<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Editorial : Une offensive anti-ouvri&#232;re coordonn&#233;e et planifi&#233;e
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Une-offensive-anti-ouvriere</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Une-offensive-anti-ouvriere</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La loi Aubry, dite bien &#224; tort &#171; des 35 heures &#187;, a pu faire illusion pendant un temps. En tout cas aupr&#232;s de ceux qui voulaient esp&#233;rer et croire en la gauche envers et contre tout. &lt;br /&gt;Les diff&#233;rents accords d&#233;j&#224; sign&#233;s, ce que l'on peut d&#233;j&#224; savoir sur ceux qui sont en train de se n&#233;gocier, ne laissent plus place au doute. Il est impossible de bonne foi de s'accrocher &#224; la version officielle suivant laquelle la loi Aubry serait destin&#233;e &#224; cr&#233;er des emplois, tout en am&#233;liorant les&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-2-mars-avril-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 2, mars-avril 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La loi Aubry, dite bien &#224; tort &#171; des 35 heures &#187;, a pu faire illusion pendant un temps. En tout cas aupr&#232;s de ceux qui voulaient esp&#233;rer et croire en la gauche envers et contre tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents accords d&#233;j&#224; sign&#233;s, ce que l'on peut d&#233;j&#224; savoir sur ceux qui sont en train de se n&#233;gocier, ne laissent plus place au doute. Il est impossible de bonne foi de s'accrocher &#224; la version officielle suivant laquelle la loi Aubry serait destin&#233;e &#224; cr&#233;er des emplois, tout en am&#233;liorant les conditions de vie et de travail des salari&#233;s par la diminution du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'emplois cr&#233;&#233;s jusqu'ici, en ce d&#233;but du mois de mars 1999, d&#233;passe &#224; peine une vingtaine de milliers. Officiellement, sans que les travailleurs ni m&#234;me les syndicats aient les moyens v&#233;ritables de le v&#233;rifier. Dans certains cas m&#234;me, dont l'automobile est le plus spectaculaire mais certainement pas le seul, l'accord va finalement se traduire par une diminution nette du nombre des emplois &#8211; un comble dans l'application d'une loi dont le premier but &#233;tait, para&#238;t-il, de r&#233;duire le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La loi Aubry au centre du dispositif anti-ouvrier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ridicule en regard des trois millions de ch&#244;meurs et des trois millions de pr&#233;caires, c'est-&#224;-dire trois autres millions de ch&#244;meurs intermittents, partiels ou d&#233;guis&#233;s. C'est r&#233;voltant en regard des subventions qui sont consenties par l'Etat aux patrons signataires. C'est suffisant pour convaincre de trahison les directions syndicales qui donnent leur signature, quel que soit le pr&#233;texte avanc&#233; : jours de cong&#233;s suppl&#233;mentaires (g&#233;n&#233;ralement &#224; la disposition du patron), embauches d'int&#233;rimaires ou de temps partiels (le plus souvent travaillant d&#233;j&#224; dans l'entreprise) ou nombre d'emplois pr&#233;tendument pr&#233;serv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Flexibilit&#233; totale des horaires sur l'ann&#233;e, voire sur plusieurs ann&#233;es ; travail du samedi rendu obligatoire ; temps de pauses retir&#233;s du calcul de la journ&#233;e de travail ; augmentation des cadences, de la p&#233;nibilit&#233; et de l'intensit&#233; du travail ; blocage des salaires, qu'on veut appeler par un doux euph&#233;misme mod&#233;ration salariale, etc. Ces accords sont d'abord, et dans tous les cas, l'occasion pour les patrons de remettre en cause un certain nombre d'acquis obtenus au cours des luttes pass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour poursuivre son offensive contre la classe ouvri&#232;re et accro&#238;tre encore un peu plus l'exploitation des salari&#233;s, il est &#233;vident que le patronat s'est ralli&#233; autour de