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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Tous ensemble contre les mille et un visages du ch&#244;mage et des licenciements
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<description>L'&#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; du capital, cette masse des ch&#244;meurs faisant pression bien malgr&#233; elle sur le salaire et les conditions de travail de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, est aussi indispensable au capitalisme actuel qu'au temps o&#249; Marx a forg&#233; cette expression. Ne serait-ce que dans la derni&#232;re d&#233;cennie, une bonne partie des luttes de la classe ouvri&#232;re ont eu pour objectif d'emp&#234;cher, ralentir ou faire payer plus cher que pr&#233;vu par les capitalistes leurs plans&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; du capital, cette masse des ch&#244;meurs faisant pression bien malgr&#233; elle sur le salaire et les conditions de travail de l'ensemble de la classe ouvri&#232;re, est aussi indispensable au capitalisme actuel qu'au temps o&#249; Marx a forg&#233; cette expression. Ne serait-ce que dans la derni&#232;re d&#233;cennie, une bonne partie des luttes de la classe ouvri&#232;re ont eu pour objectif d'emp&#234;cher, ralentir ou faire payer plus cher que pr&#233;vu par les capitalistes leurs plans soi-disant &#171; sociaux &#187; et autres &#171; d&#233;graissages &#187;. Lesquels s'attaquaient en r&#233;alit&#233; &#224; des pans entiers de l'effectif salari&#233;. En 2000, les Cellatex proclamaient &lt;em&gt;&#171; du fric ou boum ! &#187;.&lt;/em&gt; En 2001, les &#171; Petits Lus &#187; de chez Danone, les filles des magasins Mark &amp; Spencers, les h&#244;tesses et stewards d'Air Libert&#233; ou les ouvri&#232;res de chez Dim, rassemblaient derri&#232;re eux vingt mille manifestants contre les licenciements. En 2009, le collectif contre les patrons voyous, cr&#233;&#233; l'&#233;t&#233; dernier, s'est fix&#233; pour objectif de f&#233;d&#233;rer de m&#234;me toutes les luttes contre les suppressions d'emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, certaines choses ont chang&#233; depuis dix ans. L'&#201;tat s'en prend lui aussi massivement &#224; ses salari&#233;s. Plus seulement dans les entreprises nationalis&#233;es &#8211; de Renault &#224; France T&#233;l&#233;com ou La Poste, elles connaissent la chanson de puis bien longtemps &#8211; mais aussi aux fonctionnaires, dont 134 000 postes auront disparu entre 2007 et 2010. La physionomie des plans de suppressions d'emplois des grandes entreprises &#8211; au moins leurs annonces &#8211; s'est modifi&#233;e. On d&#233;guise les licenciements. Moins de &#171; licenciements secs &#187; para&#238;t-il. Mais toute une panoplie d'outils &#8211; de la pr&#233;retraite au &#171; cong&#233; de formation &#187; en passant par les pr&#233;tendus &#171; reclassements &#187; ou &#171; d&#233;parts volontaires &#187; &#8211; sert au patronat &#224; rendre la mise au ch&#244;mage invisible, &#224; affaiblir et atomiser la col&#232;re des licenci&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis trente ans, la formation et le renouvellement de l'&#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187; a pris des formes sinon compl&#232;tement nouvelles (nos patrons n'ont fait qu'emprunter les vieilles recettes de leurs anc&#234;tres), du moins multiples : pr&#233;carit&#233;, temps partiel impos&#233;, gens trop vieux ou trop cass&#233;s qu'on &#233;jecte de la production avant l'&#226;ge de la retraite et qui doivent se d&#233;brouiller avec une allocation inversement proportionnelle &#224; leurs ennuis de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dossier a pour but de faire le point sur l'&#233;volution du ch&#244;mage, ou plut&#244;t des ch&#244;mages, tant les situations des ch&#244;meurs sont vari&#233;es. Il n'a pas suffi au capital de les exclure de la production, il les a aussi divis&#233;s en de multiples cat&#233;gories. Non seulement dans le but de faire dispara&#238;tre la majeure partie d'entre eux des statistiques, de diminuer les indemnit&#233;s comme le nombre des indemnis&#233;s, mais aussi afin de faire courir chaque ch&#244;meur apr&#232;s son petit bout de carotte, ou plut&#244;t devant son b&#226;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; pourquoi la revendication d'interdiction des licenciements et de toutes les suppressions d'emplois est plus que jamais d'actualit&#233;. Il s'agit de contester le pouvoir du patronat (public comme priv&#233; !) de d&#233;baucher qui il veut, quand il veut. La crise ainsi que l'attaque contre les retraites rendent cette actualit&#233; d'autant plus br&#251;lante : interdire ou emp&#234;cher un million de licenciements, c'est garantir de l'ordre de dix milliards d'euros de cotisations... et faire perdre au projet gouvernemental sa justification officielle. Et cette lutte doit &#234;tre celle de la classe ouvri&#232;re toute enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 mai 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un million de ch&#244;meurs en fin de droits... mais combien sous la ligne de flottaison statistique ?
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Ch&#244;mage
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		<description>Taux de ch&#244;mage &#224; 10 %, 4 millions de demandeurs d'emploi, un million de ch&#244;meurs en fin de droits. Mais le ch&#244;mage ainsi comptabilis&#233; n'est que la pointe de l'iceberg. Car, depuis quarante ans, la pr&#233;carit&#233; n'a cess&#233; de se d&#233;velopper bien au-del&#224; de la statistique officielle. En fait, c'&#233;tait m&#234;me le seul reproche que les filles dont parle Florence Aubenas dans son livre Le quai de Ouistreham, lui ont fait : pourquoi les d&#233;signer, elles, comme pr&#233;caires, alors que c'est la situation&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Taux de ch&#244;mage &#224; 10 %, 4 millions de demandeurs d'emploi, un million de ch&#244;meurs en fin de droits. Mais le ch&#244;mage ainsi comptabilis&#233; n'est que la pointe de l'iceberg. Car, depuis quarante ans, la pr&#233;carit&#233; n'a cess&#233; de se d&#233;velopper bien au-del&#224; de la statistique officielle. En fait, c'&#233;tait m&#234;me le seul reproche que les filles dont parle Florence Aubenas dans son livre &lt;em&gt;Le quai de Ouistreham, &lt;/em&gt;lui ont fait : pourquoi les d&#233;signer, elles, comme pr&#233;caires, alors que c'est la situation de la plupart des travailleurs en France ? &#202;tre ch&#244;meur ou ne pas l'&#234;tre n'est plus une question tranch&#233;e. Une multitude de situations interm&#233;diaires font que la mesure du ch&#244;mage ne se r&#233;duit plus &#224; un chiffre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le ch&#244;mage de longue dur&#233;e, le ch&#244;mage par intermittence, le ch&#244;mage partiel, les interruptions de carri&#232;re &#224; cause d'une maladie ou pour s'occuper des enfants, les temps partiels subis, les contrats au rabais (int&#233;rim, CDD, contrats aid&#233;s, alternance...) et les bas salaires, le probl&#232;me est toujours le m&#234;me : ce n'est pas l'absence de travail qui est en cause, c'est surtout l'absence d'un revenu suffisant ou l'incertitude sur l'avenir du revenu. Pendant longtemps, les patrons ont parl&#233; du salaire des femmes comme d'un &#171; salaire d'appoint &#187;. Ce m&#233;pris affich&#233; avait ceci de vrai qu'un salaire suffisait &#224; faire vivre une famille. Aujourd'hui, deux salaires sont souvent indispensables et, quand l'un est au ch&#244;mage, c'est la gal&#232;re pour deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand le niveau de ch&#244;mage est &#233;lev&#233;, les travailleurs sont contraints d'accepter les emplois qui restent : &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, &#224; temps partiel, sous-qualifi&#233; par rapport au dipl&#244;me, etc. Ceux qui acceptent ne sont &#233;videmment plus &#171; ch&#244;meurs &#187;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On touche l&#224; &#224; la fonction m&#234;me du ch&#244;mage de masse dans le syst&#232;me capitaliste. Il ne concerne pas que les ch&#244;meurs mais maintient une pression sur l'ensemble des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Maurice SPIRZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Des chiffres qui en disent long&lt;/h2&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 29 % de CDI parmi les sortants de P&#244;le Emploi. Sortir de P&#244;le Emploi ne signifie pas sortir du ch&#244;mage. En septembre 2009, sur les 459 600 ch&#244;meurs ray&#233;s des listes, 44 %, donc moins de la moiti&#233;, avaient un emploi, et seulement 29 % un CDI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, 27 % ont eu un probl&#232;me avec la d&#233;claration de situation mensuelle (oubli, retard, etc.), soit 124 000 ch&#244;meurs miraculeusement exclus des chiffres. &#192; ceux-l&#224; s'ajoutent 8 % en maladie, maternit&#233; ou vacances, 3 % qui ne voient plus l'int&#233;r&#234;t de s'inscrire, 2 % arriv&#233;s &#224; la retraite et 10 % cas&#233;s en formation.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 49 % des salari&#233;s du priv&#233; ont connu une p&#233;riode de ch&#244;mage, sans compter leur premi&#232;re recherche d'emploi. La dur&#233;e moyenne de ch&#244;mage est de 16 mois.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 28 % des femmes ont arr&#234;t&#233; de travailler pour s'occuper de leurs enfants, pendant 4,5 ans en moyenne. Cet arr&#234;t est parfois volontaire, mais vient souvent du manque de cr&#232;ches. Un ch&#244;mage d&#233;guis&#233; sous le nom de parentalit&#233;...&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 493 000 int&#233;rimaires fin 2009. Apr&#232;s &#234;tre pass&#233; de 400 000 en 1998 &#224; plus de 650 000 en 2007, leur nombre a chut&#233; d'un tiers en 2008 &#224; cause de la crise, mais remonte depuis 2009.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 358 000 contrats aid&#233;s sign&#233;s en 2008. Malgr&#233; les 4,6 milliards d'aides de l'&#201;tat vers&#233;s en 2007, ils ont aussi subi la crise (464 500 contrats sign&#233;s en 2007).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 1 247 200 salari&#233;s en sous-emploi (temps partiel subi ou ch&#244;mage partiel) en 2008. 76 % sont des femmes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 169 600 salari&#233;s en &#171; convention de reclassement personnalis&#233; &#187; ou autre &#171; accompagnement des licenciements &#233;conomiques &#187; en 2009. Leur nombre a doubl&#233; par rapport &#224; 2008 en cons&#233;quence de la multiplication des plans sociaux. Tant qu'ils sont compt&#233;s l&#224;, ils n'apparaissent pas dans les chiffres du ch&#244;mage !