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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title>Editorial : Pour une nouvelle campagne LO-LCR
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
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		<dc:subject>LCR
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		<description>Les plans de suppressions d'emplois, voire de licenciements dans les grandes entreprises continuent de tomber. Sous l'&#233;gide du gouvernement de la gauche plurielle, loi Aubry, r&#233;forme hospitali&#232;re, r&#233;forme du r&#233;gime des retraites se mettent en place ou se pr&#233;parent. Le ch&#244;mage n'a recul&#233;, bien l&#233;g&#232;rement, que pour accentuer la pr&#233;carit&#233; de l'emploi. Ainsi, exemple frappant, les 300 000 ch&#244;meurs en moins des statistiques officielles correspondent &#224; peu pr&#232;s aux 300 000 emplois-jeunes&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plans de suppressions d'emplois, voire de licenciements dans les grandes entreprises continuent de tomber. Sous l'&#233;gide du gouvernement de la gauche plurielle, loi Aubry, r&#233;forme hospitali&#232;re, r&#233;forme du r&#233;gime des retraites se mettent en place ou se pr&#233;parent. Le ch&#244;mage n'a recul&#233;, bien l&#233;g&#232;rement, que pour accentuer la pr&#233;carit&#233; de l'emploi. Ainsi, exemple frappant, les 300 000 ch&#244;meurs en moins des statistiques officielles correspondent &#224; peu pr&#232;s aux 300 000 emplois-jeunes que le gouvernement se vante d'avoir cr&#233;&#233; dans le m&#234;me temps. L'embellie &#233;conomique profite certainement &#224; la bourgeoisie et &#224; une partie de la petite bourgeoisie. Mais pour les travailleurs il n'y a pas d'embellie ni dans les conditions de travail ni dans les conditions de vie, seulement des menaces tous azimuths d'une aggravation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'offensive des capitalistes, commenc&#233;e il y a longtemps, se poursuit et m&#234;me redouble. Et depuis deux ans ni le retour de la gauche au gouvernement, ni la reprise &#233;conomique ne l'ont stopp&#233;e, ni m&#234;me att&#233;nu&#233;e. Seule la lutte de classe le pourra et le fera. Seule une contre-offensive d'envergure de toute la classe ouvri&#232;re c'est-&#224;-dire un mouvement d'ensemble appuy&#233; sur la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, pourrait imposer les mesures d'urgence qui inverseraient radicalement le rapport des forces actuel. La tache essentielle des communistes r&#233;volutionnaires demeure de la pr&#233;parer dans toute la mesure de leurs forces, par leur propagande comme par leurs interventions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO et la LCR ont r&#233;pondu &#224; la proposition du PCF d'organiser une manifestation contre le ch&#244;mage et pour l'emploi le 16 octobre &#224; Paris. Une nouvelle journ&#233;e de manifestations sur les m&#234;mes th&#232;mes est envisag&#233;e pour le 11 d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de la direction du PCF, &#171; un pied dans les institutions &#187; et &#171; un pied dans le mouvement populaire &#187;, ne doit certainement pas emp&#234;cher les r&#233;volutionnaires de participer et d'organiser les actions communes propos&#233;es ou accept&#233;es par le PCF, m&#234;me limit&#233;es, m&#234;me partielles, malgr&#233; m&#234;me le flou des objectifs propos&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plus nous d&#233;velopperons une action commune tout &#224; fait souhaitable avec le PCF, et a fortiori &#233;videmment avec d'autres organisations politiques, associations ou syndicats, et plus en parall&#232;le l'affirmation claire de la politique des r&#233;volutionnaires sera une n&#233;cessit&#233;. D'ailleurs tout en manifestant avec l'extr&#234;me-gauche contre les patrons et pour l'emploi, Robert Hue multiplie les d&#233;clarations en d&#233;fense d'un gouvernement qui partage pleinement la responsabilit&#233; du ch&#244;mage avec le patronat, et apporte son appui &#224; la loi Aubry qui permet &#224; ces m&#234;mes patrons d'aggraver l'exploitation. En manifestant avec le PCF nous devons donc affirmer notre opposition &#224; ce gouvernement, &#224; la loi Aubry, &#224; toutes ses attaques contre la classe ouvri&#232;re. Ne pas prendre plus de libert&#233;s avec notre alli&#233; du jour, mais pas moins qu'il n'en prend lui-m&#234;me avec tous ceux qu'il appelle &#224; manifester avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus les occasions pour l'extr&#234;me-gauche de se rassembler avec d'autres seront nombreuses et plus il sera n&#233;cessaire de proposer &#224; ces mobilisations communes des objectifs clairs et correspondant aux int&#233;r&#234;ts de l'ensemble des travailleurs. Non pour en faire des conditions de l'action commune, mais pour qu'aucun front ou alliance politique formels ou informels ne se constitue, autour et en soutien de la politique de Robert Hue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces colonnes, depuis six mois nous avons propos&#233; et repropos&#233; &#224; nos organisations, LCR et LO, de prolonger la campagne entreprise &#224; l'occasion des &#233;lections europ&#233;ennes. Une campagne commune LO-LCR pour le plan d'urgence et un mouvement d'ensemble ne r&#233;pond pas seulement &#224; la situation du monde du travail. Elle est aussi indispensable pour que l'extr&#234;me-gauche joue dans le mouvement ouvrier le r&#244;le &#224; la hauteur de la force politique qu'elle repr&#233;sente aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 novembre 1999&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Tracer la voie d'une mobilisation contre le patronat et le gouvernement
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>PCF
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		<description>Mois apr&#232;s mois, le gouvernement Jospin montre son application &#224; construire une politique correspondant aux objectifs essentiels du patronat. Loin de remettre en cause le pouvoir exclusif que ce dernier d&#233;tient dans la soci&#233;t&#233;, la gauche accompagne les imp&#233;ratifs de baisse des co&#251;ts et de flexibilit&#233; du travail. La loi Aubry comme la continuation du plan Jupp&#233; dans la sant&#233;, la perspective de &#171; l'&#233;pargne salariale &#187; comme le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; sont les pi&#232;ces d'une m&#234;me&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mois apr&#232;s mois, le gouvernement Jospin montre son application &#224; construire une politique correspondant aux objectifs essentiels du patronat. Loin de remettre en cause le pouvoir exclusif que ce dernier d&#233;tient dans la soci&#233;t&#233;, la gauche accompagne les imp&#233;ratifs de baisse des co&#251;ts et de flexibilit&#233; du travail. La loi Aubry comme la continuation du plan Jupp&#233; dans la sant&#233;, la perspective de &#171; l'&#233;pargne salariale &#187; comme le d&#233;veloppement de la pr&#233;carit&#233; sont les pi&#232;ces d'une m&#234;me politique. Le Parti socialiste pr&#233;tend jouer un r&#244;le social en mettant en avant une petite baisse du ch&#244;mage, o&#249; ce r&#233;sultat n'est obtenu qu'en d&#233;veloppant les contrats pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cet &#233;t&#233;, face aux attaques du patronat et du gouvernement, se succ&#232;dent des luttes partielles, isol&#233;es : contre des fermetures d'h&#244;pitaux dans beaucoup de localit&#233;s, contre des accords sc&#233;l&#233;rats r&#233;sultant de la loi Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soi-disant d&#233;tenteur du pouvoir politique, Jospin, face aux suppressions d'emplois chez Michelin avoue que son pouvoir s'arr&#234;te l&#224; o&#249; commence celui des patrons, ma&#238;tres de l'emploi et des licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais sur tout cela, les directions syndicales ont fermement d&#233;cid&#233; de mettre l'&#233;teignoir. Depuis septembre aucune conf&#233;d&#233;ration n'a propos&#233; de mobilisation contre les attaques subies, pouvant faire le lien entre des ripostes &#233;clat&#233;es. Comme si, finalement les syndicats ouvriers ne trouvaient rien &#224; redire &#224; la politique de Jospin et qu'ils le consid&#233;raient comme un rempart contre les app&#233;tits du MEDEF. Et ce n'est pas la petite journ&#233;e d'action du 4 octobre qui aura sorti la CGT de sa l&#233;thargie : juste de quoi montrer qu'elle &#171; faisait quelque chose &#187; &#224; la veille de la discussion de la deuxi&#232;me loi Aubry. Car un grand nombre de syndiqu&#233;s et de salari&#233;s ont d&#233;j&#224; go&#251;t&#233; aux mauvais coups de la premi&#232;re et redoutaient &#224; juste titre la seconde. Mais un mois apr&#232;s, qui se souvient de cette journ&#233;e et de ses maigres cort&#232;ges, rassemblant le plus souvent des d&#233;l&#233;gu&#233;s en l'absence de mot d'ordre de gr&#232;ve ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'initiative du PCF&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le PCF, quant &#224; lui, a su saisir l'occasion pour proposer une initiative politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction du PCF est dans une situation difficile. Alli&#233; du PS dans un gouvernement qui porte ses coups contre les salari&#233;s, r&#233;duit &#233;lectoralement, et apparaissant sur certains points moins critique que les Verts, le PCF m&#233;contente profond&#233;ment ses propres militants et sympathisants. La triste perspective des &#233;lections municipales de 2001, o&#249; il n'a d'autres choix que des listes d'union avec le PS, limite encore plus ses marges de man&#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pouss&#233; par une r&#233;elle pression de ses propres rangs, sentant le besoin de prendre une initiative pour desserrer un peu l'&#233;tau, Robert Hue a propos&#233; la manifestation du 16 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contradiction pour lui &#233;tait &#233;vidente d&#232;s le d&#233;part : il savait &#233;videmment qu'il lui faudrait voter la loi Aubry et qu'il ne pourrait pas s'opposer &#224; la loi de financement de la S&#233;curit&#233; sociale. Et finalement le but du 16 octobre n'&#233;tait pas pour lui d'en faire le point de d&#233;part d'une mobilisation sociale et politique, m&#234;me contre le seul patronat, mais de mettre un peu d'onguent contestataire sur un parti &#233;corch&#233; vif par une telle soumission &#224; la social-d&#233;mocratie, en donnant l'occasion &#224; ses militants de manifester leur ranc&#339;ur et leurs exigences, en montrant qu'il n'&#233;tait pas pieds et poings li&#233;s au PS, qu'il pouvait encore descendre dans la rue tout en votant avec les autres partis soutenant le gouvernement &#224; l'Assembl&#233;e. Il &#233;tait &#233;vident que le PCF n'avait pas l'intention de mettre en route une mobilisation sociale, mais de faire une d&#233;monstration politique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La r&#233;ponse de l'extr&#234;me-gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait, la manifestation du 16 a &#233;t&#233; la premi&#232;re occasion pour l'extr&#234;me gauche de vraiment faire parler d'elle depuis les &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LO et la LCR n'ont &#233;videmment pas les forces d'organiser elles-m&#234;mes une manifestation nationale contre le ch&#244;mage qui ait quelque cr&#233;dibilit&#233;. Par contre elles avaient celles de prolonger l'action politique men&#233;e au printemps dernier par une campagne qui reprenne les axes du plan d'urgence, notamment l'exigence de l'interdiction des licenciements, ou encore le refus de la loi Aubry. Cette campagne, qui aurait pu se traduire par des meetings communs dans les principales villes, des rencontres de militants pr&#234;ts &#224; reprendre ces revendications, aurait montr&#233; largement que l'extr&#234;me gauche avait une autre politique &#224; proposer aux travailleurs que celle men&#233;e par la gauche gouvernementale et des objectifs concrets de mobilisation &#224; proposer &#224; l'ensemble du mouvement ouvrier. Ceci n'ayant pas eu lieu, la premi&#232;re initiative politique de l'extr&#234;me gauche n'a pas &#233;t&#233; de son fait, mais une r&#233;ponse &#224; l'initiative du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me-gauche devait r&#233;pondre pr&#233;sent. Mais parce qu'il s'agissait moins d'une mobilisation sociale que d'un rassemblement large de militants et de sympathisants, l'essentiel, outre le succ&#232;s num&#233;rique de la manifestation devenait son objectif politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De ce point de vue, le texte d'appel &#233;tait particuli&#232;rement creux. Non seulement il se gardait bien de mettre en cause le gouvernement dans sa politique de l'emploi, mais il ne fixait aucune revendication claire sur le refus de la loi Aubry, ni l'interdiction des licenciements. M&#234;me si cela n'avait que peu de cons&#233;quence, il n'&#233;tait vraiment pas utile que LO et la LCR y apportent leur caution en y apposant leurs signatures. D'autant plus que l'int&#233;r&#234;t du PCF est aussi de montrer non seulement qu'il est le porte-parole du &#171; mouvement populaire &#187;, mais aussi que l'extr&#234;me-gauche ne propose pas r&#233;ellement d'alternative &#224; sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de l'extr&#234;me gauche le 16 octobre &#233;tait de saisir l'occasion de s'adresser aux militants et sympathisants du PC, et plus largement &#224; tous les travailleurs qui pourraient, aujourd'hui ou demain, se joindre &#224; une mobilisation large contre les coups du patronat et du gouvernement, pour proposer ses propres r&#233;ponses politiques, une autre orientation que celle du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne suffit pas que le PCF appelle &#224; manifester pour que cela d&#233;clenche un climat de confiance et de mobilisation. Surtout lorsque celui-ci ne donne en fait aucun but concret &#224; la mobilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait donc qu'il y ait le 16 octobre une manifestation, mais deux politiques, et que cela apparaisse haut et fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre de militants et sympathisants rassembl&#233;s autour de l'extr&#234;me gauche, et notamment de LO, prouvait son existence politique et militante au-del&#224; des simples r&#233;sultats &#233;lectoraux. La pr&#233;sence d'une banderole commune pour exiger l'interdiction des licenciements tra&#231;ait l'axe d'une autre politique. Mais, finalement, la LCR et LO apparaissaient plus dans cette manifestation chacune pour son propre compte et pour affirmer sa capacit&#233; de mobilisation que pour avancer ensemble les &#233;l&#233;ments d'une autre politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne sert &#224; rien de dire que ce jour-l&#224; un front unique a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233; car il n'y avait pas d'exigence commune port&#233;e &#224; la fois par le PCF et l'extr&#234;me gauche. Il ne sert &#224; rien non plus de f&#233;liciter le PCF pour ses capacit&#233;s de mobilisation car c'est lui faire largement cadeau de sa man&#339;uvre politique de manifester le 16 octobre pour voter le 19 la loi Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Et apr&#232;s le 16 octobre ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 16 octobre a montr&#233; que, m&#234;me &#224; une petite &#233;chelle, il existe en France un potentiel militant, pr&#234;t &#224; se mobiliser pour les int&#233;r&#234;ts des travailleurs, et en particulier contre les licenciements et la pr&#233;carit&#233;. Et au-del&#224; des manifestants, bien des travailleurs sont r&#233;volt&#233;s par la d&#233;gradation de leurs conditions de vie. Mais ceux-l&#224; se sentent d&#233;sarm&#233;s du fait de la participation pleine et enti&#232;re de leurs organisations &#224; cette politique gouvernementale. Les syndicats signent massivement des accords sur les 35 heures et les partis de la gauche votent la deuxi&#232;me loi Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons prendre appui sur les nouvelles propositions d'initiatives faites par le PCF autour du 11 d&#233;cembre, en nous disant pr&#234;ts &#224; agir ensemble autour d'exigences concr&#232;tes : contre les lois Aubry et pour l'interdiction des licenciements, contre la prolongation du plan Jupp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons proposer partout &#224; tous les militants ou travailleurs combatifs qui le souhaitent de se rencontrer, pour envisager ensemble ce que pourraient &#234;tre les axes de la mobilisation g&#233;n&#233;rale qui appara&#238;t indispensable aujourd'hui, proposer autre chose que de vagues promenades &#171; pour l'emploi &#187; un jour, suivie le surlendemain par le vote de lois anti-ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le PCF refuse de mettre en avant des exigences concr&#232;tes, qui soit un r&#233;el point d'appui pour les luttes &#233;clat&#233;es qui se m&#232;nent face aux 35h ou aux suppressions d'emplois, cela ne nous coupera pas pour autant des militants du PCF, mais fera ressortir la duplicit&#233; de dirigeants qui ne sont pr&#234;ts &#224; manifester que si cela n'a aucune cons&#233;quence sur la politique du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tous les cas, il est de la responsabilit&#233; des r&#233;volutionnaires, de LO et de la LCR, de faire entendre plus fort leurs propres exigences, de mettre directement en cause la politique d'un gouvernement qui de la loi Aubry aux fonds de pension met en &#339;uvre consciemment les exigences patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Pour interdire les licenciements, pas de voie l&#233;gale, seule la lutte peut y parvenir !