l'&#233;tendard d&#233;ploy&#233; par Martine Aubry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la loi Aubry n'est qu'un des volets du dispositif au service des poss&#233;dants mis en place par le gouvernement : privatisations, baptis&#233;es &#224; l'usage de Robert Hue ou Jean-Claude Gayssot ouvertures du capital, plus nombreuses que sous le gouvernement pr&#233;c&#233;dent : France T&#233;l&#233;com, Air France, A&#233;rospatiale, Cr&#233;dit Lyonnais ; poursuite du plan Jupp&#233; contre la s&#233;curit&#233; sociale et au d&#233;triment de la sant&#233; de la population, avec ses fermetures de services d'urgence, de maternit&#233;s de proximit&#233;, de lits d'h&#244;pitaux ; attaques du ministre de l'&#233;ducation Claude All&#232;gre, sous pr&#233;texte de r&#233;forme de l'enseignement, contre les enseignants et les conditions de l'&#233;ducation de la jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En acc&#233;dant au gouvernement, la gauche plurielle a bien repris sans &#233;tat d'&#226;me et ouvertement le r&#244;le qui lui &#233;tait d&#233;volu d'&#233;tat-major de la bourgeoisie dans la guerre que celle-ci m&#232;ne en permanence aux travailleurs. Et elle entend bien continuer. Ainsi, alors que les attaques sous le drapeau de la loi Aubry se d&#233;veloppent &#224; plein, une nouvelle offensive sur un nouveau front, celui des retraites, se dessine d&#233;j&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En envisageant (car c'est bien de cela qu'il s'agit, m&#234;me si pour l'instant on ne parle que d'&#233;tude de diff&#233;rents sc&#233;narios possibles ou de rapports confi&#233;s &#224; des hauts fonctionnaires) de porter &#224; 42 ans et demi le nombre d'annuit&#233;s n&#233;cessaires pour obtenir une retraite &#224; taux plein, Jospin fait mieux que la droite. Mieux que Balladur qui l'avait port&#233; de 37 ans et demi &#224; 40 pour le priv&#233;. Mieux que Jupp&#233; en 1995 qui avait essay&#233;, sans succ&#232;s gr&#226;ce &#224; la r&#233;action des cheminots et des travailleurs d'autres services publics, la m&#234;me chose pour le public.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pr&#233;parer la riposte d'ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les salari&#233;s en activit&#233;, les ch&#244;meurs, les jeunes, voici donc le tour des retrait&#233;s. Pas une seule cat&#233;gorie ne peut esp&#233;rer &#234;tre &#233;pargn&#233;e. L'ensemble des classes populaires a bien affaire &#224; une offensive de la bourgeoisie, syst&#233;matique, tous azimuts, dirig&#233;e, coordonn&#233;e, planifi&#233;e m&#234;me peut-on dire, par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sistances sectorielles, les contre-offensives locales, les combats partiels, bien que loin d'&#234;tre aussi nombreux qu'il le faudrait, existent. Ils sont n&#233;cessaires, l&#233;gitimes, indispensables. Ils peuvent pr&#233;parer la riposte d'ensemble, pas la remplacer. De la m&#234;me mani&#232;re qu'il ne suffit pas qu'un syndicat ne signe pas un accord nuisible s'il ne se met pas en situation de pr&#233;parer le futur combat pour les revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une offensive sur tous les fronts, syst&#233;matique et coordonn&#233;e, seule une contre-offensive de m&#234;me ampleur peut s'opposer avec succ&#232;s : un mouvement d'ensemble, pour des objectifs d'ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car une contre-offensive g&#233;n&#233;rale, sous peine d'&#234;tre d&#233;voy&#233;e comme cela est d&#233;j&#224; arriv&#233; dans le pass&#233;, devra se donner des objectifs qui correspondent aux int&#233;r&#234;ts de toutes les couches populaires et exploit&#233;es, un programme tel le plan d'urgence mis en avant d&#233;j&#224; par Arlette Laguiller durant la derni&#232;re campagne des &#233;lections pr&#233;sidentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui il est d&#233;fendu par la liste LO-LCR dirig&#233;e par Arlette Laguiller et Alain Krivine pour les &#233;lections europ&#233;ennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes ce programme d'urgence, d&#233;fendu aujourd'hui par le seul courant communiste r&#233;volutionnaire, n'aura de sens que s'il devient celui de l'ensemble des travailleurs puisque c'est la lutte d'ensemble qui seule peut l'imposer. Mais la campagne en faveur de la liste LO-LCR doit justement &#234;tre l'occasion de le proposer &#224; l'ensemble des travailleurs comme aux autres tendances du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Campagne LO-LCR : un enjeu qui d&#233;passe le 13 Juin
