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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Argumentaire : Oui, les travailleurs ont les moyens, tous ensemble, d'interdire les licenciements
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Pas un jour ne passe sans que plusieurs entreprises n'annoncent des r&#233;ductions d'effectifs, quand elles ne ferment pas tout bonnement. Les attaques redoubl&#233;es de l'&#233;t&#233; continuent de se multiplier cet automne. Le patronat poursuit &#224; marche forc&#233;e la constitution d'une arm&#233;e de ch&#244;meurs dans tout le pays. Apr&#232;s une premi&#232;re vague de suppressions de postes par non remplacement des contrats d'int&#233;rim ou CDD, ce sont les emplois permanents qui disparaissent ; apr&#232;s les attaques contre les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas un jour ne passe sans que plusieurs entreprises n'annoncent des r&#233;ductions d'effectifs, quand elles ne ferment pas tout bonnement. Les attaques redoubl&#233;es de l'&#233;t&#233; continuent de se multiplier cet automne. Le patronat poursuit &#224; marche forc&#233;e la constitution d'une arm&#233;e de ch&#244;meurs dans tout le pays. Apr&#232;s une premi&#232;re vague de suppressions de postes par non remplacement des contrats d'int&#233;rim ou CDD, ce sont les emplois permanents qui disparaissent ; apr&#232;s les attaques contre les travailleurs de la sous-traitance, viennent celles contre les travailleurs des plus grandes entreprises. Les grands donneurs d'ordre tels que Renault ou PSA, ont sacrifi&#233; cyniquement les salari&#233;s de la sous-traitance ou des &#233;quipementiers, avec les cons&#233;quences fatales et tragiques pour l'emploi et pour les familles sur des r&#233;gions enti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; qui veut-on faire payer la crise ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partout c'est une m&#234;me politique qui s'applique : licenciements et suppressions de postes, aggravation de la pr&#233;carit&#233; en particulier pour les jeunes et les femmes, intensification du travail, voire samedis travaill&#233;s obligatoires apr&#232;s avoir vir&#233; les int&#233;rimaires comme &#224; PSA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise a bon dos et n'est pas pour tout le monde. Les grands groupes en profitent pour &#171; restructurer &#187; des secteurs entiers de l'&#233;conomie, concentrer le capital, dans le but de se red&#233;ployer avec toujours plus d'agressivit&#233; sur le march&#233; mondial. Bien s&#251;r, il y a des &#171; perdants &#187;, des entreprises qui &#171; coulent &#187;, les plus petites, la sous-traitance, les &#233;quipementiers... Yann Delabri&#232;re, PDG de Faurecia, pouvait ainsi d&#233;clarer, non sans cynisme : &#171; &lt;em&gt; Nous sortirons d'autant plus forts de la crise que de nombreux petits acteurs n'y r&#233;sisteront pas &lt;/em&gt; &#187;. Pour cela, il ne suffit pas d'&#233;liminer la concurrence, encore faut-il faire supporter le co&#251;t de la crise aux travailleurs et au reste de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les travailleurs ne sont pas d&#233;munis &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la crainte qu'inspirent les classes populaires aux poss&#233;dants est bien r&#233;elle, comme la peur d'un embrasement g&#233;n&#233;ralis&#233;. Les s&#233;questrations de hauts cadres, les occupations d'usines, les menaces de faire sauter le stock ou les machines, sont autant de signes du large sentiment de r&#233;volte qui pourrait, s'il s'unifiait, menacer franchement le pouvoir du patronat. Les journ&#233;es d'action syndicales de cet hiver et du printemps ont connu un succ&#232;s de taille et un vaste soutien de l'opinion populaire. Et l'id&#233;e de faire converger les luttes aurait sans doute franchi un seuil, si les directions syndicales conf&#233;d&#233;rales ne s'y &#233;taient oppos&#233;es, en jouant d&#233;lib&#233;r&#233;ment de leurs freins dans leur crainte d'&#234;tre d&#233;bord&#233;es, alors que la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale qui secouait la Guadeloupe venait de donner l'exemple de ce qu'il est possible de faire et d'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, localement, et m&#234;me si toutes n'ont pas eu le m&#234;me retentissement national, les luttes de ces derniers mois, m&#234;me minoritaires, sont un clair avertissement. Pas une r&#233;gion n'a &#233;t&#233; &#233;pargn&#233;e par une myriade de conflits. Le sentiment de col&#232;re et d'indignation, lui, est d'ores et d&#233;j&#224; majoritaire. Reste que jusqu'&#224; pr&#233;sent, il a manqu&#233; l'&#233;l&#233;ment qui aurait permis d'unifier les luttes et les r&#233;sistances en un seul et puissant mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la gravit&#233; de la situation, la convergence de toutes nos luttes devient une question vitale. C'est le rapport de force que l'ensemble des salari&#233;s pourra &#233;tablir qui permettra de mettre en &#339;uvre et d'appliquer un plan de sauvetage, non pas des banquiers et des grands actionnaires de l'industrie, cette fois, mais des travailleurs et de toutes les couches populaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un plan de sauvegarde r&#233;alisable, sur la base d'un certain rapport des forces &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces mesures de sauvegarde des int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s et de toutes les couches populaires,&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'interdiction des licenciements,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; un emploi stable et un revenu minimum d&#233;cent pour tous,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la fin de la pr&#233;carit&#233;,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; l'augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; les embauches massives dans les services publics,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la reconversion des industries polluantes et destructrices en production sociales utiles,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;n'ont rien d'utopique. La soci&#233;t&#233;, au si&#232;cle de l'informatique, des biotechnologies, des sciences &#233;cologiques, croule sous les richesses mat&#233;rielles, techniques, scientifiques et culturelles. Il n'y a aucune fatalit&#233; &#224; la crise, et encore moins au fait que ce soit la population qui en fasse les frais. Il n'y a aucune fatalit&#233; &#224; l'accumulation &#233;hont&#233;e de la richesse pour une infime minorit&#233; &#224; un bout et de la mis&#232;re &#224; l'autre, tout cela au d&#233;triment de l'avenir de l'humanit&#233; et de la plan&#232;te. Les mesures de sauvegarde que nous pr&#233;conisons ne sont jamais qu'une question de choix sociaux &#233;vidents, presque de simple bon sens. Une question de choix politiques en fait : de qui d&#233;cide quoi. En un mot, une question de rapport des forces.