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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Vive la gr&#232;ve des sous-traitants de Telef&#243;nica !
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		<dc:subject>Gr&#232;ve
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		<dc:subject>Espagne
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		<description>Le 17 mars dernier, 1 600 techniciens sous-traitants et ind&#233;pendants de Telef&#243;nica-Movistar abandonnaient leurs &#233;chelles, leurs c&#226;bles de cuivre et leurs bobines de fibre optique et se r&#233;unissaient en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; Madrid pour voter la gr&#232;ve illimit&#233;e &#224; partir du 28 mars contre la grande multinationale. La semaine suivante, plus de 20 000 techniciens r&#233;pondaient &#224; l'appel. Une premi&#232;re, dans un secteur o&#249; les travailleurs sont fortement isol&#233;s les uns par rapport aux autres.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Espagne-+" rel="tag"&gt;Espagne
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 mars dernier, 1 600 techniciens sous-traitants et ind&#233;pendants de Telef&#243;nica-Movistar abandonnaient leurs &#233;chelles, leurs c&#226;bles de cuivre et leurs bobines de fibre optique et se r&#233;unissaient en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale &#224; Madrid pour voter la gr&#232;ve illimit&#233;e &#224; partir du 28 mars contre la grande multinationale. La semaine suivante, plus de 20 000 techniciens r&#233;pondaient &#224; l'appel. Une premi&#232;re, dans un secteur o&#249; les travailleurs sont fortement isol&#233;s les uns par rapport aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas la premi&#232;re tentative : les centrales syndicales majoritaires avaient d&#233;j&#224; essay&#233; de d&#233;clencher &#224; trois reprises une gr&#232;ve, mais n'arrivaient pas &#224; se mettre d'accord du fait de la concurrence entre les diff&#233;rentes entreprises sous-traitantes. Cette fois-ci, ce sont les travailleurs eux-m&#234;mes qui ont lanc&#233; la gr&#232;ve, communiquant d'abord entre eux par les r&#233;seaux sociaux. Cette gr&#232;ve, ils la m&#232;nent depuis plus de deux mois &#224; la barbe des syndicats majoritaires dans le secteur (les Commissions ouvri&#232;res &#8211; CCOO et l'Union g&#233;n&#233;rale des travailleurs &#8211; UGT), mais avec le soutien de diff&#233;rents syndicats minoritaires (notamment l'AST&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;AST : l'Alternative syndicale des travailleurs fut cr&#233;&#233;e en 1993 par des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, la CGT&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CGT : Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail, qui se r&#233;clame de l'anarcho-syndicalism&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et CoBas&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CoBas : les Commissions de base furent cr&#233;&#233;es en 2006 par des militants du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La goutte d'eau dans un oc&#233;an de col&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, Telef&#243;nica n'a cess&#233; de faire pression sur les conditions de travail de ses travailleurs pr&#233;caires et isol&#233;s. La sortie d'un nouveau contrat-cadre avec de nouveaux bar&#232;mes et de nouveaux prix pour les sous-traitants a &#233;t&#233; le d&#233;tonateur de la gr&#232;ve, dans une bo&#238;te qui ressemblait d&#233;j&#224; &#224; une poudri&#232;re. Jusqu'&#224; pr&#233;sent, les techniciens gagnaient douze euros pour installer une nouvelle ligne Movistar, et on leur annon&#231;ait que dor&#233;navant ils ne gagneraient plus que quatre euros par intervention, eux qui gagnent d&#233;j&#224; des clopinettes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs conditions de travail diff&#232;rent un peu selon les entreprises sous-traitantes, mais la logique est la m&#234;me : exploiter le plus possible les travailleurs, en payant le moins possible. Dans la plupart des cas, les entreprises passent des contrats de deux ou quatre heures par jour avec leurs employ&#233;s&#8230; alors que le temps effectif de la journ&#233;e de travail tourne autour de dix ou douze heures, et sans forc&#233;ment avoir de cr&#233;neau pour manger. Les salaires nets atteignent &#224; peine 800 euros (parfois moins), sans primes ni cong&#233;s pay&#233;s et l'entreprise ne cotise &#233;videmment qu'&#224; hauteur de deux ou quatre heures pour la retraite, les prestations ch&#244;mage