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Campagne-LO-LCR-un-enjeu-qui-depasse-le-13-Juin</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Campagne-LO-LCR-un-enjeu-qui-depasse-le-13-Juin</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Elections
</dc:subject>
		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Lutte ouvri&#232;re
</dc:subject>
		<dc:subject>LCR
</dc:subject>

		<description>Le d&#233;fi que doivent relever aujourd'hui les r&#233;volutionnaires est de proposer d'autres choix sociaux, une autre politique face &#224; celle du gouvernement et de la gauche r&#233;formiste : mettre un coup d'arr&#234;t &#224; l'arrogance patronale et imposer la satisfaction des aspirations du plus grand nombre. Le petit mouvement d&#233;j&#224; perceptible autour de la campagne commune LO-LCR montre aujourd'hui l'&#233;coute favorable que peuvent rencontrer les r&#233;volutionnaires, justement parce qu'ils refusent, &#224; la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-2-mars-avril-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 2, mars-avril 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Elections-+" rel="tag"&gt;Elections
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Lutte-ouvriere-+" rel="tag"&gt;Lutte ouvri&#232;re
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-LCR-+" rel="tag"&gt;LCR
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;fi que doivent relever aujourd'hui les r&#233;volutionnaires est de proposer d'autres choix sociaux, une autre politique face &#224; celle du gouvernement et de la gauche r&#233;formiste : mettre un coup d'arr&#234;t &#224; l'arrogance patronale et imposer la satisfaction des aspirations du plus grand nombre. Le petit mouvement d&#233;j&#224; perceptible autour de la campagne commune LO-LCR montre aujourd'hui l'&#233;coute favorable que peuvent rencontrer les r&#233;volutionnaires, justement parce qu'ils refusent, &#224; la diff&#233;rence de la &#171; gauche plurielle &#187;, la soumission aux int&#233;r&#234;ts des patrons et des banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au del&#224; les r&#233;volutionnaires peuvent reprendre et d&#233;velopper les propositions d&#233;j&#224; mises en avant par la LCR et LO pour une offensive contre le pouvoir capitaliste, les mesures politiques &#224; m&#234;me de prendre le probl&#232;me &#224; la racine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;D&#233;fendre un plan d'urgence anticapitaliste &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La question fondamentale est &#233;videmment celle de l'exploitation, la volont&#233; des capitalistes actionnaires ou gestionnaires de remettre en cause l'emploi, les salaires et les acquis sociaux pour mieux maintenir la r&#233;mun&#233;ration du capital. Les richesses produites chaque ann&#233;e par la quatri&#232;me puissance &#233;conomique du monde (au moins 8000 milliards de francs de produits int&#233;rieur brut en 1998) permettent &#233;videmment que chacun ait un emploi et un revenu. Mais ces richesses sont aujourd'hui confisqu&#233;es par une minorit&#233; d'exploiteurs (en France, 1 % des m&#233;nages poss&#232;de 50 % du patrimoine) qui r&#233;duit d'ann&#233;e en ann&#233;e la part consacr&#233;e aux besoins sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Confisquer aux capitalistes les richesses produites et les rendre aux salari&#233;s et salari&#233;es est la base m&#234;me des r&#233;ponses &#224; mettre en avant face au ch&#244;mage, &#224; la pr&#233;carit&#233; et &#224; la mis&#232;re.