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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> 2008-2018 : La crise, dix ans apr&#232;s ?
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
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		<description>Il y a dix ans, le 15 septembre 2008, la faillite spectaculaire de la banque d'investissement Lehman Brothers, l'une des plus grandes faillites de l'histoire des &#201;tats-Unis, marquait le d&#233;but d'une nouvelle crise &#233;conomique, appel&#233;e crise des subprimes, du nom des pr&#234;ts hypoth&#233;caires &#224; risque am&#233;ricains qui ont fait vaciller la finance internationale. Par bien des aspects, cette crise a &#233;t&#233; la plus profonde qu'ait connue le monde capitaliste depuis la grande d&#233;pression des ann&#233;es&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il y a dix ans, le 15 septembre 2008, la faillite spectaculaire de la banque d'investissement &lt;em&gt;Lehman Brothers&lt;/em&gt;, l'une des plus grandes faillites de l'histoire des &#201;tats-Unis, marquait le d&#233;but d'une nouvelle crise &#233;conomique, appel&#233;e &lt;em&gt;crise des subprimes&lt;/em&gt;, du nom des pr&#234;ts hypoth&#233;caires &#224; risque am&#233;ricains qui ont fait vaciller la finance internationale. Par bien des aspects, cette crise a &#233;t&#233; la plus profonde qu'ait connue le monde capitaliste depuis la grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s, le monde capitaliste s'interroge encore : o&#249; en sommes-nous ? La crise est-elle derri&#232;re nous ? Menace-t-elle encore ? Les interrogations elles-m&#234;mes en disent long sur le capitalisme et la soci&#233;t&#233; qu'il nous propose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les dirigeants politiques de ce monde, la crise est bien finie. La croissance est revenue, la courbe du ch&#244;mage s'est enfin invers&#233;e. Aux &#201;tats-Unis, le taux de ch&#244;mage officiel est m&#234;me historiquement bas, &#224; 3,9 %. Dans un tweet en juin dernier, Donald Trump pavoisait : &lt;em&gt;&#171; &#192; bien des &#233;gards, nous sommes dans la meilleure situation &#233;conomique de toute l'HISTOIRE de l'Am&#233;rique et au meilleur moment que JAMAIS pour chercher un emploi &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, il n'y aurait d&#233;j&#224; qu'&#224; traverser la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; est moins rose pour les travailleurs des USA, comme pour ceux d'Allemagne avec ses 3,4 % de ch&#244;meurs ou du Royaume-Uni avec ses 4 % : un grand nombre de ch&#244;meurs ont &#233;t&#233; contraints d'accepter des petits boulots qui sont loin de faire de vivre mais&#8230; font sortir des statistiques !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actionnaires, au contraire, vivent bien. Au second trimestre 2018, les entreprises leur ont vers&#233; des dividendes record de 500 milliards de dollars &#224; l'&#233;chelle mondiale. Ils devraient atteindre 1 350 milliards de dollars pour l'ensemble de l'ann&#233;e 2018 selon les pronostics. C'est l'&#233;quivalent du PIB de l'Espagne. Dans cette &#233;conomie capitaliste, les records sont souvent des pr&#233;ludes &#224; effondrement. Certains &#233;conomistes en alignent des signes possibles.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alerte aux prix du p&#233;trole ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La relance a &#233;t&#233; favoris&#233;e par les bas prix des mati&#232;res premi&#232;res, et notamment du p&#233;trole, prix qui commencent &#224; remonter. Le baril de p&#233;trole, qui &#233;tait tomb&#233; &#224; 30 dollars en 2016 oscille maintenant entre 70 et 80 dollars. Jusqu'o&#249; encore ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alerte &#224; l'augmentation
des taux d'int&#233;r&#234;t ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La croissance retrouv&#233;e a &#233;galement &#233;t&#233; tir&#233;e par les facilit&#233;s mon&#233;taires accord&#233;es par les banques centrales, et notamment la R&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine, la Fed, avec des taux directeurs exceptionnellement bas. Or, avec la reprise &#233;conomique revient l'inflation. Et pour la limiter, la Fed pourrait &#234;tre amen&#233;e &#224; remonter ses taux, avec pour cons&#233;quence d'une part d'ass&#233;cher les cr&#233;dits et donc la croissance, et d'autre part de rench&#233;rir ces cr&#233;dits dans une &#233;conomie d&#233;j&#224; largement endett&#233;e. D'o&#249; un sourd affrontement dont les m&#233;dias se font l'&#233;cho, entre Trump et cette banque centrale am&#233;ricaine que le pr&#233;sident am&#233;ricain traite publiquement de &#171; folle &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alerte &#224; l'emballement de l'endettement ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la masse des dettes est colossale. L'endettement total dans le monde (&#201;tats, entreprises et particuliers) s'&#233;l&#232;ve &#224; 237 000 milliards d'euros, soit trois fois le PIB mondial. Il est sup&#233;rieur de 70 000 milliards d'euros &#224; son niveau de 2007. Cet endettement, qui &#233;tait &#224; l'origine de l'&#233;clatement de la crise, n'est donc toujours pas r&#233;solu, et pas seulement en Gr&#232;ce ou au Portugal dont les gouvernants nous rebattent les oreilles, mais avant tout dans les pays les plus riches o&#249; la dette est la plus &#233;lev&#233;e. Mais entre temps, cette dette est pass&#233;e des mains des entreprises, qui ont &#233;t&#233; renflou&#233;es avec l'argent public, vers les &#201;tats, qui comptent continuer de la faire payer aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Alerte aux surench&#232;res protectionnistes et chauvines ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le plus inqui&#233;tant est certainement la chute du cours de l'action politique, dans les pr&#233;tendues d&#233;mocraties capitalistes, et la mont&#233;e de la cote des extr&#234;mes droites partout dans le monde : de l'Allemagne &#224; la Su&#232;de, en passant par les USA et le Br&#233;sil o&#249; un d&#233;magogue ouvertement misogyne, raciste, homophobe et nostalgique de la dictature militaire vient d'&#234;tre &#233;lu. Si les succ&#232;s de l'extr&#234;me droite se font sur une d&#233;magogie x&#233;nophobe contre l'accueil de migrants ou populiste contre la corruption des milieux politiques, ils ne sont possibles que sur fond d'appauvrissement de larges couches de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O&#249; nous m&#232;ne le capitalisme aujourd'hui ? Ce dossier se propose d&#233;j&#224; et plus modestement de revenir sur la crise de 2008, ses causes, ses cons&#233;quences. Et les le&#231;ons que nous pouvons en tirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;26 octobre 2018, Maurice Spirz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1128 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/churchill.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH436/churchill-79f83.png?1788667718' width='500' height='436' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La crise, arythmie cong&#233;nitale du capitalisme
