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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : La gr&#232;ve, l'arme aussi des travailleurs sans papiers
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>Politique
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		<description>La gr&#232;ve que 5 500 travailleurs sans papiers m&#232;nent pour leur r&#233;gularisation, depuis six semaines, n'est pas ignor&#233;e de leurs patrons. Dans les cuisines, dans les ateliers, sur les chantiers, autant de travail qui ne se fait pas, de fric qui ne rentre pas, de donneurs d'ordre petits ou grands (dont la Ratp pour son chantier du tramway) qui s'inqui&#232;tent car leurs pourvoyeurs de l'int&#233;rim entre autres n'assurent plus ! Ces travailleurs &#233;tant accul&#233;s par leur situation &#224; mettre les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La gr&#232;ve que 5 500 travailleurs sans papiers m&#232;nent pour leur r&#233;gularisation, depuis six semaines, n'est pas ignor&#233;e de leurs patrons. Dans les cuisines, dans les ateliers, sur les chantiers, autant de travail qui ne se fait pas, de fric qui ne rentre pas, de donneurs d'ordre petits ou grands (dont la Ratp pour son chantier du tramway) qui s'inqui&#232;tent car leurs pourvoyeurs de l'int&#233;rim entre autres n'assurent plus ! Ces travailleurs &#233;tant accul&#233;s par leur situation &#224; mettre les bouch&#233;es doubles, question charge de travail, les effets de leur gr&#232;ve n'en sont que plus sensibles. Juste retour des choses car il faut bien que le patronat paye !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce patronat est le grand b&#233;n&#233;ficiaire de plus de 20 ans de lois et circulaires anti-immigr&#233;s qui n'ont pas limit&#233; le nombre de travailleurs &#233;trangers &#8211; ce n'&#233;tait pas le but &#8211;, mais ont fabriqu&#233; des dizaines voire des centaines de milliers de &#171; sans papiers &#187;, proies faciles pour l'exploitation maximum. Une riche palette de statuts existent, entre celui qui a des feuilles de paye et d'imp&#244;ts, des quittances de loyer et une carte de s&#233;cu, et celui ou celle qui n'a rien du tout et travaille totalement &#171; au noir &#187;. Mais le lot commun, c'est la flexibilit&#233; maximum aux exigences patronales, dans les secteurs dits &#171; en tension &#187; comme le b&#226;timent, l'agriculture, le textile, l'h&#244;tellerie et restauration, les services domestiques, la garde d'enfants et de personnes &#226;g&#233;es, jusqu'&#224; des conditions de quasi esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seule chose est s&#251;re : papiers ou pas, ils vivent ici, travaillent ici depuis souvent des ann&#233;es, et &#224; ce titre doivent pouvoir rester ici et sortir de l'ombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patrons sont pitoyables dans leurs postures de victimes. L'un d'entre eux qui participait le 17 novembre &#224; l'&#233;mission &#171; C dans l'air &#187; d'Yves Calvi, a r&#233;p&#233;t&#233; 10 fois que le terme de &#171; sans papiers &#187; &#233;tait impropre, que les patrons &#233;taient confront&#233;s &#224; des &#171; faux papiers &#187; ! Et ensuite, de chercher &#224; faire cracher un chiffre de r&#233;gularisations possibles &#224; Raymond Chauveau, un des responsables pour la CGT de cette lutte de sans papiers. Si c'&#233;tait 5 000, passe encore. Mais si c'&#233;tait des dizaines de milliers, voire plus ? &#192; croire que les patrons ne sont pas s&#251;rs qu'ils ne font pas travailler de fa&#231;on irr&#233;guli&#232;re des centaines de milliers de personnes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La grande premi&#232;re, c'est que les travailleurs sans papiers ont pris le probl&#232;me &#224; bras le corps, eux-m&#234;mes et par une gr&#232;ve massive et d&#233;termin&#233;e. &#192; l'initiative de la CGT, accompagn&#233;e dans cette deuxi&#232;me vague de gr&#232;ve par de nombreux autres syndicats et associations, ils exigent une &#171; circulaire &#187;, un texte valable pour tous et applicable &#224; tous, un outil contre l'arbitraire des pr&#233;fectures, qui consigne qu'ils travaillent ici et doivent donc pouvoir vivre ici &#8211; eux et leurs familles. Une circulaire qui reste &#224; arracher par la lutte en cours, car le gouvernement n'a pas encore c&#233;d&#233;. Et ce n'est qu'une &#233;tape pour la r&#233;gularisation face au patronat et &#224; l'administration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se donner les meilleures chances de vaincre, la gr&#232;ve des travailleurs sans papiers doit combattre aussi l'isolement &#8211; comme tant d'autres. Les gr&#233;vistes se r&#233;pandent sur les march&#233;s, &#224; la sortie des m&#233;tros, dans les quartiers populaires avec tracts et journaux. Ils pourraient s'adresser &#224; d'autres travailleurs &#8211; qui eux aussi, et leurs syndicats, pourraient venir &#224; leur rencontre. Car la lutte de la cat&#233;gorie la plus exploit&#233;e de la classe ouvri&#232;re pour &#233;chapper &#224; cette traque qui la livre au patronat, est aussi une lutte pour l'am&#233;lioration des conditions de travail et de salaire. Une lutte pour les tirer vers le haut, au b&#233;n&#233;fice de tous les travailleurs. Il faut tout faire pour que les travailleurs sans papiers gagnent l'&#233;preuve de force qu'ils ont engag&#233;e contre le patronat et le gouvernement. L'ensemble du monde du travail a tout &#224; y gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22 novembre 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Freescale (Toulouse) : &#171; c'est pas fini ! &#187;
</title>
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		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Freescale
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		<description>Depuis l'annonce fin avril de l'arr&#234;t de la production en 2011 (830 emplois supprim&#233;s alors que 236 le sont d&#233;j&#224; en cette fin d'ann&#233;e 2009, dans une entreprise qui en compte 1 500), la lutte est engag&#233;e pour obtenir des indemnit&#233;s d&#233;centes pour les futurs licenci&#233;s. Apr&#232;s les d&#233;brayages et les manifestations du printemps, une gr&#232;ve de la production, le c&#339;ur de l'entreprise m&#234;me s'il est minoritaire dans cette usine form&#233;e majoritairement de secteurs de Recherche et d&#233;veloppement,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Freescale-+" rel="tag"&gt;Freescale
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis l'annonce fin avril de l'arr&#234;t de la production en 2011 (830 emplois supprim&#233;s alors que 236 le sont d&#233;j&#224; en cette fin d'ann&#233;e 2009, dans une entreprise qui en compte 1 500), la lutte est engag&#233;e pour obtenir des indemnit&#233;s d&#233;centes pour les futurs licenci&#233;s. Apr&#232;s les d&#233;brayages et les manifestations du printemps, une gr&#232;ve de la production, le c&#339;ur de l'entreprise m&#234;me s'il est minoritaire dans cette usine form&#233;e majoritairement de secteurs de Recherche et d&#233;veloppement, avait d&#233;marr&#233; le 7 septembre, dirig&#233;e par un Comit&#233; de gr&#232;ve et soutenue par l'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une coh&#233;sion maintenue&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 11 octobre, apr&#232;s 5 semaines, les gr&#233;vistes ont d&#233;mont&#233; le campement du piquet de gr&#232;ve : face &#224; un patron qui n'avait rien l&#226;ch&#233; de substantiel sur les indemnit&#233;s r&#233;clam&#233;es, ils ont pr&#233;f&#233;r&#233; reprendre ensemble afin d'&#233;viter l'effritement et de maintenir leur coh&#233;sion. Ce qui est effectivement fait. Le Comit&#233; de lutte &#233;lu qui a pris la suite du Comit&#233; de gr&#232;ve se r&#233;unit toujours. Et aux assembl&#233;es r&#233;guli&#232;res des &#233;quipes s'ajoutent les AG hebdomadaires centrales qui regroupent entre 120 &#224; 260 participants (ce qui est un bon nombre si on tient compte du fait que la production tourne 7 jours sur 7 avec cinq &#233;quipes). La gr&#232;ve a &#233;t&#233; suspendue mais la volont&#233; d'obtenir satisfaction est toujours l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre m&#234;l&#233;s &#224; une cinquantaine &#224; la manifestation des agriculteurs d&#232;s le 16 octobre, les Freescale sont mont&#233;s &#224; une trentaine &#224; la manif des m&#233;tallos CGT du 22 octobre &#224; Paris, &#224; l'issue de laquelle leurs repr&#233;sentants ont particip&#233; &#224; l'organisation d'une r&#233;union du Collectif contre les patrons voyous et licencieurs. La banderole &lt;em&gt;&#171; c'est pas fini &#187;&lt;/em&gt;, plac&#233;e &#224; l'entr&#233;e &#224; la fin de la gr&#232;ve, n'&#233;tait pas une forfanterie. Dans l'ann&#233;e et demie qui nous s&#233;pare de la fermeture annonc&#233;e, les Freescale ont encore le temps de faire parler d'eux et de s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus que depuis l'arr&#234;t de la gr&#232;ve, il n'y a eu que 2 s&#233;ances de n&#233;gociation&#8230; o&#249; le patron a beaucoup parl&#233; de reclassements et renouvel&#233; sa promesse, &#224; laquelle personne ne croit, de trouver &lt;em&gt;&#171; un CDI pour tous &#187;&lt;/em&gt; : un &lt;em&gt;&#171; contrat individuel pour la recherche d'un emploi &#187;&lt;/em&gt; qui n'engagerait que le salari&#233;, l'entreprise pouvant &#224; tout moment rompre ce contrat si le travailleur ne montre pas assez d'enthousiasme face &#224; l'emploi propos&#233;. Sur les indemnit&#233;s, peu d'avanc&#233;es. Et &#224; l'issue de la r&#233;union du 12 novembre le directeur a annonc&#233; la fin des n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;qui permet de r&#233;pondre aux provocations du patron&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais entre-temps le patron est pass&#233; &#224; l'attaque : deux mises &#224; pied conservatoires en pr&#233;vision d'un licenciement puis 25 avertissements, tous pour des faits li&#233;s &#224; la gr&#232;ve (alors m&#234;me qu'il n'y a eu aucune d&#233;pr&#233;dation durant celle-ci, ni aucune autre violence que celles dues &#224; la police). La premi&#232;re a conduit au licenciement du travailleur concern&#233;, avec une indemnit&#233; de 60 000 &#8364; (tout compris). La seconde proc&#233;dure engag&#233;e contre le principal porte-parole de la gr&#232;ve, responsable CFDT, est en cours : malgr&#233; un avis n&#233;gatif du CE, le directeur a demand&#233; &#224; l'Inspectrice du Travail l'autorisation de licenciement. M&#234;me des cadres qui n'&#233;taient pas dans la gr&#232;ve ont dit qu'il n'&#233;tait pas question d'accepter cette injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, une partie de la ma&#238;trise a eu une attitude provocatrice face aux ex-gr&#233;vistes : visiblement la direction voulait tester leur fermet&#233;. Elle a eu sa r&#233;ponse : tant la pr&#233;sence massive devant la salle lors de la r&#233;union du CE qui donnait son avis sur le licenciement, que des d&#233;brayages en r&#233;action aux provocations, ont montr&#233; que la majorit&#233; des gr&#233;vistes gardent bien le moral. Quant &#224; la production, elle a bien du mal &#224; se faire correctement, d'autant que les arr&#234;ts-maladie sont nombreux. Du coup le patron souffle le chaud et le froid : au moment m&#234;me o&#249; les lettres d'avertissement tombaient, alors que la paie de fin octobre a &#233;t&#233; n&#233;gative pour bien des gr&#233;vistes et apr&#232;s avoir refus&#233; les acomptes dans un premier temps, la direction a annonc&#233; qu'elle les verserait &#224; compter du 6 novembre&#8230; sur le 13&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AG du mercredi 18 novembre (260 personnes, malgr&#233; de nombreux arr&#234;ts-maladie) a rejet&#233; le projet d'accord de m&#233;thode de la direction. Et aucun syndicat ne veut le signer en l'&#233;tat. M&#234;me si la coalition FO-CGC-Unsa, officiellement majoritaire mais qui n'a pas particip&#233; &#224; la gr&#232;ve, se borne &#224; proposer des amendements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, le combat continue bien&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19 novembre 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
Felix RODIN&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_428 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH227/freescale-2-7f67f.png?1787842198' width='350' height='227' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les services &#171; &#224; la cha&#238;ne &#187; : l'exemple d'AXA
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-services-a-la-chaine-l-exemple-d-AXA</link>
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>L'industrialisation des services : k&#233;s'Axa ? &lt;br /&gt;Il s'agit de fordisme, de taylorisme, de toyotisme : d'appliquer les techniques de rationalisation utilis&#233;es dans l'industrie, au secteur des services. On consid&#232;re un processus de gestion comme un processus industriel : on le d&#233;cortique, on le d&#233;compose en diff&#233;rentes activit&#233;s que l'on rationalise, r&#233;organise... On obtient une cha&#238;ne d'activit&#233;s, comme on a une cha&#238;ne de production. &lt;br /&gt;Pour les m&#233;tiers de l'assurance, l'industrialisation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'industrialisation des services : k&#233;s'Axa ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit de fordisme, de taylorisme, de toyotisme : d'appliquer les techniques de rationalisation utilis&#233;es dans l'industrie, au secteur des services. On consid&#232;re un processus de gestion comme un processus industriel : on le d&#233;cortique, on le d&#233;compose en diff&#233;rentes activit&#233;s que l'on rationalise, r&#233;organise... On obtient une cha&#238;ne d'activit&#233;s, comme on a une cha&#238;ne de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les m&#233;tiers de l'assurance, l'industrialisation s'est concr&#233;tis&#233;e par la g&#233;n&#233;ralisation de plates-formes &#171; clients &#187;. Au d&#233;but c'&#233;tait de simples call-centers, c'est-&#224;-dire des centres d'appels t&#233;l&#233;phoniques. Maintenant, leur champ d'action couvre toute la cha&#238;ne d'activit&#233;s. On peut y faire de la vente d'assurance vie, de la gestion de dossiers clients ou de la mise en relation avec un prestataire : par exemple avec un garagiste pour un accident de voiture, avec une soci&#233;t&#233; comme &#171; Carglass &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Publicit&#233; &#233;videmment non pay&#233;e, mais l'entreprise a &#233;t&#233; rendue quelque peu (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; pour remplacer un pare-brise, avec un plombier ou un peintre pour un d&#233;g&#226;t des eaux. Une large part des activit&#233;s est d&#233;sormais trait&#233;e en &#171; front-office &#187;, c'est-&#224;-dire directement avec le client, ce qui repositionne dans le m&#234;me temps la gestion des dossiers &#171; en arri&#232;re &#187;, les &#171; back-offices &#187;, sur des activit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es ou d'expertise.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'impact des nouvelles technologies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des outils techniques ont permis cette d&#233;mat&#233;rialisation de la gestion des dossiers : la scann&#233;risation des courriers, le recours &#224; des formulaires internet &#8211; automatis&#233;s en fonction de leur sujet. Le couplage des outils t&#233;l&#233;phoniques et informatiques permet &#224; partir d'un num&#233;ro unique de diriger les appels vers l'un ou l'autre site en fonction de la plage horaire, du nombre de postes de travail, du nombre de coll&#232;gues &#224; leur poste de travail. On est pass&#233; de l'utilisation manuelle &#224; l'industrialisation de ces outils. Un dossier papier n'a plus besoin de passer physiquement d'un service &#224; l'autre. Il est en m&#233;moire, stock&#233; dans des logiciels appropri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, lorsque l'h&#233;ritier d'un client individuel veut racheter son contrat d'Assurance Vie suite &#224; un d&#233;c&#232;s, l'acte du notaire arrive &#224; une adresse postale, est orient&#233; vers un centre o&#249; il est scann&#233;ris&#233;, devient un objet informatique, puis arrive dans la corbeille informatique d'un service d'indexation o&#249; on le rattache &#224; un client ou &#224; un num&#233;ro de contrat, avant d'atterrir dans un service &#224; Angers charg&#233; de trier les assurances vie en plusieurs &#171; tas &#187;, selon le volume et la complexit&#233; des dossiers. La lettre arrive donc dans la corbeille informatique (et non plus papier) d'un t&#233;l&#233; conseiller d'une filiale d'Axa &#224; Rabat qui va la traiter. Le client, s'il rappelle, tombera sur un employ&#233; &#224; Angers, Puteaux ou Rabat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Externalisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Vu l'obsession de r&#233;duire les co&#251;ts et la masse salariale, toutes les entreprises sont confront&#233;es &#224; l'externalisation de leurs grandes fonctions, appel&#233;es &#171; g&#233;n&#233;rales &#187; ou &#171; de support &#187; : Ressources Humaines, Paie, Direction Financi&#232;re, Comptabilit&#233;&#8230; L'externalisation Ressources Humaines, par exemple, consiste &#224; confier de mani&#232;re durable &#224; un prestataire externe sp&#233;cialis&#233; la prise en charge partielle ou totale d'une application informatique, le logiciel qui g&#232;re la paie par exemple ; d'un &#171; processus &#187;, par exemple la r&#233;ception des appels t&#233;l&#233;phoniques ou des demandes des salari&#233;s &#224; l'Administration Du Personnel ou d'une &#171; activit&#233; compl&#232;te &#187; de la fonction Ressources Humaines. Chez Axa, la fonction RH est en cours de transformation, le transfert encore partiel, avec une p&#233;riode de transition. Pour les dirigeants d'entreprise, c'est moins cher. Pour les salari&#233;s, cela devient le parcours du combattant &#8230; et m&#234;me quelquefois kafka&#239;en vu que les r&#233;ponses sont standardis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;l&#233;gation de gestion d'activit&#233;s s'accompagne le plus souvent d'un contrat pluriannuel et d'engagements sur les co&#251;ts, les d&#233;lais, la qualit&#233; et l'accessibilit&#233; des services.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;localisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;localisation quant &#224; elle consiste &#224; d&#233;placer g&#233;ographiquement le traitement d'une activit&#233;. Traitement &#233;ventuellement au sein du groupe AXA mais sur une zone g&#233;ographique plus vaste. La d&#233;localisation ne n&#233;cessite donc pas un contrat commercial. Elle n'implique pas n&#233;cessairement le recours &#224; un prestataire externe. Le terme consacr&#233; est &#171; Centre de Services Partag&#233; &#187;. Partag&#233; par les diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s d'un m&#234;me groupe. Cela s'est concr&#233;tis&#233; en 2004 par la cr&#233;ation d'Axa Tech, une filiale charg&#233;e des infrastructures informatiques, de la n&#233;gociation au niveau monde du r&#233;seau informatique et t&#233;l&#233;phonique avec Equant, une filiale de France T&#233;l&#233;com. Cela va se traduire par le traitement de la comptabilit&#233; europ&#233;enne par une filiale Axa Business Services, &#224; Bangalore.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_429 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH269/axa-04ae8.png?1787842198' width='300' height='269' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;carisation &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;AXA &#233;tait auparavant organis&#233;e r&#233;gionalement, ses diff&#233;rentes activit&#233;s repr&#233;sent&#233;es sur chaque site r&#233;gional. Dans un premier temps, sous couvert de rationalisation, une centralisation des activit&#233;s s'est faite sur quelques-uns de ces sites. Des salari&#233;s ont donc d&#251; se reconvertir et apprendre un nouveau m&#233;tier pour rester sur leur site. Ensuite, il y a eu mutualisation et regroupement des t&#226;ches communes &#224; diff&#233;rentes activit&#233;s. L&#224; encore, des salari&#233;s ont &#233;t&#233; oblig&#233;s de se reconvertir parce que leur activit&#233; &#233;tait faite par d'autres. Cette premi&#232;re phase s'est appel&#233;e &#171; Cap M&#233;tier &#187; : 3 000 salari&#233;s ont &#233;t&#233; reconvertis en 3 ans. Certains plusieurs fois. Puis il y a eu &#171; Cap M&#233;tier 2 &#187;, et en ouvrant une succursale au Maroc, Axa annon&#231;ait clairement son intention d'envoyer certaines &#171; activit&#233;s&lt;strong&gt; &lt;em&gt; &#187; &lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;hors France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudiants en BTS &#171; en alternance &#187;, pay&#233;s en dessous du SMIC, ont &#233;t&#233; employ&#233;s dans les services de gestion, pour boucher les trous en attendant que les nouveaux services de gestion au Maroc soient form&#233;s &#224; la complexit&#233; des dossiers et capables d'absorber la charge de travail. Quelques r&#233;actions de salari&#233;s ont eu lieu en r&#233;gion parisienne (p&#233;titions &#224; Lafayette et Val-de-Fontenay pour l'embauche des jeunes en alternance apr&#232;s l'obtention de leur dipl&#244;me, &#224; Tivoli pour l'embauche de CDI ou de CDD suppl&#233;mentaires, d&#233;brayage &#224; Wilson pour le maintien des activit&#233;s et contre la d&#233;localisation au Maroc), et &#224; Montauban contre la fermeture du site et son d&#233;placement &#224; Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux, Axa, comme d'autres entreprises, a &#233;t&#233; r&#233;compens&#233;e par le cabinet Vig&#233;o (de l'ancienne dirigeante CFDT Nicole Notat !) pour ses &#171; bonnes pratiques &#187; en mati&#232;re de recours aux &#171; seniors &#187;. La bonne pratique en question vise un service interne, &#171; Ressources Plus &#187;, fournissant un volant de salari&#233;s pouvant travailler six mois ou un an dans des services. Grosso modo bouche-trous, &#233;galement. Un tiers de l'effectif devrait prendre sa retraite en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui 10 % de l'effectif administratif est pr&#233;caire : stagiaires, alternances, CDD. Et la direction regarde avec int&#233;r&#234;t de l'autre c&#244;t&#233; de la M&#233;diterran&#233;e. En 2007, dans une filiale d'Axa, Direct Assurance, la moyenne des salaires des sites de Nanterre et Rennes &#233;tait de 1 600 euros net par mois, pour 32 heures de travail par semaine. Les coll&#232;gues du Maroc, eux, travaillent 44 heures pour un salaire moyen de 220 euros. La direction g&#233;n&#233;rale d'Axa a d&#233;j&#224; planifi&#233; la cr&#233;ation de 1 500 postes au Maroc d'ici &#224; 2012. En 2004, c'&#233;tait 35 postes. &#192; la fin 2009, ce sera 900. La d&#233;localisation est r&#233;elle, les objectifs qu'elle s'est fix&#233;s pour 2012 seront atteints : augmenter la productivit&#233;, r&#233;duire le personnel d'un tiers en ne rempla&#231;ant pas les retrait&#233;s, d&#233;localiser 1500 emplois au Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'organisation du travail &#224; l'&#233;chelle du monde, la preuve par l'informatique et la comptabilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, chez Axa France, la supervision du r&#233;seau t&#233;l&#233;phonique, des infrastructures informatiques, des serveurs, est faite en Inde&#8230; L'assistance informatique interne est faite au Maroc. Le d&#233;veloppement des projets informatiques est sous-trait&#233; en Inde, au Maroc ou au Vietnam via des soci&#233;t&#233;s de prestations informatiques fran&#231;aises : Logica, Cap Gemini. La pression des grandes soci&#233;t&#233;s sur les co&#251;ts s'est faite &#233;galement sur les prestataires et fournisseurs informatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail aujourd'hui ressemble &#224; du pilotage de tableaux de bord, de la gestion d'indicateurs, tout est compt&#233; en termes de ressources et de co&#251;t, tout doit &#234;tre &#171; mesurable &#187;, les hommes et les femmes&#8230; Ce n'est plus seulement le travail des chefs ou des directeurs. C'est devenu le travail de cadres techniques qui surveillent ce que les autres font &#8211; ce qu'eux faisaient auparavant mais que demain, il ne sera pas n&#233;cessaire d'avoir fait pour le surveiller. Par exemple, le m&#233;tier d'informaticien n'existe pratiquement plus en interne chez AXA. Ce sont d'anciens informaticiens qui contr&#244;lent le travail des fournisseurs informatiques (&#224; l'exemple de la surveillance de la maintenance des centrales nucl&#233;aires chez EDF, ce que d&#233;noncent les syndicats).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des conventions entre le gouvernement marocain et des soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises sont sign&#233;es pour l'implantation dans des Technopoles modernes appel&#233;es Rabatshore ou Casashore. C'est vrai pour Axa France Vie, pour une filiale commune avec la BNP. Pour Axa Tech, Logica et Dell, deux fournisseurs de &#171; prestations informatiques &#187;. Axa et ses filiales b&#233;n&#233;ficient de r&#233;ductions sur les terrains, sur les imp&#244;ts, d'aide &#224; la formation des ing&#233;nieurs. Tout pareil que les conseils r&#233;gionaux en France !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Axa Monde, existe aussi un programme d' &#171; industrialisation &#187; de la fonction Finance, par la construction d'une infrastructure technique et d'un outil pour la comptabilit&#233; g&#233;n&#233;rale et analytique commun &#224; huit pays europ&#233;ens (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Portugal, Royaume-Uni et Irlande, Suisse). Il s'agit entre autres de mettre en place une plateforme de services partag&#233;s entre les diff&#233;rentes soci&#233;t&#233;s d'AXA des pays concern&#233;s pour r&#233;aliser une partie des processus communs. Cette plateforme va d&#233;marrer en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Retour aux &#171; Temps modernes &#187;, de Charlie Chaplin &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'utilisation des Nouvelles Technologies Informatiques a modifi&#233; le travail dans l'entreprise. Les diff&#233;rentes op&#233;rations ont fait l'objet de processus de rationalisation, de standardisation qui en font des t&#226;ches extr&#234;mement simplifi&#233;es et routini&#232;res au m&#234;me titre que l'activit&#233; de surveillance tr&#232;s codifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils permettent la &#171; tra&#231;abilit&#233; &#187; des processus de gestion. La mise en r&#233;seau, la coop&#233;ration inter-services, la coordination d'activit&#233;, la gestion des flux de travail, tout est regard&#233;, mesur&#233;, quantifi&#233;. Au fur et &#224; mesure que la technique le permet, on &#233;tablit des modes op&#233;ratoires, des proc&#233;dures &#224; appliquer dans des temps allou&#233;s. On compte le nombre d'appels d&#233;croch&#233;s, le nombre de dossiers trait&#233;s ou en attente dans des &#171; corbeilles &#187; informatiques, le temps de traitement d'un dossier, la dur&#233;e entre chaque &#233;tape du processus&#8230; Selon les secteurs et la client&#232;le trait&#233;s &#8211; grandes entreprises, PME, particuliers &#8211; cela s'appelle &#171; 72h Chrono &#187;, &#171; Le Grand Chelem &#187;, &#171; 48h Client &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rythme de travail s'intensifie, int&#233;r&#234;t du &#171; client &#187; oblige ! Les salari&#233;s ont moins d'autonomie sur un dossier qu'ils traitaient auparavant de A &#224; Z. D&#233;sormais, ils jonglent avec les diff&#233;rents logiciels informatiques et t&#233;l&#233;phoniques qui ne communiquent pas forc&#233;ment bien entre eux : les pannes augmentent le stock&#8230; et le stress.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le petit totalitarisme &#171; identitaire &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De nouveaux m&#233;tiers sont apparus, dits de &#171; conduite du changement &#187; charg&#233;s de pr&#233;parer les salari&#233;s sur le plan technique, mais aussi &#171; psychologique &#187;&#8230; On r&#233;invente le &#171; management participatif &#187; pour que l'entreprise s'am&#233;liore encore et toujours. Des campagnes &#171; identitaires &#187; se suivent et se ressemblent pour faire que les salari&#233;s se &#171; modernisent &#187;, int&#232;grent les nouvelles valeurs de l'entreprise (Cap Client, Service en T&#234;te) et ses mod&#232;les de comportements (&#171; Disponible, Fiable, Attentionn&#233; &#187; !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela aboutit plut&#244;t &#224; un d&#233;sengagement. Les coll&#232;gues ont un avis sur la d&#233;gradation du travail, une appr&#233;ciation sur leurs nouveaux jobs : l'impression de faire de la &#171; m... &#187; alors qu'on les bassine avec la qualit&#233; et le service au client.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D'Axa Monde &#224; la R&#233;volte Monde ! &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s ont bien conscience d'&#234;tre les maillons d'une vaste cha&#238;ne de travail r&#233;partie aux quatre coins de France et du monde. Les relations de travail sont d&#233;mat&#233;rialis&#233;es : on ne conna&#238;t plus physiquement le &#171; maillon &#187; voisin : un service, une bo&#238;te mail qui est dans le b&#226;timent d'&#224; c&#244;t&#233;, une ville fran&#231;aise ou &#224; l'autre bout du monde. Tout cela dans un contexte de productivit&#233; accrue, de formalisation des proc&#233;dures, d'&#233;valuation individualis&#233;e des performances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ces &#233;quipes virtuelles, les relations de coop&#233;ration et de solidarit&#233; sont plus difficiles &#224; nouer&#8230; mais quand elles le seront &#8211; et elles ne manqueront pas de l'&#234;tre &#8211; quelles facilit&#233;s t&#233;l&#233;phoniques et informatiques aussi&#8230; pour la riposte plan&#233;taire commune !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christine SCHNEIDER&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Publicit&#233; &#233;videmment non pay&#233;e, mais l'entreprise a &#233;t&#233; rendue quelque peu c&#233;l&#232;bre par le documentaire de France 3, &lt;em&gt;&#171; La mise &#224; mort du travail &#187;&lt;/em&gt; (de Jean-Robert Viallet et Christophe Nick), qui montre l'&#171; excellence &#187; de Carglass en mati&#232;re d'exploitation maximum.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> H&#244;pital de Besan&#231;on : Diminuer la journ&#233;e de travail, mais pas la dur&#233;e annuelle&#8230; pour supprimer des emplois
