<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Un extrait des M&#233;moires d'un communard de Jean Allemane
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-extrait-des-Memoires-d-un-communard-de-Jean-Allemane</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-extrait-des-Memoires-d-un-communard-de-Jean-Allemane</guid>
		<dc:date>2021-04-06T21:33:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>



		<description>Jean Allemane, dans son livre, M&#233;moires d'un communard, raconte le d&#233;roulement d'une perquisition dans la maison des s&#339;urs de la rue Saint-Jacques qu'il a men&#233;e avec l'aide du comit&#233; des femmes socialistes. Voici l'extrait de son r&#233;cit portant sur cette anecdote : &lt;br /&gt;Mis en garde par certaines man&#339;uvres de ces bonnes dames, j'avais pri&#233; quelques citoyennes du Comit&#233; socialiste de m'accompagner et plac&#233; des gardes nationaux aux portes avec ordre de ne laisser sortir personne. Ces&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Il-y-a-150-ans-la-Commune-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Il y a 150 ans, la Commune
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jean Allemane, dans son livre, &lt;em&gt;M&#233;moires d'un communard&lt;/em&gt;, raconte le d&#233;roulement d'une perquisition dans la maison des s&#339;urs de la rue Saint-Jacques qu'il a men&#233;e avec l'aide du comit&#233; des femmes socialistes. Voici l'extrait de son r&#233;cit portant sur cette anecdote :&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mis en garde par certaines man&#339;uvres de ces bonnes dames, j'avais pri&#233; quelques citoyennes du Comit&#233; socialiste de m'accompagner et plac&#233; des gardes nationaux aux portes avec ordre de ne laisser sortir personne. Ces pr&#233;cautions prises, nous p&#233;n&#233;tr&#226;mes dans l'&#233;tablissement qui appartenait &#224; la Ville mais que, comme tant d'autres, on avait depuis longtemps livr&#233; aux congr&#233;ganistes, lesquels en avaient fait un ouvroir [&#8230;]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e, nous trouv&#226;mes une trentaine de jeunes personnes et quelques s&#339;urs ; elles me parurent quelque peu inqui&#232;tes, presque apeur&#233;es. Je saluai et suivis la s&#339;ur &#233;conome, qui, d&#233;j&#224;, gravissait les premi&#232;res marches d'un escalier conduisant au dortoir, situ&#233; au premier &#233;tage. Au tournant de l'escalier je jetai un rapide regard sur la cour et je vis que les jeunes filles et les s&#339;urs se dirigeaient h&#226;tivement vers la sortie. Quoique soup&#231;onnant une man&#339;uvre d&#233;lictueuse, je n'en fis rien para&#238;tre. Apr&#232;s le dortoir, ce fut le tour de l'atelier de couture, du r&#233;fectoire, de la pharmacie ; mais, comme je n'entendais aucun bruit et qu'un vague sourire errait sur les l&#232;vres p&#226;les de mon interlocutrice, je lui dis doucement : Ne pensez-vous pas, Madame, qu'il serait temps d'aller voir ce que sont devenues les jeunes filles ? Et je me dirigeai vers la cour. La s&#339;ur dut faire de m&#234;me ; mais &#224; peine &#233;tions-nous avanc&#233;s de quelques pas que nous per&#231;&#251;mes un bruit de voix o&#249; se m&#234;laient des sanglots. Je me retournai vers la s&#339;ur &#233;conome : son visage &#233;tait livide. Elle fit mine de vouloir revenir sur ses pas ; je la priai de n'en rien faire. Nous arriv&#226;mes pr&#232;s de la porte principale, o&#249; se trouvaient deux vastes salles. Dans la salle du fond se voyait un entassement de linge de toute sorte ; de nombreuses orphelines, arr&#234;t&#233;es et fouill&#233;es au passage par des citoyennes du Comit&#233;, pleuraient. La s&#339;ur &#233;conome, comprenant que je m'&#233;tais moqu&#233; de sa ruse, demeurait sans voix devant ce spectacle inattendu ; elle s'en fut, n&#233;anmoins, retrouver ses compagnes, confondues, rageant d'&#234;tre prises en flagrant d&#233;lit de vol.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Quelques lectures sur la Commune
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Quelques-lectures-sur-la-Commune</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Quelques-lectures-sur-la-Commune</guid>
		<dc:date>2021-04-06T21:33:25Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>



		<description>Dans le dossier sur la Commune de Convergences r&#233;volutionnaires no 137, sont publi&#233;s quelques unes des critiques de livres sur la Commune publi&#233;es sur notre site ici.. L&#233;o Frankel, communard sans fronti&#232;res, de Julien Chuzeville. &lt;br /&gt;Libertalia, 2021, 280 p., 15 &#8364; &lt;br /&gt;D&#233;but avril, &#224; la premi&#232;re s&#233;ance du Conseil de la Commune, un cas pose question : les &#233;lecteurs parisiens ont port&#233; leurs suffrages sur un ouvrier de l'orf&#232;vrerie qui n'a pas la nationalit&#233; fran&#231;aise&#8230; Que faire ? La&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Il-y-a-150-ans-la-Commune-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Il y a 150 ans, la Commune