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 258 400 jeunes en CIVIS (Contrat d'insertion dans la vie sociale) en d&#233;cembre 2009. Les jeunes de moins de 25 ans peuvent s'engager en CIVIS aupr&#232;s d'une mission locale, pour un an renouvelable, dans le but d'obtenir un emploi &#171; durable &#187; (CDI ou CDD de plus de 6 mois). Ils b&#233;n&#233;ficient d'un accompagnement renforc&#233; de la part de la mission locale et re&#231;oivent un maigre subside quand ils n'ont pas de travail (1 800 &#8364; par an maxi !). Alors que 30 &#224; 35 % des jeunes en CIVIS avaient un emploi en 2007, ils n'&#233;taient plus que 20 % d&#233;but 2009 &#224; cause de la crise. Au final, le bilan du CIVIS n'est pas terrible : au terme d'un an, 18 % seulement ont un emploi durable.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un million de jeunes de 16 &#224; 25 ans s'est rendu en mission locale pour un entretien en 2008. Cela fait un jeune sur huit et 23 % de plus que cinq ans avant. 564 000 ont d&#233;croch&#233; un contrat de travail, mais seulement 80 000 en CDI.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Un emploi sur quatre occup&#233; par un jeune de moins de 26 ans b&#233;n&#233;ficie d'une aide de l'&#201;tat en 2008.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; 411 000 jeunes en alternance (290 000 apprentis et 120 000 contrats de professionnalisation) en 2009. Ils &#233;taient 288 000 en 1993. Pour beaucoup, l'alternance n'est pas une formation, mais une alternative au ch&#244;mage et cela touche des niveaux de plus en plus &#233;lev&#233;s. En 1993, les formations de niveau bac et sup&#233;rieures n'existaient quasiment pas en alternance. Aujourd'hui, elles concernent 42 % des apprentis. Pourtant, la formation n'offre pas toujours de perspectives.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&#192; titre d'exemple, La Poste embauche un millier d'apprentis par an &#224; diff&#233;rents niveaux. Elle a m&#234;me d&#233;cid&#233; de ne plus embaucher que par cette voie. Pour &#234;tre facteur, il faut passer un an en CAP &#171; tri, acheminement et distribution &#187; et donner &#171; satisfaction &#187; pour &#234;tre gard&#233; en CDI. Sinon, c'est retour &#224; la case d&#233;part avec un dipl&#244;me parfaitement inutile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au passage, les salaires peuvent &#234;tre inf&#233;rieurs au SMIC, sont exon&#233;r&#233;s de charges sociales et les employeurs touchent une &#171; indemnit&#233; &#187; du Conseil r&#233;gional (exon&#233;rations et aides totalisaient 3,9 milliards en 2007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sources : Insee, Dares. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. S.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> P&#244;l(ic)e Emploi : toujours plus de flicage des ch&#244;meurs
</title>
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		<description>Le 5 janvier 2009, l'ANPE, qui enregistrait les demandeurs d'emploi, et l'Assedic, qui les indemnisait, ont fusionn&#233; dans P&#244;le Emploi (PE). Ou plut&#244;t ont d&#233;m&#233;nag&#233; sous le m&#234;me toit, car la fusion proprement dite &#8211; rendre les agents capables d'ex&#233;cuter les deux missions simultan&#233;ment &#8211; a &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Il est vrai que, avec un &#224; trois jours de formation pour apprendre l'autre m&#233;tier, &#231;a ne pouvait pas aller bien loin... Au-del&#224; des arguments officiels sur l'am&#233;lioration du service&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 5 janvier 2009, l'ANPE, qui enregistrait les demandeurs d'emploi, et l'Assedic, qui les indemnisait, ont fusionn&#233; dans P&#244;le Emploi (PE). Ou plut&#244;t ont d&#233;m&#233;nag&#233; sous le m&#234;me toit, car la fusion proprement dite &#8211; rendre les agents capables d'ex&#233;cuter les deux missions simultan&#233;ment &#8211; a &#233;t&#233; abandonn&#233;e. Il est vrai que, avec un &#224; trois jours de formation pour apprendre l'autre m&#233;tier, &#231;a ne pouvait pas aller bien loin... Au-del&#224; des arguments officiels sur l'am&#233;lioration du service public de l'emploi, il s'agissait bien pour l'&#201;tat de r&#233;duire les effectifs. 1 108 postes &#8211; PE compte environ 47 500 salari&#233;s &#8211; et 38 % des agences ont &#233;t&#233; supprim&#233;s en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pression accrue sur les salari&#233;s...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fusion a durci les conditions de travail des salari&#233;s de PE. Il &#233;tait pr&#233;vu que chaque conseiller traite entre 30 et 60 dossiers ; en r&#233;alit&#233;, la fourchette est de 150 &#224; 200. Le &lt;em&gt;Canard Encha&#238;n&#233;&lt;/em&gt; affirmait m&#234;me en f&#233;vrier dernier que le chiffre &#233;tait mont&#233; &#224; 300 dossiers par agent ! Depuis la fusion, les agents n'ont plus de ligne t&#233;l&#233;phonique personnelle. Impossible donc d'&#234;tre joints par le ch&#244;meur qui a expos&#233; en d&#233;tail sa situation, avec lequel un vrai suivi s'est &#233;bauch&#233;. Le renforcement de la fonction de flicage, au d&#233;triment de celle du conseil &#8211; qui est pourtant la fonction officielle &#8211; passe mal chez les agents. La direction leur recommande ainsi de contr&#244;ler les papiers d'identit&#233; des ch&#244;meurs avec une lampe &#224; UV, au cas o&#249; ils seraient faux. Est-ce un hasard si, apr&#232;s Fabienne Brutus en 2006&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ch&#244;mage, des secrets bien gard&#233;s. La v&#233;rit&#233; sur l'ANPE, 2006, Livre de Poche.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, un autre conseiller vient d'&#233;crire avec la journaliste Aude Rossigneux les &lt;em&gt;Confessions d'une taupe &#224; P&#244;le Emploi&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ga&#235;l Guiselin (pseud.) et Aude Rossigneux, Calmann-L&#233;vy, 2010.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; d&#233;non&#231;ant ses conditions de travail ? Et, puis apr&#232;s tout, 15 % des conseillers repasseront vraisemblablement de l'autre c&#244;t&#233; du guichet, puisque leur contrat avec PE est pr&#233;caire. Certains conseillers ont gard&#233; en m&#233;moire leur passage chez PE en tant qu'usager, telle la &#171; taupe de P&#244;le Emploi &#187;. Laquelle a &#233;crit son livre sous pseudonyme &#8211; paravent utilis&#233; par deux autres agents auteurs du blog &lt;em&gt;la fusion pour les nuls&lt;/em&gt;, un hasard &#233;galement ? &#8211; afin d'&#233;viter les sanctions de la hi&#233;rarchie. Bonjour l'ambiance...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;... et les usagers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La principale motivation de la fusion reste cependant le renforcement des contraintes pesant sur les ch&#244;meurs. Celles-ci ont deux objectifs : d'une part, acc&#233;l&#233;rer la machine &#224; radier afin de faire baisser les statistiques officielles du ch&#244;mage et limiter le nombre des ch&#244;meurs indemnis&#233;s, d'autre part, accro&#238;tre la pression sur les demandeurs d'emplois d&#251;ment inscrits, afin de les pousser &#224; prendre n'importe quel poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sont inscrits &#224; PE les gens &#171; disponibles imm&#233;diatement &#187; pour l'emploi. Ils signent un contrat, appel&#233; Projet Personnalis&#233; d'Acc&#232;s &#224; l'Emploi (PPAE). Ce n'est pas nouveau, la gauche plurielle avait mis en place ce contrat en 2000, sous le nom de Plan d'Aide au Retour &#224; l'Emploi (PARE). La contractualisation, sous le pr&#233;texte hypocrite de coller au plus pr&#232;s du profil du ch&#244;meur, sert &#224; l'isoler des autres en individualisant sa d&#233;marche et &#224; lui faire accepter un v&#233;ritable harc&#232;lement. Le PPAE fixe les crit&#232;res de l'&#171; offre raisonnable d'emploi &#187; : m&#233;tier(s), zone g&#233;ographique et niveau de salaire. S'il refuse deux de ces offres &#171; raisonnables &#187;, le ch&#244;meur encourt une suspension d'indemnit&#233;s de deux mois, et leur suppression au troisi&#232;me refus. Au bout de trois mois de recherche, le niveau de salaire &#171; raisonnable &#187; passe &#224; 95 % du salaire ant&#233;rieur, puis &#224; 85 % au bout de six mois, puis &#224; la hauteur des indemnit&#233;s de ch&#244;mage au bout d'un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;meur doit de plus fournir des preuves de sa bonne volont&#233;. Chaque mois, il appelle PE pour signifier que sa situation n'a pas chang&#233; ; c'est &#171; l'actualisation &#187;. Un oubli, et les indemnit&#233;s sautent. Chaque mois, il doit envoyer spontan&#233;ment son CV et une lettre de motivation &#224; un nombre d&#233;termin&#233; d'adresses, bien souvent au-dessus de 50. Et gare &#224; celui qui envoie sa candidature &#224; une entreprise qui &#171; n'embauche manifestement pas &#187; dans son m&#233;tier. Car le refus &#171; d'accomplir des actes positifs et r&#233;p&#233;t&#233;s &#187; de recherche d'emploi &#171; r&#233;elle et s&#233;rieuse &#187;, le refus d'un contrat aid&#233; ou d'apprentissage entra&#238;ne une r&#233;duction de 20 %, puis de 20 &#224; 50 % des indemnit&#233;s pendant deux &#224; six mois, et la suppression d&#233;finitive au troisi&#232;me refus. Entre les convocations chez son conseiller, les formations bidon, les d&#233;marches diverses et vari&#233;es, demandeur d'emploi est devenu, &#224; d&#233;faut d'un vrai boulot salari&#233;, une activit&#233; &#224; part enti&#232;re. Une association de ch&#244;meurs a m&#234;me &#233;valu&#233; &#224; 417 euros mensuels les frais n&#233;cessaires &#8211; timbres, enveloppes, transport pour assister aux rendez-vous et entretiens d'embauche, photocopies, forfaits de t&#233;l&#233;phone portable et internet, etc. &#8211; pour l'assumer enti&#232;rement !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le b&#226;ton et rien d'autre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie du flicage, PE n'offre pas grand-chose. Afin de d&#233;sengorger les agences, il faut passer par un entretien t&#233;l&#233;phonique via le 39-49 pour toute prise de rendez-vous &#8211; &#224; moins d'&#234;tre convoqu&#233;, mais les d&#233;lais s'allongent beaucoup en ce moment. La ligne est souvent satur&#233;e. Les entretiens sont minut&#233;s, obligeant l'agent &#224; raccrocher au bout de six minutes. Et tant pis si les r&#233;ponses donn&#233;es sont incompl&#232;tes, ou erron&#233;es. De toute fa&#231;on, sans confirmation &#233;crite des informations obtenues, il est tr&#232;s difficile de faire valoir que l'on a droit &#224; telle aide &#8211; nombreux sont les demandeurs qui apprennent apr&#232;s coup qu'ils avaient droit, par exemple, &#224; une aide pour d&#233;m&#233;nager &#8211; ou &#224; l'acc&#232;s &#224; telle offre d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, lorsque les offres d'emploi se rar&#233;fient, PE s'emploie &#224; faire baisser aussi le nombre de demandeurs d'emploi. Ainsi, en Basse-Normandie, la baisse de 20 % des offres d'emploi en ao&#251;t 2009 par rapport &#224; ao&#251;t 2008 a entra&#238;n&#233;... une augmentation de 10 % des radiations sur la m&#234;me p&#233;riode ! &#192; l'issue de quoi on comptait quand m&#234;me 81 901 demandeurs pour 1 635 offres, soit un ratio d'une offre pour 50 demandeurs...