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Hopital-de-Besancon-Diminuer-la-journee-de-travail-mais-pas-la-duree-annuelle</link>
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		<dc:date>2009-11-30T00:24:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Au mois de juin dernier, la direction avait annonc&#233; les r&#233;organisations qu'elle comptait appliquer &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre. Elle voulait, sans toucher &#224; la dur&#233;e de travail annuelle, imposer des journ&#233;es de travail de 7 h 30 au lieu de 8h, ce qui aboutirait &#224; supprimer jusqu'&#224; 12,5 jours de repos pour certains, et diminuer le recours aux contractuels, donc supprimer du personnel. En m&#234;me temps, elle revient sur l'attribution des temps partiels &#224; 80 % et veut fermer la cr&#232;che de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au mois de juin dernier, la direction avait annonc&#233; les r&#233;organisations qu'elle comptait appliquer &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; septembre. Elle voulait, sans toucher &#224; la dur&#233;e de travail annuelle, imposer des journ&#233;es de travail de 7 h 30 au lieu de 8h, ce qui aboutirait &#224; supprimer jusqu'&#224; 12,5 jours de repos pour certains, et diminuer le recours aux contractuels, donc supprimer du personnel. En m&#234;me temps, elle revient sur l'attribution des temps partiels &#224; 80 % et veut fermer la cr&#232;che de l'h&#244;pital trois semaines pendant l'&#233;t&#233; et une semaine en fin d'ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 juin, le directeur g&#233;n&#233;ral comptait proposer ces mesures aux repr&#233;sentants du personnel pendant le CTE (Comit&#233; technique d'&#233;tablissement qui r&#233;unit repr&#233;sentants de la direction et du personnel). H&#233;las pour lui, il s'&#233;tait retrouv&#233; devant environ 700 agents, bien d&#233;termin&#233;s &#224; lui dire qu'ils ne voulaient pas de sa r&#233;organisation. Le CTE n'avait pas pu se tenir et le directeur et son &#233;quipe avaient fui par une porte d&#233;rob&#233;e pour &#233;viter de s'expliquer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Faire en 7 heures 36 ce que nous n'arrivons pas &#224; faire en 8 heures &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; quoi la CFDT et l'UNSA avaient annonc&#233; qu'elles iraient faire des propositions pour &#171; &lt;em&gt;que nous ne perdions pas tout&lt;/em&gt; &#187;. Et au CTE suivant, alors que les d&#233;l&#233;gu&#233;s de la CGT, FO et Sud quittaient la r&#233;union apr&#232;s avoir vot&#233; contre les propositions de la direction, ceux de la CFDT et de l'UNSA proposaient que les journ&#233;es de travail soient port&#233;es &#224; 7 h 36, et ainsi &#171; sauver &#187; trois repos. Devant une contre-proposition d'une telle teneur, la direction avait d&#233;cid&#233; qu'il lui fallait prendre l'&#233;t&#233; pour l'&#233;tudier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le milieu le plus combatif &#233;tait tr&#232;s remont&#233;. Mais c'&#233;tait la p&#233;riode de vacances et la col&#232;re de la majorit&#233; du personnel contre les deux organisations syndicales qui avaient propos&#233; de n&#233;gocier de telles broutilles &#233;tait difficile &#224; &#233;valuer. Y compris sans doute par la direction qui, fin septembre, refaisait les m&#234;mes propositions... &#224; ceci pr&#232;s que la journ&#233;e de travail &#233;tait port&#233;e &#224; 7 h 36, ce qui entra&#238;ne tout de m&#234;me une perte de 9,5 jours de repos pour certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour du CTE, le 16 octobre, l'ensemble des syndicats appelaient &#224; une gr&#232;ve contre cette r&#233;organisation, y compris la CFDT et l'UNSA. Visiblement les deux organisations sentaient que leur base n'appr&#233;cierait pas qu'elles signent un tel recul sur les conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait environ 200 pr&#233;sents pour demander des comptes. Le directeur a fini par reconna&#238;tre qu'il entendait limiter, voire supprimer le recours aux contractuels. Et dans la m&#234;me phrase, il nous a expliqu&#233; qu'au moment de la mise en place des 35 h, il n'y avait pas assez de personnel pour faire face &#224; la r&#233;duction du temps de travail, que l'activit&#233; ne cesse d'augmenter r&#233;guli&#232;rement chaque ann&#233;e&#8230; mais qu'il allait encore supprimer des emplois ! Il compte imposer ses r&#233;organisations &#224; partir du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier prochain pour &#171; &lt;em&gt;respecter la r&#233;glementation et r&#233;pondre aux besoins des services et des usagers&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;action est quasi unanime : on veut nous imposer de faire en 7 h 36 ce que nous n'arrivons pas &#224; faire en 8 h : donc des rel&#232;ves entre les &#233;quipes ridiculement courtes (15 minutes pour 30 patients entre les &#233;quipes de nuit et celles du matin) ? La suppression des contractuels ? Comment allons-nous pouvoir faire correctement notre travail, alors que l'activit&#233; des unit&#233;s ne fait qu'augmenter ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La conscience professionnelle et humaine de la direction est loin d'&#234;tre &#224; la hauteur de celle du personnel soignant. Au Conseil d'administration suivant, le 20 octobre, le directeur g&#233;n&#233;ral a affirm&#233; que le CHU allait devoir faire 15 millions d'euros d'&#233;conomies par an pendant de nombreuses ann&#233;es pour faire face au d&#233;ficit principalement engendr&#233; par les travaux du nouveau b&#226;timent. Ce qui veut dire que l'ARH (Agence r&#233;gionale hospitali&#232;re), ou l'ARS (Agence r&#233;gionale de sant&#233;) qui va lui succ&#233;der, va imposer encore de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Tous ne sont pas (encore) morts, mais tous sont touch&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette situation n'est pas particuli&#232;re &#224; Besan&#231;on, elle touche tous les h&#244;pitaux du pays. Dans la quasi totalit&#233; les accords RTT bas&#233;s sur des journ&#233;es de huit heures sont d&#233;nonc&#233;s par les directions qui imposent des roulements de 7h30, 7h ou 12h. L'int&#233;r&#234;t, pour l'administration, c'est de n'avoir plus besoin de rendre des RTT (ou d'en rendre moins) sans avoir &#224; modifier le volume d'heures annuel. Cela se traduit par moins de jours de r&#233;cup&#233;ration, donc moins de besoin de rempla&#231;ants, donc des suppressions de contractuels et le non remplacement de d&#233;parts en retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ici &#224; 2012, l'Assistance publique de Paris va supprimer 4 500 emplois dont 500 m&#233;decins. Le Professeur Pierre Coriat, le chef des m&#233;decins de l'APHP (Assistance Publique, H&#244;pitaux de Paris) menace de d&#233;missionner si le plan de suppression de 1 150 postes pour 2010 n'est pas revu. Pour lui, de pareilles coupes, &#171; nuiraient &#224; la qualit&#233; des soins &#187;. Le directeur des Hospices civils de Lyon explique que pour r&#233;tablir l'&#233;quilibre financier, il faudra vendre de l'immobilier, diviser par quatre les investissements, rationaliser la logistique et ne plus remplacer qu'un d&#233;part sur quatre pour les administratifs, deux sur quatre chez les m&#233;dicaux-techniques et trois sur quatre chez les soignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, la G&#233;n&#233;rale de sant&#233;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Premier groupe de cliniques priv&#233;es en France cr&#233;&#233; en 1987 par la Compagnie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, premier groupe de cliniques priv&#233;es en France, se f&#233;licite d'avoir investi 220 millions d'euros en 2008 et autant pour 2009 et d'avoir recrut&#233; 450 m&#233;decins pendant les 18 derniers mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Destruction du service public et accroissement du secteur priv&#233; et de ses b&#233;n&#233;fices, cette spirale infernale voulue et orchestr&#233;e par le gouvernement ne s'arr&#234;tera que lorsque les travailleurs hospitaliers engageront une lutte d'ensemble et r&#233;solue &#224; l'&#233;chelle nationale. Cette lutte, les directions syndicales se refusent &#224; l'organiser malgr&#233; la col&#232;re g&#233;n&#233;rale des personnels, ce sera donc &#224; la base de le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne FONTAINE&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_423 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH220/hopital-b8746.png?1787842198' width='400' height='220' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Premier groupe de cliniques priv&#233;es en France cr&#233;&#233; en 1987 par la Compagnie g&#233;n&#233;rale des eaux. Aujourd'hui elle repr&#233;sente 21 500 salari&#233;s dont 7000 infirmi&#232;res et affichait un chiffre d'affaire de 1,98 milliards d'euros en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La Poste : ils votent, luttons !
</title>
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		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Le vote sur la loi qui autorisera la transformation de La Poste en SA &#224; &#233;t&#233; l'occasion d'une joute parlementaire serr&#233;e, men&#233;e tambour battant par les s&#233;nateurs du PS et du PCF. Amendements et protestations diverses auraient pu faire oublier dans quelle remarquable continuit&#233; s'est d&#233;roul&#233; le processus vers la privatisation, entam&#233; par le PS en 1988. Si le gouvernement Sarkozy pose la derni&#232;re pierre, il est l'h&#233;ritier d'une politique vieille de 20 ans. C'est elle qui am&#232;ne&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le vote sur la loi qui autorisera la transformation de La Poste en SA &#224; &#233;t&#233; l'occasion d'une joute parlementaire serr&#233;e, men&#233;e tambour battant par les s&#233;nateurs du PS et du PCF. Amendements et protestations diverses auraient pu faire oublier dans quelle remarquable continuit&#233; s'est d&#233;roul&#233; le processus vers la privatisation, entam&#233; par le PS en 1988. Si le gouvernement Sarkozy pose la derni&#232;re pierre, il est l'h&#233;ritier d'une politique vieille de 20 ans. C'est elle qui am&#232;ne aujourd'hui La Poste &#224; la crois&#233;e des chemins. Ses dirigeants sont pr&#234;ts &#224; franchir le pas vers l'ouverture du capital et la grande bataille du march&#233;. Cette marche forc&#233;e, qui a d&#233;j&#224; provoqu&#233; la suppression de 40 000 emplois en 5 ans (sur 310 000 environ), a et aura ses victimes : les travailleurs du secteur postal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Plan de licenciements en vue &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De r&#233;organisations en r&#233;organisations, c'est l'ensemble des salari&#233;s (colis, guichets, facteurs, centres de tri, administratifs) qui subissent les baisses d'effectifs, le gel des salaires et une augmentation continue de la charge de travail. L'ouverture totale &#224; la concurrence pr&#233;vue en 2011 et la crise (quelle soit b&#233;nie !) servent de pr&#233;textes faciles &#224; l'apologie de la &#171; modernisation continue &#187;, entendez &#171; r&#233;organisation permanente &#187;. Dans ce contexte, les travailleurs ont raison de craindre pour leur avenir et ce ne sont pas les promesses du pr&#233;sident Bailly de ne pas faire de PSE avant 2012 qui les rassureront. La fermeture de l'entreprise &lt;em&gt;Alternative Poste &lt;/em&gt;(distribution des plis de plus de 50 grammes, secteur ouvert &#224; la concurrence) et la mise au ch&#244;mage forc&#233; de ses 300 salari&#233;s est l&#224; pour illustrer ce que pourrait &#234;tre le futur. Les salari&#233;s en lutte de cette entreprise ont rencontr&#233; (sans doute pour la premi&#232;re fois) d'autres postiers et leurs r&#233;cits sur les conditions de travail les ont fait fr&#233;mir : changement de &#171; tourn&#233;e &#187; et/ou de ville tous les jours, rep&#233;rage d'adresse au GPS, payes mis&#233;rables sont leur quotidien et pourraient bien devenir celui de l'ensemble du secteur. Si le calendrier parlementaire s'impose aux travailleurs, la riposte d'ensemble aussi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vers la riposte ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du 24 novembre, trois f&#233;d&#233;rations (SUD, FO, CFTC) appellent &#224; une gr&#232;ve reconductible et des intersyndicales larges (en &#206;le-de-France par exemple) font de m&#234;me. Nous ne savons pas, &#224; cette heure, si ce mouvement sera un succ&#232;s. Pour le moment ce sont essentiellement les militants r&#233;volutionnaires ou apparent&#233;s qui tissent des liens pour permettre un r&#233;el succ&#232;s de la reconduite. La multiplicit&#233; des conflits locaux est l&#224; pour d&#233;montrer que la pr&#233;tendue apathie des travailleurs n'est qu'une formule pour justifier les manques de prise d'initiative militante ou les compromissions conf&#233;d&#233;rales. Le tous ensemble sera possible si on s'appuie sur les dynamiques r&#233;elles des mouvements, m&#234;me minoritaires. Le 24 novembre donnera peut-&#234;tre le d&#233;part de la riposte. Si ce n'est pas &#224; cette date l&#224; rien ne sera perdu, mais une occasion aura &#233;t&#233; manqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 novembre 2009,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Erwan PIAM &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> A lire
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/A-lire-2007</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Culture
</dc:subject>
		<dc:subject>Livre
</dc:subject>

		<description>Traqueurs et traqu&#233;s : les trag&#233;dies de l'immigration vues par un &#233;crivain fran&#231;ais Laurent Gaud&#233; &lt;br /&gt;Eldorado &lt;br /&gt;2007, en poche depuis 2009, J'ai lu, 6 &#8364;. Deux histoires, deux hommes et deux continents se croisent dans ce roman. Salvatore, commandant dans la Marine italienne, fait la chasse aux navires qui tentent d'atteindre la &#171; citadelle Europe &#187;. Abord&#233; par une jeune femme qui, deux ans plus t&#244;t, son enfant mort dans les bras, d&#233;rivait dans une embarcation abandonn&#233;e par des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Culture-75-+" rel="tag"&gt;Culture
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Livre-+" rel="tag"&gt;Livre
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Traqueurs et traqu&#233;s : les trag&#233;dies de l'immigration vues par un &#233;crivain fran&#231;ais&lt;/h2&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Laurent Gaud&#233;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eldorado &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2007, en poche depuis 2009, J'ai lu, 6 &#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Deux histoires, deux hommes et deux continents se croisent dans ce roman. Salvatore, commandant dans la Marine italienne, fait la chasse aux navires qui tentent d'atteindre la &#171; citadelle Europe &#187;. Abord&#233; par une jeune femme qui, deux ans plus t&#244;t, son enfant mort dans les bras, d&#233;rivait dans une embarcation abandonn&#233;e par des passeurs peu scrupuleux et intercept&#233;e par lui, Salvatore d&#233;cide de tout abandonner : son travail d'abord puis son pays et son identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est surtout le r&#233;cit du jeune Soleiman qui est prenant : lanc&#233; &#224; l'assaut de l'Eldorado europ&#233;en, au risque de sa vie, il traverse la moiti&#233; de l'Afrique, du Soudan au camp de Ceuta et affronte la peur de la mort et de l'&#233;chec. L'&#233;criture &#224; la fois po&#233;tique et directe de L. Gaud&#233; parvient &#224; se faire l'&#233;cho de ceux qui tentent tout et souvent perdent beaucoup. L'auteur sait dire la d&#233;chirure de quitter les siens pour un avenir incertain, les peurs, les obstacles p&#233;rilleux bien r&#233;els comme les doutes qu'il faut surmonter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; les dirigeants veulent faire de l'Europe une forteresse infranchissable et expulsent ceux &#224; qui ils refusent des papiers,&lt;em&gt; Eldorado &lt;/em&gt;est une saine lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blandine MESNIL&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; la m&#233;moire du peuple aborig&#232;ne d'Australie
&lt;/h2&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Chlo&#233; Hooper&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Grand homme - Mort et vie &#224; Palm Island&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Christian Bourgois &#233;diteur, 2009, 24 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Chris Hurley, un policier australien blanc, tue un aborig&#232;ne, Cameron Domadgee, apr&#232;s l'avoir interpell&#233; et arr&#234;t&#233; arbitrairement. Il s'agit d'un authentique &#171; fait divers &#187;, datant de 2004, une de ces bavures polici&#232;res dont les victimes sont les aborig&#232;nes. Le meurtre de Cameron a eu lieu &#224; Palm Island, &#238;le perdue du nord-est de l'Australie, et ancienne prison &#224; ciel ouvert g&#233;r&#233;e par des missionnaires protestants qui &#171; r&#233;&#233;duquaient &#187; les aborig&#232;nes rebelles &#224; l'ordre colonialiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chlo&#233; Hooper, journaliste et romanci&#232;re australienne, va suivre minutieusement l'enqu&#234;te et l'instruction de 4 ans qui m&#232;nent au proc&#232;s du policier, finalement innocent&#233;, et ainsi rendre compte du racisme, de la s&#233;gr&#233;gation, des injustices et de la violence dans lesquels vivent les aborig&#232;nes aujourd'hui. Elle souligne au passage le cynisme des gouvernements australiens et leur hypocrite &lt;em&gt;&#171; R&#233;conciliation &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;cit de Chlo&#233; Hooper m&#234;le avec justesse le rapport d'enqu&#234;te, l'investigation personnelle sur les motivations et le paternalisme de ce policier, surnomm&#233; &#171; Grand Homme &#187; car il mesure plus de 2 m&#232;tres, et enfin le r&#233;cit historique relatant la lente et cruelle destruction de tout un peuple par un ordre colonial qui se perp&#233;tue encore aujourd'hui. Ni roman ni simple enqu&#234;te : ce t&#233;moignage d'une journaliste qui abandonne par moment son statut de t&#233;moin pour celui de partie civile, nous fait p&#233;n&#233;trer et partager les attentes et le d&#233;sespoir de l'entourage de Cameron, en la m&#233;moire duquel est &#233;crit ce r&#233;cit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un beau livre, sinc&#232;re et r&#233;voltant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bl. M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Afghanistan, l'escalade guerri&#232;re d'Obama
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Afghanistan-l-escalade-guerriere-d-Obama</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>USA
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Afghanistan
</dc:subject>

		<description>Barack Obama devrait se d&#233;terminer dans les prochaines semaines sur le nombre des renforts militaires qu'il va engager dans la guerre d'Afghanistan : 40 000 soldats de plus, comme demande le commandement am&#233;ricain sur place, ou 20 000 l'hypoth&#232;se minimale, ou entre les deux ? Sans attendre, le premier ministre britannique, Gordon Brown, y est all&#233; de son appel aux gouvernements europ&#233;ens &#224; fournir, eux aussi, 5 000 soldats de plus. Question de m&#233;riter &#224; son tour un petit accessit au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-USA-+" rel="tag"&gt;USA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Afghanistan-+" rel="tag"&gt;Afghanistan
