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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> R&#233;pression &#224; La Poste : il est temps de r&#233;agir !
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		<dc:subject>La Poste
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		<dc:subject>R&#233;pression
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		<description>Pour faire passer les coupes sombres dans les effectifs, La Poste multiplie les sanctions, mises &#224; pied et licenciements, instaurant un climat de r&#233;pression redoubl&#233;e. Le probl&#232;me n'est pas nouveau, mais, actuellement, la direction n'y va pas de main morte. &lt;br /&gt;La Poste s'attaque notamment &#224; des militants ou &#224; des gr&#233;vistes. Cela a &#233;t&#233; le cas au cours des mouvements contre les restructurations dans les Hauts-de-Seine, l'Essonne, &#224; Aubigny (Cher) ou, plus r&#233;cemment, &#224; &#201;chirolles (Is&#232;re),&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour faire passer les coupes sombres dans les effectifs, La Poste multiplie les sanctions, mises &#224; pied et licenciements, instaurant un climat de r&#233;pression redoubl&#233;e. Le probl&#232;me n'est pas nouveau, mais, actuellement, la direction n'y va pas de main morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste s'attaque notamment &#224; des militants ou &#224; des gr&#233;vistes. Cela a &#233;t&#233; le cas au cours des mouvements contre les restructurations dans les Hauts-de-Seine, l'Essonne, &#224; Aubigny (Cher) ou, plus r&#233;cemment, &#224; &#201;chirolles (Is&#232;re), o&#249; un chantage au licenciement de trois coll&#232;gues a &#233;t&#233; mis en balance avec l'arr&#234;t d'une gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Hauts-de-Seine, m&#234;me si quatre licenciements de gr&#233;vistes ont &#233;t&#233; refus&#233;s par l'inspection et le minist&#232;re du Travail, d&#233;savouant ainsi La Poste, celle-ci a tenu &#224; prononcer la r&#233;vocation du secr&#233;taire adjoint d&#233;partemental de SUD, Yann Le Merrer, en janvier 2015. Elle n'avait rien d'autre &#224; lui reprocher que son activit&#233; militante &#8211; circuler dans les centres postaux, organiser des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales pour populariser la gr&#232;ve &#8211; mais a voulu faire un exemple, d&#233;lib&#233;r&#233;ment, en r&#233;voquant un fonctionnaire repr&#233;sentant syndical.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des travailleurs qu'on pousse dehors&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression ne touche pas que les militants : la direction parisienne, par exemple, voulant se d&#233;barrasser d'un maximum de personnel, multiplie les conseils de discipline sous des pr&#233;textes futiles. Il suffit d'avoir des mots avec un chef, ou de revenir avec du courrier qu'il n'a pas &#233;t&#233; possible de distribuer sur le temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela touche des contractuels, que La Poste n'h&#233;site pas &#224; licencier, mais aussi des fonctionnaires, dont certains sont proches de la retraite. Apr&#232;s leur avoir propos&#233; des d&#233;parts en retraite anticip&#233;e avec des revenus de mis&#232;re (pay&#233;s &#224; 70 % d'un revenu proche du Smic), ce qu'ils sont peu nombreux &#224; accepter pour des raisons financi&#232;res &#233;videntes, la hi&#233;rarchie cherche &#224; les pousser &#224; bout pour qu'ils partent d'eux-m&#234;mes ou se retrouvent traduits en conseil de discipline, avec des mises &#224; pied de plus en plus longues, jusqu'&#224; deux ans !