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des m&#233;thodes g&#233;n&#233;ralis&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;P&#244;le Emploi ne g&#232;re cependant pas tous les ch&#244;meurs, loin de l&#224;. Depuis 2004, le d&#233;partement g&#232;re le RMI devenu RSA. La Caisse d'Allocations Familiales, organisme versant les allocations, contr&#244;le les b&#233;n&#233;ficiaires. Par exemple si ces derniers invitent trop souvent un ou une salari&#233;(e) &#224; passer la nuit chez eux, c'est du concubinage masqu&#233;, et donc une fraude au RSA. Les conseils g&#233;n&#233;raux d&#233;terminent pour leur part la politique d'insertion. Cela a conduit nombre d'entre eux &#224; radier des RMIstes, c'est-&#224;-dire &#224; leur supprimer toute ressource, ou &#224; rivaliser d'id&#233;es pour les &#171; remettre au travail &#187;. Ainsi, en 2005, faute de les payer correctement, les viticulteurs du Beaujolais ne trouvaient pas assez de saisonniers pour faire les vendanges. Le conseil g&#233;n&#233;ral du Rh&#244;ne a contraint des RMIstes &#224; les remplacer sous peine de radiation. Il faut imaginer des gens de 50 ans sans travail depuis des lustres, somm&#233;s d'aller faire un travail physique sur un rythme d'enfer, sous peine de perdre tout revenu...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e se r&#233;pand qu'il est l&#233;gitime d'exiger en contrepartie des allocations non seulement la docilit&#233;, mais jusqu'&#224; du travail gratuit, un peu sur le mod&#232;le des Travaux d'Int&#233;r&#234;t G&#233;n&#233;ral administr&#233;s aux d&#233;linquants. On n'est plus tr&#232;s loin des workhouses anglais ou des ateliers nationaux fran&#231;ais, ces bagnes du travail du XIX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#201;tat des lieux de l'indemnisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 2006, seuls 40 % des demandeurs d'emploi (soit 48 % des inscrits ANPE) &#233;taient indemnis&#233;s par l'assurance-ch&#244;mage&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Profil des demandeurs d'emploi selon leur statut au regard de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Le montant des indemnit&#233;s n'a pas boug&#233; depuis. Il varie entre 57 % et 75 % du dernier salaire (en int&#233;grant primes et avantages en nature). Le nombre de jours travaill&#233;s n&#233;cessaires pour s'ouvrir des droits a diminu&#233; : il faut d&#233;sormais 4 mois au lieu de 6. Mais, en contrepartie, la dur&#233;e de l'indemnisation diminue aussi. En gros, pour un jour travaill&#233;, on s'ouvre le droit &#224; un jour indemnis&#233;. Et la dur&#233;e maximale reste de 3 ans pour les ch&#244;meurs de plus de 50 ans, et 2 ans pour les autres. Sauf les d&#233;put&#233;s, qui touchent leur salaire &#8211; 6 952 euros &#8211; pendant 5 ans &#224; partir de la fin de mandat, et 20 % de cette somme... &#224; vie. Comme quoi on n'est jamais mieux indemnis&#233; que par soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;RSA et CUI, la &#171; rationalisation &#187; des minima sociaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233; de l'assurance-ch&#244;mage g&#233;r&#233;e par l'Unedic existent diff&#233;rentes allocations formant les minima sociaux, dont le Revenu de solidarit&#233; active (RSA). 1 132 000 foyers touchent le RSA-socle, couvrant &#224; la fois l'ancien Revenu minimum d'insertion et l'Allocation parent isol&#233;, financ&#233; comme avant par les conseils g&#233;n&#233;raux. La nouveaut&#233;, c'est le RSA-&#171; chapeau &#187;, vers&#233; &#224; 626 000 foyers en compl&#233;ment de leur salaire par la Caisse d'allocations familiales ou la Mutualit&#233; sociale agricole pour les agriculteurs. Car la grande mis&#232;re agricole a rendu &#233;ligibles &#224; cette allocation pas moins de 20 000 exploitants et 55 000 salari&#233;s agricoles !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, les diff&#233;rents types de contrats aid&#233;s ont fusionn&#233; au 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2010 en un Contrat unique d'insertion (CUI), subdivis&#233; en deux contrats : un pour le secteur marchand, un pour le secteur non marchand. Le premier octroie &#224; l'employeur 47 % du Smic brut. Le second lui octroie 95 % du Smic brut ainsi que diverses exon&#233;rations de cotisations et taxes. Le patron est cens&#233; en contrepartie former son salari&#233; pour l'aider &#224; trouver du boulot &#224; la fin du CUI, lequel ne peut exc&#233;der 24 mois. Il peut l'embaucher en CDI... mais des CDD de 6 &#224; 24 mois sont possibles. On imagine sans peine la pr&#233;f&#233;rence du patron...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Ch&#244;mage, des secrets bien gard&#233;s. La v&#233;rit&#233; sur l'ANPE&lt;/em&gt;, 2006, Livre de Poche.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ga&#235;l Guiselin (pseud.) et Aude Rossigneux, Calmann-L&#233;vy, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;Profil des demandeurs d'emploi selon leur statut au regard de l'indemnisation&lt;/em&gt;, Dares, 19 d&#233;cembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le business du march&#233; de l'emploi
</title>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Ch&#244;mage
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		<description>Le capitalisme a cette capacit&#233; de faire du profit avec n'importe quoi : armes, drogue, ordures, eau potable, sant&#233;... et m&#234;me bons et moins bons sentiments ! Le d&#233;veloppement du ch&#244;mage de masse ne pouvait manquer de g&#233;n&#233;rer un nouveau march&#233; du recrutement, de la reconversion ou de la formation professionnelle&#8230; et du licenciement, sur lequel prosp&#232;rent les n&#233;griers des temps modernes. &lt;br /&gt;L'externalisation du recrutement &lt;br /&gt;Et il y en a pour toutes les cat&#233;gories de salari&#233;s. Les &#171; &lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Tous-ensemble-contre-les-mille-et-un-visages-du-chomage-et-des-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Tous ensemble contre les mille et un visages du ch&#244;mage et des licenciements
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le capitalisme a cette capacit&#233; de faire du profit avec n'importe quoi : armes, drogue, ordures, eau potable, sant&#233;... et m&#234;me bons et moins bons sentiments ! Le d&#233;veloppement du ch&#244;mage de masse ne pouvait manquer de g&#233;n&#233;rer un nouveau march&#233; du recrutement, de la reconversion ou de la formation professionnelle&#8230; et du licenciement, sur lequel prosp&#232;rent les n&#233;griers des temps modernes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'externalisation du recrutement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Et il y en a pour toutes les cat&#233;gories de salari&#233;s. Les &#171; chasseurs de t&#234;te &#187; ne recrutent plus seulement les grands cadres, mais aussi les cadres subalternes et s'attaquent d&#233;sormais &#224; la masse des salari&#233;s. Depuis 2005 et la loi de &#171; coh&#233;sion sociale &#187; de Borloo, l'ANPE a perdu son monopole du placement. Cela a ouvert la voie aux bo&#238;tes d'int&#233;rim. D&#233;sormais, celles-ci peuvent proposer en plus des int&#233;rimaires un service d'aide au recrutement. Les agences, &#233;quip&#233;es des logiciels dernier cri de traitement de la main-d'&#339;uvre &#8211; &#224; la diff&#233;rence des entreprises classiques pour qui cet investissement n'est pas rentable &#8211;, se voient sous-traiter au minimum la pr&#233;s&#233;lection des candidats &#224; qui faire passer un entretien d'embauche. Lorsqu'elles les ont fait travailler en int&#233;rim, elles peuvent faire b&#233;n&#233;ficier le client d'un dossier appr&#233;ciant la valeur du futur embauch&#233;. Le DRH peut alors se concentrer sur les activit&#233;s les plus &#171; rentables &#187; des Ressources Humaines. Du coup, les agences d'int&#233;rim sont de plus en plus les premi&#232;res &#8211; et seules &#8211; inform&#233;es des offres d'emploi. Elles d&#233;marchent les entreprises avant que celles-ci ne formulent leurs besoins. Les ch&#244;meurs ont de moins en moins de chances de trouver du travail en s'en remettant &#224; P&#244;le emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette activit&#233; en est &#224; ses d&#233;buts en France. Mais elle est tr&#232;s profitable &#8211; 20 % de marge brute &#8211; et en plein boom : les adh&#233;rents au syndicat Prisme des bo&#238;tes d'int&#233;rim ont multipli&#233; par trois leurs placements en 2006. Ils sont concurrenc&#233;s par les cabinets de placement, qui offrent pour leur part leurs services &#224; l'Unedic, la caisse de l'assurance-ch&#244;mage. Cette derni&#232;re paye 3 500 euros pi&#232;ce pour le ch&#244;meur recas&#233;, et pr&#233;tend ainsi faire des &#233;conomies... sauf que les cabinets ne s'occupent que des ch&#244;meurs les moins difficiles &#224; faire embaucher. Le foss&#233; avec la masse des ch&#244;meurs longue dur&#233;e s'accro&#238;t...