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans le dossier sur la Commune de Convergences r&#233;volutionnaires n&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;o&lt;/sup&gt; 137, sont publi&#233;s quelques unes des critiques de livres sur la Commune publi&#233;es &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Sur-les-traces-de-la-Commune' class=&#034;spip_in&#034;&gt;sur notre site ici.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;strong&gt;L&#233;o Frankel, communard sans fronti&#232;res&lt;/strong&gt;, &lt;/em&gt; de Julien Chuzeville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Libertalia, 2021, 280 p., 15 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;but avril, &#224; la premi&#232;re s&#233;ance du Conseil de la Commune, un cas pose question : les &#233;lecteurs parisiens ont port&#233; leurs suffrages sur un ouvrier de l'orf&#232;vrerie qui n'a pas la nationalit&#233; fran&#231;aise&#8230; Que faire ? La Commune finit par valider &#224; l'unanimit&#233; son &#233;lection. Un acte internationaliste soulign&#233; par Karl Marx.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jeune ouvrier hongrois ainsi &#233;lu se nomme L&#233;o Frankel. C'est &#224; ce &lt;em&gt;&#171; communard sans fronti&#232;res &#187;&lt;/em&gt; que Julien Chuzeville consacre une biographie, la premi&#232;re en fran&#231;ais. L'action de Frankel pendant la Commune y est d&#233;crite avec pr&#233;cision. &#194;g&#233; de 27 ans en 1871, L&#233;o Frankel est d&#233;j&#224; un militant aguerri de la section parisienne de l'Internationale et a connu les prisons du Second Empire. Correspondant de Karl Marx dans la capitale pendant la Commune, il se distingue notamment par sa prise en main de la commission du Travail. On lui doit d'avoir impuls&#233; les mesures sociales les plus importantes de la Commune de Paris, dont la suppression du travail de nuit pour les ouvriers boulangers, l'interdiction des retenues sur salaire ou la reprise par les ouvriers des ateliers abandonn&#233;s par les patrons. Proche d'&#201;lisabeth Dmitrieff, militante &#233;galement de l'Internationale, il appuie fortement les mesures de la Commune en faveur des droits des femmes. L&#233;o Frankel se distingue aussi par l'importance qu'il accorde &#224; la n&#233;cessit&#233; de s'attaquer tant au pouvoir politique de la bourgeoisie qu'&#224; ses racines &#233;conomiques, la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Julien Chuzeville ne s'arr&#234;te pas &#224; la fin de la Commune mais suit Frankel, bless&#233; sur les barricades et condamn&#233; &#224; mort par contumace, dans son exil en Suisse puis en Angleterre o&#249; il int&#232;gre le conseil g&#233;n&#233;ral de l'AIT. Proche de Karl Marx, organisateur hors pair, Frankel continue de militer jusqu'&#224; sa mort en 1896 et est notamment un des principaux dirigeants des premi&#232;res organisations r&#233;volutionnaires ouvri&#232;res en Hongrie. Son engagement internationaliste ne faiblit jamais et on le retrouve dans les premiers congr&#232;s de la Seconde Internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Chuzeville s'appuie sur un travail minutieux de recoupement d'archives de tout type (rapports de police, journaux, correspondances, etc.) pour nous dresser un portrait saisissant d'un militant r&#233;volutionnaire qui a l'internationalisme chevill&#233; au corps.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;strong&gt;Des graines sous la neige&lt;/strong&gt; ,&lt;/em&gt; de La&#235;ticia Roussel et Rolan Michon. Locus Solus, 2017, 144 p., 20 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette bande dessin&#233;e, les auteurs retracent la vie et les combats d'une communarde m&#233;connue, Nathalie Lemel. Cette derni&#232;re grandit &#224; Brest o&#249; ses parents tiennent une taverne. Elle s'y politise au contact des ouvriers des arsenaux et au gr&#233; de ses lectures. Devenue libraire &#224; Quimper, elle participe au bouillonnement des id&#233;es r&#233;volutionnaires de l'&#233;poque sous le Second Empire. La mis&#232;re la pousse &#224; rejoindre Paris, comme bien des Bretons. On la retrouve alors en premi&#232;re ligne dans les gr&#232;ves des ouvriers-relieurs de 1864 et 1865 aux c&#244;t&#233;s d'Eug&#232;ne Varlin, militant de la Premi&#232;re Internationale. Ensemble, ils cr&#233;ent et animent plusieurs coop&#233;ratives ouvri&#232;res &#224; l'instar de la &#171; Marmite &#187;, restaurant mutualiste qui rencontre un grand succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Femme divorc&#233;e et ind&#233;pendante, Nathalie Lemel est de tous les combats. Sa lutte contre le Second Empire ne fait qu'une avec son