#232;ve et AG repr&#233;sentant et regroupant tous les gr&#233;vistes, syndiqu&#233;s et non-syndiqu&#233;s, et se sentant pleinement responsables, montre son importance pour affronter les nombreux et pressants probl&#232;mes pos&#233;s au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas le probl&#232;me de continuer la lutte. Il est &#233;vident pour tous que rien ne sera plus comme avant et que, quelle que soit l'issue imm&#233;diate de cette gr&#232;ve-l&#224;, le patron aura du mal &#224; obtenir du rendement. Evident aussi, y compris pour ceux qui mettent quand m&#234;me quelques espoirs dans les &#233;ventuelles n&#233;gociations &#233;voqu&#233;es par le patron, que ce n'est qu'en continuant et m&#234;me accentuant la pression qu'on obtiendra satisfaction. Mais justement comment accentuer cette pression ? En continuant la gr&#232;ve ? Mais comment mettre des non-gr&#233;vistes dans le coup ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En annon&#231;ant la fermeture de la fabrication dans plus de deux ans, la direction elle-m&#234;me a engag&#233; les salari&#233;s dans un combat prolong&#233; durant lequel il leur faudra certainement trouver bien des formes diverses de lutte. De celles qui permettent au mouvement de se renforcer en recueillant de plus en plus de soutien aussi bien &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur de la bo&#238;te. Et on sait qu'imaginer des actions qui permettent de s'adresser aux autres travailleurs en leur proposant un but commun n'est pas si facile, en tout cas demande organisation et volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;l&#233;gations de Freescale ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault le 30 juillet, &#224; la r&#233;union de Blanquefort le 5 septembre, &#224; la manifestation parisienne de la m&#233;tallurgie le 17 septembre. &#192; cette occasion, le comit&#233; de gr&#232;ve de Freescale a repris l'appel des Fabris &#224; mettre sur pied un collectif des entreprises en lutte contre les licenciements (voir notre article &lt;em&gt; &#171; &#8230; quand les bo&#238;tes en luttes entreprennent de se coordonner &#187; &lt;/em&gt;, p 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Freescale &#233;taient au moins une soixantaine, le 9 septembre aux c&#244;t&#233;s des Molex, ou &#224; la manifestation le 22 des postiers toulousains. Le blocage conjoint avec les chauffeurs de bus a sans doute ouvert les esprits sur la possibilit&#233; de coordonner sinon d'&#233;tendre les luttes. C'est la voie &#224; suivre par les Freescale&#8230; comme par les nombreuses autres entreprises qui d&#232;s ce mois de septembre ont engag&#233; ou repris la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial : C'est pas la joie, mais y'a de l'espoir !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/C-est-pas-la-joie-mais-y-a-de-l-espoir</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Imp&#244;t sur les carburants, par souci de verdure. Imp&#244;t sur les accidents du travail, par souci d'&#233;quit&#233; ! Deux nouveaux imp&#244;ts qui touchent prioritairement ceux qui se l&#232;vent t&#244;t (auto, boulot, hosto), dont Sarkozy se pr&#233;tendait le d&#233;fenseur. Les travailleurs accident&#233;s, d&#233;j&#224; p&#233;nalis&#233;s par leurs conditions dures de travail, puis par l'accident et ses s&#233;quelles, devraient par-dessus le march&#233; passer &#224; la caisse ! Voil&#224; qui laisse pantois sur l'immense soumission de Sarkozy (et son&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Imp&#244;t sur les carburants, par souci de verdure. Imp&#244;t sur les accidents du travail, par souci d'&#233;quit&#233; ! Deux nouveaux imp&#244;ts qui touchent prioritairement ceux qui se l&#232;vent t&#244;t (auto, boulot, hosto), dont Sarkozy se pr&#233;tendait le d&#233;fenseur. Les travailleurs accident&#233;s, d&#233;j&#224; p&#233;nalis&#233;s par leurs conditions dures de travail, puis par l'accident et ses s&#233;quelles, devraient par-dessus le march&#233; passer &#224; la caisse ! Voil&#224; qui laisse pantois sur l'immense soumission de Sarkozy (et son gouvernement) aux diktats de ses ma&#238;tres de l'industrie et de la finance. Car &#224; continuer de puiser dans les poches d&#233;j&#224; trou&#233;es des classes populaires pour grossir le tr&#233;sor des patrons et de leurs actionnaires &#8211; qui se paient pourtant le luxe de faire 50 000 nouveaux ch&#244;meurs par mois &#8211;, il va y laisser sa peau ! Il fait singuli&#232;rement penser &#224; Louis XVI et sa cour, vantant la brioche dans leur bulle &#224; Versailles, tandis que le peuple affam&#233; et r&#233;volt&#233; se mettait en branle pour une r&#233;volution. On sait o&#249; &#231;a les a conduits, pas &#224; un simple malaise vagal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui donc, en voil&#224; qui se jouent &#224; nouveau Versailles, tandis que ce qui domine dans les &#171; quartiers &#187; et les entreprises, c'est l'angoisse et la rage face &#224; la portion congrue des salaires et des indemnit&#233;s, et face au ch&#244;mage et aux licenciements surtout &#8211; une r&#233;alit&#233; d&#233;j&#224; pour des millions et une menace pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais o&#249; est la r&#233;volte qui peut devenir r&#233;volution, diront certains ? Elle n'en est pas au degr&#233; z&#233;ro, loin de l&#224;. Les sales coups des patrons et du gouvernement frappent dur, c'est s&#251;r. Mais ils ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme n&#233;cessaires et l&#233;gitimes. Et surtout ces derniers mois, ils ont entra&#238;n&#233; une multitude de r&#233;actions parmi les travailleurs des villes et des campagnes, dont certaines par leur radicalisme exasp&#233;r&#233; &#8211; s&#233;questration de patrons, saccage de pr&#233;fecture, menace de tout faire sauter, inondation de lait &#8211;, ont fortement marqu&#233; l'actualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bourgeoisie se raidit aussi et cherche &#224; le faire payer, entre autres par les lourdes condamnations inflig&#233;es aux salari&#233;s de Continental qui ont lutt&#233; pour ne pas faire les frais de la fermeture de leur usine de Compi&#232;gne. Mais elle contribue ainsi, involontairement certes, &#224; conserver au combat des &#171; Contis &#187; sa valeur d'exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux autres travailleurs ont d'ailleurs suivi et sont entr&#233;s en lutte, chez Goodyear, Molex, Ford, New Fabris, aujourd'hui Freescale, ainsi que dans une multitude de petites entreprises frapp&#233;es par des fermetures ou des licenciements. Des r&#233;actions aussi dans les services dits publics, &#224; La Poste, France T&#233;l&#233;com, &#224; la SNCF et dans les h&#244;pitaux, o&#249; les travailleurs sont &#233;galement victimes de harc&#232;lements mortels et de plans sociaux qui ne disent pas leur nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous en t&#233;moignons dans ce num&#233;ro 65 de notre revue. Comme nous t&#233;moignons, aussi et surtout, de signes encourageants pour l'avenir apparus dans ces conflits : les quelques pas en avant dans le sens d'une convergence des luttes, et d'une fusion des &#233;nergies militantes, travailleurs syndiqu&#233;s ou non syndiqu&#233;s, qui pourrait pr&#233;luder &#224; cette gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale que les classes dominantes n'auront pas vol&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bonne lecture. Et retroussons tous nos manches en faveur d'un &#171; tous ensemble &#187; qui sortira nos Louis XVI du XXI si&#232;cle de leurs fastes et frasques, et surtout permettra aux classes populaires d'arracher leurs revendications vitales&#8230; et bien plus encore !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Gabon : Les entreprises du CAC 40 remportent l'&#233;lection pr&#233;sidentielle
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Gabon
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		<description>C'est sans surprise Ali Bongo, ministre de la d&#233;fense en exercice au moment du scrutin et fils du d&#233;funt dictateur Omar Bongo (d&#233;c&#233;d&#233; le 8 juin dernier apr&#232;s 42 ans d'un pouvoir sans partage), qui a remport&#233; le 30 ao&#251;t dernier l'&#233;lection pr&#233;sidentielle au Gabon. &lt;br /&gt;Que cette &#233;lection n'ait &#233;t&#233; rien moins que transparente semblait &#233;vident &#224; la majorit&#233; des observateurs, &#224; l'exception toutefois de Bernard Kouchner, qui s'est f&#233;licit&#233; du &#171; bon d&#233;roulement du scrutin &#187;, et de Nicolas Sarkozy&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est sans surprise Ali Bongo, ministre de la d&#233;fense en exercice au moment du scrutin et fils du d&#233;funt dictateur Omar Bongo (d&#233;c&#233;d&#233; le 8 juin dernier apr&#232;s 42 ans d'un pouvoir sans partage), qui a remport&#233; le 30 ao&#251;t dernier l'&#233;lection pr&#233;sidentielle au Gabon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que cette &#233;lection n'ait &#233;t&#233; rien moins que transparente semblait &#233;vident &#224; la majorit&#233; des observateurs, &#224; l'exception toutefois de Bernard Kouchner, qui s'est f&#233;licit&#233; du &#171; bon d&#233;roulement du scrutin &#187;, et de Nicolas Sarkozy qui a envoy&#233; &#171; ses f&#233;licitations &#187; et ses &#171; voeux de succ&#232;s &#187; &#224; Ali Bongo... avant m&#234;me que les r&#233;sultats d&#233;finitifs ne soient confirm&#233;s par la Cour constitutionnelle gabonaise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une magouille &#224; grande &#233;chelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des adversaires divis&#233;s, dont certains &#233;taient mouill&#233;s jusqu'au cou dans le syst&#232;me Bongo&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; l'origine parmi les 23 candidats qui s'opposaient &#224; Ali Bongo on comptait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Ali n'avait pas fait dans la dentelle pour se faire &#233;lire en d&#233;pensant des sommes folles et en tentant de r&#233;duire ses adversaires au silence. Il avait monopolis&#233; tous les panneaux d'affichage, &#233;tait le seul &#224; avoir les moyens de parcourir en h&#233;licopt&#232;re un pays qui manque cruellement d'infrastructures routi&#232;res, fait interdire d'antenne ses adversaires sur les ondes de la radio et de la t&#233;l&#233;vision publiques, utilis&#233; sa propre station de t&#233;l&#233;vision priv&#233;e T&#233;l&#233; Africa mais ferm&#233; une autre station priv&#233;e, T&#233;l&#233; +, propri&#233;t&#233; de Mba Obame, un de ses concurrents, fait mitrailler la cha&#238;ne satellitaire GO AFRICA par ses hommes de main, bloquer toutes les communications par SMS, etc. De plus l'administration s'&#233;tait arrang&#233;e pour que le corps &#233;lectoral fasse un bond en avant spectaculaire pour s'&#233;tablir &#224; plus de 800 000 &#233;lecteurs (sur une population de 1,3 million