</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Licenciements
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>La manifestation du 16 octobre a &#233;t&#233; l'occasion pour les travailleurs et les ch&#244;meurs d'exprimer leur refus des licenciements. Mais, &#233;videmment, la solidarit&#233; avec les Michelin ou les Epeda, indispensable, n'est pas &#224; elle seule efficace contre les suppressions d'emploi ni m&#234;me pour laisser esp&#233;rer qu'il est possible de les emp&#234;cher. &lt;br /&gt;Trop souvent, les licenciables se battent seuls et ont bien du mal &#224; modifier les choix patronaux. La victoire des gr&#233;vistes d'Elf &#224; Pau qui, apr&#232;s&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La manifestation du 16 octobre a &#233;t&#233; l'occasion pour les travailleurs et les ch&#244;meurs d'exprimer leur refus des licenciements. Mais, &#233;videmment, la solidarit&#233; avec les Michelin ou les Epeda, indispensable, n'est pas &#224; elle seule efficace contre les suppressions d'emploi ni m&#234;me pour laisser esp&#233;rer qu'il est possible de les emp&#234;cher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent, les licenciables se battent seuls et ont bien du mal &#224; modifier les choix patronaux. La victoire des gr&#233;vistes d'Elf &#224; Pau qui, apr&#232;s plusieurs mois de lutte d&#233;termin&#233;e, ont obtenu le retrait du plan de fermeture est bien isol&#233;e. Ils ont su et pu utiliser la fragilit&#233; de Jaffr&#233; dans les projets de fusion Elf-Total pour le faire reculer. Le plus souvent la lutte s'engage dans un secteur peu vital pour l'entreprise, &#224; un moment que le patron a pr&#233;vu : il a fait des stocks et planifi&#233; de se passer du secteur supprim&#233;. M&#234;me avec un soutien moral et parfois militant des travailleurs alentour, les licenciables n'arrivent, apr&#232;s plusieurs mois de lutte, qu'&#224; limiter le nombre de licenciements, &#224; rendre moins dramatique imm&#233;diatement la situation des licenci&#233;s, et parfois &#224; faire h&#233;siter le patron &#224; r&#233;engager une telle confrontation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e qu'on pourrait interdire les licenciements laisse donc les travailleurs, m&#234;me directement concern&#233;s, bien sceptiques. Bien s&#251;r, ils approuvent g&#233;n&#233;ralement les mots d'ordre avanc&#233;s par les r&#233;volutionnaires comme &#171; l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits sous peine de r&#233;quisition &#187;. Mais ils les prennent, il faut bien le dire, plus comme une position g&#233;n&#233;reuse mais utopique qu'un objectif pour leur combat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Il n'y a pas de solutions l&#233;gales !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'abord ils n'ont aucun espoir dans les mesures l&#233;gales pouvant imposer cette interdiction. Et ils ont raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1975, l'Etat a fait semblant d'&#234;tre un frein en instaurant l'autorisation administrative de licenciement. L'inspection du travail devait contr&#244;ler &#171; la r&#233;alit&#233; du motif &#233;conomique invoqu&#233; &#187; et les &#171; modalit&#233;s d'accompagnement &#187;. Les inspecteurs du travail, m&#234;me pour ceux assez rares qui se situent clairement dans le camp des travailleurs, ne contr&#244;laient pas la justification &#233;conomique : ils devaient v&#233;rifier qu'il existait bien une restructuration ou une difficult&#233; financi&#232;re. Il ne leur restait qu'une intervention sur le plan social. Ils &#233;vitaient dans ce cadre quelques licenciements particuli&#232;rement grossiers, ou de salari&#233;s en situation difficile, le tout ne d&#233;passant pas 10 &#224; 15% des demandes. Les employeurs qui avaient compris le syst&#232;me majoraient la demande initiale pour avoir ce qu'ils d&#233;siraient. La d&#233;cision prise, les voies de recours &#233;taient limit&#233;es et quasiment pas utilis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La suppression de cette autorisation par la droite en 1986 n'a pas chang&#233; le rythme et l'ampleur des licenciements. S'est d&#233;velopp&#233;e l'action devant les tribunaux qui permet de retarder les proc&#233;dures des plans de licenciements, de prolonger la lutte, de co&#251;ter cher au patron, mais n'emp&#234;che pas les licenciements eux-m&#234;mes qui ne peuvent &#234;tre contest&#233;s qu'une fois qu'ils sont prononc&#233;s. Si un tel jugement permet de r&#233;gler le cas de quelques dizaines de salari&#233;s des mois apr&#232;s, la proc&#233;dure ne permet pas de faire &#233;chec aux projets patronaux avant les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs de Michelin-Wolber l'ont bien compris. Ils proposent un amendement permettant d'engager ces proc&#233;dures contre la validit&#233; de la proc&#233;dure avant l'envoi des lettres de licenciement. Cela pourrait autoriser des tribunaux dans quelques rares cas &#224; emp&#234;cher quelques suppressions d'emploi. Ni le gouvernement, ni les d&#233;put&#233;s de la gauche plurielle ne se sont engag&#233;s sur ce terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, si la loi augmente parfois le co&#251;t du licenciement, elle respecte toujours scrupuleusement la libert&#233; patronale de d&#233;cision : ce n'est pas de ce c&#244;t&#233; que les travailleurs peuvent trouver le moyen d'interdire les suppressions d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Contester la l&#233;gitimit&#233; capitaliste !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'autre part et surtout les licenciements apparaissent impos&#233;s par les n&#233;cessit&#233;s de la gestion de l'entreprise, in&#233;vitables souvent pour en conserver quelque chose. Or si les travailleurs sont convaincus, assez largement, des probl&#232;mes caus&#233;s par la gestion capitaliste, pour autant ils ne sont pas spontan&#233;ment pr&#234;ts dans le cadre de la soci&#233;t&#233; actuelle &#224; s'emparer des questions essentielles de gestion, m&#234;me pas &#224; y mettre le nez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant dans un conflit, des avanc&#233;es inimaginables dans le cadre de l'exploitation quotidienne, deviennent possibles. C'est pour cela que c'est parfois l'occasion d'entrer dans le domaine habituellement r&#233;serv&#233; aux patrons, de montrer en quoi les travailleurs organis&#233;s d&#233;mocratiquement sont capables, m&#234;me &#224; la petite &#233;chelle de l'entreprise, de contester voire de se passer des d&#233;cideurs capitalistes, de comprendre et de mettre en &#233;vidence les ressorts de l'accumulation des richesses, voire ponctuellement de faire fonctionner l'entreprise. Le moindre pas dans ce sens vaut certainement mieux que tous les discours, tracts ou slogans r&#233;volutionnaires, et ce doit &#234;tre la pr&#233;occupation constante des r&#233;volutionnaires justement de le faire faire quand l'occasion se pr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ouvrir les livres de comptes !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les patrons nous mentent, cachent ce qu'ils font des richesses cr&#233;es par le travail ouvrier. On peut alors saisir l'occasion d'aller plus loin que la d&#233;nonciation habituelle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les licenciements collectifs, il y a dans un premier temps une expertise comptable qui ne met en &#233;vidence que ce que les comptes peuvent montrer. L'&#233;tablissement qui produit vend &#224; perte &#224; un autre qui commercialise, perd-il de l'argent ou n'en gagne-t-il pas beaucoup ? En r&#233;alit&#233;, le b&#233;n&#233;fice global n'est-il pas r&#233;alis&#233; par celui qui vend ? Les comptes mettent en &#233;vidence des frais financiers importants, c'est-&#224;-dire des frais d'emprunts dus aux banques. D'o&#249; viennent-ils, de quels investissements, pay&#233;s par qui, dans quelles conditions ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ponse &#224; toutes ces questions est dans les ordinateurs du si&#232;ge social, bien s&#251;r. Une collaboration des travailleurs en lutte avec ceux qui connaissent la mani&#232;re de recueillir des informations, de les rendre compr&#233;hensibles peut permettre de rendre public ce qui se passe, de mettre en &#233;vidence les colossaux b&#233;n&#233;fices. Mais elle se trouve aussi dans les multiples dossiers partiels de l'&#233;tablissement, dans la somme des informations que poss&#232;dent les travailleurs qui, additionn&#233;es, expliquent beaucoup de choses. Alors l'ouverture des dossiers et des livres de comptes peut devenir r&#233;alit&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;R&#233;quisitionner les entreprises qui font des b&#233;n&#233;fices !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rien ne justifie que des salari&#233;s continuent &#224; travailler 39 ou 35 heures &#224; des cadences insupportables quand leurs camarades sont mis &#224; la porte. Alors l'id&#233;e qu'il faudrait obliger les patrons &#224; r&#233;partir le travail entre tous peut devenir parlante. Leurs profits vont diminuer ? Mais qu'est ce qui est le plus important, les profits patronaux ou l'arr&#234;t des licenciements ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand des travailleurs voient dispara&#238;tre une production rentable ou surtout utile par choix strat&#233;gique, ils sont r&#233;volt&#233;s de voir les patrons faire ce qu'ils veulent de leur vie, avec comme seul crit&#232;re l'augmentation de b&#233;n&#233;fices d&#233;j&#224; juteux. En d&#233;montrant aux yeux des salari&#233;s de l'entreprise concern&#233;e et au-del&#224; de l'entreprise que les licenciements ne servent qu'&#224; augmenter les profits patronaux, en arrivant &#224; ce que les salari&#233;s eux-m&#234;mes se mobilisent pour contester le droit patronal &#224; licencier, l'objectif de la r&#233;quisition, c'est-&#224;-dire enlever au capitaliste un outil qu'il utilise contre nous, peut devenir concret.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'objectif d'un mouvement d'ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En fait c'est l'entr&#233;e en lutte qui modifie tout : la vision qu'ont les travailleurs des rapports de force, le sentiment de ce qui est possible ou impossible. La force, n&#233;e de la r&#233;volte, &#224; l'annonce d'un plan de licenciement par exemple, qui unifie tous ceux qui sont concern&#233;s, bien au-del&#224; des salari&#233;s actifs habituellement, peut permettre des mobilisations et des initiatives audacieuses, de contester la l&#233;gitimit&#233; des d&#233;cisions des patrons et des actionnaires &#224; une &#233;chelle bien plus large que dans des circonstances habituelles. Elle peut permettre surtout au noyau le plus actif, le plus combatif et le plus conscient d'agir en posant les probl&#232;mes g&#233;n&#233;raux et leq responsabilit&#233;s politiques, tout en restant unifi&#233; avec la totalit&#233; de ceux qui veulent lutter contre les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est l&#224; le fond du probl&#232;me. Les travailleurs le sentent bien : interdire les licenciements exigerait une formidable pression sur les patrons, le gouvernement, toutes les autorit&#233;s. C'est un mouvement d'ensemble qui pourrait seul l'imposer. Comme toutes les autres mesures qui sont indispensables pour changer la situation de la classe ouvri&#232;re, comme les autres volets du plan d'urgence avanc&#233; par les r&#233;volutionnaires. En revanche si les salari&#233;s d'une entreprise ou d'un secteur osaient se donner un tel but, ce serait un atout pour rallier autour d'eux les milliers, centaines de milliers, millions m&#234;me d'autres salari&#233;s, soit directement menac&#233;s eux-m&#234;mes, soit touch&#233;s d'une fa&#231;on ou d'une autre par la menace du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Congo-Brazzaville : Massacres, terreur et &#233;puration ethnique sur les terres d'Elf et de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais
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		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Congo-Brazzaville-Massacres-terreur-et-epuration-ethnique-sur-les-terres-d-Elf</guid>
		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Imp&#233;rialisme
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>Congo
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		<dc:subject>Afrique
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		<dc:subject>P&#233;trole
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		<description>En 1991 prenait fin le long r&#232;gne du dictateur Denis Sassou-Nguesso, pr&#233;tendument &#171; marxiste-l&#233;niniste &#187; mais surtout ami de la compagnie p&#233;troli&#232;re Elf. Des &#233;lections portaient au pouvoir Pascal Lissouba, qui entreprit de mettre le p&#233;trolier fran&#231;ais en concurrence avec l'am&#233;ricain Occidental Petroleum. M&#233;contentement et inqui&#233;tude d'Elf, d'autant plus que les eaux territoriales congolaises et angolaises regorgent de gisements offshores r&#233;cemment d&#233;couverts et particuli&#232;rement&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-6-novembre-decembre-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 6, novembre-d&#233;cembre 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Imperialisme-+" rel="tag"&gt;Imp&#233;rialisme
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Congo-+" rel="tag"&gt;Congo
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Afrique-+" rel="tag"&gt;Afrique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Petrole-+" rel="tag"&gt;P&#233;trole
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 1991 prenait fin le long r&#232;gne du dictateur Denis Sassou-Nguesso, pr&#233;tendument &#171; marxiste-l&#233;niniste &#187; mais surtout ami de la compagnie p&#233;troli&#232;re Elf. Des &#233;lections portaient au pouvoir Pascal Lissouba, qui entreprit de mettre le p&#233;trolier fran&#231;ais en concurrence avec l'am&#233;ricain Occidental Petroleum. M&#233;contentement et inqui&#233;tude d'Elf, d'autant plus que les eaux territoriales congolaises et angolaises regorgent de gisements offshores r&#233;cemment d&#233;couverts et particuli&#232;rement rentables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, bient&#244;t, dans le contexte cr&#233;&#233; par l'effondrement du r&#233;gime de Mobutu au Za&#239;re, l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais souhaita consolider sa situation &#224; Brazzaville. Les &#233;lections pr&#233;sidentielles pr&#233;vues &#224; l'&#233;t&#233; 97 n'eurent jamais lieu : des accrochages d&#233;bouch&#232;rent sur un embrasement g&#233;n&#233;ralis&#233; entre les Cobras de Sassou-Nguesso, les Ninjas de Lissouba et les troupes du challenger Kolelas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compagnie Elf, ne souhaitant pas mettre tous ses &#339;ufs dans le m&#234;me panier, subventionna Sassou tout en continuant &#224; r&#233;gler les factures de Lissouba aupr&#232;s des marchands d'armes internationaux, comme l'a reconnu un repr&#233;sentant d'Elf devant un journaliste de la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision M6&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde du 1/12/98 et du 23/01/99&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En revanche, l'Etat fran&#231;ais apporta un massif soutien &#224; Sassou-Nguesso, par la fourniture de cadres, de mercenaires, d'&#233;quipements. Les Cobras l'emport&#232;rent finalement avec le soutien de l'arm&#233;e angolaise et d'autres alli&#233;s de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais (marocains, tchadiens, gabonais, hutus rwandais, etc.), auxquels s'ajout&#232;rent les vedettes de la compagnie Elf et des blind&#233;s fran&#231;ais intervenant dans le cadre des man&#339;uvres franco-gabonaises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La terreur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La victoire de Sassou ne mit pas un terme aux hostilit&#233;s, qui prirent au contraire un tour plus atroce. En d&#233;cembre 1998, les Cobras et l'arm&#233;e angolaise entam&#232;rent le nettoyage des quartiers sud de Brazzaville, Bacongo et Makelekele. Sous pr&#233;texte de lutter contre une hypoth&#233;tique infiltration de Ninjas, les soudards du pr&#233;sident, renforc&#233;s de 71 v&#233;hicules militaires fournis par la France, massacr&#232;rent les ressortissants des ethnies du sud. La F&#233;d&#233;ration Internationale des Droits de l'Homme &#233;voquait le 17 juin 1999 un bilan de 5000 &#224; 6000 morts lors de ces op&#233;rations de nettoyage. D'autres ONG parlent de 25 000 victimes. 