ou maladie. Avec tout cela, les travailleurs sous-traitants et ind&#233;pendants doivent encore payer de leur poche leur uniforme, leurs outils, les frais de d&#233;placement et de parking, les visites m&#233;dicales, voire certaines formations payantes. Et s'il y a des pannes apr&#232;s l'installation, Telef&#243;nica demande des amendes de neuf euros par panne aux sous-traitants&#8230; qui p&#233;nalisent leurs techniciens en les retenant sur leurs salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; La r&#233;volution des &#233;chelles &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces conditions inhumaines, les travailleurs des bo&#238;tes sous-traitantes de Telef&#243;nica en ont eu marre. Ils racontent que leur mouvement est parti d'un simple SMS, envoy&#233; &#224; quelques coll&#232;gues&#8230; relay&#233; par quelques messages sur facebook. Il n'en fallait pas plus pour d&#233;clencher la plus grosse gr&#232;ve qu'on ait connue dans ce milieu de techniciens isol&#233;s. En quelques semaines, la gr&#232;ve s'&#233;tendait &#224; l'ensemble des provinces espagnoles comme une tra&#238;n&#233;e de poudre. R&#233;unis en assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, les gr&#233;vistes ont imm&#233;diatement mis en place un &#171; comit&#233; de gr&#232;ve &#187;, qui n'est pas vraiment une direction &#233;lue, mais plut&#244;t un organe d'organisation de la gr&#232;ve &#224; l'&#233;chelle nationale, ainsi qu'une caisse de subsistance. Ils n'ont cess&#233; de se faire voir depuis le d&#233;but de la gr&#232;ve, rep&#233;rables &#224; leurs t-shirts bleus p&#233;tants et aux &#233;chelles qui les accompagnent dans tous leurs d&#233;placements : manifestations, collectes, interpellation des &#233;lus. Les images de leur occupation du World mobile center de Barcelone pendant une semaine ont ainsi fait le tour de tous les journaux t&#233;l&#233;vis&#233;s. Au cours de cette semaine, ils ont aussi re&#231;u la visite d'Ada Colau (t&#234;te de liste de &lt;em&gt;Barcelona en com&#250;&lt;/em&gt;), tandis que d'autres personnalit&#233;s politiques, comme Cayo Lara (IU) et Pablo Iglesias (Podemos) sont apparues lors des mobilisations madril&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste des revendications qu'ils ont &#233;tablie est simple : (1) retrait de ce nouveau contrat qui tire les salaires vers le bas, (2) cr&#233;ation d'une convention collective qui fixe un salaire digne qui inclue les cong&#233;s et les primes et qui oblige l'entreprise &#224; payer le mat&#233;riel de travail et les frais de d&#233;placement, (3) pas de repr&#233;sailles ou de sanctions pour les gr&#233;vistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tentative de CCOO et UGT de n&#233;gocier une convention au rabais d&#233;but mai avec un certain nombre d'entreprises sous-traitantes de Telef&#243;nica (Abentel, Cobra, Comfica, Cotronic, Dominion, Elecnor, Itete, Liteyca, Montelnor et Teleco) n'a pas d&#233;motiv&#233; les gr&#233;vistes. &#192; l'heure qu'il est, ils semblent toujours aussi d&#233;termin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour pouvoir gagner, la solution serait sans doute que les sous-traitants en gr&#232;ve arrivent &#224; &#233;tendre leur mobilisation, en particulier aux travailleurs de la maison m&#232;re Telef&#243;nica. Ceux-ci ne sont d'ailleurs pas rest&#233;s insensibles &#224; la gr&#232;ve de leurs coll&#232;gues sous-traitants, refusant par exemple de r&#233;parer les nombreuses pannes qui se sont in&#233;vitablement d&#233;clench&#233;es partout dans le pays. Le 2 juin, les travailleurs embauch&#233;s de Telef&#243;nica-Movistar &#224; Grenade se sont mis en gr&#232;ve et se sont rassembl&#233;s devant le si&#232;ge de la bo&#238;te, en soutien &#224; leurs coll&#232;gues ind&#233;pendants ou sous-traitants, aux cris de &lt;em&gt;&#171; &#192; travail &#233;gal, salaire &#233;gal. Un emploi digne pour tous ! &#187;&lt;/em&gt;. La multiplication de ce genre d'actions dans les prochains jours pourrait permettre aux travailleurs sous-traitants de gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 juin 2015, &lt;strong&gt;Amaya MART&#314;N&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_881 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L400xH219/telefonica-45b8a.png?1787884034' width='400' height='219' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un combat contre un g&#233;ant &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec ses diff&#233;rentes marques commerciales (Movistar en Espagne et en Am&#233;rique latine, O2 