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La sous-traitance de la formation professionnelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle offre des affaires encore plus juteuses. Dans ce domaine, la collaboration entre ANPE et prestataires priv&#233;s remonte aux ann&#233;es 1980. L'agence consacrait, en 2008, 528 millions d'euros, soit le quart de son budget, &#224; la sous-traitance des bilans de comp&#233;tences, des suivis renforc&#233;s pour les ch&#244;meurs les plus &#224; m&#234;me de trouver un travail, et des stages pour ceux que tentent la reprise d'une entreprise. L'Unedic d&#233;pensait pour sa part 134,8 millions d'euros en 2006. Si certains organismes ont une r&#233;putation de s&#233;rieux, comme l'AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes), toute une faune de consultants aux qualifications douteuses prolif&#232;re parmi les prestataires de l'ANPE, devenue entre-temps P&#244;le Emploi. Plus le ch&#244;meur est susceptible de retrouver un emploi bien pay&#233;, plus il est mis &#224; contribution pour payer sa formation. Telle cadre se voit ainsi oblig&#233;e de d&#233;bourser 700 euros pour un stage bidon avec la tr&#232;s respectable Association pour la Promotion de l'Emploi des Cadres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le march&#233; du licenciement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les cabinets de reclassement sont apparus d&#232;s les ann&#233;es 1980. Avec un encadrant pour 30 ch&#244;meurs, les r&#233;sultats sont parfois meilleurs que ceux de l'ANPE &#8211; un encadrant pour 150 &#224; 300 ch&#244;meurs selon les cas. Mais ils n'offrent aucune garantie de durabilit&#233; de l'emploi. En r&#233;alit&#233;, le patron appr&#233;cie surtout le fait qu'il d&#233;tourne les futurs licenci&#233;s de la lutte pour garder leur emploi ou obtenir de meilleures indemnit&#233;s. Le Contrat de Transition Professionnelle appuie dans ce sens. Lorsqu'il le signe, le licenci&#233; re&#231;oit 80 % de son salaire brut, au lieu des 57,4 % habituels, pendant 12 mois. Mais il s'engage &#224; suivre des formations, assister &#224; des r&#233;unions &#224; un rythme &#233;lev&#233;, quasiment 35 heures par semaine. Il est pouss&#233; &#224; reprendre n'importe quel travail, ayant &#233;t&#233; amen&#233; par les consultants &#224; faire le constat qu'il ne trouverait pas mieux. Les salari&#233;s de Thom&#233;-G&#233;not &#224; Nouzonville, licenci&#233;s en avril 2006 et parmi les premiers &#224; exp&#233;rimenter ce CTP, n'&#233;taient que 20 % &#224; avoir retrouv&#233; un emploi &#224; l'issue du leur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs un march&#233; tr&#232;s sp&#233;cialis&#233; de &#171; managers de transition &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; &#233;couter : l'&#233;mission de Daniel Mermet L&#224;-bas si j'y suis du 3 mai 2010, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; se d&#233;veloppe rapidement, &#224; raison de 20 &#224; 25 % de croissance annuelle. Ces cadres recrut&#233;s temporairement g&#232;rent les situations de crise, dont les plans de suppressions d'emplois. &#192; force de se r&#233;p&#233;ter, ceux-ci d&#233;moralisent jusqu'aux cadres les plus fid&#232;les. Le &#171; manager de transition &#187;, lui, taille dans les effectifs avec d'autant moins d'&#233;tats d'&#226;me qu'il est de passage. Il est rompu &#224; la n&#233;gociation avec des salari&#233;s souvent accul&#233;s, le dos au mur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Comment exploiter les damn&#233;s de la terre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'autre bout du spectre de ce march&#233; de la main-d'&#339;uvre se d&#233;veloppe &#233;galement tr&#232;s vite un business de la r&#233;insertion sociale. Les entreprises de ce secteur sont le plus souvent des associations. Elles proposent des Contrats Uniques d'Insertion (CUI) d'un genre sp&#233;cial. Financ&#233; &#224; hauteur de 105 % du salaire vers&#233; &#224; l'embauche, ce contrat &#224; temps partiel &#8211; 26 heures par semaine &#8211;, se veut un tremplin pour les travailleurs les plus marginalis&#233;s par le ch&#244;mage. Dans les faits, bien d'autres acceptent ces contrats, ne serait-ce que parce que le salaire, environ 800 euros par mois, est sup&#233;rieur au RSA-socle. Ce dispositif a pour l'employeur l'avantage de financer un poste d'encadrant pour 10 &#224; 20 salari&#233;s. Il ne g&#233;n&#232;re pas de profits &#224; proprement parler. En revanche, il permet de sous-traiter &#224; pas cher, nettoyage ou entretien d'espaces verts le plus souvent. La fronti&#232;re entre charit&#233; et travail contraint sous la menace de la suspension des aides sociales est bien floue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Entreprises Virtuelles sont, comme leur nom l'indique, compl&#232;tement bidon. Le ch&#244;meur fait semblant d'y travailler, l&#224; aussi pour &#171; se rapprocher de l'emploi &#187;, en se formant ou se mettant &#224; niveau dans son m&#233;tier dans le meilleur des cas, en subissant la mise en concurrence avec ses &#171; coll&#232;gues &#187; dans le pire. Car la pression subie par les salari&#233;s virtuels est bien r&#233;elle. Il n'est pas rare qu'&#224; l'issue de la p&#233;riode, on leur fasse passer des entretiens d'embauche, eux aussi factices, mais o&#249; la s&#233;lection se fait entre ceux que l'on peut vendre &#224; un patron, et ceux qu'on va laisser moisir au ch&#244;mage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le business du march&#233; de l'emploi est appel&#233; &#224; un brillant avenir. Non seulement parce que le ch&#244;mage n'est pas pr&#234;t de diminuer. Mais aussi parce qu'il permet &#224; l'&#201;tat de faire sortir nombre de ch&#244;meurs des statistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.P.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Auto-entrepreneur = auto-exploiteur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pousser les ch&#244;meurs &#224; monter leur entreprise n'est pas nouveau. L'auto-entrepreneur en est le dernier avatar. Ce r&#233;gime permet aux &#171; cr&#233;ateurs d'entreprise &#187; au petit chiffre d'affaires &#8211; moins de 32 000 &#224; 80 000 euros par an selon les cas &#8211; de b&#233;n&#233;ficier de simplifications administratives et d'exon&#233;rations de cotisations sociales et de taxes pour une dur&#233;e limit&#233;e. Ce qui ne garantit en rien un revenu d&#233;cent. Les auto-entrepreneurs ne seront pas les premiers patrons &#224; s'auto-exploiter. Ainsi les g&#233;rants de sup&#233;rettes de quartier, type &lt;em&gt;Huit &#224; huit&lt;/em&gt;, peuvent-ils esp&#233;rer toucher 1 500 euros mensuels... &#224; condition d'ouvrir 12 heures par jour, 6 jours sur 7, et de n'embaucher personne. Bien souvent, ils font travailler leur famille sans la d&#233;clarer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auto-entreprise r&#233;pond &#224; cette id&#233;e archi-rab&#226;ch&#233;e qu'il ne se cr&#233;e pas assez d'entreprises pour que la France soit comp&#233;titive. Mais, &#224; ce compte-l&#224;, les pays les plus avantag&#233;s devraient &#234;tre ceux... du tiers-monde ! En r&#233;alit&#233;, le nombre &#171; d'entreprises &#187; est plus un sympt&#244;me du ch&#244;mage que d'une bonne sant&#233; de l'&#233;conomie. Quant au &#171; succ&#232;s &#187; de l'auto-entreprise, il t&#233;moigne avant tout de la mis&#232;re des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. P.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_469 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L350xH434/chomage1-cefcc.png?1788012980' width='350' height='434' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&#192; &#233;couter : l'&#233;mission de Daniel Mermet &lt;em&gt;L&#224;-bas si j'y suis&lt;/em&gt; du 3 mai 2010, diffus&#233;e sur France Inter. Acc&#232;s sur le site l&#224;-bas.org.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Nouvelles technologies patronales : GPEC et &#171; d&#233;parts au volontariat &#187;, Formule 1 des licenciements dans l'automobile
</title>
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		<dc:date>2010-05-29T11:03:09Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Automobile
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		<dc:subject>PSA
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		<dc:subject>Entreprises
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		<dc:subject>Renault
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		<description>Depuis un an et demi, l'industrie automobile est un v&#233;ritable secteur de fabrication de ch&#244;meurs &#224; la cha&#238;ne. D'apr&#232;s un rapport de la commission pour le soutien aux sous-traitants (r&#233;unie sous la houlette de Christian Estrosi), l'ensemble des fournisseurs automobile (&#233;quipementiers et sous-traitants) employaient, fin 2009, 35 000 personnes de moins qu'en 2008 et 55 000 de moins qu'en 2005. Les deux constructeurs eux-m&#234;mes, qui ont en premier lieu fait payer leurs sous-traitants, ont&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Tous-ensemble-contre-les-mille-et-un-visages-du-chomage-et-des-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Tous ensemble contre les mille et un visages du ch&#244;mage et des licenciements
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Automobile-+" rel="tag"&gt;Automobile
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Renault-+" rel="tag"&gt;Renault
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis un an et demi, l'industrie automobile est un v&#233;ritable secteur de fabrication de ch&#244;meurs &#224; la cha&#238;ne. D'apr&#232;s un rapport de la commission pour le soutien aux sous-traitants (r&#233;unie sous la houlette de Christian Estrosi), l'ensemble des fournisseurs automobile (&#233;quipementiers et sous-traitants) employaient, fin 2009, 35 000 personnes de moins qu'en 2008 et 55 000 de moins qu'en 2005. Les deux constructeurs eux-m&#234;mes, qui ont en premier lieu fait payer leurs sous-traitants, ont eux aussi supprim&#233; des emplois par milliers. 170 sites de fournisseurs de rang 1&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est-&#224;-dire ceux qui traitent directement avec les constructeurs, ceux de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; ont subi des restructurations, et parfois radicales puisque 34 d'entres eux ont ferm&#233; ! Ce serait loin d'&#234;tre fini : les &#233;quipementiers et sous-traitants se plaignent aujourd'hui encore d'un &lt;em&gt;&#171; sureffectif &#187;&lt;/em&gt; de 40 000 &#224; 50 000 personnes, dont 25 000 emplois pour la sous-traitance et 14 000 emplois pour les &#233;quipementiers de rang 1, qui devront donc &#234;tre supprim&#233;s courant 2010-2011 (soit pr&#232;s de 20 % de ce qui reste)&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les &#201;chos du 8 f&#233;vrier 2010&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un certain nombre de ces licenciements massifs ou fermetures d'entreprises ont provoqu&#233; des conflits tr&#232;s m&#233;diatis&#233;s, comme ceux de Continental, Molex ou New Fabris, lesquels ont marqu&#233; l'actualit&#233;. Mais il y a eu aussi ceux qui sont pass&#233;s plus inaper&#231;us, sans PSE ou autres plans de licenciements, mais tout aussi r&#233;els et non moins massifs, notamment des deux grands constructeurs automobile eux-m&#234;mes, Peugeot-Citro&#235;n et Renault. Et ils ont commenc&#233; d&#232;s 2007&#8230; avant ladite &#171; crise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon &lt;em&gt;L'Usine Nouvelle&lt;/em&gt; du 12 mai 2010, les 50 000 emplois supprim&#233;s en 2009 dans l'ensemble de la fili&#232;re (constructeurs, &#233;quipementiers, sous-traitants) l'auraient &#233;t&#233; &lt;em&gt;&#171; en s'appuyant majoritairement sur les plans de d&#233;parts volontaires &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Renault, ces pr&#233;tendus &#171; plans de d&#233;parts volontaires &#187; auront permis de supprimer 5 500 postes en France courant 2008-2009, dont 900 dans les filiales, dans le cadre du plan PRV (Plan Renault Volontariat). &#192; PSA, 5 000 suppressions d'emplois en 2007-2008, 6 200 en 2009.