combat pour la cause des travailleurs et son engagement pour l'&#233;galit&#233; entre les sexes. Son engagement total dans la Commune au printemps 1871 sonne d&#232;s lors comme une &#233;vidence. &#192; partir de l'exemple de Nathalie Lemel, les auteurs rendent ainsi justice &#224; la forte implication des femmes pendant la Commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; noter la derni&#232;re partie de l'album consacr&#233;e aux longues ann&#233;es de d&#233;portation des communards en Nouvelle-Cal&#233;donie. Nathalie Lemel s'y lie notamment d'amiti&#233; avec Louise Michel, les deux femmes partageant le m&#234;me combat pour l'&#233;mancipation humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En somme, une bande dessin&#233;e qui fourmille de d&#233;tails historiques et qui permet d'ancrer la Commune dans toute une &#233;poque &#224; partir du fil rouge de la vie d'une r&#233;volutionnaire rest&#233;e fid&#232;le jusqu'au bout &#224; ses id&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;strong&gt;Communardes !&lt;/strong&gt;, &lt;/em&gt; de Wilfrid Lupano (sc&#233;nario). Vents d'Ouest, (t. 1) 2015, 56 p., 14,50 &#8364;, (t. 2) 2015, 56 p., 14,50 &#8364;, (t. 3) 2016, 56 p., 14,50 &#8364;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette s&#233;rie de trois BD a &#233;t&#233; &#233;crite par Wilfrid Lupano et illustr&#233;e par des dessinateurs diff&#233;rents pour chaque volume.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun aborde des aspects diff&#233;rents de la participation des femmes &#224; la Commune de Paris et suit des femmes de diff&#233;rents milieux sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, &lt;em&gt;Les &#201;l&#233;phants rouges,&lt;/em&gt; dessin&#233; par Lucy Mazel, se d&#233;roule pendant le si&#232;ge de Paris par les Prussiens, lors du terrible hiver 1870. On y suit Victorine, une enfant qui r&#234;ve d'une vie d'&#233;galit&#233; avec les hommes, et sa m&#232;re qui l'&#233;l&#232;ve seule et partage ses aspirations, dans leur combat pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me, &lt;em&gt;L'aristocrate fant&#244;me&lt;/em&gt;, illustr&#233; par Anthony Jean, est centr&#233; sur &#201;lisabeth Dmitrieff, aristocrate russe envoy&#233;e par Marx (avec qui s'ouvre cet album) &#224; Paris pour lui rendre compte de ce qui s'y passe. Elle y fonde l'Union des femmes pour la d&#233;fense de Paris et l'aide aux bless&#233;s&#8230; mais elle ne se contente pas de ce r&#244;le d'infirmi&#232;re, au grand dam de la plupart des hommes &#224; qui elle s'oppose, soutenue par Frankel, repr&#233;sentant de la Premi&#232;re Internationale &#224; Paris !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me, &lt;em&gt;Nous ne dirons rien de leurs femelles&#8230;,&lt;/em&gt; dessin&#233; par Xavier Fourquemin, suit Marie, ancienne domestique engag&#233;e dans l'Union des femmes et qui se bat jusqu'au bout sur les barricades, qui a un compte &#224; r&#233;gler avec la domination masculine mais aussi avec l'&#201;glise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le titre vient d'une citation emprunt&#233;e &#224; Alexandre Dumas fils, journaliste au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;, qui &#233;crivit en 1871 en parlant des communards &lt;em&gt;&#171; &lt;/em&gt; &lt;em&gt;nous ne dirons rien de leurs femelles par respect pour les femmes &#224; qui elles ressemblent quand elles sont mortes &#187;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble est tr&#232;s bien document&#233; et passionnant &#224; lire, car il montre bien ce que fut l'engagement des femmes dans la Commune, elles qui avaient beaucoup &#224; gagner &#224; se lib&#233;rer des oppressions.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;div class=&#034;slogan_centre&#034;&gt; Quelques incontournables sur la Commune&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Histoire de la Commune de 1871&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, de Prosper-Olivier Lissagaray,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consultable sur Internet : &lt;a href=&#034;https://gallica.bnf.fr/ark&#160;:/12148/bpt6k36518g/f4.item.texteImage&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://gallica.bnf.fr/ark&#160;:/12148...