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	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
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		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
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		<title> S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
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		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Securite-sociale-hopitaux-sante-les-reformes-de-l-austerite</link>
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		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
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		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
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		<description>Les plans de r&#233;formes et de restrictions sur la sant&#233; se succ&#232;dent. Durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es on a assist&#233; &#224; une avalanche de modifications touchant les cotisations sociales dont la charge p&#232;se de plus en plus sur les salari&#233;s et de moins en moins sur le patronat, &#224; une s&#233;rie de baisses des remboursements de m&#233;dicaments avec l'augmentation parall&#232;le du co&#251;t des mutuelles qui compensent ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse plus. &lt;br /&gt;Parall&#232;lement aux r&#233;formes sur le&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les plans de r&#233;formes et de restrictions sur la sant&#233; se succ&#232;dent. Durant ces vingt derni&#232;res ann&#233;es on a assist&#233; &#224; une avalanche de modifications touchant les cotisations sociales dont la charge p&#232;se de plus en plus sur les salari&#233;s et de moins en moins sur le patronat, &#224; une s&#233;rie de baisses des remboursements de m&#233;dicaments avec l'augmentation parall&#232;le du co&#251;t des mutuelles qui compensent ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement aux r&#233;formes sur le financement qui continue avec la poursuite des cadeaux au patronat sous forme d'exon&#233;rations de charges, l'objectif est de r&#233;duire les charges de la sant&#233;. R&#233;duire les d&#233;penses de soins dits &#171; de ville &#187; et surtout r&#233;duire les d&#233;penses en mati&#232;re d'hospitalisation publique et priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re tentative de r&#233;forme de Jupp&#233;, lanc&#233;e par les ordonnances de novembre 1995 avait mal commenc&#233; pour lui. Elle avait provoqu&#233; le plus grand mouvement social vu en France depuis des dizaines d'ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le recul du gouvernement n'avait pas emp&#234;ch&#233; que se mettent en place toutes les nouvelles structures destin&#233;es &#224; imposer de nouvelles restrictions, en particulier dans la gestion hospitali&#232;re. En quelques ann&#233;es les coupes budg&#233;taires r&#233;alis&#233;es sont &#233;difiantes. La chasse aux &#233;conomies lanc&#233;e par le plan Jupp&#233; a &#233;t&#233; reprise et poursuivie par le gouvernement Jospin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cela ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Le plan Johanet prend la succession de celui de Jupp&#233; avec les m&#234;mes objectifs : r&#233;aliser des coupes claires dans les d&#233;penses de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au nom d'un pr&#233;tendu &#171; trou &#187; dans le budget de la s&#233;curit&#233; sociale, les gouvernements puisent r&#233;guli&#232;rement dans les budgets destin&#233;s &#224; la sant&#233; pour combler d'autres trous. Celui que l'Etat creuse en permanence par ses cadeaux au patronat, celui qui est d&#251; au ch&#244;mage et au manque &#224; gagner que cela repr&#233;sente en mati&#232;re de cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une spirale sans fin. Les plans de &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187; succ&#233;deront aux plans &#171; d'aust&#233;rit&#233; &#187; tant qu'une r&#233;action g&#233;n&#233;rale des travailleurs, &#224; une &#233;chelle plus large que d&#233;cembre 1995, n'y mettra pas un coup d'arr&#234;t.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title> Un plan strat&#233;gique de restrictions
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-plan-strategique-de-restrictions</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Le plan strat&#233;gique de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie pr&#233;sent&#233; cette ann&#233;e par son directeur, Gilles Johanet, pr&#233;voit 62 milliards d'&#233;conomies sur cinq ans pour les d&#233;penses de sant&#233;, soit 10 % du budget annuel de l'assurance maladie (658,3 milliards pour 2000). &lt;br /&gt;Le but est de ramener les d&#233;penses de sant&#233; au niveau de la moyenne de l'Union Europ&#233;enne, c'est &#224; dire 7,6 % du PIB au lieu des 9,6 % actuels (805 milliards de francs en 1997). &lt;br /&gt;Pourtant, les plans pr&#233;c&#233;dents,&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le plan strat&#233;gique de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie pr&#233;sent&#233; cette ann&#233;e par son directeur, Gilles Johanet, pr&#233;voit 62 milliards d'&#233;conomies sur cinq ans pour les d&#233;penses de sant&#233;, soit 10 % du budget annuel de l'assurance maladie (658,3 milliards pour 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but est de ramener les d&#233;penses de sant&#233; au niveau de la moyenne de l'Union Europ&#233;enne, c'est &#224; dire 7,6 % du PIB au lieu des 9,6 % actuels (805 milliards de francs en 1997).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les plans pr&#233;c&#233;dents, &#233;labor&#233;s tant&#244;t par les gouvernements de droite, tant&#244;t par les gouvernements de gauche, ont d&#233;j&#224; eu comme effet de baisser la part de la prise en charge de la s&#233;curit&#233; sociale dans les d&#233;penses de soins : on est pass&#233; de 76,5 % en 1980 &#224; 73,9 % en 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce plan pr&#233;tend aussi r&#233;pondre aux injonctions de l'OCDE et du FMI de continuer de baisser les charges sociales des entreprises pour r&#233;duire le co&#251;t du travail. Comme les recettes diminueront, la CNAM et l'Etat anticipent en programmant des r&#233;ductions de d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;rie de 35 mesures couvrant l'ensemble des domaines est envisag&#233;e. Une partie de ces mesures est comprise dans la loi de financement de la S&#233;cu pour l'an 2000 qui vient d'&#234;tre d&#233;battue et vot&#233;e au Parlement. Une autre partie serait comprise dans une &#171; convention d'objectifs et de gestion 2000-2002 &#187; discut&#233;e en janvier prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le domaine hospitalier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Johanet envisage 32 milliards de francs d'&#233;conomies, soit l'&#233;quivalent de 166 000 suppressions d'emplois. Pour cadrer les budgets la CNAM reprend la proposition patronale d'une &lt;em&gt;budg&#233;tisation par pathologie&lt;/em&gt;. Par le biais d'outils comptables on chiffrera a priori le co&#251;t maximum d'une pathologie, co&#251;t &#224; ne pas d&#233;passer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est envisag&#233; de cr&#233;er une agence du patrimoine, g&#233;rant toutes les surfaces hospitali&#232;res du public, pouvant louer ces surfaces soit au public soit au priv&#233;. C'est le RFF (R&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais) de la SNCF appliqu&#233; &#224; la sant&#233; ! D'o&#249; la possibilit&#233;, non seulement de louer des surfaces, mais aussi de sous-traiter l'entretien de l'ensemble des &#233;quipements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;decine de ville&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est d'une part de r&#233;duire le nombre des m&#233;decins, d'autre part de les inciter &#224; r&#233;duire les d&#233;penses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre des m&#233;decins devrait passer de 170 000 &#224; 130 000, en mettant notamment en place des m&#233;canismes de cessation d'activit&#233;. Le conventionnement de nouveaux m&#233;decins ne pourrait avoir lieu qu'au fur et &#224; mesure du d&#233;part des anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour restreindre les d&#233;penses de soins la CNAM veut mettre en place un syst&#232;me d'enveloppes de d&#233;penses m&#233;dicales (pour les g&#233;n&#233;ralistes d'une part et les sp&#233;cialistes d'autre part) avec r&#233;cup&#233;ration d'une partie des d&#233;passements aupr&#232;s des m&#233;decins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les assur&#233;s sociaux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour un meilleur contr&#244;le des assur&#233;s sociaux, - avec la collaboration souhait&#233;e du corps m&#233;dical - le carnet de sant&#233; est remis en vigueur, avec un remboursement major&#233; de 10 % pour ceux qui consultent un m&#233;decin r&#233;f&#233;rent. Le d&#233;veloppement de la carte S&#233;same Vitale permettra l'&#233;valuation des d&#233;penses de sant&#233; de chaque individu et de mieux cibler les contr&#244;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNAM a pour objectif de g&#233;n&#233;raliser le &#171; m&#233;decin-r&#233;f&#233;rent &#187; qui, associ&#233; aux organismes de s&#233;curit&#233; sociale serait seul &#224; m&#234;me de diriger le patient vers un sp&#233;cialiste et de limiter les prescriptions. Les assur&#233;s &#171; gros consommateurs de soins &#187; seront contr&#244;l&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les m&#233;dicaments&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gilles Johanet esp&#232;re &#233;conomiser 8 milliards dans un d&#233;lai de deux &#224; trois ans en changeant le m&#233;canisme de prise en charge des m&#233;dicaments. Aujourd'hui, ceux-ci sont rembours&#233;s &#224; 35 ou 65 %. Il est propos&#233; de fixer des tarifs de remboursement par classe de m&#233;dicaments : g&#233;n&#233;riques et &#233;quivalents th&#233;rapeutiques dans un premier temps, par classe th&#233;rapeutique dans un second temps. C'est &#224; dire qu'&#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me classe, les m&#233;dicaments, quel que soit leur prix de vente en pharmacie, auraient le m&#234;me prix de remboursement. Mais, en attendant, le directeur de la CNAM envisage de baisser de 65 &#224; 35 % le taux de remboursement de plusieurs m&#233;dicaments !