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Barack Obama devrait se d&#233;terminer dans les prochaines semaines sur le nombre des renforts militaires qu'il va engager dans la guerre d'Afghanistan : 40 000 soldats de plus, comme demande le commandement am&#233;ricain sur place, ou 20 000 l'hypoth&#232;se minimale, ou entre les deux ? Sans attendre, le premier ministre britannique, Gordon Brown, y est all&#233; de son appel aux gouvernements europ&#233;ens &#224; fournir, eux aussi, 5 000 soldats de plus. Question de m&#233;riter &#224; son tour un petit accessit au Nobel de la paix !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Huit ans de guerre &#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette guerre d'Afghanistan f&#234;te son huiti&#232;me anniversaire. La chute du pouvoir des talibans, mi-novembre 2001, n'avait &#233;t&#233; que l'affaire de quelques semaines et de l'envoi sur le terrain de quelques milliers d'hommes encadrant, armant et &#233;paulant les troupes afghanes de l'Alliance du nord, une alliance de seigneurs de guerre qui s'&#233;taient disput&#233;s le pouvoir entre la chute du r&#233;gime pro-russe en 1992 et la conqu&#234;te de Kaboul par les Talibans en 1996, avant de s'allier contre ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette victoire am&#233;ricaine facile avait &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;e d'un mois de bombardements massifs d&#233;but&#233;s le 3 octobre, faisant des milliers de victimes, des villes en ruines, et jetant sur les routes de l'exil des millions de civils : d&#233;but novembre 2001 on comptait d&#233;j&#224; pas moins de 3,5 millions de r&#233;fugi&#233;s, 2 millions au Pakistan et 1,5 en Iran.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement provisoire mis en place par les USA, avec &#224; sa t&#234;te ce m&#234;me Hamid Karza&#239; qui vient d'&#234;tre proclam&#233; r&#233;&#233;lu &#224; la pr&#233;sidence par forfait de son concurrent apr&#232;s une fraude &#233;lectorale massive, ne reposait que sur cette coalition des chefs de l'Alliance du Nord, et sur une administration corrompue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; et ses hommes de main&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les troupes occidentales, sous commandement am&#233;ricain, remettaient en selle les potentats locaux, voire m&#234;me quelques chefs talibans recycl&#233;s, cens&#233;s prendre le relais avec leurs propres troupes priv&#233;es (mais financ&#233;es par les USA) et en se payant sur la b&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel par exemple le gouverneur de la province d'Herat, au nord-ouest du pays, Isma&#239;l Khan, que Donald Rumfeld, ministre am&#233;ricain de la d&#233;fense, consid&#233;rait comme &lt;em&gt;&#171; un homme tr&#232;s int&#233;ressant et profond &#187; &lt;/em&gt; : il r&#233;gnait sur une arm&#233;e de 20 000 hommes et empochait pour son propre compte les millions de dollars de droits de douanes des marchandises qui passaient les fronti&#232;res d'Iran et du Turkm&#233;nistan que contr&#244;lait sa province. Tel aussi le g&#233;n&#233;ral Rachid Dostum, responsable en novembre 2001 du massacre de centaines de prisonniers talibans (peut-&#234;tre entre 2 000 et 3 000 selon certains t&#233;moignages) sous l'oeil de militaires am&#233;ricains. Et bien d'autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si bien qu'en mars 2003, au moment o&#249; les USA s'appr&#234;taient &#224; lancer pr&#232;s de 300 000 hommes &#224; la conqu&#234;te de l'Irak, les effectifs des troupes occidentales d'occupation de l'Afghanistan n'&#233;taient encore que de 13 000 (8 000 pour les forces am&#233;ricaines, 5 000 pour celles de l'OTAN). &#192; cot&#233; de la guerre d'Irak, celle d'Afghanistan faisait p&#226;le figure. Les enjeux eux-m&#234;mes semblaient tout aussi disproportionn&#233;s : un simple point de contr&#244;le de la r&#233;gion et d'une &#233;ventuelle zone de passage du p&#233;trole et gaz en provenance des r&#233;publiques de l'ex-URSS, &#224; comparer aux immenses richesses p&#233;troli&#232;res de l'Irak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais tous les ingr&#233;dients &#233;taient r&#233;unis, qui allaient engendrer la remont&#233;e des attentats contre les troupes d'occupation, un retour en force des talibans et une extension de la guerre au Pakistan lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le retour des talibans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les talibans (terme sous lequel les USA englobent probablement aujourd'hui divers groupes arm&#233;s pas tous h&#233;ritiers des talibans des ann&#233;es 1990, ni forc&#233;ment li&#233;s entre eux), se sont reconstitu&#233;s entre autres en recrutant parmi ces deux millions de r&#233;fugi&#233;s afghans que la guerre avait pouss&#233;s dans les territoires fronti&#232;res du Pakistan, dont ils ont fait en partie leurs fiefs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afghanistan m&#234;me, les groupes talibans n'ont jamais tout a fait disparu apr&#232;s la chute de leur r&#233;gime, malgr&#233; l'exil du plus gros de leurs troupes. Notamment dans la r&#233;gion sud de l'Afghanistan, o&#249; la corruption des milices gouvernementales sous protection am&#233;ricaine, leur brutalit&#233; et les ex&#233;cutions sommaires firent des ravages. &lt;em&gt;&#171; Prise entre les forces de s&#233;curit&#233; afghanes ou &#233;trang&#232;res le jour et les talibans la nuit, la population ne peut qu'exprimer son d&#233;sespoir, et beaucoup de jeunes pr&#233;f&#232;rent rejoindre les talibans &#187; &lt;/em&gt;expliquait un reportage du journal &lt;em&gt;Le Monde &lt;/em&gt;en juin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas seulement l'argent d'Al Qaida ni celui de la drogue qui finance l'armement des bandes arm&#233;es ou le terrorisme et en permet son d&#233;veloppement. Ni le fanatisme religieux qui l'entretient. C'est la mis&#232;re : celle des camps de r&#233;fugi&#233;s au Pakistan ; celle qui s&#233;vit en Afghanistan avec une esp&#233;rance de vie d'&#224; peine 44,5 ans, le record mondial de la mortalit&#233; infantile (165 d&#233;c&#232;s sur 1 000 &#224; la naissance), un taux d'alphab&#233;tisation d'&#224; peine 28,7 %, 20 % de la population qui n'a pas acc&#232;s &#224; l'eau potable, et une capitale qui est pass&#233;e depuis 2001 de 500 000 habitants &#224; 6 millions. Ce sont les exactions des troupes d'occupation, de l'arm&#233;e et la police gouvernementale afghanes et des arm&#233;es personnelles des potentats locaux alli&#233;s des USA.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;2005-2006, les ann&#233;es o&#249; la guerre a chang&#233; de braquet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'ann&#233;e 2006, plus d'une centaine d'attentats suicides ont &#233;t&#233; effectu&#233;s rien que dans le sud du pays, la r&#233;gion la plus incontr&#244;l&#233;e par les troupes occidentales. Les &lt;em&gt;&#171; violences li&#233;es &#224; l'insurrection &#187;&lt;/em&gt; seraient pass&#233;es &lt;em&gt;&#171; de moins de 300 par mois &#224; la fin de mars 2006 &#224; plus de 600 &#224; la fin septembre, alors qu'elles &#233;taient d'environ 130 par mois en 2005 &#187;&lt;/em&gt;, constatait en novembre de cette ann&#233;e-l&#224;, un rapport officiel du gouvernement et des troupes alli&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bilan des morts du c&#244;t&#233; des troupes occidentales a suivi la m&#234;me courbe : autour de 60 par an les trois premi&#232;res ann&#233;es de la guerre, il a grimp&#233; &#224; 131 en 2005, puis successivement &#224; 191, 232, 295&#8230; pour culminer &#224; 472 pour les seuls dix premiers mois de 2009. C'est r&#233;v&#233;lateur de l'amplification de la guerre, m&#234;me si cela reste faible en regard des morts dans l'autre camp et dans la population civile. Car les arm&#233;es des pays riches pr&#233;f&#232;rent pratiquer les bombardements massifs et mettre en avant sur le terrain la pi&#233;taille de l'arm&#233;e gouvernementale que d'exposer leurs troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bombardements en Afghanistan ont &#233;t&#233; multipli&#233;s par dix entre 2005 et 2006, puis encore par dix l'ann&#233;e suivante. &#192; ces bombardements classiques s'ajoutent ceux, encore plus aveugles si l'on peut dire, des avions sans pilote, les drones qu'utilise l'arm&#233;e am&#233;ricaine notamment pour surveiller la fronti&#232;re et les marges du territoire pakistanais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Prix Nobel d'escalade&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Prenant la mesure de l'impopularit&#233; de la guerre d'Irak dans la population am&#233;ricaine, Barak Obama avait fait du d&#233;sengagement progressif des troupes d'Irak l'une de ses promesses &#233;lectorales, expliquant qu'en revanche c'est en Afghanistan qu'il faudrait porter l'effort, utilisant les bons vieux argument de Bush sur la traque de Ben Laden. De ses deux promesses, il a au moins largement tenu la seconde puisqu'il y a aujourd'hui 104 000 soldats occidentaux en Afghanistan, 68 000 am&#233;ricains et 36 000 alli&#233;s. D&#232;s f&#233;vrier il avait d&#233;cid&#233; l'envoi de 20 000 hommes suppl&#233;mentaires, chiffre qui s'est discr&#232;tement gonfl&#233; pour atteindre en r&#233;alit&#233; 34 000. Auxquels vont s'ajouter les dizaines de milliers aujourd'hui en discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces 104 000 militaires il faut ajouter les 5 000 mercenaires lou&#233;s par l'arm&#233;e am&#233;ricaine pour assurer la surveillance de ses bases ou des convoiements. En principe non engag&#233;s dans les combats, ils n'en ont pas moins la g&#226;chette facile, comme ceux de la soci&#233;t&#233; Blackwater en Irak qui avaient abattu 17 civils en plein Bagdad. La m&#234;me Blackwater, rebaptis&#233;e X&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; Service, est embauch&#233;e &#224; la fronti&#232;re afghano-pakistanaise pour s'occuper des missiles que les drones vont aller larguer de l'autre cot&#233; de la fronti&#232;re, voire pour la chasse discr&#232;te aux chefs des talibans ou d'Al Qaida en territoire pakistanais. Des op&#233;rations dans un pays &#171; ami &#187; que l'arm&#233;e am&#233;ricaine pr&#233;f&#232;re op&#233;rer en sous-main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la guerre d'Afghanistan s'est de fait &#233;tendue au Pakistan voisin. L'arm&#233;e pakistanaise, sous pression des USA promettant aides financi&#232;res conditionn&#233;es par la chasse aux int&#233;gristes, a d&#233;clench&#233; cette ann&#233;e plusieurs offensives militaires dans sa r&#233;gion fronti&#232;re de l'Afghanistan devenue fief des talibans et autres groupes arm&#233;s afghans, mais aussi base arri&#232;re des groupes int&#233;gristes pakistanais qui multiplient les attentats dans le pays. En date de juin dernier, pr&#232;s de trois millions de civils avaient fui les zones de combats pour s'entasser dans des camps de fortunes depuis l'offensive men&#233;e depuis le mois d'avril par l'arm&#233;e pakistanaise dans la Province Fronti&#232;re du Nord-Ouest. Mi-octobre, c'est au Sud Waziristan, l'une des sept Zones Tribales, de 450 000 habitants, place forte des talibans et soup&#231;onn&#233;e de servir de refuge &#224; Al Qaida, que le gouvernement pakistanais envoyait 28 000 hommes. Avec le m&#234;me effet : 160 000 personnes ont pris la route des camps de r&#233;fugi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est semble-t-il pas assez aux yeux d'Hillary Clinton, qui en visite &#224; Islamabad le 30 octobre tan&#231;ait le gouvernement pakistanais pour son manque de z&#232;le, en m&#234;me temps qu'elle promettait une nouvelle s&#233;rie d'aides &#233;conomiques : &lt;em&gt;&#171; Al Qaida a trouv&#233; abri au Pakistan en 2002. Je trouve difficile &#224; croire que personne dans votre gouvernement ne sache o&#249; ils sont ni ne puisse les arr&#234;ter, s'il le voulait vraiment. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vietnamisation de la guerre ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats-Unis, au d&#233;but des ann&#233;es 1960, apr&#232;s avoir pris le relais de la guerre fran&#231;aise dite d'Indochine, s'&#233;taient enfonc&#233;s dans un bourbier au Vietnam, dont ils ne s'&#233;taient sortis que 20 ans plus tard, par la d&#233;faite. De l'intervention de quelques milliers d'hommes au d&#233;but, charg&#233;s d'encadrer et former les arm&#233;es de gouvernements fantoches et corrompus, ils en &#233;taient venus &#224; l'envoi de plus de 500 000 hommes, aux bombardements massifs, au napalm, &#224; l'extension in&#233;vitable de la guerre au pays voisin, le Cambodge. L'escalade dans laquelle s'enlisent aujourd'hui les &#201;tats-Unis et leurs alli&#233;s, France, Angleterre, Allemagne et quelques autres, pourrait embraser toute la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contexte international, lui, est bien diff&#233;rent depuis la fin de l'URSS, sans rendre pour autant le monde plus g&#233;rable pour les ma&#238;tres de l'imp&#233;rialisme, ni le contr&#244;le des peuples plong&#233;s dans la mis&#232;re plus facile. En face, du c&#244;t&#233; des peuples opprim&#233;s, les mouvements nationalistes de ann&#233;es 1950-1970, dirig&#233;s par les petites bourgeoisies nationales (au Vietnam comme en Alg&#233;rie ou ailleurs) donnaient une unit&#233; &#224; la r&#233;volte (apr&#232;s avoir le plus souvent, il est vrai, liquid&#233; leurs opposants politiques) et un certain espoir de progr&#232;s social &#224; la population, m&#234;me s'ils l'ont trahi d&#233;s leur arriv&#233;e au pouvoir. Ce sont aujourd'hui les courants les plus r&#233;actionnaires, maniant fanatisme religieux et charia, qui apparaissent comme les seuls opposants radicaux aux puissants de ce monde aux yeux de la jeunesse qui s'enr&#244;le dans leurs rangs. Leurs leaders sont de petits potentats bien semblables &#224; ces seigneurs de guerre ou chefs de communaut&#233;s sur lesquels s'appuient en Irak comme en Afghanistan les arm&#233;es d'occupation. Quand ce ne sont pas les m&#234;mes passant d'un camp &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les peuples du Moyen Orient ont bien d'autres ressources. L'Irak, avec son industrie p&#233;troli&#232;re, est un pays o&#249; jadis le mouvement ouvrier avait &#233;t&#233; particuli&#232;rement fort, avant que la dictature de Saddam Hussein ne fasse tout rentrer dans le rang. Le Pakistan, pays de 180 millions d'habitants, est un pays o&#249; les gr&#232;ves n'ont pas manqu&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, notamment dans l'industrie textile. La population d'Afghanistan, encore largement agricole, peut sembler plus dispers&#233;e et &#224; la merci de ses notables locaux ou religieux. Mais la capitale Kaboul, avec aujourd'hui ses 6 millions d'habitants, pourrait conna&#238;tre des &#233;meutes contre la mis&#232;re qui &#233;chapperaient &#224; tous les imams et seigneurs de guerre du pays, autant qu'aux arm&#233;es imp&#233;rialistes. Ce sont ses r&#233;voltes-l&#224; qui pourraient infliger aux troupes des grandes puissances une irr&#233;m&#233;diable d&#233;faite. Et ouvrir aux opprim&#233;s de tous autres horizons que Ben Laden ou le Mollah Omar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olivier BELIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_430 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH311/Afghanistan_obama-bb414.png?1787842198' width='400' height='311' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> L'Allemagne apr&#232;s les &#233;lections
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		<description>Six semaines apr&#232;s les &#233;lections du 27 septembre 2009, le nouveau gouvernement constitu&#233; par les conservateurs de la CDU et les lib&#233;raux du FDP a pris ses fonctions. Une nouvelle coalition &#171; noire et jaune &#187;, plus conforme aux int&#233;r&#234;ts du capital, disent certains. Mais le &#171; rouge et vert &#187; du SPD et des Verts leur allait bien aussi ! D'o&#249; la claque &#233;lectorale pour le SPD qui a fait son plus mauvais score depuis 1945. &lt;br /&gt;La campagne de la CDU dirig&#233;e par la chanceli&#232;re Angela Merkel a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Six semaines apr&#232;s les &#233;lections du 27 septembre 2009, le nouveau gouvernement constitu&#233; par les conservateurs de la CDU et les lib&#233;raux du FDP a pris ses fonctions. Une nouvelle coalition &#171; noire et jaune &#187;, plus conforme aux int&#233;r&#234;ts du capital, disent certains. Mais le &#171; rouge et vert &#187; du SPD et des Verts leur allait bien aussi ! D'o&#249; la claque &#233;lectorale pour le SPD qui a fait son plus mauvais score depuis 1945.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne de la CDU dirig&#233;e par la chanceli&#232;re Angela Merkel a repos&#233; sur la popularit&#233; de sa candidate qui ne s'est gu&#232;re embarrass&#233;e de programme. Le FDP a promis avant tout des ristournes d'imp&#244;ts aux riches, sans pr&#233;ciser o&#249; il d&#233;nicherait l'argent. Et la tentative du SPD de redorer son blason par un d&#233;bat sur le nucl&#233;aire, face &#224; des incidents dans des centrales comme &#224; l'opacit&#233; en mati&#232;re de stockage des d&#233;chets, a fait plouf. Voil&#224; trop longtemps que le SPD d&#233;fend une politique nucl&#233;aire, contre une majorit&#233; de la population, et trop longtemps surtout qu'il m&#232;ne l'offensive contre les classes populaires, en particulier par ces &#171; lois Hartz &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;nomination tristement connue en Allemagne d'un ensemble de mesures (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; qui ont pouss&#233; des millions de ch&#244;meurs vers la mis&#232;re et de travailleurs vers les bas salaires. Seul Die Linke (&#171; La Gauche &#187;) a fait mouche aupr&#232;s des travailleurs avec ses slogans : &lt;em&gt;&#171; Richesse pour tous &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; &#192; bas Hartz IV &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; Pour un salaire minimum &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il n'existe pas de salaire minimum l&#233;gal en Allemagne. C'est donc dans les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, et &lt;em&gt;&#171; Arm&#233;e allemande hors d'Afghanistan &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La majorit&#233; de la population du pays (au moins 57 %) souhaite un retrait (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Sans un mot, cela dit, sur la fa&#231;on dont ces revendications pourraient &#234;tre satisfaites&#8230; &#224; part en votant pour ce parti.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;sultats &#233;lectoraux
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Participation &#233;lectorale : 70,8%&lt;/p&gt;
&lt;table class='table spip'&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;voix en 2009&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;% en 2009&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Diff&#233;rence avec 2005&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;Si&#232;ges&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;CDU&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14 658 515&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;33,8%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-1,4%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;239&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;FDP&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;6 316 080&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;14,6%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;+4,8%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;93&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;SPD&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;9 990 488&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;23,0%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-11,2%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;146&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Die Linke&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;5 155 933&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;11,9%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;+3,2%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;76&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_even even'&gt;
&lt;td&gt;Verts&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;4 643 272&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;10,7%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;+2,6%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;68&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Extr&#234;me droite&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;874 683&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;2,0%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;-0,2%&lt;/td&gt;
&lt;td&gt;0&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Si la CDU a fait aussi le plus mauvais r&#233;sultat de son histoire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bien que les petites formations comme le FDP, Die Linke et les Verts aient (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, c'est le SPD qui a le plus trinqu&#233;. Quand il est arriv&#233; au pouvoir en 1998, avec la promesse d'une politique sociale, il d&#233;passait encore de peu les 20 millions d'&#233;lecteurs. Onze ans d'attaques contre les travailleurs et tout particuli&#232;rement les ch&#244;meurs lui ont valu de tomber juste en dessous des 10 millions. Bien des travailleurs ne se sentent plus repr&#233;sent&#233;s par les grands partis, en l'occurrence le SPD &#8211; mais pas pour autant pr&#234;ts &#224; miser sur le terrain des luttes. Les sondages indiqueraient que 10 % du total des syndiqu&#233;s ont vot&#233; pour les Lib&#233;raux &#8211; ce parti qui s'affiche pour les r&#233;formes lib&#233;rales et les reculs sociaux. &#192; noter que les trois formations candidates &#224; la gauche de Die Linke&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;DKP ou Deutsche Kommunistische Partei (Parti communiste allemand) - ancien (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, ont totalis&#233; &#224; peine 35 000 voix. Mesure de la tr&#232;s faible implantation de l'extr&#234;me gauche dans la classe ouvri&#232;re en Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les gains de Die Linke confortent le soutien &#224; son programme, ils ne sont pas en soi l'annonce d'une embellie des luttes. &#192; la veille de la consultation, Die Linke montrait qu'elle avait pour seule perspective d'acc&#233;der &#224; des responsabilit&#233;s gouvernementales. Dans trois L&#228;nder dans lesquels des &#233;lections r&#233;gionales ont eu lieu en m&#234;me temps que les l&#233;gislatives nationales, Die Linke a affirm&#233; qu'elle &#233;tait candidate &#224; gouverner avec le SPD et les Verts. Dans le Brandebourg, le SPD a dit d'avance banco &#8211; et Die Linke a accept&#233; un &#171; contrat de gouvernement &#187; qui se distingue &#224; peine du programme du SPD. Ainsi, Die Linke est-elle pr&#234;te &#224; assumer des suppressions massives d'emplois (11 000 de moins, sur 51 000) dans les services publics r&#233;gionaux. &#192; Berlin o&#249; Die Linke participe au gouvernement depuis 2001, elle cautionne le fait que les entreprises d&#233;pendant de la r&#233;gion paient leurs salari&#233;s moins de 7 euros de l'heure, que des &#233;coles et des jardins d'enfants ferment, sous pr&#233;texte de &#171; caisses vides &#187;. On n'en a pas fini des &#171; caisses vides &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau national cette fois, Die Linke annonce d&#233;j&#224; qu'elle veut participer &#224; une coalition gouvernementale en 2013. Elle pourrait y &#234;tre aid&#233;e par un cours plus &#224; gauche du SPD, &#224; la suite de sa d&#233;faite &#233;lectorale : des membres de sa sph&#232;re dirigeante se sont m&#233;tamorphos&#233;s en &#171; gauche du parti &#187; &#8211; un &#171; nouveau SPD &#187; qui &#233;met quelques reproches sur la politique pass&#233;e, mais en revendique l'essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau gouvernement entre en sc&#232;ne avec quelque prudence, dans tous les domaines, qu'il s'agisse du programme nucl&#233;aire, des interventions militaires ext&#233;rieures, ou du social. Rien &#224; voir avec une pr&#233;tendue &#171; conscience sociale &#187; de la chanceli&#232;re. Plut&#244;t &#224; son flair politique : des &#233;lections doivent avoir lieu en mai 2010 dans le plus grand Land du pays, la Rh&#233;nanie du Nord/Wesphalie (dont la Ruhr), et il serait dommageable &#224; la CDU qui y gouverne que ses amis au gouvernement f&#233;d&#233;ral engagent d'embl&#233;e des attaques dures contre la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pire est &#224; craindre en ce qui concerne le ch&#244;mage. L'&#233;t&#233; dernier, un genre de deal entre le gouvernement et les organisations patronales a conduit au gel des plans sociaux jusqu'aux &#233;lections, pour ne pas favoriser la gauche. Mais on y arrive maintenant : Daimler veut supprimer 1 000 emplois, la Poste et Siemens veulent aussi d&#233;graisser. Gr&#226;ce &#224; l'aide &#233;tatique, les entreprises restent en situation d'&#233;taler les licenciements, d'y proc&#233;der par petits paquets et non pas par vagues de milliers. Mais des estimations indiquent que le nombre des ch&#244;meurs &#8211; officiellement de 3,5 millions aujourd'hui &#8211; devrait grimper &#224; 4,1 millions. D'o&#249; davantage de pression sur les caisses sociales ; d'o&#249; de nouvelles mesures d'aust&#233;rit&#233; de la part du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espoir caress&#233; par certains &#224; gauche, que le retour de la droite &#224; l'&#233;tat pur acculerait les syndicats &#224; se montrer plus combatifs, n'a aucun fondement. Au contraire. Le dirigeant de l'IG Metall, Huber, a r&#233;cemment expliqu&#233; qu'en consid&#233;ration de la crise, les revendications du pass&#233; &#233;taient caduques. Le chef du syndicat regroupant les services publics (ver.di) le contredit, avec le soutien du leader de la DGB (conf&#233;d&#233;ration). Tout l'appareil n'est pas pr&#234;t &#224; annoncer publiquement et &#224; l'avance qu'il renonce (ce qui n'est pas un scoop non plus !). Ver.di vient d'appeler &#224; la gr&#232;ve 7 000 salari&#233;s du secteur du nettoyage, pour une augmentation de salaire concernant 800 000 salari&#233;s, et a obtenu 40 centimes de plus de l'heure, ren&#233;gociables seulement dans deux ans. Rien qui sorte du traditionnel, mais cela prouve qu'on peut lutter avec quelque efficacit&#233; pour les salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nouveau gouvernement prend ses marques. Pour les travailleurs, la question reste enti&#232;re de savoir s'ils continueront, et comment, &#224; payer la crise. Mais elle ne se r&#233;glera pas par une nouvelle configuration gouvernementale. Bien plut&#244;t par la riposte sur un terrain de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hans KIEL&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;D&#233;nomination tristement connue en Allemagne d'un ensemble de mesures introduites en 2005 sous Schr&#246;der et sa coalition gouvernementale SPD/Verts, visant &#224; diminuer durement et tr&#232;s vite, apr&#232;s un licenciement, les indemnit&#233;s et conditions de vie des ch&#244;meurs. Au rang de ces mesures, une allocation mensuelle de &#171; fin de droits &#187;, actuellement de 359 euros, loyer pay&#233; en plus sous conditions. Pas question avec &#231;a d'une alimentation saine, et encore moins de cin&#233;ma, concerts ou piscine.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il n'existe pas de salaire minimum l&#233;gal en Allemagne. C'est donc dans les faits cette allocation minimale Hartz IV de 359 euros qui vaut pour limite inf&#233;rieure des salaires&#8230; m&#234;me si bon nombre de travailleurs, dans la r&#233;alit&#233;, travaillent pour moins.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;La majorit&#233; de la population du pays (au moins 57 %) souhaite un retrait rapide des militaires allemands de l'Asie centrale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Bien que les petites formations comme le FDP, Die Linke et les Verts aient am&#233;lior&#233; leur score, la participation &#233;lectorale n'a &#233;t&#233; que de 70,8 % des inscrits.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;DKP ou Deutsche Kommunistische Partei (Parti communiste allemand) - ancien parti stalinien li&#233; dans le pass&#233; &#224; Moscou. MLPD ou Marxistische-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-l&#233;niniste d'Allemagne) - toujours &#224; leur fa&#231;on mao&#239;stes. PSG ou Partei f&#252;r soziale Gleichheit (Parti pour la justice sociale) - petit groupe trotskyste issu de la mouvance internationale lambertiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Razzia sur les terres des pays pauvres : Le nouveau visage du colonialisme agraire
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:58Z</dc:date>
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		<dc:subject>Agriculture
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		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
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		<dc:subject>Monde
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		<description>En octobre 2008, une modeste ONG du nom de &#171; Grains &#187;, bas&#233;e &#224; Barcelone, publie sur Internet un rapport intitul&#233; &#171; Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financi&#232;re &#187;. &lt;br /&gt;Depuis, la question a &#233;t&#233; largement abord&#233;e, par la presse, par des organismes de l'ONU. Fin 2008, il &#233;tait question d'une concession de 1,3 million d'hectares par Madagascar au trust sud-cor&#233;en Daewoo : pr&#232;s de la moiti&#233; des terres arables de l'ile ! Mais surtout, tout b&#233;n&#233;fice pour&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-66-novembre-decembre-2009-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 66, novembre-d&#233;cembre 2009