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un t&#233;moignage. L'auteur se d&#233;finissait comme &lt;em&gt;&#171; r&#233;publicain socialiste &#187;. &lt;/em&gt;Le 18 mars, il vint &#224; Paris o&#249; il continua l'activit&#233; journalistique qui lui avait valu de la prison sous le Second Empire. Il publia les six num&#233;ros de &lt;em&gt;L'Action&lt;/em&gt; (4 au 9 avril) et plus tard &lt;em&gt;Le Tribun du Peuple&lt;/em&gt; (17 au 24 mai). Il prit part du 25 au 28 mai, &#224; la bataille de rue, d'abord sur les barricades du XI&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement puis sur celles de Belleville, dans le XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt;. Il a donc particip&#233; directement aux &#233;v&#232;nements qu'il d&#233;crit, a recueilli &#233;galement de nombreux t&#233;moignages de communards r&#233;fugi&#233;s en Angleterre ou en Suisse et consult&#233; maints documents, car il craignait que la moindre erreur soit exploit&#233;e par les ennemis de la Commune pour d&#233;nigrer son &#339;uvre. Son livre parut en 1876. Exil&#233; un temps &#224; Bruxelles, puis &#224; Londres, il se lia &#224; Eleanor, la fille cadette de Marx, qui traduira en anglais en 1886 cet aper&#231;u pr&#233;cieux sur la vie dans le Paris r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Le canon Fraternit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, de Jean-Pierre Chabrol. Gallimard, 1970, 864 p.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entre dans Belleville au milieu du mois d'ao&#251;t 1870 &#224; bord d'une carriole de paysans qui fuient leur ferme devant l'arriv&#233;e des casques &#224; pointe prussiens. On en repart &#224; la fin du mois de mai &#8211; ou au d&#233;but du mois de juin, tout se m&#233;lange &#8211;, en cachette, pour &#233;chapper aux ba&#239;onnettes de Versailles. Entre les deux, on suit &#224; la trace le jeune Florent et les habitants de l'impasse du Guet, concentr&#233; du Paris r&#233;volutionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;dig&#233; au jour le jour, on vit &#224; hauteur d'homme &#8211; et de femme &#8211; tous les &#233;v&#232;nements qui s'encha&#238;nent et leurs effets sur la conscience des Parisiens. On croise Ranvier et Flourens, les h&#233;ros de Belleville, Vall&#232;s et Frankel&#8230; On suit les bronziers, les fondeurs, les menuisiers, les imprimeurs qui constituent le prol&#233;tariat de la capitale. On suit les femmes dans les files d'attente aux portes des magasins vides et dans l'ambiance bouillante des clubs politiques. Et on se laisse emporter par les enfants de Belleville, qui collectent pi&#232;ce par pi&#232;ce les petits sous de bronze gr&#226;ce auxquels ils couleront le canon Fraternit&#233; dont le bruit, plus que le feu, suscite la confiance des uns et le trouble des autres. Un vrai roman politique qui fait une histoire totale de la Commune de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;em&gt;La guerre civile en France&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;, de Karl Marx&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Consultable et t&#233;l&#233;chargeable gratuitement sur Internet : &lt;a href=&#034;https://www.marxists.org/francais/ait/1871/05/km18710530.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.marxists.org/francais/a...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un texte &#233;crit &#224; chaud (13 juin 1871) par Karl Marx moins d'un mois apr&#232;s la semaine sanglante, qui vit les troupes versaillaises massacrer entre 20 000 et 30 000 communards, hommes, femmes et enfants. Au nom du conseil g&#233;n&#233;ral de l'Association internationale des travailleurs (AIT, la Premi&#232;re Internationale), il prend vigoureusement la d&#233;fense des communards alors que toute la presse d'Europe vomit des horreurs sur eux, les traitant d'assassins, d'&#233;gorgeurs, de criminels assoiff&#233;s de sang, d'incendiaires&#8230; Il salue l'initiative historique des masses laborieuses et la cr&#233;ativit&#233; de leurs luttes. Il souligne aussi que la Commune a invent&#233; une nouvelle forme de pouvoir (fusion de l'ex&#233;cutif et du l&#233;gislatif, &#233;lection et r&#233;vocabilit&#233; des &#233;lus, tous pay&#233;s au salaire moyen d'un ouvrier&#8230;), qui pr&#233;figure ce que devrait &#234;tre demain un gouvernement d&#233;mocratique des classes laborieuses, c'est-&#224;-dire &#171; la dictature du prol&#233;tariat &#187;, comme l'&#233;crira Engels dans une pr&#233;face de 1891 &#224; une nouvelle &#233;dition de la brochure de Marx.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Pr&#233;sentation
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Presentation</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Presentation</guid>
		<dc:date>2021-04-06T21:33:22Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>



		<description>(Illustration : portraits de communardes) Nous regroupons ici une s&#233;lection des articles parus sur notre site &#224; l'occasion du 150&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire de la Commune de 1871. Et gare &#224; la revanche ! Quelques lectures sur la Commune Un extrait des M&#233;moires d'un communard de Jean Allemane Nous avons aussi organis&#233; une r&#233;union publique &#171; en ligne &#187; &#8211; La Commune n'est pas morte. Vous pourrez trouver sur notre site les enregistrements des interventions qui y ont &#233;t&#233; faites, ainsi que les textes&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Il-y-a-150-ans-la-Commune-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Il y a 150 ans, la Commune
