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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> Cartel
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		<dc:subject>Mexique
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		<description>Cartel &lt;br /&gt;de Don Winslow &lt;br /&gt;&#201;d. du Seuil, 718 pages. 23,50 euros Ce livre est la suite de la saga mexicaine de la drogue commenc&#233;e avec La Griffe du chien que l'auteur d&#233;die aux dizaines de journalistes et blogueurs mexicains, assassin&#233;s ou &#171; disparus &#187; pendant la p&#233;riode 2004-2012 que couvre le roman. On y retrouve Art Keller agent am&#233;ricain de la DEA (Drug Enforcement Agency), traquant le puissant baron de la drogue, Adan Barrera, tout juste &#233;chapp&#233; de sa prison de haute s&#233;curit&#233;.&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Deux-romans-" rel="directory"&gt;Deux romans
&lt;/a&gt;

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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cartel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Don Winslow&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;d. du Seuil, 718 pages. 23,50 euros&lt;/p&gt;
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&lt;p&gt;Ce livre est la suite de la saga mexicaine de la drogue commenc&#233;e avec &lt;em&gt;La Griffe du chien&lt;/em&gt; que l'auteur d&#233;die aux dizaines de journalistes et blogueurs mexicains, assassin&#233;s ou &#171; disparus &#187; pendant la p&#233;riode 2004-2012 que couvre le roman. On y retrouve Art Keller agent am&#233;ricain de la DEA (Drug Enforcement Agency), traquant le puissant baron de la drogue, Adan Barrera, tout juste &#233;chapp&#233; de sa prison de haute s&#233;curit&#233;. L'histoire racont&#233;e est fictive, mais l'auteur pr&#233;cise que &lt;em&gt;&#171; les &#233;v&#233;nements de ce livre sont inspir&#233;s par des faits r&#233;els &#187;.&lt;/em&gt; On assiste &#224; des sc&#232;nes d'enl&#232;vements, d'extorsion, &#224; l'enr&#244;lement de gamins de quartier pour guetter la police, transporter la drogue, ou devenir des tueurs fous t&#233;l&#233;guid&#233;s par leurs donneurs d'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ces &#233;pisodes terrifiants, l'auteur souligne la complicit&#233; de l'&#201;tat mexicain corrompu qui g&#232;re en sous-main le march&#233; de la drogue et permet &#224; ses hauts fonctionnaires un enrichissement rapide et s&#251;r gr&#226;ce &#224; la terreur que font r&#233;gner les bandes mafieuses. Il accuse les militaires qui se comportent au Mexique comme une arm&#233;e d'occupation, souvent en cheville avec les barons de la drogue, aussi craints que les narcos eux-m&#234;mes. Mais il d&#233;signe surtout les &#201;tats-Unis comme principal responsable de la pr&#233;tendue &#171; guerre contre la drogue &#187; qui transforme le Mexique en abattoir. Car c'est le premier march&#233; de la drogue o&#249; les cartels &#233;coulent leur funeste marchandise, destin&#233;e aux millions de junkies solvables : &lt;em&gt;&#171; Vous nous reprochez de vendre la marchandise que vous achetez. C'est absurde &#187;&lt;/em&gt; dit un colonel mexicain &#224; l'agent de la DEA. Les USA b&#233;n&#233;ficient aussi d'un business, lucratif, celui des armes et des munitions vendues aux cartels et &#224; ceux sens&#233;s les combattre, la police et l'arm&#233;e mexicaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alliant fiction et v&#233;rit&#233; documentaire, le roman est constitu&#233; essentiellement de dialogues entre les diff&#233;rents acteurs entrecoup&#233;s de brefs commentaires. Don Winslow use d'une langue tranchante rendant palpable une violence omnipr&#233;sente. Son thriller accusateur est sans doute ce qu'on a &#233;crit de plus fort sur la trag&#233;die du narcotrafic mexicain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles BOSCO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Petit Pays
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		<dc:subject>Culture
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		<dc:subject>Rwanda
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		<description>Petit Pays &lt;br /&gt;de Ga&#235;l Faye &lt;br /&gt;Grasset, 224 pages. 18 euros Ce premier roman de Ga&#235;l Faye figure sur toutes les listes des prix litt&#233;raires. Un succ&#232;s qui n'a rien d'usurp&#233;. M&#233;tis franco-rwandais, comme l'auteur, le narrateur, Gabriel, d&#233;cide de retourner sur les lieux de son enfance. &lt;br /&gt;Nous sommes en 1992, dans un quartier d'expatri&#233;s et de privil&#233;gi&#233;s de Bujumbura, la capitale du Burundi. Gabriel a 10 ans et vit avec son p&#232;re, un entrepreneur fran&#231;ais, sa m&#232;re rwandaise et sa petite&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Petit Pays&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Ga&#235;l Faye&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grasset, 224 pages. 18 euros&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Ce premier roman de Ga&#235;l Faye figure sur toutes les listes des prix litt&#233;raires. Un succ&#232;s qui n'a rien d'usurp&#233;. M&#233;tis franco-rwandais, comme l'auteur, le narrateur, Gabriel, d&#233;cide de retourner sur les lieux de son enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en 1992, dans un quartier d'expatri&#233;s et de privil&#233;gi&#233;s de Bujumbura, la capitale du Burundi. Gabriel a 10 ans et vit avec son p&#232;re, un entrepreneur fran&#231;ais, sa m&#232;re rwandaise et sa petite s&#339;ur. Le Burundi conna&#238;t alors sa premi&#232;re &#233;lection pr&#233;sidentielle et, pour la premi&#232;re fois, un Hutu, Melchior Ndadaye, devient pr&#233;sident d'une r&#233;publique o&#249; les postes dirigeants de l'administration et de l'arm&#233;e sont occup&#233;s par des membres de la minorit&#233; tutsie. &#201;lu en juin, il est assassin&#233; en octobre par des militaires tutsis, ce qui provoque en r&#233;action des massacres de Tutsis, le pays plongeant durablement dans la guerre civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Nord, au Rwanda, c'est la chronique d'un massacre annonc&#233;. La m&#232;re de Gabriel avait fui le pays avec une partie de sa famille &#224; la suite des massacres de Tutsis perp&#233;tr&#233;s en 1963 par le r&#233;gime de Gr&#233;goire Kayibanda. L'histoire est en passe de se r&#233;p&#233;ter, en pire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de Gabriel et de sa s&#339;ur, le monde se disloque. Le cocon familial vole en &#233;clats. La m&#232;re part pour le Rwanda afin de tenter de porter secours &#224; sa famille pendant ces mois d'horreur. Nous ne voyons de la guerre civile au Burundi et du g&#233;nocide rwandais que ce que nous montrent les yeux d'un enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai &#233;crit ce roman pour faire surgir un monde oubli&#233;, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles (&#8230;) J'ai &#233;crit ce roman pour crier &#224; l'univers que nous avons exist&#233;, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'&#224; le rester avant d'&#234;tre exp&#233;di&#233;s aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exil&#233;s, de r&#233;fugi&#233;s, d'immigr&#233;s, de migrants &#187;, a dit Ga&#235;l Faye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture est belle, le texte souvent tr&#232;s dr&#244;le (les &#233;changes &#233;pistolaires entre Gabriel et sa correspondante d'Orl&#233;ans sont hilarants tant ils sont d&#233;cal&#233;s !). Ce beau roman d'un jeune auteur de rap (une de ses chansons avait d&#233;j&#224; pour titre &lt;em&gt;Petit Pays&lt;/em&gt;) est &#224; lire absolument.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liliane LEFEVRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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