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Agriculture-+" rel="tag"&gt;Agriculture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En octobre 2008, une modeste ONG du nom de &#171; Grains &#187;, bas&#233;e &#224; Barcelone, publie sur Internet un rapport intitul&#233; &#171; Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financi&#232;re &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De nombreuses informations sur la question sont disponibles sur le site (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, la question a &#233;t&#233; largement abord&#233;e, par la presse, par des organismes de l'ONU. Fin 2008, il &#233;tait question d'une concession de 1,3 million d'hectares par Madagascar au trust sud-cor&#233;en Daewoo : pr&#232;s de la moiti&#233; des terres arables de l'ile ! Mais surtout, tout b&#233;n&#233;fice pour l'entreprise, puisque d'apr&#232;s le &lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, elle n'aurait rien eu &#224; d&#233;bourser. Un projet qui a soulev&#233; l'indignation de la population... et contribu&#233; &#224; la chute en mars 2009 du pr&#233;sident Ravolomanana, et &#224; l'abandon de fait de cette transaction.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Main basse sur les terres cultivables &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;De janvier &#224; octobre 2008, plus de 20 millions d'hectares de terres agricoles (l'&#233;quivalent des deux tiers de la superficie de l'Italie) auraient fait l'objet, dans diff&#233;rents pays pauvres (Afrique et Asie du Sud-Est, essentiellement) de transactions (achats et locations) au b&#233;n&#233;fice d'&#201;tats et d'investisseurs priv&#233;s. En quelques mois, la Chine aurait cr&#233;&#233; sa premi&#232;re &#171; ferme offshore &#187; de 43 000 ha en Australie, lou&#233; 7 000 ha au Kazakhstan, obtenu la concession de 100 000 ha de terres au Laos, n&#233;goci&#233; 10 000 ha au Mozambique, 80 000 ha en Russie, obtenu le droit d'exploiter 250 000 ha au Zimbabwe et ouvert des pourparlers avec le Br&#233;sil, l'Ouganda ou encore les Philippines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autres nations en t&#234;te du palmar&#232;s des &#171; pays accapareurs &#187; de terres, les &#201;tats du Golfe. N&#233;gociations engag&#233;es au Soudan (900 000 ha &#224; vendre), mais aussi au Pakistan, en Indon&#233;sie et dans bon nombre de &#171; pays fr&#232;res &#187; islamiques. R&#233;sultat, le Kowe&#239;t obtient la location de quelques 2,7 millions d'hectares (l'&#233;quivalent de la Bretagne) au Cambodge. Compensation : une ambassade du Kowe&#239;t a depuis vu le jour &#224; Phnom Penh et des vols directs sont pr&#233;vus entre Kowe&#239;t City et la capitale cambodgienne. L'Arabie Saoudite, par le biais d'un consortium d'investisseurs baptis&#233; Bin Laden Group !, met la main sur 500 000 ha de rizi&#232;res en Indon&#233;sie, ce qui porte &#224; plus de 2 millions d'hectares (deux fois et demie la Corse) les projets saoudiens dans cette r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Inde, l'Egypte, le Japon ou encore la Cor&#233;e du Sud font &#233;galement partie des pays lanc&#233;s dans la course aux terres cultivables. Leurs motivations ? &lt;em&gt;&#171; La synergie actuelle entre la crise alimentaire et la crise financi&#232;re a d&#233;clench&#233; un nouvel &lt;/em&gt;&#171; accaparement des terres &lt;em&gt; &#187; au niveau mondial &#187;&lt;/em&gt;, expliquent les auteurs du rapport de &#171; Grains &#187; qui voient dans le ph&#233;nom&#232;ne la conjonction de deux facteurs. &lt;em&gt;&#171; D'un c&#244;t&#233;, des gouvernements pr&#233;occup&#233;s par l'ins&#233;curit&#233; alimentaire qui recourent &#224; des importations pour nourrir leurs populations s'emparent de vastes territoires agricoles &#224; l'&#233;tranger pour assurer leur propre production alimentaire &lt;/em&gt;&#171; offshore &#187;.&lt;em&gt; De l'autre, des soci&#233;t&#233;s agro-alimentaires et des investisseurs priv&#233;s, affam&#233;s de profits dans un contexte d'aggravation de la crise financi&#232;re voient dans les investissements dans des terres agricoles &#224; l'&#233;tranger une source de revenus importante et nouvelle &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_426 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH196/terresdollar-e1c31.png?1787842198' width='400' height='196' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Flamb&#233;e des prix et &#171; s&#233;curit&#233; &#187; alimentaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Crise alimentaire, d'abord. Entre mars 2007 et mars 2008, les prix de la plupart des denr&#233;es de base avaient litt&#233;ralement explos&#233;, suite &#224; une intense sp&#233;culation sur ces march&#233;s, et avaient provoqu&#233; des &#233;meutes de la faim. Depuis, les prix sont redescendus. Mais pas autant qu'ils n'avaient grimp&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'inqui&#233;tude de certains &#201;tats qui ont vu en quelques mois leur facture d'importations alimentaires s'accro&#238;tre. Or le Japon et la Cor&#233;e du Sud, par exemple, sont aujourd'hui fortement d&#233;pendants de l'&#233;tranger (&#224; hauteur de 60 %) pour leur alimentation, proportion qui s'&#233;l&#232;ve &#224; 90 % pour la Cor&#233;e du Sud si l'on exclut le riz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne frappe aussi la Chine, qui compte 40 % des agriculteurs du monde mais seulement&#8230; 9 % des terres agricoles mondiales. R&#233;sultat, le pays importe aujourd'hui 60 % de ses besoins en f&#232;ves de soja et une bonne partie du ma&#239;s destin&#233; notamment aux fili&#232;res viande et laiti&#232;re en pleine expansion. M&#234;me constat en Inde. Si l'essentiel du bl&#233; et du riz consomm&#233; en Inde est produit sur place, le pays importe la moiti&#233; de ses besoins en huile alimentaire et un quart de sa consommation de lentilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le montant total des importations alimentaires des pays du Golfe, construits sur le d&#233;sert, est pass&#233; en cinq ans (2003-2008) de 8 &#224; 20 milliards de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH430/pomme-8ff4c.png?1787842198' width='350' height='430' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La terre : un &#171; actif financier &#187; &#224; part enti&#232;re &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Crise financi&#232;re ensuite. Le krach financier de l'automne 2008 a r&#233;orient&#233; les investisseurs vers de nouvelles valeurs o&#249; le facteur &#171; risque &#187; est moins grand. Les achats et transactions sur les terres sont donc aussi le fait de groupes priv&#233;s qui avancent &#224; l'ombre de leurs &#201;tats tout en b&#233;n&#233;ficiant de fortes r&#233;serves de capitaux disponibles. P&#233;kin annon&#231;ait il y a quelques mois la cr&#233;ation d'un Fonds de d&#233;veloppement Chine-Afrique de 5 milliards de dollars qui doit permettre aux entreprises chinoises d'investir dans l'agriculture africaine au cours des 50 prochaines ann&#233;es. M&#234;me constat en Inde. R&#233;sultat, de nouvelles multinationales de l'agroalimentaire sont en cours de formation dans ces deux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ces heures de chaos sur la finance classique, rien ne vaut l'achat de terres &#224; des &#201;tats, plac&#233;s &#224; la t&#234;te de pays pauvres et endett&#233;s. En devenant un actif financier &#224; part enti&#232;re, la terre se transforme ainsi en &lt;em&gt;&#171; nouveau terrain de jeu pour faire des profits &#187;.&lt;/em&gt; Et les analystes de l'ONG &#171; Grains &#187; de conclure : &lt;em&gt;&#171; Pendant toute l'ann&#233;e 2008, une arm&#233;e de soci&#233;t&#233;s d'investissement, de fonds de capital-investissement, de fonds sp&#233;culatifs et d'autres du m&#234;me type se sont empar&#233;s de terres agricoles dans le monde entier, avec l'aide pr&#233;cieuse d'agences comme la Banque mondiale, sa Soci&#233;t&#233; financi&#232;re internationale ou la Banque europ&#233;enne pour la reconstruction et le d&#233;veloppement, qui toutes pr&#233;parent la voie &#224; ces investissements et &#171; persuadent &#187; les gouvernements de changer les lois fonci&#232;res pour permettre la r&#233;ussite de ce processus &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &#171; Grains &#187;&lt;/em&gt; a dress&#233; une liste de 120 fonds d'investissements qui agissent dans le secteur de l'agriculture en achetant des terres, souvent de cr&#233;ation r&#233;cente. L'association estime les sommes en jeu de l'ordre de 100 milliards de dollars. Dans la liste, il y a des fonds du Golfe, chinois ou indiens, mais aussi des groupes am&#233;ricains, britanniques, su&#233;dois, allemands, etc. Car les capitalistes occidentaux &#224; la recherche de bons placements, ou d'un nouvel objet de sp&#233;culation, ne veulent pas passer &#224; c&#244;t&#233; des opportunit&#233;s qui se pr&#233;sentent. Ainsi, le fond am&#233;ricain Jarch Capital, dirig&#233; par un ancien trader du g&#233;ant de l'assurance AIG, Philip Heilberg, a achet&#233; pour 800 000 hectares de terre au Sud-Soudan aupr&#232;s d'un seigneur de guerre (qu'il pr&#233;sente comme un combattant pour la libert&#233;) : c'est l'une des plus importantes transactions recens&#233;es. Pour l'entreprise su&#233;doise Black Earth Farming Ltd, la cible est &#224; l'Est : cette entreprise cr&#233;&#233;e en 2005 contr&#244;le d&#233;j&#224; 320 000 hectares en Russie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Prendre la terre aux plus d&#233;munis de la Plan&#232;te&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences de telles mutations sont nombreuses. Pour l'&#233;tat de la plan&#232;te, d'abord, avec une g&#233;n&#233;ralisation pr&#233;visible de l'exploitation intensive de nouvelles terres et le fait (d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre) qu'il deviendra vite plus rentable de d&#233;boiser massivement (sans replanter) plut&#244;t que de miser sur les rentr&#233;es de devises li&#233;es &#224; l'exportation du bois, par ailleurs en cours de r&#233;glementation. Ensuite, cette nouvelle vague d'investissements directs se traduira immanquablement par une accentuation de la concentration des terres et la d&#233;possession, pour beaucoup de paysans, de milliers d'hectares jusqu'ici r&#233;gis par des droits coutumiers et tribaux, en Afrique notamment, mais aussi en Chine o&#249; le droit foncier (la terre appartient &#224; l'&#201;tat) est en cours de r&#233;vision. Objectif : permettre aux paysans chinois de n&#233;gocier leurs &#171; droit &#224; la terre &#187;, et donc de d&#233;finitivement la perdre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, les grands &#201;tats riches ne sont pas apparus sur le devant de la sc&#232;ne. Mais des groupes priv&#233;s occidentaux, venant plus du monde de la finance que de l'agroalimentaire, sont n&#233;anmoins sur les rangs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, la r&#233;cente crise alimentaire (2007-2008) n'a pas touch&#233; tous les pays de la m&#234;me fa&#231;on. Elle a m&#234;me servi les int&#233;r&#234;ts des pays producteurs et exportateurs (Europe, &#201;tats-Unis) et consacr&#233; un important clivage entre Nations riches, puissances &#171; &#233;mergentes &#187; et pays pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des pays riches ont garanti leur &#171; s&#233;curit&#233; alimentaire &#187; depuis bien longtemps. Gr&#226;ce &#224; la p&#233;riode de colonisation d'abord, et l'acc&#232;s direct &#224; l'exploitation des terres des pays conquis ; par la puissance &#233;conomique, ensuite, de leurs agricultures nationales (m&#233;canisation, gains de productivit&#233;) et celle, tentaculaire, de dizaines de multinationales qui contr&#244;lent depuis les ann&#233;es 1950 l'essentiel du march&#233; mondial de l'alimentaire&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les G&#233;ants du grain. Une arme plus puissante que le p&#233;trole. &#187; de Dan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Un contr&#244;le qui ne passe en g&#233;n&#233;ral pas par la possession et l'exploitation directe des terres, sauf dans certains secteurs comme la banane. Car ces multinationales sont en mesure d'imposer leurs conditions aux producteurs, elles tiennent les march&#233;s des produits alimentaires, les fili&#232;res de l'industrie de transformation, des engrais, des semences, des machines agricoles, etc.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_425 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH222/paysannerie-4ba2b.png?1787842198' width='300' height='222' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Vers une nouvelle &#171; Guerre des paysans &#187; ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La donne est diff&#233;rente pour les nouvelles puissances &#171; &#233;mergentes &#187;. R&#233;cemment entr&#233;s dans l'ar&#232;ne des &#171; G&#233;ants du grain &#187;, ces pays (Chine, Inde, Br&#233;sil, mais aussi, pour des raisons diff&#233;rentes, Japon, Cor&#233;e du Sud, etc) se heurtent au syst&#232;me cadenass&#233; par les grandes puissances occidentales et leurs trusts. Ils doivent donc se faire une place en tentant de bouleverser les r&#232;gles classiques du march&#233; de l'alimentation mondiale, par l'achat de terres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nouvelle vague de colonisation des terres se passe &#8211; dans l'imm&#233;diat &#8211; sans recours aux armes. Contrairement aux conqu&#234;tes coloniales des si&#232;cles pass&#233;s, ce nouvel accaparement territorial utilise les pures lois du march&#233;. Les puissances &#233;mergentes font ainsi l'&#233;conomie d'avoir &#224; mobiliser des troupes pour occuper militairement les espaces conquis. Mieux, ce sont les &#201;tats &#171; vendeurs &#187; qui se chargent de faire passer la pilule aupr&#232;s des populations concern&#233;es !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; un stade de l'imp&#233;rialisme o&#249; le nombre de personnes frapp&#233;es de malnutrition ne cesse de cro&#238;tre, cette nouvelle &#233;tape de la colonisation des terres n'arrangera pas la situation des plus d&#233;munis de la Plan&#232;te. Elle contribuera m&#234;me &#224; acc&#233;l&#233;rer la prol&#233;tarisation de millions de paysans qui viendront grossir des bidonvilles d&#233;j&#224; satur&#233;s de mis&#232;re et de d&#233;nuement&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Les Affameurs. Voyage au c&#339;ur de la plan&#232;te de la faim &#187; de Doan Bui, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. &#192; moins que ces nouveaux &#171; accaparements &#187; de terres ne suscitent le soul&#232;vement des campagnes des pays concern&#233;s. En Inde, &#224; Madagascar et aux Philippines, des &#233;meutes ont d&#233;j&#224; eu lieu. Non pas des &#233;meutes de la faim, mais des r&#233;voltes de la col&#232;re. Par milliers, des villageois se sont oppos&#233;s aux n&#233;gociations engag&#233;es par leurs &#201;tats pour brader les terres de leurs anc&#234;tres. Les faisant reculer, parfois. Gageons que ces &#171; guerres des paysans &#187; modernes s'intensifient et que leurs revendications rallient &#224; l'avenir celles de leurs fr&#232;res prol&#233;taris&#233;s des grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ludo BOZANOV&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;De nombreuses informations sur la question sont disponibles sur le site internet de cette association : &lt;a href=&#034;https://www.grain.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.grain.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&#171; Les G&#233;ants du grain. Une arme plus puissante que le p&#233;trole. &#187;&lt;/em&gt; de Dan Morgan, Editions The Viking Presse - 1979 (et chez Fayard - 1980).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;em&gt;Les Affameurs. Voyage au c&#339;ur de la plan&#232;te de la faim&lt;/em&gt; &#187; de Doan Bui, &#201;ditions priv&#233; - 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le NPA et les r&#233;gionales : Plus unitaire que moi tu meurs !
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		<dc:subject>Elections
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		<description>&#192; peine &#233;vacu&#233;e l'hypoth&#232;se d'une alliance &#233;lectorale avec le Front de gauche, &#224; l'issue de la r&#233;union unitaire nationale Front de gauche-NPA du 10 novembre, le NPA semble reparti pour un second tour de n&#233;gociations au niveau r&#233;gional, en m&#234;me temps qu'un nouveau round au niveau national avec les seuls petits de la gauche de la gauche dite radicale et anti-lib&#233;rale. &lt;br /&gt;Clivage biseaut&#233; &lt;br /&gt;Pour cette derni&#232;re r&#233;union unitaire nationale avec le Front de gauche, le NPA s'&#233;tait efforc&#233; de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; peine &#233;vacu&#233;e l'hypoth&#232;se d'une alliance &#233;lectorale avec le Front de gauche, &#224; l'issue de la r&#233;union unitaire nationale Front de gauche-NPA du 10 novembre, le NPA semble reparti pour un second tour de n&#233;gociations au niveau r&#233;gional, en m&#234;me temps qu'un nouveau round au niveau national avec les seuls petits de la gauche de la gauche dite radicale et anti-lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Clivage biseaut&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour cette derni&#232;re r&#233;union unitaire nationale avec le Front de gauche, le NPA s'&#233;tait efforc&#233; de mettre encore de l'eau dans son vin sur les objectifs ou le programme, en ne faisant que quelques amendements &#224; la proposition d'accord r&#233;dig&#233;e par le Front de gauche. La d&#233;marche avait &#233;t&#233; majoritairement adopt&#233;e, sur proposition de la direction du NPA, &#224; son Conseil politique national des 7 et 8 novembre. L'un des amendements se voulait la pierre de touche montrant aux yeux de tous les travailleurs la diff&#233;rence fondamentale entre PCF et NPA : le refus de l'ensemble des participants aux listes unitaires d'accepter des postes au sein &lt;em&gt;&#171; d'ex&#233;cutifs qui seraient domin&#233;s par le PS et/ou Europe Ecologie qui m&#232;nent des politiques d'adaptation au lib&#233;ralisme &#187;&lt;/em&gt;. Une proposition qu'&#233;videmment ni le PCF ni le parti de Melenchon, qui n'aspirent qu'&#224; avoir des postes dans ses ex&#233;cutifs r&#233;gionaux, ne pouvaient accepter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croire que le clivage ainsi r&#233;alis&#233; est d&#233;monstratif pour le grand public, c'est se mettre le doigt dans l'&#339;il. D'autant que le NPA compte faire du &lt;em&gt;&#171; battre la droite &#187;&lt;/em&gt; un de ses axes de campagne, annoncer d'avance son appel &#224; voter pour la gauche classique au second tour (&#224; condition que le Modem n'en soit pas) et pr&#244;ner des fusions avec elle qui, m&#234;me appel&#233;es &lt;em&gt;&#171; techniques &#187;&lt;/em&gt;, ont &#233;videmment un caract&#232;re politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il y a un clivage qui pourrait &#234;tre d&#233;monstratif vis-&#224;-vis des travailleurs, c'est sur le programme qu'on entend d&#233;fendre dans ces &#233;lections, un programme non de gestion mais de d&#233;fense du monde du travail. S&#251;rement pas en prenant les n&#233;gociations par le petit bout de la lorgnette politicienne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Rebelotte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; l'&#233;chec de la r&#233;union unitaire du 10 novembre, l'affaire semblait boucl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais non ! Il restait les r&#233;gions elles-m&#234;mes, avec l'espoir de r&#233;cup&#233;rer sur le Front de gauche quelques petites franges de la gauche de la gauche r&#233;formiste. Et le round des n&#233;gociations r&#233;gionales de repartir un peu dans tous les sens. Si dans certaines r&#233;gions le m&#234;me constat de d&#233;saccord qu'&#224; l'&#233;chelle nationale a &#233;t&#233; act&#233;, dans d'autres les positions &#233;taient plus &#233;lastiques. La r&#233;solution propos&#233;e par le NPA &#224; la r&#233;union unitaire de la r&#233;gion PACA le 10 novembre donnait de la formule conflictuelle sur les ex&#233;cutifs une version plus soft que celle propos&#233;e le m&#234;me jour nationalement : au lieu de refuser de participer aux ex&#233;cutifs dirig&#233;s par le PS, parce que ce parti m&#232;ne une politique lib&#233;rale, il s'agissait seulement de refuser &lt;em&gt;&#171; de participer &#224; un ex&#233;cutif domin&#233; par le PS ou EE, qui m&#232;nerait &lt;/em&gt;[notons le conditionnel !] &lt;em&gt;une politique conforme aux exigences du patronat et de l'Union europ&#233;enne avec les trait&#233;s qui la r&#233;gissent &#187;&lt;/em&gt;. Des fois qu'il en m&#232;nerait une autre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la sauce bourguignonne, les d&#233;l&#233;gations du NPA, du PCF, du PG et de la Fase pouvaient signer, le 11 novembre, un communiqu&#233; commun d'unit&#233; en bonne voie : &lt;em&gt;&#171; Nous voulons &#339;uvrer dans les prochaines semaines &#224; surmonter les divergences qui sont encore les n&#244;tres quant aux conditions que nous mettons &#224; une participation aux ex&#233;cutifs r&#233;gionaux &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que le PCF lui-m&#234;me conna&#238;t les m&#234;mes cafouillages, puisque le choix national de pr&#233;senter au premier tour des listes ind&#233;pendantes du PS, affirm&#233; lors de son Conseil national de fin octobre, n'a &#233;t&#233; ent&#233;rin&#233; que dans 17 r&#233;gions sur 22. Quatre autres penchent pour un accord avec le PS et les Bretons attendent janvier pour se prononcer. Ce qui pourrait faire des laiss&#233;s pour compte, que le NPA local pourrait tenter de glaner. Mais sur quelle base ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;As de pique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour la r&#233;union unitaire nationale du 16 novembre initi&#233;e par le NPA, sans le PCF et le PG cette fois, et &#224; laquelle assistaient la Fase, le FSQP, le MPEP1, les Alternatifs et les Objecteurs de croissance, la direction du NPA avait amen&#233; une nouvelle mouture de sa proposition, &#233;dulcor&#233;e par rapport &#224; celle qu'elle avait fait voter &#224; son CPN. La formule des n&#233;gociateurs marseillais, ouvrant la possibilit&#233; &#224; tous les choix, rempla&#231;ait soudain celle vot&#233;e au CPN huit jours plus t&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces alli&#233;s potentiels n'ont-ils pas plus de chance sur les listes du Front de gauche ? Sauf les Objecteurs de croissance, qui semble-t-il n'y tiennent pas, et que, du coup, cette d&#233;croissance des exigences du NPA ne peut que d&#233;cevoir (c'est &#224; leur honneur).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La seule carte &#224; jouer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La seule fa&#231;on dont un parti, qui veut devenir le parti des travailleurs, le parti de la lutte de classe, peut utiliser les &#233;lections, c'est de profiter l'audience que donne une campagne &#233;lectorale pour populariser aupr&#232;s des travailleur un programme qui soit le leur, dont ils pourraient s'emparer dans les luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit donc surtout pas de proposer un &#171; programme r&#233;gional &#187;, qui se cantonnerait &#224; des propositions relevant des &#171; comp&#233;tences des r&#233;gions &#187;. Aussi juste que soit le fait de demander plus de cr&#233;dits pour les lyc&#233;es, ou la fin des embauches en emplois pr&#233;caires ou en int&#233;rim du personnel des R&#233;gions, les transports gratuits ou (m&#234;me si c'est plus illusoire) revendiquer la r&#233;cup&#233;ration des subventions vers&#233;es par les conseils r&#233;gionaux aux entreprises qui ont depuis licenci&#233; ou ferm&#233; boutique. Et il s'agit encore moins de laisser entendre aux &#233;lecteurs que ce serait l&#224; un programme de rupture avec le capitalisme (si tant est que ce mot de &#171; rupture &#187; veuille dire quelque chose), et qu'il leur faudrait envoyer des &#233;lus dans les conseils r&#233;gionaux pour qu'ils y fassent avancer ces mesures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est de la crise que nous devons parler. De la politique non pas des conseils r&#233;gionaux, mais de l'&#201;tat dont ils ne sont qu'un petit bout, sans grande libert&#233; de man&#339;uvre, sauf celle d'offrir &#224; une poign&#233;e de politiciens une part du budget de l'&#201;tat &#224; g&#233;rer, avec les avantages que cela procure, en m&#234;me temps que la charge d'augmenter les imp&#244;ts ou r&#233;duire les services publics en fonction des &#171; comp&#233;tences &#187; que l'&#201;tat leur refourgue avec plaisir. Et c'est de la politique du patronat, des licenciements, des bas salaires, de la pr&#233;carit&#233; croissante et de la surexploitation des travailleurs corv&#233;ables &#224; merci parce que sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cela que notre programme doit r&#233;pondre, qui ne pourra &#234;tre impos&#233;, et il faut le rappeler dans toute campagne &#233;lectorale, que par la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'interdiction des licenciements. Qui n'est pas une question de loi comme le PCF propose d'en faire adopter une (s'il est un jour majoritaire au parlement ?), mais une question de rapport de force, de lutte d'ensemble des salari&#233;s pour l'imposer.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; L'arr&#234;t des suppressions d'emplois dans les services publics, enseignement, poste h&#244;pitaux, qui est le pendant dans ce secteur l&#224; des suppressions d'emplois du priv&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Le contr&#244;le sur les comptes de patrons, et les millions d'aides qu'ils re&#231;oivent, que les travailleurs ne peuvent attendre d'aucun &lt;em&gt;&#171; nouveau droit &#187;&lt;/em&gt; pour les comit&#233;s d'entreprises. Mais qu'ils pourraient exercer eux-m&#234;mes dans le cadre d'une mobilisation d'ensemble du monde du travail.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Une augmentation g&#233;n&#233;rale des salaires et pensions. Qu'il faut chiffrer, 300 &#8364; pour tous, pas de salaire et pension nette inf&#233;rieure &#224; 1 500 &#8364;, car c'est la meilleure fa&#231;on qu'elle devienne une revendication commune &#224; tous, unificatrice pour les luttes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Un tel programme trancherait avec toutes les promesses &#233;lectorales du PS ou du Front de gauche auxquelles plus grand monde ne croit. Celui sur lequel pourraient se retrouver toute l'extr&#234;me gauche. Celui que peut-&#234;tre bien des militants syndicaux ou associatifs, ceux qui animent comme ils peuvent dans leurs entreprises les gr&#232;ves d'aujourd'hui et se sentent souvent l&#226;ch&#233;s par leur propres directions syndicales, pourraient avoir envie de d&#233;fendre avec nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier BELIN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Campagne anti-licenciements : l'arl&#233;sienne ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Campagne-anti-licenciements-l-arlesienne</link>
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>NPA