en Europe, et Vivo au Br&#233;sil) et ses 300 millions de clients, Telef&#243;nica est la plus grosse entreprise europ&#233;enne de t&#233;l&#233;communications, cinqui&#232;me au niveau mondial. Entreprise publique jusqu'en 1999, elle fut alors privatis&#233;e par le gouvernement Aznar (droite), qui avait mis &#224; sa t&#234;te un ami de la famille, Juan Villalonga. L'entreprise, largement b&#233;n&#233;ficiaire, comptait plus de 70 000 travailleurs. Apr&#232;s plusieurs plans sociaux, ils ne sont plus aujourd'hui que 21 000 &#224; &#234;tre employ&#233;s directement par la multinationale Telef&#243;nica, qui recourt de plus en plus &#224; des sous-traitants. Environ 100 000 employ&#233;s travaillent ainsi pour le compte de Telef&#243;nica, mais d&#233;pendent d'une centaine d'entreprises sous-traitantes diff&#233;rentes (voire sous-sous-traitantes) ou ont un statut de travailleurs ind&#233;pendants (un peu diff&#233;rent de celui d'auto-entrepreneur). Ceux-ci sont souvent d'anciens travailleurs de la bo&#238;te m&#232;re, qu'on a licenci&#233;s en leur promettant des contrats s'ils devenaient ind&#233;pendants, la multinationale n'ayant plus &#224; payer pour eux la s&#233;curit&#233; sociale et autres cotisations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;AST : l'Alternative syndicale des travailleurs fut cr&#233;&#233;e en 1993 par des travailleurs de Tel&#233;fonica, anciens militants de l'UGT et des CCOO pour la plupart, qui d&#233;non&#231;aient la complicit&#233; des grandes centrales syndicales dans le d&#233;mant&#232;lement de l'entreprise de service public et dans les attaques contre les conditions de travail. Lors des &#233;lections professionnelles de mai 2015 &#224; Telef&#243;nica, l'AST est arriv&#233;e en t&#234;te &#224; Madrid et Barcelone (sur des listes communes avec CoBas), en troisi&#232;me position &#224; l'&#233;chelle du pays. Ils ont une position non n&#233;gligeable dans certaines entreprises sous-traitantes de Telef&#243;nica. Des militants du PCPE (Parti communiste des peuples d'Espagne), scission du Parti communiste espagnol y interviennent notamment.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;CGT : Conf&#233;d&#233;ration g&#233;n&#233;rale du travail, qui se r&#233;clame de l'anarcho-syndicalisme.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;CoBas : les Commissions de base furent cr&#233;&#233;es en 2006 par des militants du secteur critique des CCOO. Elles sont implant&#233;es chez Telef&#243;nica, notamment &#224; Barcelone, o&#249; elles collaborent avec l'AST. Le groupe trotskyste Corriente roja y intervient en priorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> &#201;lections du 24 mai : Apr&#232;s la Puerta del Sol, les &#171; indign&#233;s &#187; occupent-ils les mairies ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Elections-du-24-mai-Apres-la</link>
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		<dc:subject>Espagne
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		<description>Le samedi 13 juin, Ada Colau est devenue la nouvelle maire de Barcelone. Ada Colau &#233;tait connue dans tout le pays comme porte-parole du mouvement PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). La PAH a d&#233;nonc&#233; vigoureusement ces derni&#232;res ann&#233;es les banques qui mettent hors de leur logement des milliers de personnes pour non-paiement des traites, et le gouvernement et les politiciens au service de ces banquiers. Surtout, la PAH a emp&#234;ch&#233;, en organisant concr&#232;tement la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le samedi 13 juin, Ada Colau est devenue la nouvelle maire de Barcelone. Ada Colau &#233;tait connue dans tout le pays comme porte-parole du mouvement PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). La PAH a d&#233;nonc&#233; vigoureusement ces derni&#232;res ann&#233;es les banques qui mettent hors de leur logement des milliers de personnes pour non-paiement des traites, et le gouvernement et les politiciens au service de ces banquiers. Surtout, la PAH a emp&#234;ch&#233;, en organisant concr&#232;tement la r&#233;sistance, de nombreuses expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'investiture d'Ada Colau a &#233;t&#233; applaudie par des milliers de personnes sur la place Sant Jaume de Barcelone, o&#249; a retenti le slogan &#171; S&#237;, se puede &#187; (Oui, on peut) qui a marqu&#233; les manifestations en Espagne ces derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ada Colau a annonc&#233; qu'elle baisserait le salaire de maire &#224; 2 200 