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;GPEC : la gestion pr&#233;visionnelle&#8230; des licenciements &#171; volontaires &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La loi de janvier 2005, dite de &lt;em&gt;&#171; programmation pour la coh&#233;sion sociale &#187;&lt;/em&gt;, a rendu &lt;em&gt;&#171; obligatoire &#187;&lt;/em&gt; (&#224; partir du 20 janvier 2008) pour toute entreprise de plus de 300 salari&#233;s la n&#233;gociation tous les trois ans d'un accord dit de &lt;em&gt;&#171; gestion pr&#233;visionnelle des emplois et comp&#233;tences &#187;&lt;/em&gt; qui devait &#234;tre, selon le gouvernement, &lt;em&gt;&#171; un facteur d&#233;terminant pour &#233;viter les restructurations brutales &#187; &lt;/em&gt;et permettre &lt;em&gt;&#171; d'&#233;viter les licenciements &#233;conomiques et d'en limiter le nombre &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La GPEC, &lt;em&gt;&#171; obligatoire &#187;&lt;/em&gt; ? Tout est relatif. Des syndicats ont saisi des tribunaux en arguant que le d&#233;faut de GPEC rendait caduque des proc&#233;dures de licenciements collectifs en cours. La Cour de cassation a tranch&#233; dans un arr&#234;t de sa Chambre sociale (du 30 septembre 2009) en posant que la proc&#233;dure de licenciement collectif n'est en rien caduque, quand bien m&#234;me l'employeur n'aurait pas respect&#233; son obligation de n&#233;gocier une GPEC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vieille technique d'amputation coexiste donc avec la nouvelle m&#233;decine &#171; douce &#187; des conditions de licenciements n&#233;goci&#233;es d'avance, &#224; froid, avec les syndicats, au choix des patrons, et surtout de leurs calendriers. Mais la m&#233;thode &#171; pr&#233;visionnelle &#187;, plus facilement praticable pour les patrons des tr&#232;s grosses entreprises que pour leurs sous-traitants, a pour eux l'avantage d'&#233;viter ces explosions de col&#232;re collective, &#224; l'annonce d'un plan social, qui ont tendance &#224; faire grimper les indemnit&#233;s de licenciements, voire risquent de faire carr&#233;ment annuler le plan. Les avantages du &#171; plan social &#187;, sans les inconv&#233;nients.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Associer les syndicats &#224; la destruction massive des emplois : l'exemple de PSA&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les clauses destin&#233;es &#224; r&#233;duire les effectifs, sans nombre ni date donn&#233;s d'avance mais au gr&#233; des besoins futurs du patron, en poussant les travailleurs au d&#233;part &lt;em&gt;&#171; volontaire &#187;&lt;/em&gt;, constituent l'un des chapitres, en r&#233;alit&#233; le plus consistant, de bon nombre d'accords GPEC sign&#233;s &#224; ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des clauses sur la formation, les progressions de carri&#232;res, la valorisation des comp&#233;tences, qui servent d'enjoliveurs, le but clairement annonc&#233; est d'associer les syndicats aux futures restructurations et suppressions d'emplois. Le 6 avril 2007, un accord de GPEC a &#233;t&#233; sign&#233; par tous les syndicats de PSA, sauf la CGT, seule &#224; d&#233;noncer les clauses destin&#233;es aux &#233;ventuelles r&#233;ductions d'effectifs. Les signataires vantaient le futur &lt;em&gt;&#171; comit&#233; paritaire &#187; &lt;/em&gt;sur l'&#233;volution de l'entreprise ou l'&lt;em&gt;&#171; observatoire des m&#233;tiers et des comp&#233;tences &#187; &lt;/em&gt;pour l'adaptation du personnel aux &#233;volutions technologiques. &lt;em&gt;&#171; Entretiens annuels de progr&#232;s &#187; &lt;/em&gt;et&lt;em&gt; &#171; bilans de comp&#233;tences &#187;&lt;/em&gt;, favoriseraient les progressions de carri&#232;res, les &lt;em&gt;&#171; mobilit&#233;s &#187; &lt;/em&gt;r&#233;pondraient aux souhaits des salari&#233;s&#8230; Le 9 mai 2007, l'encre &#224; peine s&#232;che, la direction de PSA annon&#231;ait son premier plan de suppressions d'emplois : 4 800 postes en France par &#171; d&#233;parts volontaires &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Du &#171; volontariat &#187; au &#171; for&#231;ariat &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;parts &#171; volontaires &#187; ? La bonne blague !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le centre technique de PSA La Garenne (Hauts-de-Seine), en 2007-2008, le &#171; volontariat &#187; laissait r&#234;veur. L'encadrement se chargeait de dire au salari&#233; qu'on n'avait plus besoin de lui, que son poste allait &#234;tre supprim&#233;, que, s'il restait, on le muterait dans un service qui ne lui allait pas ou sur un site loin de chez lui et que, s'il ne profitait pas de l'occasion des aides &#224; la reconversion tant qu'elles &#233;taient valables (et dont le montant &#233;tait d&#233;gressif mois apr&#232;s mois), tant pis pour lui. Pour ceux qui h&#233;sitaient encore &#224; se lancer, des &lt;em&gt;&#171; cellules emploi-mobilit&#233; &#187;&lt;/em&gt; furent mises en places et, d&#232;s lors qu'un salari&#233; mettait la main dans l'engrenage (ne serait-ce que pour s'informer), il devenait, aux yeux de la direction, un candidat au d&#233;part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Faire partir &#187; est un objectif des chefs et directeurs sur lequel ils sont appr&#233;ci&#233;s et r&#233;compens&#233;s (parfois par des primes) ! C'est le harc&#232;lement aussi pour faire reprendre la charge de travail des coll&#232;gues partis par ceux qui sont rest&#233;s. Certains chefs passent parfois la matin&#233;e &#224; pousser leurs subordonn&#233;s au d&#233;part et l'apr&#232;s-midi &#224; se plaindre &#224; la direction du manque de personnel pour boucler les projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ann&#233;e suivante, cette fois sous pr&#233;texte de la crise, la direction de PSA a renouvel&#233; l'op&#233;ration. Selon ses chiffres, du 31 mars 2009 au 31 mars 2010, alors qu'elle n'en recherchait que 3 500, ce furent 6 200 personnes qui ont adh&#233;r&#233; au plan de d&#233;parts &#171; volontaires &#187;, &#224; ajouter aux 5 000 d&#233;parts en 2007-2008. Sur l'ensemble du groupe en France, plus de 20 600 emplois ont &#233;t&#233; supprim&#233;s &#224; PSA, entre 2006 &#224; fin 2009, soit 17 % de effectifs, dont pr&#232;s de 12 000 au &#171; volontariat &#187;. Quant aux salari&#233;s partis dans le cadre des mesures de reconversion pr&#233;vues dans les accords de gestion pr&#233;visionnelle, nombreux sont ceux qui se sont en r&#233;alit&#233; retrouv&#233;s aux Assedic. Plus dramatique encore a &#233;t&#233; le suicide d'une ex-salari&#233;e du si&#232;ge, le 21 mars 2008. Dans une lettre, l'avocat de la famille &#233;crit que cette salari&#233;e &lt;em&gt;&#171; d&#233;sesp&#233;r&#233;e s'est retrouv&#233;e seule face &#224; son probl&#232;me d'emploi pendant son cong&#233; de reclassement. Elle n'a pu supporter la pression dont elle aurait &#233;t&#233; victime depuis le mois de septembre 2007 aux fins d'acceptation de la d&#233;cision irr&#233;vocable de son d&#233;part volontaire &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; Renault pourtant&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En octobre 2008, Renault annon&#231;ait &#224; son tour des milliers de suppressions d'emplois, l&#224; encore &#171; au volontariat &#187; (sans accord pr&#233;alable de GPEC dans ce cas). Mais &#231;a n'a pas emp&#234;ch&#233; la col&#232;re d'exploser &#224; Renault-Sandouville. Il faut dire que des &#171; d&#233;parts volontaires &#187;, Renault en voulait 1 000 sur 3 700 ouvriers de l'usine ! Le 6 octobre, pour la venue de Sarkozy &#224; Renault-Sandouville, des centaines d'ouvriers cessaient le travail et manifestaient, soutenus par ceux venus d'autres centres Renault et d'entreprises sous-traitantes, for&#231;ant Sarkozy &#224; renoncer &#224; sa visite des ateliers. Le 13, mis au ch&#244;mage partiel jusqu'&#224; ce que les &#171; volontaires &#187; se d&#233;signent, ils bloqu&#232;rent l'entr&#233;e de leur usine. Trois jours plus t&#244;t, c'est au Mondial de l'automobile que la col&#232;re avait grond&#233;. Pr&#232;s de 3 000 salari&#233;s du secteur automobile, constructeurs (Renault, PSA, Ford) mais aussi &#233;quipementiers, comme Faurecia et Michelin, avaient manifest&#233; dans les all&#233;es du salon contre les licenciements. Preuve que la col&#232;re &#233;tait l&#224;. Mais pas la politique syndicale, qui a surtout servi d'extincteur. Encore une fois, pour la lutte, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 mai 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;o BASERLI &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_467 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH91/cata-c73ef.png?1788012980' width='400' height='91' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;C'est-&#224;-dire ceux qui traitent directement avec les constructeurs, ceux de rang 2 sont les fournisseurs des &#233;quipementiers de rang 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt; Les &#201;chos&lt;/em&gt; du 8 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Histoire de l'assurance ch&#244;mage, ou comment cog&#233;rer la mis&#232;re
</title>
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		<dc:date>2010-05-29T11:03:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>Ch&#244;mage
</dc:subject>

		<description>Ce qui est commun &#224; tous les syst&#232;mes d'indemnisation du ch&#244;mage depuis qu'ils ont vu le jour, c'est d'avoir fait la preuve que plus le sous-emploi se d&#233;veloppait et moins ils &#233;taient en mesure de prot&#233;ger les ch&#244;meurs de ses effets. &lt;br /&gt;Le ch&#244;mage est une plaie ins&#233;parable du capitalisme. &#192; part de br&#232;ves p&#233;riodes de plein emploi li&#233;es &#224; des circonstances exceptionnelles, le fonctionnement du syst&#232;me exige l'existence de ce que Marx a appel&#233; une &#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187;.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Tous-ensemble-contre-les-mille-et-un-visages-du-chomage-et-des-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Tous ensemble contre les mille et un visages du ch&#244;mage et des licenciements
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Chomage-+" rel="tag"&gt;Ch&#244;mage