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers. Cette campagne, la Cilt l'avait &#224; juste titre propos&#233;e au CPN de juin, pour la rentr&#233;e de septembre. &lt;br /&gt;Entre-temps, la d&#233;ferlante des licenciements a continu&#233;. D'une certaine fa&#231;on, sans attendre notre campagne, bon nombre de travailleurs directement concern&#233;s l'ont lanc&#233;e avec un certain fracas : apr&#232;s ceux de Continental ou de Goodyear, ceux de New Fabris, Freescale et bien&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne, la Cilt l'avait &#224; juste titre propos&#233;e au CPN de juin, pour la rentr&#233;e de septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre-temps, la d&#233;ferlante des licenciements a continu&#233;. D'une certaine fa&#231;on, sans attendre notre campagne, bon nombre de travailleurs directement concern&#233;s l'ont lanc&#233;e avec un certain fracas : apr&#232;s ceux de Continental ou de Goodyear, ceux de New Fabris, Freescale et bien d'autres (dont la gr&#232;ve actuelle des travailleurs sans papiers, touchant particuli&#232;rement les int&#233;rimaires). Pour le NPA, c'&#233;tait le moment o&#249; jamais de faire de cette campagne une priorit&#233; imm&#233;diate en l'axant essentiellement sur la convergence des luttes et les moyens d'y parvenir. Car le probl&#232;me de l'heure n'est pas tant l'absence de combativit&#233; de la part des salari&#233;s face aux licenciements, ni le fait qu'ils n'auraient pas conscience de leur bon droit face au patronat, que la multiplication des conflits, souvent durs et d&#233;termin&#233;s, mais isol&#233;s les uns des autres. C'est l'&#233;miettement de ces conflits, o&#249; les travailleurs se sentent litt&#233;ralement abandonn&#233;s par les instances syndicales nationales et confront&#233;s non pas m&#234;me &#224; l'inertie, mais &#224; la volont&#233; des principales conf&#233;d&#233;rations de s'opposer &#224; la coordination de leurs luttes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or voil&#224; que notre campagne n'a toujours pas commenc&#233;, pour laisser la place &#224; une autre priorit&#233;&#8230; les tractations &#171; unitaires &#187; en vue des r&#233;gionales sur un programme o&#249; nous avons d&#233;j&#224; gomm&#233;, entre autres, l'interdiction des licenciements ! Tant et si bien que ce CPN a tout bonnement supprim&#233; de son ordre du jour la situation sociale, et ladite campagne ! Si la politique d'un parti comme le NPA se juge &#224; ses priorit&#233;s, il y a de quoi s'interroger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps, le contenu de cette campagne (encore toute th&#233;orique) a lui aussi &#233;volu&#233;, comme s'il fallait qu'elle s'inscrive dans celle des r&#233;gionales sur un axe acceptable par nos &#233;ventuels partenaires &#171; &#224; la gauche du PS &#187;. En t&#233;moigne le mis&#233;rabilisme des affiches &lt;em&gt;&#171; C.possible &#187;&lt;/em&gt;, qui incitent plus au &#171; r&#234;ve &#187; qu'&#224; la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne &#171; &lt;strong&gt;contre les licenciements&lt;/strong&gt; &#187; initialemnt propos&#233;e par la Cilt a d'abord &#233;t&#233; &#233;dulcor&#233;e en &#171; &lt;strong&gt;campagne pour l'emploi &lt;/strong&gt; &#187; (CPN de juin dernier), puis &#171; &lt;strong&gt;pour le droit &#224; l'emploi&lt;/strong&gt; &#187; (CPN de septembre).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Argumentaire de TEAN du 10 septembre : &lt;em&gt;&#171; Le droit de licencier doit &#234;tre supprim&#233;. En cas de diminution de la production, le temps de travail doit &#234;tre r&#233;duit&#8230; &#187; &lt;/em&gt;et plus loin&lt;em&gt;, &#171; la pr&#233;carit&#233;&#8230; doit &#234;tre interdite (&#8230;) L'int&#233;rim&#8230; doit &#234;tre interdit&#8230; &#187;, &#171; L'emploi est un droit qui doit &#234;tre garanti &#187;&lt;/em&gt;. Le droit de&#8230; doit &#234;tre&#8230;, doit &#234;tre encore&#8230; Par qui ? Comment ? Par l'obtention d'une loi parlementaire ? Ne vaudrait-il pas mieux argumenter sur la fa&#231;on dont les travailleurs peuvent, dans le contexte actuel, se donner les moyens d'interdire les licenciements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire, sous la rubrique &lt;em&gt;Interdire les licenciements &lt;/em&gt;(saluons l'intitul&#233;), on trouve une curieuse argumentation (reprise dans la r&#233;solution du CPN de septembre) peu en rapport avec le sous-titre : &lt;em&gt;&#171; Il faut reporter la responsabilit&#233; totale d'une suppression de poste de salari&#233; sur le patronat qui se d&#233;charge de ses responsabilit&#233;s. Un fonds de financement mutualis&#233;, &#224; la charge du patronat, doit, dans tous les cas, permettre le maintien des salaires&#8230; &#187;. &lt;/em&gt;Une bonne caisse de ch&#244;mage, en somme, comme s'en contenterait la CGT. Et puis, responsabiliser le patronat ! Comme si les exploit&#233;s devaient s'en remettre &#224; la responsabilit&#233; des patrons ! Mauvais d&#233;but comme appel &#224; la r&#233;volte. Responsabiliser le patronat, donc, gr&#226;ce &#224; une loi ? Qui le contraindrait &#224; mutualiser ses b&#233;n&#233;fices au profit des travailleurs ? Pour le coup, voil&#224; un programme pour &#171; le droit &#224; l'emploi &#187; propre &#224; satisfaire sans trop de r&#233;ticences des interlocuteurs parfaitement respectueux du syst&#232;me capitaliste, toujours pr&#234;ts &#224; demander des droits nouveaux &#8230; mais pas pr&#234;ts &#224; organiser la lutte pour les imposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une bonne part du contenu de cette campagne vise plus, semble-t-il, &#224; convaincre &#171; d'un choix de soci&#233;t&#233; &#187; (comme diraient tout aussi bien Marie-George Buffet que Jean-Luc M&#233;lenchon, voire d'autres&#8230;), qu'&#224; &#171; l&#233;gitimer &#187; et &#171; cr&#233;dibiliser &#187; aupr&#232;s des travailleurs la n&#233;cessit&#233; de faire converger les luttes et r&#233;sistances en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, il serait temps d'inverser nos priorit&#233;s et de recaler notre campagne contre les licenciements, tant dans son contenu que son timing, sur la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Huguette Chevireau, pour la Fraction L'&#201;tincelle de Lutte ouvri&#232;re &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quelle politique mener contre la privatisation mais aussi contre les restructurations et suppressions d'emplois &#224; La Poste ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Quelle-politique-mener-contre-la-privatisation-mais-aussi-contre-les</link>
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:50Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>NPA
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		<dc:subject>Politique
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		<description>Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers. Il y a un peu plus d'un an, une gr&#232;ve nationale d'une journ&#233;e contre la privatisation de La Poste avait &#233;t&#233; suivie par 37 % des postiers, puis celle du 22 septembre 2009, &#224; l'appel de toutes les organisations syndicales, a compt&#233; 40 % de gr&#233;vistes. Le 3 octobre dernier, le nombre de participants &#224; la &#171; votation citoyenne &#187; a d&#233;pass&#233; les deux millions. &lt;br /&gt;Mais il est &#233;vident&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Il y a un peu plus d'un an, une gr&#232;ve nationale d'une journ&#233;e contre la privatisation de La Poste avait &#233;t&#233; suivie par 37 % des postiers, puis celle du 22 septembre 2009, &#224; l'appel de toutes les organisations syndicales, a compt&#233; 40 % de gr&#233;vistes. Le 3 octobre dernier, le nombre de participants &#224; la &#171; votation citoyenne &#187; a d&#233;pass&#233; les deux millions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est &#233;vident qu'il faut engager un rapport de force d'une autre ampleur pour imposer le retrait pur et simple du projet. Quelle strat&#233;gie adopter face aux nombreux &#233;cueils qui se pr&#233;sentent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier &#233;cueil, les luttes que m&#232;nent depuis des ann&#233;es les postiers contre les suppressions d'emplois &#224; marche forc&#233;e (plus de 40 000 depuis 2002) restent dispers&#233;es. Les f&#233;d&#233;rations syndicales, CGT en t&#234;te, de loin le syndicat le plus puissant &#224; La Poste au niveau national, n'ont pas men&#233;, sans grande surprise, une politique de coordination et d'extension de ces gr&#232;ves, y compris en janvier 2001, au moment o&#249; cela aurait &#233;t&#233; possible, avec plus de mille sites en gr&#232;ve sur toute la France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui ces m&#234;mes f&#233;d&#233;rations se sont entendues sur un axe minimal lors d'une rencontre le 14 octobre : lancer une p&#233;tition &#224; faire signer dans les services, remettant &#224; la mi-novembre la d&#233;cision d'un nouveau mouvement sans donner plus de pr&#233;cisions. La CGT met en avant le mot d'ordre &#171; Ni privatisation ni statu quo &#187;, laissant ainsi entendre que la garantie d'un financement 100 % public pourrait contenter ses instances&#8230;Rien &#224; attendre donc de son c&#244;t&#233; pour ce qui est de la pr&#233;paration d'une v&#233;ritable offensive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est du Comit&#233; national, sa politique consiste &#224; mener une bataille pour gagner l'opinion &#224; la d&#233;fense de ce service public, dernier vis&#233; dans la longue liste de privatisations men&#233;es tant par les gouvernements de gauche que de droite. L'objectif du Comit&#233; est de s'adresser prioritairement aux usagers, pr&#233;occupation l&#233;gitime. Cependant si l'objectif n'est pas contradictoire en parole avec la n&#233;cessit&#233; de militer pour un mouvement offensif des postiers qui &#233;branle la direction du groupe et le gouvernement, il le devient de fait s'il constitue le principal axe d'intervention. Pour les diff&#233;rents partis de gauche, dont le PS, cette campagne est surtout une occasion de se redorer le blason &#224; bon compte. La politique du NPA et des r&#233;volutionnaires plus largement, y compris dans le cadre d'un front unique comme celui que constitue le Comit&#233; contre la privatisation, ne doit pas d&#233;vier de son objectif principal : contribuer, m&#234;me avec leurs faibles forces, &#224; populariser et &#224; construire un mouvement o&#249; les travailleurs prennent les devants, deviennent eux-m&#234;mes l'arme principale d'une lutte qui d&#233;passe, il est vrai, les postiers eux-m&#234;mes. Les salari&#233;s de France T&#233;l&#233;com, ceux des services publics eux aussi dans la tourmente des suppressions d'emplois, plus largement ceux des entreprises priv&#233;es confront&#233;s &#224; des plans de licenciement, constituent d'ailleurs une grande partie de ces &#171; usagers &#187;, qui r&#233;cusent le projet de privatisation de La Poste et se sont exprim&#233;s lors de la votation du 3 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un r&#233;f&#233;rendum ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour le NPA, se rallier au mot d'ordre d'appel &#224; un referendum sous pr&#233;texte de ne pas fissurer le front constitu&#233;, c'est emmener les travailleurs sur une voie de garage. Ce referendum, qui n'aura jamais lieu, serait-il un objectif pour appeler largement &#224; une manifestation nationale, ainsi que titre le TEAN du 8 octobre ? Mettre en avant la voie du referendum, qui v&#233;hicule des illusions institutionnelles, permet de contourner les perspectives de lutte sur un terrain de classe. Loin de constituer un &#171; levier &#187; pour impulser une gr&#232;ve des postiers, il nous d&#233;tourne d'une adresse claire et franche aux travailleurs. D'autre part, le sort de ceux-ci ne peut &#234;tre d&#233;cid&#233; par voie r&#233;f&#233;rendaire dans un syst&#232;me o&#249; les institutions sont d&#233;tenues par la bourgeoisie. En 1995, c'est par la voie de la gr&#232;ve que l'opinion avait &#233;t&#233; gagn&#233;e &#224; la cause des cheminots. La m&#234;me chose s'est v&#233;rifi&#233;e aujourd'hui pour les travailleurs de Continental et d'autres entreprises en lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NPA doit donc d&#233;fendre clairement la perspective d'une gr&#232;ve massive des postiers, avec le soutien actif des usagers, voire des travailleurs d'autres secteurs. Populariser un tel axe, c'est se placer sur le seul terrain qui peut changer le rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Maria, comit&#233; NPA Paris XI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
pour la Fraction l'&#201;tincelle de LO&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Battre la droite, ou sa politique ? Dans les urnes, ou dans la rue ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Battre-la-droite-ou-sa-politique-Dans-les-urnes-ou-dans-la-rue</link>
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>NPA
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
</dc:subject>

		<description>Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers. Dans les propositions faites par le Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) &#224; la r&#233;union unitaire du 28 octobre, le NPA aurait trouv&#233; &#171; un &#233;l&#233;ment nouveau que nous avons appr&#233;ci&#233; positivement &#187; ? Nous en aurions m&#234;me trouv&#233; trois : que la nouvelle alliance ne soit pas baptis&#233;e Front de gauche &#233;largi, que l'accord puisse &#234;tre national et que le Front de gauche reconnaisse &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce texte a &#233;t&#233; soumis &#224; la discussion du NPA pour le Conseil Politique National des 7 et 8 novembre derniers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Dans les propositions faites par le Front de gauche (PCF, PG, Gauche unitaire) &#224; la r&#233;union unitaire du 28 octobre, le NPA aurait trouv&#233; &lt;em&gt;&#171; un &#233;l&#233;ment nouveau que nous avons appr&#233;ci&#233; positivement &#187; ?&lt;/em&gt; Nous en aurions m&#234;me trouv&#233; trois : que la nouvelle alliance ne soit pas baptis&#233;e Front de gauche &#233;largi, que l'accord puisse &#234;tre national et que le Front de gauche reconnaisse &lt;em&gt;&#171; l'existence de conditions &#187;&lt;/em&gt; pour participer aux ex&#233;cutifs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'unit&#233; &#233;lectorale pourquoi, et &#224; quel prix ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ses calculs tactiques ou ses formulations, le PCF a depuis le d&#233;but un objectif clair : conserver le plus possible de Conseil r&#233;gionaux &#224; la gauche, et &#234;tre partie prenante de leur gestion. Objectif qu'il partage sur le fond avec le Parti de gauche, la F&#233;d&#233;ration (Fase) ou les Alternatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le NPA, lui, dans ces n&#233;gociations de la gauche surnomm&#233;e &lt;em&gt;&#171; radicale et antilib&#233;rale &#187;&lt;/em&gt;, par crainte de se retrouver seul ou par ambigu&#239;t&#233; de sa propre politique, n'a jamais eu le m&#233;rite de la clart&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule exigence nette mise en avant se r&#233;sume &#224; l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du PS. Le crit&#232;re est bien limit&#233; : fort du relatif succ&#232;s du Front de gauche aux Europ&#233;ennes, le PCF lui-m&#234;me semble avoir jug&#233; que pr&#233;senter des listes &lt;em&gt;&#171; diff&#233;rentes &#187; &lt;/em&gt;de celle du PS au premier tour l'arrangerait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le second tour, le NPA est, comme les autres, partisan d'affirmer d'entr&#233;e qu'il faudra sauver les Conseils r&#233;gionaux de gauche en faisant &lt;em&gt;&#171; tout pour battre les listes soutenues par Sarkozy &#187;&lt;/em&gt;. En clair voter pour les sortants alors qu'on souligne que cette gauche a eu dans les conseils r&#233;gionaux la m&#234;me politique que la droite ! Et quel que soit le nom qu'on leur donne, &lt;em&gt;&#171; techniques &#187;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&#171; d&#233;mocratiques &#187;&lt;/em&gt;, les fusions des listes au second tour avec celles du PS apportent forc&#233;ment &#224; celui-ci une caution. Comment d'ailleurs une fusion pourrait-elle n'&#234;tre que technique alors que son but serait de battre la droite, objectif &#233;minemment politique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Refuser la fusion, s'il y a le Modem ? Le PCF l'affirme aussi. (Du moins pour le moment.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste l'&#233;pineux probl&#232;me de la participation aux ex&#233;cutifs. &#201;pineux, semble-t-il, au sein du NPA lui-m&#234;me. Car le &lt;em&gt;Relev&#233; de discussion du 16 octobre&lt;/em&gt;, sign&#233; par le NPA et les autres participants (sauf le PC) &#233;crivait : &lt;em&gt;&#171; Tout le monde est &#224; ce stade grossi&#232;rement d'accord sur la formule suivante : aucune des forces du groupe de travail ne dit &#8220;jamais par principe&#8221;, aucune ne dit &#8220;toujours&#8221;. Il n'y a donc pas de refus de principe, dans toutes circonstances, de g&#233;rer les r&#233;gions. &#187;&lt;/em&gt; Tout le monde ? Donc aussi le NPA ? Dans la m&#234;me ligne, apr&#232;s la r&#233;union unitaire du 28 octobre, le NPA se satisfait de voir le Front de gauche &#224; son tour ne pas dire &lt;em&gt;&#171; toujours &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain des Europ&#233;ennes, le CPN &#233;crivait dans sa r&#233;solution : &lt;em&gt;&#171; les &#233;lecteurs [&#8230;], par leurs votes en partie et par l'abstention pour une autre partie, ont fait savoir qu'une unit&#233; m&#234;me imparfaite &#233;tait pr&#233;f&#233;rable &#224; l'auto-affirmation solitaire d'un parti, aussi populaire soit son porte parole &#187;&lt;/em&gt;. De peur de ne pas faire le scoop &#233;lectoral esp&#233;r&#233;, devons-nous rechercher &#224; tout prix &lt;em&gt;&#171; l'unit&#233; m&#234;me imparfaite &#187;&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;
Un programme pour les luttes, pas pour les r&#233;gions
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quant au r&#233;sum&#233; de programme que le NPA vient de soumettre dans son &lt;em&gt;&#171; Projet d'accord unitaire &#187;&lt;/em&gt;, &#224; la r&#233;union du 28, il reste dans les g&#233;n&#233;ralit&#233;s quasi consensuelles, &#233;vitant les sujets qui f&#226;chent. En premier lieu l'interdiction des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant le programme sur lequel le NPA devrait se pr&#233;senter aux &#233;lections r&#233;gionales (seul ou avec d'autres) n'est pas un programme, concoct&#233; ou &lt;em&gt;&#171; d&#233;clin&#233; &#187;&lt;/em&gt; dans les limites des pr&#233;rogatives des Conseils r&#233;gionaux. Il ne s'agit pas seulement de promettre aux &#233;lecteurs une &lt;em&gt;&#171; mobilisation des fonds publics &#187;&lt;/em&gt; r&#233;gionaux pour les lyc&#233;es, h&#244;pitaux et logements sociaux (aussi justifi&#233;e serait-elle),&#8230; Ni pour la culture sans OGM ! Et ne parlons pas de revendiquer une &lt;em&gt;&#171; r&#233;forme radicale de la fiscalit&#233; &#187;&lt;/em&gt; qui contrecarrerait le &lt;em&gt;&#171; d&#233;sengagement de l'&#201;tat &#187;&lt;/em&gt; aux d&#233;pens des budgets r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre programme doit &#234;tre celui de la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts g&#233;n&#233;raux des travailleurs face &#224; la crise : interdiction des licenciements, hausse g&#233;n&#233;rale des salaires, pensions et minima sociaux, embauche dans les services publics, contr&#244;le des travailleurs sur les budgets publics comme sur les comptes des entreprises, r&#233;gularisation de tous les sans papiers, partie int&#233;grante de la classe ouvri&#232;re. Sans omettre de pr&#233;ciser que, pour cela, il faudra prendre l'argent l&#224; o&#249; il est, dans les caisses du patronat. Et sans omettre non plus que le seul moyen de l'arracher sera une lutte d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la divergence fondamentale, et &#224; vrai dire irr&#233;ductible, entre un programme lutte de classe, et celui de ceux qui font croire que si les &#233;lecteurs leur donnent assez d'&#233;lus ils pourraient peser sur les d&#233;cisions des Conseils r&#233;gionaux, sur l'usage des subventions, ou la promotion de pr&#233;tendus projets industriels novateurs, &#233;cologiques et cr&#233;ateurs d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Combien sommes-nous de militants de partis, syndicalistes, militants associatifs, f&#233;ministes et &#233;cologistes qui enragent de cette situation ? Il est temps de s'unir dans la dur&#233;e et dans la clart&#233;. De se rassembler dans les luttes et dans les &#233;lections&#8230; &#187;&lt;/em&gt;, &#233;crit le CE du NPA (d&#233;claration du 22 octobre). Pr&#233;cis&#233;ment &lt;em&gt;&#171; dans la clart&#233; &#187; &lt;/em&gt; ! Pour chercher &#224; rassembler tous ces militants. Et d'abord dans cette campagne pour l'interdiction des licenciements toujours remise au lendemain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous aurions moins d'&#233;lus (peut-&#234;tre m&#234;me aucun) que ceux qu'on pourrait nous conc&#233;der sur des listes finales d'union de la gauche o&#249; nous figurerions avec le PS aux c&#244;t&#233;s du PC et du PG. Mais ce serait donner une autre &#171; cr&#233;dibilit&#233; &#187; &#224; notre parti que celle esp&#233;r&#233;e d'un scoop dans les urnes. Car cette campagne &#233;lectorale nous permettrait de populariser des objectifs dont pourraient s'emparer les travailleurs dans les luttes de demain, de regrouper autour de nous ceux qui pourraient en &#234;tre les militants actifs, de devenir un parti vers lesquels les travailleurs regardent lorsqu'ils prennent le coup de sang.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;31 octobre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Olivier Belin, pour la Fraction l'&#201;tincelle de Lutte ouvri&#232;re&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Tribune : Luttes politiques et luttes sociales, les r&#233;volutionnaires et la question de l'unit&#233;
</title>
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		<dc:subject>NPA
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Tribune
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		<description>Les colonnes de Convergences r&#233;volutionnaires sont r&#233;guli&#232;rement ouvertes aux militants d'autres courants ou sensibilit&#233;s politiques. Voici cette fois la contribution d'un camarade de la direction du NPA, &#233;galement animateur du bulletin D&#233;bat r&#233;volutionnaire, lequel avait &#233;galement accueilli en septembre dernier une tribune de la Fraction l'&#201;tincelle de Lutte ouvri&#232;re. Dans la contribution des camarades de la Fraction &#224; D&#233;bat r&#233;volutionnaire (N&#176;13) Michelle Verdier &#233;crit : &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les colonnes de &lt;em&gt;Convergences r&#233;volutionnaires &lt;/em&gt; sont r&#233;guli&#232;rement ouvertes aux militants d'autres courants ou sensibilit&#233;s politiques. Voici cette fois la contribution d'un camarade de la direction du NPA, &#233;galement animateur du bulletin &lt;em&gt;D&#233;bat r&#233;volutionnaire, &lt;/em&gt; lequel avait &#233;galement accueilli en septembre dernier une tribune de la Fraction l'&#201;tincelle de Lutte ouvri&#232;re. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Dans la contribution des camarades de la Fraction &#224; &lt;em&gt;D&#233;bat r&#233;volutionnaire&lt;/em&gt; (N&#176;13) Michelle Verdier &#233;crit : &#171; &#8216;&lt;em&gt;Explorer les possibilit&#233;s d'un accord unitaire' avec le PC et le Parti de gauche, comme l'affirme le NPA, pourquoi pas. Mais pour une campagne commune non seulement de d&#233;nonciation des effets d&#233;vastateurs de la crise mais d'affirmation que les travailleurs doivent y riposter tous ensemble, sur leur terrain de classe et sur un programme pr&#233;cis de mesures vitales.