d'habitants), dont environ 120 000, selon les estimations les plus modestes du ministre de l'Int&#233;rieur lui-m&#234;me, &#233;taient inscrits au moins deux fois sur les listes &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, comme cela risquait de ne pas suffire, il s'&#233;tait assur&#233; une confortable majorit&#233; au sein de la &#171; Commission &#233;lectorale nationale autonome et permanente &#187; (CENAP), charg&#233;e d'examiner les litiges &#233;lectoraux. En cas de d&#233;saccord ses opposants pouvaient toujours faire appel devant la Cour Supr&#234;me, sauf que cette derni&#232;re &#233;tait pr&#233;sid&#233;e par un membre &#233;minent du clan Bongo, Marie-Madeleine Mborantsuo, ancienne compagne de son p&#232;re dont elle a eu deux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant la campagne &#233;lectorale Ali Bongo et ses partisans avaient fait distribuer all&#232;grement aux &#233;lecteurs cadeaux et billets et de banque, vers&#233; des pots de vin aux futurs pr&#233;sidents des bureaux de vote, voire fait remplir des proc&#232;s verbaux de d&#233;pouillement avant m&#234;me que les op&#233;rations de vote n'aient commenc&#233;. De m&#234;me alors que la participation au scrutin s'&#233;tablissait &#224; 44 % sur l'ensemble du territoire, elle fr&#244;lait les 90 % dans le Haut Ogoou&#233;, le fief d'Ali Bongo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; tout cela le ressentiment &#224; l'&#233;gard de la famille Bongo &#233;tait tel que, selon les proc&#232;s verbaux collect&#233;s par l'opposition, Bongo &#233;tait arriv&#233; loin derri&#232;re ses deux principaux concurrents dans les trois principales villes du pays (Libreville, Port Gentil et Oyem) qui ensemble regroupent plus de la moiti&#233; du corps &#233;lectoral. Tout indique donc qu'il avait largement perdu. C'est pourquoi la CENAP l'a proclam&#233; vainqueur en refusant de publier des r&#233;sultats d&#233;taill&#233;s des votes. D'o&#249; la col&#232;re de milliers de personnes qui dans plusieurs villes, notamment dans la cit&#233; p&#233;troli&#232;re de Port Gentil, ont violemment manifest&#233; dans les rues et s'en sont pris aux int&#233;r&#234;ts fran&#231;ais, notamment aux installations de Total, et ont mis le feu au Consulat g&#233;n&#233;ral de France.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une chasse gard&#233;e de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Analysant ce sentiment &#171; anti-fran&#231;ais &#187;, No&#235;l Kodia, critique litt&#233;raire et essayiste gabonais, &#233;crit dans &#171; Afrik.com &#187; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Pour les Gabonais, dont 70 % de la population vivent avec moins d'un dollar par jour dans un pays paradoxalement riche, la France appara&#238;t ainsi comme complice de la politique antisociale et anti-&#233;conomique p&#233;rennis&#233;e par le p&#232;re Bongo et que voudrait poursuivre le fils en autorisant les quelques multinationales fran&#231;aises &#224; travailler dans l'opacit&#233; et le monopole (&#8230;) &lt;/em&gt;En se f&#233;licitant, quelques jours apr&#232;s le 30 ao&#251;t 2009, du bon d&#233;roulement du scrutin au Gabon et en d&#233;clarant faire confiance aux institutions gabonaises pour que le processus se poursuive dans le calme, la France n'avait-elle pas dirig&#233; son regard vers Ali Bongo&lt;em&gt; ? Ce dernier n'avait-il d'ailleurs pas &#233;t&#233; re&#231;u &#224; l'&#201;lys&#233;e par le Pr&#233;sident Sarkozy en d&#233;cembre dernier ? &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref il &#233;tait &#233;vident pour la majorit&#233; des Gabonais que la victoire d'Ali Bongo &#233;tait d'abord et avant tout celle de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais, des soci&#233;t&#233;s du CAC 40, des groupes industriels et financiers qui, depuis des d&#233;cennies, ont mis le Gabon en coupe r&#233;gl&#233;e en pillant ses richesses sans vergogne et en arrosant au passage le clan pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les 12 000 expatri&#233;s fran&#231;ais travaillant au Gabon (et qui souvent vivent dans des quartiers r&#233;sidentiels soigneusement s&#233;par&#233;s des bidonvilles o&#249; s'entassent les Gabonais les plus pauvres), nombreux sont ceux qui sont employ&#233;s par les 150 filiales des grands noms de l'industrie, de la finance et de la banque et qui ont largement la mainmise sur les principales richesses du pays &#224; savoir le p&#233;trole (Total dans l'exploitation et Schlumberger dans les services), le mangan&#232;se (Eramet qui poss&#232;de 66 % de la soci&#233;t&#233; &#233;tatique gabonaise Comilog), l'exploitation des bois tropicaux (Rougier-Leroy, filiale d'Isoroy, et la Compagnie &#233;quatoriale du bois-Tharry), l'uranium (AREVA), les travaux publics (Sogea et Bouygues, ce dernier ayant obtenu le march&#233; de la construction du nouvel a&#233;roport de Libreville), les services et les transports (Bollor&#233;, candidat favori pour la gestion du nouveau terminal portuaire de Port Gentil, vient de cr&#233;er une soci&#233;t&#233; de services et de transports pour aider les entreprises priv&#233;es &#224; venir exploiter les ressources du pays, soci&#233;t&#233; pr&#233;sid&#233;e par Pascaline Bongo, soeur d'Ali et &#233;galement vice-pr&#233;sidente de Total-Gabon)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interview dans &#171; lemonde.fr &#187; d'Odile Biyidi, pr&#233;sidente de l'association &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, les