&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L121xH150/arton14846-82a19.jpg?1788112289' class='spip_logo spip_logo_right' width='121' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Illustration : portraits de communardes)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Nous regroupons ici une s&#233;lection des articles parus sur notre site &#224; l'occasion du 150&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; anniversaire de la Commune de 1871.&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Et-gare-a-la-revanche' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Et gare &#224; la revanche !&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Quelques-lectures-sur-la-Commune' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Quelques lectures sur la Commune&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-extrait-des-Memoires-d-un-communard-de-Jean-Allemane' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Un extrait des &lt;em&gt;M&#233;moires d'un communard&lt;/em&gt; de Jean Allemane&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aussi organis&#233; une r&#233;union publique &#171; en ligne &#187; &#8211; La Commune n'est pas morte. Vous pourrez trouver sur notre site les &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte' class=&#034;spip_in&#034;&gt;enregistrements des interventions&lt;/a&gt; qui y ont &#233;t&#233; faites, ainsi que les &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte-Sommaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;textes de ces interventions&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Quelques mois pour faire tomber un Empire&lt;/li&gt;&lt;li&gt; De la R&#233;publique &#224; la Commune&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Paris tombe aux mains du Comit&#233; central de la Gare nationale&lt;/li&gt;&lt;li&gt; L'&#233;lection de la Commune : le premier gouvernement des travailleurs&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Seuls au monde ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#171; La forme politique enfin trouv&#233;e &#187; (K. Marx)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; cette adresse : &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte-Sommaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;https://www.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte-Sommaire&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, vous trouverez une recension plus compl&#232;te de livres, BD, films et blogs sur La Commune : &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Sur-les-traces-de-la-Commune' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Sur les traces de la Commune &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il y a 150 ans : la Commune de Paris : Et gare &#224; la revanche !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Et-gare-a-la-revanche</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Et-gare-a-la-revanche</guid>
		<dc:date>2021-03-18T17:34:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Commune de 1871
</dc:subject>

		<description>L'exp&#233;rience de la Commune de Paris, c'est celle des exploit&#233;s arriv&#233;s au pouvoir pour la premi&#232;re fois. Ceux qui ont refus&#233; de se rendre d&#232;s septembre 1870, lorsque la capitulation de Napol&#233;on III face &#224; Bismarck, apr&#232;s la d&#233;faite de Sedan le 2 septembre 1870, semblait signer la fin de la guerre franco-prussienne. Une guerre que l'empereur avait sciemment provoqu&#233;e, conscient de la fragilit&#233; de son r&#233;gime. Ne pouvant plus, ni contenir la col&#232;re des travailleurs, ni contenter les&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Il-y-a-150-ans-la-Commune-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Il y a 150 ans, la Commune
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Commune-de-1871-+" rel="tag"&gt;Commune de 1871
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L150xH80/arton14732-aa3b7.jpg?1788112290' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='80' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de la Commune de Paris, c'est celle des exploit&#233;s arriv&#233;s au pouvoir pour la premi&#232;re fois. Ceux qui ont refus&#233; de se rendre d&#232;s septembre 1870, lorsque la capitulation de Napol&#233;on III face &#224; Bismarck&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ministre-pr&#233;sident du royaume de Prusse de 1862 &#224; 1890.