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes et les femmes ne sont pas une marchandise dont il faudrait appr&#233;cier la valeur relative ou dont l'emploi d&#233;pendrait d'une quelconque reprise &#233;conomique. Les exigences des capitalistes seules imposent de moins en moins d'emplois et des conditions de plus en plus pr&#233;caires pour ceux et celles qui travaillent. La conjoncture &#233;conomique n'est ni plus ni moins propice &#224; l'emploi. La masse salariale &#171; acceptable &#187; par les entreprises est calcul&#233;e en fonction des marges de profits exig&#233;es par les actionnaires. Les entreprises qui licencient, comme Renault &#224; Vilvoorde et bien d'autres, le font parce que les gains de productivit&#233; leur permettent d'exploiter, encore plus, moins de salari&#233;s pour la m&#234;me production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Battre en br&#232;che le pouvoir absolu du patronat passe par l'interdiction des licenciements et la r&#233;quisition des entreprises qui osent licencier alors qu'elles font des profits.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mis&#232;re des ch&#244;meurs et de ceux et celles qui, avec un contrat pr&#233;caire, ne d&#233;passent souvent gu&#232;re le RMI est insupportable. Les syndicats reconnaissent que le SMIC actuel ne permet pas de vivre, la CGT revendique 8500 F par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce SMIC, net &#233;videmment, doit &#234;tre le revenu minimum pour tous, ch&#244;meur ou salari&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les salari&#233;es et salari&#233;s sont chaque ann&#233;e davantage soumis &#224; l'imp&#244;t sur le revenu, &#224; la CSG, &#224; la TVA et aux autres taxes indirectes, les patrons non seulement s'exon&#232;rent eux-m&#234;mes de l'imp&#244;t en diminuant l'emploi mais sont aussi exon&#233;r&#233;s de centaines de milliards par l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arr&#234;ter de r&#233;mun&#233;rer l'argent en versant des dividendes libres de toute charge sociale est l'exigence de l'heure, de m&#234;me que la suppression de la CSG et la TVA qui sont autant de taxes qui touchent essentiellement les salari&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction du temps de travail est utilis&#233;e par le patronat et l'Etat pour revenir sur les acquis et imposer partout la flexibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les int&#233;r&#234;ts des salari&#233;s, des ch&#244;meurs des jeunes et des pr&#233;caires est bien d'imposer au patronat que l'application des 35 heures se fasse sans revenir sur les acquis des pauses, avec partout 10 % d'embauches sans perte de salaire, sans annualisation ni flexibilit&#233;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comptes des entreprises, consolid&#233;s au niveau des groupes, doivent &#234;tre rendus publics, et la collectivit&#233; doit pouvoir d&#233;cider de l'affectation des profits financiers d&#233;gag&#233;s par ces trusts. Les b&#233;n&#233;fices d&#233;gag&#233;s par les travailleurs ne doivent pas &#234;tre laiss&#233;s &#224; disposition de banquiers ou d'actionnaires. Tous les hommes, toutes les femmes qui vivent dans ce pays, fran&#231;ais ou immigr&#233;s, doivent pouvoir d&#233;cider directement et pleinement des choix &#233;conomiques et sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les salari&#233;s, et leurs organisations, les syndicats, les associations de ch&#244;meurs, celles de consommateurs, doivent pouvoir d&#233;cider directement de l'affectation des richesses produites.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui le parlement national (&#233;lu par un syst&#232;me in&#233;galitaire) n'a qu'un pouvoir ridicule face aux banques et aux groupes capitalistes. Leur pouvoir &#233;conomique et politique doit &#234;tre directement remis en cause pour la satisfaction des besoins sociaux du plus grand nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une r&#233;elle d&#233;mocratie doit partir des entreprises o&#249; ceux et celles qui produisent les richesses doivent avoir le contr&#244;le de la production et de l'affectation des b&#233;n&#233;fices. De m&#234;me, les grands choix des localit&#233;s doivent &#234;tre faits directement par la population concern&#233;e.