banques (BNP-Paribas, LCL, Soci&#233;t&#233; G&#233;n&#233;rale), les assurances (AXA, La Pr&#233;servatrice), etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette exploitation en r&#232;gle du pays se fait par le biais d'un r&#233;gime dictatorial et policier qui, en cas de crise, peut toujours compter sur l'appui d'un millier de soldats fran&#231;ais du 6&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; Bataillon d'infanterie de marine (BIMa), stationn&#233;s sur place en vertu de l'accord de d&#233;fense franco-gabonais de 1960 qui est toujours en vigueur et a comme particularit&#233; de permettre aux forces fran&#231;aises d'intervenir en cas de perturbation de l'exploitation p&#233;troli&#232;re. Ce qui avait d'ailleurs &#233;t&#233; le cas en mai 1990, sur instruction de Fran&#231;ois Mitterrand, lors d'un premier soul&#232;vement &#224; Port Gentil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui les troubles semblent avoir cess&#233; et l'ordre r&#232;gne tant &#224; Libreville qu'&#224; Port Gentil. Un ordre qui se veut le garant d'un r&#233;gime qui, &#224; l'occasion de ces &#233;lections truqu&#233;es, a montr&#233; encore une fois qu'il &#233;tait pourri et corrompu jusqu'&#224; la moelle. Mais un tel r&#233;gime n'est pas &#224; l'abri de nouvelles explosions de col&#232;re des pauvres et des classes laborieuses du Gabon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o STERN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTURjZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMk5oY21KdmJtVXVjRzVuSnlCM2FXUjBhRDBpTXpBd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSTFNU0lnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;M&#233;lenchon au secours de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Participant le dimanche 6 septembre sur France Inter &#224; une table ronde&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Emission C'est demain la veille, de Pierre Weill, du dimanche 6 septembre &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Jean-Luc M&#233;lenchon a d&#233;clar&#233; au cours des d&#233;bats sur la situation au Gabon : &lt;em&gt; &#171; &#8230; spontan&#233;ment, il est toujours de bon ton de hurler contre ce qui est en place. Moi, je vois pas les choses comme vous, je ne suis pas d'accord sur le lien automatique que l'on fait entre la France et un certain nombre d'int&#233;r&#234;ts. Il y a des int&#233;r&#234;ts qui se d&#233;fendent, sur place, ils n'ont pas besoin, ni de vous, ni de moi, pour se d&#233;fendre, je le signale juste par parenth&#232;se, ni m&#234;me besoin des institutions de notre R&#233;publique. Premier exemple. Oui, oui, car il s'agit de mon pays et je ne suis pas d'accord pour qu'&#224; tout propos, on tra&#238;ne la France dans la boue, dans des histoires pour lesquels les Fran&#231;ais ne sont pas forc&#233;ment impliqu&#233;s. Je ne suis pas d'accord, j'ai le droit, c'est ma mani&#232;re d'&#234;tre un patriote. (&#8216;C'est tr&#232;s bien, acquiesce un intervenant') &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; patriote &#187; M&#233;lenchon ne voit ni le pillage du Gabon par les grands trusts, ni l'intervention des Sarko boys (en premier lieu desquels l'avocat v&#233;t&#233;ran de la Fran&#231;afrique Robert Bourgi) dans la derni&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle gabonaise. Il ne faut donc pas compter sur lui pour &lt;em&gt; &#171; hurler contre ce qui est en place &#187; &lt;/em&gt;, c'est-&#224;-dire contre le pillage du Gabon par l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui donc a eu l'id&#233;e saugrenue d'affirmer que M&#233;lenchon se situait &#224; &#171; gauche de la gauche &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#192; l'origine parmi les 23 candidats qui s'opposaient &#224; Ali Bongo on comptait deux anciens premiers ministres et trois anciens ministres d'Omar Bongo. Des deux principaux qui sont rest&#233;s en lice Mba Obame &#233;tait, jusqu'en juillet dernier, ministre de l'int&#233;rieur, et Pierre Mamboundou, le candidat soutenu par les &#201;glises pentec&#244;tistes, s'&#233;tait rapproch&#233; d'Omar Bongo peu avant sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Interview dans &#171; lemonde.fr &#187; d'Odile Biyidi, pr&#233;sidente de l'association &#171; Survie &#187; qui m&#232;ne des campagnes d'information pour une r&#233;forme de la politique de la France en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Emission &lt;em&gt;C'est demain la veille, &lt;/em&gt; de Pierre Weill, du dimanche 6 septembre &#224; 18h10.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> A lire
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/A-lire-1985</link>
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		<dc:subject>Livre
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		<description>Mouvement ouvrier L'insubordination ouvri&#232;re dans les ann&#233;es 68. Essai d'histoire politique des usines, de Xavier VIGNA &lt;br /&gt;2007, Presses Universitaires de Rennes, 378 p., 22 &#8364;. &lt;br /&gt;Ce livre s'int&#233;resse &#224; la r&#233;volte de toute une g&#233;n&#233;ration d'ouvriers et d'ouvri&#232;res, celle des &#171; ann&#233;es 68 &#187; inaugur&#233;es par mai 68 et achev&#233;es vers la fin des ann&#233;es 1970, plus qu'aux organisations, et analyse cette &#171; insubordination &#187; non comme une fronde d&#233;sordonn&#233;e, mais comme l'embryon d'une politique&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-65-septembre-octobre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 65, septembre-octobre 2009