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-crise-arythmie-congenitale-du-capitalisme</link>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Lorsque la crise a &#233;clat&#233;, en 2008, journalistes, politiciens et &#233;conomistes ont cri&#233; &#224; la crise financi&#232;re. Il y avait un responsable tout d&#233;sign&#233;, une sorte de puissance invisible et d&#233;sincarn&#233;e agissant dans l'ombre : la finance. La folie de cette finance, l'app&#226;t d&#233;mesur&#233; du gain, le manque de r&#233;glementation, la sp&#233;culation dite &#171; irresponsable &#187;, voil&#224; qui aurait men&#233; &#224; la crise, &#224; une trahison de l'esprit du bon capitalisme des capitaines d'industrie. Les bonnes intentions se&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque la crise a &#233;clat&#233;, en 2008, journalistes, politiciens et &#233;conomistes ont cri&#233; &#224; la crise financi&#232;re. Il y avait un responsable tout d&#233;sign&#233;, une sorte de puissance invisible et d&#233;sincarn&#233;e agissant dans l'ombre : la finance. La folie de cette finance, l'app&#226;t d&#233;mesur&#233; du gain, le manque de r&#233;glementation, la sp&#233;culation dite &#171; irresponsable &#187;, voil&#224; qui aurait men&#233; &#224; la crise, &#224; une trahison de l'esprit du bon capitalisme des capitaines d'industrie. Les bonnes intentions se sont mises &#224; d&#233;gouliner du c&#244;t&#233; des gouvernants qui ont menac&#233; la finance, annonc&#233; une vraie r&#233;gulation. Promis : ce serait la &lt;em&gt;der des der&lt;/em&gt; ! Et Sarkozy de conjurer les d&#233;mons : &lt;em&gt;&#171; L'anticapitalisme n'offre aucune solution &#224; la crise actuelle. [&#8230;] La crise actuelle doit nous inciter &#224; refonder le capitalisme sur une &#233;thique de l'effort et du travail. &#187;&lt;/em&gt; Mais si les comportements &#224; la fois rapaces et moutonniers de la finance entra&#238;nent des effets violents sur l'&#233;conomie, c'est qu'ils sont dans les g&#232;nes du capitalisme. La finance est un genre d'huile de rouages&#8230; qui peut prendre feu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'anarchie capitaliste
aux sources des crises&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le capital, selon Marx, est fond&#233; sur l'appropriation priv&#233;e de la plus-value tir&#233;e de l'exploitation des travailleurs. Une des contradictions fondamentales du syst&#232;me est que les capitalistes veulent maximiser leur profit en rognant sur les salaires et en augmentant la productivit&#233; du travail, et en m&#234;me temps ont besoin de vendre ce qu'ils ont fait produire. Pour faire vite : d'un c&#244;t&#233; on serre au maximum la ceinture, de l'autre on pousse &#224; la consommation. Qui plus est cela se passe dans l'anarchie capitaliste, car chaque capitaliste, ou groupe capitaliste, r&#233;alise son gain sur le march&#233;, dont il cherche &#224; capter une part croissante. Quand des d&#233;bouch&#233;s apparaissent, il s'y pr&#233;cipite, cr&#233;e de nouvelles implantations, ouvre des entreprises, embauche m&#234;me (&#231;a arrive !). Mais si les capitalistes se rendent compte qu'ils sont trop nombreux &#224; avoir investi et que les parts de march&#233; sont d&#233;j&#224; prises, il y a &#171; surproduction &#187;. Non pas qu'il n'y aurait plus de besoins &#224; satisfaire, mais pas l'argent pour les satisfaire dans les poches de ceux qui sont dans le besoin ! Les capitalistes ont d&#233;velopp&#233; des capacit&#233;s de production qui d&#233;passent le march&#233; dit &#171; solvable &#187; et ne s'en rendent compte qu'&lt;em&gt;a posteriori&lt;/em&gt;. Mais c'est leur syst&#232;me qui veut &#231;a, une r&#233;gulation apr&#232;s coup sur le march&#233; ! Un syst&#232;me qui ne conna&#238;t donc que la crise comme correctif, l'arythmie de la production, avec ses syncopes. Un syst&#232;me qui retrouve donc un nouvel &#233;quilibre en licenciant, en fermant des usines, des bureaux, en r&#233;duisant les salaires. Certains capitalistes font m&#234;me faillite, tandis que d'autres rach&#232;tent &#224; bas prix et empochent la mise. Des forces productives sont d&#233;truites pour s'adapter au march&#233; r&#233;el. Et tant pis si des dizaines de milliers de travailleurs sont priv&#233;s de tout, parce qu'ils auraient trop produit. L'abondance devient p&#233;nurie par la seule irrationalit&#233; d'un syst&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un ph&#233;nom&#232;ne de ce genre qu'on a connu en 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Les pr&#233;mices de 2008, ou le capitalisme d'apr&#232;s-guerre, au fil des crises&#8230;
</title>
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		<dc:subject>Monde
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
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		<description>Durant lesdites Trente Glorieuses (de la reconstruction d'apr&#232;s-guerre au choc p&#233;trolier de 1973), la forte croissance &#233;conomique dans les pays avanc&#233;s a permis au patronat de l&#226;cher une infime partie des nouvelles richesses aux travailleurs. L'inflation &#233;tait forte mais les salaires augmentaient encore plus vite et le ch&#244;mage &#233;tait r&#233;duit. L'inflation a grimp&#233; et la p&#233;riode a connu de nombreuses gr&#232;ves &#8211; dont &#233;videmment celle de 1968 &#8211; qui ont impos&#233; des augmentations de salaire. Au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Crise-+" rel="tag"&gt;Crise
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Durant lesdites &lt;em&gt;Trente Glorieuses&lt;/em&gt; (de la reconstruction d'apr&#232;s-guerre au choc p&#233;trolier de 1973), la forte croissance &#233;conomique dans les pays avanc&#233;s a permis au patronat de l&#226;cher une infime partie des nouvelles richesses aux travailleurs. L'inflation &#233;tait forte mais les salaires augmentaient encore plus vite et le ch&#244;mage &#233;tait r&#233;duit. L'inflation a grimp&#233; et la p&#233;riode a connu de nombreuses gr&#232;ves &#8211; dont &#233;videmment celle de 1968 &#8211; qui ont impos&#233; des augmentations de salaire. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, c'en &#233;tait pourtant fini. Les chocs p&#233;troliers des ann&#233;es 1970 avaient fragilis&#233; les &#233;conomies avanc&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les ann&#233;es Mitterrand : retour des ann&#233;es fastes pour les patrons et les actionnaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements des pays industrialis&#233;s ont alors lanc&#233; l'offensive. Reagan aux USA, Thatcher au Royaume-Uni, se sont attaqu&#233;s aux syndicats, et derri&#232;re eux &#224; tous les travailleurs, avec l'intention de r&#233;duire les salaires. En France, c'est Mitterrand (&#233;lu pr&#233;sident en 1981) et le Parti socialiste au gouvernement (avec des ministres communistes) qui ont impos&#233; le gel des salaires, supprim&#233; des milliers d'emplois et r&#233;organis&#233; l'appareil productif par des nationalisations massives qui furent suivies de privatisations une fois les entreprises redevenues rentables. Cela a conduit en France &#224; ce que les &#233;conomistes appellent un &#171; repartage de la valeur ajout&#233;e &#187; produite dans les entreprises : jusqu'en 1982, dans les secteurs de l'industrie, de la construction et des services marchands hors secteurs rentiers (finance, assurance et immobilier), les r&#233;mun&#233;rations salariales, cotisations patronales incluses, repr&#233;sentaient 76 % de la valeur ajout&#233;e. La part revenant aux patrons &#233;tant de 24 %. &#192; partir de 1988, en France, la part des salari&#233;s tombe &#224; 68 % et celle des patrons monte &#224; 32 %, soit une perte de 8 points pour les salari&#233;s dans ce partage. Pour l'illustrer plus concr&#232;tement : ces 8 points de valeur ajout&#233;e repr&#233;sentaient 87 milliards d'euros en 2016, soit 5 000 euros par emploi, sortis de la poche des travailleurs de ces secteurs pour enrichir les actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#201;tats-Unis, il n'y a pas eu la m&#234;me baisse de la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e, tout au moins en moyenne, puisqu'elle n'a &#233;t&#233; &#171; que &#187; de 3,5 points. Ce qui s'explique en partie par l'&#233;norme augmentation des hauts salaires : les cadres dirigeants se sont vers&#233; des r&#233;mun&#233;rations mirobolantes. Si bien qu'au final, les 1 % les plus riches ont capt&#233; 23 % du revenu national en 2006, alors qu'ils n'en captaient que 8 % dans les ann&#233;es 1970. Ils retrouvaient ainsi le niveau de 1928 (24 %), veille de la grande d&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1127 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/ecoprevision-2.