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Qui d&#233;cide quoi ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, on sait tr&#232;s bien qui d&#233;cide des plans de licenciements et de restructurations, qui programme &#224; grande &#233;chelle le ch&#244;mage, le pillage et le saccage des services publics : toutes ces multinationales industrielles et financi&#232;res qui b&#233;n&#233;ficient de l'assistance perp&#233;tuelle, financi&#232;re, institutionnelle et politique, de leurs &#201;tats respectifs. &#192; leur service, elles ont des hommes d'&#201;tat qui savent trouver des milliards pour les renflouer en temps &#171; de crise &#187;, tout en pr&#244;nant avec aplomb aux couches populaires de travailler plus et plus longtemps&#8230; pour gagner toujours moins. 200 ans de r&#232;gne du capitalisme ont parfaitement rod&#233; et rompu ces gens-l&#224; &#224; centraliser et coordonner toutes les d&#233;cisions qui prot&#232;gent leurs profits et passe-droits, tout en s'entendant &#224; diviser, atomiser, affaiblir, calomnier et r&#233;primer ceux qu'ils exploitent. C'est cela leur conscience de classe. Une classe ultra minoritaire, mais qui sait mener sans &#233;tats d'&#226;me une guerre sociale parfaitement programm&#233;e contre l'ensemble des exploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une classe avide et impitoyable, mais dont la fonction parasitaire n'a jamais &#233;t&#233; aussi &#233;vidente qu'avec la crise actuelle. Elle n'a d&#233;sormais pas plus de l&#233;gitimit&#233; que l'aristocratie d'origine f&#233;odale &#224; la veille de la r&#233;volution fran&#231;aise, il y a deux si&#232;cles. Il suffirait finalement de peu de chose pour que le rapport des forces s'inverse en sa d&#233;faveur et que les r&#232;gles du jeu de la soci&#233;t&#233;, celles qui permettent de savoir qui d&#233;cide quoi, changent du tout au tout. Pour que toutes nos revendications, plus exactement nos exigences, deviennent r&#233;alit&#233;. Pour que les victimes des plans de licenciements, des bas salaires et de la surexploitation sous toutes ses formes, deviennent ma&#238;tres de leur existence. Il faudrait pour cela que la majorit&#233;, celle qui paie les frais de la crise, prenne conscience de son nombre et programme &#224; son tour une contre-offensive de classe, tout aussi coordonn&#233;e et centralis&#233;e que l'offensive de l'adversaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les luttes existent, mais restent isol&#233;es &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certaines entreprises en lutte sont parvenues &#224; arracher des concessions ou des semi-victoires mais jusqu'ici, au niveau du rapport de force global, le patronat est parvenu, avec le soutien actif du gouvernement, &#224; dicter ses int&#233;r&#234;ts &#224; la grande majorit&#233; de la population et au prix d'un d&#233;sastre social qui s'annonce immense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le contexte actuel, une lutte locale, dure, d&#233;termin&#233;e et bien men&#233;e, peut, m&#234;me si ce n'est pas toujours le cas, faire reculer le patron &#224; la marge, obtenir des indemnit&#233;s de licenciements moins faibles que les conditions l&#233;gales. Mais elle reste impuissante &#224; faire r&#233;ellement c&#233;der le patronat sur l'essentiel, les suppressions de postes ou les licenciements. Et m&#234;me quand une de ces luttes parvient &#224; faire reculer un patron, trop souvent elle laisse sur le carreau les CDD et les int&#233;rimaires, comme les salari&#233;s encore plus vuln&#233;rables des petites entreprises voisines, pouvant laisser un go&#251;t amer aux gr&#233;vistes quand bien m&#234;me ils ont remport&#233; une victoire partielle pour eux-m&#234;mes. &#192; quoi sert que nous soyons de plus en plus nombreux &#224; nous battre, si c'est pour rester isol&#233;s chacun face &#224; son patron ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ceux qui luttent contre les licenciements trouvent le moyen de nouer des contacts et de rassembler les pi&#232;ces du puzzle de leurs luttes, leur force commune repr&#233;sentera le centuple de celle de leurs combats &#233;parpill&#233;s. Ils pourraient alors s'adresser &#224; tous les travailleurs, ceux de petites entreprises qui licencient aussi, ceux des services publics qui suppriment des postes, aux int&#233;rimaires &#224; qui on ne propose plus de contrat, et aux ch&#244;meurs. Ils auront du m&#234;me fait les moyens de s'adresser efficacement aux organisations syndicales et politiques en vue d'une unit&#233; bien comprise en faveur des int&#233;r&#234;ts des exploit&#233;s et de leur victoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Premiers jalons vers les r&#233;seaux et collectifs de salari&#233;s contre les patrons voyous&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De fait, cet &#233;t&#233;, des salari&#233;s en butte aux licenciements ont commenc&#233; &#224; vouloir sortir de leur isolement et ont entrepris de s'adresser aux autres. Ici ou l&#224; cependant, des contacts ont &#233;t&#233; pris. La mobilisation des salari&#233;s de la fonderie SBFM, en Bretagne, a entra&#238;n&#233; la population des environs et, malgr&#233; un patron en faillite, ils ont impos&#233; &#224; Renault de reprendre l'entreprise sans aucun licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'est de la France, un &lt;strong&gt;Collectif de R&#233;sistance Ouvri&#232;re&lt;/strong&gt; qui regroupe plusieurs entreprises de la Meuse et de la Haute-Marne (Sodetal, Mc Cormick, Ellat, Ebrex, Rocamat) s'est constitu&#233; en d&#233;clarant : &lt;em&gt; &#171; &#8230;il faut nous rassembler et ne plus rester chacun dans son usine ou dans sa ville : Ce n'est qu'en nous f&#233;d&#233;rant, et en organisant nous-m&#234;mes la riposte que nous pouvons esp&#233;rer gagner ! (&#8230;) N&#233; en Meuse Haut- Marne, notre collectif a vocation &#224; s'&#233;tendre r&#233;gionalement et nationalement (&#8230;) &lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis ceux de New Fabris, dans la Vienne, parfaitement conscients des limites d'un bras de fer isol&#233;, ont eux aussi entrepris de s'adresser aux autres, &#224; tous les autres, en appelant &#224; la constitution d'un &lt;strong&gt;Collectif contre les patrons voyous. &lt;/strong&gt;Et en septembre, ceux de Ford Blanquefort pr&#232;s de Bordeaux, puis les ouvriers et ouvri&#232;res de Freescale en gr&#232;ve, &#224; Toulouse, ont pris le relais (voir nos articles sur le sujet dans ce m&#234;me num&#233;ro).