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pas d&#233;courag&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En ce d&#233;but d'ann&#233;e 2015, des postiers ont r&#233;pondu &#224; ces manigances et aux restructurations &#224; marche forc&#233;e par la gr&#232;ve. En Basse-Normandie (voir notre article), une mobilisation massive a inflig&#233; en quelques jours un recul &#224; La Poste. De quoi nous donner l'envie &#224; tous d'en faire autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;10 mars 2015, Anne HANSEN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;En conseil de discipline pour un sandwich&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Poste a fait passer en conseil de discipline deux factrices de Roquebrune, pr&#232;s de Nice. Cens&#233;es terminer leur journ&#233;e &#224; 13 h 20, elles se sont arr&#234;t&#233;es &#224; 13 heures pour avaler un sandwich avant de retourner au bureau. Le directeur passait par l&#224; et les a vues. Et de demander leur licenciement, que La Poste dans sa &#171; cl&#233;mence &#187; pourrait transformer en trois mois de mise &#224; pied sans salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs coll&#232;gues ont fait gr&#232;ve ce jour-l&#224;, pour protester contre ces sanctions d&#233;lirantes. D'apr&#232;s des responsables de la CGT du d&#233;partement, La Poste cherche &#224; pousser dehors un maximum d'agents. Ils d&#233;noncent un &#171; plan social d&#233;guis&#233; &#187; et un projet de fermeture et de d&#233;m&#233;nagement du centre de Roquebrune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de La Poste r&#233;pond : &lt;em&gt;&#171; Non, il n'y a pas de plan social&lt;/em&gt; (&#8230;). &lt;em&gt;Ces conseils de discipline font juste partie de la vie d'une entreprise o&#249;, sur le d&#233;partement, il y a plus de 3 000 salari&#233;s. Nous sommes juste dans le respect du r&#232;glement &lt;/em&gt;(&#8230;). &lt;em&gt;Les agents doivent &#234;tre en fonction jusqu'&#224; la fin de leur vacation, m&#234;me si la tourn&#233;e est termin&#233;e plus t&#244;t. Du travail il y en a toujours &#224; faire&#8230; &#187;&lt;/em&gt;. Pour une bo&#238;te qui passe son temps &#224; justifier des dizaines de milliers de suppressions d'emplois, sous le pr&#233;texte qu'il n'y aurait plus de courrier &#224; distribuer et rien &#224; faire, c'est le pompon !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Basse-Normandie : la gr&#232;ve impose une pause &#224; la direction de La Poste
</title>
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		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#232;ve
</dc:subject>
		<dc:subject>Normandie
</dc:subject>

		<description>Fin 2014, La Poste de Basse-Normandie annonce pour les facteurs, entre autres mesures d'un plan de r&#233;organisation synonyme d'autant d'attaques, le remplacement de la pause pay&#233;e de 20 minutes par une pause dite &#171; m&#233;ridienne &#187; de 45 minutes... non r&#233;mun&#233;r&#233;e. L'indemnit&#233; &#171; de collation &#187; de 2 euros par jour est elle aussi menac&#233;e. Compte tenu des salaires minables pratiqu&#233;s par l'entreprise, la perte financi&#232;re qui se profile fait r&#233;agir vivement les facteurs. &lt;br /&gt;Mardi 24 f&#233;vrier, &#224;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Fin 2014, La Poste de Basse-Normandie annonce pour les facteurs, entre autres mesures d'un plan de r&#233;organisation synonyme d'autant d'attaques, le remplacement de la pause pay&#233;e de 20 minutes par une pause dite &lt;em&gt;&#171; m&#233;ridienne &#187;&lt;/em&gt; de 45 minutes... non r&#233;mun&#233;r&#233;e. L'indemnit&#233; &lt;em&gt;&#171; de collation &#187;&lt;/em&gt; de 2 euros par jour est elle aussi menac&#233;e. Compte tenu des salaires minables pratiqu&#233;s par l'entreprise, la perte financi&#232;re qui se profile fait r&#233;agir vivement les facteurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mardi 24 f&#233;vrier, &#224; Caen, la manif d&#233;tonateur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des militants syndicaux d'ob&#233;diences diverses se convainquent de ne pas attendre l'application de ce mauvais coup. Ils veulent, pour riposter plus efficacement, profiter de ce que, pour une fois, les