euros mensuels. Les moyens de la mairie seraient destin&#233;s d'abord pour la situation sociale des classes populaires de la ville, en particulier sur la question des expulsions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste de Ada Colau, Barcelona en com&#250; (Barcelone en commun), regroupait des militants issus de la mouvance des indign&#233;s, de la PAH, ainsi que des repr&#233;sentants locaux de IU (Gauche unie, la coalition autour du PCE) et du nouveau parti Podemos (&lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Podemos-un-an-apres' class=&#034;spip_in&#034;&gt;voir notre article&lt;/a&gt;). Cette liste a obtenu 25 % des voix, et 11 des 41 conseillers municipaux. Sans majorit&#233; absolue, Ada Colau doit son &#233;lection au vote favorable de la coalition h&#233;t&#233;roclite des conseillers municipaux des diff&#233;rentes listes de gauche&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre les onze &#233;lus de Barcelona en com&#250;, ont vot&#233; en faveur de Colau les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#192; Madrid aussi&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle maire s'appelle Manuela Carmena. Sa liste &#171; Ahora Madrid &#187; (Maintenant Madrid) dite aussi &#171; citoyenne &#187; et &#171; d'unit&#233; populaire &#187;, a obtenu 31 % des voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le PP (Partido popular, le parti de droite actuellement au gouvernement), qui dirigeait la mairie depuis 1991, la d&#233;faite aux &#233;lections municipales du 24 mai est de taille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, quand la droite hurle contre la victoire du &#171; communisme &#187; et de la gauche radicale, affirme que la libert&#233;, la propri&#233;t&#233;, la vie et les valeurs chr&#233;tiennes sont &#224; d&#233;fendre, quand la candidate perdante du PP, Esperanza Aguirre, d&#233;nonce la future formation de &#171; soviets &#187; qui seraient dans le programme de &#171; Ahora Madrid &#187;, il y a une bonne part d'hyst&#233;rie et de mise en sc&#232;ne. Dans la m&#234;me veine, Ana Palacio, du PP, a fait le parall&#232;le entre la victoire d'Ada Colau &#224; Barcelone&#8230; et la progression de l'&#201;tat islamique en Syrie ! Quitte &#224; vouloir faire peur&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Manuela Carmena, avait milit&#233; au Parti communiste espagnol (PCE) pendant le franquisme&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Manuela Carmena avait &#233;t&#233; une des fondatrices du cabinet d'avocats li&#233; au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, elle est devenue juge, une juge ne masquant pas des convictions de gauche certes, mais qui n'est au fond qu'une social-d&#233;mocrate humaniste, aujourd'hui membre d'aucun parti. Son &#233;lection comme maire tient d'abord au soutien du PSOE (le Parti socialiste ouvrier espagnol), arriv&#233; troisi&#232;me. Le programme de &#171; Ahora Madrid &#187; &#233;tait uniquement constitu&#233; de questions municipales et limit&#233; &#224; ce qu'offrent les possibilit&#233;s l&#233;gales d'une mairie, et il n'a rien de bien radical. Parmi ses premiers gestes, Manuela Carmena a rencontr&#233; Jos&#233; Ignacio Goirigolzarri, le pr&#233;sident de la banque Bankia, responsable de milliers d'expulsions. Carmena a estim&#233; que cette r&#233;union &#233;tait positive : d'apr&#232;s elle, le banquier a fait preuve d'&#233;coute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, le PP perd un de ses bastions et tout ce que cela peut repr&#233;senter : l'ancienne &#233;quipe a fait tourner &#224; plein r&#233;gime les d&#233;chiqueteuses pour faire dispara&#238;tre des tonnes et des tonnes de papiers en quelques jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Barcelone, ce n'est pas le PP qui est d&#233;log&#233; de la mairie, mais CiU (Convergence et union), le parti nationaliste catalan de droite. Banquiers et milieux d'affaires ont exprim&#233; leur inqui&#233;tude. M&#234;me si le geste de Colau de signer un engagement que la mairie continuerait &#224; soutenir le Mobile world congress (le salon mondial de l'industrie du t&#233;l&#233;phone portable qui se tient chaque ann&#233;e &#224; Barcelone) a un peu rassur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Saragosse, &#224; La Corogne, &#224; Cadix et dans d'autres villes, des listes d'unit&#233; populaire semblables &#224; celles de Barcelone ou de Madrid ont remport&#233; la mairie. &#192; Valence, la troisi&#232;me ville du pays, le PP est battu par les r&#233;gionalistes de