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Sous couvert de &#171; bon usage des soins &#187;, de nouvelles restrictions&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau plan de r&#233;duction des d&#233;penses de sant&#233; est pr&#233;sent&#233; comme un plan de la &#171; troisi&#232;me voie &#187; voulant sauver le syst&#232;me, face aux ultra-lib&#233;raux qui voudraient purement et simplement le liquider. Le tout est accompagn&#233; d'un discours sur le pr&#233;tendu &#171; sauvetage de la s&#233;cu &#187; face aux assurances priv&#233;es pr&#234;tes &#224; s'engouffrer dans la br&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats gestionnaires des caisses &#8211; la CFDT en particulier &#8211; et le MEDEF ont conclu une sorte de pacte pour que les assurances ne concurrencent pas la S&#233;cu, mais qu'en contrepartie cette s&#233;curit&#233; sociale s'engage dans une politique de restriction des d&#233;penses, qu'elle soit partie prenante du &#171; panier de biens et de services remboursables &#187;, visant &#224; ne prendre en charge que les &#171; soins ayant une r&#233;elle utilit&#233; m&#233;dicale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait &#171; contr&#244;ler et freiner &#187;, tout cela, bien entendu, au nom d'une soi-disant recherche de &#171; qualit&#233; &#187;. Reprenant cette argumentation, les conf&#233;d&#233;rations CGC, CFDT et CFTC se sont montr&#233;es favorables aux grands principes du plan Johanet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une meilleure connaissance et un contr&#244;le des maladies, de leur co&#251;t, de l'utilisation des fonds de la sant&#233; ne sont pas choquants en soi. Cela pourrait m&#234;me &#234;tre utile &#224; la population si c'&#233;tait utilis&#233; par des repr&#233;sentants &#339;uvrant dans son int&#233;r&#234;t. Mais quand l'objectif est de r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233;, cela ne peut que se retourner contre les malades et avant tout contre les malades les plus pauvres qui seront soign&#233;s &#224; minima. Aujourd'hui, d&#233;j&#224;, le syst&#232;me des d&#233;passements d'honoraires permet &#224; ceux qui ont les moyens de souscrire une mutuelle ou une assurance relativement ch&#232;re d'avoir acc&#232;s &#224; des soins inaccessibles pour les plus d&#233;munis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plan Johanet, en visant la r&#233;duction des moyens donn&#233;s &#224; la sant&#233;, va en r&#233;alit&#233; vers l'instauration d'une m&#233;decine &#224; deux vitesses : une premi&#232;re classe pour ceux qui ont les moyens de faire appel &#224; l'assurance ou des suppl&#233;ments de leur poche et une seconde classe pour ceux qui n'auront pas ces moyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Caisse primaire d'assurance maladie de l'Aube :
A la s&#233;cu aussi, &#171; la productivit&#233; &#187; prime&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; deux ans qu'on annonce des sureffectifs. A Troyes, en 1997, sur un effectif de 360, il y aurait 77 employ&#233;s de trop. Et pour atteindre l'objectif, toujours plus de productivit&#233;, on en est par exemple &#224; vouloir minuter les temps d'entretien avec les assur&#233;s sociaux, tant aux guichets qu'au t&#233;l&#233;phone. Et surtout &#231;a r&#233;organise. Au 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; novembre est pr&#233;vue la fermeture d'un centre de paiement &#224; Sainte Savine (dans l'agglom&#233;ration troyenne). Avec pour objectif final, n'avoir plus sur le d&#233;partement de l'Aube que quatre centres de paiement (maladie) au lieu de 10 actuellement. Et ces quatre centres seront &#224; personnel r&#233;duit : pas plus de 30 &#224; 40 employ&#233;s pour assurer la charge de travail au lieu de 50 &#224; 60 actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de r&#233;duire encore les effectifs, &#231;a para&#238;t fou. C'est ainsi qu'&#224; la rentr&#233;e de septembre, la mutation d'un technicien d'un centre de paiement sur un autre (&#224; Troyes m&#234;me) alors qu'il y avait besoin d'embaucher dans les deux centres, a provoqu&#233; une r&#233;action assez unanime du personnel qui a d'abord d&#233;bray&#233; spontan&#233;ment dans le centre concern&#233;. Puis les d&#233;brayages se sont succ&#233;d&#233;s en septembre dans toutes les caisses de l'Aube jusque dans des centres assez &#233;loign&#233;s de Romilly ou Bar sur Aube... Outre le retour du technicien d&#233;plac&#233; sur son centre, les employ&#233;s revendiquaient la cr&#233;ation de 19 emplois, c'est &#224; dire le retour aux effectifs de 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant la direction n'a pas c&#233;d&#233;, sinon l'embauche de 6 CDD. C'est une premi&#232;re manche. Le tour de vis que la direction entend donner et dans lequel elle essaie d'impliquer sa ma&#238;trise, lui a permis de tester les r&#233;actions du personnel... Et &#231;a ne passe pas comme une lettre &#224; la poste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 30 octobre 1999, &lt;strong&gt;F.D.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;AXA pointe le bout de l'oreille&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plan Johanet pr&#233;voit un syst&#232;me de r&#233;seaux et de fili&#232;res permettant de quantifier, contr&#244;ler, comparer. Pour le r&#233;seau informatis&#233; c'est CEGETEL qui a &#233;t&#233; choisi et ce n'est pas un hasard : CEGETEL est une cr&#233;ation de Vivendi qui comprend AXA, compagnie d'assurance candidate &#224; la gestion de l'assurance maladie...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale ou du patronat ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Loi-de-financement-de-la-securite-sociale-ou-du-patronat</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>Le parlement vient de voter &#224; 280 voix pour et 246 contre le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000. Les d&#233;put&#233;s socialistes et verts ont vot&#233; pour, 30 d&#233;put&#233;s communistes ont fini par s'abstenir apr&#232;s avoir failli voter contre, choix contrecarr&#233; in extremis par Robert Hue. Seuls 3 d&#233;put&#233;s communistes ont maintenu leur vote contre. &lt;br /&gt;Ce projet a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;, depuis des mois, par des annonces variables quant au d&#233;ficit annonc&#233; pour l'assurance maladie. De 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le parlement vient de voter &#224; 280 voix pour et 246 contre le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000. Les d&#233;put&#233;s socialistes et verts ont vot&#233; pour, 30 d&#233;put&#233;s communistes ont fini par s'abstenir apr&#232;s avoir failli voter contre, choix contrecarr&#233; in extremis par Robert Hue. Seuls 3 d&#233;put&#233;s communistes ont maintenu leur vote contre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet a &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;, depuis des mois, par des annonces variables quant au d&#233;ficit annonc&#233; pour l'assurance maladie. De 15 milliards en f&#233;vrier 1999 ce d&#233;ficit se transforme &#224; l'automne en exc&#233;dent &#224; venir de 2 milliards. En r&#233;alit&#233; il s'agit des m&#234;mes chiffres, mais tant&#244;t on parle du budget g&#233;n&#233;ral de la s&#233;curit&#233; sociale, tant&#244;t de celui de l'assurance maladie qui, lui, reste d&#233;ficitaire. La version, elle, est adapt&#233;e selon l'objectif : valoriser la politique du gouvernement ou convaincre la population de la n&#233;cessit&#233; de nouveaux sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car dans le droit fil de la politique des gouvernements - de gauche comme de droite - depuis une vingtaine d'ann&#233;es, ce budget pr&#233;voit une fois de plus des milliards de subventions au patronat et des restrictions pour la population laborieuse.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Cr&#233;ation d'un fonds pour l'all&#233;gement des cotisations patronales de s&#233;curit&#233; sociale &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Ce fonds financera les exon&#233;rations de charges sociales d&#233;j&#224; existantes ainsi que celles cr&#233;&#233;es &#224; l'occasion du passage aux 35 heures. A terme, ces d&#233;penses seront de 100 &#224; 110 milliards de francs par an. Pour 2000, les d&#233;penses sont &#233;valu&#233;es &#224; 62 &#8211; 67 milliards, dont 22 &#224; 27 milliards repr&#233;sentent le co&#251;t des 35 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement de ce fonds proviendra en partie des droits de consommation sur le tabac (39,5 milliards), de la recette de la contribution sociale sur les b&#233;n&#233;fices (4,3 milliards), d'une taxe sur les activit&#233;s polluantes, la taxe de 10 % sur les heures suppl&#233;mentaires des entreprises qui ne seront pas pass&#233;es aux 35 heures (7 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait envisag&#233; de ponctionner les caisses de l'UNEDIC et de la s&#233;curit&#233; sociale, mais le gouvernement a d&#251; faire marche arri&#232;re. Le manque &#224; gagner sera trouv&#233; dans une taxe sur les alcools (5,6 milliards).