250 000 personnes auraient en outre fui la capitale pour se r&#233;fugier dans les for&#234;ts des alentours dans des conditions dramatiques. Cette campagne de terreur s'est accompagn&#233;e de pillages, de tr&#232;s nombreux viols, de mutilations et d'une politique de terre br&#251;l&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cette date les quartiers sud de Brazzaville sont rest&#233;s d&#233;serts. Seule une minorit&#233; de r&#233;fugi&#233;s (environ 50 000), pouss&#233;e par le d&#233;sespoir, a pris le chemin du retour, mais ils se heurtent &#224; nouveau aux exactions des milices. En mai, des r&#233;fugi&#233;s pouss&#233;s &#224; rentrer par le HCR ont &#233;t&#233; captur&#233;s et 400 d'entre eux ex&#233;cut&#233;s. En juin dernier, les Cobras ont attaqu&#233; un camp de r&#233;fugi&#233;s pr&#232;s de Loudima, et auraient d'apr&#232;s les t&#233;moignages de l'opposition coup&#233; les mains et les pieds des civils captur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'horreur du r&#233;gime congolais s'&#233;tale &#224; travers les rapports de la F&#233;d&#233;ration Internationale des Droits de l'Homme : &#171; &lt;em&gt;massacres d&#233;lib&#233;r&#233;s et syst&#233;matiques de civils non arm&#233;s perp&#233;tr&#233;s par les forces gouvernementales&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;situation catastrophique des droits humains et des libert&#233;s fondamentales&lt;/em&gt; &#187;. Une association chr&#233;tienne (la FIACAT) parle de &#171; &lt;em&gt;premiers actes de g&#233;nocide&lt;/em&gt; &#187;. Malgr&#233; le black-out m&#233;diatique sur cette r&#233;gion les t&#233;moignages d'atrocit&#233;s s'accumulent. 350 000 d&#233;plac&#233;s seraient dans une situation critique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un soutien actif des autorit&#233;s fran&#231;aises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de l'ann&#233;e t&#233;moignages et informations se sont accumul&#233;s pour laisser penser que la France ne se borne pas &#224; soutenir, &#224; financer et &#224; armer Sassou-Nguesso, mais qu'elle co-organise les op&#233;rations sur le terrain. Sans compter les mercenaires et les officieux, 80 officiers et sous-officiers fran&#231;ais encadrent, forment, entra&#238;nent les troupes du pr&#233;sident&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Lettre du Continent, 01/07&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour Le Monde, il s'agirait de &#171; &lt;em&gt;former les cadres interm&#233;diaires de la gendarmerie, consid&#233;r&#233;e comme le corps le plus disciplin&#233; de la force publique congolaise&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde du 28/09/98&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Voil&#224; qui n'est pas sans rappeler l'hypocrisie et les silences qui entour&#232;rent la pr&#233;paration du g&#233;nocide rwandais de 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIBA (banque d'affaires d'Elf) financerait de son c&#244;t&#233; le recrutement de sous-officiers fran&#231;ais par deux militaires fran&#231;ais en retraite. En mai dernier, des t&#233;moins ont rapport&#233; l'arriv&#233;e d'avions Transall fran&#231;ais bourr&#233;s d'armes destin&#233;es &#224; Sassou. D'apr&#232;s l'ERRDUN, organisme qui regroupe tous les partis d'opposition congolais, une troupe de l&#233;gionnaires fran&#231;ais op&#232;re directement sur le terrain, et, comme jadis au Rwanda, se livre au contr&#244;le des appartenances ethniques des civils au sud de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soutien fran&#231;ais est &#233;galement politique. D&#233;j&#224;, en voyage en Angola il y a quelques mois, Jacques Chirac, sur les ondes de RFI, se f&#233;licitait de la victoire de Sassou-Nguesso au nom du &#171; retour &#224; l'ordre &#187;. La gauche plurielle poursuit la politique congolaise des gouvernements pr&#233;c&#233;dents et le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur surveille les agissements des opposants &#224; Sassou-Nguesso dans l'hexagone. L'ambassadeur de France &#224; Brazzaville ne cache pas ses liens &#233;troits avec le pr&#233;sident et parade avec lui &#224; la f&#234;te de la musique tandis qu'Elf &#171; &lt;em&gt;sponsorise en grande pompe le rafistolage de la basilique Notre-Dame du Congo&lt;/em&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Billets d'Afrique, Juillet - Ao&#251;t 1999&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Enfin Sassou-Nguesso s'est &#233;galement attach&#233; les services de Jacques Attali (ancien conseiller de Fran&#231;ois Mitterrand et ex-pr&#233;sident de la Banque Europ&#233;enne pour la Reconstruction et le D&#233;veloppement) et de son bureau d'&#233;tudes moyennant un forfait mensuel de 400 000 F.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les affaires d'Elf prosp&#232;rent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Etat de guerre civile permanente ne d&#233;range en rien Elf-Totalfina qui exploite tranquillement l'or noir au large. Mieux, la guerre facilite les transactions p&#233;troli&#232;res car l'Etat congolais, toujours au bord de la banqueroute, est contraint de gager ses ressources p&#233;troli&#232;res futures et de signer de nombreux contrats d'exploitation afin de subvenir &#224; ses d&#233;penses militaires. La rentabilit&#233; de ces contrats est bien sup&#233;rieure &#224; celle obtenue dans le Golfe Persique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette trag&#233;die congolaise, l'Etat fran&#231;ais, et particuli&#232;rement le gouvernement de Lionel Jospin, en porte l'enti&#232;re responsabilit&#233;. Denis Sassou-Nguesso n'est qu'une cr&#233;ature de l'imp&#233;rialisme fran&#231;ais. Il est le boucher dont Paris avait besoin pour r&#233;tablir son emprise sur son ancienne colonie. Comme au Rwanda, il s'agit d'an&#233;antir toute opposition politique et d'enr&#244;ler des milliers de jeunes desperados gr&#226;ce &#224; la d&#233;magogie ethniste et &#224; l'attrait du viol et du pillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; la diff&#233;rence du Rwanda (ou plut&#244;t comme au Rwanda avant 1994), le drame congolais se d&#233;roule en silence. Les Etats-Unis laissent les mains libres &#224; la France ce qui limite le retentissement international du conflit. (Les Ninjas ne sont sans doute financ&#233;s que par l'Unita angolaise et par des canaux priv&#233;s). Peu d'informations filtrent en dehors et elles ne sont gu&#232;re r&#233;percut&#233;es en France o&#249; la grande presse observe un silence presque complet sur le sujet (et le peu qu'elle dit n'est pas de nature &#224; &#233;clairer le lecteur).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France se targue de venir au secours des Timorais ou des Kosovars. Mais au m&#234;me moment, elle contribue &#224; mettre en &#339;uvre au Congo une politique d'&#233;puration ethnique en tous points comparable, qui plus est, sous un gouvernement de gauche !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 octobre 1999, &lt;strong&gt;Julien FORGEAT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde du 1/12/98 et du 23/01/99&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Lettre du Continent, 01/07&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le Monde du 28/09/98&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Billets d'Afrique, Juillet - Ao&#251;t 1999&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Points de vue
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Points de vue
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		<description>Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e. &lt;br /&gt;Dans ce num&#233;ro, s'expriment les points de vue de deux collaborateurs de la revue par rapport &#224; l'appel sur &#171; l'autonomie du mouvement social &#187;, dont nous publions des extraits qui nous ont sembl&#233;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Points-de-vue-L-autonomie-du-" rel="directory"&gt;Points de vue : L'autonomie du mouvement social
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans cette rubrique, militants des deux tendances qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, mais aussi lecteurs appartenant &#224; d'autres courants, font part de leurs r&#233;actions ou points de vue. Nous leur demandons simplement de respecter les contraintes d'une pagination forc&#233;ment limit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce num&#233;ro, s'expriment les points de vue de deux collaborateurs de la revue par rapport &#224; l'appel sur &#171; l'autonomie du mouvement social &#187;, dont nous publions des extraits qui nous ont sembl&#233; significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Sur-l-autonomie-du-mouvement-social' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Sur &#171; l'autonomie du mouvement social &#187;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Politique-et-mouvement-social' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Politique et mouvement social&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous publions ici des extraits de l'appel. Pour se procurer l'int&#233;gralit&#233;, vous pouvez contacter : &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Droits Devant !! T&#233;l : 01 42 58 82 18 / 22 / 28&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fax : 01 42 58 82 21 E-mail : droits-devant@globenet.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;solument pour une alternative, le d&#233;veloppement des luttes et l'autonomie du mouvement social !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les derni&#232;res &#233;ch&#233;ances &#233;lectorales ont mis en lumi&#232;re une profonde crise de confiance dans les modes de repr&#233;sentation politique, confirm&#233;e lors des europ&#233;ennes par l'ampleur des abstentions, des votes nuls, blancs et protestataires : perte de l&#233;gitimit&#233; des institutions politiques, crise des rep&#232;res d&#233;mocratiques, crise de la d&#233;l&#233;gation de pouvoir, crise de la fonction et de la forme &#171; parti &#187;, sur fond d'une crise de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la t&#234;te de la plupart des &#201;tats de l'Union europ&#233;enne, les gouvernements sociaux-d&#233;mocrates n'ont plus d'autre ambition que de g&#233;rer le syst&#232;me capitaliste tel qu'il est, s'accommodant des in&#233;galit&#233;s croissantes et des injustices sociales, du ch&#244;mage, de la pr&#233;carit&#233; de masse et des exclusions, des discriminations subies par les femmes, et de la rel&#233;gation d'une partie grandissante de la population, notamment celle issue de l'immigration, dont les sans-papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;) Pourtant depuis des ann&#233;es, et particuli&#232;rement depuis les gr&#232;ves de 1995, des mobilisations ont su bousculer ce consensus autour de la pens&#233;e unique et contester radicalement la logique du profit : luttes des ch&#244;meurs et des salari&#233;(e)s pr&#233;caires, des mal-log&#233;(e)s, des sans-logis et des SDF interdits de mendicit&#233;, des sans papiers, des femmes, des jeunes, des coordinations d'enseignant(e)s et de parent(e)s d'&#233;l&#232;ves, luttes pour la pr&#233;servation de 1'&#233;cosyst&#232;me, et mobilisations des r&#233;seaux de r&#233;sistance &#224; la mondialisation de la loi du march&#233; (Coordination contre l'AMI ; manifestations contre l'OMC ; Marches europ&#233;ennes contre le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233; et les exclusions ; Marche mondiale des femmes ; r&#233;seaux ATTAC ; R&#233;seau d'alerte sur les in&#233;galit&#233;s...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir des valeurs et des alternatives qu'elles portent en commun, ces mobilisations concourent &#224; des initiatives unitaires &#224; tous les niveaux, tant local que national et international. Convergences qui font de ces dynamiques de luttes un v&#233;ritable mouvement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, militant(e)s associatif(ve)s et syndicalistes, sommes convaincu(e)s que de ce mouvement social peuvent &#233;merger les &#233;l&#233;ments d'un nouveau projet de soci&#233;t&#233;, s'il r&#233;ussit &#224; f&#233;d&#233;rer ses revendications. C'est en opposant des projets alternatifs port&#233;s par les luttes que nous ferons vraiment reculer le n&#233;olib&#233;ralisme, la logique capitaliste, le &#171; tout-profit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement social, m&#234;me s'il n'est pas le seul espace d'&#233;laboration, soul&#232;ve en effet des enjeux essentiels, comme la redistribution des richesses et celle du travail. C'est lui qui a montr&#233; que s'attaquer frontalement au ch&#244;mage, &#224; la pr&#233;carit&#233; et aux exclusions pose la question de la nature du travail, de sa dimension ali&#233;nante, et de 1'utilit&#233; sociale et &#233;cologique des productions... C'est lui encore qui a pos&#233; la question de l'&#233;galit&#233; devant et par les services publics, instruments de lutte contre les discriminations et de justice sociale. Il s'agit bien d'un choix de soci&#233;t&#233; : celui d'une solidarit&#233; active, dans le sens d'une &#233;galit&#233; d'acc&#232;s aux droits fondamentaux, contre celui d'un &#171; consensus r&#233;publicain &#187; autour du lib&#233;ralisme sauvage, allant jusqu'&#224; la criminalisation, le traitement policier et carc&#233;ral de la crise sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous affirmons le choix de 1'autonomie du mouvement social, c'est-&#224;-dire de l'ensemble des mouvements sociaux sous leurs formes diverses : associations de lutte, syndicats, coordinations, r&#233;seaux... Ce qui repose la question de 1'ind&#233;pendance de ces structures vis-&#224;-vis du gouvernement et des partis, et du refus des simagr&#233;es de prise en compte des mouvements sociaux, des tentatives de r&#233;cup&#233;ration de toutes sortes, avec les d&#233;tournements de personnes dans des fonctions p&#233;ri-gouvernementales ou sur des listes de candidature &#233;lectorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie du mouvement social, sa capacit&#233; &#224; mobiliser &#224; travers des pratiques imaginatives d'action et de d&#233;mocratie directe et collective, permettront d'inventer des formes nouvelles d'expression ouvrant la voie &#224; de nouveaux projets pour la soci&#233;t&#233;. C'est ainsi, &#224; partir d'une position de pleine autonomie, d&#233;gag&#233;e des pr&#233;occupations de gestion du syst&#232;me et des institutions, que le mouvement social pourra, selon nous, s'imposer dans le d&#233;bat, et imposer d'autres choix aux d&#233;cideurs &#233;conomiques et politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Sur &#171; l'autonomie du mouvement social &#187;
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Points de vue