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Culture-75-+" rel="tag"&gt;Culture
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Livre-+" rel="tag"&gt;Livre
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Mouvement ouvrier&lt;/h2&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'insubordination ouvri&#232;re dans les ann&#233;es 68. Essai d'histoire politique des usines&lt;/strong&gt;, de Xavier VIGNA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2007, Presses Universitaires de Rennes, 378 p., 22 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce livre s'int&#233;resse &#224; la r&#233;volte de toute une g&#233;n&#233;ration d'ouvriers et d'ouvri&#232;res, celle des &#171; ann&#233;es 68 &#187; inaugur&#233;es par mai 68 et achev&#233;es vers la fin des ann&#233;es 1970, plus qu'aux organisations, et analyse cette &#171; insubordination &#187; non comme une fronde d&#233;sordonn&#233;e, mais comme l'embryon d'une politique autonome des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur pose sa loupe sur leurs initiatives et leurs aspirations, qui trouvent un aboutissement dans l'auto-organisation des mouvements, dans le comit&#233; de gr&#232;ve. Il met en lumi&#232;re le d&#233;calage entre la base contestant aussi bien l'ordre patronal dans l'usine que l'ordre social au-dehors et les dirigeants politiques et syndicaux, qui s'emploient &#224; canaliser la r&#233;volte vers les urnes en mai 68, ou &#224; n&#233;gocier leur int&#233;gration dans le jeu institutionnel plut&#244;t qu'&#224; riposter &#224; la crise apr&#232;s 1973.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage est de caract&#232;re &#171; universitaire &#187; (une th&#232;se simplifi&#233;e), mais tr&#232;s s&#233;rieusement document&#233;, appuy&#233; sur des archives syndicales ou polici&#232;res vari&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Guerre froide, gr&#232;ves rouges. Parti communiste, stalinisme et luttes sociales en France. Les gr&#232;ves &#171; insurrectionnelles &#187; de 1947-1948&lt;/strong&gt;, de Robert MENCHERINI&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1998, Syllepse, 312 p., 22 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir travaill&#233; sur le PCF entre 1944 et 1947 dans la r&#233;gion de Marseille, Robert Mencherini aborde la gr&#232;ve de 1947-1948. Il montre comment le PCF, dont les ministres viennent d'&#234;tre expuls&#233;s du gouvernement, contribue &#224; d&#233;clencher des gr&#232;ves qu'il avait efficacement combattues, notamment via la CGT, dans la p&#233;riode pr&#233;c&#233;dente. Si les militants se d&#233;pensent sans compter &#8211; nombre d'entre eux &#171; en voulaient &#187; en fait depuis longtemps &#8211;, les dirigeants sont partag&#233;s entre montrer &#224; la bourgeoisie qu'elle ne contr&#244;le pas la classe ouvri&#232;re sans eux, et ne pas trop en faire pour ne pas compromettre un &#233;ventuel retour aux affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conf&#233;rence de cr&#233;ation du Kominform en 1947, en r&#233;plique &#224; la guerre froide, change la donne. L'URSS resserre les rangs contre l'imp&#233;rialisme et Duclos s'y voit reprocher la participation au gouvernement. C'est l'occasion pour Thorez de mettre en musique le virage ordonn&#233; par Moscou, pas d'aider la classe ouvri&#232;re &#224; riposter. Il sonne d'ailleurs la retraite sans que les travailleurs n'aient obtenu grand-chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alerte, ce livre traite aussi bien de la politique des dirigeants du PCF, de la mani&#232;re dont elle est relay&#233;e par ses cadres que de la fa&#231;on dont les militants ont v&#233;cu un mouvement qui a contribu&#233; &#224; donner du PCF l'image d'un parti des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Colonialisme&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nauru, l'&#238;le d&#233;vast&#233;e. Comment la civilisation capitaliste a an&#233;anti le pays le plus riche du monde&lt;/strong&gt;, de Luc FOLLIET&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2009, La D&#233;couverte, 151 p., 12 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nauru, c'est 21 km2 et 9 000 habitants, un caillou perdu &#224; 2 500 km de l'Australie. Son histoire est une illustration &#224; &#233;chelle r&#233;duite de toutes les tares du capitalisme. Colonis&#233;e par les Britanniques, occup&#233;e puis expuls&#233;e par les Japonais entre 1942 et 1945, la population de l'&#238;le faillit ne jamais revenir d'exil. Le sous-sol de Nauru regorge en effet de phosphate, un &#171; or blanc &#187; dont les Nauruans n'ont jamais eu le contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ind&#233;pendance se met en place un syst&#232;me client&#233;liste. Les royalties du phosphate arrosent des dirigeants corrompus, issus de la chefferie traditionnelle, qui en reversent assez &#224; la population pour la r&#233;duire au r&#244;le de consommateur de produits import&#233;s. Les ann&#233;es 1990 voient l'&#233;puisement du gisement de phosphate. Son exploitation a d&#233;vast&#233; l'&#238;le. Les dirigeants nauruans ont confi&#233; le magot du phosphate &#224; des escrocs australiens. L'&#238;le s'endette et monnaye l'installation sur son sol de banques off-shore ou de centres de r&#233;tention pour immigr&#233;s clandestins pris en Australie, ses votes dans diverses instances internationales, et m&#234;me des passeports falsifi&#233;s ! Mais la route qui fait le tour de l'&#238;le est jonch&#233;e de 4x4 rouill&#233;s et l'h&#244;pital tombe en ruine et manque d'ambulance...