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces exigences, et celles qui en d&#233;coulent pour les droits &#224; la sant&#233;, &#224; la retraite, au logement notamment, doivent &#234;tre port&#233;es haut et clair par les r&#233;volutionnaires. Elles ne seront &#233;videmment pas satisfaites par ce gouvernement. leur r&#233;alisation d&#233;pend de la mobilisation g&#233;n&#233;rale de tous ceux et toutes celles qui ont int&#233;r&#234;t &#224; sa mise en oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Avancer vers une force politique r&#233;volutionnaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, un score significatif de la liste LO-LCR donnera plus de force, de confiance pour r&#233;aliser cette mobilisation, pour se battre pour ce plan d'urgence. Au moins aux centaines de milliers de salari&#233;s et salari&#233;es, de jeunes, de ch&#244;meuses et ch&#244;meurs qui vont pouvoir voter pour une liste compos&#233;e de militantes et de militants qui, en butte &#224; la m&#234;me exploitation, partagent aussi les m&#234;mes combats et les m&#234;mes espoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'enjeu n'est pas seulement celui d'une campagne r&#233;ussie ou d'un bon score &#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres groupes r&#233;volutionnaires soutiennent la campagne LO-LCR. De nombreux militants, sans &#234;tre d'accord avec toute la ligne politique de LO ou de la LCR, sont pr&#234;ts &#224; agir pour son succ&#232;s, en esp&#233;rant qu'elle pourra trouver une suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus il y a dans ce pays beaucoup d'hommes et de femmes qui m&#232;nent chaque jour, chacun &#224; leur mani&#232;re ou sur leur terrain, un combat contre le syst&#232;me capitaliste. Les organisations n'en rassemblent qu'une petite partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les semaines qui viennent les militants de LO et de la LCR ne doivent pas seulement se mobiliser et mener campagne ensemble dans les entreprises et les localit&#233;s. Ils doivent donner l'occasion &#224; tous ceux et &#224; toutes celles qui le d&#233;sirent de se joindre &#224; eux dans cette campagne, ce qui serait aussi l'occcasion de se rencontrer pour d&#233;battre des propositions du plan d'urgence, d'en avancer &#233;ventuellement d'autres mais surtout de voir comment continuer &#224; agir ensemble apr&#232;s les &#233;lections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car tous ensemble ils peuvent demain constituer une force politique r&#233;volutionnaire qui combatte, au jour le jour, pour un plan d'urgence anticapitaliste, pour que toutes les luttes convergent vers une riposte d'ensemble. Cette force ne surgira &#233;videmment pas d'un coup de baguette magique, au cours, ou m&#234;me au lendemain de cette campagne &#233;lectorale. Mais celle-ci peut et doit &#234;tre l'occasion pour des milliers de militants de r&#233;aliser quelques pas concrets dans sa direction, en jetant des bases d'une poursuite de leur collaboration. Collaboration entre LO et la LCR &#233;videmment, mais aussi collaboration de ces organisations avec tous ceux qui entendent lutter contre l'exploitation et l'oppression, dans et hors des entreprises, y compris ceux qui appartiennent encore &#224; des partis qui soutiennent le gouvernement, notamment au Parti Communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent CARASSO&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'extr&#234;me gauche et le PCF
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-extreme-gauche-et-le-PCF</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-extreme-gauche-et-le-PCF</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>PCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Extr&#234;me gauche
</dc:subject>