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH723/ecoprevision-2-30011.png?1788733351' width='500' height='723' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Nouvelles technologies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les quinze ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la crise de 2008, entre 1995 et 2006, ont connu une croissance relativement forte, en particulier aux &#201;tats-Unis (en moyenne 3,3 % par an) et en Chine (9,5 %), contre 2,3 % en France et 2,5 % pour l'ensemble de l'Union europ&#233;enne. C'est l'&#233;conomie am&#233;ricaine qui tirait l'ensemble de l'&#233;conomie mondiale. Dans cette p&#233;riode, il y a eu une v&#233;ritable croissance aux USA, boost&#233;e par la consommation &#224; cr&#233;dit, qui a largement contribu&#233; &#224; la croissance mondiale. La productivit&#233; a beaucoup augment&#233;, avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication qui ont permis une organisation des entreprises, une utilisation des capitaux et une rationalisation du travail (y compris dans les services) plus aptes &#224; d&#233;gager des profits. Ce fut l'essor de l'informatique, de la robotique et de l'introduction de ce qu'on appelle le &lt;em&gt;lean management&lt;/em&gt;, ou Toyotisme, avec ses principes de z&#233;ro stock, de flux tendu et de processus qualit&#233; pour &#233;viter les interruptions dans la cha&#238;ne de production. Ce qui voulait dire l'acc&#233;l&#233;ration des cadences pour les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Coup d'acc&#233;l&#233;rateur de la finance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;veloppement de la finance dans les ann&#233;es 1980-1990 a contribu&#233; &#224; acc&#233;l&#233;rer le processus. Les banques centrales ont men&#233; une politique contre l'inflation, pour limiter les hausses de salaire et pour plaire &#224; la finance &#8211; car si vous pr&#234;tez de l'argent &#224; un taux de 5 % avec une inflation de 10 %, ce n'est pas une bonne affaire. La finance a &#233;t&#233; r&#233;organis&#233;e, avec une vague de concentrations bancaires. En France, c'est encore Mitterrand qui s'en est charg&#233; &#224; coups de nationalisations suivies de reprivatisations. Les capitalistes ont d&#233;velopp&#233; leurs fonds d'investissement (avec les fonds sp&#233;culatifs ou fameux &lt;em&gt;hedge funds&lt;/em&gt;, fonds de pensions, assurances-vie, etc.), maniant des masses financi&#232;res &#233;normes. Les PDG ont suivi le mouvement, eux-m&#234;mes int&#233;ress&#233;s &#224; augmenter leurs marges &#224; coups de primes et stock-options. Le capitalisme s'est r&#233;organis&#233; sous la coupe de holdings g&#233;ants et expansionnistes. Les ann&#233;es 1990 &#224; 2007 ont vu un nombre croissant de fusions-acquisitions dans tous les secteurs. On peut citer l'exemple de &#171; J2M &#187;, Jean-Marie Messier, qui a transform&#233; la Compagnie g&#233;n&#233;rale des eaux en un g&#233;ant de la communication (avec notamment Cegetel), de l'environnement (avec le futur Veolia) et du divertissement (avec entre autres Canal +, Path&#233;, Universal) sous le nom Vivendi. Les capitalistes ont &#233;t&#233; pris d'une boulimie de concentration du capital. L'ann&#233;e 2007 a battu tous les records, avec un montant total de fusions-acquisitions d&#233;passant les 3 000 milliards d'euros. Presque le PIB de l'Allemagne de cette ann&#233;e-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En 1997 : crise asiatique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats d'Asie du Sud-Est avaient financ&#233; leur d&#233;veloppement rapide &#224; partir des ann&#233;es 1960-1970 en empruntant aupr&#232;s des financiers occidentaux. Des emprunts en dollars et &#224; court terme. Le succ&#232;s de ces &#233;conomies &#233;mergentes que certains ont qualifi&#233;es de &#171; dragons &#187; (Cor&#233;e du Sud, Hong Kong, Singapour et Ta&#239;wan), puis de &#171; tigres &#187; (Tha&#239;lande, Malaisie, Indon&#233;sie, Vietnam et Philippines), a attir&#233; une masse de capitaux friands de taux d'int&#233;r&#234;ts &#233;lev&#233;s&#8230; et de main-d'&#339;uvre &#224; bas co&#251;t. Les cr&#233;dits se sont r&#233;pandus, ont aliment&#233; non seulement les investissements, mais aussi la consommation. Une bulle de cr&#233;dit a gonfl&#233;&#8230; jusqu'&#224; exploser en 1997. D'abord en Tha&#239;lande, o&#249; l'&#201;tat endett&#233; n'avait plus les moyens d'assurer la parit&#233; de la monnaie nationale, le baht, par rapport au dollar. Le baht s'est effondr&#233;. Les financiers occidentaux, qui avaient pr&#234;t&#233; &#224; court terme, avec des pr&#234;ts qui devaient &#234;tre renouvel&#233;s r&#233;guli&#232;rement, ont retir&#233; leurs capitaux. Les banques tha&#239;landaises se sont donc retrouv&#233;es en faillite par manque de liquidit&#233;s, puisqu'elles ne pouvaient pas r&#233;cup&#233;rer imm&#233;diatement l'argent qu'elles avaient elles-m&#234;mes pr&#234;t&#233; pour les investissements, qui &#233;taient des cr&#233;dits &#224; long terme et qui plus est en bahts. Une crise financi&#232;re a donc &#233;clat&#233;. Et les capitalistes qui se sont mis &#224; douter de l'ensemble des pays d'Asie du Sud-Est, ont retir&#233; en masse leurs capitaux de la r&#233;gion. La crise s'est donc &#233;tendue &#224; toute l'Asie du Sud-Est, et m&#234;me au-del&#224; &#224; l'ensemble des &#233;conomies &#233;mergentes en 1998 : Russie, Br&#233;sil et Argentine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En 2000-2001 : crise des nouvelles technologies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Elle frappe cette fois dans les pays avanc&#233;s. Les capitalistes avaient investi en masse dans les nouvelles technologies et notamment dans l'internet et la t&#233;l&#233;phonie mobile. C'est aussi la grande &#233;poque des &lt;em&gt;start-up&lt;/em&gt;. &#192; cette &#233;poque, on ne disait pas aux ch&#244;meurs de traverser la rue ou de s'acheter un v&#233;lo pour devenir auto-entrepreneurs : il fallait fonder sa &lt;em&gt;start-up&lt;/em&gt;. Et effectivement, une multitude de &lt;em&gt;start-up&lt;/em&gt; se sont cr&#233;&#233;es, pas forc&#233;ment avec des ch&#244;meurs, mais plut&#244;t des ing&#233;nieurs et techniciens de l'informatique qui se sont mis &#224; leur compte. Il y eu AOL, Netscape, Amazon, Ebay, PayPal, Free et bien d'autres, certaines qui ont