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut regretter que l'auteur n'explique pas davantage les causes du d&#233;sastre, en particulier le r&#244;le des multinationales. Mais le reportage est percutant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Roman&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire de mes assassins &lt;/strong&gt; , de Tarun J Tejpal&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Buchet/Chastel, 590 pages, 25 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tarun J Tejpal, &#233;crivain indien, est aussi un journaliste courageux, fondateur du site d'information et d'investigation &#171; Tehelka.com &#187; et du magazine du m&#234;me nom. Plusieurs fois menac&#233; de mort et victime de harc&#232;lement moral et &#233;conomique pour avoir r&#233;v&#233;l&#233; en 2001 une affaire de corruption qui fit tomber le ministre de la D&#233;fense, Tejpal raconte aussi dans son roman l'histoire d'un journaliste menac&#233; de mort et celle de ses cinq assassins potentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un livre foisonnant, une fresque hallucinante de l'Inde d'en bas, celle de millions de pauvres, de sous-prol&#233;taires fam&#233;liques, comme ces ouvriers agricoles migrants de l'Uttar Pradesh oriental et du Bihar, parcourant des centaines de kilom&#232;tres avec femmes et enfants &#224; pied, en bus, en camion et en train pour chercher du travail, moissonner le bl&#233;, planter le riz, couper la canne &#224; sucre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers l'histoire de ses cinq assassins, l'auteur fait le portrait d'un pays pauvre, avec ses violences sociales, tribales, religieuses et ethniques qu'attisent et dont profitent des politiciens cyniques et corrompus, des hommes d'affaires avides et sans scrupules et des jeunes de bidonvilles, oblig&#233;s de fuir la campagne, manipul&#233;s par les mafias, embauch&#233;s pour &#233;couler la drogue, ex&#233;cuter des &#171; contrats &#187; et survivant dans des conditions inimaginables. Il montre que ces jeunes meurtriers na&#239;fs et ignorants sont en fait les victimes de la mis&#232;re et des mafias qui les exploitent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce roman captivant est un r&#233;quisitoire implacable contre les classes dominantes, un &#171; J'accuse &#187; &#224; la Zola qui prend le contre-pied de l'image d'Epinal, certes bien ternie, d'un pays ayant le culte de la non-violence et c&#233;l&#233;br&#233; pour son &#171; miracle &#233;conomique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles BOSCO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le syndicalisme face &#224; la crise
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-syndicalisme-face-a-la-crise</link>
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		<dc:date>2009-10-04T00:34:08Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Aujourd'hui, paradoxalement, au moment o&#249; les travailleurs subissent les effets de la plus grande crise depuis 1929, o&#249; pour d&#233;fendre leurs conditions d'existence le besoin d'une organisation au plus haut niveau serait une n&#233;cessit&#233;, l'absence de r&#233;ponse des directions syndicales est flagrante. Ce n'est pas la premi&#232;re fois. Car de la naissance des syndicats comme organisations de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, mat&#233;riels et moraux des travailleurs, souvent ill&#233;gaux et pourchass&#233;s,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Crise-+" rel="tag"&gt;Crise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, paradoxalement, au moment o&#249; les travailleurs subissent les effets de la plus grande crise depuis 1929, o&#249; pour d&#233;fendre leurs conditions d'existence le besoin d'une organisation au plus haut niveau serait une n&#233;cessit&#233;, l'absence de r&#233;ponse des directions syndicales est flagrante. Ce n'est pas la premi&#232;re fois. Car de la naissance des syndicats comme organisations de d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts &#233;conomiques, mat&#233;riels et moraux des travailleurs, souvent ill&#233;gaux et pourchass&#233;s, aux conf&#233;d&#233;rations institutionnalis&#233;es d'aujourd'hui, subventionn&#233;es, ayant leurs places dans une flop&#233;e de commissions ou organismes de gestion (en r&#233;alit&#233; de simples strapontins &#233;jectables), le syndicalisme a bien chang&#233;. Et depuis longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si Sarkozy, Fillon, Parisot tiennent tant &#224; faire signer, en &#233;change de concessions d&#233;risoires, par les leaders des conf&#233;d&#233;rations syndicales l'acceptation de leurs mesures anti-ouvri&#232;res, de la r&#233;forme des retraites ou de la s&#233;curit&#233; sociale aux divers plans de licenciements (surnomm&#233;s PSE, &#171; Plans de Sauvegarde de l'emploi &#187;), c'est qu'ils ont besoin de leur caution. Car les organisations syndicales sont toujours aujourd'hui dans les entreprises la forme d'organisation la plus large du monde du travail (m&#234;me si elle ne regroupe en France que 7 % de salari&#233;s), celles o&#249; se retrouvent les plus actifs des militants ouvriers. Des militants de base que les appareils forment (ou d&#233;forment) souvent peut-&#234;tre au ronron