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, apr&#232;s la d&#233;faite de Sedan le 2 septembre 1870, semblait signer la fin de la guerre franco-prussienne. Une guerre que l'empereur avait sciemment provoqu&#233;e, conscient de la fragilit&#233; de son r&#233;gime. Ne pouvant plus, ni contenir la col&#232;re des travailleurs, ni contenter les poss&#233;dants, il tenta de canaliser la haine contre un ennemi ext&#233;rieur. Mais c'est bien contre le Second Empire que la R&#233;publique fut proclam&#233;e sous la pression des masses populaires envahissant le palais Bourbon dans la nuit du 3 au 4 septembre et esp&#233;rant rallier toute la France &#224; leur mouvement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce sont les m&#234;mes classes populaires qui s'indign&#232;rent ensuite des conditions de la paix&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rendus publics avec l'armistice le 28 janvier 1871.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; n&#233;goci&#233;es dans leur dos, alors m&#234;me qu'elles auraient &#233;t&#233; les premi&#232;res &#224; en payer le prix. Face &#224; cette intervention incessante des travailleurs dans les affaires qui les concernaient au premier chef, les bourgeoisies fran&#231;aise et prussienne eurent t&#244;t fait de mettre de c&#244;t&#233; leurs rivalit&#233;s afin de d&#233;sarmer les ouvriers parisiens. Le 18 mars, Thiers envoya l'arm&#233;e reprendre les canons alors aux mains de la Garde nationale, et que le &#171; peuple de Paris &#187; consid&#233;rait comme siens (ils avaient &#233;t&#233; acquis par souscription aupr&#232;s des Parisiens). La Garde nationale &#233;tait compos&#233;e de 200 000 citoyens en armes r&#233;partis en vingt l&#233;gions, une par arrondissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Parisiens eurent beau &#234;tre pris par surprise et de nuit, cela n'emp&#234;cha pas les femmes des faubourgs de comprendre bien vite ce qui se passait et de faire barrage aux soldats. Bient&#244;t, les gardes nationaux, alert&#233;s, se joignirent &#224; elles, et les soldats de Thiers mirent crosse en l'air et se ralli&#232;rent. Cette fraternisation acheva de d&#233;cider Thiers de mettre &#224; ex&#233;cution le plan qu'il avait en t&#234;te depuis les journ&#233;es de juin 1848 : quitter Paris, y laisser se d&#233;velopper ce qui, dans son esprit, ne pouvait &#234;tre que le chaos et revenir &#224; la t&#234;te de l'arm&#233;e pour massacrer cette &lt;em&gt;&#171; vile multitude &#187;&lt;/em&gt; qu'il stigmatisait dans ses discours&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Discours &#224; l'Assembl&#233;e du 24 mai 1850.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Les troupes rest&#233;es fid&#232;les &#224; leurs sup&#233;rieurs, les membres du gouvernement pr&#233;sents &#224; Paris et les r&#233;actionnaires s'enfuirent donc &#224; Versailles, dans un d&#233;sordre tenant de la d&#233;b&#226;cle. C'est ainsi que Paris tomba, le 18 mars, entre les mains du peuple en armes &#8211; au sein duquel le prol&#233;tariat joua un r&#244;le majeur. Mis devant le fait accompli de la disparition du pouvoir et de toutes les administrations, le peuple de Paris s'effor&#231;a de tout reconstruire, mais sans le d&#233;corum bourgeois qui ne sert qu'&#224; couvrir les malversations des uns et les &#171; calculs &#233;go&#239;stes &#187; des autres&#8230; Tout ce qui a &#233;t&#233; construit ou reconstruit l'a &#233;t&#233; dans l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Le peuple de Paris voulait la &#171; R&#233;publique sociale &#187; et a b&#226;ti le &#171; monde de demain &#187; ! Il s'empara du pouvoir et instaura &#171; la Commune &#187; du 28 mars au 28 mai 1871&#8211; r&#233;miniscence de la Commune de Paris, gouvernement r&#233;volutionnaire de Paris de 1789 &#224; 1795, devenue surtout Commune insurrectionnelle de Paris en 1792.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce fut une exp&#233;rience malheureusement tr&#232;s courte et elle resta limit&#233;e &#224; Paris. D'autres villes ont proclam&#233; la Commune, mais elles n'ont pas pu se lier &#224; la capitale et ont &#233;t&#233; rapidement &#233;cras&#233;es. Mais, malgr&#233; sa bri&#232;vet&#233;, cette exp&#233;rience est pr&#233;cieuse car, en tant que premi&#232;re forme de gouvernement prol&#233;tarien, elle s'est efforc&#233;e de r&#233;aliser les aspirations des r&#233;volutions pr&#233;c&#233;dentes, comme la Commune insurrectionnelle de Paris des sans-culottes de 1792-1793, ou celles des insurg&#233;s de juin 1848.