&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Budget g&#233;n&#233;ral&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il est en retrait de 5,5 milliards. Les d&#233;penses autoris&#233;es passent de 1856,3 &#224; 1851,4 milliards.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contr&#244;le par la Caisse Nationale d'Assurance Maladie des d&#233;penses en m&#233;decine de ville&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement exauce ainsi l'un des v&#339;ux de Gilles Johanet. La CNAM pourra jouer sur les tarifs et les honoraires en cas de d&#233;rapage des d&#233;penses. Par contre le projet de facturer aux m&#233;decins les &#233;ventuels d&#233;passements est abandonn&#233;. Seule subsiste la possibilit&#233; de prendre en charge les cotisations des praticiens vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contr&#244;le accru sur les assur&#233;s sociaux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les caisses pourront convoquer les assur&#233;s jug&#233;s &#171; d&#233;pensiers &#187; et non atteints d'une maladie chronique. Par ailleurs, les m&#233;decins seront tenus de communiquer &#224; la s&#233;curit&#233; sociale le motif m&#233;dical justifiant les indemnit&#233;s journali&#232;res ou les transports m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Contribution des industries pharmaceutiques ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Non, il ne s'agit pas de les faire payer ! Il s'agit seulement de compenser, par anticipation, l'annulation pour raisons juridiques d'un pr&#233;l&#232;vement de 1,2 milliard de francs d&#233;cid&#233; en 1996 !&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Prestations vieillesse et familiales&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Elles sont revaloris&#233;es de&#8230; 0,5 % alors que l'inflation est de 0,9 % ! C'est tout un symbole !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce budget, qui ne fait participer le patronat sur ses b&#233;n&#233;fices qu'&#224; hauteur de 4,3 milliards, tandis qu'il lui sert 62 milliards de cadeaux sous forme d'all&#233;gements de cotisations, est &#233;loquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chiffre de 62 milliards est comme par hasard &#233;quivalent au montant des &#233;conomies recherch&#233;es par Gilles Johanet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si toutes les mesures pr&#233;conis&#233;es par la CNAM ne sont pas reprises dans la loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale pour l'an 2000 &#8211; son plan strat&#233;gique &#233;tant programm&#233; sur plusieurs ann&#233;es &#8211; l'essentiel s'y trouve : le feu vert aux restrictions sur les d&#233;penses de sant&#233; avec un contr&#244;le accru de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des affaires r&#233;centes permettent d'illustrer ce que le gouvernement et la CNAM entendent par &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses de sant&#233; &#187;. Les 23 et 25 mars 1999 &#224; Orl&#233;ans et Poitiers, deux m&#233;decins ont &#233;t&#233; traduits devant le Comit&#233; M&#233;dical R&#233;gional pour prolongation injustifi&#233;e d'arr&#234;t de travail touchant des travailleurs victimes d'accidents du travail. Cela donne une id&#233;e de ce qui pourrait se g&#233;n&#233;raliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, d&#232;s &#224; pr&#233;sent les m&#233;decins h&#233;sitent &#224; donner des arr&#234;ts de travail ou les limitent aux trois jours de carence qui ne donnent pas lieu &#224; versement d'indemnit&#233;s journali&#232;res. Sans compter que bon nombre de salari&#233;s pr&#233;f&#232;rent travailler malades que de risquer d'&#234;tre mal vus en s'absentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans consignes &#233;crites, bien des m&#233;decins-conseil de la s&#233;curit&#233; sociale mettent d&#233;j&#224; de plus en plus un terme &#224; certains arr&#234;ts de longue maladie. Des malades convoqu&#233;s se voient notifier une &#171; aptitude au travail &#187;, m&#234;me si le lendemain, en se pr&#233;sentant au travail, les m&#234;mes travailleurs se voient d&#233;clar&#233;s inaptes &#224; un poste dans l'entreprise, ce qui peut se traduire par un licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, maintenant que le feu vert est donn&#233; par la loi, la pression implicite qui s'exer&#231;ait sur les travailleurs va devenir explicite. D'autant plus que cela se met en place avec la b&#233;n&#233;diction de plusieurs organisations syndicales, la CFDT en t&#234;te, participant &#224; la gestion des caisses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la s&#233;curit&#233; sociale et le gouvernement font mine de contr&#244;ler &#171; tout le monde &#187;, industries pharmaceutiques, corps des m&#233;decins et des pharmaciens compris. En r&#233;alit&#233; le seul r&#233;el contr&#244;le s'exercera sur la population. Le aorps m&#233;dical, comme celui des pharmaciens verra ses d&#233;penses un peu encadr&#233;es, mais faute de pouvoir et de vouloir r&#233;ellement contr&#244;ler o&#249; va l'argent &#8211; dans les caisses du patronat et des industries pharmaceutiques &#8211; on finit toujours par se retourner vers les travailleurs pour les faire payer au nom de la lutte contre des abus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Martine ANSELME&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Couverture Maladie Universelle : Un geste pour les plus pauvres &#8230; et pour les requins de l'assurance
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Couverture-Maladie-Universelle-Un-geste-pour-les-plus-pauvres-et-pour-les</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;curit&#233; sociale
</dc:subject>

		<description>L'augmentation du ch&#244;mage et les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es dans le domaine de la sant&#233; publique par les gouvernements de droite et de gauche ont contribu&#233; &#224; d&#233;grader la situation de centaines de milliers d'hommes et de femmes. Exclus de la protection sociale par la faiblesse ou l'absence de revenu, de nombreux ch&#244;meurs, Rmistes, SDF ou tout simplement smicards et pr&#233;caires sont contraints de limiter voire de renoncer &#224; se soigner. 40 % des ch&#244;meurs ne poss&#232;dent pas de couverture&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'augmentation du ch&#244;mage et les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es dans le domaine de la sant&#233; publique par les gouvernements de droite et de gauche ont contribu&#233; &#224; d&#233;grader la situation de centaines de milliers d'hommes et de femmes. Exclus de la protection sociale par la faiblesse ou l'absence de revenu, de nombreux ch&#244;meurs, Rmistes, SDF ou tout simplement smicards et pr&#233;caires sont contraints de limiter voire de renoncer &#224; se soigner. 40 % des ch&#244;meurs ne poss&#232;dent pas de couverture compl&#233;mentaire. Le renoncement &#224; des soins n&#233;cessaires concernerait, sur un an, 14 % de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de couverture maladie universelle (CMU) est pr&#233;sent&#233; par la gauche plurielle comme une r&#233;ponse &#224; cette situation. Annonc&#233;e en 1997, cette loi prendra effet d&#233;but 2000, et instaure l'affiliation automatique au r&#233;gime de base de la s&#233;curit&#233; sociale d&#232;s l'&#226;ge de seize ans. Elle pr&#233;voit aussi l'adh&#233;sion gratuite &#224; un r&#233;gime compl&#233;mentaire pour celles et ceux dont le revenu est inf&#233;rieur &#224; 3500 francs mensuel (5250 francs pour un couple, 6300 francs avec un enfant et 7700 pour deux enfants). Ce seraient ainsi entre 150 000 et 200 000 personnes, selon les chiffres officiels, qui seraient r&#233;int&#233;gr&#233;es dans le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral. Quant au dispositif compl&#233;mentaire, il devrait concerner environ six millions de personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi CMU comporte bien des limites car le gouvernement Jospin, comme son pr&#233;d&#233;cesseur, inscrit son action en mati&#232;re de lutte contre la pr&#233;carit&#233; sociale dans le cadre &#233;triqu&#233; de la &#171; ma&#238;trise &#187; des d&#233;penses de sant&#233;. La mesure co&#251;terait 9 milliards. Rien au regard des cadeaux offerts au patronat. D'autant qu'une partie &#233;tant couverte par des transferts dans les budgets, la d&#233;pense nouvelle n'est que de 1,7 milliard. Il aurait suffit, par exemple, de 3 milliards suppl&#233;mentaires pour permettre d'&#233;tendre cette mesure aux revenus inf&#233;rieurs &#224; 3800 francs, c'est &#224; dire le seuil de pauvret&#233;. Ainsi, les dizaines de milliers de retrait&#233;s pauvres ne touchant que le minimum vieillesse ne pourront pas b&#233;n&#233;ficier de cette loi. Sans parler des sans-papiers qui se retrouvent &#233;cart&#233;s de cette mesure. L'universalit&#233; a des limites que l'hypocrisie des Jospin et Aubry ne veut pas franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, la CMU donne l'occasion au gouvernement d'offrir aux compagnies d'assurances un nouvel acc&#232;s au pactole de la protection sociale. La loi pr&#233;voit en effet que la couverture compl&#233;mentaire pourra &#234;tre souscrite indiff&#233;remment aupr&#232;s des mutuelles ou des assureurs priv&#233;s, l'Etat se chargeant de rembourser les d&#233;penses engag&#233;es. De plus, les assureurs participeront au conseil de surveillance du fonds de financement de la CMU. On le voit encore avec cette loi, la gauche plurielle ne rate jamais une occasion de faire des cadeaux au patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 1&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;er&lt;/sup&gt; novembre 1999, &lt;strong&gt;Eric PERREUX&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les h&#244;pitaux au r&#233;gime sec