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		<description>Lors de la manifestation de la CGT du 4 octobre dernier, un nouvel appel &#233;tait lanc&#233; par des militants de diverses associations et syndicats (DAL, Droits devant !, AC !, SUD, SNUI, CNT, CGT, FSU, Ecole Emancip&#233;e) : tout en r&#233;affirmant &#171; le choix de l'autonomie du mouvement social &#187;, en se revendiquant de l'ind&#233;pendance de ses structures vis-&#224;-vis du gouvernement et des partis et en d&#233;non&#231;ant &#171; des tentatives de r&#233;cup&#233;ration de toutes sortes &#187;, il proposait de s'opposer &#224; la loi Aubry,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la manifestation de la CGT du 4 octobre dernier, un nouvel appel &#233;tait lanc&#233; par des militants de diverses associations et syndicats (DAL, Droits devant !, AC !, SUD, SNUI, CNT, CGT, FSU, Ecole Emancip&#233;e) : tout en r&#233;affirmant &#171; &lt;em&gt;le choix de l'autonomie du mouvement social&lt;/em&gt; &#187;, en se revendiquant de l'ind&#233;pendance de ses structures vis-&#224;-vis du gouvernement et des partis et en d&#233;non&#231;ant &#171; &lt;em&gt;des tentatives de r&#233;cup&#233;ration de toutes sortes&lt;/em&gt; &#187;, il proposait de s'opposer &#224; la loi Aubry, aux licenciements, &#224; l'institutionnalisation d'une sant&#233; &#224; deux vitesses, aux fonds de pension&#8230; Tandis que certains des signataires annon&#231;aient par la voie des m&#233;dias la non participation de leur organisation &#224; la manifestation du 16 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu apr&#232;s Bernard Thibault et les dirigeants de la CGT, annon&#231;aient &#224; leur tour que leur centrale, n'appelait pas non plus &#224; la manifestation du 16 octobre. Pour la CGT il s'agissait &#171; &lt;em&gt;d'une initiative dont les caract&#233;ristiques sont, dans les circonstances pr&#233;sentes, &#233;minemment politiques&lt;/em&gt; &#187;. Avec leurs arguments, et leurs raisons propres, les dirigeants de la CGT ont donc rejoint le camp des partisans de &#171; &lt;em&gt;l'autonomie du mouvement social&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les uns et les autres ne poursuivaient pas le m&#234;me but, en se pla&#231;ant sur ce terrain ils n'en ont pas moins contribu&#233; &#224; la m&#234;me cause, celle de desservir la manifestation appel&#233;e par Robert Hue, &#224; laquelle Jospin et le Parti Socialiste ne souhaitaient pas voir prendre trop d'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est remarquable que les signataires de l'appel &#224; &#171; &lt;em&gt;l'autonomie du mouvement social&lt;/em&gt; &#187; appartiennent &#224; des organisations dont les initiateurs et les dirigeants sont pratiquement tous li&#233;s &#224; des mouvements ou des partis politiques. Ils sont de gauche ou d'extr&#234;me-gauche, Verts ou anarchistes. Ces liens sont notoires, tout comme ceux qui existent entre les syndicats reconnus et diff&#233;rents partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;tendre que le mouvement social soit ou puisse &#234;tre ind&#233;pendant des partis politiques, en France, &#224; l'aube du 21&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, est une douce plaisanterie. Ce fut peut-&#234;tre le cas au d&#233;but du 20&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &#8211; et pas dans des pays comme la Grande-Bretagne ou l'Allemagne &#8211; mais le temps de la Charte d'Amiens est bien r&#233;volu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se rendre &#224; une telle &#233;vidence ne signifie pas pour autant que les communistes r&#233;volutionnaires ne respectent pas, ou ne tentent pas de faire respecter la d&#233;mocratie dans les syndicats, ou dans les associations, lorsqu'ils y militent. Ils y d&#233;fendent leurs id&#233;es et se rangent aux d&#233;cisions de la majorit&#233;. Ils y d&#233;fendent le contr&#244;le par la base et luttent contre l'emprise et les m&#233;thodes des bureaucraties ouvri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui n'implique nullement qu'ils doivent mettre leur drapeau dans leur poche. Ni qu'ils essayent de masquer derri&#232;re le rideau de fum&#233;e d'une pr&#233;tendue &#171; autonomie du mouvement social &#187;, la r&#233;alit&#233; politique de toute mobilisation quelque peu importante de la classe ouvri&#232;re sur des probl&#232;mes &#233;conomiques. Le gouvernement, l'Etat, &#233;tant alors mis en cause, la politique ne saurait s'en abstraire. Qui l'ignore vraiment ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a bien vu comment lorsque &#231;a les arrange, Thibault et les dirigeants de la CGT ont su, au moins un temps, appuyer et m&#234;me pousser &#224; la gr&#232;ve lors des &#233;v&#232;nements de novembre-d&#233;cembre 95, au moment o&#249; la droite &#233;tait au gouvernement, et comment en 1999, lorsque cette fois c'&#233;tait leurs amis de la gauche qui &#233;taient &#224; la barre, ils ont au contraire tout fait pour torpiller la gr&#232;ve des cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir aux d&#233;clarations sur &#171; &lt;em&gt;l'autonomie du mouvement social&lt;/em&gt; &#187;, en d&#233;pit des intentions affich&#233;es de leurs auteurs, force est de constater qu'elles ont aussi r&#233;alis&#233; un objectif politique. Outre qu'elles ont apport&#233; de l'eau au moulin de Jospin, elles ont desservi tous ceux qui voulaient s'appuyer sur l'initiative du PCF pour en faire un tremplin de la lutte contre les licenciements et le plan d'urgence, contre le patronat et le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louis GUILBERT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Politique et mouvement social
</title>
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		<dc:subject>Politique
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		<dc:subject>Points de vue
</dc:subject>

		<description>La manifestation du 16 octobre et la sortie de l'appel pour l'autonomie du mouvement social ont raviv&#233; le d&#233;bat sur les relations entre partis politiques et organisations syndicales ou associatives. On ne peut aborder ce d&#233;bat ind&#233;pendamment du fait que la gauche plurielle est au gouvernement, que celui-ci m&#232;ne une politique dans la continuit&#233; de celle men&#233;e par les gouvernements pr&#233;c&#233;dents. &lt;br /&gt;Cette participation g&#233;n&#232;re des contradictions au sein de certaines des composantes de la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La manifestation du 16 octobre et la sortie de l'appel pour l'autonomie du mouvement social ont raviv&#233; le d&#233;bat sur les relations entre partis politiques et organisations syndicales ou associatives. On ne peut aborder ce d&#233;bat ind&#233;pendamment du fait que la gauche plurielle est au gouvernement, que celui-ci m&#232;ne une politique dans la continuit&#233; de celle men&#233;e par les gouvernements pr&#233;c&#233;dents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette participation g&#233;n&#232;re des contradictions au sein de certaines des composantes de la gauche plurielle les obligeant ponctuellement &#224; se d&#233;marquer par rassurer leurs militants et leur &#233;lectorat. C'est dans ce cadre que s'inscrit la manifestation du 16 octobre initi&#233;e par le PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que certains, comme la direction de la CGT, aient avanc&#233;s de mauvaises raisons pour justifier leur non-participation ne doit pas nous faire oublier qu'il y avait des arguments tout &#224; fait recevables pour que des organisations syndicales et associatives n'appellent pas &#224; cette manifestation. C'&#233;tait notamment le refus de subordonner des organisations syndicales ou associatives &#224; une op&#233;ration politique d'un parti gouvernemental, et ce d'autant que tous les indices montraient qu'elle n'apparaissait pas &#224; une &#233;chelle de masse comme un moyen de d&#233;bloquer la situation. D&#232;s lors, il est erron&#233; de laisser entendre que de ne pas participer &#224; cette manifestation revenait &#224; faire le jeu du gouvernement. Mieux vaut porter la critique &#224; la direction du PCF qui un jour avant la manifestation a annonc&#233; que les d&#233;put&#233;s communistes voteraient la loi Aubry, les m&#234;mes d&#233;put&#233;s s'abstenant quinze jours plus tard sur la loi de financement de la S&#233;cu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre clair l&#224;-dessus est la condition pour pouvoir engager le d&#233;bat avec ceux qui n'ont pas voulu pour de &#171; bonnes &#187; raisons s'associer &#224; la manifestation du 16 octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est pas possible dans ce court article d'aborder tous les probl&#232;mes pos&#233;s par la manifestation du 16 octobre et par l'appel pour l'autonomie du mouvement social. Il faudra le poursuivre. Soulevons juste quelques questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes contre toute forme de subordination des organisations de masse aux partis politiques et nous d&#233;fendons un fonctionnement d&#233;mocratique de ces organisations. Mais il serait totalement faux de laisser entendre que les organisations de masse ne devraient avoir aucun lien avec les partis politiques. Outre le fait que de nombreux militants politiques en sont partie prenante, il est n&#233;cessaire et indispensable qu'existent des cadres unitaires dans lesquels se retrouvent partis politiques et organisations de masse. C'est d&#233;j&#224; le cas sur des questions comme les mobilisations pour la r&#233;gularisation des sans-papiers ou la d&#233;fense des droits des femmes. C'&#233;tait le cas &#224; Clermont Ferrand lors de la manifestation des Michelin contre les licenciements. Et c'est &#224; l'ordre du jour pour organiser la lutte contre les plans de licenciements, contre la loi Aubry, contre le d&#233;mant&#232;lement de la s&#233;curit&#233; sociale et l'introduction des fonds de pension, contre la privatisation des services publics. D&#232;s qu'on touche au c&#339;ur de la politique du patronat et du gouvernement, il n'y a pas des sujets qui seraient du ressort exclusif des organisations syndicales et d'autres du ressort des partis politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi un autre danger : c'est de parer les organisations de masse de toutes les vertus et les partis politiques de tous les p&#233;ch&#233;s. On ne peut aborder cette question des rapports entre organisations de masse et partis politiques ind&#233;pendamment de l'orientation politique des uns et des autres. Il y a des organisations de masse totalement ind&#233;pendantes qui peuvent tomber dans le corporatisme ou dans la collaboration de classe la plus mis&#233;rable comme la CFDT par exemple. La mani&#232;re concr&#232;te dont se nouent les relations entre syndicats, associations et partis politiques doit &#234;tre d&#233;termin&#233;e aussi en fonction des exigences de la mobilisation pour imposer les revendications, pour d&#233;velopper l'auto-organisation, et pas de mani&#232;re abstraite selon des lois immuables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L&#233;once AGUIRRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Securite-sociale-hopitaux-sante-les-reformes-de-l-austerite</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Les plans de r&#233;formes et de restrictions sur la sant&#233; se succ&#232;dent. Durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es on a assist&#233; &#224; une avalanche de modifications touchant les cotisations sociales dont la charge p&#232;se de plus en plus sur les salari&#233;s et de moins en moins sur le patronat, &#224; une s&#233;rie de baisses des remboursements de m&#233;dicaments avec l'augmentation parall&#232;le du co&#251;t des mutuelles qui compensent ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse plus. &lt;br /&gt;Parall&#232;lement aux r&#233;formes sur le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plans de r&#233;formes et de restrictions sur la sant&#233; se succ&#232;dent. Durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es on a assist&#233; &#224; une avalanche de modifications touchant les cotisations sociales dont la charge p&#232;se de plus en plus sur les salari&#233;s et de moins en moins sur le patronat, &#224; une s&#233;rie de baisses des remboursements de m&#233;dicaments avec l'augmentation parall&#232;le du co&#251;t des mutuelles qui compensent ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement aux r&#233;formes sur le financement qui continue avec la poursuite des cadeaux au patronat sous forme d'exon&#233;rations de charges, l'objectif est de r&#233;duire les charges de la sant&#233;. R&#233;duire les d&#233;penses de soins dits &#171; de ville &#187; et surtout r&#233;duire les d&#233;penses en mati&#232;re d'hospitalisation publique et priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re tentative de r&#233;forme de Jupp&#233;, lanc&#233;e par les ordonnances de novembre 1995 avait mal commenc&#233; pour lui. Elle avait provoqu&#233; le plus grand mouvement social vu en France depuis des dizaines d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le recul du gouvernement n'avait pas emp&#234;ch&#233; que se mettent en place toutes les nouvelles structures destin&#233;es &#224; imposer de nouvelles restrictions, en particulier dans la gestion hospitali&#232;re. En quelques ann&#233;es les coupes budg&#233;taires r&#233;alis&#233;es sont &#233;difiantes. La chasse aux &#233;conomies lanc&#233;e par le plan Jupp&#233; a &#233;t&#233; reprise et poursuivie par le gouvernement Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Le plan Johanet prend la succession de celui de Jupp&#233; avec les m&#234;mes objectifs : r&#233;aliser des coupes claires dans les d&#233;penses de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d'un pr&#233;tendu &#171; trou &#187; dans le budget de la s&#233;curit&#233; sociale, les gouvernements puisent r&#233;guli&#232;rement dans les budgets destin&#233;s &#224; la sant&#233; pour combler d'autres trous. Celui que l'Etat creuse en permanence par ses cadeaux au patronat, celui qui est d&#251; au ch&#244;mage et au manque &#224; gagner que cela repr&#233;sente en mati&#232;re de cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une spirale sans fin. Les plans de &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187; succ&#233;deront aux plans &#171; d'aust&#233;rit&#233; &#187; tant qu'une r&#233;action g&#233;n&#233;rale des travailleurs, &#224; une &#233;chelle plus large que d&#233;cembre 1995, n'y mettra pas un coup d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un plan strat&#233;gique de restrictions
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-plan-strategique-de-restrictions</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Le plan strat&#233;gique de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie pr&#233;sent&#233; cette ann&#233;e par son directeur, Gilles Johanet, pr&#233;voit 62 milliards d'&#233;conomies sur cinq ans pour les d&#233;penses de sant&#233;, soit 10 % du budget annuel de l'assurance maladie (658,3 milliards pour 2000). &lt;br /&gt;Le but est de ramener les d&#233;penses de sant&#233; au niveau de la moyenne de l'Union Europ&#233;enne, c'est &#224; dire 7,6 % du PIB au lieu des 9,6 % actuels (805 milliards de francs en 1997). &lt;br /&gt;Pourtant, les plans pr&#233;c&#233;dents,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le plan strat&#233;gique de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie pr&#233;sent&#233; cette ann&#233;e par son directeur, Gilles Johanet, pr&#233;voit 62 milliards d'&#233;conomies sur cinq ans pour les d&#233;penses de sant&#233;, soit 10 % du budget annuel de l'assurance maladie (658,3 milliards pour 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but est de ramener les d&#233;penses de sant&#233; au niveau de la moyenne de l'Union Europ&#233;enne, c'est &#224; dire 7,6 % du PIB au lieu des 9,6 % actuels (805 milliards de francs en 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les plans pr&#233;c&#233;dents, &#233;labor&#233;s tant&#244;t par les gouvernements de droite, tant&#244;t par les gouvernements de gauche, ont d&#233;j&#224; eu comme effet de baisser la part de la prise en charge de la s&#233;curit&#233; sociale dans les d&#233;penses de soins : on est pass&#233; de 76,5 % en 1980 &#224; 73,9 % en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce plan pr&#233;tend aussi r&#233;pondre aux injonctions de l'OCDE et du FMI de continuer de baisser les charges sociales des entreprises pour r&#233;duire le co&#251;t du travail. Comme les recettes diminueront, la CNAM et l'Etat anticipent en programmant des r&#233;ductions de d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;rie de 35 mesures couvrant l'ensemble des domaines est envisag&#233;e. Une partie de ces mesures est comprise dans la loi de financement de la S&#233;cu pour l'an 2000 qui vient d'&#234;tre d&#233;battue et vot&#233;e au Parlement. Une autre partie serait comprise dans une &#171; convention d'objectifs et de gestion 2000-2002 &#187; discut&#233;e en janvier prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le domaine hospitalier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Johanet envisage 32 milliards de francs d'&#233;conomies, soit l'&#233;quivalent de 166 000 suppressions d'emplois. Pour cadrer les budgets la CNAM reprend la proposition patronale d'une &lt;em&gt;budg&#233;tisation par pathologie&lt;/em&gt;. Par le biais d'outils comptables on chiffrera a priori le co&#251;t maximum d'une pathologie, co&#251;t &#224; ne pas d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est envisag&#233; de cr&#233;er une agence du patrimoine, g&#233;rant toutes les surfaces hospitali&#232;res du public, pouvant louer ces surfaces soit au public