&lt;/em&gt; &#187; Pourquoi pas effectivement, la question m&#233;rite non seulement d'&#234;tre pos&#233;e et d&#233;battue, mais effectivement explorer concr&#232;tement en en assumant les difficult&#233;s, les &#233;cueils, les risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans le m&#234;me texte, juste un paragraphe plus haut, Michelle Verdier &#233;crit : &#171; &lt;em&gt;Le NPA envisage donc un &#8216;accord unitaire', mais dans un cadre bien peu contraignant, puisqu'il s'adresse &#224; une gauche &#8216;radicale' mais aussi &#8216; anticapitaliste et antilib&#233;rale'&#8230; c'est-&#224;-dire pas radicale du tout, puisque ouverte aux &#8216; antilib&#233;raux' partisans d'un capitalisme temp&#233;r&#233; ! &lt;/em&gt; &#187; C'est en fait le fond de son argumentation pour condamner la d&#233;marche exploratoire dans laquelle le NPA avait fait le choix de s'engager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre que cette discussion m&#233;riterait d'&#234;tre men&#233;e de fa&#231;on plus rigoureuse. On ne peut dans un m&#234;me mouvement reconna&#238;tre la l&#233;gitimit&#233; qu'il y aurait &#224; rechercher un accord unitaire entre anticapitalistes et antilib&#233;raux et la condamner par avance. Les choses sont de toute &#233;vidence plus compliqu&#233;es sauf de limiter notre politique &#224; l'affirmation de notre propre programme sans chercher &#224; convaincre, &#224; entra&#238;ner en s'adressant aux autres forces qui disent vouloir combattre les &#171; &lt;em&gt;effets d&#233;vastateurs de la crise &#187; &lt;/em&gt;et d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts des travailleurs et des classes populaires. Ces forces ne sont pas anticapitalistes, la belle &#233;vidence ! C'est bien pourquoi nous devons avoir une politique vis-&#224;-vis d'elles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les militants qui se r&#233;f&#232;rent &#224; l'histoire du mouvement communiste r&#233;volutionnaire, au trotskisme, la question du front unique est au c&#339;ur de notre politique. Elle part de l'id&#233;e que la classe ouvri&#232;re est h&#233;t&#233;rog&#232;ne tant socialement que politiquement et que pour s'adresser aux travailleurs influenc&#233;s par les illusions r&#233;formistes il ne suffit pas de d&#233;noncer ces illusions mais de chercher, &#224; chaque &#233;tape, les points de convergence, les terrains d'action communs &#224; la fois pour entra&#238;ner, mobiliser et convaincre, travailler &#224; l'&#233;mergence d'une conscience de classe &#224; travers l'action et la confrontation politique. Cela nous le faisons de fait quotidiennement en particulier dans la lutte syndicale, dans les associations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cette politique peut se mener aussi sur le terrain &#233;lectoral ? La question ne saurait recevoir par avance de r&#233;ponse n&#233;gative. Elle m&#233;rite, l&#224; encore &#224; chaque &#233;tape, d'&#234;tre explor&#233;e concr&#232;tement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que nous avons voulu faire. Pourquoi ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re et principale raison est qu'une telle politique nous a sembl&#233;e indispensable pour &#339;uvrer &#224; la convergence des luttes. Il est clair que les premi&#232;res tentatives de g&#233;n&#233;ralisation qui se sont faites &#224; partir des luttes contre les licenciements dans les entreprises des &#233;quipementiers de l'automobile se sont heurt&#233;es &#224; des limites qui renvoient au niveau de conscience et d'organisation non seulement des travailleurs mais aussi, pour une part, des &#233;quipes militantes. Travailler &#224; la pr&#233;paration d'un mouvement d'ensemble ne saurait se limiter &#224; un volontarisme militant mais passe par une agitation et une propagande la plus large possible autour des exigences des travailleurs et des classes populaires face &#224; la crise. C'est une t&#226;che politique. Utiliser la tribune des &#233;lections dans ce but est indispensable. Il serait erron&#233; de flatter des pr&#233;jug&#233;s a- ou antipolitique qui existent parmi bien des militants ouvriers aussi compr&#233;hensibles que soient ces pr&#233;jug&#233;s. Nous combattons les pr&#233;jug&#233;s r&#233;formistes qui s&#233;parent luttes syndicales et lutte politique limit&#233;e au cadre institutionnel mais nous ne sommes pas des &#171; &lt;em&gt;&#233;conomistes &#187; &lt;/em&gt;pour reprendre l'expression de L&#233;nine qui limiterait la lutte des travailleurs au terrain de l'usine, au terrain social. La pr&#233;paration d'un mouvement d'ensemble, de la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale politique, exige un travail&#8230; politique. La lutte politique dans le cadre &#233;lectoral, y compris des institutions bourgeoises s'inscrit dans ce travail. Pr&#233;parer un mouvement d'ensemble, c'est &#339;uvrer &#224; changer le rapport de force politique. Les luttes, la gr&#232;ve sont une arme d&#233;terminante mais pas unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de front unique y participe en particulier dans les p&#233;riodes de recul comme celle que nous connaissons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; l'offensive politique de la droite et du patronat et aux capitulations de la gauche lib&#233;rale, il est juste et n&#233;cessaire d'explorer les possibilit&#233;s d'unir les forces qui disent vouloir r&#233;sister &#224; cette offensive, la combattre. Engager une telle politique implique d'&#234;tre disponible &#224; la constitution d'un front durable qui n'aurait pas pour seul but les &#233;lections mais qui explorerait les possibilit&#233;s d'action commune sur le terrain des luttes et des mobilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce que cela veut dire vouloir construire un parti du type Die Linke ? Non bien &#233;videmment. Pour la grande majorit&#233; du NPA il n'en est pas question. La politique d'unit&#233; s'accompagne d'une pleine ind&#233;pendance de notre parti. Le front unique suppose la pleine libert&#233; de chaque composante pour d&#233;fendre ses propres orientations, perspectives, objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, la campagne pour le Non au r&#233;f&#233;rendum de 2005 en a &#233;t&#233; une illustration. La LCR, &#224; l'&#233;poque, avait su garder sa pleine ind&#233;pendance malgr&#233; au d&#233;part de la campagne une certaine confusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est clair que les r&#233;volutionnaires seront impuissants &#224; construire ne serait-ce que l'&#233;bauche d'un parti si nous ne sommes pas capables de prendre les risques d'une telle politique. Les risques oui, car bien s&#251;r il y a des risques. Les risques de subir les pressions opportunistes qui plaident pour l'unit&#233; pour l'unit&#233;, les risques de tendances gauchistes qui se nourrissent des faiblesse et h&#233;sitations, des difficult&#233;s. Mais il n'y a pas d'autre r&#233;ponse &#224; ces risques que de s'investir dans la bataille, que d'avoir confiance dans les militants, les travailleurs pour ensemble faire l'exp&#233;rience, mener la bataille, contribuer &#224; ce que le parti lui-m&#234;me gagne en force, en ind&#233;pendance politique, en capacit&#233; d'intervention, en confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne ne niera que dans cette politique le NPA a connu des faiblesses, des h&#233;sitations mais faut-il encore savoir de quel point de vue on discute de ces faiblesses. Il n'y a pas de parti sorti tout arm&#233; de la cuisse du Jupiter de la r&#233;volution, un parti se construit, s'aguerrit &#224; tous les niveaux de responsabilit&#233; en s'engageant dans les batailles n&#233;cessaires, en &#233;tant capable &#224; chaque &#233;tape de faire les bilans quand le temps des bilans est venu, de corriger le tir, de savoir sauvegarder son unit&#233; dans les moments les plus difficiles. Etre capable de cette solidarit&#233; d&#233;mocratique n'est-ce pas la responsabilit&#233; des militants les plus conscients ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et quelles qu'aient pu &#234;tre nos faiblesses, la majorit&#233; du NPA a gard&#233; le cap sur l'essentiel, l'ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du PS et des institutions, le refus de participer &#224; une nouvelle mouture d'union de la gauche au niveau des r&#233;gionales, le refus de brader les int&#233;r&#234;ts des classes populaires pour constituer des majorit&#233;s de gestion de toute la gauche. Le Front de gauche a consid&#233;r&#233; ce refus comme un point de rupture. Dont acte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il aurait &#233;t&#233; possible de r&#233;aliser l'unit&#233; des antilib&#233;raux et des anticapitalistes &#224; condition que les premiers ne sacrifient pas ce qu'ils disent &#234;tre leur programme &#224; des combinaisons parlementaires. Cela n'a pas &#233;t&#233; le cas. C'&#233;tait &#233;crit dans le grand livre de l'histoire ? Non, rien n'est &#233;crit par avance et fallait-il encore en faire la d&#233;monstration vis-&#224;-vis de celles et ceux qui s'interrogent, qui h&#233;sitent, vis-&#224;-vis des militantes et militants du NPA qui veulent sinc&#232;rement l'unit&#233; pour changer le rapport de force.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une nouvelle &#233;tape commence. Elle exige de tirer les enseignements des discussions avec les antilib&#233;raux pour renforcer le NPA afin qu'il devienne r&#233;ellement un parti enracin&#233; dans le monde du travail, instrument des luttes des travailleurs, de leur &#233;mancipation, de leur unit&#233; autour de leurs propres exigences et perspectives, un parti d&#233;mocratique, r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yvan LEMAITRE, membre de la direction du NPA, animateur de &lt;em&gt;D&#233;bat r&#233;volutionnaire&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La gr&#232;ve des travailleurs sans papiers
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>sans-papiers
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		<description>Depuis le 12 octobre, un nouveau mouvement de gr&#232;ve de travailleurs sans papiers, apr&#232;s celui de 2008, ne cesse de prendre de l'ampleur : plus de 5 500 gr&#233;vistes, essentiellement regroup&#233;s en &#206;le-de-France, mais venant de 38 d&#233;partements, 1 800 entreprises, principalement du nettoyage, de la restauration, du b&#226;timent, de l'int&#233;rim. Auxquels se sont jointes des femmes qui travaillent au noir dans le secteur de l'aide &#224; la personne. &lt;br /&gt;Une gr&#232;ve in&#233;dite &lt;br /&gt;Le mouvement de cet automne,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-greve-des-travailleurs-sans-papiers-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La gr&#232;ve des travailleurs sans papiers
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Greve-+" rel="tag"&gt;Gr&#232;ve
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 12 octobre, un nouveau mouvement de gr&#232;ve de travailleurs sans papiers, apr&#232;s celui de 2008, ne cesse de prendre de l'ampleur : plus de 5 500 gr&#233;vistes, essentiellement regroup&#233;s en &#206;le-de-France, mais venant de 38 d&#233;partements, 1 800 entreprises, principalement du nettoyage, de la restauration, du b&#226;timent, de l'int&#233;rim. Auxquels se sont jointes des femmes qui travaillent au noir dans le secteur de l'aide &#224; la personne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve in&#233;dite&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement de cet automne, donc, prend le relais des gr&#232;ves de 2008, qui avaient permis la r&#233;gularisation d'environ 2 800 travailleurs par la CGT, patronat et gouvernement ayant alors c&#233;d&#233; entre autres sur le crit&#232;re de trois ans de pr&#233;sence pour les gr&#233;vistes (et pas cinq) et sur l'ouverture de discussions sur l'int&#233;rim, secteur o&#249; toute r&#233;gularisation par le travail &#233;tait auparavant exclue. Si le gouvernement avait admis quelques crit&#232;res plus souples de r&#233;gularisation en 2008, sous la pression de la lutte, les gr&#233;vistes et les militants de la CGT qui les avaient aid&#233;s avaient d&#251; n&#233;anmoins d&#233;poser des dossiers individuels de demande, exigeant la participation patronale (dont financi&#232;re, de 980 euros par travailleur), et ensuite affronter l'arbitraire des pr&#233;fectures. Certains gr&#233;vistes s'&#233;taient vu rejeter leur dossier dans une pr&#233;fecture alors qu'un dossier similaire &#233;tait accept&#233; par une autre&#8230; ou la m&#234;me pr&#233;fecture avait trait&#233; diff&#233;remment les dossiers de salari&#233;s d'une m&#234;me entreprise, aux parcours similaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour protester contre cet arbitraire que cette fois-ci en 2009, non seulement la CGT et Droits Devant, mais en tout cinq syndicats (CGT, SUD, FSU, CFDT et l'UNSA) et six associations (LDH, Cimade, RESF, Femmes Egalit&#233;, Autremonde et Droits devant !) ont adress&#233; un courrier le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; octobre au premier ministre Fillon, r&#233;clamant une circulaire d&#233;finissant &lt;em&gt;&#171; une proc&#233;dure s&#233;curis&#233;e et standardis&#233;e quel que soit le d&#233;partement &#187;&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&#171; des crit&#232;res am&#233;lior&#233;s, simplifi&#233;s, appliqu&#233;s dans l'ensemble du territoire national &#187;&lt;/em&gt;. Les signataires affirmaient &#233;galement vouloir traiter les questions importantes, laiss&#233;es jusque-l&#224; en suspens, des femmes dans l'aide &#224; la personne (les &#171; nounous &#187; de bien des gosses de ce pays !), de bien d'autres travailleurs au noir, sans fiches de paie et donc sans possibilit&#233; de d&#233;poser une demande en pr&#233;fecture, et enfin de travailleurs alg&#233;riens ou tunisiens entre autres, qui ne peuvent pr&#233;tendre &#224; une r&#233;gularisation par le travail comme d'autres, sous pr&#233;texte d'accords bilat&#233;raux entre &#201;tats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de deux semaines apr&#232;s l'envoi de cette lettre &#233;clatait la vague des gr&#232;ves actuelles, l'Acte II, apr&#232;s l'Acte I d&#233;clench&#233; par la CGT en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, la gr&#232;ve ne s'est pas organis&#233;e seulement entreprise par entreprise. Il y a des piquets de sites, certes. Mais les gr&#233;vistes sont rattach&#233;s &#224; des p&#244;les li&#233;s aux secteurs d'activit&#233; les plus friands en salari&#233;s en situation dite irr&#233;guli&#232;re (sans titre de s&#233;jour) : nettoyage, restauration, BTP, int&#233;rim. C'est l&#224; aussi qu'ils se retrouvent, pointent, discutent et s'organisent &#8211; ce qui permet &#224; des gr&#233;vistes isol&#233;s dans des entreprises souvent petites, de rallier n&#233;anmoins la gr&#232;ve. Et &#224; la gr&#232;ve de grossir jour apr&#232;s jour. Les gr&#233;vistes qui constituent les piquets d'une multitude de sites ont &#233;lu des d&#233;l&#233;gu&#233;s qui se r&#233;unissent au moins deux fois par semaine au si&#232;ge de la CGT &#224; Montreuil, avec les repr&#233;sentants de l'ensemble des syndicats et associations qui soutiennent et organisent le mouvement. Soit environ 300 d&#233;l&#233;gu&#233;s en g&#233;n&#233;ral, qui repr&#233;sentent 5 500 gr&#233;vistes et viennent faire ensemble le point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gouvernement et des patrons ont cherch&#233; &#224; durcir. L'an dernier, des gr&#233;vistes arr&#234;t&#233;s lors de contr&#244;les de police &#233;taient lib&#233;r&#233;s sur intervention de la CGT. Cette fois, le gouvernement n'a pris aucun engagement et malgr&#233; l'intervention de la Cimade ou de RESF, des gr&#233;vistes sont rest&#233;s d&#233;tenus et menac&#233;s d'expulsion. Des patrons, eux, font appel &#224; la justice pour obtenir des gr&#233;vistes qu'ils &#233;vacuent les lieux qu'ils occupent : par des proc&#233;dures acc&#233;l&#233;r&#233;es dans lesquelles il n'est fait aucune mention de la gr&#232;ve, mais du respect de la propri&#233;t&#233; priv&#233;e. Cela, bien que les gr&#233;vistes aient fourni aux huissiers les noms de personnes travaillant effectivement pour l'agence ou le chantier, et qui sont gr&#233;vistes. Mais peu leur importe et les patrons obtiennent rapidement l'intervention de la police pour faire appliquer ! Ou ne s'embarrassent d'aucune d&#233;cision de justice pour faire intervenir la police !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi le 2 novembre, le chantier de la tour First (ex-tour Axa) &#224; La D&#233;fense, occup&#233; depuis 7 heures du matin, a &#233;t&#233; &#233;vacu&#233; le jour m&#234;me sans d&#233;cision de justice, sur ordre de la pr&#233;fecture de police de Paris et &#224; la demande de Bouygues. De tr&#232;s nombreuses &#233;vacuations (plusieurs par semaine pour l'int&#233;rim) n'ont pas d&#233;courag&#233; les gr&#233;vistes qui ont ripost&#233; aussit&#244;t par de nouvelles occupations. Le nombre des piquets n'a pas diminu&#233;, et le nombre des gr&#233;vistes a augment&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_432 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH141/sanspap-d2f7d.png?1787842198' width='300' height='141' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; quand vraiment du nouveau ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est maintenant &#233;vident que l'arr&#234;t de travail de plus de 5 500 travailleurs commence &#224; d&#233;ranger le patronat. C'est ce que le maire de Paris, Bertrand Delano&#235; (qui par ailleurs a exprim&#233; sa solidarit&#233; avec les gr&#233;vistes), souligne : &lt;em&gt;&#171; le non r&#232;glement de ce conflit perturbe l'activit&#233; &#233;conomique de la capitale &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; l'agacement patronal, le gouvernement a fait une &lt;em&gt;&#171; proposition de texte &#187;&lt;/em&gt; croyant peut-&#234;tre mettre un terme au conflit &#224; peu de frais. Mais elle est loin de satisfaire les gr&#233;vistes. Leur pression a permis de faire quelques pas en avant : les conditions de r&#233;gularisation des salari&#233;s de l'int&#233;rim seraient assouplies. Les agents de s&#233;curit&#233; auraient d&#233;sormais la possibilit&#233; d'&#234;tre r&#233;gularis&#233;s par le travail, ce qui n'&#233;tait pas le cas jusqu'&#224; pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour les gr&#233;vistes comme pour les onze organisations syndicales et associatives qui les soutiennent, c'est loin du compte. Le minist&#232;re de l'immigration maintient un certain nombre de conditions de r&#233;gularisations inacceptables pour eux. Ils tiennent &#224; ce que figure noir sur blanc : les trois ans (et pas plus) de pr&#233;sence obligatoire, la prise en compte du travail au noir, en particulier le cas des femmes qui travaillent dans l'aide &#224; domicile. Ils tiennent &#224; ce que soient r&#233;gularis&#233;s comme les autres les travailleurs de nationalit&#233;s tunisienne et alg&#233;rienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, les travailleurs sans papiers sont d&#233;termin&#233;s &#224; continuer le mouvement. Chaque jour celui-ci se fortifie, trouve de nouveaux gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.L.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Premi&#232;re gr&#232;ve d'une telle ampleur dans l'int&#233;rim&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes de l'int&#233;rim, au total plus de 1 300 scrupuleusement et r&#233;guli&#232;rement d&#233;compt&#233;s par leur comit&#233; de gr&#232;ve, se sont organis&#233;s. Chaque piquet de site a &#233;lu ses d&#233;l&#233;gu&#233;s. Ils sont 120 environ, dont 80 se retrouvent tous les matins au comit&#233; de gr&#232;ve &#8211; qui a voyag&#233; au rythme de quelques &#233;vacuations, mais nullement faibli ! Sur les piquets, les d&#233;l&#233;gu&#233;s assurent le pointage des gr&#233;vistes, qui peuvent &#234;tre plusieurs centaines dans certaines agences occup&#233;es. Compte pr&#233;cis et suivi des gr&#233;vistes au jour le jour, agence par agence ! Les d&#233;l&#233;gu&#233;s y discutent de l'avanc&#233;e, ou pas, des n&#233;gociations avec le gouvernement, mais &#233;galement de tous les probl&#232;mes concrets qui se posent &#224; eux : fa&#231;on de r&#233;agir &#224; la venue d'huissiers ou de forces de police sur les piquets, importance des collectes dans la rue par les gr&#233;vistes pour faire conna&#238;tre leur mouvement et permettre &#224; la population de manifester son soutien, gestion des absences de certains gr&#233;vistes sur les piquets et conscience de l'investissement n&#233;cessaire dans la gr&#232;ve. Une exp&#233;rience d'organisation la plus d&#233;mocratique possible, pr&#233;cieuse pour l'avenir, quand r&#233;gularis&#233;s, ces travailleurs continueront &#224; se d&#233;fendre contre l'exploitation quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.G.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Sans papiers ? Pas tant que &#231;a !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Celui qui manque, c'est l'autorisation de s&#233;jour sinon il y a passeport, loyers, fiches de paie avec cotisations sociales, etc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Sans papiers... mais pas sans boulot ni patrons !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Sans-papiers-mais-pas-sans-boulot-ni-patrons</link>
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>sans-papiers
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		<description>Les gr&#232;ves n'ont pas seulement mis en &#233;vidence que les sans papiers &#233;taient des travailleurs, elles ont aussi montr&#233; qu'ils avaient des employeurs. Car les premiers &#224; profiter de la situation, loi ou pas loi, sont bien les patrons. &lt;br /&gt;La recherche de la main-d'oeuvre la plus mall&#233;able, la moins ch&#232;re et la moins encline &#224; protester a conduit &#224; l'utilisation tr&#232;s importante de sans papiers dans certains des secteurs les plus durs. Pour ces travailleurs, le fait de se cacher des &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-greve-des-travailleurs-sans-papiers-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La gr&#232;ve des travailleurs sans papiers
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Immigration-+" rel="tag"&gt;Immigr&#233;s
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-sans-papiers-+" rel="tag"&gt;sans-papiers
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les gr&#232;ves n'ont pas seulement mis en &#233;vidence que les sans papiers &#233;taient des travailleurs, elles ont aussi montr&#233; qu'ils avaient des employeurs. Car les premiers &#224; profiter de la situation, loi ou pas loi, sont bien les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recherche de la main-d'oeuvre la plus mall&#233;able, la moins ch&#232;re et la moins encline &#224; protester a conduit &#224; l'utilisation tr&#232;s importante de sans papiers dans certains des secteurs les plus durs. Pour ces travailleurs, le fait de se cacher des &#171; autorit&#233;s &#187; oblige &#224; accepter l'essentiel de ce que le patron exige : horaires, conditions de travail, salaire...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la surexploitation par le patron s'ajoute l'asservissement aux mafias auxquelles livre la situation de &#171; hors la loi &#187;. Mafias des passeurs d'abord. Mafias du logement, parfois fourni par l'employeur lui-m&#234;me au-dessus de son restaurant. Petites et grandes truanderies sur le salaire quand le travailleur se fait &#171; pr&#234;ter &#187; des papiers en r&#232;gle, en &#233;change d'une commission sur le salaire pour celui qui les fournit... De v&#233;ritables march&#233;s sont organis&#233;s autour des sans papiers, march&#233;s noirs mais lucratifs : des &#171; niches &#187;, comme disent des &#233;conomistes, qui existent en lien permanent avec le march&#233; capitaliste traditionnel, et m&#234;me &#224; l'&#233;chelle internationale. En France, les quelque 300 000 clandestins estim&#233;s par le minist&#232;re de l'immigration repr&#233;sentent une main-d'oeuvre cons&#233;quente qui n'est pas sortie de nulle part, ne travaille pas nulle part&#8230; et rapporte bel et bien &#224; diverses esp&#232;ces du patronat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le d&#233;put&#233; UMP Fr&#233;d&#233;ric Lefebvre, &#224; l'origine de la r&#233;gularisation par le travail fix&#233;e par la loi du 20 novembre 2007, d&#233;clare : &lt;em&gt;&#171; Je me suis battu pour que les entreprises soient les interlocutrices des pr&#233;fectures. Je voulais contourner les associations qui d&#233;voient les proc&#233;dures afin de r&#233;gulariser un maximum de personnes &#187;&lt;/em&gt;, il indique bien qu'il s'agissait de sous-traiter aux patrons la gestion des flux migratoires, de leur accorder le r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant dans les possibles r&#233;gularisations, c'est-&#224;-dire de leur permettre de conserver tous les choix et&#8230; toutes les possibilit&#233;s de chantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#232;ves ont ensuite chang&#233; la donne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le recours ill&#233;gal &#224; de la main-d'&#339;uvre fait craindre aux patrons le &#171; dumping &#187; entre eux, le scandale voire des ennuis avec la justice, y compris p&#233;nale. Mais le discours patronal s'est vite adapt&#233;. Andr&#233; Daguin, pr&#233;sident de l'Union des m&#233;tiers et des industries de l'h&#244;tellerie, r&#233;clamait 50 000 r&#233;gularisations pour son secteur d&#232;s avril 2008. Didier Chenet, du Syndicat national des h&#244;teliers, restaurateurs, cafetiers, traiteurs, estimait pour sa part que &lt;em&gt;&#171; Le gouvernement a fait une erreur en listant des m&#233;tiers trop pr&#233;cis. Il aurait mieux valu parler profession &#187;&lt;/em&gt;. Fran&#231;ois Roux, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral d'une organisation patronale de l'int&#233;rim, a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; d'embaucher des int&#233;rimaires &#224; l'&#233;tranger (depuis la loi de novembre 2007) : &lt;em&gt;&#171; Pourquoi ne pas l'&#233;tendre aux int&#233;rimaires sans papiers en France ? &#187;&lt;/em&gt;. D'autres f&#233;d&#233;rations sont rest&#233;es muettes, comme le b&#226;timent, qui aurait pr&#233;f&#233;r&#233; n&#233;gocier en coulisse avec le cabinet Hortefeux et y envoyer directement ses dossiers de salari&#233;s sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les positions officielles des organisations repr&#233;sentatives du patronat sont une chose, l'attitude des employeurs confront&#233;s &#224; des luttes pour la r&#233;gularisation chez eux, une autre chose. Et d'abord le r&#232;gne de l'hypocrisie : &#171; &lt;em&gt;on ne savait pas&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;on a &#233;t&#233; tromp&#233;s par nos salari&#233;s&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;on est pris en otage&lt;/em&gt; &#187;... Pourtant, les m&#234;mes n'&#233;taient pas trop regardants peu de temps auparavant, et n'exigeaient que de simples photocopies de titres de s&#233;jour, quasi illisibles, rarement des num&#233;ros de s&#233;curit&#233; sociale valables. Apr&#232;s l'instauration des contr&#244;les des papiers &#224; l'embauche en juillet 2007, certains sans papiers ont &#233;t&#233; licenci&#233;s, mais certains ont pu revenir au travail avec de vrais papiers sous un nouveau nom, ce qui n'a pas pos&#233; tant de questions aux patrons &#8211; du b&#226;timent et de l'int&#233;rim notamment. Les donneurs d'ordre de l'int&#233;rim et les grandes entreprises ayant recours &#224; la sous-traitance se sont r&#233;fugi&#233;s derri&#232;re leur &#171; ignorance &#187; de la situation, y compris la SNCF ou la RATP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est que les nouvelles lois sur l'immigration, en renfor&#231;ant les contr&#244;les, ont en boomerang mis les pratiques patronales ill&#233;gales sur la sellette&#8230; et fait craindre des sanctions. La loi du silence aurait perdur&#233; si des gr&#232;ves n'avaient pos&#233; le probl&#232;me autrement, au grand jour. Plusieurs restaurants ont r&#233;agi en licenciant des salari&#233;s sans papiers, par peur d'&#234;tre &#171; pris &#187;, et ont provoqu&#233; en retour de nouvelles gr&#232;ves. La plupart des employeurs ont &#233;t&#233; vite assur&#233;s qu'ils &#233;chapperaient aux sanctions administratives ou p&#233;nales. Le minist&#232;re du travail s'est montr&#233; on ne peut plus conciliant. Depuis le d&#233;but des gr&#232;ves, un contr&#244;leur du travail t&#233;moigne que &lt;em&gt;&#171; Notre hi&#233;rarchie ne nous demande aucune &#8220;fiche de conflit&#8221; pour suivre le mouvement, alors que c'est la norme. Elle nie ce conflit du travail &#187;&lt;/em&gt;. Pas de sanctions pour les employeurs, pas d'expulsions en cas de refus des premiers dossiers d&#233;pos&#233;s par la CGT : circulez, y'a rien &#224; voir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la peur de la gr&#232;ve a pouss&#233; des patrons &#224; la prudence : accompagner la d&#233;marche de r&#233;gularisation des travailleurs est devenu courant, en &#233;change du silence de ces derniers, parfois de mises &#224; pied ou m&#234;me de licenciements avec la promesse de r&#233;embauche. Les plus empress&#233;s ont &#233;t&#233; les petits patrons de la restauration, bien embarrass&#233;s &#224; l'id&#233;e de n'avoir plus personne en cuisine. M&#234;me de grandes entreprises, comme Veolia ou la Sodexo, se sont engag&#233;es dans de telles d&#233;marches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une gr&#232;ve, beaucoup de restaurants ou d'entreprises du nettoyage ont v&#233;rifi&#233; l'ensemble des papiers de leur personnel : &#224; la clef, soit des licenciements pour des salari&#233;s isol&#233;s et vuln&#233;rables, soit de nouvelles d&#233;marches de r&#233;gularisation pour en finir avec ce &#171; risque social &#187;. Et les patrons de chercher f&#233;brilement des conseils juridiques aupr&#232;s de leurs avocats ! M&#234;me des sites internet comme &#171; l'h&#244;tellerie-restauration.fr, le journal des Restaurants H&#244;tels Caf&#233;s &#187; ont publi&#233; dans leurs rubriques juridiques des guides &#224; usage patronal : faut-il licencier, et comment ? Peut-on r&#233;gulariser ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, une certaine discr&#233;tion patronale semble de mise. La FNTP (F&#233;d&#233;ration Nationale des Travaux Publics), dont le si&#232;ge a &#233;t&#233; occup&#233; par des gr&#233;vistes, a r&#233;agi en indiquant que la situation &lt;em&gt;&#171; rel&#232;ve de la seule responsabilit&#233; des pouvoirs publics, et que les organisations professionnelles n'ont aucun r&#244;le dans ce domaine. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat renvoie la patate chaude au gouvernement&#8230; mais est n&#233;anmoins emp&#234;ch&#233; de continuer &#224; exploiter tranquillement et empocher&#8230; par la gr&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kalim DOULA&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Pas vus pas pris ?