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-hopitaux-au-regime-sec</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Sant&#233;
</dc:subject>

		<description>La situation actuelle des h&#244;pitaux ? &lt;br /&gt;En mars dernier, une centaine de m&#233;decins faisaient savoir qu'ils la jugeaient grave. Dans une lettre ouverte &#224; Martine Aubry, ils d&#233;noncent &#171; l'insuffisance de plus en plus criante de personnel m&#233;dical et param&#233;dical &#187;, &#171; insuffisance de moyens mat&#233;riels(&#8230;). Les h&#244;pitaux souffrent du sous-&#233;quipement de services imagerie&#8230; de la limitation de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments innovants et co&#251;teux&#8230; de la limitation des achats, notamment des proth&#232;ses ou de&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

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&lt;/a&gt;, 
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&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La situation actuelle des h&#244;pitaux ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mars dernier, une centaine de m&#233;decins faisaient savoir qu'ils la jugeaient grave. Dans une lettre ouverte &#224; Martine Aubry, ils d&#233;noncent &#171; &lt;em&gt;l'insuffisance de plus en plus criante de personnel m&#233;dical et param&#233;dical&lt;/em&gt; &#187;, &#171; &lt;em&gt;insuffisance de moyens mat&#233;riels(&#8230;). Les h&#244;pitaux souffrent du sous-&#233;quipement de services imagerie&#8230; de la limitation de l'acc&#232;s aux m&#233;dicaments innovants et co&#251;teux&#8230; de la limitation des achats, notamment des proth&#232;ses ou de pacemakers en seconde moiti&#233; d'ann&#233;e du fait de la restriction des cr&#233;dits.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Restrictions budg&#233;taires &#224; l'&#339;uvre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre 1991 et 1997, ce sont 11 % des lits d'h&#244;pitaux qui ont &#233;t&#233; ferm&#233;s. D'apr&#232;s le gouvernement il faudrait en fermer encore 30 000. Les partisans de la r&#233;forme hospitali&#232;re invoquent les progr&#232;s m&#233;dicaux qui permettent de raccourcir la dur&#233;e d'une hospitalisation. Progr&#232;s r&#233;els, certes. Mais ces fermetures vont bien au-del&#224; de ce que lib&#232;rent ces progr&#232;s. Et aujourd'hui, bien des h&#244;pitaux doivent h&#233;berger des malades dans des services non ad&#233;quats, faute de lits disponibles au bon endroit. La tendance &#224; faire partir les malades au plus t&#244;t, quitte &#224; ce qu'il revienne quelques semaines plus tard s'installe maintenant dans les m&#339;urs de la tradition hospitali&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Aubry, qui s'est pos&#233;e en d&#233;fenseur des h&#244;pitaux face au plan Johanet, que pr&#233;voit-elle pour l'ann&#233;e 2000 ? Le budget des h&#244;pitaux augmentera de 2,4 %, c'est-&#224;-dire, compte tenu de l'inflation, n'augmentera quasiment pas. Les r&#233;gions d&#233;favoris&#233;es que le gouvernement pr&#233;tend favoriser auront droit &#224; 3 %, soit quasiment rien. Les r&#233;gions &#171; favoris&#233;es &#187;, elles, devront se contenter de 1 %, soit une baisse nette des budgets. Ces chiffres sont quasiment les m&#234;mes depuis 1996, bien que l'activit&#233; des h&#244;pitaux ne d&#233;croisse pas, au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour rentrer dans le cadre d'un budget &#233;triqu&#233;, les directeurs d'h&#244;pitaux ont pris le pli de se comporter en bons gestionnaires. Ils se mettent &#224; l'heure des &#171; techniques nouvelles de management &#187;, et n'h&#233;sitent pas &#224; faire r&#233;aliser des audits de leur &#233;tablissement par des cabinets priv&#233;s. Dominique Coudreau, directeur de l'ARH (Agence R&#233;gionale d'Hospitalisation) d'Ile de France expliquait bien en 1997 ce qu'il attendait d'eux : &#171; &lt;em&gt;Les directeurs d'h&#244;pitaux qui ne seraient pas capables de supprimer une centaine de postes en un an feraient mieux de changer de m&#233;tier&lt;/em&gt; &#187;. Ainsi les directeurs r&#233;percutent les budgets serr&#233;s dans leur &#233;tablissement, et en premier lieu sur le personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;aliser la meilleure rentabilit&#233; de leurs services, les plus z&#233;l&#233;s des directeurs d'h&#244;pitaux prennent les devants sur les d&#233;cisions d'Etat concernant l'organisation du r&#233;seau sanitaire. &#171; Acceptez des sacrifices maintenant pour que l'Etat ne ferme pas l'&#233;tablissement ou ne retire pas l'accr&#233;ditation aux services &#187;, c'est un chantage devenu courant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une v&#233;ritable mise en concurrence entre h&#244;pitaux publics, ainsi qu'entre l'h&#244;pital public et les cliniques priv&#233;es est organis&#233;e par les organismes d'accr&#233;ditation, et surtout par les Agences R&#233;gionales d'Hospitalisation. Ces agences, fruit de la r&#233;forme hospitali&#232;re de Jupp&#233; de 1996, ont le pouvoir de faire fermer des services, de d&#233;cider des fusions entre &#233;tablissements. Ce sont elles qui d&#233;cident de la r&#233;partition entre h&#244;pitaux du budget allou&#233; &#224; la r&#233;gion. Elles sont ma&#238;tres d'&#339;uvre des restructurations, qui &#224; des degr&#233;s divers concernent les 4 cinqui&#232;mes des &#233;tablissements de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crit&#232;res de productivit&#233; et de rentabilit&#233; sont ouvertement &#233;voqu&#233;s par les gestionnaires du syst&#232;me hospitalier. Or, le budget d'un h&#244;pital, c'est &#224; 70 % la masse salariale. Alors, on rogne sur les &#171; marges &#187; : les cong&#233;s, les repos, les heures sup, le personnel pr&#233;caire... Mais cela ne suffit pas encore. Pour r&#233;aliser les 32 milliards d'&#233;conomies envisag&#233;s par Johanet, il faudrait supprimer 160 000 emplois, un cinqui&#232;me de l'effectif actuel, d'ici cinq ans. Cela passerait par des licenciements secs des personnels statutaires. Des primes pour &#171; d&#233;part volontaire &#187;, lors d'une op&#233;ration de restructuration existent d&#233;j&#224;. Va-t-on vers des plans &#171; sociaux &#187; hospitaliers ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;De nouvelles attaques en pr&#233;paration&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aubry oppos&#233;e &#224; Johanet sur la question des h&#244;pitaux, cela n'a donc rien de s&#233;rieux. La crise de 1973 a ouvert une p&#233;riode o&#249; tous les gouvernements ont frein&#233;, puis stopp&#233; la croissance des budgets hospitaliers. Une des grandes &#233;tapes de cette &#171; ma&#238;trise des d&#233;penses &#187; a &#233;t&#233; le passage, en 1983, au syst&#232;me de dotation globale, un budget allou&#233; annuellement. A charge pour l'h&#244;pital de rester dans le budget, de contenir l'activit&#233;, le paiement des salaires, l'achat de mat&#233;riel, les d&#233;penses d'entretien dans ce cadre financier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Johanet propose une autre m&#233;thode d'attribution des budgets, qui serait source d'&#233;conomies, la tarification &#224; la pathologie. Proposition reprise par Martine Aubry dans son projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale 2000 avec l'exp&#233;rimentation de cette tarification l'ann&#233;e prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode d'Aubry est dans le strict prolongement de celle de Jupp&#233;. En r&#233;gionalisant les budgets hospitaliers, les effets de ces budgets r&#233;duits ont pu s'&#233;taler sur le temps. On donne tant&#244;t un (petit) coup de pouce sur telle r&#233;gion, pour l'ann&#233;e suivante le restreindre s&#232;chement. Le m&#234;me principe s'applique &#224; l'&#233;chelle de la r&#233;gion, voire au sein d'un h&#244;pital. Chaque directeur d'h&#244;pital fait le choix de reporter les restrictions budg&#233;taires sur tel ou tel service, sur telle ou telle cons&#233;quence : cong&#233;s, remplacements, embauche de nouveau personnel&#8230; Une politique g&#233;n&#233;rale de restriction des budgets hospitaliers devient alors une politique &#224; multiples visages. Mais toujmurs et en premier lieu celui d'un manque de personnel criant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Halte aux sous-effectifs partout !