soit au priv&#233;. C'est le RFF (R&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais) de la SNCF appliqu&#233; &#224; la sant&#233; ! D'o&#249; la possibilit&#233;, non seulement de louer des surfaces, mais aussi de sous-traiter l'entretien de l'ensemble des &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;decine de ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est d'une part de r&#233;duire le nombre des m&#233;decins, d'autre part de les inciter &#224; r&#233;duire les d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre des m&#233;decins devrait passer de 170 000 &#224; 130 000, en mettant notamment en place des m&#233;canismes de cessation d'activit&#233;. Le conventionnement de nouveaux m&#233;decins ne pourrait avoir lieu qu'au fur et &#224; mesure du d&#233;part des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour restreindre les d&#233;penses de soins la CNAM veut mettre en place un syst&#232;me d'enveloppes de d&#233;penses m&#233;dicales (pour les g&#233;n&#233;ralistes d'une part et les sp&#233;cialistes d'autre part) avec r&#233;cup&#233;ration d'une partie des d&#233;passements aupr&#232;s des m&#233;decins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les assur&#233;s sociaux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un meilleur contr&#244;le des assur&#233;s sociaux, - avec la collaboration souhait&#233;e du corps m&#233;dical - le carnet de sant&#233; est remis en vigueur, avec un remboursement major&#233; de 10 % pour ceux qui consultent un m&#233;decin r&#233;f&#233;rent. Le d&#233;veloppement de la carte S&#233;same Vitale permettra l'&#233;valuation des d&#233;penses de sant&#233; de chaque individu et de mieux cibler les contr&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNAM a pour objectif de g&#233;n&#233;raliser le &#171; m&#233;decin-r&#233;f&#233;rent &#187; qui, associ&#233; aux organismes de s&#233;curit&#233; sociale serait seul &#224; m&#234;me de diriger le patient vers un sp&#233;cialiste et de limiter les prescriptions. Les assur&#233;s &#171; gros consommateurs de soins &#187; seront contr&#244;l&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;dicaments&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Johanet esp&#232;re &#233;conomiser 8 milliards dans un d&#233;lai de deux &#224; trois ans en changeant le m&#233;canisme de prise en charge des m&#233;dicaments. Aujourd'hui, ceux-ci sont rembours&#233;s &#224; 35 ou 65 %. Il est propos&#233; de fixer des tarifs de remboursement par classe de m&#233;dicaments : g&#233;n&#233;riques et &#233;quivalents th&#233;rapeutiques dans un premier temps, par classe th&#233;rapeutique dans un second temps. C'est &#224; dire qu'&#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me classe, les m&#233;dicaments, quel que soit leur prix de vente en pharmacie, auraient le m&#234;me prix de remboursement. Mais, en attendant, le directeur de la CNAM envisage de baisser de 65 &#224; 35 % le taux de remboursement de plusieurs m&#233;dicaments !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sous couvert de &#171; bon usage des soins &#187;, de nouvelles restrictions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau plan de r&#233;duction des d&#233;penses de sant&#233; est pr&#233;sent&#233; comme un plan de la &#171; troisi&#232;me voie &#187; voulant sauver le syst&#232;me, face aux ultra-lib&#233;raux qui voudraient purement et simplement le liquider. Le tout est accompagn&#233; d'un discours sur le pr&#233;tendu &#171; sauvetage de la s&#233;cu &#187; face aux assurances priv&#233;es pr&#234;tes &#224; s'engouffrer dans la br&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats gestionnaires des caisses &#8211; la CFDT en particulier &#8211; et le MEDEF ont conclu une sorte de pacte pour que les assurances ne concurrencent pas la S&#233;cu, mais qu'en contrepartie cette s&#233;curit&#233; sociale s'engage dans une politique de restriction des d&#233;penses, qu'elle soit partie prenante du &#171; panier de biens et de services remboursables &#187;, visant &#224; ne prendre en charge que les &#171; soins ayant une r&#233;elle utilit&#233; m&#233;dicale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait &#171; contr&#244;ler et freiner &#187;, tout cela, bien entendu, au nom d'une soi-disant recherche de &#171; qualit&#233; &#187;. Reprenant cette argumentation, les conf&#233;d&#233;rations CGC, CFDT et CFTC se sont montr&#233;es favorables aux grands principes du plan Johanet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une meilleure connaissance et un contr&#244;le des maladies, de leur co&#251;t, de l'utilisation des fonds de la sant&#233; ne sont pas choquants en soi. Cela pourrait m&#234;me &#234;tre utile &#224; la population si c'&#233;tait utilis&#233; par des repr&#233;sentants &#339;uvrant dans son int&#233;r&#234;t. Mais quand l'objectif est de r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233;, cela ne peut que se retourner contre les malades et avant tout contre les malades les plus pauvres qui seront soign&#233;s &#224; minima. Aujourd'hui, d&#233;j&#224;, le syst&#232;me des d&#233;passements d'honoraires permet &#224; ceux qui ont les moyens de souscrire une mutuelle ou une assurance relativement ch&#232;re d'avoir acc&#232;s &#224; des soins inaccessibles pour les plus d&#233;munis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Johanet, en visant la r&#233;duction des moyens donn&#233;s &#224; la sant&#233;, va en r&#233;alit&#233; vers l'instauration d'une m&#233;decine &#224; deux vitesses : une premi&#232;re classe pour ceux qui ont les moyens de faire appel &#224; l'assurance ou des suppl&#233;ments de leur poche et une seconde classe pour ceux qui n'auront pas ces moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Caisse primaire d'assurance maladie de l'Aube :
A la s&#233;cu aussi, &#171; la productivit&#233; &#187; prime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; deux ans qu'on annonce des sureffectifs. A Troyes, en 1997, sur un effectif de 360, il y aurait 77 employ&#233;s de trop. Et pour atteindre l'objectif, toujours plus de productivit&#233;, on en est par exemple &#224; vouloir minuter les temps d'entretien avec les assur&#233;s sociaux, tant aux guichets qu'au t&#233;l&#233;phone. Et surtout &#231;a r&#233;organise. Au 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; novembre est pr&#233;vue la fermeture d'un centre de paiement &#224; Sainte Savine (dans l'agglom&#233;ration troyenne). Avec pour objectif final, n'avoir plus sur le d&#233;partement de l'Aube que quatre centres de paiement (maladie) au lieu de 10 actuellement. Et ces quatre centres seront &#224; personnel r&#233;duit : pas plus de 30 &#224; 40 employ&#233;s pour assurer la charge de travail au lieu de 50 &#224; 60 actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de r&#233;duire encore les effectifs, &#231;a para&#238;t fou. C'est ainsi qu'&#224; la rentr&#233;e de septembre, la mutation d'un technicien d'un centre de paiement sur un autre (&#224; Troyes m&#234;me) alors qu'il y avait besoin d'embaucher dans les deux centres, a provoqu&#233; une r&#233;action assez unanime du personnel qui a d'abord d&#233;bray&#233; spontan&#233;ment dans le centre concern&#233;. Puis les d&#233;brayages se sont succ&#233;d&#233;s en septembre dans toutes les caisses de l'Aube jusque dans des centres assez &#233;loign&#233;s de Romilly ou Bar sur Aube... Outre le retour du technicien d&#233;plac&#233; sur son centre, les employ&#233;s revendiquaient la cr&#233;ation de 19 emplois, c'est &#224; dire le retour aux effectifs de 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant la direction n'a pas c&#233;d&#233;, sinon l'embauche de 6 CDD. C'est une premi&#232;re manche. Le tour de vis que la direction entend donner et dans lequel elle essaie d'impliquer sa ma&#238;trise, lui a permis de tester les r&#233;actions du personnel... Et &#231;a ne passe pas comme une lettre &#224; la poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 octobre 1999, &lt;strong&gt;F.D.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;AXA pointe le bout de l'oreille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plan Johanet pr&#233;voit un syst&#232;me de r&#233;seaux et de fili&#232;res permettant de quantifier, contr&#244;ler, comparer. Pour le r&#233;seau informatis&#233; c'est CEGETEL qui a &#233;t&#233; choisi et ce n'est pas un hasard : CEGETEL est une cr&#233;ation de Vivendi qui comprend AXA, compagnie d'assurance candidate &#224; la gestion de l'assurance maladie...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale ou du patronat ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Loi-de-financement-de-la-securite-sociale-ou-du-patronat</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Le parlement vient de voter &#224; 280 voix pour et 246 contre le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000. Les d&#233;put&#233;s socialistes et verts ont vot&#233; pour, 30 d&#233;put&#233;s communistes ont fini par s'abstenir apr&#232;s avoir failli voter contre, choix contrecarr&#233; in extremis par Robert Hue. Seuls 3 d&#233;put&#233;s communistes ont maintenu leur vote contre. &lt;br /&gt;Ce projet a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;, depuis des mois, par des annonces variables quant au d&#233;ficit annonc&#233; pour l'assurance maladie. De 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le parlement vient de voter &#224; 280 voix pour et 246 contre le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000. Les d&#233;put&#233;s socialistes et verts ont vot&#233; pour, 30 d&#233;put&#233;s communistes ont fini par s'abstenir apr&#232;s avoir failli voter contre, choix contrecarr&#233; in extremis par Robert Hue. Seuls 3 d&#233;put&#233;s communistes ont maintenu leur vote contre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;, depuis des mois, par des annonces variables quant au d&#233;ficit annonc&#233; pour l'assurance maladie. De 15 milliards en f&#233;vrier 1999 ce d&#233;ficit se transforme &#224; l'automne en exc&#233;dent &#224; venir de 2 milliards. En r&#233;alit&#233; il s'agit des m&#234;mes chiffres, mais tant&#244;t on parle du budget g&#233;n&#233;ral de la s&#233;curit&#233; sociale, tant&#244;t de celui de l'assurance maladie qui, lui, reste d&#233;ficitaire. La version, elle, est adapt&#233;e selon l'objectif : valoriser la politique du gouvernement ou convaincre la population de la n&#233;cessit&#233; de nouveaux sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car dans le droit fil de la politique des gouvernements - de gauche comme de droite - depuis une vingtaine d'ann&#233;es, ce budget pr&#233;voit une fois de plus des milliards de subventions au patronat et des restrictions pour la population laborieuse.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Cr&#233;ation d'un fonds pour l'all&#233;gement des cotisations patronales de s&#233;curit&#233; sociale &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce fonds financera les exon&#233;rations de charges sociales d&#233;j&#224; existantes ainsi que celles cr&#233;&#233;es &#224; l'occasion du passage aux 35 heures. A terme, ces d&#233;penses seront de 100 &#224; 110 milliards de francs par an. Pour 2000, les d&#233;penses sont &#233;valu&#233;es &#224; 62 &#8211; 67 milliards, dont 22 &#224; 27 milliards repr&#233;sentent le co&#251;t des 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement de ce fonds proviendra en partie des droits de consommation sur le tabac (39,5 milliards), de la recette de la contribution sociale sur les b&#233;n&#233;fices (4,3 milliards), d'une taxe sur les activit&#233;s polluantes, la taxe de 10 % sur les heures suppl&#233;mentaires des entreprises qui ne seront pas pass&#233;es aux 35 heures (7 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait envisag&#233; de ponctionner les caisses de l'UNEDIC et de la s&#233;curit&#233; sociale, mais le gouvernement a d&#251; faire marche arri&#232;re. Le manque &#224; gagner sera trouv&#233; dans une taxe sur les alcools (5,6 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Budget g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il est en retrait de 5,5 milliards. Les d&#233;penses autoris&#233;es passent de 1856,3 &#224; 1851,4 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contr&#244;le par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des d&#233;penses en m&#233;decine de ville&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement exauce ainsi l'un des v&#339;ux de Gilles Johanet. La CNAM pourra jouer sur les tarifs et les honoraires en cas de d&#233;rapage des d&#233;penses. Par contre le projet de facturer aux m&#233;decins les &#233;ventuels d&#233;passements est abandonn&#233;. Seule subsiste la possibilit&#233; de prendre en charge les cotisations des praticiens vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contr&#244;le accru sur les assur&#233;s sociaux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les caisses pourront convoquer les assur&#233;s jug&#233;s &#171; d&#233;pensiers &#187; et non atteints d'une maladie chronique. Par ailleurs, les m&#233;decins seront tenus de communiquer &#224; la s&#233;curit&#233; sociale le motif m&#233;dical justifiant les indemnit&#233;s journali&#232;res ou les transports m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contribution des industries pharmaceutiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Non, il ne s'agit pas de les faire payer ! Il s'agit seulement de compenser, par anticipation, l'annulation pour raisons juridiques d'un pr&#233;l&#232;vement de 1,2 milliard de francs d&#233;cid&#233; en 1996 !&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Prestations vieillesse et familiales&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Elles sont revaloris&#233;es de&#8230; 0,5 % alors que l'inflation est de 0,9 % ! C'est tout un symbole !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce budget, qui ne fait participer le patronat sur ses b&#233;n&#233;fices qu'&#224; hauteur de 4,3 milliards, tandis qu'il lui sert 62 milliards de cadeaux sous forme d'all&#233;gements de cotisations, est &#233;loquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chiffre de 62 milliards est comme par hasard &#233;quivalent au montant des &#233;conomies recherch&#233;es par Gilles Johanet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si toutes les mesures pr&#233;conis&#233;es par la CNAM ne sont pas reprises dans la loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000 &#8211; son plan strat&#233;gique &#233;tant programm&#233; sur plusieurs ann&#233;es &#8211; l'essentiel s'y trouve : le feu vert aux restrictions sur les d&#233;penses de sant&#233; avec un contr&#244;le accru de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des affaires r&#233;centes permettent d'illustrer ce que le gouvernement et la CNAM entendent par &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187;. Les 23 et 25 mars 1999 &#224; Orl&#233;ans et Poitiers, deux m&#233;decins ont &#233;t&#233; traduits devant le Comit&#233; M&#233;dical R&#233;gional pour prolongation injustifi&#233;e d'arr&#234;t de travail touchant des travailleurs victimes d'accidents du travail. Cela donne une id&#233;e de ce qui pourrait se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, d&#232;s &#224; pr&#233;sent les m&#233;decins h&#233;sitent &#224; donner des arr&#234;ts de travail ou les limitent aux trois jours de carence qui ne donnent pas lieu &#224; versement d'indemnit&#233;s journali&#232;res. Sans compter que bon nombre de salari&#233;s pr&#233;f&#232;rent travailler malades que de risquer d'&#234;tre mal vus en s'absentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans consignes &#233;crites, bien des m&#233;decins-conseil de la s&#233;curit&#233; sociale mettent d&#233;j&#224; de plus en plus un terme &#224; certains arr&#234;ts de longue maladie. Des malades convoqu&#233;s se voient notifier une &#171; aptitude au travail &#187;, m&#234;me si le lendemain, en se pr&#233;sentant au travail, les m&#234;mes travailleurs se voient d&#233;clar&#233;s inaptes &#224; un poste dans l'entreprise, ce qui peut se traduire par un licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, maintenant que le feu vert est donn&#233; par la loi, la pression implicite qui s'exer&#231;ait sur les travailleurs va devenir explicite. D'autant plus que cela se met en place avec la b&#233;n&#233;diction de plusieurs organisations syndicales, la CFDT en t&#234;te, participant &#224; la gestion des caisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la s&#233;curit&#233; sociale et le gouvernement font mine de contr&#244;ler &#171; tout le monde &#187;, industries pharmaceutiques, corps des m&#233;decins et des pharmaciens compris. En r&#233;alit&#233; le seul r&#233;el contr&#244;le s'exercera sur la population. Le aorps m&#233;dical, comme celui des pharmaciens verra ses d&#233;penses un peu encadr&#233;es, mais faute de pouvoir et de vouloir r&#233;ellement contr&#244;ler o&#249; va l'argent &#8211; dans les caisses du patronat et des industries pharmaceutiques &#8211; on finit toujours par se retourner vers les travailleurs pour les faire payer au nom de la lutte contre des abus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine ANSELME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Couverture Maladie Universelle : Un geste pour les plus pauvres &#8230; et pour les requins de l'assurance