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce qui est commun &#224; tous les syst&#232;mes d'indemnisation du ch&#244;mage depuis qu'ils ont vu le jour, c'est d'avoir fait la preuve que plus le sous-emploi se d&#233;veloppait et moins ils &#233;taient en mesure de prot&#233;ger les ch&#244;meurs de ses effets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage est une plaie ins&#233;parable du capitalisme. &#192; part de br&#232;ves p&#233;riodes de plein emploi li&#233;es &#224; des circonstances exceptionnelles, le fonctionnement du syst&#232;me exige l'existence de ce que Marx a appel&#233; une &#171; arm&#233;e industrielle de r&#233;serve &#187;. Celle-ci permet tout &#224; la fois de disposer d'une main-d'&#339;uvre pour investir toujours davantage de capital et assurer ainsi sa croissance et, en m&#234;me temps, faire pression &#224; la baisse sur les salaires avec un m&#234;me objectif : l'augmentation des profits.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des caisses de solidarit&#233; ouvri&#232;res aux &#171; fonds sociaux &#187; de l'&#201;tat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour s'occuper des exclus ont fleuri de tout temps des soci&#233;t&#233;s de bienfaisance assurant la charit&#233; aux indigents. Les caisses de secours des associations ouvri&#232;res furent cr&#233;&#233;es &#224; la fois pour soutenir les travailleurs se mettant en gr&#232;ve, dans le but d'emp&#234;cher la baisse des salaires, et ceux qui se trouvaient priv&#233;s d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, il a fallu attendre 1884 pour que soit abrog&#233;e la loi Le Chapelier interdisant les organisations ouvri&#232;res &#8211; en 1791, en pleine r&#233;volution bourgeoise &#8211; et que soient l&#233;galement reconnus les syndicats et leurs caisses de solidarit&#233;. En encourageant d'ailleurs ces derni&#232;res, qui amortissaient quelque peu la mis&#232;re, le ministre de l'int&#233;rieur Waldeck-Rousseau, initiateur de la loi de 1884, esp&#233;rait rallier les syndicats les plus r&#233;formistes et isoler la tendance r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1905, sous l'impulsion de Millerand, &#171; socialiste de gouvernement &#187;, le Parlement inscrivit m&#234;me au budget une subvention &#224; r&#233;partir entre les caisses des syndicats, en distinguant le secours de gr&#232;ve du secours de ch&#244;mage, ce dernier &#233;tant seul habilit&#233; &#224; b&#233;n&#233;ficier de l'aide de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;clenchement de la Premi&#232;re Guerre mondiale et la d&#233;sorganisation de la production, le pouvoir mit sur pied un &#171; fonds national de ch&#244;mage &#187;, destin&#233; &#224; subventionner des caisses de secours public, r&#233;parti cette fois par les d&#233;partements et les communes &#224; qui revint l'initiative de cr&#233;er des fonds locaux pour leurs administr&#233;s. Une toute petite partie des ch&#244;meurs fut ainsi couverte. &lt;em&gt;&#171; En 1915, on d&#233;nombrait 52 fonds communaux dans la r&#233;gion parisienne et seulement 25 en province &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tir&#233; de &#171; L'&#201;tat face aux ch&#244;meurs &#187; de Christine Daniel &amp; Carole (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les ouvriers pris en charge par les caisses ouvri&#232;res subventionn&#233;es n'avaient pas le droit de cumuler ces indemnit&#233;s avec les subsides des fonds locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me se prolongea bien au-del&#224; de la Premi&#232;re Guerre. Pour toucher des indemnit&#233;s il fallait donc non seulement r&#233;sider dans une commune qui en distribuait mais encore r&#233;pondre &#224; de nombreuses conditions, situation de famille, cause du ch&#244;mage, p&#233;riode d'activit&#233; pr&#233;alable, moralit&#233;&#8230; sans compter le contr&#244;le quotidien. Autant d'obstacles qui firent que seule une petite minorit&#233; pouvait b&#233;n&#233;ficier d'un syst&#232;me ne comblant de toute fa&#231;on qu'une faible partie, variable selon les communes de r&#233;sidence, de leur salaire ant&#233;rieur. Ces principes de fonctionnement pr&#233;domin&#232;rent pendant la crise des ann&#233;es 1930, m&#234;me si les subventions d'&#201;tat furent alors major&#233;es avec une progression du nombre des fonds de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tandis que les caisses ouvri&#232;res d&#233;clin&#232;rent jusqu'&#224; pratiquement dispara&#238;tre, l'assistance via l'aide publique se prolongea en fait jusqu'&#224; la cr&#233;ation, fin 1958, de &#171; l'Allocation sp&#233;ciale aux travailleurs sans emploi de l'industrie et du commerce &#187;, Assedic, et de l'Unedic (Union nationale pour l'emploi dans l'industrie et le commerce) dite par la suite assurance-ch&#244;mage. Assedic et aide publique continueront &#224; coexister et &#224; se cumuler.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1958 - La cr&#233;ation de l'assurance-ch&#244;mage&#8230; en p&#233;riode de plein emploi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en p&#233;riode de plein emploi &#8211; d&#251; pour l'essentiel &#224; la p&#233;riode de reconstruction succ&#233;dant &#224; la Deuxi&#232;me Guerre mondiale et aussi aux guerres coloniales mobilisant une partie de l'appareil de production &#8211; que vit le jour cette assurance-ch&#244;mage. Le ch&#244;mage &#233;tait pratiquement inexistant au moment de la cr&#233;ation des Assedic. C'est en fait une volont&#233; politique qui a pr&#233;sid&#233; &#224; sa naissance, celle du g&#233;n&#233;ral De Gaulle, revenu &#224; la t&#234;te de l'&#201;tat comme &#171; homme providentiel &#187; port&#233; par le putsch du 13 mai 1958 &#224; Alger et les intrigues d'un certain nombre de politiciens du moment. C'&#233;tait d&#233;j&#224; sous la pr&#233;sidence de De Gaulle, premi&#232;re mani&#232;re, pendant la p&#233;riode de l'imm&#233;diat apr&#232;s-guerre, sous un gouvernement incluant le Parti Communiste Fran&#231;ais jusqu'en 1947, que la S&#233;curit&#233; sociale, entre autres, avait vu le jour, faisant une place importante dans son appareil de gestion &#224; des repr&#233;sentants de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut donc sous De Gaulle seconde mani&#232;re, fin 1958, que fut cr&#233;&#233;e l'assurance-ch&#244;mage. Un organisme &#224; gestion paritaire, associant syndicats et organisations patronales. La grande innovation : sa caisse allait &#234;tre aliment&#233;e par des cotisations sur les salaires et non par le budget de l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que pour r&#233;pondre au probl&#232;me du ch&#244;mage, il s'agissait alors d'offrir aux appareils syndicaux quelques &#171; biscuits &#187; (ou fromages&#8230;), permettant de leur faire franchir un nouveau pas dans leur int&#233;gration &#233;tatique. Mais pas tous les syndicats dans une m&#234;me mesure. Depuis la fin de la p&#233;riode de l'apr&#232;s-guerre et la parenth&#232;se du gouvernement tripartite 1944-47, avec le d&#233;but de la &#171; Guerre froide &#187;, ni les patrons ni les gouvernements successifs ne tenaient &#224; trop favoriser la CGT dirig&#233;e par un PCF partag&#233; entre sa d&#233;fense de la bureaucratie russe et sa volont&#233; d'int&#233;gration aux rouages de l'&#201;tat fran&#231;ais. Patrons et gouvernements successifs firent tout ce qu'ils purent pour mettre en avant des syndicats comme FO, la CFTC, la CGC. C'est ainsi que, dans les discussions sur l'assurance-ch&#244;mage, la CGT, qui d&#233;fendait la position d'une protection contre le ch&#244;mage int&#233;gr&#233;e &#224; la S&#233;curit&#233; sociale, o&#249; elle tenait ses positions, s'opposait &#224; la mise sur pied d'une assurance-ch&#244;mage sp&#233;cifique. C'est ainsi qu'elle se trouva dans un premier temps &#233;cart&#233;e de la gestion de l'Unedic et des Assedic (elle a rejoint ensuite les autres syndicats). Toujours est-il que De Gaulle, dans la lign&#233;e de sa politique bonapartiste, ne cherchait pas &#224; d&#233;molir les organisations ouvri&#232;res, comme le proclamaient le PCF et une partie de l'extr&#234;me gauche &#224; l'&#233;poque, mais &#224; les int&#233;grer et en faire de meilleurs instruments pour le maintien d'une certaine &#171; paix sociale &#187;. D'o&#249; cette assurance-ch&#244;mage&#8230; en absence de ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Plus le ch&#244;mage grimpe et plus &#171; l'assurance &#187; devient restrictive&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Assedic pouvait sur le principe para&#238;tre un progr&#232;s consid&#233;rable par rapport aux autres syst&#232;mes de protection : les b&#233;n&#233;ficiaires potentiels de la couverture Assedic (et, au d&#233;but, il s'agissait seulement des salari&#233;s d&#233;pendants des patrons affili&#233;s au CNPF) &#233;taient proportionnellement beaucoup plus nombreux que les ayants droits de l'aide publique. Le taux de l'indemnit&#233;, proportionnel au salaire pr&#233;c&#233;dent (35 % du salaire de r&#233;f&#233;rence au d&#233;but, puis 40,25 % pour les trois premiers mois &#224; partir de 1967), correspondait &#224; des sommes bien sup&#233;rieures aux aides publiques. Aucune condition de ressources ou familiales n'entrait en ligne de compte. Par contre la dur&#233;e des versements &#233;tait limit&#233;e dans le temps et des conditions de dur&#233;e d'activit&#233; pr&#233;alable pouvaient &#233;liminer nombre de ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En plus de ces indemnit&#233;s, venait s'ajouter, mais seulement dans les communes et d&#233;partements o&#249; elle existait, l'aide publique, jusqu'en 1967. Toutes les communes n'ayant pas de fonds et cette aide &#233;tant variable, des ouvriers licenci&#233;s d'une m&#234;me usine pouvaient, s'ils ne r&#233;sidaient pas dans les m&#234;mes municipalit&#233;s, toucher des indemnit&#233;s diff&#233;rentes au titre de l'aide publique ou ne pas en toucher du tout. Cette iniquit&#233; arrangea bien le patronat : elle &#233;tait favorable &#224; la migration des ch&#244;meurs potentiels des communes rurales vers les grandes villes industrielles o&#249; les besoins de main-d'&#339;uvre se faisaient alors sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a fallu attendre les ordonnances du 13 juillet 1967 pour que l'aide publique soit g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'ensemble du territoire. Puis, en 1979, &#224; un moment o&#249; la croissance du ch&#244;mage posait &#224; nouveau des probl&#232;mes d'&#233;quilibre financier, sous l'effet d'une loi et ensuite d'un accord, le financement du r&#233;gime d'indemnit&#233; fut modifi&#233;, conduisant &#224; la fusion de l'allocation du r&#233;gime d'assurance-ch&#244;mage et de l'aide publique. L'&#201;tat versait dor&#233;navant sa subvention dans le nouveau r&#233;gime, se r&#233;servant des possibilit&#233;s d'intervention. Du paritarisme davantage sous contr&#244;le...