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bilan de l'ann&#233;e : il est urgent d'unifier nos luttes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'ici, les directions des grandes organisations syndicales n'ont pas r&#233;pondu aux attentes des salari&#233;s et ont pr&#233;f&#233;r&#233; jouer le r&#244;le de frein au profit du pr&#233;tendu &#171; dialogue social &#187; avec le patronat et le gouvernement. Mais il est &#224; parier que les initiatives de coordination des travailleurs en lutte, si elles prennent de l'ampleur, ne leur laisseront gu&#232;re le choix, et que les grandes organisations ouvri&#232;res traditionnelles &#8211; tant syndicales que politiques &#8211; pr&#233;f&#232;reront alors se joindre &#224; leurs efforts sous peine de se discr&#233;diter. Tous les appuis &#233;tant souhaitables et bienvenus, il faut souhaiter qu'il en soit ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mouvement g&#233;n&#233;ralis&#233; serait capable d'imposer aux entreprises phares de maintenir les emplois sur chaque site et dans chaque filiale, capable d'ouvrir et d'&#233;plucher les comptabilit&#233;s des entreprises pour suivre la trace des profits accumul&#233;s depuis des ann&#233;es. Un mouvement g&#233;n&#233;ralis&#233; se donnerait aussi l'objectif de faire payer les donneurs d'ordre quand des sous-traitants sont accul&#233;s &#224; la faillite par les grands groupes et que les travailleurs sont laiss&#233;s sur le carreau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, il est possible non seulement d'imposer le maintien des salaires, mais d'aller au-del&#224; d'indemnit&#233;s extra-l&#233;gales et d'interdire les licenciements. &#192; condition de faire converger toutes les luttes d&#233;j&#224; existantes et celles &#224; venir en un vaste mouvement d'ensemble. C'est dans de telles circonstances que les patrons comme le gouvernement pr&#233;f&#232;rent reculer, de peur de tout perdre. C'est dans de telles circonstances que les travailleurs et les couches populaires ont enfin les moyens de changer la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en nouant le fil des luttes, que s'allumera la m&#232;che. C'est un tel embrasement social qui donnera aux salari&#233;s et &#224; la population les moyens de dicter leurs exigences, d'interdire les licenciements, et de remettre en cause la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des patrons r&#233;calcitrants. En un mot, ce seront les travailleurs mobilis&#233;s et organis&#233;s qui feront la loi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les Freescale s'adressent aux autres entreprises
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
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		<description>&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de Freescale &#224; Toulouse (anciennement Motorola, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. &lt;br /&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Depuis le 7 septembre les ouvriers de fabrication de &lt;strong&gt;Freescale &#224; Toulouse &lt;/strong&gt;(anciennement &lt;strong&gt;Motorola&lt;/strong&gt;, 1 600 travailleurs dont 1 100 sont sous la menace d'un licenciement d'ici la fin 2011 et parmi ceux-ci 236 dans les semaines qui viennent) sont en gr&#232;ve sous la direction d'un comit&#233; de gr&#232;ve, dont les repr&#233;sentants CGT-CFDT-CFTC, &#233;lu par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait envoy&#233; une d&#233;l&#233;gation &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault du 30 juillet &#224; l'appel des New-Fabris et donn&#233; son adh&#233;sion &#224; la constitution d'un collectif contre les patrons voyous et licencieurs. De m&#234;me une d&#233;l&#233;gation a particip&#233; &#224; la r&#233;union des entreprises en lutte ou menac&#233;es de licenciements organis&#233;e le 5 septembre par la CGT de Ford Blanquefort (Bordeaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec notre entr&#233;e dans la gr&#232;ve nous ressentons encore plus vivement la n&#233;cessit&#233; de coordonner notre lutte avec celle de toutes les entreprises menac&#233;es imm&#233;diatement, grandes ou petites, afin d'aider &#224; impulser le n&#233;cessaire mouvement d'ensemble, car nous les savons bien ce sont tous les travailleurs qui sont menac&#233;s &#224; court ou long terme (comme ce sont tous les patrons, &#201;tat compris, qui sont, &#224; un moment ou &#224; un autre, voyous et licencieurs). C'est pourquoi d&#232;s le 9 septembre nous avons particip&#233; nombreux au rassemblement organis&#233; par les Molex &#224; l'occasion de la venue de Bernard Thibault &#224; Villemur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous adressons aujourd'hui &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes les &#233;quipes militantes ou syndicales des entreprises qui avaient apport&#233; leur adh&#233;sion au projet de collectif contre les patrons voyous et licencieurs ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; toutes celles qui ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault en soutien aux New-Fabris ou, dans l'impossibilit&#233; d'y participer, avaient manifest&#233; leur soutien &#224; l'initiative ;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; et en fait toutes celles dont l'entreprise est comme la n&#244;tre en butte aux attaques patronales ou gouvernementales.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nous proposons de relayer et reprendre ensemble l'appel des New Fabris afin de construire et d&#233;velopper la coordination entre nous et de mettre nos forces en commun au service de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pour cela d'appeler ensemble et le plus t&#244;t possible &#224; une r&#233;union du collectif des entreprises en butte aux patrons voyous et licencieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes pr&#234;ts &#224; organiser mat&#233;riellement cette r&#233;union. Mais Toulouse &#233;tant un peu d&#233;centr&#233;e par rapport aux entreprises du Nord et l'Est du pays, il convient certainement de s'entendre entre nous non seulement sur la date mais aussi le lieu qui conviendrait le mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous vous demandons d'adresser vos r&#233;ponses et vos propositions &#224; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;freescaleenlutte@yahoo.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous pouvons aussi prendre un premier contact entre nous le &lt;strong&gt;17 septembre &lt;/strong&gt;&#224; la Bourse &#224; Paris pour ceux qui participeront &#224; ce rassemblement de travailleurs de la m&#233;tallurgie et de la chimie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes de Freescale y enverront une d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Comit&#233; de gr&#232;ve soutenu par les sections syndicales CGT-CFDT-CFTC&lt;/strong&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Collectifs, coordinations, comit&#233;s&#8230; Quand les bo&#238;tes en lutte entreprennent de se coordonner