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Couverture-Maladie-Universelle-Un-geste-pour-les-plus-pauvres-et-pour-les</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>L'augmentation du ch&#244;mage et les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es dans le domaine de la sant&#233; publique par les gouvernements de droite et de gauche ont contribu&#233; &#224; d&#233;grader la situation de centaines de milliers d'hommes et de femmes. Exclus de la protection sociale par la faiblesse ou l'absence de revenu, de nombreux ch&#244;meurs, Rmistes, SDF ou tout simplement smicards et pr&#233;caires sont contraints de limiter voire de renoncer &#224; se soigner. 40 % des ch&#244;meurs ne poss&#232;dent pas de couverture&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation du ch&#244;mage et les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es dans le domaine de la sant&#233; publique par les gouvernements de droite et de gauche ont contribu&#233; &#224; d&#233;grader la situation de centaines de milliers d'hommes et de femmes. Exclus de la protection sociale par la faiblesse ou l'absence de revenu, de nombreux ch&#244;meurs, Rmistes, SDF ou tout simplement smicards et pr&#233;caires sont contraints de limiter voire de renoncer &#224; se soigner. 40 % des ch&#244;meurs ne poss&#232;dent pas de couverture compl&#233;mentaire. Le renoncement &#224; des soins n&#233;cessaires concernerait, sur un an, 14 % de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de couverture maladie universelle (CMU) est pr&#233;sent&#233; par la gauche plurielle comme une r&#233;ponse &#224; cette situation. Annonc&#233;e en 1997, cette loi prendra effet d&#233;but 2000, et instaure l'affiliation automatique au r&#233;gime de base de la s&#233;curit&#233; sociale d&#232;s l'&#226;ge de seize ans. Elle pr&#233;voit aussi l'adh&#233;sion gratuite &#224; un r&#233;gime compl&#233;mentaire pour celles et ceux dont le revenu est inf&#233;rieur &#224; 3500 francs mensuel (5250 francs pour un couple, 6300 francs avec un enfant et 7700 pour deux enfants). Ce seraient ainsi entre 150 000 et 200 000 personnes, selon les chiffres officiels, qui seraient r&#233;int&#233;gr&#233;es dans le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral. Quant au dispositif compl&#233;mentaire, il devrait concerner environ six millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi CMU comporte bien des limites car le gouvernement Jospin, comme son pr&#233;d&#233;cesseur, inscrit son action en mati&#232;re de lutte contre la pr&#233;carit&#233; sociale dans le cadre &#233;triqu&#233; de la &#171; ma&#238;trise &#187; des d&#233;penses de sant&#233;. La mesure co&#251;terait 9 milliards. Rien au regard des cadeaux offerts au patronat. D'autant qu'une partie &#233;tant couverte par des transferts dans les budgets, la d&#233;pense nouvelle n'est que de 1,7 milliard. Il aurait suffit, par exemple, de 3 milliards suppl&#233;mentaires pour permettre d'&#233;tendre cette mesure aux revenus inf&#233;rieurs &#224; 3800 francs, c'est &#224; dire le seuil de pauvret&#233;. Ainsi, les dizaines de milliers de retrait&#233;s pauvres ne touchant que le minimum vieillesse ne pourront pas b&#233;n&#233;ficier de cette loi. Sans parler des sans-papiers qui se retrouvent &#233;cart&#233;s de cette mesure. L'universalit&#233; a des limites que l'hypocrisie des Jospin et Aubry ne veut pas franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, la CMU donne l'occasion au gouvernement d'offrir aux compagnies d'assurances un nouvel acc&#232;s au pactole de la protection sociale. La loi pr&#233;voit en effet que la couverture compl&#233;mentaire pourra &#234;tre souscrite indiff&#233;remment aupr&#232;s des mutuelles ou des assureurs priv&#233;s, l'Etat se chargeant de rembourser les d&#233;penses engag&#233;es. De plus, les assureurs participeront au conseil de surveillance du fonds de financement de la CMU. On le voit encore avec cette loi, la gauche plurielle ne rate jamais une occasion de faire des cadeaux au patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1999, &lt;strong&gt;Eric PERREUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les h&#244;pitaux au r&#233;gime sec
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-hopitaux-au-regime-sec</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>La situation actuelle des h&#244;pitaux ? &lt;br /&gt;En mars dernier, une centaine de m&#233;decins faisaient savoir qu'ils la jugeaient grave. Dans une lettre ouverte &#224; Martine Aubry, ils d&#233;noncent &#171; l'insuffisance de plus en plus criante de personnel m&#233;dical et param&#233;dical &#187;, &#171; insuffisance de moyens mat&#233;riels(&#8230;). Les h&#244;pitaux souffrent du sous-&#233;quipement de services imagerie&#8230; de la limitation de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments innovants et co&#251;teux&#8230; de la limitation des achats, notamment des proth&#232;ses ou de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La situation actuelle des h&#244;pitaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars dernier, une centaine de m&#233;decins faisaient savoir qu'ils la jugeaient grave. Dans une lettre ouverte &#224; Martine Aubry, ils d&#233;noncent &#171; &lt;em&gt;l'insuffisance de plus en plus criante de personnel m&#233;dical et param&#233;dical&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;insuffisance de moyens mat&#233;riels(&#8230;). Les h&#244;pitaux souffrent du sous-&#233;quipement de services imagerie&#8230; de la limitation de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments innovants et co&#251;teux&#8230; de la limitation des achats, notamment des proth&#232;ses ou de pacemakers en seconde moiti&#233; d'ann&#233;e du fait de la restriction des cr&#233;dits.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Restrictions budg&#233;taires &#224; l'&#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre 1991 et 1997, ce sont 11 % des lits d'h&#244;pitaux qui ont &#233;t&#233; ferm&#233;s. D'apr&#232;s le gouvernement il faudrait en fermer encore 30 000. Les partisans de la r&#233;forme hospitali&#232;re invoquent les progr&#232;s m&#233;dicaux qui permettent de raccourcir la dur&#233;e d'une hospitalisation. Progr&#232;s r&#233;els, certes. Mais ces fermetures vont bien au-del&#224; de ce que lib&#232;rent ces progr&#232;s. Et aujourd'hui, bien des h&#244;pitaux doivent h&#233;berger des malades dans des services non ad&#233;quats, faute de lits disponibles au bon endroit. La tendance &#224; faire partir les malades au plus t&#244;t, quitte &#224; ce qu'il revienne quelques semaines plus tard s'installe maintenant dans les m&#339;urs de la tradition hospitali&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Aubry, qui s'est pos&#233;e en d&#233;fenseur des h&#244;pitaux face au plan Johanet, que pr&#233;voit-elle pour l'ann&#233;e 2000 ? Le budget des h&#244;pitaux augmentera de 2,4 %, c'est-&#224;-dire, compte tenu de l'inflation, n'augmentera quasiment pas. Les r&#233;gions d&#233;favoris&#233;es que le gouvernement pr&#233;tend favoriser auront droit &#224; 3 %, soit quasiment rien. Les r&#233;gions &#171; favoris&#233;es &#187;, elles, devront se contenter de 1 %, soit une baisse nette des budgets. Ces chiffres sont quasiment les m&#234;mes depuis 1996, bien que l'activit&#233; des h&#244;pitaux ne d&#233;croisse pas, au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour rentrer dans le cadre d'un budget &#233;triqu&#233;, les directeurs d'h&#244;pitaux ont pris le pli de se comporter en bons gestionnaires. Ils se mettent &#224; l'heure des &#171; techniques nouvelles de management &#187;, et n'h&#233;sitent pas &#224; faire r&#233;aliser des audits de leur &#233;tablissement par des cabinets priv&#233;s. Dominique Coudreau, directeur de l'ARH (Agence R&#233;gionale d'Hospitalisation) d'Ile de France expliquait bien en 1997 ce qu'il attendait d'eux : &#171; &lt;em&gt;Les directeurs d'h&#244;pitaux qui ne seraient pas capables de supprimer une centaine de postes en un an feraient mieux de changer de m&#233;tier&lt;/em&gt; &#187;. Ainsi les directeurs r&#233;percutent les budgets serr&#233;s dans leur &#233;tablissement, et en premier lieu sur le personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser la meilleure rentabilit&#233; de leurs services, les plus z&#233;l&#233;s des directeurs d'h&#244;pitaux prennent les devants sur les d&#233;cisions d'Etat concernant l'organisation du r&#233;seau sanitaire. &#171; Acceptez des sacrifices maintenant pour que l'Etat ne ferme pas l'&#233;tablissement ou ne retire pas l'accr&#233;ditation aux services &#187;, c'est un chantage devenu courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable mise en concurrence entre h&#244;pitaux publics, ainsi qu'entre l'h&#244;pital public et les cliniques priv&#233;es est organis&#233;e par les organismes d'accr&#233;ditation, et surtout par les Agences R&#233;gionales d'Hospitalisation. Ces agences, fruit de la r&#233;forme hospitali&#232;re de Jupp&#233; de 1996, ont le pouvoir de faire fermer des services, de d&#233;cider des fusions entre &#233;tablissements. Ce sont elles qui d&#233;cident de la r&#233;partition entre h&#244;pitaux du budget allou&#233; &#224; la r&#233;gion. Elles sont ma&#238;tres d'&#339;uvre des restructurations, qui &#224; des degr&#233;s divers concernent les 4 cinqui&#232;mes des &#233;tablissements de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res de productivit&#233; et de rentabilit&#233; sont ouvertement &#233;voqu&#233;s par les gestionnaires du syst&#232;me hospitalier. Or, le budget d'un h&#244;pital, c'est &#224; 70 % la masse salariale. Alors, on rogne sur les &#171; marges &#187; : les cong&#233;s, les repos, les heures sup, le personnel pr&#233;caire... Mais cela ne suffit pas encore. Pour r&#233;aliser les 32 milliards d'&#233;conomies envisag&#233;s par Johanet, il faudrait supprimer 160 000 emplois, un cinqui&#232;me de l'effectif actuel, d'ici cinq ans. Cela passerait par des licenciements secs des personnels statutaires. Des primes pour &#171; d&#233;part volontaire &#187;, lors d'une op&#233;ration de restructuration existent d&#233;j&#224;. Va-t-on vers des plans &#171; sociaux &#187; hospitaliers ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De nouvelles attaques en pr&#233;paration&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aubry oppos&#233;e &#224; Johanet sur la question des h&#244;pitaux, cela n'a donc rien de s&#233;rieux. La crise de 1973 a ouvert une p&#233;riode o&#249; tous les gouvernements ont frein&#233;, puis stopp&#233; la croissance des budgets hospitaliers. Une des grandes &#233;tapes de cette &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses &#187; a &#233;t&#233; le passage, en 1983, au syst&#232;me de dotation globale, un budget allou&#233; annuellement. A charge pour l'h&#244;pital de rester dans le budget, de contenir l'activit&#233;, le paiement des salaires, l'achat de mat&#233;riel, les d&#233;penses d'entretien dans ce cadre financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Johanet propose une autre m&#233;thode d'attribution des budgets, qui serait source d'&#233;conomies, la tarification &#224; la pathologie. Proposition reprise par Martine Aubry dans son projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale 2000 avec l'exp&#233;rimentation de cette tarification l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode d'Aubry est dans le strict prolongement de celle de Jupp&#233;. En r&#233;gionalisant les budgets hospitaliers, les effets de ces budgets r&#233;duits ont pu s'&#233;taler sur le temps. On donne tant&#244;t un (petit) coup de pouce sur telle r&#233;gion, pour l'ann&#233;e suivante le restreindre s&#232;chement. Le m&#234;me principe s'applique &#224; l'&#233;chelle de la r&#233;gion, voire au sein d'un h&#244;pital. Chaque directeur d'h&#244;pital fait le choix de reporter les restrictions budg&#233;taires sur tel ou tel service, sur telle ou telle cons&#233;quence : cong&#233;s, remplacements, embauche de nouveau personnel&#8230; Une politique g&#233;n&#233;rale de restriction des budgets hospitaliers devient alors une politique &#224; multiples visages. Mais toujmurs et en premier lieu celui d'un manque de personnel criant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Halte aux sous-effectifs partout !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique de restriction budg&#233;taire, de suppressions d'effectifs, par le biais de fermetures de lits et de services notamment, est une politique dirig&#233;e contre toute la population. Car les sous-effectifs signifient tout &#224; la fois des licenciements d&#233;guis&#233;s, une pr&#233;carisation croissante pour les personnels et des malades de moins en moins bien soign&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re cause de ce ras-le-bol, cette usure, ces coups de col&#232;re d'un personnel qui refuse de voir ses conditions de travail se d&#233;grader. Il y a ces gr&#232;ves qui agitent de nombreux services ou &#233;tablissements, sans grand lien les unes avec les autres, mais qui toujours d&#233;noncent les sous-effectifs. Combien de cong&#233;s non remplac&#233;s, cong&#233;s maladies ou plus encore cong&#233;s maternit&#233;, par d&#233;finition d&#233;clar&#233;s quelques mois plus t&#244;t et donc g&#233;rables du point de vue de l'effectif d'un service ? On a m&#234;me vu des surveillantes convoquer le personnel d'un service en d&#233;but d'ann&#233;e pour demander aux femmes si elles comptaient avoir des enfants dans l'ann&#233;e, &#224; quel moment pr&#233;cis, etc. La pression est grande, qui pousse &#224; venir travailler malade, pour que le travail ne revienne pas enti&#232;rement aux coll&#232;gues restants. Combien de repos d&#251;s mais que le personnel ne peut pas prendre quand il le d&#233;sire, ou qui sont m&#234;me parfois tout bonnement refus&#233;s ? Dans bien des &#233;tablissements le pool, c'est-&#224;-dire le volant de personnel destin&#233; &#224; remplacer les absents de tout l'h&#244;pital, a &#233;t&#233; r&#233;duit &#224; peau de chagrin. Combien de services fonctionnent avec une infirmi&#232;re et une aide-soignante, quand le r&#232;glement en impose une, deux ou trois de plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre moins nombreux dans un service, cela signifie travailler de mani&#232;re plus intense, diminuer les pauses, courir d'une chambre &#224; l'autre, et cela signifie aussi, de fait, moins bien soigner les patients. A l'heure o&#249; gouvernement et directions hospitali&#232;res affichent leur volont&#233; de &#171; mettre le malade au c&#339;ur du syst&#232;me hospitalier &#187;, bien des infirmi&#232;res, des aides-soignantes ou des agents se plaignent de ne pouvoir prodiguer que les soins les plus indispensables, strictement m&#233;dicaux, sans pouvoir faire rien de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On embauche moins ces derni&#232;res ann&#233;es. Jusqu'aux ann&#233;es 80 les effectifs augmentaient d'environ 5 % par an. Mais depuis, ils n'ont augment&#233; que de 1% par an jusqu'en 1992, et de 0,5 % depuis cette date. En 1995 par exemple, les effectifs du secteur hospitalier public ont augment&#233; de&#8230; 0,16% ! Les restrictions d'embauche vont de pair avec les r&#233;ductions budg&#233;taires drastiques impos&#233;es depuis deux d&#233;cennies par les gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, qu'est-ce