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir du moment o&#249; le ch&#244;mage entama une croissance continue ou se maintint moyennant quelques variations &#224; un haut niveau, de nombreuses modifications des r&#232;gles intervinrent, dont il n'est pas possible ici de faire un rapide r&#233;sum&#233; tant elles furent nombreuses et fr&#233;quentes&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouvera cet int&#233;ressant historique d&#233;taill&#233; dans les quelques 400 pages (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; . On peut dire que tous les remaniements ont tourn&#233; autour du niveau des cotisations, des restrictions pour b&#233;n&#233;ficier du r&#233;gime, qu'elles ont port&#233; sur les conditions de dur&#233;e des b&#233;n&#233;ficiaires, ou des allongements de la p&#233;riode pr&#233;alable, ou sur la d&#233;gressivit&#233; des allocations, sur le contr&#244;le et les motifs de radiation&#8230; Toutes ont finalement contribu&#233; &#224; r&#233;tr&#233;cir la couverture des ch&#244;meurs tout en faisant payer de plus en plus cher les cotisants, en laissant de c&#244;t&#233; une proportion toujours plus grande de non-b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce syst&#232;me d'assurance-ch&#244;mage, aussi mirifique qu'on ait pu nous le pr&#233;senter quand il n'y avait pas de ch&#244;meurs, n'&#233;tait finalement pas plus apte que d'autres &#224; prot&#233;ger les travailleurs de cette plaie inh&#233;rente au syst&#232;me capitaliste. Il reste un caut&#232;re sur une jambe de bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GUILBERT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De l'allocation d&#233;gressive aux exclusions de l'indemnisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi les innombrables remaniements de l'assurance-ch&#244;mage, voici quelques &#233;l&#233;ments sur les plus r&#233;cents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de 1992, apr&#232;s une p&#233;riode o&#249; le ch&#244;mage avait progress&#233; r&#233;guli&#232;rement, un nouvel accord entrait en application mettant en &#339;uvre &lt;em&gt;l'Allocation unique d&#233;gressive,&lt;/em&gt; AUD. Le montant de l'allocation devint d&#233;gressif dans le temps par paliers de quatre mois, et les dur&#233;es d'indemnisation pour ceux qui avaient une faible dur&#233;e d'affiliation furent fortement r&#233;duites. Le tout &#233;tait accompagn&#233; d'une augmentation de cotisation de 0,40 % de la part patronale comme de la part salariale. R&#233;sultat, le pourcentage de ch&#244;meurs indemnis&#233;s par rapport &#224; l'ensemble des demandeurs d'emploi passa de 52,4 % en 1992 &#224; un peu plus de 42 % en 1997, soit une chute de pr&#232;s de 10 points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juillet 2001 &#233;tait instaur&#233; le &lt;em&gt;Plan de retour &#224; l'emploi,&lt;/em&gt; le PARE qui fit l'objet d'un accord entre patronat et syndicats, &#224; l'exclusion de la CGT et de FO. Un engagement &#233;tait sign&#233; entre le ch&#244;meur et l'Assedic pr&#233;tendument pour que celui-ci retrouve rapidement un emploi. Deux ans apr&#232;s l'entr&#233;e en vigueur du PARE, les chiffres fournis par l'Unedic montraient que la dur&#233;e moyenne d'indemnisation avait diminu&#233; de neuf jours en 2002 par rapport &#224; 2001 et de vingt-hui jours par rapport &#224; 2000. Le but du PARE &#233;tait de faire accepter aux ch&#244;meurs les boulots dont ils ne voulaient pas jusque-l&#224;, sous la menace de les exclure de l'allocation. C'&#233;tait en r&#233;alit&#233; un moyen de faire sortir du r&#233;gime des centaines de milliers de ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au PARE a succ&#233;d&#233; le PPAE, &lt;em&gt;Projet personnalis&#233; d'acc&#232;s &#224; l'emploi&lt;/em&gt;, par la convention ch&#244;mage du 18 janvier 2006. Le ch&#244;meur doit s'impliquer dans les actions qui lui sont propos&#233;es, sous peine de sanctions, jusqu'&#224; suppression totale des allocations. Sont d&#233;finis des crit&#232;res g&#233;ographiques et des crit&#232;res de salaire : &lt;em&gt;&#171; Le salaire horaire aff&#233;rent &#224; l'offre raisonnable d'emploi doit &#234;tre au moins &#233;gal aux minima conventionnels et, dans tous les cas, au moins &#233;gal au SMIC horaire. En outre, il doit &#234;tre conforme au salaire normalement pratiqu&#233; dans la r&#233;gion et pour la profession concern&#233;e &#187;&lt;/em&gt;. Autrement dit, il peut &#234;tre inf&#233;rieur au pr&#233;c&#233;dent salaire du ch&#244;meur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : il est toujours de plus en plus facile de faire sortir le ch&#244;meur du droit &#224; l'allocation sp&#233;cifique. Pas &#233;tonnant qu'ils soient moins de la moiti&#233; &#224; &#234;tre indemnis&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.G.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_468 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH401/indemnites_chomage-df816.png?1788012980' width='400' height='401' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Tir&#233; de &#171; L'&#201;tat face aux ch&#244;meurs &#187; de Christine Daniel &amp; Carole Turchszirer. Un ouvrage bien document&#233; et bien fait sur &#171; l'indemnisation du ch&#244;mage de 1884 &#224; nos jours &#187; (sous titre du livre)&#233;dit&#233; en 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;On trouvera cet int&#233;ressant historique d&#233;taill&#233; dans les quelques 400 pages de l'ouvrage d&#233;j&#224; cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#192; lire
</title>
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Livre
</dc:subject>

		<description>Le quai de Ouistreham , &lt;br /&gt;de Florence Aubenas &lt;br /&gt;&#201;ditions de l'Olivier, 270p, 19&#8364;. Florence Aubenas, journaliste, a voulu en savoir plus sur ce qu'il y avait vraiment derri&#232;re le mot crise. Elle s'en est donn&#233; les moyens en allant &#224; Caen, &#171; une ville fran&#231;aise moyenne o&#249; je n'avais pas d'attaches &#187; se pr&#233;senter &#224; l'agence pour l'emploi, avec un CV remani&#233;, sans qualification sp&#233;cifique. Son challenge : essayer de trouver du travail jusqu'&#224; d&#233;crocher un CDI. D&#232;s le premier contact &#224; P&#244;le&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Tous-ensemble-contre-les-mille-et-un-visages-du-chomage-et-des-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Tous ensemble contre les mille et un visages du ch&#244;mage et des licenciements
&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Culture-75-+" rel="tag"&gt;Culture
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Livre-+" rel="tag"&gt;Livre
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quai de Ouistreham &lt;/strong&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;de Florence Aubenas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ditions de l'Olivier, 270p, 19&#8364;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Florence Aubenas, journaliste, a voulu en savoir plus sur ce qu'il y avait vraiment derri&#232;re le mot crise. Elle s'en est donn&#233; les moyens en allant &#224; Caen, &lt;em&gt;&#171; une ville fran&#231;aise moyenne o&#249; je n'avais pas d'attaches &#187;&lt;/em&gt; se pr&#233;senter &#224; l'agence pour l'emploi, avec un CV remani&#233;, sans qualification sp&#233;cifique. Son challenge : essayer de trouver du travail jusqu'&#224; d&#233;crocher un CDI. D&#232;s le premier contact &#224; P&#244;le Emploi, on lui conseille &#171; agent de nettoyage &#187;, les seules offres d'emploi existantes. Pendant six mois, elle va partager la vie de toutes ces femmes de m&#233;nage. Le livre parle des cadences infernales, de &#171; l'abattage &#187; &#224; P&#244;le Emploi, des salaires minables, de la d&#233;sindustrialisation, en un mot de l'exploitation. Une exp&#233;rience rendue de fa&#231;on tr&#232;s sobre et humaine, sans pathos ni voyeurisme. En tout cas, un tr&#232;s bon &#233;clairage sur une partie du monde du travail actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L.V.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> La lutte contre le ch&#244;mage passe par l'interdiction des licenciements et des suppressions d'emploi
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		<dc:subject>Licenciements
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Ch&#244;mage
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		<description>D'&#233;tats g&#233;n&#233;raux de l'Industrie en plans anticrise, le ch&#244;mage continue de croitre. Ainsi, lundi 10 mai, le gouvernement rencontrait-il les directions des principaux syndicats pour un nouveau &#171; sommet social &#187; : &#171; l'occasion, selon Sarkozy, d'un examen des questions &#233;conomiques, industrielles et d'emploi afin de dresser un bilan partag&#233; des mesures prises face &#224; la crise et des suites qu'il convient de leur r&#233;server &#187;. La montagne, et son sommet, accouchaient d'une souris. La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'&#233;tats g&#233;n&#233;raux de l'Industrie en plans anticrise, le ch&#244;mage continue de croitre&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Au premier trimestre 2010, le ch&#244;mage touchait 10,1 % de la population (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Ainsi, lundi 10 mai, le gouvernement rencontrait-il les directions des principaux syndicats pour un nouveau &#171; sommet social &#187; : &lt;em&gt;&#171; l'occasion,&lt;/em&gt; selon Sarkozy, &lt;em&gt;d'un examen des questions &#233;conomiques, industrielles et d'emploi afin de dresser un bilan partag&#233; des mesures prises face &#224; la crise et des suites qu'il convient de leur r&#233;server &#187;&lt;/em&gt;. La montagne, et son sommet, accouchaient d'une souris. La prolongation des aides concernant le ch&#244;mage partiel ou l'apprentissage compl&#233;tera les nombreuses subventions que touche d&#233;j&#224; le patronat. Pas de quoi faire baisser le ch&#244;mage, ni m&#234;me enrayer la vague de suppressions d'emplois et de licenciements pourtant &#224; l'origine de celui-ci.