r&#233;ussi et beaucoup qui ont sombr&#233; dans l'oubli. Les grands groupes capitalistes ont regard&#233; ce vivier avec app&#233;tit et ont commenc&#233; &#224; racheter celles qui promettaient pour l'avenir, &#224; des prix de plus en plus &#233;lev&#233;s. Par exemple, le futur fondateur de Meetic, Marc Simoncini, a re&#231;u au d&#233;but de l'ann&#233;e 2000 une offre d'achat pour sa soci&#233;t&#233; pr&#233;c&#233;dente, iFrance (un h&#233;bergeur de site web), de 100 millions de francs (15 millions d'euros) de la part de Bernard Arnault. D&#233;j&#224; de quoi se dire que quelque chose ne tournait pas rond, car sa soci&#233;t&#233; &#233;tait loin de les valoir ! Mais deux mois plus tard, il la vendait pour dix fois plus (182 millions d'euros) &#224; Vivendi. Les investisseurs et autres sp&#233;culateurs ne misaient pas sur le capital r&#233;el de l'entreprise, mais sur les profits futurs escompt&#233;s de l'internet. La bulle a grimp&#233;, grimp&#233; jusqu'au jour o&#249; les parts de march&#233; et les b&#233;n&#233;fices n'ont pas &#233;t&#233; au rendez-vous. Jusqu'&#224; l'&#233;clatement de la bulle en 2001, qui n'a pas fait de d&#233;g&#226;ts que dans le domaine de l'internet : fermetures d'usines de t&#233;l&#233;phonie, comme Alcatel, qui est pass&#233; de 120 sites de production &#224; 12. Car les ventes de t&#233;l&#233;phones marquaient le pas, du fait d'un taux d'&#233;quipement qui commen&#231;ait &#224; ralentir. D'autres entreprises ont ferm&#233; leurs portes au m&#234;me moment : en France, Mark &amp; Spencer, Air Libert&#233;, Lu-Danone, pour n'en citer que quelques-unes. Une vague de licenciements qui a entra&#238;n&#233; des luttes et m&#234;me des tentatives de convergences des luttes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La crise, pas pour tout le monde&#8230; air connu !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour en revenir aux r&#233;organisations et &#224; la concentration du capital qui se sont intensifi&#233;es avec leurs lots de suppressions d'emplois dans les ann&#233;es 1990 et 2000, jusqu'&#224; la crise de 2008, celles-ci ont entra&#238;n&#233; un ch&#244;mage &#233;lev&#233;, particuli&#232;rement entre 1995 et 2000, alors qu'on connaissait des ann&#233;es de croissance relativement importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, en France, rien que dans les dix ann&#233;es qui ont pr&#233;c&#233;d&#233; la crise de 2008, les entreprises du CAC40 ont vu le total annuel de leurs profits multipli&#233; par 2 et les dividendes vers&#233;s aux actionnaires multipli&#233;s par 3,5. Les dividendes ont atteint 12 % de la masse salariale en 2007, contre 4 % en 1982&#8230; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; Licenciements boursiers &#187;&#8230; ou seulement une plus grosse part du biscuit ? &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1990-2000, les entreprises, sans forc&#233;ment &#234;tre en difficult&#233;, ont cherch&#233; &#224; redresser leurs taux de marge, pouss&#233;es par les financiers et actionnaires. L'objectif assign&#233; &#233;tait d'augmenter en permanence les dividendes vers&#233;s, un objectif &#233;videmment pas nouveau, mais renforc&#233; par la pression d'actionnaires davantage int&#233;ress&#233;s par la sp&#233;culation boursi&#232;re et l'encaissement des dividendes que par les profits de long terme. Il ne suffisait plus qu'une activit&#233; soit rentable, elle devait l'&#234;tre au-dessus de la moyenne. C'est d'ailleurs dans ces ann&#233;es qu'est apparu le concept de &#171; licenciement boursier &#187;, ne visant qu'&#224; augmenter le cours en bourse ; une notion cependant discutable, moyen facile pour excuser les autres licenciements qui n'auraient pas &#233;t&#233; boursiers, comme s'ils n'&#233;taient pas tout autant le fruit de la course aux profits. Mais c'est ainsi que, d&#233;but 2001, les salari&#233;s de LU, la branche &#171; biscuits &#187; de Danone, ont pris comme un coup de massue l'annonce de la fermeture de dix sites de production en France, alors que le groupe Danone venait de r&#233;aliser un b&#233;n&#233;fice de 690 millions d'euros : 7,9 % de profits dans les usines de biscuits, ce n'&#233;tait pas assez pour le PDG et les actionnaires, qui visaient 15 % sur l'ensemble du groupe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> La crise de 2008
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
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		<description>Pris en &#233;tau entre les bas salaires, le ch&#244;mage, et la n&#233;cessit&#233; de vendre leurs marchandises, les capitalismes am&#233;ricain et europ&#233;en (dans une moindre mesure) ont forc&#233; sur le cr&#233;dit. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, les foyers am&#233;ricains ont &#233;t&#233; encourag&#233;s &#224; emprunter pour acheter leur maison et des actions. Bien avant Sarkozy, George W. Bush a relanc&#233; le slogan d'une &#171; soci&#233;t&#233; de propri&#233;taires &#187; (ownership society), une soci&#233;t&#233; o&#249; chaque famille mononucl&#233;aire poss&#233;derait une maison et un&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pris en &#233;tau entre les bas salaires, le ch&#244;mage, et la n&#233;cessit&#233; de vendre leurs marchandises, les capitalismes am&#233;ricain et europ&#233;en (dans une moindre mesure) ont forc&#233; sur le cr&#233;dit. Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, les foyers am&#233;ricains ont &#233;t&#233; encourag&#233;s &#224; emprunter pour acheter leur maison et des actions. Bien avant Sarkozy, George W. Bush a relanc&#233; le slogan d'une &#171; soci&#233;t&#233; de propri&#233;taires &#187; (&lt;em&gt;ownership society&lt;/em&gt;), une soci&#233;t&#233; o&#249; chaque famille mononucl&#233;aire poss&#233;derait une maison et un portefeuille d'actions : la nouvelle version du r&#234;ve am&#233;ricain. Et les banques &#233;taient pr&#234;tes &#224; accorder des cr&#233;dits &#224; ces familles pour qu'elles puissent acheter : des cr&#233;dits hypoth&#233;caires gag&#233;s sur les maisons et les actions qu'ils permettraient d'acqu&#233;rir. Ces familles &#233;taient d'autant plus encourag&#233;es &#224; s'endetter que les cours boursiers et les prix immobiliers &#233;taient en hausse. Elles allaient donc r&#233;aliser un bon placement et y gagner. L'augmentation du prix des maisons et des actions permettait m&#234;me de contracter de nouveaux cr&#233;dits gag&#233;s sur cette nouvelle valeur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vive le cr&#233;dit et vive le risque !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la hausse des prix a-t-elle &#233;t&#233; pouss&#233;e par les achats &#224; cr&#233;dit. Plus les prix montaient, plus il y avait d'acheteurs, &#233;chafaudant des projets de plus-value ou r&#234;vant simplement d'avoir un chez-soi gr&#226;ce &#224; ces cr&#233;dits faciles. Tout &#233;tait merveilleux, du moins en apparence, car c'&#233;tait ce qu'on appelle une bulle. Quelque chose qui &#233;clate un jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cr&#233;dits ont d'abord &#233;t&#233; accord&#233;s aux familles qui avaient les moyens de les rembourser. Mais pour que la bulle n'&#233;clate pas, il fallait qu'elle continue de grossir. Pour qu'elle continue de grossir, il fallait de nouveaux acheteurs, pour faire monter les prix. Des cr&#233;dits ont alors &#233;t&#233; accord&#233;s &#224; des familles dont les banques savaient qu'elles n'auraient pas les moyens de les rembourser : donc des cr&#233;dits &#224; risque, dits de &lt;em&gt;subprime&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les cr&#233;dits dits &#171; prime &#187; sont des cr&#233;dits hypoth&#233;caires, gag&#233;s sur les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/em&gt;. Si les familles ne pouvaient pas rembourser, rien de grave pour la banque qui saisissait les maisons, les remettait en vente, se remboursait ainsi le cr&#233;dit, voire plus&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1126 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/dette.