gauche de Comprom&#237;s&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; avec le soutien de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bient&#244;t de nouvelles &#233;lections&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le m&#234;me jour que les municipales, se tenaient aussi les &#233;lections r&#233;gionales dans 13 des 17 &#171; communaut&#233;s autonomes &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sauf en Andalousie, Pays Basque, Catalogne et Galice. Les &#233;lections (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Podemos, qui s'y pr&#233;sentait sous son &#233;tiquette propre et non dans des alliances, a obtenu des r&#233;sultats importants (entre 10 % et 20 % suivant les r&#233;gions), mais n'est nulle part en t&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La droite gouvernementale subit une d&#233;faite &#224; ces &#233;lections, m&#234;me si le PP semble conserver un socle d'&#233;lecteurs assez solide, et demeure le parti avec le plus de voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le PSOE recule et obtient son plus mauvais r&#233;sultat aux municipales en pourcentage depuis 1979. Mais comme il a conquis certaines r&#233;gions et villes, il peut pr&#233;tendre &#224; rester le principal parti d'opposition et se pr&#233;sente comme le seul vainqueur possible contre le PP aux prochaines &#233;lections &#171; g&#233;n&#233;rales &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les l&#233;gislatives, qui d&#233;cideront de la couleur du futur gouvernement, vont venir tr&#232;s rapidement, probablement en novembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos s'affirme comme troisi&#232;me force politique du pays, talonnant de pr&#232;s le PSOE. Il d&#233;passe nettement Izquierda unida (IU, Gauche unie), la coalition autour du PCE, qui n'a pourtant pas compl&#232;tement disparu de la sc&#232;ne. &#192; droite, c'est Ciudadanos (Citoyens), un parti assez r&#233;cent&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ciudadanos s'&#233;tait initialement construit en Catalogne, et son principal axe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; et qui fait campagne essentiellement contre la corruption qui a mordu sur l'&#233;lectorat d'un PP englu&#233; dans de multiples affaires. Parfois qualifi&#233; de Podemos de droite, puisque c'est un parti jeune b&#233;n&#233;ficiant d'une ascension rapide sur la base du discr&#233;dit des deux grands partis, il a &#233;t&#233; clairement mis en avant par certains m&#233;dias ces derniers mois pour tenter de contrer la mont&#233;e de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le temps des alliances&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;lections ont sacr&#233;ment bouscul&#233; le paysage politique&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il faudrait, pour &#234;tre complet, aussi &#233;voquer les mouvements particuliers &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Podemos et les listes municipales d'unit&#233; populaire qu'il soutenait ont bel et bien marqu&#233; des points. C'est que le m&#233;contentement social est profond face &#224; un gouvernement qui pr&#233;tend que la crise est de l'histoire ancienne et que les statistiques de croissance sont tr&#232;s favorables, alors qu'il y a toujours 23 % de ch&#244;mage, que les statistiques sur la pauvret&#233; sont toutes alarmantes, que les expulsions continuent, que les services publics subissent coupe budg&#233;taire apr&#232;s coupe budg&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ces &#233;lections, s'est ouvert une p&#233;riode de tractations entre partis pour constituer des majorit&#233;s pour les mairies et les communaut&#233;s autonomes dans un paysage politique souvent tr&#232;s &#233;clat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de Podemos, on ne se refuse pas &#224; envisager et &#224; conclure des accords avec le PSOE. C'est dans ce contexte que s'est tenue la premi&#232;re rencontre, autour d'un d&#238;ner dans un h&#244;tel, entre Pablo Iglesias et Pedro S&#225;nchez, les secr&#233;taires de Podemos et du PSOE. Une nette inflexion par rapport au moment o&#249; Pablo Iglesias construisait sa popularit&#233; en d&#233;non&#231;ant avec brio le PP et le PSOE, les partis de la &#171; caste &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13 juin 2015, &lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_876 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L332xH230/podem-28b4c.png?1787884034' width='332' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Outre les onze &#233;lus de Barcelona en com&#250;, ont vot&#233; en faveur de Colau les quatre du PSC (la branche locale du Parti socialiste), les cinq d'ERC (la Gauche r&#233;publicaine de Catalogne, ind&#233;pendantistes catalans) et un des trois &#233;lus de la CUP (Candidature d'unit&#233; populaire, &#8216;gauche de la gauche' ind&#233;pendantiste).