syndical, mais qui partagent les coups de col&#232;re de leurs camarades de travail et en sont m&#234;me parfois les organisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par quels m&#233;canismes les appareils syndicaux se sont-ils transform&#233;s d'instruments de la lutte de classe en amortisseurs des luttes sociales ? Comment le patronat et l'&#201;tat, en les reconnaissant et en les l&#233;galisant, les ont-ils utilis&#233;s pour la d&#233;fense de leur syst&#232;me d'exploitation ? Mais aussi comment dans ces conditions des travailleurs peuvent-ils, et doivent-ils, continuer &#224; militer syndicalement sans se laisser entra&#238;ner sur le terrain de la collaboration de classes ? Quelle politique les militants r&#233;volutionnaires ont &#224; y d&#233;fendre ? Telles sont les questions auxquelles ce dossier se propose d'apporter quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Du syndicalisme de &#171; proposition &#187; &#224; la bonbonne de gaz, un mouvement pas toujours contr&#244;lable par ses dirigeants
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Du-syndicalisme-de-proposition-a-la-bonbonne-de-gaz-un-mouvement-pas-toujours</link>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Syndicats
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		<description>Les licenciements massifs qui se sont acc&#233;l&#233;r&#233;s depuis la crise financi&#232;re, le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233;, la baisse des salaires et du niveau de vie des travailleurs et des plus pauvres, les attaques contre tous les services publics et en particulier contre le syst&#232;me de sant&#233;, tout cela aurait m&#233;rit&#233; &#8211; et m&#233;rite toujours &#8211; une toute autre r&#233;ponse que deux journ&#233;es d'actions espac&#233;es de deux mois, entrecoup&#233;es de palabres avec le gouvernement et le patronat. D'autant que les journ&#233;es des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les licenciements massifs qui se sont acc&#233;l&#233;r&#233;s depuis la crise financi&#232;re, le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233;, la baisse des salaires et du niveau de vie des travailleurs et des plus pauvres, les attaques contre tous les services publics et en particulier contre le syst&#232;me de sant&#233;, tout cela aurait m&#233;rit&#233; &#8211; et m&#233;rite toujours &#8211; une toute autre r&#233;ponse que deux journ&#233;es d'actions espac&#233;es de deux mois, entrecoup&#233;es de palabres avec le gouvernement et le patronat. D'autant que les journ&#233;es des 29 janvier et 19 mars derniers, par leur succ&#232;s de participation, laissaient esp&#233;rer en une mobilisation d'ensemble pour une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale illimit&#233;e &#8211; comme en Guadeloupe ou en Martinique &#8211; montrant qu'elle &#233;tait non seulement possible mais aussi souhait&#233;e par un grand nombre de travailleurs. Mais les direction syndicales n'ont pas voulu d'un crescendo, et ni le 26 mai ni le 13 juin qui ont suivi n'ont &#233;t&#233; organis&#233;s pour &#234;tre des succ&#232;s &#8211; bien au contraire, m&#234;me si Bernard Thibault et d'autres ont le culot aujourd'hui de rejeter la responsabilit&#233; de leur &#233;chec sur la combativit&#233; insuffisante des travailleurs. En fait ces directions ont peur de tout ce qui pourrait conduire &#224; terme &#224; un mouvement d'ensemble de l'ampleur de Juin 36 ou Mai 68, perspective redout&#233;e par le gouvernement et le patronat. Un danger qu'elles se sont efforc&#233;es d'&#233;carter, au grand soulagement des hommes du pouvoir qui n'ont pas manqu&#233; de louer &#171; l'esprit de responsabilit&#233; &#187; des dirigeants des conf&#233;d&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quels buts poursuivent les directions syndicales ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'objectif des directions syndicales, celui qu'elles affichent &#8211; en particulier pour la plus influente d'entre elles, la CGT, pour ne pas parler de celui de la CFDT ou des autres &#8211; n'est pas d'aller vers une vraie gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, action que leurs repr&#233;sentants les plus en vue d&#233;signent sous l'expression m&#233;prisante de &#171; Grand soir &#187;. Il n'est m&#234;me pas de rendre plus efficace le combat de ces milliers ou dizaines de milliers de travailleurs, qui le dos au mur partout dans le pays, sont entr&#233;s en lutte les uns ind&#233;pendamment des autres contre des licenciements, des &#171; restructurations &#187; et des fermetures d'usine, dont la vague n'a pas cess&#233; de s'amplifier depuis pr&#232;s d'un an. Rien au niveau des instances dirigeantes n'a &#233;t&#233; tent&#233; pour coordonner ces luttes, additionner et donc multiplier leurs forces. Bernard Thibault dans ses r&#233;centes interventions fait la le&#231;on aux travailleurs qui, pour aborder la p&#233;riode de ch&#244;mage angoissante qui s'ouvre devant eux, r&#233;clament des indemnit&#233;s de licenciement, leur opposant que la lutte pour le maintien de l'emploi est l'objectif. Certes ! Les travailleurs qui se battent isol&#233;ment sont les premiers &#224; savoir que leurs probl&#232;mes ne seront pas r&#233;solus par l'indemnit&#233; qu'ils r&#233;ussiront &#224; arracher, quel qu'en soit le montant. Thibault ou Ch&#233;r&#232;que ne leur apprennent rien&#8230; mais surtout ne leur ouvrent aucune autre perspective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une