		<description>Robert Hue, champion de la &#171; mutation du communisme &#187;, souriant secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, si consensuel, si complaisant, a r&#233;alis&#233; un r&#234;ve : pr&#233;senter aux europ&#233;ennes une liste mutante, moiti&#233; &#171; communiste &#187;, moiti&#233; non communiste : une chim&#232;re, ne se pr&#233;sentant que pour s'effacer, se fondre au sein de la gauche plurielle. &lt;br /&gt;Une liste qui ne sera &#171; ni pro-gouvernementale, ni anti-gouvernementale &#187; a dit Robert Hue (L'Humanit&#233; du 20 f&#233;vrier) : une liste ni-ni, ang&#233;lique en somme, de gens de bonne&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-2-mars-avril-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 2, mars-avril 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-PCF-+" rel="tag"&gt;PCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Extreme-gauche-+" rel="tag"&gt;Extr&#234;me gauche
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Robert Hue, champion de la &#171; mutation du communisme &#187;, souriant secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, si consensuel, si complaisant, a r&#233;alis&#233; un r&#234;ve : pr&#233;senter aux europ&#233;ennes une liste mutante, moiti&#233; &#171; communiste &#187;, moiti&#233; non communiste : une chim&#232;re, ne se pr&#233;sentant que pour s'effacer, se fondre au sein de la gauche plurielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une liste qui ne sera &#171; ni pro-gouvernementale, ni anti-gouvernementale &#187; a dit Robert Hue (L'Humanit&#233; du 20 f&#233;vrier) : une liste ni-ni, ang&#233;lique en somme, de gens de bonne volont&#233;, sans indignation ni col&#232;re, compr&#233;hensifs, pr&#234;ts &#224; se d&#233;vouer &#224; la cause de la flexibilit&#233; maquill&#233;e en 35 heures, des privatisations baptis&#233;es &#171; ouvertures de capital &#187;, &#224; s'initier aux vertus de la r&#233;forme All&#232;gre, &#224; examiner &#171; sans a priori &#187; la question des fonds de pension et autres innovations capitalistes...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les slogans de &#171; l'identit&#233; communiste moderne &#187; ch&#232;re &#224; Robert Hue ? &#171; Devoir d'innovation &#187;, &#171; &#233;poque nouvelle, nouveaux enjeux &#187;, &#171; mutation &#187;, &#171; ouverture &#187;, &#171; dialogue &#187;, &#171; participation &#187;&#8230; Son dernier livre (Communisme, un nouveau projet) est truff&#233; de ce jargon. Une v&#233;ritable pub de conseil en management !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous visez le renversement du capitalisme, questionne L'Ev&#232;nement du Jeudi (18&#8211;24 mars) ? Je vise un &#171; d&#233;passement &#187; r&#233;pond Robert Hue. Arlette Laguiller et Alain Krivine n'ont-ils pas l'espoir de ramener sur leur liste les communistes d&#233;&#231;us par Robert Hue, ajoute le journaliste ? &#171; Tout &#231;a, c'est vieillot, pas de notre temps ! &#187; explique Robert Hue, et de se vanter que l'hypoth&#232;se selon laquelle la liste LO-LCR pourrait remporter plus de voix que la sienne &#171; ne l'emp&#234;che pas de dormir &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les doutes des militants&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bon. Que Robert Hue dorme en paix. Et que les militants et sympathisants du PCF qui se retrouvent aussi peu dans le communisme de proposition et de participation de Robert Hue que dans le syndicalisme de proposition et de collaboration de Bernard Thibault fassent leurs choix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ils sont nombreux, au sein du PCF comme de la CGT, les militants qui se mettent &#224; douter de l'identit&#233; communiste de leur parti, &#224; contester la participation gouvernementale. Des militants qui &#233;prouvent le besoin d'un parti non pas d'entente avec la bourgeoisie, mais con&#231;u comme un outil politique &#224; l'usage des travailleurs, comme une force de combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, protester en votant &#224; l'extr&#234;me gauche est une chose ; rallier l'extr&#234;me gauche en est une autre. Et il ne suffit