</title>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<description>&#171; Un tous ensemble in&#233;dit &#187; , &#171; Les New Fabris font l'unit&#233; autour d'eux &#187; , &#171; Un collectif contre les patrons voyous &#187; , c'est ce que titre la presse au lendemain de la manifestation du 30 juillet &#224; Ch&#226;tellerault appel&#233;e par les &#171; Fabris &#187;. Et pour cause : pas moins de 43 entreprises repr&#233;sent&#233;es, en plein milieu des vacances scolaires, 26 venues de toute la France, le reste de Ch&#226;tellerault et de la Vienne. &lt;br /&gt;D&#232;s le 23 juillet, jour o&#249; ils lancent leur appel &#224; toutes les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Un tous ensemble in&#233;dit &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; Les New Fabris font l'unit&#233; autour d'eux &#187; &lt;/em&gt;, &lt;em&gt; &#171; Un collectif contre les patrons voyous &#187; &lt;/em&gt;, c'est ce que titre la presse au lendemain de la manifestation du 30 juillet &#224; Ch&#226;tellerault appel&#233;e par les &#171; Fabris &#187;. Et pour cause : pas moins de 43 entreprises repr&#233;sent&#233;es, en plein milieu des vacances scolaires, 26 venues de toute la France, le reste de Ch&#226;tellerault et de la Vienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le 23 juillet, jour o&#249; ils lancent leur appel &#224; toutes les entreprises concern&#233;es par des licenciements, les &#171; Fabris &#187; d&#233;cident de mettre en place une &#233;quipe qui fera des contacts avec les autres entreprises sa priorit&#233;. Il reste 6 jours pour &#233;tablir ces contacts en vue de la manifestation du 30 juillet et pour jeter les premi&#232;res bases d'un &lt;a href=&#034;http://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; &lt;em&gt; Collectif contre les patrons voyous et licencieurs &lt;/em&gt; &#187;&lt;/a&gt;. L'&#233;quipe des salari&#233;s de New Fabris et des militants ext&#233;rieurs &#224; la bo&#238;te venus en soutien multiplient les appels, par t&#233;l&#233;phone et par mails aux quatre coins de la France. Et rend chaque jour des comptes aux salari&#233;s de New Fabris sur les r&#233;sultats de la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, la nouvelle notori&#233;t&#233; des New Fabris aidant, les premi&#232;res r&#233;ponses arrivent : de Freescale, Philips, Ford, Merlin G&#233;rin, Continental, Molex, Renault, PSA, Michelin, SKF, jusqu'au Club Med et bien d'autres, mais aussi d'organisations syndicales, politiques, ou de simples militants qui proposent d'adh&#233;rer au collectif, de venir &#224; la manifestation ou simplement expriment leur soutien. Les messages et les mails de soutien sont affich&#233;s et recouvrent bient&#244;t les murs d'un des couloirs de l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, malgr&#233; le refus d&#233;lib&#233;r&#233; des f&#233;d&#233;rations syndicales &#224; relayer l'appel des &#171; Fabris &#187;, ce seront de 80 &#224; 90 entreprises d&#233;j&#224; en lutte ou en tout cas menac&#233;es, qui seront contact&#233;es par New Fabris. Parmi elles, plus d'une dizaine apporteront leur adh&#233;sion au collectif, plus d'une quinzaine se diront int&#233;ress&#233;es, la majorit&#233; des autres gardera le contact. Pour l'&#233;crasante majorit&#233; ce sont des militants syndicaux, CGT, CFDT, FO ou SUD, qui n'ont pas pu compter sur l'aide des conf&#233;d&#233;rations. Leur constat est simple : &lt;em&gt; &#171; Ce serait aux Conf&#233;d&#233;rations syndicales d'appeler &#224; la coordination des luttes, vu qu'elles ne le font pas, c'est &#224; nous de le faire. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi eux, il y a d&#233;j&#224; d'autres collectifs constitu&#233;s r&#233;gionalement : notamment le Collectif de R&#233;sistance Ouvri&#232;re de la Haute-Marne et de la Meuse qui regroupe les entreprises Sodetal, Mc Cormick, Ellat, Ebrex, Rocamat et qui propose une adh&#233;sion mutuelle des deux collectifs. Certaines entreprises en lutte, c'est le cas en Bretagne, d&#233;laiss&#233;es par les conf&#233;d&#233;rations syndicales n'ont parfois pas d'autre choix que d'&#233;tablir des liens entre elles et &#224; leur propre initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le succ&#232;s de la manifestation de Ch&#226;tellerault contribuera ainsi &#224; ce que les New Fabris partent la t&#234;te haute le lendemain 31 juillet lorsqu'ils d&#233;cident malgr&#233; ce succ&#232;s d'arr&#234;ter leur mouvement : &lt;em&gt; &#171; Au moins, on aura marqu&#233; le coup &lt;/em&gt;, dit un Fabris, &lt;em&gt; on aura fichu la trouille aux patrons de toute la France &#187; &lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tout reste bel et bien &#224; faire. New Fabris d&#233;finitivement ferm&#233;e, le collectif pour exister r&#233;ellement devra &#234;tre repris par d'autres entreprises en lutte pour devenir r&#233;ellement un instrument de coordination et de concertation de ceux qui se battent. Comme le disent certains salari&#233;s de New Fabris : &lt;em&gt; &#171; Nous avons pos&#233; la premi&#232;re pierre, aux autres de construire le ch&#226;teau fort &#187; &lt;/em&gt;. De fait, l'id&#233;e d'une coordination des bo&#238;tes en luttes avait tout autant pour objectif le soutien au New Fabris que de contribuer, ce faisant, &#224; ce que plus un seul New Fabris, Continental, Molex, Goodyear ou JLG ne se retrouve seul face aux licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La rencontre du 5 septembre &#224; Blanquefort &#224; l'initiative de la CGT de Ford (devenu &#171; First &#187;), adh&#233;rente au Collectif, est une premi&#232;re occasion de donner une suite &#224; l'appel des New Fabris, en cette rentr&#233;e. Pr&#232;s de 25 entreprises y sont repr&#233;sent&#233;es. Pourtant au m&#234;me moment les pressions des diff&#233;rentes conf&#233;d&#233;rations syndicales se multiplient sur leurs militants pour qu'ils abandonnent partout ces tentatives de coordination entre les militants de bo&#238;tes eux-m&#234;mes. Selon elles, ces collectifs, comit&#233;s ou coordination n'ont vocation qu'&#224; court-circuiter les syndicats. C'est un pr&#233;texte, bien s&#251;r, puisque tous ont non seulement dit clairement qu'ils souhaitaient le soutien et m&#234;me la pr&#233;sence des syndicats, f&#233;d&#233;rations et conf&#233;d&#233;rations largement invit&#233;es. Seul la direction nationale de Sud-Solidaires avait r&#233;pondu fin juillet &#224; l'appel des Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 8 septembre les ouvriers de fabrication de l'entreprise Freescale &#224; Toulouse, dont l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC avait donn&#233; sont adh&#233;sion au collectif des Fabris, sont en gr&#232;ve. Sentant comme eux l'importance de briser l'isolement, le comit&#233; de gr&#232;ve &#233;lu et compos&#233; de militants CFDT, CFTC, CGT et de non syndiqu&#233;s a repris l'id&#233;e et l'appel des New Fabris le 14 septembre. Les &#171; Freescale &#187; proposent que celles des d&#233;l&#233;gations en contact avec le collectif qui le souhaitent et qui le peuvent se rencontrent &#224; l'occasion de la manifestation organis&#233;e &#224; Paris &#224; l'initiative de la CGT Goodyear et des f&#233;d&#233;rations de la m&#233;tallurgie et de la chimie. Une rencontre organis&#233;e en h&#226;te &#224; la fin de cette manifestation le 17 septembre &#224; la Bourse &#224; Paris a r&#233;uni des salari&#233;s d'une petite vingtaine d'entreprises. Il en faut bien davantage pour mettre sur pied une v&#233;ritable coordination des entreprises en lutte (ou celles qui veulent s'y mettre). Mais la nouvelle rencontre envisag&#233;e (sans doute au mois d'octobre) devrait permettre de continuer de faire grossir la boule de neige. C'est en tout cas le d&#233;sir et le besoin exprim&#233;s par les participants &#224; la r&#233;union du 17 septembre, et pas seulement les Fabris ou les Freescale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;26 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#233;o BASERLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_409 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH282/collectifs-098c4.png?1787841833' width='350' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> New-Fabris : &#171; c'est tous ensemble que nous vaincrons ! &#187;