que le chiffre des emplois s'il n'est pas rapport&#233; aux besoins de la population, &#224; l'activit&#233; des h&#244;pitaux ? Or depuis une vingtaine d'ann&#233;es l'activit&#233; est toujours plus grande dans les services, le travail change et s'intensifie avec les progr&#232;s techniques et m&#233;dicaux. Lorsque les effectifs n'augmentent pas proportionnellement aux besoins qualitatifs et quantitatifs, cela ne peut se traduire que par une aggravation des conditions de vie et de travail des personnels de sant&#233;. Ainsi, la dur&#233;e de s&#233;jour &#224; l'h&#244;pital, &#224; l'occasion d'une op&#233;ration ou d'examens par exemple, ne cesse de diminuer ; les malades qui rentrent chez eux plus t&#244;t ne restent d&#233;sormais hospitalis&#233;s que pour recevoir des soins relativement complexes, et ceci non pour des raisons de confort mais surtout d'&#233;conomies. Pour le personnel, cela signifie que tous les malades d'un service requi&#232;rent des soins assez intensifs, ce qui n'&#233;tait pas le cas lorsque les s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital se prolongeaient. Le travail en est donc plus intense, plus p&#233;nible aussi. C'est ce qu'on appelle la &#171; productivit&#233; &#187; &#224; l'h&#244;pital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET et Anne DESECRINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les 35 heures &#224; l'h&#244;pital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On peut dire que la m&#233;thode Jospin &#224; ce sujet a &#233;t&#233; d'aller en douceur dans les annonces&#8230; L'an dernier, un projet devait &#234;tre pr&#233;sent&#233; d&#233;but 1999. Finalement, il n'y a eu que la parution d'un rapport, le rapport Roch&#233;, qui propose la remise &#224; plat de tout le d&#233;compte du temps de travail, et pr&#233;tendant que les 35 heures seraient presque effectu&#233;es d&#233;j&#224; dans la fonction publique.. Des rencontres entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement ont bien eu lieu depuis la mi-septembre, mais pour l'instant rien de concret n'est annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les salari&#233;s des cliniques et des h&#244;pitaux priv&#233;s commencent &#224; conna&#238;tre les 35 heures. Plusieurs cliniques ont connu des journ&#233;es de gr&#232;ve contre ces accords. La FEHAP, organisation d'h&#244;pitaux priv&#233;s, a sign&#233; un accord avec la CFDT et la CGC qui contient une importante clause de &#171; flexibilit&#233; &#187; et une baisse de r&#233;mun&#233;rations. Cet accord, un temps jug&#233; discutable par le gouvernement, a finalement eu l'aval de Martine Aubry. Va-t-on s'en inspirer pour les h&#244;pitaux publics ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les SROSS 1999-2004 : l'organisation d'un d&#233;mant&#232;lement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le de l'Etat sur les d&#233;penses hospitali&#232;res n'a pas lieu que par le biais de l'attribution des budgets. C'est dans les ann&#233;es 1970 que la &#171; carte sanitaire &#187; a &#233;t&#233; mis en place. Des &#171; secteurs sanitaires &#187; ont &#233;t&#233; d&#233;finis, et le nombre de lits autoris&#233;s pour mille habitants sont d&#233;sormais fix&#233;s : 1 &#224; 2,2 en m&#233;decine et en chirurgie, 0,2 &#224; 0,5 en gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; carte sanitaire &#187; ainsi d&#233;finie faisait appara&#238;tre 60 000 lits exc&#233;dentaires en 1975. Mais dans les ann&#233;es 1990, les gouvernements ont jug&#233; que les dispositifs de la carte sanitaire n'&#233;taient pas assez contraignants. Elle fut remplac&#233; par les Sch&#233;mas R&#233;gionaux d'Organisation Sanitaire et Sociale, les SROSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nombre de restructurations ont &#233;t&#233; annonc&#233;s dans le cadre des SROSS pour la p&#233;riode 1999-2004, r&#233;gion par r&#233;gion. Elles planifient 24 000 fermetures de lits d'ici 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ile de France, le SROSS est d&#233;j&#224; mis en &#339;uvre cette ann&#233;e au niveau des urgences. Au nom de la s&#233;curit&#233;, seules 70 des 230 structures d'urgences serolt conserv&#233;es. Pourtant les urgences, connaissent une affluence croissante, cons&#233;quence de la pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;rale dans la soci&#233;t&#233;. D&#233;j&#224; surcharg&#233;es, les temps d'attente pouvant se compter en heures, les urgences en nombre r&#233;duit annonc&#233;es par le SROSS ne s'annoncent donc pas plus s&#251;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De 10 &#224; 20 % d'emplois pr&#233;caires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les emplois cr&#233;&#233;s &#224; l'h&#244;pital ces derni&#232;res ann&#233;es sont essentiellement des emplois pr&#233;caires. Le recours aux CES et aux CDD est devenu syst&#233;matique, tandis que de moins en moins de gens sont embauch&#233;s en CDI. On voit aujourd'hui des infirmi&#232;res attendre leur titularisation durant des mois ou des ann&#233;es. Dans les ann&#233;es 90, ce ne sont pas moins de 40 000 CES qui ont &#233;t&#233; embauch&#233;s chaque ann&#233;e. CES et CDD font le m&#234;me travail que le personnel titulaire, notamment en tant qu'agents et aides-soignants. L'Etat se met d'ailleurs ainsi dans la plus parfaite ill&#233;galit&#233; mais il s'en moque. Autre version du travail pr&#233;caire, les emplois-jeunes, &#171; assistant de convivialit&#233; en institution &#187; et autres &#171; assistants pour la pr&#233;vention et l'accompagnement &#187; sont entr&#233;s &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, ce sont dans bien des &#233;tablissements plus de 10 % des emplois, parfois 20 % dans des petites structures qui sont pr&#233;caires. Cela n'emp&#234;che pas les directions des h&#244;pitaux de renouveler ces contrats, un an, deux ans, trois ans et plus, &#224; leur bon gr&#233;. Dans le secteur hospitalier comme ailleurs, ce sont les t&#226;ches les moins qualifi&#233;es qui sont le plus souvent faites par des travailleurs pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; touche aussi les m&#233;decins &#233;trangers, qui sont entre 7 et 8000 &#224; faire le m&#234;me travail que les m&#233;decins fran&#231;ais pour un salaire deux fois moindre environ. Ils ont un dipl&#244;me &#233;quivalent mais n'ont pas le droit de s'installer dans le secteur lib&#233;ral. Le gouvernement de gauche a refus&#233; de faire le geste pourtant minimal de titulariser ces m&#233;decins &#233;trangers afin de leur permettre d'exercer dans les m&#234;mes conditions que leurs coll&#232;gues fran&#231;ais ou europ&#233;ens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'h&#244;pital Europ&#233;en Georges Pompidou (HEGP) : Chronique d'une restructuration annonc&#233;e&#8230; mais non achev&#233;e
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-hopital-Europeen-Georges-Pompidou-HEGP-Chronique-d-une-restructuration</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>La presse s'est surtout fait l'&#233;cho des probl&#232;mes rencontr&#233;s lors de la construction de ce &#171; vaisseau &#187; qu'est le nouvel h&#244;pital du 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, l'HEGP, et d'un certain g&#226;chis. C'est ainsi qu'il a fallu casser des murs pour faire rentrer certains appareils, que les portes des chambres sont trop &#233;troites pour les lits pr&#233;vus pour transporter les malades. Un g&#226;chis qui n'en est pas un pour tout le monde : bien des entreprises se sont enrichies dans l'affaire. &lt;br /&gt;En&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La presse s'est surtout fait l'&#233;cho des probl&#232;mes rencontr&#233;s lors de la construction de ce &#171; vaisseau &#187; qu'est le nouvel h&#244;pital du 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, l'HEGP, et d'un certain g&#226;chis. C'est ainsi qu'il a fallu casser des murs pour faire rentrer certains appareils, que les portes des chambres sont trop &#233;troites pour les lits pr&#233;vus pour transporter les malades. Un g&#226;chis qui n'en est pas un pour tout le monde : bien des entreprises se sont enrichies dans l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la presse s'est bien gard&#233;e de parler de l'avenir du personnel. Car la fermeture des h&#244;pitaux Broussais, Boucicaut et La&#235;nnec (BBL) signifie d'abord fermeture de lits et suppressions de postes. Ce sont plus de 400 lits ferm&#233;s ainsi sur les 1200 r&#233;partis sur ces trois h&#244;pitaux, et pr&#232;s de 900 emplois supprim&#233;s, sur plus de 3000. Les conditions de travail du personnel &#224; l'HEGP s'annoncent dures, non seulement du fait du manque &#233;vident de personnel mais aussi des nouveaux horaires impos&#233;s. Le personnel de jour travaillera en grande &#233;quipe, c'est-&#224;-dire parfois du matin, parfois de l'apr&#232;s-midi. Sans compter la polyvalence exig&#233;e, qui am&#232;nera chacun &#224; aller remplacer les coll&#232;gues absents, quel que soit leur service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, bien des titulaires n'ont pas demand&#233; &#224; &#234;tre mut&#233;s &#224; l'HEGP. Mais les travailleurs de la sant&#233; en contrat pr&#233;caire, eux, ont moins que les titulaires la possibilit&#233; de refuser un poste, et de discuter les conditions de travail. Et ils sont fort nombreux depuis un, deux, trois, voire quatre ans, en CDD, sans aucune garantie ni m&#234;me sans aucune information sur leur avenir. Ils ont fait gr&#232;ve au printemps dernier, avec les titulaires, pour d&#233;noncer la pr&#233;carit&#233; et r&#233;clamer l'embauche de tous les pr&#233;caires en poste fixe. Une r&#233;p&#233;tition avant le lever de rideau ? Car c'est &#224; sa mani&#232;re que le personnel devra inaugurer l'HEGP, par une lutte d&#233;termin&#233;e pour imposer l'embauche et l'am&#233;lioration des conditions de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des ripostes en ordre dispers&#233;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Des-ripostes-en-ordre-disperse</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>Des cong&#233;s dont le salari&#233; ne peut profiter, des services qui ne tournent qu'avec une seule infirmi&#232;re ou une seule aide-soignante, des personnels qui se retrouvent catapult&#233;s sur un service qu'ils ne connaissent pas pour boucher les trous, les coups de t&#233;l&#233;phone au domicile pour remplacer un absent&#8230; les personnels en ont assez. Et ce m&#233;contentement s'exprime ouvertement. &lt;br /&gt;D'un ensemble de mouvements&#8230; &lt;br /&gt;Dans les deux derniers mois, les mouvements n'ont pas manqu&#233;. Ainsi les services&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des cong&#233;s dont le salari&#233; ne peut profiter, des services qui ne tournent qu'avec une seule infirmi&#232;re ou une seule aide-soignante, des personnels qui se retrouvent catapult&#233;s sur un service qu'ils ne connaissent pas pour boucher les trous, les coups de t&#233;l&#233;phone au domicile pour remplacer un absent&#8230; les personnels en ont assez. Et ce m&#233;contentement s'exprime ouvertement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D'un ensemble de mouvements&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux derniers mois, les mouvements n'ont pas manqu&#233;. Ainsi les services des urgences de Marseille se sont mis en gr&#232;ve pour protester contre l'ins&#233;curit&#233; provoqu&#233;e par l'insuffisance de personnel. A Moisselles, en r&#233;gion parisienne, durant deux mois la gr&#232;ve s'est s'oppos&#233;e &#224; la fermeture partielle de cet h&#244;pital psychiatrique. A Henri Mondor, &#224; Cr&#233;teil, le personnel s'est mis en gr&#232;ve contre la suppression de certains jours de repos. A Saint-Vincent de Paul &#224; Paris, le personnel de nuit s'oppose &#224; la nouvelle comptabilit&#233; du temps de travail que veut instaurer la direction, en fait, une mouture de la flexibilit&#233; introduite par la loi Aubry sur les 35 heures. A Nantes, des journ&#233;es de gr&#232;ve ont eu lieu contre 180 suppressions de postes. Au Havre, le personnel lutte contre un plan de 107 suppressions de postes. Et cette liste n'est pas exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, les mouvements se succ&#232;dent dans les h&#244;pitaux. Au premier rang des revendications viennent les probl&#232;mes d'effectifs. Quand les salari&#233;s chiffrent les besoins indispensables, c'est souvent entre 50 et 200 postes qui manquent de fa&#231;on criante. Certains mouvements, comme ceux de l'h&#244;pital Avicenne &#224; Bobigny, Paul-Guiraud &#224; Villejuif, de l'h&#244;pital de Montlu&#231;on, La&#235;nnec &#224; Paris, ont pu durer entre un mois et 10 semaines. Ceci malgr&#233; les limites d'une gr&#232;ve dans un h&#244;pital, o&#249; souvent 80 % ou plus des gr&#233;vistes sont r&#233;quisitionn&#233;s pour assurer le service. Ces mouvements se traduisent donc par des Assembl&#233;es G&#233;n&#233;rales, des interpellations de la direction de l'h&#244;pital, des manifestations aupr&#232;s des autorit&#233;s de tutelle (minist&#232;re, ARH).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...&#224; un mouvement d'ensemble ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements ont pu aboutir &#224; des embauches de plusieurs dizaines de personnes, et &#224; un d&#233;blocage de cr&#233;dits. Mais le plus souvent, ce dernier se d&#233;roule par le biais de la rer&#233;partition des cr&#233;dits au sein de la r&#233;gion. En fait, pour le moment, les gouvernements Jupp&#233; puis Jospin ont pu g&#233;rer ces mouvements, qui restent isol&#233;s. C'est aussi le cas des structures menac&#233;es de fermetures dans les petites villes : souvent des r&#233;actions du personnel et de la population ont eu lieu, l'Etat a pu reculer, mais pour faire passer le projet ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces raisons font qu'un mouvement d'ensemble dans les h&#244;pitaux s'impose. Le ras-le-bol existe, la combativit&#233; aussi. Mais l'isolement des mouvements est flagrant : des mouvements sur les m&#234;mes th&#232;mes se succ&#232;dent, mais sans lien r&#233;el. Et face &#224; un plan concert&#233;, bien qu'&#233;tal&#233; sur le temps, seule une r&#233;ponse d'ensemble des 800 000 salari&#233;s des h&#244;pitaux peut s'av&#233;rer efficace. De plus, les hospitaliers ont avec eux une arme importante : une lutte, qui serait aussi une lutte contre les attaques contre le droit &#224; la sant&#233; pourrait obtenir le soutien de la population, directement concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la f&#233;d&#233;ration CFDT est partisane de la r&#233;forme hospitali&#232;re, la CGT, l'organisation la plus pr&#233;sente dans les h&#244;pitaux, d&#233;nonce certes les cons&#233;quences de l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. Mais elle ne pr&#233;pare, ni ne d&#233;fend l'id&#233;e d'un mouvement d'ensemble dans le secteur de la sant&#233;. Les syndicats CGT, quand ils sont partie prenante des luttes pour l'embauche et contre les suppressions de moyens, confinent les luttes au sein de l'&#233;tablissement, parfois m&#234;me du service. Par contre, lorsque la CGT a d&#233;cid&#233; de participer activement &#224; des initiatives bidon comme les &#171; Etats-G&#233;n&#233;raux de la Sant&#233; &#187; qui ont occup&#233; pendant plusieurs mois Kouchner, les &#233;lus de la gauche plurielle, les syndicats de m&#233;decins, etc, elle a &#233;t&#233; pr&#233;sente &#224; tous les rendez-vous. Et que dire de l'attitude des repr&#233;sentants CGT &#224; la t&#234;te de la CNAM qui jugent au sujet du plan Johanet, que &#171; en raison m&#234;me de la complexit&#233; des probl&#232;mes (&#8230;), la raison doit l'emporter sur l'impatience &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les attaques qui se pr&#233;parent sous couvert de 35 heures, ou tout simplement la poursuite de la politique actuelle, ne font que rendre plus indispensable cette lutte d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> &#171; Trop de soins &#187; : info ou intox ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Trop-de-soins-info-ou-intox</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