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La politique de restriction budg&#233;taire, de suppressions d'effectifs, par le biais de fermetures de lits et de services notamment, est une politique dirig&#233;e contre toute la population. Car les sous-effectifs signifient tout &#224; la fois des licenciements d&#233;guis&#233;s, une pr&#233;carisation croissante pour les personnels et des malades de moins en moins bien soign&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est la premi&#232;re cause de ce ras-le-bol, cette usure, ces coups de col&#232;re d'un personnel qui refuse de voir ses conditions de travail se d&#233;grader. Il y a ces gr&#232;ves qui agitent de nombreux services ou &#233;tablissements, sans grand lien les unes avec les autres, mais qui toujours d&#233;noncent les sous-effectifs. Combien de cong&#233;s non remplac&#233;s, cong&#233;s maladies ou plus encore cong&#233;s maternit&#233;, par d&#233;finition d&#233;clar&#233;s quelques mois plus t&#244;t et donc g&#233;rables du point de vue de l'effectif d'un service ? On a m&#234;me vu des surveillantes convoquer le personnel d'un service en d&#233;but d'ann&#233;e pour demander aux femmes si elles comptaient avoir des enfants dans l'ann&#233;e, &#224; quel moment pr&#233;cis, etc. La pression est grande, qui pousse &#224; venir travailler malade, pour que le travail ne revienne pas enti&#232;rement aux coll&#232;gues restants. Combien de repos d&#251;s mais que le personnel ne peut pas prendre quand il le d&#233;sire, ou qui sont m&#234;me parfois tout bonnement refus&#233;s ? Dans bien des &#233;tablissements le pool, c'est-&#224;-dire le volant de personnel destin&#233; &#224; remplacer les absents de tout l'h&#244;pital, a &#233;t&#233; r&#233;duit &#224; peau de chagrin. Combien de services fonctionnent avec une infirmi&#232;re et une aide-soignante, quand le r&#232;glement en impose une, deux ou trois de plus ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre moins nombreux dans un service, cela signifie travailler de mani&#232;re plus intense, diminuer les pauses, courir d'une chambre &#224; l'autre, et cela signifie aussi, de fait, moins bien soigner les patients. A l'heure o&#249; gouvernement et directions hospitali&#232;res affichent leur volont&#233; de &#171; mettre le malade au c&#339;ur du syst&#232;me hospitalier &#187;, bien des infirmi&#232;res, des aides-soignantes ou des agents se plaignent de ne pouvoir prodiguer que les soins les plus indispensables, strictement m&#233;dicaux, sans pouvoir faire rien de plus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On embauche moins ces derni&#232;res ann&#233;es. Jusqu'aux ann&#233;es 80 les effectifs augmentaient d'environ 5 % par an. Mais depuis, ils n'ont augment&#233; que de 1% par an jusqu'en 1992, et de 0,5 % depuis cette date. En 1995 par exemple, les effectifs du secteur hospitalier public ont augment&#233; de&#8230; 0,16% ! Les restrictions d'embauche vont de pair avec les r&#233;ductions budg&#233;taires drastiques impos&#233;es depuis deux d&#233;cennies par les gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et surtout, qu'est-ce que le chiffre des emplois s'il n'est pas rapport&#233; aux besoins de la population, &#224; l'activit&#233; des h&#244;pitaux ? Or depuis une vingtaine d'ann&#233;es l'activit&#233; est toujours plus grande dans les services, le travail change et s'intensifie avec les progr&#232;s techniques et m&#233;dicaux. Lorsque les effectifs n'augmentent pas proportionnellement aux besoins qualitatifs et quantitatifs, cela ne peut se traduire que par une aggravation des conditions de vie et de travail des personnels de sant&#233;. Ainsi, la dur&#233;e de s&#233;jour &#224; l'h&#244;pital, &#224; l'occasion d'une op&#233;ration ou d'examens par exemple, ne cesse de diminuer ; les malades qui rentrent chez eux plus t&#244;t ne restent d&#233;sormais hospitalis&#233;s que pour recevoir des soins relativement complexes, et ceci non pour des raisons de confort mais surtout d'&#233;conomies. Pour le personnel, cela signifie que tous les malades d'un service requi&#232;rent des soins assez intensifs, ce qui n'&#233;tait pas le cas lorsque les s&#233;jours &#224; l'h&#244;pital se prolongeaient. Le travail en est donc plus intense, plus p&#233;nible aussi. C'est ce qu'on appelle la &#171; productivit&#233; &#187; &#224; l'h&#244;pital&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET et Anne DESECRINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les 35 heures &#224; l'h&#244;pital&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On peut dire que la m&#233;thode Jospin &#224; ce sujet a &#233;t&#233; d'aller en douceur dans les annonces&#8230; L'an dernier, un projet devait &#234;tre pr&#233;sent&#233; d&#233;but 1999. Finalement, il n'y a eu que la parution d'un rapport, le rapport Roch&#233;, qui propose la remise &#224; plat de tout le d&#233;compte du temps de travail, et pr&#233;tendant que les 35 heures seraient presque effectu&#233;es d&#233;j&#224; dans la fonction publique.. Des rencontres entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement ont bien eu lieu depuis la mi-septembre, mais pour l'instant rien de concret n'est annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, les salari&#233;s des cliniques et des h&#244;pitaux priv&#233;s commencent &#224; conna&#238;tre les 35 heures. Plusieurs cliniques ont connu des journ&#233;es de gr&#232;ve contre ces accords. La FEHAP, organisation d'h&#244;pitaux priv&#233;s, a sign&#233; un accord avec la CFDT et la CGC qui contient une importante clause de &#171; flexibilit&#233; &#187; et une baisse de r&#233;mun&#233;rations. Cet accord, un temps jug&#233; discutable par le gouvernement, a finalement eu l'aval de Martine Aubry. Va-t-on s'en inspirer pour les h&#244;pitaux publics ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 5 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les SROSS 1999-2004 : l'organisation d'un d&#233;mant&#232;lement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le de l'Etat sur les d&#233;penses hospitali&#232;res n'a pas lieu que par le biais de l'attribution des budgets. C'est dans les ann&#233;es 1970 que la &#171; carte sanitaire &#187; a &#233;t&#233; mis en place. Des &#171; secteurs sanitaires &#187; ont &#233;t&#233; d&#233;finis, et le nombre de lits autoris&#233;s pour mille habitants sont d&#233;sormais fix&#233;s : 1 &#224; 2,2 en m&#233;decine et en chirurgie, 0,2 &#224; 0,5 en gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#171; carte sanitaire &#187; ainsi d&#233;finie faisait appara&#238;tre 60 000 lits exc&#233;dentaires en 1975. Mais dans les ann&#233;es 1990, les gouvernements ont jug&#233; que les dispositifs de la carte sanitaire n'&#233;taient pas assez contraignants. Elle fut remplac&#233; par les Sch&#233;mas R&#233;gionaux d'Organisation Sanitaire et Sociale, les SROSS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, nombre de restructurations ont &#233;t&#233; annonc&#233;s dans le cadre des SROSS pour la p&#233;riode 1999-2004, r&#233;gion par r&#233;gion. Elles planifient 24 000 fermetures de lits d'ici 2004.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Ile de France, le SROSS est d&#233;j&#224; mis en &#339;uvre cette ann&#233;e au niveau des urgences. Au nom de la s&#233;curit&#233;, seules 70 des 230 structures d'urgences serolt conserv&#233;es. Pourtant les urgences, connaissent une affluence croissante, cons&#233;quence de la pr&#233;carit&#233; g&#233;n&#233;rale dans la soci&#233;t&#233;. D&#233;j&#224; surcharg&#233;es, les temps d'attente pouvant se compter en heures, les urgences en nombre r&#233;duit annonc&#233;es par le SROSS ne s'annoncent donc pas plus s&#251;res !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 4 novembre 1999&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De 10 &#224; 20 % d'emplois pr&#233;caires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les emplois cr&#233;&#233;s &#224; l'h&#244;pital ces derni&#232;res ann&#233;es sont essentiellement des emplois pr&#233;caires. Le recours aux CES et aux CDD est devenu syst&#233;matique, tandis que de moins en moins de gens sont embauch&#233;s en CDI. On voit aujourd'hui des infirmi&#232;res attendre leur titularisation durant des mois ou des ann&#233;es. Dans les ann&#233;es 90, ce ne sont pas moins de 40 000 CES qui ont &#233;t&#233; embauch&#233;s chaque ann&#233;e. CES et CDD font le m&#234;me travail que le personnel titulaire, notamment en tant qu'agents et aides-soignants. L'Etat se met d'ailleurs ainsi dans la plus parfaite ill&#233;galit&#233; mais il s'en moque. Autre version du travail pr&#233;caire, les emplois-jeunes, &#171; assistant de convivialit&#233; en institution &#187; et autres &#171; assistants pour la pr&#233;vention et l'accompagnement &#187; sont entr&#233;s &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, ce sont dans bien des &#233;tablissements plus de 10 % des emplois, parfois 20 % dans des petites structures qui sont pr&#233;caires. Cela n'emp&#234;che pas les directions des h&#244;pitaux de renouveler ces contrats, un an, deux ans, trois ans et plus, &#224; leur bon gr&#233;. Dans le secteur hospitalier comme ailleurs, ce sont les t&#226;ches les moins qualifi&#233;es qui sont le plus souvent faites par des travailleurs pr&#233;caires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; touche aussi les m&#233;decins &#233;trangers, qui sont entre 7 et 8000 &#224; faire le m&#234;me travail que les m&#233;decins fran&#231;ais pour un salaire deux fois moindre environ. Ils ont un dipl&#244;me &#233;quivalent mais n'ont pas le droit de s'installer dans le secteur lib&#233;ral. Le gouvernement de gauche a refus&#233; de faire le geste pourtant minimal de titulariser ces m&#233;decins &#233;trangers afin de leur permettre d'exercer dans les m&#234;mes conditions que leurs coll&#232;gues fran&#231;ais ou europ&#233;ens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'h&#244;pital Europ&#233;en Georges Pompidou (HEGP) : Chronique d'une restructuration annonc&#233;e&#8230; mais non achev&#233;e
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-hopital-Europeen-Georges-Pompidou-HEGP-Chronique-d-une-restructuration</link>