</title>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>New Fabris
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		<description>Molex, JLG, Nortel&#8230; Cet &#233;t&#233;, les luttes contre les licenciements n'ont pas pris de cong&#233; et l'une d'elles a particuli&#232;rement fait la Une : New-Fabris. &lt;br /&gt;Jusqu'alors personne, en dehors de Ch&#226;tellerault dans la Vienne o&#249; elle se situe, n'avait entendu parler de cette entreprise de m&#233;canique de pr&#233;cision. Elle avait pourtant d&#233;j&#224; connu de nombreuses mobilisations. Vendu par les fr&#232;res Fabris au groupe Euralcom en 2001, cet &#233;quipementier automobile a Renault et PSA pour principaux&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Molex, JLG, Nortel&#8230; Cet &#233;t&#233;, les luttes contre les licenciements n'ont pas pris de cong&#233; et l'une d'elles a particuli&#232;rement fait la Une : New-Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'alors personne, en dehors de Ch&#226;tellerault dans la Vienne o&#249; elle se situe, n'avait entendu parler de cette entreprise de m&#233;canique de pr&#233;cision. Elle avait pourtant d&#233;j&#224; connu de nombreuses mobilisations. Vendu par les fr&#232;res Fabris au groupe Euralcom en 2001, cet &#233;quipementier automobile a Renault et PSA pour principaux clients. Les salari&#233;s, 680 &#224; l'&#233;poque, y usinaient des pompes et des collecteurs. Plac&#233;e une premi&#232;re fois en liquidation judiciaire en ao&#251;t 2007 et rachet&#233;e par le groupe italien Zen, l'usine de Ch&#226;tellerault est une des premi&#232;res victimes de la crise de 2008 et des restructurations du secteur automobile. En novembre 2008, New-Fabris &#233;tait de nouveau mise en redressement judiciaire. Commen&#231;ait alors la course au repreneur ponctu&#233;e par des mouvements de gr&#232;ve pour d&#233;fendre les emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16 juin 2009, l'annonce de Renault et de PSA de ne plus travailler d&#233;finitivement avec New-Fabris entra&#238;ne sa liquidation judiciaire. L'usine est aussit&#244;t occup&#233;e par les salari&#233;s qui installent des bouteilles de gaz et fixent un premier ultimatum. Maintenir les 366 emplois est peut-&#234;tre une cause perdue mais ils ne se feront pas jeter comme des malpropres. Si au 15 juillet, les salari&#233;s n'obtiennent pas de Renault et de PSA une prime de 30 000 euros, ils menacent de faire sauter l'usine et de d&#233;truire stocks et machines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de plusieurs semaines sans r&#233;ponse, les salari&#233;s d&#233;cident de se rendre &#224; Poissy le 7 juillet devant les bureaux de PSA. Deux jours plus tard, ils repoussent leur ultimatum au 31 juillet pour permettre d'organiser une autre manifestation, cette fois ci devant le si&#232;ge de Renault &#224; Boulogne-Billancourt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 juillet, coup de th&#233;&#226;tre. La presse et la t&#233;l&#233;vision nationales s'int&#233;ressent tout d'un coup &#224; New-Fabris. Les gr&#233;vistes sont contact&#233;s en plein dimanche par TF1. Ils passeront le soir m&#234;me au au journal de 20 heures o&#249; les bonbonnes de gaz font sensation. Des bouteilles de gaz apparaissent imm&#233;diatement &#224; JLG &#224; Tonneins et &#224; Nortel dans les Yvelines, deux entreprises &#233;galement sous le coup de licenciements. En fait, c'est bien l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale, aussi bien celle de PSA, de Renault comme du gouvernement, qui a pouss&#233; les salari&#233;s de New-Fabris &#224; radicaliser leur mouvement. Mais c'est aussi leur isolement. Comme de nombreux salari&#233;s, ceux de New-Fabris se battent seuls, n'ayant que peu de soutien de la part des directions syndicales nationales. Et cette radicalisation porte ses fruits en quelque sorte, puisqu'enfin les m&#233;dias nationaux commencent &#224; parler de New-Fabris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Fabris iront donc manifester le 16 juillet &#224; Billancourt, entour&#233;s de cam&#233;ras et de journalistes qui d&#233;sormais ne les quitteront plus. Mais l&#224; aussi, la d&#233;ception est grande quand la d&#233;l&#233;gation sort de sa rencontre avec des dirigeants de Renault et annonce aux manifestants que Renault et PSA se sont entendus pour leur racheter les stocks de pi&#232;ce en &#233;change d'une prime de 6 600 &#8364; par salari&#233;. Col&#232;re. D&#233;pit. Les Fabris rentreront &#224; Ch&#226;tellerault la rage au c&#339;ur, bien d&#233;cid&#233;s &#224; poursuivre leur mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puisque Renault et PSA ne veulent plus n&#233;gocier, c'est le gouvernement qui fera l'entremetteur. Mais le ministre de l'industrie, Estrosi, exige l'enl&#232;vement des bouteilles de gaz. Les salari&#233;s s'y plieront. La semaine suivante, le 22 juillet, le rendez-vous avec Estrosi au minist&#232;re de Bercy tourne court. 11 000 &#8364; bruts, c'est le dernier mot du ministre qui l&#232;ve la s&#233;ance au bout de deux heures. Comme marchands de tapis, il n'y a pas plus pingres que les riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s de Fabris sont face au mur. Que faire ? Lors de leur assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du lendemain 23 juillet, ils d&#233;cident alors d'&#233;largir leur mouvement : &lt;em&gt; &#171; Nous appelons l'ensemble des salari&#233;s des entreprises qui, comme nous, sont sous la menace d'une fermeture de leur entreprise ou de licenciements, du bassin ch&#226;telleraudais et de toute la France, &#224; nous contacter de fa&#231;on &#224; coordonner nos luttes et &#224; former un collectif contre les patrons voyous et licencieurs &#187; &lt;/em&gt;. Tel sera leur communiqu&#233; lanc&#233; le soir m&#234;me, lequel se termine par un appel &#224; &lt;em&gt; &#171; l'ensemble des salari&#233;s en lutte pour l'emploi &#224; une manifestation &#224; Ch&#226;tellerault jeudi 30 juillet. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un collectif contre les licenciements et une manifestation nationale ! &#192; Ch&#226;tellerault, en pleins cong&#233;s d'&#233;t&#233; et avec une semaine pour pr&#233;parer tout cela ? Le pari est risqu&#233;, d'autant plus que les Fabris ne doivent compter que sur leurs propres forces. En effet, leur appel ne sera pas relay&#233; par les conf&#233;d&#233;rations &#224; commencer par la CGT, m&#234;me si le syndicat CGT de New-Fabris m&#232;ne pourtant le combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les New-Fabris, et leur leader Guy Eyermann, dirigeant du syndicat CGT de New-Fabris, ont acquis une certaine notori&#233;t&#233; qui leur permet de s'adresser directement aux autres entreprises. Et la manifestation du 30 juillet est un succ&#232;s, avec plus de 2 000 manifestants. Si aucun leader national politique ou syndical ne fait le d&#233;placement, des dizaines de d&#233;l&#233;gations d'entreprises arrivent de toute la France. Une dizaine d'ouvriers de Continental sont venus de Compi&#232;gne avec leur leader, Xavier Mathieu. Une d&#233;l&#233;gation de Molex et de Freescale d&#233;barque de Toulouse. Des salari&#233;s de Ford Blanquefort, de plusieurs sites Renault et PSA de la r&#233;gion parisienne, de Valeo, TDF, Sonas&#8230; font le d&#233;placement. Venues de plus pr&#232;s et avec leurs publicit&#233;s d&#233;tourn&#233;es, les filles d'Aubade font fureur. Le secteur public est aussi repr&#233;sent&#233; : Poste, H&#244;pitaux, Caisse des D&#233;p&#244;ts, CNAV, cheminots, etc. Au-del&#224; du soutien aux Fabris, tous les salari&#233;s et militants syndicaux pr&#233;sents ressentent la n&#233;cessit&#233; de ne pas rester isol&#233;s et de coordonner les luttes contre les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du meeting qui cl&#244;t la manifestation et avant de donner la parole aux autres d&#233;l&#233;gations et aux repr&#233;sentants des partis politiques, Guy Eyermann lance une nouvelle fois son appel : &lt;em&gt; &#171; Cette manifestation doit &#234;tre le commencement de quelque chose. C'est la cr&#233;ation d'un collectif pour toutes les entreprises qui luttent contre ces patrons voyous et ces actionnaires qui ferment nos usines et qui licencient des milliers de personnes. Aujourd'hui chaque entreprise lutte, se bat, et parfois meurt toute seule, dans son coin. Demain, c'est tous ensemble qu'il faudra lutter. Nous ne pourrons gagner qu'en r&#233;unissant toutes les entreprises, toutes les organisations syndicales, main dans la main. C'est tous ensemble que nous vaincrons. Aujourd'hui, c'est une pierre que nous venons de poser. Demain, dans les prochaines semaines, cette pierre va en appeler d'autres, pour construire une maison qui un jour nous fera entendre partout dans le pays. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Applaudissements fournis. &#201;motion. Fiert&#233;&#8230; Mais la manifestation n'est pas suffisamment massive pour que les salari&#233;s de Fabris reviennent sur leur ultimatum et trouvent le courage et l'envie de continuer &#224; occuper l'usine condamn&#233;e au mois d'ao&#251;t. Le lendemain, 31 juillet, la grosse majorit&#233; des salari&#233;s vote donc l'arr&#234;t du mouvement, &#224; contrec&#339;ur et la mort dans l'&#226;me. Et ce n'est pas le montant de la prime, pass&#233;e le matin m&#234;me &#224; 12 000 euros nets, qui les fait flancher. Mais l'alternative pr&#233;sent&#233;e lors du vote, accepter la prime ou faire sauter l'usine, ne leur laisse que peu de choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que les salari&#233;s de Fabris peuvent &#234;tre fiers de leur lutte. Celle-ci restera comme l'exemple d'un combat d&#233;termin&#233; et audacieux. Une lutte qui n'est pas termin&#233;e puisque les ex-Fabris sont pr&#233;sents dans les manifestations de la rentr&#233;e, comme celle des salari&#233;s de l'automobile le 17 septembre &#224; Paris ou du 26 &#224; Clairoix, et qu'ils viennent de former un comit&#233; des priv&#233;s d'emploi de Fabris. Sans compter que leur appel &#224; coordonner les luttes et &#224; former un collectif contre les patrons voyous continue de trouver un certain &#233;cho parmi des salari&#233;s et des militants d'entreprises menac&#233;es de licenciements et de suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilles Seguin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_406 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH203/newfab-7af00.png?1787841833' width='400' height='203' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title> Freescale (Toulouse) en lutte contre 1 100 licenciements
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		<dc:date>2009-10-04T00:34:45Z</dc:date>
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Freescale
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		<description>En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011. &lt;br /&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En avril dernier, apr&#232;s avoir annonc&#233; 236 licenciements li&#233;s &#224; l'abandon de la branche t&#233;l&#233;phonie (CPG) d&#232;s fin 2009, la direction de Freescale-Toulouse (1600 salari&#233;s) annon&#231;ait 830 licenciements li&#233;s &#224; l'arr&#234;t de la production pr&#233;vu fin 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle r&#233;ponse apporter &#224; la menace d'&#234;tre licenci&#233; dans plus de deux ans et demi ? Pas &#233;vidente, on l'imagine. Les mois de mai, juin et juillet pass&#232;rent en interrogations, discussions et quelques actions de protestations : assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales (regroupant entre 400 et 600 salari&#233;s) hebdomadaires, assembl&#233;es &#233;galement de chacune des &#233;quipes de fabrication, plusieurs d&#233;brayages et m&#234;me gr&#232;ves d'une journ&#233;e organis&#233;s par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC, participation remarqu&#233;e aux manifestations du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mai, 26 mai et 13 juin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;FO (majoritaire aux deuxi&#232;me et troisi&#232;me coll&#232;ges, mais ing&#233;nieurs et techniciens forment la majeure partie du personnel du site), CGC et UNSA s'opposaient aux revendications &#171; irresponsables &#187;de l'AG (une indemnit&#233; de licenciement de 150 000 &#8364; minimum, vous pensez !) et essayaient de mettre en place des AG concurrentes. Sans succ&#232;s. Dans les n&#233;gociations ouvertes avec les syndicats, le patron, lui, ne voulait parler que formations et conditions de reclassement et pas des &#233;ventuelles indemnit&#233;s. En juillet il suspendait m&#234;me ces n&#233;gociations &#224; propos des 830 travailleurs de production, pr&#233;f&#233;rant ouvrir des discussions sur un PSE (&#171; Plan de sauvegarde de l'Emploi &#187;) concernant les seuls travailleurs (essentiellement ing&#233;nieurs et techniciens) de la branche t&#233;l&#233;phonie CPG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;but de la gr&#232;ve&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin ao&#251;t, l'impatience et le m&#233;contentement des travailleurs de la fabrication sont plus que palpables. Le 31, une AG, encore r&#233;duite par les cong&#233;s (200 personnes), d&#233;cide de remettre une lettre au directeur (sign&#233;e &#171; intersyndicale de l'AG &#187;) lui donnant une semaine pour faire des propositions s&#233;rieuses sur les indemnit&#233;s. &#192; cette lettre, qui lui est port&#233;e imm&#233;diatement par une d&#233;l&#233;gation&#8230; de 75 personnes, le patron se contente de r&#233;pondre par mail : &#171; &lt;em&gt; on reprendra les n&#233;gociations apr&#232;s le PSE de CPG &lt;/em&gt; &#187;, sans parler d'indemnit&#233;s. Or le calcul de