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les voies imp&#233;n&#233;trables des politiques pour l'emploi&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Que le gouvernement soit de droite ou de gauche, les politiques se suivent et se ressemblent : aides &#224; l'embauche, contrats aid&#233;s, exon&#233;rations de cotisations sociales ou encore subventions publiques, le tout accompagn&#233; de temps en temps de recommandations en faveur de l'emploi. Car il ne faudrait pas trop contraindre le patronat, l'effrayer, ni m&#234;me le m&#233;contenter de peur qu'il ne joue pas le jeu, voire qu'il d&#233;localise. Le hic, c'est que toutes ces aides n'arr&#234;tent ni les d&#233;localisations, ni le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faute en serait &#224; un &#171; co&#251;t &#187; du travail trop &#233;lev&#233; en France, emp&#234;chant le patronat d'embaucher et le handicapant face &#224; la concurrence des pays &#224; bas salaires. La preuve : ces petits artisans, tant montr&#233;s sur les grandes cha&#238;nes de t&#233;l&#233;vision, qui ne peuvent se permettre de prendre un salari&#233; car ils croulent sous les &#171; charges &#187; (entendez par l&#224; les cotisations sociales qui permettent aux malades de se faire soigner, aux retrait&#233;s d'avoir une retraite ou aux ch&#244;meurs de payer leur loyer). Mais qu'y-a-t-il de commun entre cet artisan et des multinationales comme Renault, Philips, Total ou encore Sanofi-Aventis qui se succ&#232;dent au hit-parade des b&#233;n&#233;fices et des suppressions d'emplois ? Le but de cette propagande est surtout de culpabiliser les travailleurs, de r&#233;duire les salaires et d'augmenter les subventions vers&#233;es au patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre leitmotiv : la croissance qui seule cr&#233;erait des emplois. Toutes les politiques des gouvernements visent donc &#224; la relancer : par l'investissement productif, par la consommation, les d&#233;valuations mon&#233;taires ou la baisse des &#171; charges &#187; et des imp&#244;ts&#8230; Pourtant un taux de croissance aux alentours de 2 % depuis 20 ans n'a pas r&#233;sorb&#233; le ch&#244;mage de masse en France. Le mythe de la croissance a des coups dans l'aile, et qui ne viennent pas seulement des d&#233;croissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le dogme supr&#234;me : les lois du march&#233; ! Socialisme de march&#233;, &#233;conomie sociale de march&#233; ou encore son dernier avatar, le d&#233;veloppement durable : cela fait longtemps que la gauche fran&#231;aise ne conteste plus la supr&#233;matie du march&#233;. Quant &#224; la droite, elle ne jure que par les commandements grav&#233;s sur les tables de la loi du march&#233;. Le r&#244;le de l'&#201;tat se limite donc &#224; mettre de temps en temps de l'huile dans les rouages lorsque le march&#233; se grippe : octroi de liquidit&#233;s, pr&#234;ts massifs pour relancer l'investissement, soutien &#224; la consommation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, il n'est pas question d'emp&#234;cher les licenciements, ni d'aller &#224; l'encontre des lois du march&#233;. Au contraire, la solution pr&#233;conis&#233;e est de r&#233;duire les effectifs pour augmenter la productivit&#233;, dans le priv&#233; comme dans le public. On en arrive ainsi &#224; ce paradoxe : pour cr&#233;er de l'emploi, il faut plus de comp&#233;titivit&#233;. Et pour relancer la comp&#233;titivit&#233;, il faut supprimer des emplois. Donc moins il y a d'emplois, plus il y a d'emplois. Surprenant, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que les faits sont t&#234;tus. Si le &#171; moins d'emplois &#187; se v&#233;rifie chaque jour par l'annonce de nouveaux plans de licenciements ou de d&#233;parts dits &#171; volontaires &#187;, de fermetures de sites ou de r&#233;duction d'effectifs dans le secteur public, le &#171; plus d'emplois &#187; se fait toujours attendre. Au point que certains analystes &#233;conomiques reparlent aujourd'hui d'une possible &#171; reprise sans emplois &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les syndicats jouent les accompagnateurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les directions syndicales se placent dans le m&#234;me cadre d'accompagnement du march&#233;. Leur principale source de m&#233;contentement est d'&#234;tre r&#233;duites au statut de chambres d'enregistrement alors qu'elles ne demandent qu'&#224; &#234;tre des partenaires loyaux et constructifs du gouvernement et du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si les syndicats sont sortis globalement d&#233;&#231;us du sommet social du 10 mai, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CFDT, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que, qui a tendance &#224; positiver en toute circonstance, a quand m&#234;me jug&#233; que la reconduction des mesures en faveur de l'emploi &#233;tait &#171; une bonne chose &#187; et que &#171; la CFDT avait &#233;t&#233; entendue sur l'emploi &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ch&#233;r&#232;que a tout de m&#234;me critiqu&#233; les aides aux heures suppl&#233;mentaires et la r&#233;duction des effectifs publics. Instaur&#233;e en 2007, c'est-&#224;-dire avant la crise, l'aide aux heures suppl&#233;mentaires a co&#251;t&#233; 4,2 milliards d'euros &#224; l'&#201;tat en 2009. Mais elle joue contre l'emploi : la CGT a calcul&#233; qu'elle prive les salari&#233;s de 400 000 emplois. C'est donc plus une interdiction des heures suppl&#233;mentaires qu'un arr&#234;t de leur d&#233;fiscalisation qui pourrait obliger les patrons &#224; embaucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On connait &#233;galement l'engouement de la CGT pour les projets industriels, cens&#233;s relancer l'emploi dans ce secteur en France. Si ces projets peuvent d&#233;montrer que la casse industrielle n'est pas une fatalit&#233;, ils servent surtout &#224; positionner ce syndicat en force de proposition, voire de cogestion. Mais les patrons n'ont pas besoin de la CGT pour g&#233;rer leur business, et ces projets restent au mieux sur les &#233;tag&#232;res. Par contre, ils peuvent cr&#233;er des illusions chez les travailleurs et les d&#233;tourner de la n&#233;cessaire lutte d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre sujet cher &#224; la CGT : la S&#233;curit&#233; sociale professionnelle. Inspir&#233; de la S&#233;curit&#233; sociale, cet organisme paritaire patronat-syndicats-pouvoirs publics aurait pour principale fonction, en cas de perte d'emploi, la p&#233;rennisation du contrat de travail (maintien de la r&#233;mun&#233;ration, de l'anciennet&#233;, de la qualification, etc.) et une mission de formation et de reclassement. Plus question de lutter contre les licenciements mais bien de les accompagner. Mais la situation politique et sociale n'est plus celle de 1945&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les ordonnances d'octobre 1945 sont &#224; l'origine de la cr&#233;ation de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et ce projet n'int&#233;resse gu&#232;re le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Formation, reclassement, aides incitatives ou conditionn&#233;es aux entreprises : des th&#232;mes communs &#224; toutes les centrales syndicales, mais qui ne donnent pas de r&#233;ponse &#224; la situation d'urgence v&#233;cue par les salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un plan d'urgence contre le ch&#244;mage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car, pour lutter contre le ch&#244;mage, pourquoi ne pas commencer par ne plus fabriquer de ch&#244;meurs, c'est-&#224;-dire arr&#234;ter de licencier et de supprimer des emplois ? Des mesures d'urgence s'imposent comme l'interdiction des licenciements et des suppressions d'emplois, quelles que soient leurs formes : plans de d&#233;parts volontaires, non remplacement des d&#233;parts, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salari&#233;s et les militants syndicaux de base menac&#233;s de licenciement ont besoin d'une r&#233;ponse maintenant. Car les travailleurs ne restent pas l'arme au pied. De nombreux conflits contre des licenciements ou des fermetures d'entreprise rythment l'actualit&#233; sociale : PTPM, Steelcase, Sodimatex, Teleperformance, Freescale, Philips, et bien d'autres&#8230;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour plus d'infos, se r&#233;f&#233;rer au site : www.collectifcontrelespatronsvoyous.com&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; Mais ils se heurtent &#224; un mur du c&#244;t&#233; patronal et gouvernemental et sont abandonn&#233;s du c&#244;t&#233; des centrales syndicales. D'o&#249; des r&#233;actions de d&#233;sespoir : s&#233;questrations, menaces de faire sauter un site&#8230; Des actes radicaux qui portent sur des revendications qui n'ont pourtant rien de radicales, souvent sur quelques milliers d'euros d'indemnit&#233;s de licenciement suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les journ&#233;es d'action nationales et interprofessionnelles qui ponctuent ces conflits ne sont pas en mesure de leur donner de r&#233;elles perspectives tant leurs objectifs et leurs mots d'ordre sont flous. Ainsi les travailleurs sont appel&#233;s &#224; faire gr&#232;ve et &#224; manifester le 27 mai pour &lt;em&gt;&#171; donner la priorit&#233; &#224; l'emploi stable, am&#233;liorer les salaires et le pouvoir d'achat, r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s, r&#233;orienter la fiscalit&#233; vers plus de justice sociale, investir pour l'emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte les imp&#233;ratifs &#233;cologiques et par des services publics de qualit&#233; &#187;&lt;/em&gt;. Difficile de faire plus vague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant ces journ&#233;es peuvent redonner confiance au monde du travail lorsqu'elles connaissent une forte participation. Mais pour qu'elles ne restent pas sans lendemain, il faut que les travailleurs en profitent pour tisser des liens directement entre eux, tout en avan&#231;ant des revendications pr&#233;cises et qui peuvent permettre d'unifier leurs luttes. Une unit&#233; &#224; la base et sur des objectifs clairs, loin des collectifs unitaires entre organisations politiques et syndicales sur des bases si larges qu'elles en deviennent vides de contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La convergence des luttes est une des conditions n&#233;cessaires &#224; la lutte contre les licenciements, et donc contre le ch&#244;mage. Elle n'a rien de spontan&#233; et reste une d&#233;marche volontariste. De ce c&#244;t&#233;-l&#224; au moins, il n'y a pas de quoi ch&#244;mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 mai 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gilles SEGUIN &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Au premier trimestre 2010, le ch&#244;mage touchait 10,1 % de la population active en France, soit une &#233;volution de 1,2 point par rapport au premier trimestre 2009 (chiffres publi&#233;s mardi 11 mai 2010 par l'Organisation pour la coop&#233;ration et le d&#233;veloppement &#233;conomique - OCDE).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les ordonnances d'octobre 1945 sont &#224; l'origine de la cr&#233;ation de la S&#233;curit&#233; sociale en France&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Pour plus d'infos, se r&#233;f&#233;rer au site : &lt;a href=&#034;https://www.collectifcontrelespatronsvoyous.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.collectifcontrelespatronsvoyous.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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