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La RATP a &#233;t&#233; prise la main dans le sac. En septembre dernier, les travailleurs de la soci&#233;t&#233; Asten, charg&#233;e de la r&#233;novation des stations de m&#233;tro parisiennes, filmaient leurs conditions de travail avec un t&#233;l&#233;phone portable. Au d&#233;but de la gr&#232;ve, leur &#171; reportage &#187; a fait du bruit : pour casser les vieux murs et l'asphalte des quais, ils ne disposaient en tout et pour tout que d'un gilet jaune. Pas de casque, ni chaussures de s&#233;curit&#233; ni masques. On les voit remonter &#224; la surface de lourdes plaques d'asphalte, sur la t&#234;te ou sur les &#233;paules, porter sans protection des seaux de goudron bouillant. Certains montrent des br&#251;lures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La RATP a aussit&#244;t d&#233;clar&#233; que &lt;em&gt;&#171; &#224; sa connaissance, aucun salari&#233; travaillant sur ses sites n'&#233;tait en situation irr&#233;guli&#232;re &#187;&lt;/em&gt;. Son sous-traitant, Asten, a eu la m&#234;me r&#233;ponse :&lt;em&gt; &#171; les soci&#233;t&#233;s d'int&#233;rim nous attestent formellement de la r&#233;gularit&#233; des employ&#233;s qu'elles mettent &#224; notre disposition &#187;&lt;/em&gt;. Bien pratique, la sous-traitance : le donneur d'ordre cherche le sous-traitant le moins cher, qui fait &#224; son tour appel &#224; une soci&#233;t&#233; d'int&#233;rim et personne n'est ni coupable ni responsable. Dans le b&#226;timent, il peut y avoir jusqu'&#224; 12 niveaux de sous-traitance imbriqu&#233;s, d&#233;nonce la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.G.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_431 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH239/sans_papiers-17577.png?1787842198' width='300' height='239' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La politique de la CGT : r&#233;gularisation par la gr&#232;ve
</title>
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>sans-papiers
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		<dc:subject>CGT
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		<description>Quand en avril 2008, la CGT lance la premi&#232;re vague de gr&#232;ves de travailleurs sans papiers, il s'agit de poursuivre sur la lanc&#233;e de quelques gr&#232;ves spectaculaires pour la r&#233;gularisation, men&#233;es l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente par des sans papiers et militants CGT de l'Essonne, en particulier chez Buffalo Grill &#224; Viry Ch&#226;tillon. &lt;br /&gt;Un genre de &#171; chiche ! &#187; au gouvernement et aux patrons &lt;br /&gt;L'irruption de ces gr&#232;ves &#233;tait un genre de r&#233;ponse syndicale, et du tac au tac, aux pr&#233;tentions hypocrites du&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-sans-papiers-+" rel="tag"&gt;sans-papiers
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CGT-+" rel="tag"&gt;CGT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand en avril 2008, la CGT lance la premi&#232;re vague de gr&#232;ves de travailleurs sans papiers, il s'agit de poursuivre sur la lanc&#233;e de quelques gr&#232;ves spectaculaires pour la r&#233;gularisation, men&#233;es l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente par des sans papiers et militants CGT de l'Essonne, en particulier chez Buffalo Grill &#224; Viry Ch&#226;tillon.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un genre de &#171; chiche ! &#187; au gouvernement et aux patrons&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'irruption de ces gr&#232;ves &#233;tait un genre de r&#233;ponse syndicale, et du tac au tac, aux pr&#233;tentions hypocrites du gouvernement de r&#233;gulariser &#171; par le travail &#187; : nous travaillons ici, nous vivons ici souvent depuis bien longtemps, et exigeons les cartes de s&#233;jour li&#233;es &#224; cette situation ! La gr&#232;ve s'imposait aux travailleurs sans papiers. Leurs patrons les avaient exploit&#233;s de longues ann&#233;es : &#224; eux de payer maintenant, &#224; eux de les faire r&#233;gulariser (en payant au passage une taxe et en garantissant un contrat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais gr&#226;ce &#224; la seule arme des travailleurs : la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la part de la CGT, s'impliquer &#224; tel point dans la cause des sans papiers, organiser leur gr&#232;ve, les organiser en tant que travailleurs comme tous les autres (et non en parler comme de surexploit&#233;s &#224; plaindre, ou pire comme de travailleurs faisant pression &#224; la baisse sur les conditions de travail et les salaires), c'&#233;tait in&#233;dit, une premi&#232;re en fait dans l'histoire r&#233;cente du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assistait &#224; l'irruption des sans papiers en tant que travailleurs, salari&#233;s comme les autres, travaillant, cotisant, payant des imp&#244;ts. Priv&#233;s de droits ? Mais ne se privant pas pour autant de l'arme de la gr&#232;ve ! Il y avait de quoi frapper les esprits de nombreux travailleurs fran&#231;ais (et immigr&#233;s en s&#233;jour r&#233;gulier d'ailleurs !). La gr&#232;ve devait donc ouvrir une br&#232;che dans l'arsenal des lois anti-immigr&#233;s en tous genres, en montrant la voie &#224; des dizaines de milliers d'autres travailleurs sans papiers susceptibles un jour de se mettre en gr&#232;ve eux aussi. Il s'agissait donc de mener une gr&#232;ve revendicative, donnant l'espoir, imposant un rapport de forces face aux patrons. Ce n'&#233;tait pas un mouvement destin&#233; &#224; formuler une pr&#233;tendue &#171; juste loi &#187; de r&#233;gularisation, avec de pr&#233;tendus &#171; bons crit&#232;res &#187;. Bref la r&#233;gularisation par la gr&#232;ve, pas la r&#233;gularisation par le travail !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gr&#232;ve, acte I&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re vague de gr&#232;ves de 2008 fut un succ&#232;s, avec environ 2 800 r&#233;gularisations pour la seule CGT, et bien plus dans la foul&#233;e par d'autres canaux. Au passage, de nombreux gr&#233;vistes &#171; hors crit&#232;res &#187; arrach&#232;rent aussi leur r&#233;gularisation, de haute lutte. Par exemple, certains qui n'avaient pas les cinq ans de s&#233;jour en France exig&#233;s des pr&#233;fectures, ou encore des int&#233;rimaires qu'au d&#233;part le minist&#232;re de l'immigration avait d&#233;cr&#233;t&#233;s par principe non r&#233;gularisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en mai 2008 la gr&#232;ve n'a pas eu la relance dont elle avait besoin pour maintenir la pression sur le gouvernement. Elle n'avait pas fait boule de neige d'elle-m&#234;me. Surtout, la direction de la CGT, apr&#232;s avoir promis une nouvelle vague, notamment &#224; l'occasion d'un meeting en mai 2008, regroupant 2 500 travailleurs sans papiers tr&#232;s d&#233;termin&#233;s, a sonn&#233; la fin du mouvement. Il est probable que les couloirs de la conf&#233;d&#233;ration aient &#233;t&#233; hant&#233;s par l'id&#233;e que ce mouvement &#233;tait bien co&#251;teux en &#233;nergie et en temps, que la CGT devait aussi mobiliser pour les prud'homales, ne pas offrir un tableau trop &#171; rouge et noir &#187;, de syndicat de damn&#233;s de la terre, mais plut&#244;t renforcer cette image que Bernard Thibault essayait de d&#233;velopper depuis des ann&#233;es, d'une CGT moderne, r&#233;formiste, syndiquant de plus en plus de cadres&#8230; et n&#233;gociant tranquillement avec le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dynamique de la gr&#232;ve &#233;tait d&#233;j&#224; forc&#233;ment fragile. Difficile pour les sans papiers de sortir de la clandestinit&#233;, de se lancer dans une telle gr&#232;ve sans garantie solide de succ&#232;s. Difficile aussi pour l'&#233;quipe r&#233;duite (il faut le dire) de militants de la CGT portant ce mouvement, de rester investis de longs mois, quasiment 24 heures sur 24. &#192; l'&#233;t&#233; 2008, le mouvement s'est &#233;teint peu &#224; peu, avec tout de m&#234;me la satisfaction de voir quelques milliers de sans papiers obtenir leur titre de s&#233;jour. Les pr&#233;fectures se sont &#233;videmment saisies de cette baisse de r&#233;gime pour redoubler d'arrogance, refuser des dossiers ou les traiter de fa&#231;on de plus en plus arbitraire, avec des crit&#232;res revus &#224; la hausse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La gr&#232;ve, Acte II&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais finalement la nouvelle vague de gr&#232;ves a d&#233;marr&#233; le 12 octobre 2009. Pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein : durant l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e, des sans papiers se sont organis&#233;s et regroup&#233;s avec des &#233;quipes militantes pas d&#233;mobilis&#233;es (CGT pour l'essentiel mais aussi Solidaires, la CNT, des associations aussi), de nouvelles gr&#232;ves se sont pr&#233;par&#233;es discr&#232;tement. Fait important, la conf&#233;d&#233;ration CGT, sans doute avec ses propres calculs, a de nouveau donn&#233; un feu vert &#224; ses &#233;quipes impliqu&#233;es dans ce combat. Cette fois-ci, en agissant d'embl&#233;e avec d'autres organisations syndicales et associatives, parties prenantes ou soutiens actifs du mouvement. Changement positif. Cependant les dirigeants des conf&#233;d&#233;rations syndicales comme des partis de gauche, n'ont pas mis leur poids m&#233;diatique ou politique dans la balance. S&#233;gol&#232;ne Royal semble davantage s'int&#233;resser &#224; Vincent Peillon, et vice versa, que ces deux-l&#224; au sort des travailleurs les plus exploit&#233;s du pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, l'&#233;quipe CGT en charge de la gr&#232;ve, et qui en est la locomotive, a pour sa part infl&#233;chi sa politique. L'exigence d'une circulaire nationale de r&#233;gularisation est devenue la revendication centrale. Elle r&#233;pond &#224; un probl&#232;me bien r&#233;el : le blocage des dossiers, l'arbitraire des pr&#233;fectures. Une partie des gr&#233;vistes sont aujourd'hui dans la gr&#232;ve parce qu'ils se sont r&#233;ellement heurt&#233;s &#224; ces obstacles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Exiger des &#171; crit&#232;res &#187;, n'est-ce pas abandonner ceux qui n'y r&#233;pondraient pas ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, le danger serait d'interpr&#233;ter une telle revendication comme celle d'une &#171; bonne circulaire &#187;. R&#233;clamer comme le font les organisations parties prenantes des &lt;em&gt;&#171; crit&#232;res simplifi&#233;s et homog&#232;nes &#187;&lt;/em&gt; pourrait devenir un terrain pour le moins glissant. Surtout si l'on pr&#233;cisait de &#171; justes &#187; crit&#232;res&#8230; Mais le slogan de la gr&#232;ve reste : &lt;em&gt;&#171; On bosse ici, on vit ici, on reste ici &#187;&lt;/em&gt;. L'esprit de la gr&#232;ve reste, autant qu'en 2008, d'arracher le maximum de papiers pour les gr&#233;vistes. De d&#233;velopper le rapport de force au maximum pour r&#233;gulariser tous les gr&#233;vistes, en arrachant aux patrons le plus possible d'engagements et au gouvernement les crit&#232;res les moins durs. Jusqu'&#224; leur imposer, si c'est possible, la r&#233;gularisation des gr&#233;vistes qui n'entreraient de toute fa&#231;on pas dans ces fichus crit&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gr&#232;ve actuelle est m&#234;me plus conforme &#224; cet esprit-l&#224; que la pr&#233;c&#233;dente. Pour mobiliser le plus possible de travailleurs sans papiers, les militants de la CGT ont fait le choix d'organiser non seulement des gr&#232;ves &#171; homog&#232;nes &#187; de travailleurs ayant tous le m&#234;me employeur, mais aussi des piquets de regroupement des travailleurs par secteurs (nettoyage, BTP, h&#244;tellerie-restauration, int&#233;rim), o&#249; ils accueillent dans la gr&#232;ve des travailleurs isol&#233;s. Significatif est aussi le choix de poser au gouvernement le cas des travailleuses et travailleurs qui, dans les caboches de n&#233;griers des sp&#233;cialistes en &#171; r&#233;gulation des flux migratoires &#187; des services de l'immigration, seraient absolument non r&#233;gularisables : salari&#233;s de l'aide &#224; domicile, pay&#233;s au noir, agents de s&#233;curit&#233;, int&#233;rimaires en tous genres&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; 2008 il ne s'agit plus d'arracher &#224; un patron les &#171; cerfa &#187; (les promesses d'embauche/demandes de r&#233;gularisation) pour ensuite demander la r&#233;gularisation aux pr&#233;fectures, mais d'abord de faire bloc tous ensemble contre les patrons et le gouvernement. Le succ&#232;s du mouvement d&#233;pend donc de son &#233;largissement aux travailleurs isol&#233;s, aux travailleurs de nouvelles entreprises, aux travailleurs asiatiques, turcs, kurdes, maghr&#233;bins et autres origines (car l'essentiel de la gr&#232;ve est aujourd'hui le fait d'Africains de l'Ouest). Un tract a ainsi &#233;t&#233; publi&#233; en quatre langues (arabe, turc, chinois et fran&#231;ais). Des travailleuses de l'aide &#224; domicile elles aussi se sont organis&#233;es, ainsi que des travailleurs chinois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la gr&#232;ve permet finalement d'obtenir des papiers pour des milliers de travailleurs, ce sera alors un espoir pour des dizaines de milliers d'autres, et en fait un levier pour de nouvelles gr&#232;ves. Quelle que soit la circulaire gouvernementale, et ses crit&#232;res de r&#233;gularisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La difficult&#233;, celle de tous les travailleurs en lutte : combattre l'isolement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un fait est frappant : cette gr&#232;ve des travailleurs sans papiers, impressionnante par son caract&#232;re massif et d&#233;termin&#233; au regard des difficult&#233;s encourues, souffre d'un grand isolement, si ce n'est de l'ignorance du reste de la classe ouvri&#232;re. C'est l&#224; certainement que r&#233;side la plus grande d&#233;faillance des directions syndicales. Ce serait leur r&#244;le d'informer le plus largement les autres travailleurs, pourquoi pas par une manifestation ou d'un meeting national qui seraient l'occasion pour les gr&#233;vistes sans papiers de s'adresser &#224; d'autres (il en est question depuis longtemps, mais pour quand ?). Ce serait leur r&#244;le d'unifier les ripostes. Cela p&#232;se aujourd'hui sur la lutte des travailleurs sans papiers comme sur toutes les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> De la Bourse du Travail &#224; la rue Baudelique
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/De-la-Bourse-du-Travail-a-la-rue-Baudelique</link>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>sans-papiers
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		<dc:subject>CGT
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		<description>Le 24 juin 2009 des militants de la CGT expulsaient physiquement de la Bourse du Travail de Paris des sans papiers qui occupaient une partie des locaux depuis 14 mois. &#201;pisode catastrophique : le service d'ordre de la CGT aux prises, manu militari, avec des sans papiers. Des voix se sont &#233;lev&#233;es au sein m&#234;me du syndicat. Col&#232;re ou pour le moins trouble chez un certain nombre de travailleurs, y compris sans papiers, ne comprenant pas ce que voulait la CGT, d'un c&#244;t&#233; organisant des&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 24 juin 2009 des militants de la CGT expulsaient physiquement de la Bourse du Travail de Paris des sans papiers qui occupaient une partie des locaux depuis 14 mois. &#201;pisode catastrophique : le service d'ordre de la CGT aux prises, manu militari, avec des sans papiers. Des voix se sont &#233;lev&#233;es au sein m&#234;me du syndicat. Col&#232;re ou pour le moins trouble chez un certain nombre de travailleurs, y compris sans papiers, ne comprenant pas ce que voulait la CGT, d'un c&#244;t&#233; organisant des gr&#232;ves pour la r&#233;gularisation de travailleurs sans papiers, de l'autre jouant du muscle contre certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il y avait un fort passif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la vague de gr&#232;ves lanc&#233;e en 2008 par la CGT, des collectifs de sans papiers regroup&#233;s dans la CSP 75 (Coordination des sans papiers 75), tent&#232;rent un d&#233;p&#244;t collectif de dossiers &#224; la pr&#233;fecture de Paris. Celle-ci les envoya pa&#238;tre, en leur affirmant qu'elle ne recevrait que des dossiers CGT&#8230; Grossi&#232;re ficelle des autorit&#233;s, pour diviser ! La CSP 75 tomba manifestement dans le panneau, se retourna contre la CGT et occupa ses locaux de la Bourse du Travail de Paris (dans des conditions mat&#233;rielles bien difficiles). Et d'argumenter virulemment contre la CGT (y compris l'&#233;quipe CGT engag&#233;e dans la gr&#232;ve des sans papiers), et de l'accuser de n&#233;gocier l'immigration choisie avec le minist&#232;re, de privil&#233;gier &#171; ses &#187; sans papiers et de tourner le dos &#224; l'objectif des papiers pour tous. Les responsables de la CSP 75 s'appuyaient aussi sur le pr&#233;tendu refus de militants de la CGT et de &#171; Droits Devant !! &#187; de prendre en charge de nouveaux dossiers, au-del&#224; des milliers dont ils s'occupaient d&#233;j&#224; avec peine. La CGT avait toutefois aid&#233; &#224; ce que la pr&#233;fecture re&#231;oive des dossiers CSP 75.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re ces objections, il y avait le refus de la CSP 75 d'offrir, dans le cadre de cette gr&#232;ve, une perspective de r&#233;gularisation aux quelque 1 000 &#224; 2 000 sans papiers qui lui avaient confi&#233; leurs int&#233;r&#234;ts. Hostilit&#233; au recours &#224; la gr&#232;ve ? Hostilit&#233; &#224; la CGT ressentie comme concurrente parce qu'en appelant &#224; ces gr&#232;ves spectaculaires, elle remettait la question des sans papiers sur la place publique et reprenait le flambeau de la lutte difficile pour leur r&#233;gularisation ? Ou les deux ? &#192; coup s&#251;r, les occupants de la Bourse du Travail se trompaient de cible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CSP 75 et diff&#233;rents collectifs en ont trouv&#233; une bien meilleure, en occupant apr&#232;s leur expulsion des locaux d&#233;saffect&#233;s de la CPAM, rue Baudelique, dans le 18&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris. Un objectif symbolique, puisque la S&#233;curit&#233; sociale se livre au racket scandaleux de collecter des milliards d'euros de cotisations de travailleurs sans papiers sans rien leur verser en retour. La CSP 75 et d'autres collectifs ont inaugur&#233; dans ces locaux un &lt;em&gt;&#171; Minist&#232;re de la r&#233;gularisation de tous les sans papiers &#187;&lt;/em&gt;. Ils y regroupent des centaines, peut-&#234;tre plus d'un millier, de sans papiers d&#233;sireux de lutter. Mais comment ? Force est de reconna&#238;tre que, quels qu'aient &#233;t&#233; les moyens de lutte, hier et aujourd'hui, aucun mouvement ni aucune association ou collectif n'a r&#233;ussi &#224; faire r&#233;gulariser autrement qu'au &#171; cas par cas &#187;, &#171; dossier par dossier &#187;. M&#234;me ceux &#8211; et fort heureusement ils existent aussi dans le milieu syndical combatif &#8211; qui sont partisans d'une r&#233;gularisation de tous les sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais encore une fois, comment ? Est-ce que le succ&#232;s des 5 500 travailleurs actuellement en gr&#232;ve, m&#234;me s'ils n'arrachaient &#171; que &#187; leur r&#233;gularisation et dans la foul&#233;e celle de dizaines de milliers d'autres r&#233;pondant aux crit&#232;res de trois ans de pr&#233;sence et de travail, ne serait pas un formidable encouragement pour la r&#233;gularisation de tous ? Est-ce que le succ&#232;s de gr&#233;vistes en lutte pour leur salaire n'apporte pas l'augmentation &#224; tous les autres de l'entreprise, et parfois &#224; ceux d'autres entreprises encore ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un enjeu important que cette gr&#232;ve gagne, et ce qui ne l&#233;gitime gu&#232;re aujourd'hui les dirigeants de la CSP 75, c'est surtout qu'ils semblent rester au mieux r&#233;ticents, au pire franchement hostiles &#224; la gr&#232;ve. Ils ont appel&#233; ces tout derniers temps &#224; quelques rassemblements de sans papiers, sans m&#234;me mentionner et a fortiori soutenir cette gr&#232;ve. La seule fa&#231;on pourtant de faire table rase du passif, serait de se joindre de toutes ses forces &#224; la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B. R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Politiques de gauche comme de droite : fabriques de sans papiers !