celles-ci fait sur la m&#234;me base que pour les CPG aboutirait pour beaucoup d'ouvriers de la fabrication &#224; 30 000 &#8364;, loin de la revendication. Si le patron voulait mettre de l'huile sur le feu, il a r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'AG du lundi 7 septembre de nombreux travailleurs sont encore en cong&#233;s pour une ou deux semaines. Pourtant 300 pr&#233;sents : 246 pour la gr&#232;ve, une vingtaine contre, 158 pour la gr&#232;ve imm&#233;diate, 80 pour attendre encore huit jours. La gr&#232;ve d&#233;marre donc dans la foul&#233;e. L'&#233;norme majorit&#233; des gr&#233;vistes sont des ouvriers de fabrication. Quelques techniciens aussi, mais les ing&#233;nieurs et la ma&#238;trise ne bougent pas. Pas plus les CPG, &#224; qui le patron fait miroiter la possibilit&#233; d'un repreneur&#8230; pour 50 ou 80 d'entre eux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et son organisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; de gr&#232;ve, propos&#233; par l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC elle-m&#234;me, est &#233;lu le lendemain. Depuis il se r&#233;unit selon les besoins, parfois plusieurs fois par jour, et comprend une trentaine de membres dont une large part de non-syndiqu&#233;s qui y prennent des responsabilit&#233;s importantes. Les leaders reconnus de la gr&#232;ve sont les responsables CFDT et CGT. Mais l'intersyndicale CGT-CFDT-CFTC a cess&#233; de se r&#233;unir en tant que telle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous la direction du comit&#233; de gr&#232;ve qu'un campement &#224; l'entr&#233;e du site s'organise rapidement, notamment avec l'aide de militants de la CGT d'ERDF. Celle-ci a pr&#234;t&#233; une puis deux tentes et a acc&#233;l&#233;r&#233; le raccordement de l'&#233;lectricit&#233;. Puis se cr&#233;ent quatre commissions : camions, filtrage, bouffe, communication afin d'organiser au mieux. Enfin est impuls&#233; le brassage des &#233;quipes (le travail en continu et en week-end fait que de nombreux ouvriers ne se rencontrent jamais et ne se connaissent pas). Il reste pourtant partiel, certains du week-end ne voulant pas ou ne pouvant pas modifier leurs horaires habituels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve est majoritaire au niveau des ouvriers et ouvri&#232;res de la production (qui est en grande partie arr&#234;t&#233;e) mais tr&#232;s minoritaire si on rapporte les 300 gr&#233;vistes aux 1600 employ&#233;s du site (sans compter les sous-traitants). Ce n'est &#233;videmment pas sans poser probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; la volont&#233; de bloquer l'usine, les piquets imm&#233;diatement mis en place sont &#171; filtrants &#187;. Les voitures personnelles n'ont plus acc&#232;s aux parkings &#224; l'int&#233;rieur du site mais les non gr&#233;vistes peuvent entrer&#8230; &#224; pied, direction comprise. On imagine l'irritation de celle-ci. Certains cadres ou ing&#233;nieurs profitent quand m&#234;me de ce passage devant le piquet pour exprimer une solidarit&#233; en versant &#224; la caisse de gr&#232;ve. Et pendant deux semaines, le millier ou plus de voitures qui sont gar&#233;es sur les terre-pleins alentour constituent une d&#233;monstration spectaculaire pour tous les Toulousains passant devant le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs le blocage est &#233;videmment bien r&#233;el pour les v&#233;hicules livrant des produits n&#233;cessaires &#224; la fabrication (sauf ceux n&#233;cessaires au maintien en &#233;tat des machines) ainsi que pour les camionnettes venant chercher des plaquettes de semi-conducteurs (la production normale d'une journ&#233;e tient dans quelques cartons !). Entre l'obligation de rentrer &#224; pied ou l'impossibilit&#233; de sortir la production, on ne sait ce qui est le plus p&#233;nible &#224; la direction. Mais que la gr&#232;ve lui soit insupportable ne fait en tout cas pas de doute&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Patron, hauts cadres, justice, police, m&#234;me combat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le patron commence par jouer la provocation : vendredi 11 septembre, 4 cadres sortent en procession portant des cartons jusqu'&#224; une camionnette qui attend devant l'usine. Pas question d'accepter. Les cartons reprennent le chemin de l'usine. Mais dans la semaine qui suit, on voit de hauts cadres sortir avec de gros sacs &#224; dos, et m&#234;me le directeur avec une grosse mallette&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le d&#233;but la direction convoque aussi une huissi&#232;re. C'est sur la base (assez fragile au demeurant) de ses constats que le patron assigne lundi 14 au soir deux responsables CFDT en r&#233;f&#233;r&#233; pour le lendemain &#224; 14 h 30. La petite salle d'audience est remplie de gr&#233;vistes de Freescale mais aussi de travailleurs de TDF (en lutte contre la menace de 500 suppressions de postes). Ils peuvent &#233;couter la piteuse plaidoirie de l'avocat de la direction (qui leur apprend quand m&#234;me que la gr&#232;ve a un impact puisque Valeo a menac&#233; Freescale d'amendes, ses usines commen&#231;ant &#224; manquer de plaquettes) et appr&#233;cier celle de l'avocat des gr&#233;vistes (le m&#234;me que celui des Molex). Mais deux jours plus tard le juge d&#233;cide finalement que les gr&#233;vistes doivent lib&#233;rer les acc&#232;s &#224; l'usine pour vendredi &#224; 8 heures. Et d&#232;s 10 heures soixante CRS imposent le retrait du piquet. Des CRS qui prennent ouvertement et directement leurs ordres aupr&#232;s du directeur&#8230; De nombreuses camionnettes viennent alors charger les stocks en souffrance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin donc de la premi&#232;re phase de &#171; filtrage &#187;. Elle a quand m&#234;me permis de constater que plus importante encore que le blocage, c'est la gr&#232;ve qui peut faire pression sur le patron. Car filtrage ou pas, la production reste tr&#232;s r&#233;duite (et sans doute de mauvaise qualit&#233;, une partie des op&#233;rations &#233;tant faite maintenant par des chefs peu comp&#233;tents). Elle a permis aussi de faire des gr&#233;vistes un bloc soud&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un d&#233;but de convergence des luttes&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s la premi&#232;re semaine, des gr&#233;vistes de TDF viennent au piquet de gr&#232;ve et co-organisent avec le comit&#233; de gr&#232;ve une manifestation interentreprises le jeudi 17, qui r&#233;unit 300 &#224; 400 travailleurs de Freescale, TDF, Molex (qui viennent de voter l'arr&#234;t de leur mouvement), ERDF (en butte &#224; des menaces de sanctions apr&#232;s leur gr&#232;ve victorieuse au printemps), mais aussi Carrefour SAV (en cours de liquidation), Continental (ex-Siemens, situ&#233; juste en face), Thal&#232;s (2 usines voisines de Freescale)... La manifestation, commenc&#233;e sur le site de TDF et France3 s'ach&#232;ve devant Freescale, avec des prises de parole pr&#244;nant la convergence des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 18, le patron a quand