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH407/dette-a1358.png?1787860432' width='500' height='407' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La situation se retourne contre les propri&#233;taires pauvres !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le montage ne marchait que si les prix immobiliers continuaient d'augmenter. Or, entre 2004 et 2007, les taux d'int&#233;r&#234;t ont grimp&#233; ; les banques ont report&#233; cette hausse sur leurs propres cr&#233;dits et comme ils &#233;taient &#224; taux variables aux &#201;tats-Unis, cela a touch&#233; par ricochet les anciens cr&#233;dits. Ceux qui, dans les classes populaires, avaient r&#234;v&#233; de devenir propri&#233;taires malgr&#233; leurs bas salaires ont &#233;t&#233; pris &#224; la gorge. Ils n'ont pas pu payer les int&#233;r&#234;ts et des milliers de maisons ont &#233;t&#233; saisies. Des milliers de familles ont &#233;t&#233; jet&#233;es &#224; la rue. Et des milliers de maisons se sont retrouv&#233;es sur le march&#233;, tandis que les cr&#233;dits devenaient moins faciles et le nombre d'acheteurs r&#233;duit d'autant. En 2006, le march&#233; immobilier s'est donc retourn&#233;. Les prix ont chut&#233; et la vente des maisons n'a plus permis de rembourser les emprunts.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Mais l'arroseur lui-m&#234;me est arros&#233;&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les banquiers savaient que les &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt; repr&#233;sentaient un risque important. Ils ont donc eu l'id&#233;e de revendre ce risque &#224; l'aide de ce qu'on appelle la &#171; titrisation &#187;. Dans la finance moderne, il est possible de vendre des paquets d'actifs (actions, cr&#233;dits&#8230;) sous forme de &#171; titres &#187;, en les transf&#233;rant &#224; une soci&#233;t&#233; &#233;cran, dite &lt;em&gt;&#171; ad hoc &#187;&lt;/em&gt;, qui &#233;met &#224; son tour des obligations. Ces nouveaux titres financiers se sont multipli&#233;s dans les ann&#233;es 2000, m&#233;langeant dans un m&#234;me paquet des actifs relativement s&#251;rs et d'autres tr&#232;s incertains, sans que chacun sache vraiment ce que le paquet contenait. Un genre de patate chaude dont tout le monde a largement go&#251;t&#233; tant que les rendements &#233;taient exceptionnels, non seulement les banques d'affaires de Wall Street, mais aussi les banques fran&#231;aises et europ&#233;ennes all&#233;ch&#233;es par l'odeur du profit facile, les compagnies d'assurance et encore certaines entreprises qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; jouer &#224; la finance plut&#244;t que d'investir dans la production.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;C'est par ces titres pourris que l'onde de choc des subprimes
s'est r&#233;pandue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but 2007, les grandes banques annon&#231;aient d&#233;j&#224; des milliards de pertes, des faillites ou des fermetures de fonds d'investissement, qui se sont amplifi&#233;es au fil des mois : 10,7 milliards de perte pour HSBC en avril ; cessation du remboursement de trois fonds par BNP Paribas en ao&#251;t, semant la panique sur les march&#233;s europ&#233;ens ; aide d'urgence demand&#233;e par la banque britannique Northern Rock &#224; la banque d'Angleterre &#224; la mi-septembre, provoquant un mouvement massif de retraits (elle fera faillite en f&#233;vrier 2008 et sera nationalis&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce moment, comme l'ensemble de la finance est infest&#233;e de titres pourris, sans qu'il soit possible de savoir &#224; quel degr&#233;, les banques cessent de se pr&#234;ter de l'argent entre elles, ce qui acc&#233;l&#232;re les faillites.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;En septembre 2008,
c'est l'h&#233;catombe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#201;tats doivent venir &#224; la rescousse par des refinancements, des nationalisations ou en incitant d'autre banques &#224; racheter les institutions d&#233;faillantes. Ainsi, le 7 septembre, deux g&#233;ants du cr&#233;dit hypoth&#233;caire Fannie May et Freddie Mac sont sauv&#233;s par le Tr&#233;sor am&#233;ricain au prix de 200 milliards de dollars. Le 15 septembre, pour une raison plus ou moins obscure, le gouvernement am&#233;ricain laisse tomber Lehman Brothers, qui doit d&#233;poser le bilan. Le lendemain, l'assureur AIG est nationalis&#233; pour 85 milliards. D'autres suivront. Cette suite de faillites entra&#238;ne l'effondrement des bourses et de la finance mondiale, tandis que les gouvernements volent au secours des financiers. Ainsi, la crise de 2008 a-t-elle entra&#238;n&#233; les plus grosses nationalisations de l'histoire de l'humanit&#233;. Ce qui a fait dire &#224; des d&#233;put&#233;s r&#233;publicains un peu g&#234;n&#233;s, &lt;em&gt;&#171; &#231;a y est c'est le socialisme en Am&#233;rique, on est en USASR ! &#187;&lt;/em&gt;. Mais ce socialisme-l&#224; avait tout pour plaire &#224; la finance : socialisation des pertes et privatisation des profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Les cr&#233;dits dits &#171; prime &#187; sont des cr&#233;dits hypoth&#233;caires, gag&#233;s sur les biens acquis, attribu&#233;s aux emprunteurs que les banquiers, au vu de leurs revenus, jugent comme fiables. Les cr&#233;dits &#171; subprime &#187; sont ceux accord&#233;s aux emprunteurs &#224; faibles revenus, &#224; des taux d'int&#233;r&#234;t plus &#233;lev&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Dans la foul&#233;e de la crise de 2007-2008 : manifestations, gr&#232;ves et r&#233;volutions arabes
</title>
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		<dc:subject>&#201;conomie
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		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Lorsque la crise a &#233;clat&#233; en 2008, il y a eu les nombreuses expulsions de familles populaires am&#233;ricaines, qui se sont retrouv&#233;es &#224; la rue. En deux ans et demi, les banques ont saisi 5,5 millions de logements. Il y a eu profusion de sans-abris et profusion de logements vides. &lt;br /&gt;Mais ce sont les populations des pays pauvres qui ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; payer la crise &#224; cause des fortes augmentations du prix des denr&#233;es alimentaires. Avec le retournement du march&#233; immobilier, les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Lorsque la crise a &#233;clat&#233; en 2008, il y a eu les nombreuses expulsions de familles populaires am&#233;ricaines, qui se sont retrouv&#233;es &#224; la rue. En deux ans et demi, les banques ont saisi 5,5 millions de logements. Il y a eu profusion de sans-abris et profusion de logements vides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mais ce sont les populations des pays pauvres qui ont &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; payer la crise &#224; cause des fortes augmentations du prix des denr&#233;es alimentaires. Avec le retournement du march&#233; immobilier, les capitaux ont cherch&#233; de nouveaux d&#233;bouch&#233;s. Et c'est vers les mati&#232;res premi&#232;res qu'ils se sont tourn&#233;s, se livrant &#224; une sp&#233;culation de grande ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Effets de la crise