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>H&#244;pital
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>

		<description>La presse s'est surtout fait l'&#233;cho des probl&#232;mes rencontr&#233;s lors de la construction de ce &#171; vaisseau &#187; qu'est le nouvel h&#244;pital du 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, l'HEGP, et d'un certain g&#226;chis. C'est ainsi qu'il a fallu casser des murs pour faire rentrer certains appareils, que les portes des chambres sont trop &#233;troites pour les lits pr&#233;vus pour transporter les malades. Un g&#226;chis qui n'en est pas un pour tout le monde : bien des entreprises se sont enrichies dans l'affaire. &lt;br /&gt;En&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La presse s'est surtout fait l'&#233;cho des probl&#232;mes rencontr&#233;s lors de la construction de ce &#171; vaisseau &#187; qu'est le nouvel h&#244;pital du 15&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris, l'HEGP, et d'un certain g&#226;chis. C'est ainsi qu'il a fallu casser des murs pour faire rentrer certains appareils, que les portes des chambres sont trop &#233;troites pour les lits pr&#233;vus pour transporter les malades. Un g&#226;chis qui n'en est pas un pour tout le monde : bien des entreprises se sont enrichies dans l'affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la presse s'est bien gard&#233;e de parler de l'avenir du personnel. Car la fermeture des h&#244;pitaux Broussais, Boucicaut et La&#235;nnec (BBL) signifie d'abord fermeture de lits et suppressions de postes. Ce sont plus de 400 lits ferm&#233;s ainsi sur les 1200 r&#233;partis sur ces trois h&#244;pitaux, et pr&#232;s de 900 emplois supprim&#233;s, sur plus de 3000. Les conditions de travail du personnel &#224; l'HEGP s'annoncent dures, non seulement du fait du manque &#233;vident de personnel mais aussi des nouveaux horaires impos&#233;s. Le personnel de jour travaillera en grande &#233;quipe, c'est-&#224;-dire parfois du matin, parfois de l'apr&#232;s-midi. Sans compter la polyvalence exig&#233;e, qui am&#232;nera chacun &#224; aller remplacer les coll&#232;gues absents, quel que soit leur service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, bien des titulaires n'ont pas demand&#233; &#224; &#234;tre mut&#233;s &#224; l'HEGP. Mais les travailleurs de la sant&#233; en contrat pr&#233;caire, eux, ont moins que les titulaires la possibilit&#233; de refuser un poste, et de discuter les conditions de travail. Et ils sont fort nombreux depuis un, deux, trois, voire quatre ans, en CDD, sans aucune garantie ni m&#234;me sans aucune information sur leur avenir. Ils ont fait gr&#232;ve au printemps dernier, avec les titulaires, pour d&#233;noncer la pr&#233;carit&#233; et r&#233;clamer l'embauche de tous les pr&#233;caires en poste fixe. Une r&#233;p&#233;tition avant le lever de rideau ? Car c'est &#224; sa mani&#232;re que le personnel devra inaugurer l'HEGP, par une lutte d&#233;termin&#233;e pour imposer l'embauche et l'am&#233;lioration des conditions de travail !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Des ripostes en ordre dispers&#233;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Des-ripostes-en-ordre-disperse</link>
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		<dc:subject>H&#244;pital
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		<dc:subject>Entreprises
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		<description>Des cong&#233;s dont le salari&#233; ne peut profiter, des services qui ne tournent qu'avec une seule infirmi&#232;re ou une seule aide-soignante, des personnels qui se retrouvent catapult&#233;s sur un service qu'ils ne connaissent pas pour boucher les trous, les coups de t&#233;l&#233;phone au domicile pour remplacer un absent&#8230; les personnels en ont assez. Et ce m&#233;contentement s'exprime ouvertement. &lt;br /&gt;D'un ensemble de mouvements&#8230; &lt;br /&gt;Dans les deux derniers mois, les mouvements n'ont pas manqu&#233;. Ainsi les services&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Hopital-+" rel="tag"&gt;H&#244;pital
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des cong&#233;s dont le salari&#233; ne peut profiter, des services qui ne tournent qu'avec une seule infirmi&#232;re ou une seule aide-soignante, des personnels qui se retrouvent catapult&#233;s sur un service qu'ils ne connaissent pas pour boucher les trous, les coups de t&#233;l&#233;phone au domicile pour remplacer un absent&#8230; les personnels en ont assez. Et ce m&#233;contentement s'exprime ouvertement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D'un ensemble de mouvements&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les deux derniers mois, les mouvements n'ont pas manqu&#233;. Ainsi les services des urgences de Marseille se sont mis en gr&#232;ve pour protester contre l'ins&#233;curit&#233; provoqu&#233;e par l'insuffisance de personnel. A Moisselles, en r&#233;gion parisienne, durant deux mois la gr&#232;ve s'est s'oppos&#233;e &#224; la fermeture partielle de cet h&#244;pital psychiatrique. A Henri Mondor, &#224; Cr&#233;teil, le personnel s'est mis en gr&#232;ve contre la suppression de certains jours de repos. A Saint-Vincent de Paul &#224; Paris, le personnel de nuit s'oppose &#224; la nouvelle comptabilit&#233; du temps de travail que veut instaurer la direction, en fait, une mouture de la flexibilit&#233; introduite par la loi Aubry sur les 35 heures. A Nantes, des journ&#233;es de gr&#232;ve ont eu lieu contre 180 suppressions de postes. Au Havre, le personnel lutte contre un plan de 107 suppressions de postes. Et cette liste n'est pas exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, les mouvements se succ&#232;dent dans les h&#244;pitaux. Au premier rang des revendications viennent les probl&#232;mes d'effectifs. Quand les salari&#233;s chiffrent les besoins indispensables, c'est souvent entre 50 et 200 postes qui manquent de fa&#231;on criante. Certains mouvements, comme ceux de l'h&#244;pital Avicenne &#224; Bobigny, Paul-Guiraud &#224; Villejuif, de l'h&#244;pital de Montlu&#231;on, La&#235;nnec &#224; Paris, ont pu durer entre un mois et 10 semaines. Ceci malgr&#233; les limites d'une gr&#232;ve dans un h&#244;pital, o&#249; souvent 80 % ou plus des gr&#233;vistes sont r&#233;quisitionn&#233;s pour assurer le service. Ces mouvements se traduisent donc par des Assembl&#233;es G&#233;n&#233;rales, des interpellations de la direction de l'h&#244;pital, des manifestations aupr&#232;s des autorit&#233;s de tutelle (minist&#232;re, ARH).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;...&#224; un mouvement d'ensemble ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces mouvements ont pu aboutir &#224; des embauches de plusieurs dizaines de personnes, et &#224; un d&#233;blocage de cr&#233;dits. Mais le plus souvent, ce dernier se d&#233;roule par le biais de la rer&#233;partition des cr&#233;dits au sein de la r&#233;gion. En fait, pour le moment, les gouvernements Jupp&#233; puis Jospin ont pu g&#233;rer ces mouvements, qui restent isol&#233;s. C'est aussi le cas des structures menac&#233;es de fermetures dans les petites villes : souvent des r&#233;actions du personnel et de la population ont eu lieu, l'Etat a pu reculer, mais pour faire passer le projet ult&#233;rieurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces raisons font qu'un mouvement d'ensemble dans les h&#244;pitaux s'impose. Le ras-le-bol existe, la combativit&#233; aussi. Mais l'isolement des mouvements est flagrant : des mouvements sur les m&#234;mes th&#232;mes se succ&#232;dent, mais sans lien r&#233;el. Et face &#224; un plan concert&#233;, bien qu'&#233;tal&#233; sur le temps, seule une r&#233;ponse d'ensemble des 800 000 salari&#233;s des h&#244;pitaux peut s'av&#233;rer efficace. De plus, les hospitaliers ont avec eux une arme importante : une lutte, qui serait aussi une lutte contre les attaques contre le droit &#224; la sant&#233; pourrait obtenir le soutien de la population, directement concern&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la f&#233;d&#233;ration CFDT est partisane de la r&#233;forme hospitali&#232;re, la CGT, l'organisation la plus pr&#233;sente dans les h&#244;pitaux, d&#233;nonce certes les cons&#233;quences de l'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire. Mais elle ne pr&#233;pare, ni ne d&#233;fend l'id&#233;e d'un mouvement d'ensemble dans le secteur de la sant&#233;. Les syndicats CGT, quand ils sont partie prenante des luttes pour l'embauche et contre les suppressions de moyens, confinent les luttes au sein de l'&#233;tablissement, parfois m&#234;me du service. Par contre, lorsque la CGT a d&#233;cid&#233; de participer activement &#224; des initiatives bidon comme les &#171; Etats-G&#233;n&#233;raux de la Sant&#233; &#187; qui ont occup&#233; pendant plusieurs mois Kouchner, les &#233;lus de la gauche plurielle, les syndicats de m&#233;decins, etc, elle a &#233;t&#233; pr&#233;sente &#224; tous les rendez-vous. Et que dire de l'attitude des repr&#233;sentants CGT &#224; la t&#234;te de la CNAM qui jugent au sujet du plan Johanet, que &#171; en raison m&#234;me de la complexit&#233; des probl&#232;mes (&#8230;), la raison doit l'emporter sur l'impatience &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les attaques qui se pr&#233;parent sous couvert de 35 heures, ou tout simplement la poursuite de la politique actuelle, ne font que rendre plus indispensable cette lutte d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michel CHARVET&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> &#171; Trop de soins &#187; : info ou intox ?