m&#234;me r&#233;ussi &#224; sortir le stock de plaquettes, et le filtrage ne semble plus ni utile ni possible sans risque (150 &#8364; pr&#233;vus par le juge pour chaque cas constat&#233; d'entrave &#224; la circulation des biens et des personnes). D'o&#249; un petit flottement tant dans le comit&#233; de gr&#232;ve que dans l'AG sur la conduite &#224; tenir. Envahir l'usine ? Mais quel accueil pouvait-on attendre des si nombreux cadres et ing&#233;nieurs ? Pr&#233;parer une manifestation r&#233;gionale des travailleurs menac&#233;s ou d&#233;j&#224; victimes de licenciements (ce qui aurait donn&#233; du sens &#224; des actions vers les autres entreprises et aussi n&#233;cessit&#233; de s'adresser aux salari&#233;s des autres secteurs) ? Mais certains gr&#233;vistes insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'une pr&#233;sence massive devant l'entr&#233;e du site. Certains membres du comit&#233; de gr&#232;ve ne sont pas non plus convaincus. L'id&#233;e de s'adresser aux autres n'est alors reprise que mollement par l'AG du lundi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement le mardi 22, une partie seulement des gr&#233;vistes va manifester avec les postiers, les autres restant devant la boite apr&#232;s avoir abandonn&#233; l'id&#233;e d'y entrer pour discuter avec les non gr&#233;vistes. Heureusement le moral de tous est remont&#233; par la satisfaction affich&#233;e de ceux qui sont all&#233;s retrouver les postiers et ont discut&#233; avec eux, puis par un blocage du m&#233;tro improvis&#233; dans l'apr&#232;s midi. Comme quoi rien ne vaut le sentiment de trouver une solidarit&#233; chez les autres travailleurs pour ressouder les troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est largement confirm&#233; le lendemain avec le blocage du principal d&#233;p&#244;t de bus, commenc&#233; vers 5 heures du matin et pr&#233;par&#233; avec des syndicalistes du r&#233;seau de transports publics. Les gr&#233;vistes sont bien d&#233;gag&#233;s par la police vers 13 h mais ce sont alors les chauffeurs de bus qui bloquent eux-m&#234;mes en signe de solidarit&#233;. R&#233;sultat : les m&#233;dias d&#233;couvrent et couvrent enfin la gr&#232;ve ; et les gr&#233;vistes sont galvanis&#233;s non seulement d'enregistrer leur impact mais surtout d'avoir constat&#233; qu'il &#233;tait possible de gagner le soutien d'autres travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions de jeudi 24 et vendredi 25 &#8211; intervention &#224; l'universit&#233; du Mirail contre la pr&#233;sence d'un dirigeant de Freescale au Conseil d'administration, pique-nique devant la pr&#233;fecture et manifestation en ville (qui a d&#233;clench&#233; une absurde fermeture pr&#233;ventive du m&#233;tro par la direction de celui-ci !), filtrage de l'entr&#233;e d'une des usines Airbus &#8211; continuent dans cette voie. Et du coup une soixantaine de gr&#233;vistes sont incit&#233;s &#224; faire enfin un tour dans l'usine pour discuter avec des non gr&#233;vistes et d&#233;couvrir qu'au moins chez une partie de ceux-ci il n'y a aucune hostilit&#233;, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine bien remplie, termin&#233;e par une petite f&#234;te des gr&#233;vistes, de leurs familles et de leurs amis devant l'usine samedi soir. Assez en tout cas pour amener le patron &#224; faire une simili-ouverture ce vendredi 25 : &lt;em&gt; &#171; d&#233;montez votre campement d&#232;s samedi, reprenez le travail lundi et je discute indemnit&#233;s mardi &#187; &lt;/em&gt;. L'AG repousse unanimement la lev&#233;e du camp et la reprise du travail. Mais doit-on faire un geste (annuler l'action pr&#233;vue lundi) au cas o&#249; le patron annoncerait une r&#233;union (sans condition pr&#233;alable) sur les indemnit&#233;s ? Une discussion dans le calme se conclue par un vote qui, &#224; une majorit&#233; des deux tiers, repousse l'&#233;ventualit&#233; d'un tel geste. Et le lundi 28, les gr&#233;vistes bloquent l'a&#233;roport de Blagnac.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... qui appelle une suite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au terme de 3 semaines de gr&#232;ve, le type d'organisation, comit&#233; de gr&#232;ve et AG repr&#233;sentant et regroupant tous les gr&#233;vistes, syndiqu&#233;s et non-syndiqu&#233;s, et se sentant pleinement responsables, montre son importance pour affronter les nombreux et pressants probl&#232;mes pos&#233;s au mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas le probl&#232;me de continuer la lutte. Il est &#233;vident pour tous que rien ne sera plus comme avant et que, quelle que soit l'issue imm&#233;diate de cette gr&#232;ve-l&#224;, le patron aura du mal &#224; obtenir du rendement. Evident aussi, y compris pour ceux qui mettent quand m&#234;me quelques espoirs dans les &#233;ventuelles n&#233;gociations &#233;voqu&#233;es par le patron, que ce n'est qu'en continuant et m&#234;me accentuant la pression qu'on obtiendra satisfaction. Mais justement comment accentuer cette pression ? En continuant la gr&#232;ve ? Mais comment mettre des non-gr&#233;vistes dans le coup ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En annon&#231;ant la fermeture de la fabrication dans plus de deux ans, la direction elle-m&#234;me a engag&#233; les salari&#233;s dans un combat prolong&#233; durant lequel il leur faudra certainement trouver bien des formes diverses de lutte. De celles qui permettent au mouvement de se renforcer en recueillant de plus en plus de soutien aussi bien &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur de la bo&#238;te. Et on sait qu'imaginer des actions qui permettent de s'adresser aux autres travailleurs en leur proposant un but commun n'est pas si facile, en tout cas demande organisation et volont&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;l&#233;gations de Freescale ont particip&#233; &#224; la manifestation de Ch&#226;tellerault le 30 juillet, &#224; la r&#233;union de Blanquefort le 5 septembre, &#224; la manifestation parisienne de la m&#233;tallurgie le 17 septembre. &#192; cette occasion, le comit&#233; de gr&#232;ve de Freescale a repris l'appel des Fabris &#224; mettre sur pied un collectif des entreprises en lutte contre les licenciements (voir notre article &lt;em&gt; &#171; &#8230; quand les bo&#238;tes en luttes entreprennent de se coordonner &#187; &lt;/em&gt;, p 20).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Freescale &#233;taient au moins une soixantaine, le 9 septembre aux c&#244;t&#233;s des Molex, ou &#224; la manifestation le 22 des postiers toulousains. Le blocage conjoint avec les chauffeurs de bus a sans doute ouvert les esprits sur la possibilit&#233; de coordonner sinon d'&#233;tendre les luttes. C'est la voie &#224; suivre par les Freescale&#8230; comme par les nombreuses autres entreprises qui d&#232;s ce mois de septembre ont engag&#233; ou repris la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;28 septembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&#233;lix RODIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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