dans les pays pauvres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D'abord sur le p&#233;trole : entre 2000 et 2006, alors que la quantit&#233; de p&#233;trole produite avait augment&#233; de 13 %, les ventes &#224; terme ont augment&#233; de 260 %, certains titres changeant de main plusieurs fois avant d'atteindre l'acheteur final. Les prix du p&#233;trole ont atteint des sommets, non pas parce que les r&#233;serves s'&#233;puisaient, non pas &#224; cause de la hausse de la demande, notamment de la Chine et de l'Inde, ni m&#234;me seulement parce que les pays producteurs avaient volontairement ferm&#233; les vannes pour en tirer un plus grand b&#233;n&#233;fice, mais surtout parce qu'une vol&#233;e de sp&#233;culateurs ont provoqu&#233; le troisi&#232;me choc p&#233;trolier, plus fort encore que les deux premiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 2007, la sp&#233;culation a &#233;galement gagn&#233; d'autres mati&#232;res premi&#232;res, et notamment les c&#233;r&#233;ales, qui ont servi de &#171; valeurs refuge &#187;, comme on dit dans la finance. Cela a fortement rench&#233;ri le co&#251;t de la vie, d&#233;j&#224; pr&#233;caire dans bien des pays. Plusieurs pays pauvres ont &#233;t&#233; le terrain d'affrontements entre la population exigeant des aides pour se nourrir et la police. &#192; Dakar, Abidjan, au Caire, en Ha&#239;ti, en Indon&#233;sie, aux Philippines, au Cameroun, des manifestations ont tourn&#233; &#224; l'&#233;meute.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Dans les pays riches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les pays riches, en particulier en France, une nouvelle vague de fermetures d'usines et de suppressions d'emplois a d&#233;ferl&#233; en 2009. C'&#233;tait l'&#233;poque de la lutte des travailleurs de Continental, Goodyear, New Fabris, Freescale et d'autres. De nombreuses gr&#232;ves, certes dos au mur, ont eu lieu contre ces licenciements, de m&#234;me que quelques tentatives de regroupement de ces luttes contre &#171; les patrons voyous et licencieurs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pas d'argent dans les caisses ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plus flagrant dans cette crise, c'est que les gouvernements r&#233;p&#233;taient depuis des ann&#233;es que les caisses &#233;taient vides, qu'il fallait r&#233;duire les services publics, se serrer la ceinture, etc. Un discours d&#233;j&#224; contradictoire avec l'augmentation visible des richesses pour les plus riches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quand la crise a &#233;clat&#233;, les travailleurs ont pu voir le contraste saisissant entre le pr&#233;tendu manque d'argent pour maintenir les emplois, pour augmenter les salaires, pour construire des logements et ne pas expulser les plus vuln&#233;rables, pour entretenir les services publics, et la soudaine d&#233;bauche de milliards pour sauver les banques. Aux &#201;tats-Unis, les plans de sauvetage des banques &#224; 700 milliards par-ci, 1 000 milliards par l&#224;, se sont encha&#238;n&#233;s. En France, Sarkozy annon&#231;ait en octobre 2008 un plan de 360 milliards d'euros : 40 milliards pour renforcer les capitaux des banques et 320 milliards sous forme de garanties. En Allemagne, 480 milliards d'euros, en Angleterre, 37 milliards de livres, etc. Au total, les gouvernements europ&#233;ens ont trouv&#233; 1 700 milliards d'euros pour sauver la finance.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1125 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/etatbanque.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH350/etatbanque-8edb7.png?1788737243' width='500' height='350' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;D'une crise &#224; l'autre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour renflouer les industriels et les banquiers, les &#201;tats se sont lourdement endett&#233;s. Ainsi, les dettes ont explos&#233; entre 2007 et aujourd'hui, y compris dans les pays riches. Mais ces dettes ont chang&#233; de main, celles des &#201;tats ont explos&#233;, mais celles des organismes financiers et des entreprises ont diminu&#233;. Les &#201;tats ont rachet&#233; aux banques leurs actifs toxiques et ont ensuite exig&#233; des travailleurs de payer l'addition par l'aust&#233;rit&#233; et les hausses d'imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, apr&#232;s la crise des &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;, il y a eu la crise de la dette, qui a frapp&#233; notamment en Europe. La crise de la dette, c'&#233;tait simplement la socialisation de la crise par les &#201;tats pour que les riches en sortent indemnes. Et c'est au pr&#233;texte de cette dette que l'aust&#233;rit&#233; est impos&#233;e depuis dix ans, une aust&#233;rit&#233; qui ne touche que les classes populaires, car les entreprises ont re&#231;u nombre de cadeaux, avec des aides, subventions, cr&#233;dits d'imp&#244;ts et attaques contre le droit du travail pour faciliter les licenciements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dettes ont fait voler en &#233;clat la pr&#233;tendue limite de 3 % de d&#233;ficit impos&#233;e par l'Union europ&#233;enne. Si les principales puissances europ&#233;ennes ont envoy&#233; balader leur propre r&#232;gle, elles n'en ont pas moins exig&#233; des petits &#201;tats comme la Gr&#232;ce de la respecter. Au nom des 3 % de d&#233;ficit, un pillage en r&#232;gle a &#233;t&#233; organis&#233; par l'imp&#233;rialisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pas &#233;tonnant donc,
que certains se soient r&#233;volt&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, il y a eu nombre de protestations contre les cons&#233;quences de la crise. Il y a eu les r&#233;volutions arabes, en Tunisie, en &#201;gypte, en Syrie et ailleurs : des r&#233;voltes massives, politiques mais dont les racines &#233;taient sociales ; qui ont donn&#233; lieu &#224; une onde de protestations. En Espagne et en Gr&#232;ce avec les indign&#233;s. Aux USA, avec &lt;em&gt;Occupy Wall Street :&lt;/em&gt; durant deux mois, la jeunesse am&#233;ricaine r&#233;volt&#233;e a occup&#233; le haut lieu de la finance, &#224; New York, avec des manifestations regroupant plus de 10 000 personnes, pour exiger le d&#233;mant&#232;lement des banques, protester contre le 1 % le plus riche, sous le slogan &lt;em&gt;&#171; We are the 99 % &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas, &#233;videmment, d'&#233;tablir un parfait d&#233;terminisme entre crises &#233;conomiques et explosions ou mouvements sociaux. Ce serait trop simple. Mais quand les exploiteurs tentent de faire payer leurs crises aux travailleurs, cela va rarement sans r&#233;action. Impossible, en ce centenaire de la fin de la guerre de 1914-1918, de ne pas rappeler que cette premi&#232;re grande crise du monde imp&#233;rialiste, qui a vu les grands groupes capitalistes et leurs &#201;tats r&#233;gler leurs rivalit&#233;s sur les champs de bataille du monde entier avec la peau des travailleurs, s'est tout de m&#234;me conclue par la r&#233;volution russe et une vague r&#233;volutionnaire en Europe. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Aujourd'hui, o&#249; en est-on de cette crise ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Aujourd-hui-ou-en-est-on-de-cette-crise</link>