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		<dc:subject>Immigr&#233;s
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>sans-papiers
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		<description>Les &#171; papiers &#187; n'ont pas une longue histoire &lt;br /&gt;La carte d'identit&#233; nationale en France n'a vu le jour qu'en 1921, pour contr&#244;ler les flux de nomades &#224; l'int&#233;rieur du territoire et faciliter les contr&#244;les de police. &lt;br /&gt;Au lendemain de la seconde guerre mondiale seulement, l'&#201;tat mit en place une politique de contr&#244;le de l'immigration. Les ordonnances de 1945 et la cr&#233;ation de l'Office national d'immigration subordonn&#232;rent le droit d'entr&#233;e et de s&#233;jour &#224; la production d'un contrat de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-greve-des-travailleurs-sans-papiers-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La gr&#232;ve des travailleurs sans papiers
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les &#171; papiers &#187; n'ont pas une longue histoire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La carte d'identit&#233; nationale en France n'a vu le jour qu'en 1921, pour contr&#244;ler les flux de nomades &#224; l'int&#233;rieur du territoire et faciliter les contr&#244;les de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de la seconde guerre mondiale seulement, l'&#201;tat mit en place une politique de contr&#244;le de l'immigration. Les ordonnances de 1945 et la cr&#233;ation de l'Office national d'immigration&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Organisme tripartite de collaboration g&#233;r&#233; par l'&#201;tat, le patronat et les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; subordonn&#232;rent le droit d'entr&#233;e et de s&#233;jour &#224; la production d'un contrat de travail (une vieille histoire, cette r&#233;gularisation par le travail !), mais &#224; l'&#233;poque, les besoins en main-d'&#339;uvre du patronat &#233;taient grands et quiconque entrait clandestinement sur le territoire trouvait du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, certaines industries, notamment l'automobile, n'h&#233;sit&#232;rent pas &#224; organiser elles-m&#234;mes le recrutement d'ouvriers dans des pays du Maghreb ou d'Afrique. Une bonne partie de la main-d'&#339;uvre immigr&#233;e, africaine ou portugaise, &#233;tait &#224; la fois ill&#233;gale et tol&#233;r&#233;e. Besoins du patronat obligent ! Et bon an mal an, l'&#201;tat r&#233;gularisait ces travailleurs et leur octroyait facilement des permis de travail et de s&#233;jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est au milieu des ann&#233;es 1970, avec le retour du ch&#244;mage et de moindres besoins du patronat que l'&#201;tat durcit sa politique d'immigration. D&#232;s 1974, le gouvernement de Giscard &#233;ditait une circulaire sur la &#171; suspension de l'immigration &#187; et d&#233;cr&#233;tait l'arr&#234;t d'une immigration &#233;conomique dont le patronat n'avait plus autant besoin. L'&#171; aide au retour &#187;, une mis&#232;re de 10 000 francs, &#233;tait alors offerte aux immigr&#233;s. Un cin&#233;aste alg&#233;rien, Mahmoud Zemmouri, en tirait un film sarcastique : &lt;em&gt;&#171; Prends 10 000 balles et casse-toi &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;cennies 1980 et 1990 : gauche et droite surench&#233;rissent contre les immigr&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certes en 1981, sous Mitterrand arriv&#233; &#224; la pr&#233;sidence, 130 000 demandes de r&#233;gularisation sont satisfaites, sur 150 000 d&#233;pos&#233;es. En 1986 et le retour de la droite au pouvoir, la premi&#232;re loi Pasqua introduit la r&#233;forme du code de la nationalit&#233; et inaugure les charters d'expulsions. En 1988 et le retour de la gauche, le socialiste Pierre Joxe, ministre de l'Int&#233;rieur, se contente de l&#233;g&#232;rement la r&#233;viser. Edith Cresson, alors premi&#232;re ministre socialiste, s'illustre dans la d&#233;fense des charters d'expulsions collectives. En 1993, la seconde loi Pasqua durcit encore les conditions de r&#233;gularisation des travailleurs immigr&#233;s. Elle retire aux parents &#233;trangers d'enfants fran&#231;ais le titre de s&#233;jour qui leur permettait de vivre et travailler ici. Ces lois, en vigueur depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 1994, limitent &#233;galement le regroupement familial et rendent plus difficile l'acc&#232;s &#224; la nationalit&#233; par mariage. Elles autorisent &#224; s&#233;parer des &#233;poux, &#224; s&#233;parer des parents et des enfants, voire &#224; placer ces derniers &#224; la DASS. En 1996, Debr&#233;, ministre de l'Int&#233;rieur durcit encore les conditions d'accueil et d'acc&#232;s &#224; la nationalit&#233;, transformant ainsi des dizaines de milliers de travailleurs immigr&#233;s en &#171; sans papiers &#187;, qui pourtant vivaient et travaillaient ici depuis des ann&#233;es. C'est alors, en r&#233;action, que surgit la lutte courageuse de sans papiers exigeant leur r&#233;gularisation, dont les foyers &#233;taient souvent des &#233;glises qui les accueillaient : Saint-Ambroise et ensuite bien d'autres. De retour aux affaires en 1997, la gauche (et son ministre Chev&#232;nement) n'abroge pas les lois Pasqua-Debr&#233;, mais confront&#233;e &#224; ce qui est devenu &#171; le mouvement des sans papiers &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Occupation &#224; des centaines, d'&#233;glises ou autres lieux, parfois gr&#232;ves de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, dans une premi&#232;re phase proc&#232;de &#224; plus de 80 000 r&#233;gularisations (sur quelque 140 000 demandes d&#233;pos&#233;es), mais dans une deuxi&#232;me phase engage la chasse contre les &#171; d&#233;bout&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La r&#233;gularisation pr&#233;caire de moins de 80 000 personnes qui, pour la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et par une circulaire d'octobre 1999, durcit encore les conditions de s&#233;jour des immigr&#233;s et se flatte de &#171; chiffres &#187; en mati&#232;re d'expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Choisir, c'est exclure !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi Sarkozy de 2006, d'&lt;em&gt;&#171; immigration choisie &#187;&lt;/em&gt; en fonction des besoins des patrons, a inond&#233; d'une multitude de circulaires. Mais choisir, c'est&#8230; exclure !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exclure d'abord ceux qui n'ont pas de &#171; m&#233;tier &#187; ! Le regroupement familial devient pratiquement impossible : le travailleur &#233;tranger qui souhaite faire venir sa famille en France doit fournir des papiers en r&#232;gle depuis 18 mois (au lieu d'un an pr&#233;c&#233;demment), un niveau de ressources au moins &#233;gal au SMIC sur une dur&#233;e de onze mois et un logement d'une superficie suffisante. Des crit&#232;res que des millions de travailleurs fran&#231;ais, eux-m&#234;mes, ne peuvent satisfaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais exclure aussi ceux qui n'ont pas le &#171; bon &#187; m&#233;tier, dit &#171; en tension &#187; ! Le gouvernement a dress&#233; une liste de 152 m&#233;tiers peu qualifi&#233;s (pour les ressortissants des pays de l'Union europ&#233;enne uniquement) et d'une trentaine de m&#233;tiers qualifi&#233;s dont les patrons disent manquer et dont l'acc&#232;s serait facilit&#233; pour des travailleurs &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un travail ainsi trouv&#233; octroie la carte de s&#233;jour temporaire li&#233;e &#224; la dur&#233;e du contrat de travail. Mais d&#232;s qu'un contrat est rompu ou arrive &#224; son terme, l'expulsion est imminente. La loi Hortefeux garantit aux patrons qu'ils disposeront de la main-d'&#339;uvre qu'ils souhaitent pour des emplois p&#233;nibles et mal pay&#233;s, sans que les travailleurs puissent r&#233;ellement s'int&#233;grer et notamment faire venir leur famille. Et une fois le besoin de main-d'&#339;uvre estomp&#233;, retour au pays !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs la r&#233;gularisation par le travail met un terme aux r&#233;gularisations automatiques apr&#232;s plus de 10 ans pass&#233;s en France (selon &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 8 janvier 2008, 200 000 &#224; 400 000 sans papiers auraient &#233;t&#233; alors dans ce cas). La nouvelle proc&#233;dure repose sur le pouvoir discr&#233;tionnaire du pr&#233;fet, avec tout l'arbitraire qu'on conna&#238;t &#224; l'administration&#8230; encourag&#233;e par Hortefeux qui fixe des quotas d'expulsions de 25 000 par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement fran&#231;ais n'a jamais accueilli les immigr&#233;s que pour satisfaire les besoins du patronat et de l'exploitation capitaliste. L'immigration dite &#171; choisie &#187; s'inscrit dans cette logique de n&#233;grier : faire venir les cerveaux et les bras qui int&#233;ressent le patronat, mais avec les restrictions de temps de crise : plus question de regroupement familial, plus question de droit d'asile pour des r&#233;fugi&#233;s politiques &#8211; ce qui est particuli&#232;rement d&#233;nonc&#233; par nombre d'associations de d&#233;fense des droits de l'homme. Faudrait-il en revenir &#224; l'immigration des c&#233;libataires des ann&#233;es 1950 et 1960 ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la soci&#233;t&#233; mondialis&#233;e du XXI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, ce serait bien la moindre des choses que les individus aient le libre choix de vivre et travailler l&#224; o&#249; ils en ont envie. De circuler aussi facilement que les marchandises et les capitaux ! Mais il faudra pour cela sortir du carcan capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arthur KLEIN&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un floril&#232;ge de &#171; l'identit&#233; nationale &#187;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles de Gaulle, selon Alain Peyrefitte&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans son ouvrage &#171; C'&#233;tait de Gaulle &#187; - &#233;ditions de Fallois/Fayard - 1994.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; C'est tr&#232;s bien qu'il y ait des Fran&#231;ais jaunes, des Fran&#231;ais noirs, des Fran&#231;ais bruns. Ils montrent que la France est ouverte &#224; toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais &#224; condition qu'ils restent une petite minorit&#233; ; sinon la France ne serait plus la France. (...) Vous croyez que le corps fran&#231;ais peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et apr&#232;s-demain quarante ? (...) Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-deux-Eglises, mais Colombe-les-deux-Mosqu&#233;es ! &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Mitterrand, 10 d&#233;cembre 1989 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France ne compte aujourd'hui &lt;em&gt;&#171; pas plus d'immigr&#233;s qu'en 1982 et pas plus qu'en 1975 par rapport &#224; la population fran&#231;aise qui s'est accrue &#187; &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; &#171; Le seuil de tol&#233;rance a &#233;t&#233; atteint dans les ann&#233;es 1970 et il n'y a pas eu depuis d'aggravation &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Rocard, 7 janvier 1990 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Le temps de l'accueil de main-d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re relevant de solutions plus ou moins temporaires est donc d&#233;sormais r&#233;volu &#187;&lt;/em&gt;, et le tr&#232;s c&#233;l&#232;bre : &lt;em&gt;&#171; Nous ne pouvons accueillir toute la mis&#232;re du monde &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Jupp&#233; f&#233;vrier 1991&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Le seuil de tol&#233;rance est franchi &#187;&#8230; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Chirac, 20 juin 1991 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Notre probl&#232;me, ce n'est pas les &#233;trangers, c'est qu'il y a overdose. &#187;&lt;/em&gt; (&#8230;) &lt;em&gt;&#171; Comment voulez-vous que le travailleur fran&#231;ais qui habite &#224; la Goutte d'or o&#249; je me promenais avec Alain Jupp&#233; il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier &#224; c&#244;t&#233; de son HLM, entass&#233;e, une famille avec un p&#232;re de famille, trois ou quatre &#233;pouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! Si vous ajoutez &#224; cela le bruit et l'odeur, eh bien le travailleur fran&#231;ais sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y &#233;tiez, vous auriez la m&#234;me r&#233;action. Et ce n'est pas &#234;tre raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edith Cresson, 8 juillet 1991 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Vous appelez &#231;a des charters, mais ce ne sont pas des charters. Parce que les charters, ce sont des gens qui partent en vacances avec des prix inf&#233;rieurs. L&#224;, ce sera totalement gratuit et ce ne sera pas pour des vacances. Ce sera pour reconduire des gens dans leur pays lorsque la justice fran&#231;aise aura &#233;tabli qu'ils n'ont pas le droit d'&#234;tre chez nous &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Val&#233;ry Giscard d'Estaing, 21 septembre 1991 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Le type de probl&#232;me auquel nous aurons &#224; faire face se d&#233;place de celui de l'immigration vers celui de l'invasion &lt;/em&gt;(&#8230;)&lt;em&gt; La facilit&#233; des d&#233;placements et l'ouverture des fronti&#232;res recommandent de revenir &#224; la conception traditionnelle de l'acquisition de la nationalit&#233; fran&#231;aise : celle du droit du sang &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marie Le Pen le 2 d&#233;cembre 1991 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Nous sommes victimes d'une invasion apparemment pacifique mais qui, &#233;videmment, nous menace mortellement dans notre identit&#233; et notre s&#233;curit&#233; &#187;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Pasqua, 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; juin 1993 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; L'objectif que nous nous assignons, compte tenu de la gravit&#233; de la situation &#233;conomique, c'est de tendre vers une immigration z&#233;ro &#187;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Pierre Chev&#232;nement ministre de l'Int&#233;rieur sous Jospin, le 26 f&#233;vrier 1997 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; L'immigration est absorbable &#224; petites doses &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy, le 17 janvier 2005 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; &#192; l'immigration subie, je pr&#233;f&#232;re l'immigration choisie. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nicolas Sarkozy, sur un plateau de TF1 face &#224; Le Pen en 2006 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Personne n'est oblig&#233;, je r&#233;p&#232;te, d'habiter en France, mais quand on habite en France, on respecte ses r&#232;gles, c'est-&#224;-dire qu'on n'est pas polygame &lt;/em&gt;[sic !]&lt;em&gt;, on ne pratique pas l'excision sur ses filles, on n'&#233;gorge pas le mouton dans son appartement et on respecte les r&#232;gles r&#233;publicaines. &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brice Hortefeux, le 5 septembre 2009, &#224; un militant UMP, d'origine Arabe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Quand il y a en a un, &#231;a va&#8230; C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des probl&#232;mes ! &#187; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.K&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Organisme tripartite de collaboration g&#233;r&#233; par l'&#201;tat, le patronat et les syndicats - sous le pr&#233;texte que le contr&#244;le de l'immigration constituait une garantie des droits des immigr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Occupation &#224; des centaines, d'&#233;glises ou autres lieux, parfois gr&#232;ves de la faim, souvent manifestations de milliers d'immigr&#233;s de diverses nationalit&#233;s - soutenus par une partie du milieu syndical et politique de gauche et d'extr&#234;me gauche.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&#171; La r&#233;gularisation pr&#233;caire de moins de 80 000 personnes qui, pour la plupart, n'&#233;taient de toute fa&#231;on pas expulsables, s'est donc accompagn&#233;e d'une contrepartie scandaleuse : les 63 000 &#233;trangers qui avaient fait confiance &#224; la gauche plurielle et &#233;taient sortis de l'ombre, ont &#233;t&#233; fich&#233;s et transform&#233;s en gibier de police &#187;&lt;/em&gt;, &#233;crivions-nous &#224; l'&#233;t&#233; 2000, dans une tribune de la Fraction publi&#233;e dans le num&#233;ro 52 de la Lutte de Classe - mensuel de Lutte Ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi, la tribune de la Fraction dans la LdC N&#176;22 (Septembre-Octobre 1996) : &#171; La lutte des immigr&#233;s sans papiers, un combat de la classe ouvri&#232;re &#187;. Voir encore, plus r&#233;cemment, deux articles sur les luttes des travailleurs sans papiers en 2008, dans les num&#233;ros 58 et 59 de Convergences r&#233;volutionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Dans son ouvrage &#171; C'&#233;tait de Gaulle &#187; - &#233;ditions de Fallois/Fayard - 1994.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Italie : &#171; Il Cavaliere &#187; ne fait pas cavalier seul
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		<dc:date>2009-11-30T00:23:22Z</dc:date>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Italie
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		<description>Les Italiens qui approuvent la politique x&#233;nophobe de Berlusconi et autres, semblent avoir oubli&#233; qu'il n'y a pas si longtemps, ce sont bon nombre de leurs anc&#234;tres qui quittaient leur pays pour trouver de meilleures conditions de vie. &lt;br /&gt;Un pays d'&#233;migration&#8230; &lt;br /&gt;La d&#233;ferlante migratoire italienne commence lorsque l'Italie ach&#232;ve son unification en 1870. Entre 1876 (date de la mise en place d'un Institut national de la statistique) et 1985, 27,5 millions d'Italiens ont quitt&#233; leur pays,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-La-greve-des-travailleurs-sans-papiers-" rel="directory"&gt;DOSSIER : La gr&#232;ve des travailleurs sans papiers
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Italie-+" rel="tag"&gt;Italie
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Italiens qui approuvent la politique x&#233;nophobe de Berlusconi et autres, semblent avoir oubli&#233; qu'il n'y a pas si longtemps, ce sont bon nombre de leurs anc&#234;tres qui quittaient leur pays pour trouver de meilleures conditions de vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un pays d'&#233;migration&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;ferlante migratoire italienne commence lorsque l'Italie ach&#232;ve son unification en 1870. Entre 1876 (date de la mise en place d'un Institut national de la statistique) et 1985, 27,5 millions d'Italiens ont quitt&#233; leur pays, avant tout des jeunes, des paysans appauvris ou journaliers (braccianti) du Sud, des ouvriers d'autres r&#233;gions, pour les mines et les plantations du Nouveau monde apr&#232;s l'abolition de l'esclavage. &#192; eux seuls, les &#201;tats-Unis et la France ont absorb&#233; 46 % des &#233;migrants italiens ; viennent ensuite la Suisse, l'Allemagne, l'Argentine et le Br&#233;sil.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230; devient pays d'immigration &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pays d'&#233;migration jusqu'aux ann&#233;es 1960, l'Italie est devenue, progressivement et plus tardivement que d'autres pays europ&#233;ens, une terre d'immigration. &#192; la fin des ann&#233;es 1970, des Tunisiens commencent &#224; s'&#233;tablir en Sicile. &#192; la m&#234;me &#233;poque, des domestiques capverdiennes et philippines sont d&#233;j&#224; une pr&#233;sence famili&#232;re &#224; Rome et &#224; Milan. Le ph&#233;nom&#232;ne migratoire n'est pas r&#233;glement&#233; jusqu'au milieu des ann&#233;es 1980. L'immigration a tard&#233; &#224; devenir un enjeu politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir des ann&#233;es 1990, le mouvement d'immigration s'acc&#233;l&#232;re et s'amplifie : le pays voit affluer de nombreux r&#233;fugi&#233;s en provenance de l'ex-Yougoslavie, du Kosovo et de la Somalie. De 1,3 million d'immigr&#233;s en 2000, on passe &#224; 2,7 millions en 2004, et environ 4 millions aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Romano Prodi I (1996 &#8211; 1998) introduit des quotas migratoires &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 21 avril 1996, une coalition de centre-gauche dite de l'Olivier (l'Ulivo) dont fait partie l'ex-Parti communiste, rebaptis&#233; Parti d&#233;mocratique de la gauche (PDS), forme la composante principale, gagne les &#233;lections et obtient la majorit&#233; au Parlement. Par la loi Turco-Napoletano du 6 mars 1998, cette gauche innove en instaurant pour la premi&#232;re fois des quotas migratoires. Certes, elle entreprend une nouvelle vague de r&#233;gularisations, mais de fa&#231;on restrictive et au cas par cas. Pour obtenir un titre de s&#233;jour, il faut en avoir fait la demande avant le 15 d&#233;cembre 1998, avoir un logement, une promesse d'embauche et un casier judiciaire vierge. Sur les 300 000 personnes qui font la demande, toutes n'obtiennent pas un titre de s&#233;jour, et cette ann&#233;e-l&#224;, l'Italie chasse 58 000 personnes de son territoire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous ce gouvernement Prodi, il y a aussi l'&#233;pisode tragique de l'embarcation albanaise Kater I Rades, coul&#233;e avec 100 personnes &#224; bord par la marine italienne dans le canal d'Otranto. Celle-ci avait re&#231;u l'ordre de ne laisser passer personne : plus de 80 Albanais meurent noy&#233;s dont plus de la moiti&#233; &#233;taient des femmes et des enfants. Cela n'emp&#234;che pas les partis de droite, surtout la Ligue du Nord (Lega Nord, formation r&#233;gionaliste violemment x&#233;nophobe) et son chef Bossi de critiquer le laxisme de cette politique migratoire et d'exiger l'abrogation de l'actuelle loi sur l'immigration ; il d&#233;clare m&#234;me que face &#224; cette loi, il est normal de se dire raciste car dans peu de temps, l'Italie ne sera compos&#233;e que d'&#233;trangers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Berlusconi II et III (2001-2006) : haro sur l'immigr&#233; !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s une campagne x&#233;nophobe o&#249; la coalition de droite promet une guerre totale contre les clandestins et l'&#171; immigration-z&#233;ro &#187;, Silvio Berlusconi, est &#233;lu pour un deuxi&#232;me mandat le 11 juin 2001 &#224; la t&#234;te d'une coalition &#233;lectorale appel&#233;e &#171; maison des libert&#233;s &#187; (Casa delle Libert&#224;), form&#233;e de son propre parti (Forza Italia) et deux autres (la Ligue du Nord et l'Alliance Nationale, nouvelle appellation de l'ancien parti fasciste MSI dirig&#233;e par Gianfranco Fini).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, la loi Bossi-Fini durcit la politique des quotas migratoires instaur&#233;s en 1998. Elle introduit le d&#233;nomm&#233; &lt;em&gt;&#171; contrat de s&#233;jour entre l'employeur et le salari&#233; &#187;&lt;/em&gt; qui conditionne le permis de s&#233;jour &#224; l'obtention d'un contrat de travail pr&#233;alable et livre donc l'immigr&#233; au bon vouloir de son employeur. Elle augmente ainsi la capacit&#233; de chantage des patrons sur les nouveaux arriv&#233;s, mais elle pr&#233;carise aussi les r&#233;sidents de longue date : si apr&#232;s une p&#233;riode de ch&#244;mage de 6 mois, ceux-ci n'ont pas retrouv&#233; de travail, ils perdent leur droit au s&#233;jour et sont accul&#233;s, soit &#224; quitter l'Italie, soit &#224; devenir clandestins et accepter les pires esclavages dans l'&#233;conomie souterraine o&#249; s&#233;vissent toute sorte de patrons truands. Elle instaure aussi un fichier d'empreintes g&#233;n&#233;tiques pour les demandeurs de visas, r&#233;duit de fa&#231;on drastique le droit au regroupement familial et double les peines encourues par les clandestins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'&#233;t&#233; 2002, le gouvernement Berlusconi d&#233;cr&#232;te l'&#233;tat d'urgence dans les r&#233;gions du sud pour &#171; arr&#234;ter l'invasion &#187; qui autorise les autorit&#233;s locales &#224; prendre des mesures d'exception, comme la cr&#233;ation de &#171; centres de transit &#187; pour les nouveaux arrivants qui sont ensuite envoy&#233;s vers les centres de r&#233;tention afin d'&#234;tre expuls&#233;s. Mais ces centres fonctionnent comme des prisons. Sur l'&#238;le de Lampedusa, &#224; l'int&#233;rieur de la zone militaire de l'a&#233;roport, des centaines d'immigr&#233;s demandeurs d'asile ont &#233;t&#233; d&#233;tenus dans des conditions d'indigence totale et parfois expuls&#233;s sans que leur demande d'asile ne soit examin&#233;e. Situation qui donna lieu &#224; une r&#233;volte en f&#233;vrier 2009 : 50 immigr&#233;s bless&#233;s par la police.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Prodi II (2006 &#8211; 2008) lib&#233;ralise&#8230; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Romano Prodi annonce sa volont&#233; de revenir sur la plupart des dispositions de la loi Fini-Bossi et de faciliter l'obtention de la citoyennet&#233; italienne&#8230; En effet, de nombreux secteurs &#233;conomiques, en particulier l'agriculture qui manque de main-d'oeuvre, se plaignent des quotas trop restrictifs de cette loi. D'o&#249; le revirement par rapport &#224; Berlusconi : ouverture sans restriction du march&#233; du travail aux nouveaux citoyens de l'Union europ&#233;enne et accueil plus large d'immigr&#233;s &#171; extra communautaires &#187;. Le gouvernement d&#233;cide de r&#233;gulariser le demi million d'immigr&#233;s travaillant ill&#233;galement en Italie, soit 350 000 de plus que le quota fix&#233; par le pr&#233;c&#233;dent gouvernement pour l'ann&#233;e en cours ; il supprime par d&#233;cret toute restriction &#224; l'entr&#233;e des travailleurs issus des pays de l'Est. Dans un pays vieillissant o&#249; le taux de natalit&#233; (1,25 enfant par femme) est l'un des plus faibles de l'Union Europ&#233;enne, on enregistre aussi une hausse des besoins en aides &#224; domicile. B&#233;n&#233;fices aussi pour les services sociaux italiens d&#233;faillants ! Autre mesure : &#171; Il Professore &#187; r&#233;tablit pour les familles immigr&#233;es la prime &#224; la naissance de 1 000 euros, que Silvio Berlusconi avait r&#233;serv&#233;e aux seuls Italiens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Berlusconi IV (2008&#8230;) : une politique d'immigration x&#233;nophobe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mai 2009, le gouvernement de Silvio Berlusconi fait adopter sa &#171; loi sur la s&#233;curit&#233; &#187;. Elle concerne l'immigration clandestine. D&#233;sormais toute entr&#233;e ou s&#233;jour ill&#233;gal devient un d&#233;lit passible d'une amende allant jusqu'&#224; 10 000 euros. La dur&#233;e maximale de s&#233;jour en centre de r&#233;tention pour migrants (CPT &#8211; Centri di Permanenza Temporanea) passe de 2 &#224; 6 mois et les personnes qui h&#233;bergent des sans papiers ou leur louent un logement risquent jusqu'&#224; trois ans de prison. En outre, les parents n'ayant pas de statut l&#233;gal ne peuvent plus d&#233;clarer leurs enfants aux autorit&#233;s locales et n'ont donc plus acc&#232;s aux services publics. Enfin, la nouvelle loi donne un statut l&#233;gal aux &#171; patrouilles citoyennes &#187; mises en place par certaines municipalit&#233;s pour signaler &#224; la police les atteintes &#224; l'ordre public. D&#233;j&#224; actives dans le Nord de l'Italie au milieu des ann&#233;es 1990, elles visent explicitement les immigr&#233;s et les Roms vivant en Italie. La Lega Nord, 3&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; force politique du pays, repr&#233;sent&#233;e au gouvernement par 4 ministres &#8211; dont celui de l'Int&#233;rieur Roberto Maroni &#8211; et 8 secr&#233;taires d'&#201;tat, est le fer de lance de cette politique s&#233;curitaire et x&#233;nophobe. &#192; la t&#234;te de 13 provinces et 261 municipalit&#233;s (dont Bergame, Brescia, V&#233;rone et Venise), elle a les mains libres pour lancer ses &#233;nergum&#232;nes racistes contre les immigr&#233;s. C'est ainsi que Flavio Tosi, &#233;lu maire de V&#233;rone en mai 2007 avec 60,7 % des votants, a organis&#233; en fanfare l'expulsion des Roms install&#233;s dans la banlieue et les bulldozers municipaux ont compl&#233;t&#233; l'op&#233;ration en rasant le campement (une &#171; jungle de Calais &#187; en somme, avec un Besson italien). En f&#233;vrier dernier, le maire de Turate, une petite ville de 8 000 habitants, a ouvert un bureau de la d&#233;lation pour permettre &#224; ses administr&#233;s de d&#233;noncer les clandestins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de sa campagne pour les &#233;lections europ&#233;ennes de juin 2009, Berlusconi a utilis&#233; cette &#171; loi sur la s&#233;curit&#233; &#187; pour exhorter ses partenaires de l'Union Europ&#233;enne &#224; &lt;em&gt;&#171; ne pas laisser l'Italie seule &#187;&lt;/em&gt;. Comme si elle l'&#233;tait ! Au sommet franco-espagnol d'avril 2009, les gouvernements Sarkozy et Zapatero s'&#233;taient entendus sur la cr&#233;ation d'un &#171; comit&#233; strat&#233;gique de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure &#187; qui devait lutter contre le terrorisme, la criminalit&#233; mais aussi&#8230; l'immigration clandestine. Et le 23 octobre dernier, Berlusconi et Sarkozy ont r&#233;clam&#233; ensemble l'organisation de charters communautaires, financ&#233;s par l'Agence pour la gestion des fronti&#232;res ext&#233;rieures (Frontex), pour expulser les &#233;trangers en situation irr&#233;guli&#232;re. Ils ont &#233;t&#233; entendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles BOSCO&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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