pas d'une campagne &#233;lectorale des r&#233;volutionnaires, m&#234;me unitaire, m&#234;me couronn&#233;e de succ&#232;s, pour donner le jour &#224; la force de combat politique &#224; laquelle les militants d&#233;&#231;us des organisations traditionnelles aspirent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me gauche a une identit&#233;. Il lui faut une politique. Une politique pouvant &#234;tre exp&#233;riment&#233;e directement par ces m&#234;mes militants, ces m&#234;mes travailleurs qui se posent le probl&#232;me de voter pour elle. Et ceci sans attendre le scrutin. Ind&#233;pendamment m&#234;me du scrutin, pourrait-on dire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La politique de l'extr&#234;me gauche&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me gauche, au cours de cette campagne, doit offrir une perspective tangible, &#224; court terme, ins&#233;r&#233;e dans la r&#233;alit&#233; de l'offensive anti-ouvri&#232;re patronale et gouvernementale actuelle. Une politique susceptible de rassembler, sur le terrain de la mobilisation et des luttes, les militants ouvriers qui ne se satisfont pas des compromissions et de l'attentisme de leurs partis et syndicats traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est bien s&#251;r pas la force intrins&#232;que de l'extr&#234;me gauche qui le lui permet. Ce qui a chang&#233;, c'est que les critiques des r&#233;volutionnaires &#224; l'encontre du gouvernement de gauche et des partis et syndicats qui le soutiennent, rejoignent aujourd'hui des sentiments r&#233;pandus au sein du PCF comme plus g&#233;n&#233;ralement au sein du mouvement ouvrier et chez les travailleurs du rang. C'est ce qui permet &#224; l'intervention de l'extr&#234;me gauche de d&#233;passer le niveau de la simple propagande pour passer au stade d'une v&#233;ritable politique vis-&#224;-vis du reste du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste unitaire LO-LCR a d'ores et d&#233;j&#224; regroup&#233; l'extr&#234;me gauche sur une politique d'opposition &#224; la gauche gouvernementale, claire pour l'ensemble des travailleurs. C'&#233;tait un premier pas important, n&#233;cessaire. Le niveau de cr&#233;dibilit&#233; des r&#233;volutionnaires au sein des milieux populaires les met en situation de s'adresser au PCF et &#224; ses militants, comme aux autres organisations ouvri&#232;res, politiques ou syndicales, sur un autre terrain qu'&#233;lectoral. Et si c'est possible, c'est qu'ils doivent le faire. Y compris au cours de cette campagne &#233;lectorale qui pourrait &#234;tre une s&#233;rieuse caisse de r&#233;sonance pour de telles propositions de front unique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les choix du PCF&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;dias eux-m&#234;mes, on l'a vu lors de l'&#233;mission &#171; Public &#187; en f&#233;vrier dernier, trouvent tout naturel de mettre Arlette Laguiller ou Alain Krivine en situation de s'adresser &#224; un Robert Hue devant des millions de t&#233;l&#233;spectateurs. Pour attiser la concurrence bien s&#251;r. Mais il y a alors mieux &#224; faire que de se contenter de r&#233;affirmer son identit&#233; communiste et sa fid&#233;lit&#233; &#224; ses id&#233;es. Affirmer concr&#232;tement sa solidarit&#233; avec les militants communistes, c'est leur proposer, &#224; eux comme &#224; leurs dirigeants, une politique unitaire sur le terrain de la lutte de classe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors le moment d'interpeller Robert Hue, de lui demander de r&#233;pondre aux propositions de l'extr&#234;me gauche. Est-il pr&#234;t &#224; se faire l'artisan de ce programme d'urgence et de sauvegarde des travailleurs destin&#233; &#224; bousculer les nantis, &#224; prendre sur les profits et les pr&#233;rogatives bourgeoises ? Les dirigeants du PCF, comme ceux de la CGT, la CFDT et FO, sont-ils pr&#234;ts, avec l'extr&#234;me gauche, &#224; unir les travailleurs sur leurs revendications, &#224; faire converger leurs ripostes et leurs luttes au lieu de les cloisonner et les &#233;mietter ? Entre