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		<dc:subject>&#201;conomie
</dc:subject>
		<dc:subject>Crise
</dc:subject>

		<description>Dix ans apr&#232;s la crise de 2008, tout va tr&#232;s bien, puisque le Cac 40 se porte comme un charme. Tout va tr&#232;s bien puisque la production automobile mondiale a d&#233;pass&#233; les 97 millions de v&#233;hicules pour l'ann&#233;e 2017, 2,6 % de plus qu'en 2016, et 36 % de plus qu'en 2007 (l'ann&#233;e d'avant la crise). Tout va tr&#232;s bien puisque le march&#233; des ventes d'armes est &#224; la hausse, atteint 375 milliards de dollars en 2016 (l'&#233;quivalent du budget total d'un &#201;tat comme la France), soit une progression de&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dix ans apr&#232;s la crise de 2008, tout va tr&#232;s bien, puisque le Cac 40 se porte comme un charme. Tout va tr&#232;s bien puisque la production automobile mondiale a d&#233;pass&#233; les 97 millions de v&#233;hicules pour l'ann&#233;e 2017, 2,6 % de plus qu'en 2016, et 36 % de plus qu'en 2007 (l'ann&#233;e d'avant la crise). Tout va tr&#232;s bien puisque le march&#233; des ventes d'armes est &#224; la hausse, atteint 375 milliards de dollars en 2016 (l'&#233;quivalent du budget total d'un &#201;tat comme la France), soit une progression de 2 % par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente, mais de 38 % par rapport &#224; 2002, avant la crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout va tr&#232;s bien puisque nos capitalistes empochent tant de profits qu'ils ont des difficult&#233;s, les pauvres, &#224; trouver les d&#233;bouch&#233;s suffisants pour cette masse de leurs capitaux. Sauf que cette expansion du capitalisme qui ne suit pas assez vite celle de l'accumulation du capital conduit &#224; l'&#233;mergence de bulles, comme celles qui ont engendr&#233; la crise de 2008. Mais tout va tr&#232;s bien puisque nos gouvernants nous ressassent, tous les ans, qu'on renoue avec la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout va tr&#232;s bien, &#224; ceci pr&#232;s que du c&#244;t&#233; des travailleurs, lesdites reprises de la croissance sont &#224; peine perceptibles : le ch&#244;mage ou la pr&#233;carit&#233; se maintiennent et les salaires restent au ras du sol. Les travailleurs n'ont ressenti que les crises. Et avec violence. Causant &#224; chaque fois des baisses de pouvoir d'achat qui se cumulent. Malmenant &#224; chaque fois la courbe du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, quel bilan de ces dix ans depuis la crise ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;C&#244;t&#233; ch&#244;mage ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ch&#244;mage est officiellement en baisse. Mais le ch&#244;mage n'est pas un indicateur pertinent de la dynamique du capitalisme, surtout en France. Il fluctue en fonction des crises, mais ne redescend jamais tr&#232;s bas. Il &#233;tait m&#234;me au plus haut entre 1995-2000, qui n'&#233;taient pas des ann&#233;es de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'aux ch&#244;meurs officiels, tels que d&#233;finis par le Bureau international du travail (ne pas avoir travaill&#233; ne serait-ce qu'une heure dans la semaine, chercher activement un emploi et &#234;tre disponible dans les deux semaines pour en occuper un), il faut ajouter ceux qui ne sont pas compt&#233;s, car ils ont pris un petit boulot &#224; temps partiel, en int&#233;rim ou en CDD ou ont &#233;t&#233; mis au ch&#244;mage technique. C'est ce que l'on appelle le sous-emploi. Si l'on ajoute ceux-l&#224;, le taux de ch&#244;mage augmente de moiti&#233;, de 9,4 % &#224; 15 % en 2017. Sans compter ce que l'Insee appelle le halo du ch&#244;mage, qui englobe tous ceux qui sont compt&#233;s comme inactifs, ne travaillent pas, certes, mais voudraient pourtant travailler, et soit ne sont pas disponibles dans les deux semaines, soit n'ont pas fait les d&#233;marches jug&#233;es suffisantes. Avec ceux-l&#224;, le taux de ch&#244;mage passe &#224; 17 %, autour de six millions de ch&#244;meurs, pr&#232;s d'une personne sur cinq qui est, si ce n'est au ch&#244;mage, au moins en gal&#232;re d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1121 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/crise_previsions.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH522/crise_previsions-5a44d.png?1788253201' width='500' height='522' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'ils ne veulent pas travailler, dirait Macron. Affirmation qui ne colle pourtant pas avec les chiffres du minist&#232;re du Travail lui-m&#234;me. Ce dernier recense les emplois dits &#171; vacants &#187; dans les entreprises de dix salari&#233;s ou plus, qui sont d&#233;finis comme : &lt;em&gt;&#171; des postes libres (nouvellement cr&#233;&#233;s ou inoccup&#233;s) ou encore occup&#233;s et sur le point de se lib&#233;rer, pour lesquels des d&#233;marches actives sont entreprises pour trouver, &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;tablissement, le candidat convenable dans l'imm&#233;diat ou dans un avenir proche. Le recrutement souhait&#233; peut correspondre &#224; un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e (CDI), un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e (CDD), ou &#224; un emploi saisonnier, m&#234;me de courte dur&#233;e. &#187;&lt;/em&gt; Au deuxi&#232;me trimestre 2018, le nombre d'emplois vacants &#233;tait de&#8230; 153 216 ! &#192; comparer aux six millions de ch&#244;meurs ou assimil&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'&#224; cela ne tienne, le gouvernement est bien d&#233;cid&#233; &#224; s'en prendre aux ch&#244;meurs, en annon&#231;ant une nouvelle r&#233;forme qui vise &#224; r&#233;duire le montant et la dur&#233;e des indemnit&#233;s, alors m&#234;me que les comptes de l'Un&#233;dic repassent dans le vert.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;C&#244;t&#233; &#171; pouvoir d'achat &#187;