r&#233;alit&#233; que face &#224; la crise du syst&#232;me, face au ch&#244;mage, la vraie et unique solution serait d'arracher le pouvoir &#233;conomique et politique &#224; la classe capitaliste qui dirige la soci&#233;t&#233; et l'entra&#238;ne &#224; sa perte, pour l'emp&#234;cher d&#233;finitivement de nuire. Une mobilisation d'ensemble pourrait &#234;tre un pas vers la prise en mains par les travailleurs de la soci&#233;t&#233; et de leur propre destin. Et elle permettrait au moins dans un premier temps de faire payer &#224; un tout autre niveau les frais de la crise au patronat. Ce qui serait un formidable encouragement pour la classe ouvri&#232;re. Mais ce n'est pas ce que visent les directions syndicales. Elles se comportent comme les garantes du maintien d'une certaine paix sociale, celles sur qui les pouvoirs actuels peuvent compter pour emp&#234;cher la confrontation entre travailleurs et patrons, en faisant croire aux premiers que les probl&#232;mes peuvent se r&#233;gler dans le cadre du syst&#232;me. Engag&#233;es sur cette voie, elles se refusent m&#234;me &#224; donner comme objectif la simple &#171; &lt;em&gt; interdiction des licenciements &lt;/em&gt; &#187;, pr&#233;f&#233;rant lui substituer, comme le proposent Thibault et la direction c&#233;g&#233;tiste, entre autres, &#171; &lt;em&gt; la d&#233;fense de l'emploi et de l'outil industriel &lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec de telles &#171; ambitions &#187;, une journ&#233;e d'action de temps en temps suffit effectivement. Cela permet de se rencontrer dans les salons avec le gouvernement ou avec le Medef. Et m&#234;me d'obtenir par exemple la promesse &#171; &lt;em&gt; d'&#233;tats g&#233;n&#233;raux de l'industrie &lt;/em&gt; &#187;, ce que Sarkozy a livr&#233; en &#171; cadeau &#187; &#224; Thibault lors de son dernier entretien &#224; l'&#201;lys&#233;e. La belle affaire ! C'&#233;tait le jour m&#234;me o&#249; &#224; Compi&#232;gne se d&#233;roulait une manifestation &#8211; en absence bien entendu du leader de la CGT &#8211; en protestation aux peines de prison requises contre des travailleurs de &#171; Continental &#187;, accus&#233;s de &#171; saccage &#187;, pour avoir refus&#233; avec tous leurs camarades d'&#234;tre jet&#233;s &#224; la rue&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La rentr&#233;e qu'ils nous pr&#233;parent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re manifestation des travailleurs et sous-traitants de l'automobile, particuli&#232;rement touch&#233;s par la vague de licenciements, le 17 septembre &#224; la Bourse &#224; Paris, appel&#233;e par les f&#233;d&#233;rations CGT de la m&#233;tallurgie et de la chimie, n'aurait sans doute pas eu lieu si celles-ci ne s'&#233;taient pas senties press&#233;es de faire mine de r&#233;pondre &#224; la demande d'un certains nombre de militants ou syndicats locaux du secteur automobile. Elle n'aurait surtout pas eu sa tonalit&#233; combative si des sections syndicales, des militants et travailleurs contestataires ne s'en &#233;taient pas empar&#233;s. Avec notamment les banderoles CGT de Renault-Cl&#233;on, Citro&#235;n-Aulnay, Continental, Goodyear, New Fabris, Ford Blanquefort (pr&#232;s de Bordeaux), Freescale-Toulouse et bien d'autres, et si des militants de ces entreprises n'avaient commenc&#233; &#224; se contacter directement dans le but de coordonner leurs efforts. Car la consigne de l'appareil syndical, pour cette journ&#233;e de l'automobile, &#233;tait de n'appeler &#224; aucune gr&#232;ve, juste d'envoyer quelques d&#233;l&#233;gu&#233;s sur heures de d&#233;tachement syndical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, six conf&#233;d&#233;rations se sont entendues &#224; la rentr&#233;e pour, dans le cadre d'une &#171; journ&#233;e mondiale &#187;, appeler &#224; nouveau le 7 octobre &#224; une action interprofessionnelle. Sans en pr&#233;ciser les modalit&#233;s, avec comme objectif un &#171; &lt;em&gt; travail d&#233;cent &lt;/em&gt; &#187;. Le 22 septembre a eu lieu une journ&#233;e &#224; la Poste contre la privatisation. Autre journ&#233;e de la CGT aussi, avec manifestation centrale &#224; Paris le 22 octobre, &#171; &lt;em&gt; pour d&#233;fendre l'emploi et l'outil industriel &lt;/em&gt; &#187;. Une fa&#231;on de para&#238;tre r&#233;pondre &#224; un certain m&#233;contentement qui monte de la base, sans toutefois s'engager davantage sur une suite. Et &#224; coup s&#251;r, plut&#244;t que de pr&#233;parer la n&#233;cessaire riposte d'ensemble, dans le but de r&#233;cup&#233;rer du terrain face &#224; la pression exerc&#233;e par des militants de base pr&#234;ts &#224; organiser la lutte en dehors des directions syndicales&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;24 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GUILBERT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='base64LIENS' title='PGRpdiBjbGFzcz0iYmFzZTY0LTcxYTA1OGM0IiB0aXRsZT0iUEdScGRpQmpiR0Z6Y3owbmMzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkRjgwTVRjZ2MzQnBjRjlrYjJOMWJXVnVkQ0J6Y0dsd1gyUnZZM1Z0Wlc1MGN5QnpjR2x3WDJSdlkzVnRaVzUwWDJsdFlXZGxJSE53YVhCZlpHOWpkVzFsYm5SelgyTmxiblJsY2lCemNHbHdYMlJ2WTNWdFpXNTBYMk5sYm5SbGNpYytDanhtYVdkMWNtVWdZMnhoYzNNOUluTndhWEJmWkc5algybHVibVZ5SWo0S0Nnb0pDVHhwYldjZ2MzSmpQU2RKVFVjdmNHNW5MMmR5WldkbGJtVXVjRzVuSnlCM2FXUjBhRDBpTXpVd0lpQm9aV2xuYUhROUlqSTNOaUlnWVd4MFBTY25JQzgrQ2p3dlptbG5kWEpsUGdvOEwyUnBkajQ9Ij4='&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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