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		<dc:date>1999-12-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
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		<dc:subject>Sant&#233;
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		<description>Il n'est gu&#232;re de semaine qui passe sans que gouvernement, syndicalistes gestionnaires de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ou journalistes ne fustigent le gaspillage dont feraient l'objet les d&#233;penses de sant&#233;. Un hebdomadaire n'h&#233;sitait pas tout r&#233;cemment &#224; chiffrer ce gaspillage &#224; 100 milliards de francs. Chiffre venu d'on ne sait o&#249;, destin&#233; &#224; impressionner, &#224; culpabiliser les &#171; sur-consommateurs de sant&#233; &#187; que nous serions tous. Le syst&#232;me de sant&#233; en France, qu'on a&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Securite-sociale-hopitaux-" rel="directory"&gt;DOSSIER : S&#233;curit&#233; sociale, h&#244;pitaux, sant&#233; : les r&#233;formes de l'aust&#233;rit&#233;
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
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&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Sante-+" rel="tag"&gt;Sant&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il n'est gu&#232;re de semaine qui passe sans que gouvernement, syndicalistes gestionnaires de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie ou journalistes ne fustigent le gaspillage dont feraient l'objet les d&#233;penses de sant&#233;. Un hebdomadaire n'h&#233;sitait pas tout r&#233;cemment &#224; chiffrer ce gaspillage &#224; 100 milliards de francs. Chiffre venu d'on ne sait o&#249;, destin&#233; &#224; impressionner, &#224; culpabiliser les &#171; sur-consommateurs de sant&#233; &#187; que nous serions tous. Le syst&#232;me de sant&#233; en France, qu'on a longtemps dit &#234;tre parmi les meilleurs, serait aujourd'hui &#171; le plus cher et le moins bien rembours&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les gouvernements qui se sont succ&#233;d&#233;s depuis une vingtaine d'ann&#233;es ont multipli&#233; les moyens d'&#233;valuer les d&#233;penses de sant&#233;, suivant en cela l'exemple am&#233;ricain. Ont &#233;t&#233; ainsi mis en place des observatoires r&#233;gionaux de la sant&#233; et surtout le PMSI (Programme m&#233;dicalis&#233; des syst&#232;mes d'information), les Agences r&#233;gionales de l'hospitalisation (ARH), autant d'institutions charg&#233;es de sanctionner l'activit&#233; des h&#244;pitaux, et principalement le co&#251;t des soins. En fait, de tels organismes sont autant de moyens mis en place par les gouvernements pour imposer une politique de rigueur budg&#233;taire. Signe du temps, on &#233;value le rapport qualit&#233;/prix de la sant&#233;, dans un secteur o&#249; il ne devrait &#234;tre question que de sant&#233;. Il s'est m&#234;me trouv&#233; des journaux pour faire la une avec un accrocheur classement des &#233;tablissements de soins &#224; l'&#233;chelle nationale. Un tel classement, de par les crit&#232;res retenus, n'a rien d'innocent. Il sert par exemple &#224; justifier, aux yeux du personnel et du public, la fermeture de maternit&#233;s que l'on juge insuffisamment s&#251;res parce qu'elles pratiquent moins de 300 accouchements par an. Ce sont pas moins de 39 maternit&#233;s qui ont &#233;t&#233; ainsi ferm&#233;es en 3 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gouvernements, et celui de Jospin n'a rien &#224; envier en cela &#224; celui de Jupp&#233;, veulent nous faire croire que nous allons trop chez le m&#233;decin, trop &#224; l'h&#244;pital, que nous consommons trop de m&#233;dicaments. Ils veulent nous faire accroire que nous devrions g&#233;rer la s&#233;curit&#233; sociale comme nous g&#233;rons notre budget mensuel, faire des &#233;conomies, toujours des &#233;conomies, alors que r&#233;duire les d&#233;penses de sant&#233; prises en charge mais accro&#238;tre celles qui sont &#224; la charge des familles, tout cela r&#233;sulte d'un choix politique. Aujourd'hui, c'est la sant&#233;, et surtout la sant&#233; des plus pauvres, des jeunes pr&#233;caires, des ch&#244;meurs, des immigr&#233;s qui se d&#233;grade. Mais, il faut le rappeler, les d&#233;penses de sant&#233;, &#224; l'&#233;chelle du pays, n'ont jamais cess&#233; d'augmenter. Et cela a permis une am&#233;lioration certaine de la sant&#233; durant le dernier si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; co&#251;te cher. Et alors ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'apr&#232;s-guerre, la sant&#233; de la population n'a cess&#233; de s'am&#233;liorer, tandis qu'augmentaient parall&#232;lement les d&#233;penses de sant&#233;, qui atteignent ces derni&#232;res ann&#233;es les 7 &#224; 800 milliards de francs, soit entre 11 et 12 000 francs par an et par personne. Plus encore, la part de ces d&#233;penses dans le PIB n'a cess&#233; d'augmenter pendant la m&#234;me p&#233;riode. C'est l'Etat, en France &#224; la lib&#233;ration, qui a mis en &#339;uvre une politique destin&#233;e &#224; permettre au plus grand nombre d'acc&#233;der aux soins, et non plus seulement &#224; une minorit&#233; de riches pouvant cotiser aupr&#232;s d'assurances priv&#233;es ou assurer par eux-m&#234;mes le paiement des soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de soins, qu'il s'agisse de l'h&#244;pital ou des m&#233;decins de ville, devint accessible aux travailleurs et aux ch&#244;meurs lorsque la couverture de la s&#233;curit&#233; sociale fut g&#233;n&#233;ralis&#233;e aux salari&#233;s de l'Etat et de l'industrie, puis aux agriculteurs et aux professions lib&#233;rales. Et les mutuelles sont intervenues pour compl&#233;ter les remboursements de la s&#233;curit&#233; sociale. C'est ainsi que les personnes &#226;g&#233;es, qui n'allaient encore pas ou peu chez le m&#233;decin dans les ann&#233;es 60 et 70 y vont beaucoup plus depuis 20 ans, et sont mieux soign&#233;es aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un mot on se soigne plus et mieux. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 50 le nombre de m&#233;decins a &#233;t&#233; multipli&#233; par cinq, bien au-del&#224; de l'accroissement de la population. Si l'on reste moins longtemps en moyenne &#224; l'h&#244;pital du fait du progr&#232;s m&#233;dical, il demeure que l'on recourt plus &#224; l'h&#244;pital, aux m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes et aux sp&#233;cialistes dits de ville, aux m&#233;dicaments aussi. Le progr&#232;s m&#233;dical et technique est &#233;vident, depuis la diffusion massive des antibiotiques &#224; partir de 1945 jusqu'aux progr&#232;s de l'imagerie m&#233;dicale, en passant par la g&#233;n&#233;ralisation de la vaccination. Dans une soci&#233;t&#233; capitaliste bas&#233;e sur l'essor des techniques et des technologies, il n'est que normal que le secteur de la sant&#233; connaisse un tel progr&#232;s. Il n'est qu'&#224; prendre l'exemple des femmes. La pilule contraceptive, mise au point en 1951, a permis aux femmes de ma&#238;triser leur corps, leur sexualit&#233; et le moment de leur grossesse. Elles consultent plus facilement un gyn&#233;cologue aujourd'hui, et cela permet notamment de mieux d&#233;tecter cancers du sein et de l'ut&#233;rus. La hausse de l'esp&#233;rance de vie en est un autre exemple : en un demi-si&#232;cle, entre 1935 et 1991 nous avons gagn&#233; 20 ans de vie, c'est-&#224;-dire une g&#233;n&#233;ration. Enfin on pourrait &#233;voquer les ravages de la tuberculose dans l'entre deux guerres, o&#249; les sanatoriums &#233;taient plus souvent des mouroirs que des lieux de gu&#233;rison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant d'exemples qui montrent que l'am&#233;lioration du niveau g&#233;n&#233;ral de sant&#233; implique un investissement technique, scientifique, financier extr&#234;mement important. Depuis l'apr&#232;s-guerre cet effort a eu pourtant ses limites. Ces limites sont celles d'une soci&#233;t&#233; o&#249; nombre de soins, de recherches, de m&#233;dicaments ont &#233;t&#233; sacrifi&#233;s sur l'autel du profit. Le profit des laboratoires et de l'industrie pharmaceutique comme de la m&#233;decine lib&#233;rale sont pass&#233;s bien avant le souci d'apporter les soins de meilleure qualit&#233; &#224; tous. Dans une soci&#233;t&#233; qui n'aurait pas pour moteur le seul profit, l'effort en mati&#232;re de sant&#233; serait bien diff&#233;rent, et l'acc&#232;s aux techniques modernes d'un autre ordre. N'oublions pas qu'aujourd'hui, la majorit&#233; de l'humanit&#233;, les pauvres dans les pays pauvres sont tr&#232;s loin d'avoir acc&#232;s au minimum en termes de sant&#233;. M&#234;me dans un pays comme la France, depuis une vingtaine d'ann&#233;es il est bien clair que la politique dite de sant&#233; sacrifie cette derni&#232;re, du moins pour la fraction la plus d&#233;favoris&#233;e de la population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les mal-soign&#233;s, des sacrifi&#233;s de la politique de sant&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement du ch&#244;mage et de la pr&#233;carit&#233;, avec la d&#233;gradation des conditions de vie et de travail, c'est la sant&#233; qui se d&#233;grade. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 80, et plus encore depuis le d&#233;but des ann&#233;es 90, une partie de plus en plus grande de la classe ouvri&#232;re n'a plus acc&#232;s aux m&#234;mes soins que le reste de la population. Plus qu'une m&#233;decine &#224; deux vitesses, c'est l'exclusion des soins qui frappe la fraction la plus d&#233;munie de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me de soins peut para&#238;tre bien difficile d'acc&#232;s &#224; un jeune qui alterne aujourd'hui petits boulots et p&#233;riodes de ch&#244;mage, &#224; un homme ou une femme immigr&#233;s en situation irr&#233;guli&#232;re ou &#224; une famille dont les seules sources de revenu sont les aides sociales. De plus, il y a bien des situations o&#249; l'on en est r&#233;duit &#224; parer &#224; l'essentiel, et l'essentiel, ce ne sont pas les probl&#232;mes dentaires, les troubles de la vue ou de l'ou&#239;e, ou le suivi gyn&#233;cologique pour les femmes. Outre les 150 000 &#224; 200 000 personnes qui n'ont aujourd'hui aucune couverture sociale, ce sont 12 % de la population qui ne poss&#232;dent ni mutuelle ni aide sociale pour payer tout ce que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse pas, ou plus. Rappelons que la s&#233;curit&#233; sociale ne rembourse qu'un peu plus de 70 % des soins, contre 91 % en Allemagne par exemple. Sans mutuelle, c'est au travailleur ou au ch&#244;meur de r&#233;gler les 25 % restants. Au bilan, les mesures qui ont &#233;maill&#233; les ann&#233;es 80 et 90, ont priv&#233; la fraction la plus d&#233;munie de la classe ouvri&#232;re d'un niveau de sant&#233; minimal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si les jeunes femmes d'aujourd'hui sont g&#233;n&#233;ralement mieux suivies que leurs m&#232;res, et beaucoup mieux que leurs grands-m&#232;res qui ne l'&#233;taient pas, les femmes qui &#233;l&#232;vent seules des enfants, les femmes immigr&#233;es, les jeunes femmes &#224; qui l'on impose le travail pr&#233;caire, sont moins bien suivies aujourd'hui qu'il y a 20 ans, notamment pendant leur grossesse. L'acc&#232;s &#224; l'IVG est plus difficile, les centres de planning familial ferment, car le gouvernement ne leur donne plus les moyens d'exister. De m&#234;me, l'esp&#233;rance de vie a moins augment&#233; pour les ouvriers et les ch&#244;meurs que pour les cadres. Enfin, la tuberculose, disparue jusqu'&#224; une p&#233;riode r&#233;cente dans des pays comme la France, est en recrudescence depuis 1991.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sant&#233;, comme l'&#233;cole ou les transports, ne doivent pas faire l'objet d'une comptabilit&#233; soumise au profit. Derri&#232;re le calcul du rapport qualit&#233;-prix de la sant&#233;, il y a des millions de gens qui ne se soignent plus ou pas assez. Pourquoi rapporter par exemple l'augmentation des d&#233;penses de sant&#233; &#224; celle du PIB ? Pourquoi les d&#233;penses de sant&#233; ne prendraient-elles pas aujourd'hui une grande part de la richesse produite ? Ce serait le signe que le progr&#232;s m&#233;dical et technique est enfin propos&#233; et offert &#224; tous. Ce ne pourra &#234;tre le cas que lorsque l'instruction, les loisirs, la culture, la sant&#233; des hommes compteront plus que le profit de quelques uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne DESECRINS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; sous carcan comptable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1997, plusieurs p&#233;riodiques ont publi&#233; des enqu&#234;tes &#224; sensation sur le &#171; palmar&#232;s des h&#244;pitaux &#187;. Elles sont fortement contestables du point de vue de leur r&#233;alisation : elles apparaissent plus comme des coups publicitaires que comme une analyse s&#233;rieuse de l'&#233;valuation des qualit&#233;s des soins. Mais de telles enqu&#234;tes ne sont possibles que depuis la mise en place du PMSI, le programme m&#233;dicalis&#233; des syst&#232;mes informatis&#233;s, qui depuis 1991 permet &#224; l'Etat de tenir un d&#233;compte pr&#233;cis de l'activit&#233; des h&#244;pitaux, et surtout de leur co&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car la vocation de ce syst&#232;me n'est pas de comparer les qualit&#233;s des soins, pour comparer l'efficacit&#233; de techniques m&#233;dicales, par exemple, mais bien d'&#233;tablir un &#171; palmar&#232;s de la rentabilit&#233; &#187;. En cons&#233;quence le minist&#232;re, les ARH ne se g&#234;nent pas pour montrer du doigt les structures &#171; surdot&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque acte hospitalier est d&#233;sormais mesur&#233; en termes de points. 1000 points, c'est un accouchement sans complications. Une ligature de veines, c'est 857 points, une transplantation cardiaque 16 788 points. A la fin, on divise le budget de l'h&#244;pital par le nombre de points correspondant aux actes r&#233;alis&#233;es&#8230; Et on obtient le point ISA (indice synth&#233;tique d'activit&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, gare au point ISA, ce crit&#232;re de &#171; productivit&#233; &#187; : il a d'ailleurs baiss&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es, valant 12,68F en 1998 contre 14,94F en 1995. Mais il est para&#238;t-il, trop &#233;lev&#233; dans des r&#233;gions comme l'Ile de France, o&#249; il vaut 14,48F. Les &#233;tablissements ayant un point ISA trop &#233;lev&#233; verront leur budget r&#233;duit&#8230; Un vrai palmar&#232;s de la &#171; productivit&#233; &#187;, c'est cela qui guide la r&#233;partition du budget hospitalier. On est bien loin du souci de la qualit&#233; des soins !&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;La sant&#233; du profit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital public n'a jamais &#233;t&#233; un domaine distinct des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. Les m&#233;decins hospitaliers m&#232;nent pour la plupart une activit&#233; lib&#233;rale au sein m&#234;me de l'h&#244;pital. Le contr&#244;le sur cette activit&#233; est fort l&#226;che, et bien des chefs de services mettent en priorit&#233; leurs patients &#171; priv&#233;s &#187; devant les &#171; publics &#187;. Au point o&#249; certains malades &#171; priv&#233;s &#187; s'attendent &#224; des meilleures prestations de la part du personnel hospitalier, puisqu'ils payent plus cher&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les cliniques priv&#233;s se portent bien. Elles restructurent beaucoup, se concentrent et se regroupent. Et surtout elles poursuivent une sp&#233;cialisation. Si le public offre 80 % des lits de m&#233;decine, 60 % des lits de gyn&#233;cologie-obst&#233;trique, le priv&#233; lucratif lui contr&#244;le 46 % des lits de chirurgie, autant que l'h&#244;pital public. En r&#233;sum&#233; : ce qui est rentable pour les cliniques priv&#233;es, ce qui ne l'est pas&#8230; pour les h&#244;pitaux publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique se m&#232;ne sous la houlette de l'Etat. Ainsi, pour &#171; &#233;viter &#187; des services en double dans le public et dans le priv&#233;, il est courant que l'ARH ferme une partie d'une activit&#233; dans le public, que l'on transf&#232;re au priv&#233;, ou inversement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cliniques en difficult&#233; financi&#232;re ont ainsi &#233;t&#233; renflou&#233;s par des h&#244;pitaux publics qui mettent &#224; leur disposition les infrastructures : mat&#233;riel m&#233;dical lourd, blanchisserie, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mieux, certaines r&#233;organisations, reposent sur la coexistence sous le m&#234;me toit du secteur public et du secteur priv&#233;. A charge de l'&#233;tablissement public d'assumer tous les services &#171; peu rentables &#187;, et une clinique priv&#233;, log&#233; dans le m&#234;me immeuble, prend en charge la chirurgie, en pratiquant ses propres tarifs, en utilisant les infrastructures &#171; communes &#187;, financ&#233;es par l'Etat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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