et situation des travailleurs ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La situation n'est pas plus rose. Apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de baisse, il reste &#224; un faible niveau. Les patrons continuent &#224; maintenir des bas salaires. Mais on voit ressurgir quelques luttes pour les salaires, comme &#224; Air France depuis plusieurs mois, &#224; Carrefour en mars dernier ou actuellement &#224; l'h&#244;tel Hyatt &#224; Paris. Apr&#232;s des ann&#233;es &#224; se serrer la ceinture, les travailleurs voient les profits qui red&#233;collent et pourraient bien r&#233;clamer leur d&#251;. Dans l'ensemble, vu du c&#244;t&#233; des travailleurs, aux USA ou en Europe, la p&#233;riode semble &#234;tre de d&#233;cadence du capitalisme depuis la fin des ann&#233;es 1970. Les crises sont bien r&#233;elles, mais les reprises bien moins visibles, au point que l'on ne sait plus dire si la crise est r&#233;ellement finie ou non. Peut-on pour autant affirmer, comme certains le font &#224; l'extr&#234;me gauche, que le capitalisme serait en total d&#233;clin, si ce n'est depuis cent ans, du moins depuis cette crise des ann&#233;es 1970 qui a mis fin aux Trente Glorieuses ?&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1122 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/vague_crise.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH351/vague_crise-8ab74.png?1788253201' width='500' height='351' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le capitalisme &#224; l'agonie ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il a au contraire connu une expansion fulgurante dans un ensemble de pays, dits &lt;em&gt;&#171; &#233;mergents &#187;&lt;/em&gt;, m&#234;me si certains ont fini d'&#233;merger depuis longtemps. L'ancienne distinction entre les &lt;em&gt;&#171; pays industrialis&#233;s &#187;&lt;/em&gt; et les autres pourrait d'ailleurs aujourd'hui pr&#234;ter &#224; sourire, tant l'industrie s'est d&#233;velopp&#233;e en Chine, au Br&#233;sil, en Afrique du Sud, en Inde, en Argentine, en Cor&#233;e du Sud, au Vietnam, en Malaisie, en Turquie, en &#201;gypte, au Mexique et m&#234;me au Bangladesh, avec ses ateliers textiles qui exportent partout dans le monde. La production mondiale est bel et bien en expansion, loin d'une pr&#233;tendue stagnation. La courbe du PIB mondial montre m&#234;me une acc&#233;l&#233;ration de la production depuis les ann&#233;es 1990.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1141 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L438xH284/courbe_pib-8014d.png?1788253201' width='438' height='284' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Cette courbe a certes &#233;t&#233; marqu&#233;e par une s&#233;rieuse encoche en 2008, bien plus importante que celle laiss&#233;e par toutes les autres crises depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette crise a &#233;t&#233; l'une des plus dures pour le capitalisme depuis la grande d&#233;pression des ann&#233;es 1930. Mais cela reste une encoche, un petit trou dans la courbe de croissance de la production mondiale, qui n'a pas arr&#234;t&#233; le d&#233;veloppement g&#233;n&#233;ral du capitalisme. Ce qui est remarquable en revanche, c'est qu'une simple encoche dans la courbe marquant une crise dont banquiers et grandes firmes mondiales se sont finalement bien tir&#233;s gr&#226;ce aux finances des &#201;tats, repr&#233;sente un tel drame pour des millions de travailleurs, qui ont perdu leur maison, leur boulot, leur salaire. Mais un simple ralentissement de la course de leurs profits est si insupportable aux capitalistes qu'ils sont d&#233;termin&#233;s &#224; le faire payer aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelles perspectives
pour le capitalisme ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toujours &#224; l'aff&#251;t de nouveaux d&#233;bouch&#233;s, de nouveaux profits, d'un nouveau souffle, les capitalistes sont actuellement &#224; la recherche des secteurs qui pourraient porter la croissance future et servir de nouveaux champs d'investissement pour leurs capitaux. Alors, quid de l'intelligence artificielle, de la voiture &#233;lectrique, voire du voyage spatial et de la cryog&#233;nisation qui alimentent les r&#234;ves ? Il reste encore &#224; les rendre profitables, ce qui ne va pas sans difficult&#233;, &#224; l'exemple des d&#233;boires actuels du &lt;em&gt;&#171; g&#233;nial trublion de la Silicon Valley &#187;&lt;/em&gt; (selon le journal &lt;em&gt;Les &#201;chos&lt;/em&gt;) Elon Musk.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_1124 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/IMG/png/bourgeoisetouvriers.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L500xH442/bourgeoisetouvriers-f7de2.png?1788253201' width='500' height='442' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class=&#034;spip_encadre&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;No Future ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, est le mod&#232;le de tous les apologistes du capitalisme du futur : un patron &#171; visionnaire &#187;, avec l'esprit &lt;em&gt;start-up&lt;/em&gt;, qui investit des millions dans des projets high-tech, de la voiture &#233;lectrique au train Hyperloop en passant par le voyage sur Mars. Sa soci&#233;t&#233; SpaceX semble aller bien, apr&#232;s avoir remport&#233; le march&#233; du ravitaillement de la station spatiale internationale. Son succ&#232;s miracle, porteur de l'avenir, repose sur l'utilisation de fus&#233;es &lt;em&gt;low cost&lt;/em&gt;&#8230; dont la technologie est ancienne. SpaceX est un peu &#224; Ariane ce que Dacia est &#224; Mercedes. Et l'ambition de parvenir un jour &#224; des fus&#233;es r&#233;utilisables &#8211; pour r&#233;pondre &#224; la mode du d&#233;veloppement durable &#8211; n'est pas encore au point et donc encore loin des perspectives de profit. Quant &#224; Tesla, si ses voitures &#233;lectriques, des ordinateurs sur roues, rencontrent un certain succ&#232;s, c'est aupr&#232;s des stars d'Hollywood et des cadres millionnaires de la Silicon Valley. Les seuls &#224; pouvoir se les payer. Et les nouvelles technologies ne font pas tout : Tesla n'a pas la ma&#238;trise des proc&#233;d&#233;s industriels, ce qui entra&#238;ne r&#233;guli&#232;rement des arr&#234;ts de production, et l'entreprise n'arrive pas &#224; faire face &#224; la demande. Si bien que plus le chiffre d'affaires de l'entreprise s'accro&#238;t, plus les pertes augmentent. Les financiers qui y ont investi plusieurs millions ont de plus en plus de mal &#224; croire aux promesses de croissance future. R&#233;sultat : le cours de l'action s'effondre et le &#171; g&#233;nie de la start-up &#187; est en train de boire le bouillon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'agonie du capitalisme,
c'est quand on lui tordra le cou&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le monde de l'anarchie capitaliste, personne ne peut jouer au devin. &#192; quand la prochaine crise du capitalisme, celle qui l'&#233;branlera &#224; nouveau, et peut-&#234;tre davantage qu'en 2008 ? Ni la chute de SpaceX, ni les signes du zodiaque ne nous le diront. Mais nous n'avons pas avantage &#224; attendre que le monde capitaliste nous tombe &#224; nouveau et brutalement sur la t&#234;te. Car les d&#233;g&#226;ts sont d&#233;j&#224; trop grands. Et mieux se portent les capitalistes, plus l'humanit&#233; va mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, l'expansion du capitalisme dans le monde au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es a d&#233;velopp&#233; partout une classe ouvri&#232;re de plus en plus nombreuse. Une classe ouvri&#232;re qui, au vu des changements du monde, de la multiplication des m&#233;galopoles, des immenses richesses produites, n'accepte pas si facilement les conditions et les salaires de mis&#232;re qu'on lui impose. D'o&#249; la multiplication des gr&#232;ves ces derni&#232;res ann&#233;es dans un pays comme la Chine par exemple, o&#249; elles ont fait grimper les salaires. D'o&#249;, ici et dans d'autres pays dits riches, les coups de col&#232;re provoqu&#233;s par les attaques permanentes contre les conditions de travail, le niveau de vie, les retraites, la pr&#233;carit&#233; croissante des emplois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si la prochaine crise du capitalisme, c'&#233;tait nous ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.S.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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