strat&#232;ges de La Poste s'en prennent &#224; 2 000 salari&#233;s d'un coup. Une intersyndicale (CGT, Sud, CFTC, et FO sur la Manche et l'Orne, mais pas le Calvados) appelle d&#232;s janvier &#224; la gr&#232;ve le mardi 24 f&#233;vrier. Les responsables de Sud obtiennent que le pr&#233;avis d&#233;pos&#233; soit reconductible. Cependant, eux-m&#234;mes n'envisagent alors pas vraiment de s'en servir autrement que pour agiter la menace de suites devant la direction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 f&#233;vrier, celle-ci d&#233;compte elle-m&#234;me, &#224; sa grande surprise, 1 236 gr&#233;vistes, soit plus de 60 % des facteurs de Basse-Normandie. Pr&#232;s de la moiti&#233; de ces gr&#233;vistes se retrouvent ensemble &#224; Caen pour une manifestation devant le si&#232;ge r&#233;gional. Certains organisateurs de la journ&#233;e sont tout aussi surpris de ce succ&#232;s. Lorsque la d&#233;l&#233;gation syndicale ressort du si&#232;ge, ses membres se succ&#232;dent au micro pour d&#233;plorer l'absence du directeur r&#233;gional, opportun&#233;ment retenu pour une &#171; r&#233;union &#224; Paris &#187;. Plusieurs facteurs, notamment ceux du bureau tr&#232;s mobilis&#233; de R&#233;malard dans l'Orne, lancent des appels &#224; la reconduction. Au micro, on se souvient d'un coup que le pr&#233;avis l'envisageait. Mais les dirigeants syndicaux renvoient alors chacun dans sa &#171; plaque &#187;, c'est-&#224;-dire l'entit&#233; regroupant plusieurs bureaux autour d'un centre principal de distribution, et dot&#233; d'une direction locale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; Lisieux, une gr&#232;ve combative&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La col&#232;re des facteurs, les militants de Lisieux l'avaient bien per&#231;ue dans leurs nombreuses tourn&#233;es de pr&#233;paration de la gr&#232;ve. Ils voient dans les pourcentages &#233;lev&#233;s de gr&#233;vistes &#8211; 50 % dans les trois bureaux les moins mobilis&#233;s, 100 % dans quatre bureaux, 80 % &#224; Lisieux m&#234;me &#8211; un appel &#224; continuer de plus belle le lendemain. La manifestation caennaise a galvanis&#233; des gr&#233;vistes dont certains connaissent leur premier mouvement. Elle leur permet de constater &#224; quel point ils sont nombreux dans toute la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain matin, une coll&#232;gue apporte une camionnette remplie de pneus. Ces derniers barrent rapidement l'acc&#232;s au garage du camion postal. Le directeur a beau r&#226;ler, il en sera quitte pour faire le chargement lui-m&#234;me, sous l'&#339;il goguenard des salari&#233;s. Du reste, il n'est pas venu seul ce matin du 25 f&#233;vrier : un huissier note, sous sa dict&#233;e, le nom des participants au piquet de gr&#232;ve. Mais il a beau forcer la voix pour mieux intimider les gr&#233;vistes, sa tentative &#233;choue piteusement. Pire, trois facteurs entr&#233;s non gr&#233;vistes dans le centre de distribution rejoignent leurs coll&#232;gues en gr&#232;ve &#224; l'issue d'une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale improvis&#233;e pendant... la pause justement. Bon nombre d'autres marquent leur sympathie en ravitaillant le piquet en caf&#233; chaud. Et, comme les d&#233;l&#233;gu&#233;s FO de l'entreprise d'en face, &#224; la vue du spectacle inhabituel se d&#233;roulant chez leurs voisins, am&#232;nent une tente barnum et des pliants pour prot&#233;ger le piquet de la pluie, la gr&#232;ve semble bien partie pour durer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le directeur le comprend parfaitement. Il tente bien d'entourlouper la d&#233;l&#233;gation des gr&#233;vistes venue le rencontrer. Mais il c&#232;de rapidement : la pause pay&#233;e est maintenue pour la &#171; plaque &#187; de Lisieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; Cherbourg, la gr&#232;ve par procuration&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Cherbourg