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		<description>Il n'est gu&#232;re de semaine qui passe sans que gouvernement, syndicalistes gestionnaires de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ou journalistes ne fustigent le gaspillage dont feraient l'objet les d&#233;penses de sant&#233;. Un hebdomadaire n'h&#233;sitait pas tout r&#233;cemment &#224; chiffrer ce gaspillage &#224; 100 milliards de francs. Chiffre venu d'on ne sait o&#249;, destin&#233; &#224; impressionner, &#224; culpabiliser les &#171; sur-consommateurs de sant&#233; &#187; que nous serions tous. Le syst&#232;me de sant&#233; en France, qu'on a&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est gu&#232;re de semaine qui passe sans que gouvernement, syndicalistes gestionnaires de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ou journalistes ne fustigent le gaspillage dont feraient l'objet les d&#233;penses de sant&#233;. Un hebdomadaire n'h&#233;sitait pas tout r&#233;cemment &#224; chiffrer ce gaspillage &#224; 100 milliards de francs. Chiffre venu d'on ne sait o&#249;, destin&#233; &#224; impressionner, &#224; culpabiliser les &#171; sur-consommateurs de sant&#233; &#187; que nous serions tous. Le syst&#232;me de sant&#233; en France, qu'on a longtemps dit &#234;tre parmi les meilleurs, serait aujourd'hui &#171; le plus cher et le moins bien rembours&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis une vingtaine d'ann&#233;es ont multipli&#233; les moyens d'&#233;valuer les d&#233;penses de sant&#233;, suivant en cela l'exemple am&#233;ricain. Ont &#233;t&#233; ainsi mis en place des observatoires r&#233;gionaux de la sant&#233; et surtout le PMSI (Programme m&#233;dicalis&#233; des syst&#232;mes d'information), les Agences r&#233;gionales de l'hospitalisation (ARH), autant d'institutions charg&#233;es de sanctionner l'activit&#233; des h&#244;pitaux, et principalement le co&#251;t des soins. En fait, de tels organismes sont autant de moyens mis en place par les gouvernements pour imposer une politique de rigueur budg&#233;taire. Signe du temps, on &#233;value le rapport qualit&#233;/prix de la sant&#233;, dans un secteur o&#249; il ne devrait &#234;tre question que de sant&#233;. Il s'est m&#234;me trouv&#233; des journaux pour faire la une avec un accrocheur classement des &#233;tablissements de soins &#224; l'&#233;chelle nationale. Un tel classement, de par les crit&#232;res retenus, n'a rien d'innocent. Il sert par exemple &#224; justifier, aux yeux du personnel et du public, la fermeture de maternit&#233;s que l'on juge insuffisamment s&#251;res parce qu'elles pratiquent moins de 300 accouchements par an. Ce sont pas moins de 39 maternit&#233;s qui ont &#233;t&#233; ainsi ferm&#233;es en 3 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements, et celui de Jospin n'a rien &#224; envier en cela &#224; celui de Jupp&#233;, veulent nous faire croire que nous allons trop chez le m&#233;decin, trop &#224; l'h&#244;pital, que nous consommons trop de m&#233;dicaments. Ils veulent nous faire accroire que nous devrions g&#233;rer la s&#233;curit&#233; sociale comme nous g&#233;rons notre budget mensuel, faire des &#233;conomies, toujours des &#233;conomies, alors que r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233; prises en charge mais accro&#238;tre celles qui sont &#224; la charge des familles, tout cela r&#233;sulte d'un choix politique. Aujourd'hui, c'est la sant&#233;, et surtout la sant&#233; des plus pauvres, des jeunes pr&#233;caires, des ch&#244;meurs, des immigr&#233;s qui se d&#233;grade. Mais, il faut le rappeler, les d&#233;penses de sant&#233;, &#224; l'&#233;chelle du pays, n'ont jamais cess&#233; d'augmenter. Et cela a permis une am&#233;lioration certaine de la sant&#233; durant le dernier si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; co&#251;te cher. Et alors ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'apr&#232;s-guerre, la sant&#233; de la population n'a cess&#233; de s'am&#233;liorer, tandis qu'augmentaient parall&#232;lement les d&#233;penses de sant&#233;, qui atteignent ces derni&#232;res ann&#233;es les 7 &#224; 800 milliards de francs, soit entre 11 et 12 000 francs par an et par personne. Plus encore, la part de ces d&#233;penses dans le PIB n'a cess&#233; d'augmenter pendant la m&#234;me p&#233;riode. C'est l'Etat, en France &#224; la lib&#233;ration, qui a mis en &#339;uvre une politique destin&#233;e &#224; permettre au plus grand nombre d'acc&#233;der aux soins, et non plus seulement &#224; une minorit&#233; de riches pouvant cotiser aupr&#232;s d'assurances priv&#233;es ou assurer par eux-m&#234;mes le paiement des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de soins, qu'il s'agisse de l'h&#244;pital ou des m&#233;decins de ville, devint accessible aux travailleurs et aux ch&#244;meurs lorsque la couverture de la s&#233;curit&#233; sociale fut g&#233;n&#233;ralis&#233;e aux salari&#233;s de l'Etat et de l'industrie, puis aux agriculteurs et aux professions lib&#233;rales. Et les mutuelles sont intervenues pour compl&#233;ter les remboursements de la s&#233;curit&#233; sociale. C'est ainsi que les personnes &#226;g&#233;es, qui n'allaient encore pas ou peu chez le m&#233;decin dans les ann&#233;es 60 et 70 y vont beaucoup plus depuis 20 ans, et sont mieux soign&#233;es aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un mot on se soigne plus et mieux. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 50 le nombre de m&#233;decins a &#233;t&#233; multipli&#233; par cinq, bien au-del&#224; de l'accroissement de la population. Si l'on reste moins longtemps en moyenne &#224; l'h&#244;pital du fait du progr&#232;s m&#233;dical, il demeure que l'on recourt plus &#224; l'h&#244;pital, aux m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes et aux sp&#233;cialistes dits de ville, aux m&#233;dicaments aussi. Le progr&#232;s m&#233;dical et technique est &#233;vident, depuis la diffusion massive des antibiotiques &#224; partir de 1945 jusqu'aux progr&#232;s de l'imagerie m&#233;dicale, en passant par la g&#233;n&#233;ralisation de la vaccination. Dans une soci&#233;t&#233; capitaliste bas&#233;e sur l'essor des techniques et des technologies, il n'est que normal que le secteur de la sant&#233; connaisse un tel progr&#232;s. Il n'est qu'&#224; prendre l'exemple des femmes. La pilule contraceptive, mise au point en 1951, a permis aux femmes de ma&#238;triser leur corps, leur sexualit&#233; et le moment de leur grossesse. Elles consultent plus facilement un gyn&#233;cologue aujourd'hui, et cela permet notamment de mieux d&#233;tecter cancers du sein et de l'ut&#233;rus. La hausse de l'esp&#233;rance de vie en est un autre exemple : en un demi-si&#232;cle, entre 1935 et 1991 nous avons gagn&#233; 20 ans de vie, c'est-&#224;-dire une g&#233;n&#233;ration. Enfin on pourrait &#233;voquer les ravages de la tuberculose dans l'entre deux guerres, o&#249; les sanatoriums &#233;taient plus souvent des mouroirs que des lieux de gu&#233;rison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant d'exemples qui montrent que l'am&#233;lioration du niveau g&#233;n&#233;ral de sant&#233; implique un investissement technique, scientifique, financier extr&#234;mement important. Depuis l'apr&#232;s-guerre cet effort a eu pourtant ses limites. Ces limites sont celles d'une soci&#233;t&#233; o&#249; nombre de soins, de recherches, de m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; sacrifi&#233;s sur l'autel du profit. Le profit des laboratoires et de l'industrie pharmaceutique comme de la m&#233;decine lib&#233;rale sont pass&#233;s bien avant le souci d'apporter les soins de meilleure qualit&#233; &#224; tous. Dans une soci&#233;t&#233; qui n'aurait pas pour moteur le seul profit, l'effort en mati&#232;re de sant&#233; serait bien diff&#233;rent, et l'acc&#232;s aux techniques modernes d'un autre ordre. N'oublions pas qu'aujourd'hui, la majorit&#233; de l'humanit&#233;, les pauvres dans les pays pauvres sont tr&#232;s loin d'avoir acc&#232;s au minimum en termes de sant&#233;. M&#234;me dans un pays comme la France, depuis une vingtaine d'ann&#233;es il est bien clair que la politique dite de sant&#233; sacrifie cette derni&#232;re, du moins pour la fraction la plus d&#233;favoris&#233;e de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les mal-soign&#233;s, des sacrifi&#233;s de la politique de sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233;, avec la d&#233;gradation des conditions de vie et de travail, c'est la sant&#233; qui se d&#233;grade. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80, et plus encore depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90, une partie de plus en plus grande de la classe ouvri&#232;re n'a plus acc&#232;s aux m&#234;mes soins que le reste de la population. Plus qu'une m&#233;decine &#224; deux vitesses, c'est l'exclusion des soins qui frappe la fraction la plus d&#233;munie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de soins peut para&#238;tre bien difficile d'acc&#232;s &#224; un jeune qui alterne aujourd'hui petits boulots et p&#233;riodes de ch&#244;mage, &#224; un homme ou une femme immigr&#233;s en situation irr&#233;guli&#232;re ou &#224; une famille dont les seules sources de revenu sont les aides sociales. De plus, il y a bien des situations o&#249; l'on en est r&#233;duit &#224; parer &#224; l'essentiel, et l'essentiel, ce ne sont pas les probl&#232;mes dentaires, les troubles de la vue ou de l'ou&#239;e, ou le suivi gyn&#233;cologique pour les femmes. Outre les 150 000 &#224; 200 000 personnes qui n'ont aujourd'hui aucune couverture sociale, ce sont 12 % de la population qui ne poss&#232;dent ni mutuelle ni aide sociale pour payer tout ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse pas, ou plus. Rappelons que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse qu'un peu plus de 70 % des soins, contre 91 % en Allemagne par exemple. Sans mutuelle, c'est au travailleur ou au ch&#244;meur de r&#233;gler les 25 % restants. Au bilan, les mesures qui ont &#233;maill&#233; les ann&#233;es 80 et 90, ont priv&#233; la fraction la plus d&#233;munie de la classe ouvri&#232;re d'un niveau de sant&#233; minimal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si les jeunes femmes d'aujourd'hui sont g&#233;n&#233;ralement mieux suivies que leurs m&#232;res, et beaucoup mieux que leurs grands-m&#232;res qui ne l'&#233;taient pas, les femmes qui &#233;l&#232;vent seules des enfants, les femmes immigr&#233;es, les jeunes femmes &#224; qui l'on impose le travail pr&#233;caire, sont moins bien suivies aujourd'hui qu'il y a 20 ans, notamment pendant leur grossesse. L'acc&#232;s &#224; l'IVG est plus difficile, les centres de planning familial ferment, car le gouvernement ne leur donne plus les moyens d'exister. De m&#234;me, l'esp&#233;rance de vie a moins augment&#233; pour les ouvriers et les ch&#244;meurs que pour les cadres. Enfin, la tuberculose, disparue jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente dans des pays comme la France, est en recrudescence depuis 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233;, comme l'&#233;cole ou les transports, ne doivent pas faire l'objet d'une comptabilit&#233; soumise au profit. Derri&#232;re le calcul du rapport qualit&#233;-prix de la sant&#233;, il y a des millions de gens qui ne se soignent plus ou pas assez. Pourquoi rapporter par exemple l'augmentation des d&#233;penses de sant&#233; &#224; celle du PIB ? Pourquoi les d&#233;penses de sant&#233; ne prendraient-elles pas aujourd'hui une grande part de la richesse produite ? Ce serait le signe que le progr&#232;s m&#233;dical et technique est enfin propos&#233; et offert &#224; tous. Ce ne pourra &#234;tre le cas que lorsque l'instruction, les loisirs, la culture, la sant&#233; des hommes compteront plus que le profit de quelques uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne DESECRINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; sous carcan comptable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1997, plusieurs p&#233;riodiques ont publi&#233; des enqu&#234;tes &#224; sensation sur le &#171; palmar&#232;s des h&#244;pitaux &#187;. Elles sont fortement contestables du point de vue de leur r&#233;alisation : elles apparaissent plus comme des coups publicitaires que comme une analyse s&#233;rieuse de l'&#233;valuation des qualit&#233;s des soins. Mais de telles enqu&#234;tes ne sont possibles que depuis la mise en place du PMSI, le programme m&#233;dicalis&#233; des syst&#232;mes informatis&#233;s, qui depuis 1991 permet &#224; l'Etat de tenir un d&#233;compte pr&#233;cis de l'activit&#233; des h&#244;pitaux, et surtout de leur co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la vocation de ce syst&#232;me n'est pas de comparer les qualit&#233;s des soins, pour comparer l'efficacit&#233; de techniques m&#233;dicales, par exemple, mais bien d'&#233;tablir un &#171; palmar&#232;s de la rentabilit&#233; &#187;. En cons&#233;quence le minist&#232;re, les ARH ne se g&#234;nent pas pour montrer du doigt les structures &#171; surdot&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque acte hospitalier est d&#233;sormais mesur&#233; en termes de points. 1000 points, c'est un accouchement sans complications. Une ligature de veines, c'est 857 points, une transplantation cardiaque 16 788 points. A la fin, on divise le budget de l'h&#244;pital par le nombre de points correspondant aux actes r&#233;alis&#233;es&#8230; Et on obtient le point ISA (indice synth&#233;tique d'activit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, gare au point ISA, ce crit&#232;re de &#171; productivit&#233; &#187; : il a d'ailleurs baiss&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, valant 12,68F en 1998 contre 14,94F en 1995. Mais il est para&#238;t-il, trop &#233;lev&#233; dans des r&#233;gions comme l'Ile de France, o&#249; il vaut 14,48F. Les &#233;tablissements ayant un point ISA trop &#233;lev&#233; verront leur budget r&#233;duit&#8230; Un vrai palmar&#232;s de la &#171; productivit&#233; &#187;, c'est cela qui guide la r&#233;partition du budget hospitalier. On est bien loin du souci de la qualit&#233; des soins !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; du profit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital public n'a jamais &#233;t&#233; un domaine distinct des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Les m&#233;decins hospitaliers m&#232;nent pour la plupart une activit&#233; lib&#233;rale au sein m&#234;me de l'h&#244;pital. Le contr&#244;le sur cette activit&#233; est fort l&#226;che, et bien des chefs de services mettent en priorit&#233; leurs patients &#171; priv&#233;s &#187; devant les &#171; publics &#187;. Au point o&#249; certains malades &#171; priv&#233;s &#187; s'attendent &#224; des meilleures prestations de la part du personnel hospitalier, puisqu'ils payent plus cher&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les cliniques priv&#233;s se portent bien. Elles restructurent beaucoup, se concentrent et se regroupent. Et surtout elles poursuivent une sp&#233;cialisation. Si le public offre 80 % des lits de m&#233;decine, 60 % des lits de gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, le priv&#233; lucratif lui contr&#244;le 46 % des lits de chirurgie, autant que l'h&#244;pital public. En r&#233;sum&#233; : ce qui est rentable pour les cliniques priv&#233;es, ce qui ne l'est pas&#8230; pour les h&#244;pitaux publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique se m&#232;ne sous la houlette de l'Etat. Ainsi, pour &#171; &#233;viter &#187; des services en double dans le public et dans le priv&#233;, il est courant que l'ARH ferme une partie d'une activit&#233; dans le public, que l'on transf&#232;re au priv&#233;, ou inversement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cliniques en difficult&#233; financi&#232;re ont ainsi &#233;t&#233; renflou&#233;s par des h&#244;pitaux publics qui mettent &#224; leur disposition les infrastructures : mat&#233;riel m&#233;dical lourd, blanchisserie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux, certaines r&#233;organisations, reposent sur la coexistence sous le m&#234;me toit du secteur public et du secteur priv&#233;. A charge de l'&#233;tablissement public d'assumer tous les services &#171; peu rentables &#187;, et une clinique priv&#233;, log&#233; dans le m&#234;me immeuble, prend en charge la chirurgie, en pratiquant ses propres tarifs, en utilisant les infrastructures &#171; communes &#187;, financ&#233;es par l'Etat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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