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Manuela Carmena avait &#233;t&#233; une des fondatrices du cabinet d'avocats li&#233; au syndicat Commissions ouvri&#232;res qui fut attaqu&#233; par un commando d'extr&#234;me droite en 1977 (l'attentat avait fait cinq morts).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Sauf en Andalousie, Pays Basque, Catalogne et Galice. Les &#233;lections andalouses ont eu lieu en mars 2015, et les catalanes doivent se tenir le 27 septembre 2015. Le Pays Basque et la Galice voteront en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ciudadanos s'&#233;tait initialement construit en Catalogne, et son principal axe &#233;tait le combat contre le catalanisme, au nom du nationalisme espagnol.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Il faudrait, pour &#234;tre complet, aussi &#233;voquer les mouvements particuliers &#224; certaines r&#233;gions, comme l'&#233;mergence de Comprom&#237;s, un parti r&#233;gionaliste de gauche &#224; Valence, ou la d&#233;faite en Navarre du parti de droite UPN (Union du peuple navarrais).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Podemos, un an apr&#232;s
</title>
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		<dc:subject>Espagne
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		<dc:subject>Podemos
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		<description>Il y a un an, Podemos cr&#233;ait la surprise en obtenant pr&#232;s de 8 % aux &#233;lections europ&#233;ennes, et obtenait cinq d&#233;put&#233;s europ&#233;ens. La formation, jeune de quelques mois seulement, dirig&#233;e par le m&#233;diatique et populaire Pablo Iglesias, cristallisait dans les urnes le m&#233;contentement qui s'&#233;tait exprim&#233; dans le pays par de multiples mobilisations sociales : le mouvement des &#171; indign&#233;s &#187; dit du 15-M (pour le 15 mai 2011), les diff&#233;rentes &#171; mar&#233;es &#187;, comme la mar&#233;e blanche pour la d&#233;fense de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

/ 
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Podemos-+" rel="tag"&gt;Podemos
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a un an, Podemos cr&#233;ait la surprise en obtenant pr&#232;s de 8 % aux &#233;lections europ&#233;ennes, et obtenait cinq d&#233;put&#233;s europ&#233;ens&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir nos articles dans Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 96.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. La formation, jeune de quelques mois seulement, dirig&#233;e par le m&#233;diatique et populaire Pablo Iglesias, cristallisait dans les urnes le m&#233;contentement qui s'&#233;tait exprim&#233; dans le pays par de multiples mobilisations sociales : le mouvement des &#171; indign&#233;s &#187; dit du 15-M (pour le 15 mai 2011), les diff&#233;rentes &#171; mar&#233;es &#187;, comme la mar&#233;e blanche pour la d&#233;fense de la sant&#233; publique, la mar&#233;e verte pour la d&#233;fense de l'&#233;ducation publique, ou le mouvement anti-expulsions, la PAH (Plateforme des personnes affect&#233;es par les hypoth&#232;ques). Sans oublier les deux journ&#233;es de gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale en 2012 qui avaient &#233;t&#233; appel&#233;es par les principales centrales syndicales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un parti neuf &#224; la conqu&#234;te
du gouvernement ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le soir des europ&#233;ennes, la direction de Podemos avait clairement marqu&#233; le cap : il fallait faire de Podemos un parti susceptible de remporter les &#233;lections, de se retrouver &#224; la t&#234;te du gouvernement. Toute l'&#233;nergie de Podemos, qui a suscit&#233; les espoirs des milliers de personnes qui l'ont ralli&#233;, a &#233;t&#233; dirig&#233;e en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au congr&#232;s fondateur d'octobre 2014, la direction autour de Pablo Iglesias s'&#233;tait impos&#233;e largement face &#224; d'autres secteurs plus ou moins critiques provenant de l'extr&#234;me gauche ou de la mobilisation des indign&#233;s. Le parti devait &#234;tre &#171; efficace &#187;, &#171; centralis&#233; &#187; pour gagner les &#233;lections, tel &#233;tait l'axe politique de Pablo Iglesias. Le but &#233;tait de cr&#233;er une &#171; machine de guerre &#233;lectorale &#187;, comme le r&#233;sumait &#205;&#241;igo Errej&#243;n, consid&#233;r&#233; comme le num&#233;ro 2 du parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2014, Podemos atteignait jusqu'&#224; 30 % dans les sondages et se retrouvait parfois devant les autres partis. Le 30 janvier 2015, une manifestation &#224; l'appel de Podemos regroupait des dizaines de milliers de personnes &#224; Madrid, venues de tout le pays. Cette manifestation &#171; pour le changement &#187; n'avait pas r&#233;ellement de revendications, mais &#233;tait une sorte de d&#233;monstration de force du parti pour d&#233;buter une ann&#233;e riche en &#233;lections. &lt;em&gt;&#171; Tic-tac, tic-tac, tic-tac&#8230; &#187;&lt;/em&gt;, y disait Pablo Iglesias en s'adressant &#224; Mariano Rajoy, pour &#233;voquer les rares mois qui resteraient au chef de gouvernement et qui suffiraient &#224; Podemos pour s'imposer &#224; la Moncloa (le Matignon espagnol).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En m&#234;me temps, les dirigeants de Podemos n'ont cess&#233; de multiplier les gestes de mod&#233;ration : le calcul &#233;tait de s&#233;duire un &#233;lectorat large et de s'&#233;loigner un peu de l'image de parti d'extr&#234;me gauche qui colle &#224; Podemos. Des revendications comme l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits ont &#233;t&#233; retir&#233;es du programme. Pablo Iglesias a pr&#233;sent&#233; son programme comme inspir&#233; de la social-d&#233;mocratie du Nord de l'Europe. Il s'est rendu &#224; New York pour rencontrer des personnalit&#233;s du monde &#233;conomique et rassurer les investisseurs &#233;trangers. Une d&#233;l&#233;gation de Podemos a rencontr&#233; le FMI. Pablo Iglesias a applaudi le pape Fran&#231;ois au Parlement europ&#233;en, et salu&#233; le nouveau roi Felipe VI &#224; Bruxelles. Podemos veut se placer au centre de l'&#233;chiquier politique, et parfois joue sur l'ambigu&#239;t&#233; d'un certain &#171; ni de droite ni de gauche &#187;, &#233;voquant dans ses discours la &#171; patrie &#187; et la souverainet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Podemos est toujours rest&#233; une cible de la droite, que ce soit le PP ou les m&#233;dias r&#233;actionnaires (presse &#233;crite ou certaines cha&#238;nes de la TNT). Elle ne se lasse pas de les pr&#233;senter comme un parti de la gauche radicale, anti-syst&#232;me, financ&#233; par le Venezuela, complice des s&#233;paratistes et qui supprimerait la Constitution et la d&#233;mocratie une fois arriv&#233; au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le changement devait
commencer en Andalousie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lections r&#233;gionales de mars 2015 en Andalousie ont pu &#234;tre pr&#233;sent&#233;es comme un revers pour Podemos. Et pourtant ! Podemos y a obtenu plus de 14 % des voix, avec 15 &#233;lus au parlement andalou. Mais c'&#233;tait en de&#231;&#224; des scores les plus optimistes donn&#233;s par certains sondages, et loin des discours triomphalistes de Podemos dans la campagne qui annon&#231;ait que &lt;em&gt;&#171; le changement va commencer en Andalousie &#187;&lt;/em&gt; et scandait dans ses meetings &lt;em&gt;&#171; Teresa presidenta &#187;&lt;/em&gt; (&#171; Teresa pr&#233;sidente [du gouvernement andalou] &#187;, du nom de Teresa Rodr&#237;guez, la repr&#233;sentante de Podemos en Andalousie&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Membre de Anticapitalistas, l'association qui a succ&#233;d&#233; &#224; Izquierda (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;). Mais le PSOE s'est maintenu dans cette r&#233;gion o&#249; il gouverne sans interruption depuis plus de 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin avril, Juan Carlos Monedero d&#233;missionnait des organes dirigeants de Podemos. Consid&#233;r&#233; alors comme le num&#233;ro 3 et l'id&#233;ologue du parti, il est l'un des dirigeants le plus mis en cause par ses proximit&#233;s avec certains r&#233;gimes latino-am&#233;ricains, comme le Venezuela. Plus ou moins explicitement, il a mis en cause une ligne trop mod&#233;r&#233;e qui serait promue par Errej&#243;n. Pour Monedero, il aurait fallu conserver &#171; les deux &#226;mes &#187; de Podemos, celle issue des mouvements sociaux et de la contestation dans les luttes, et celle qui vise les &#233;lections et le pouvoir, et il lui semblait que la premi&#232;re &#233;tait trop oubli&#233;e par rapport &#224; la deuxi&#232;me. Il expliquait ne plus se sentir &#224; l'aise dans une organisation o&#249; une minute de passage dans un d&#233;bat t&#233;l&#233;vis&#233; compterait plus qu'une discussion approfondie en interne. &#192; &#171; Game of Thrones &#187; (Pablo Iglesias avait offert au roi Felipe VI les DVD de cette s&#233;rie qu'il affectionne), il pr&#233;f&#233;rerait Eduardo Galeano (l'auteur des &#171; Veines ouvertes de l'Am&#233;rique latine &#187; qui venait de d&#233;c&#233;der), avait expliqu&#233; Monedero.