aussi, la gr&#232;ve a permis de faire reculer La Poste sur la pause. Mais sur la trentaine de facteurs du principal centre de distribution, seuls les quinze embauch&#233;s au statut priv&#233; ont refait gr&#232;ve une heure le 25 f&#233;vrier. Leurs coll&#232;gues fonctionnaires, qui ne peuvent d&#233;brayer sans perdre une journ&#233;e de salaire, ont, en accord avec eux, aliment&#233; une caisse de gr&#232;ve pour participer financi&#232;rement &#224; la lutte. Le bureau voisin de Tourlaville, tr&#232;s mobilis&#233; &#233;galement, a obtenu gain de cause lui aussi. Mais, dans bien des bureaux rest&#233;s en-dehors du mouvement aux alentours, le projet de la direction reste, pour l'instant, sur les rails.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La n&#233;cessit&#233; d'une coordination&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il en va de m&#234;me &#224; Caen et ses environs, alors m&#234;me que certains bureaux ont prolong&#233; leur gr&#232;ve pendant encore une semaine. La direction locale de La Poste s'y est montr&#233;e plus coriace qu'ailleurs. Pour vaincre cette r&#233;sistance, il aurait fallu une organisation permettant aux gr&#233;vistes des secteurs moins touch&#233;s par le mouvement de s'appuyer sur ceux en pointe. Plaque par plaque, les facteurs sont moins forts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, cet &#233;miettement de la lutte s'explique en partie parce que celle-ci a surpris tout le monde, y compris les militants. Mais les postiers sont maintenant avertis. Alors que La Poste planifie &#224; nouveau les suppressions d'emploi par milliers, il est plus que jamais temps de miser sur la gr&#232;ve pour la faire reculer. La prochaine fois, c'est d&#232;s le d&#233;but du mouvement qu'il faudra s'atteler &#224; sa coordination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;11 mars 2015, Mathieu PARANT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La Poste voudrait tout faire&#8230; sans les emplois qui vont avec
</title>
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		<dc:subject>La Poste
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		<description>Tout le monde a bondi en apprenant que les facteurs allaient faire passer l'examen du permis de conduire. Id&#233;e saugrenue ! Pourtant, ce type d'annonces fait partie du quotidien des facteurs. La direction de La Poste m&#232;ne une campagne permanente pour expliquer que le courrier ne rapporte plus, qu'il s'effondre, qu'il faut chercher un autre avenir et d&#233;velopper de &#171; nouveaux services &#187;. &lt;br /&gt;Installation des bo&#238;tiers TNT, photos de sinistres pour les assurances, collecte du papier usag&#233;&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout le monde a bondi en apprenant que les facteurs allaient faire passer l'examen du permis de conduire. Id&#233;e saugrenue ! Pourtant, ce type d'annonces fait partie du quotidien des facteurs. La direction de La Poste m&#232;ne une campagne permanente pour expliquer que le courrier ne rapporte plus, qu'il s'effondre, qu'il faut chercher un autre avenir et d&#233;velopper de &lt;em&gt;&#171; nouveaux services &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Installation des bo&#238;tiers TNT, photos de sinistres pour les assurances, collecte du papier usag&#233; dans les entreprises, aide aux d&#233;marches administratives, relevage des coordonn&#233;es des syndics pour que SFR aille les d&#233;marcher pour la fibre, puis installation de plaques dans les immeubles pour avertir les habitants que la fibre est install&#233;e, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Poste ne manque pas d'id&#233;es de &#171; services &#187; &#224; confier aux facteurs. Pour en rajouter, elle a lanc&#233; un concours de &lt;em&gt;&#171; bonnes id&#233;es &#187;&lt;/em&gt;, auquel ont surtout particip&#233; des cadres et petits chefs. Parmi les services prim&#233;s, &lt;em&gt;Animaleo :&lt;/em&gt; oubli&#233;e l'image du facteur qui se fait mordre le mollet, il faudrait promener les chiens et accompagner les animaux chez le v&#233;t&#233;rinaire. Une id&#233;e qui ne verra sans doute jamais le jour, mais significative de la politique de la direction. D'autant qu'avec un nom en &lt;em&gt;o&lt;/em&gt;, elle colle &#224; la mode pseudo-branch&#233;e des nouveaux services de La Poste : Recy'go, Releveo, Facileo, Cohesio, Facteo, et c&#230;tero. Plus choquant, La Poste s'est r&#233;cemment aventur&#233;e dans la vente agressive, des facteurs devant remettre en main propre le catalogue d'une entreprise de vente par correspondance, Temps L, puis revenir une deuxi&#232;me fois r&#233;clamer le bon de commande aux usagers interloqu&#233;s (ceux-ci n'ayant rien demand&#233;). Inutile de pr&#233;ciser que les cibles sont des personnes &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute proportion gard&#233;e, si ces services occupent une place importante dans la propagande de la direction, ils ne repr&#233;sentent presque rien dans l'activit&#233; du groupe. En 2014, ils ont rapport&#233; 7 millions d'euros et l'ambition de la direction est d'arriver &#224; 200 millions en 2020, soit 0,9 % du chiffre d'affaires actuel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif semble &#234;tre plut&#244;t de d&#233;velopper l'image d'un facteur d&#233;s&#339;uvr&#233; et sans avenir, une mani&#232;re de faire peur aux salari&#233;s et justifier les suppressions d'emplois. Pourtant, non seulement La Poste fait des profits, ce qui n'&#233;tait pas le cas il y a quinze ans, mais la charge de travail n'a jamais &#233;t&#233; aussi importante. De r&#233;organisation en r&#233;organisation, le facteur qui conna&#238;t bien les usagers et leur rend de menus services est en voie de disparition. Il n'y a plus le temps pour apporter du pain, des courses, des m&#233;dicaments, rendre visite aux personnes &#226;g&#233;es, autant de services qui &#233;taient rendus de bon c&#339;ur et que La Poste entend d&#233;sormais interdire&#8230; ou facturer. Sur les tourn&#233;es, c'est la course, en caddie, v&#233;lo &#233;lectrique, Kangoo ou Jumper. Les d&#233;passements d'horaires, souvent pas pay&#233;s, sont devenus la norme dans beaucoup de bureaux. C'est qu'en quinze ans, pas loin de 100 000 emplois ont &#233;t&#233; supprim&#233;s (encore 6 900 en 2014).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; L'innovation &#187; destructrice &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les r&#233;organisations &lt;em&gt;&#171; Facteurs d'avenir &#187;&lt;/em&gt;, o&#249; il s'agissait de r&#233;partir le travail des absents non remplac&#233;s, voil&#224; maintenant les r&#233;organisations dites &lt;em&gt;&#171; innovantes &#187;&lt;/em&gt;. Au programme, des suppressions d'emplois (jusque-l&#224; rien de neuf) et un bouleversement des horaires de travail, avec une distribution du courrier plus tardive et l'instauration d'une pause m&#233;ridienne de 45 minutes non pay&#233;e, au lieu de l'actuelle pause de 20 minutes incluse dans le temps de travail. Voler 20 minutes &#224; chaque facteur, cela &#233;quivaut &#224; plus de 6 000 emplois. Sans compter que, en travaillant l'apr&#232;s-midi, les facteurs pourraient s'occuper de nouveaux services ! Cette pause m&#233;ridienne est refus&#233;e par les facteurs. Ceux d'&#201;pinay-sur-Orge (91), ont fait reculer la direction au printemps dernier apr&#232;s 60 jours de gr&#232;ve. En Basse-Normandie (voir notre article), 1 230 facteurs se sont mis en gr&#232;ve tous ensemble fin f&#233;vrier contre ce nouveau r&#233;gime de travail, emportant en quelques jours une victoire sur de nombreux bureaux. Toutes ces gr&#232;ves peuvent faire tache d'huile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;12 mars 2015, Maurice SPIRZ&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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