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; de ceux qui ont particip&#233; &#224; l'&#339;uvre de la Commune &#233;taient des ouvriers ou bien des militants reconnus de la classe ouvri&#232;re. Tous se sont efforc&#233;s d'organiser la vie d'une fa&#231;on qui ob&#233;issait &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, r&#233;quisitionnant ici ce qui &#233;tait n&#233;cessaire, lib&#233;rant l&#224; les orphelines exploit&#233;es par de sordides congr&#233;gations religieuses&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la narration &#233;difiante par Jean Allemane, d'une r&#233;quisition de draps (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, se pr&#233;occupant des conditions de travail des ouvriers et des ouvri&#232;res, recherchant les conditions d'une &#233;ducation pour tous les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, en voulant organiser la soci&#233;t&#233; selon l'int&#233;r&#234;t du plus grand nombre, selon les int&#233;r&#234;ts du &#171; peuple &#187;, la Commune a exclu la domination de la bourgeoisie et a &#233;rig&#233; &lt;em&gt;de facto &lt;/em&gt;le prol&#233;tariat en classe dominante. Elle a remis entre les mains de ses membres &#233;lus, r&#233;vocables &#224; tout moment et r&#233;mun&#233;r&#233;s &#224; salaire d'ouvrier, tous les pouvoirs d&#233;tenus par des repr&#233;sentants de la bourgeoisie, bourgeois eux-m&#234;mes. Elle a remplac&#233; l'arm&#233;e permanente par le peuple en armes au sein de la Garde nationale. Mais aussi en se dotant de corps repr&#233;sentatifs alliant pouvoirs ex&#233;cutif et l&#233;gislatif, loin des d&#233;bats creux des parlements bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs militaire et administratif n'&#233;taient plus les pouvoirs sp&#233;ciaux d'une minorit&#233; de la population, puisqu'ils &#233;taient exerc&#233;s par la majorit&#233; de celle-ci &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; des repr&#233;sentants responsables devant elle. Ces repr&#233;sentants n'&#233;taient plus d&#232;s lors que de simples agents de contr&#244;le au service de la soci&#233;t&#233;, dont les t&#226;ches pouvaient &#234;tre ex&#233;cut&#233;es par tous. Et plus le pouvoir d'&#201;tat est exerc&#233; par la majorit&#233;, moins l'&#201;tat, en tant que corps s&#233;par&#233; du reste de la soci&#233;t&#233;, devient n&#233;cessaire. C'est en cela que &lt;em&gt;&#171; La Commune &#233;tait essentiellement le &lt;/em&gt;gouvernement de la classe ouvri&#232;re&lt;em&gt;, le r&#233;sultat de la lutte entre la classe qui produit et celle qui exploite, la forme politique enfin d&#233;couverte gr&#226;ce &#224; laquelle on arrivera &#224; l'&#233;mancipation du travail &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;. Celle-ci allant n&#233;cessairement de pair avec l'&#233;l&#233;vation de la conscience des travailleurs prenant en main leurs propres affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;crets de la Commune allaient directement dans le sens de cet &#233;veil populaire. Notamment en instaurant la s&#233;paration de l'&#201;tat et de l'&#201;glise dont les biens furent confisqu&#233;s, devenant propri&#233;t&#233; nationale. L'instruction, lib&#233;r&#233;e de la tutelle religieuse, fut &#233;galement ouverte gratuitement &#224; tous et toutes. Tout cela dans l'&#233;bullition ambiante, celle des masses r&#233;volutionnaires investissant tous les pans de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&#171; Toutes ces mesures montraient assez clairement que la Commune s'av&#233;rait un danger mortel pour le vieux monde fond&#233; sur l'asservissement et l'exploitation. Aussi la soci&#233;t&#233; bourgeoise ne put-elle dormir tranquille tant que le drapeau rouge du prol&#233;tariat flotta sur l'H&#244;tel de Ville de Paris. &#187;&lt;/em&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L&#233;nine, &#192; la m&#233;moire de la Commune, 1911.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt; &#192; partir de mai, Bismarck offrit de lib&#233;rer les prisonniers des arm&#233;es bonapartistes pour les joindre aux forces r&#233;actionnaires versaillaises. Du 21 au 28 mai l'arm&#233;e de Thiers, sous les ordres du g&#233;n&#233;ral Galliffet, attaqua Paris. Les Communards se d&#233;fendirent pied &#224; pied, tout particuli&#232;rement dans les quartiers ouvriers o&#249; le combat ne cessa que lorsque chaque arrondissement fut pris de force. Ce fut la Semaine sanglante, avec une r&#233;pression d'une violence inou&#239;e : le nombre de 20 000 &#224; 30 000 Parisiens tu&#233;s a &#233;t&#233; avanc&#233; &#224; l'&#233;poque&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'historien Jacques Rougerie l'estime &#224; plus de 10 000 : &#171; au minimum 10 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;, les troupes de Versailles ex&#233;cutant sommairement dans les rues femmes, enfants, vieillards&#8230; Thiers vengeait la bourgeoisie de la peur suscit&#233;e par &#171; la vile multitude &#187;. Barbarie d'une bourgeoisie qui se sait menac&#233;e. &lt;em&gt;&#171; On traque, on encha&#238;ne, on fusille tout ce qu'on ramasse, au hasard &#187;&lt;/em&gt;, dit une chanson comm&#233;morant la Semaine sanglante. Apr&#232;s la boucherie, ce fut la traque de tous ceux ayant jou&#233; un r&#244;le dans la Commune, les proc&#232;s, les condamnations &#224; mort, la d&#233;portation dans des conditions sanitaires effroyables &#224; des ann&#233;es de bagne dans les mouroirs des prisons cal&#233;doniennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La haine a &#233;t&#233; &#224; la hauteur de la peur. Haine dont les intellectuels de l'&#233;poque se sont fait les porte-parole. Citons ici &#201;mile Zola &#224; propos de la Semaine sanglante : &lt;em&gt;&#171; Le bain de sang que &lt;/em&gt;[le peuple de Paris]&lt;em&gt; vient de prendre &#233;tait peut-&#234;tre d'une horrible n&#233;cessit&#233; pour calmer certaines de ses fi&#232;vres. Vous le verrez maintenant grandir en sagesse et en splendeur.