&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En r&#233;f&#233;rence &#224; Hugo Ch&#225;vez, qui avait offert &#224; Obama le livre de Eduardo (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce retrait de Monedero est-il significatif d'un malaise plus g&#233;n&#233;ral dans Podemos ? Bien difficile &#224; dire. En tout cas, il est certain qu'une partie du milieu militant, syndicalistes, de gauche et d'extr&#234;me gauche, qui a pu regarder Podemos avec enthousiasme, peut avoir ses doutes devant des perspectives tr&#232;s &#233;troitement &#233;lectorales et des positionnements explicitement r&#233;formistes de la direction de cette formation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et maintenant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les &#233;lections du 24 mai, certaines voix, &#224; commencer par IU, sugg&#232;rent &#224; Pablo Iglesias de constituer pour les prochaines l&#233;gislatives des listes plus unitaires, &#224; l'image de celles qu'ont dirig&#233;es Manuela Carmena &#224; Madrid ou Ada Colau &#224; Barcelone, qui ne sont pas membres de Podemos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me n'est certainement pas l&#224; pour les classes populaires. Ce n'est pas telle ou telle formule &#233;lectorale susceptible de faire un meilleur score qui pourra changer les choses. Ce qui pourrait vraiment compter, c'est que le m&#233;contentement qui s'est exprim&#233; &#224; plusieurs reprises, dans la rue et dans des mobilisations, d&#233;bouche sur des luttes qui se fixent comme perspective d'&#233;tablir un rapport de forces favorable &#224; la classe ouvri&#232;re, en Espagne comme dans toute l'Europe. Il y aurait bien besoin d'une force politique qui donne clairement cette perspective. Bien au-del&#224; des simples calculs &#233;lectoralistes auxquels on assiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9 juin 2015, M.C.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Podemos et les &#171; marches de la dignit&#233; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En mars, Madrid connaissait les deuxi&#232;mes &#171; marches de la dignit&#233; &#187;. En mars 2014, ces marches regroupaient sur des revendications sociales (du pain, du travail et un toit) des syndicats minoritaires, des associations, des mouvements sociaux, des organisations politiques de gauche et d'extr&#234;me gauche. Ils &#233;taient parvenus &#224; r&#233;unir une &#233;norme manifestation &#224; Madrid, regroupant un milieu populaire, ouvrier, avec une tonalit&#233; combative de lutte de classes. Les discours s'&#233;taient achev&#233;s sur la perspective d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Celles de mars 2015 ont rassembl&#233; quelques dizaines de milliers de personnes. La preuve qu'il y a toujours une fraction de la population pr&#234;te &#224; entrer en lutte. Mais aussi que les perspectives &#233;lectorales ont probablement, pour l'heure, pris le dessus sur les perspectives de lutte sociale dans tout un milieu. Podemos s'est certes montr&#233; solidaire de la Marche. Mais Podemos n'en a pas fait un objectif du parti, n'a pas utilis&#233; les tribunes dont il dispose pour la populariser. Bien plus importantes &#233;taient, pour lui, les &#233;lections andalouses qui se sont tenues le lendemain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir nos articles dans &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Espagne-272-' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Convergences r&#233;volutionnaires n&#176; 96.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Membre de Anticapitalistas, l'association qui a succ&#233;d&#233; &#224; Izquierda anticapitalista, rattach&#233;e &#224; la IV&#176; Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;En r&#233;f&#233;rence &#224; Hugo Ch&#225;vez, qui avait offert &#224; Obama le livre de Eduardo Galeano !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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