&lt;/em&gt; &lt;em&gt; &#187; &lt;/em&gt;Ou, plus abjecte encore, cette phrase qu'Alexandre Dumas fils &#233;crivit dans &lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;&#171; Nous ne dirons rien de leurs femelles par respect pour les femmes &#224; qui elles ressemblent &#8211; quand elles sont mortes. &#187;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps a pass&#233;, la haine des nantis pour la &#171; vile multitude &#187; demeure. Qu'on songe aux insultes grossi&#232;res et &#224; la calomnie utilis&#233;es contre les Gilets jaunes qui ont fait trembler Macron. Le m&#234;me Macron qui, parlant de Versailles, pr&#233;cisa : &lt;em&gt;&#171; Versailles, c'est l&#224; o&#249; la R&#233;publique s'&#233;tait retranch&#233;e quand elle &#233;tait menac&#233;e. &#187;&lt;/em&gt; Macron solidaire, &#224; travers les ans, de Thiers et son comp&#232;re Galliffet !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'espoir que la Commune a fait na&#238;tre n'est pas mort. Comme tout ce qui est intol&#233;rable, le monde bourgeois finira par ne plus &#234;tre tol&#233;r&#233;. Les Communards ont tent&#233; de b&#226;tir &#171; le monde d'apr&#232;s &#187;. L'aspiration est toujours l&#224;. L'anniversaire de la Commune, est l'occasion de s'impr&#233;gner de leur exp&#233;rience, de tirer les le&#231;ons de ce qu'ils ont fait, les grandes choses comme les erreurs. C'est le meilleur hommage que l'on puisse rendre aux Communards, ces prol&#233;taires &#171; montant &#224; l'assaut du ciel &#187;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Karl Marx, Lettres &#224; Ludwig Kugelmann&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lou Pavaro&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a 150 ans, la Commune.&lt;/strong&gt; Retrouvez aussi sur notre site d'autres articles :&lt;/p&gt;
&lt;ul class='spip' role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Nous avons organis&#233; une r&#233;union publique &#171; en ligne &#187; &#8211; La Commune n'est pas morte. Vous pourrez trouver sur notre site les &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte' class=&#034;spip_in&#034;&gt;enregistrements des interventions&lt;/a&gt; qui y ont &#233;t&#233; faites, ainsi que les &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-Commune-n-est-pas-morte-Sommaire' class=&#034;spip_in&#034;&gt;textes de ces interventions&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Une recension de livres, BD, films et blogs sur La Commune : &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Sur-les-traces-de-la-Commune' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Sur les traces de la Commune &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Des-femmes-russes-a-Paris-en-1871' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Des femmes russes &#224; Paris en 1871&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Chronologie : &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/De-la-guerre-franco-prussienne-a-la-Commune-de-Paris' class=&#034;spip_in&#034;&gt;De la guerre franco-prussienne &#224; la Commune de Paris&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Ministre-pr&#233;sident du royaume de Prusse de 1862 &#224; 1890.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Rendus publics avec l'armistice le 28 janvier 1871.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Discours &#224; l'Assembl&#233;e du 24 mai 1850.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Voir &lt;a href='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-extrait-des-Memoires-d-un-communard-de-Jean-Allemane' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la narration &#233;difiante par Jean Allemane, d'une r&#233;quisition de draps dans un couvent&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L&#233;nine, &#192; la m&#233;moire de la Commune, 1911.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;L'historien Jacques Rougerie l'estime &#224; plus de 10 000 : &#171; au minimum 10 000, probablement 20 000, davantage peut-&#234;tre. &#187; (La Commune de 1871, PUF, 2009).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;Karl Marx, Lettres &#224; Ludwig Kugelmann&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