d'un c&#244;t&#233; Martine Aubry et Antoine Seilli&#232;re, et de l'autre les travailleurs de Peugeot, d'Air France ou de la Poste qui refusent la flexibilit&#233;, il faut choisir. Comme il faut choisir entre All&#232;gre et les enseignants en col&#232;re, entre Chev&#232;nement et les sans papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes pour nous les choix de Robert Hue sont faits depuis longtemps. Pour un certain nombre de militants du PCF qui n'ont plus d'illusions aussi. Mais certainement pas pour le plus grand nombre d'entre eux, m&#234;me de ceux tr&#232;s critiques de la participation gouvernementale de leur parti. Or c'est &#224; eux tous que l'extr&#234;me gauche doit proposer de forger une v&#233;ritable force d'opposition ouvri&#232;re &#224; la politique pro-patronale de la gauche, de s'unir sur un programme de mesures d'urgences pour la classe ouvri&#232;re. C'est eux qu'il faut convaincre. C'est pour eux qu'il faut essayer de contraindre les dirigeants du PC et des syndicats, en leur proposant &#224; eux aussi un plan de combat visant &#224; changer le rapport des forces en faveur des travailleurs, d'avouer quel camp ils choisissent, celui de leurs militants, des travailleurs, ou celui des ministres, sans qu'ils puissent continuer &#224; pr&#233;tendre &#234;tre dans les deux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me gauche doit oser aujourd'hui mener une politique &#224; la mesure de sa cr&#233;dibilit&#233; : pr&#233;senter un programme de mesures de sauvegarde et d'action pour l'ensemble de la classe ouvri&#232;re et avoir le cran de le proposer aux organisations r&#233;formistes. Au-dessus de nos moyens ? A voir. En certaines circonstances &#8211; et il semble qu'aujourd'hui elles soient r&#233;unies &#8211; les r&#233;volutionnaires doivent savoir faire passer leur programme au-del&#224; de leur propre audience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Huguette CHEVIREAU&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Temps partiel : travailleuses et pauvres
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Temps-partiel-travailleuses-et-pauvres</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Temps-partiel-travailleuses-et-pauvres</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>

		<description>Dans l'offensive g&#233;n&#233;ralis&#233;e du patronat pour abaisser le co&#251;t du travail, le travail &#224; temps partiel occupe une place de choix. En France il concerne aujourd'hui 3,7 millions de salari&#233;s, pr&#232;s de 15 % des salari&#233;s du priv&#233;. Les embauches &#224; temps partiel se d&#233;veloppent plus rapidement que les embauches &#224; temps plein. En 1997 pr&#232;s d'une cr&#233;ation d'emploi sur deux s'est faite &#224; temps partiel. &lt;br /&gt;Du point de vue du patronat, cette forme de travail comporte de nombreux avantages.&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-2-mars-avril-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 2, mars-avril 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'offensive g&#233;n&#233;ralis&#233;e du patronat pour abaisser le co&#251;t du travail, le travail &#224; temps partiel occupe une place de choix. En France il concerne aujourd'hui 3,7 millions de salari&#233;s, pr&#232;s de 15 % des salari&#233;s du priv&#233;. Les embauches &#224; temps partiel se d&#233;veloppent plus rapidement que les embauches &#224; temps plein. En 1997 pr&#232;s d'une cr&#233;ation d'emploi sur deux s'est faite &#224; temps partiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue du patronat, cette forme de travail comporte de nombreux avantages. Intensification du travail, adaptation parfaite du temps de pr&#233;sence aux besoins de l'entreprise, flexibilit&#233; par le jeu des heures compl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps partiel illustre parfaitement le gouffre qui s&#233;pare g&#233;n&#233;ralement les campagnes id&#233;ologiques de la r&#233;alit&#233; du monde du travail. Rebaptis&#233; &#171; temps choisi &#187; pour les besoins de la cause, le temps partiel est pr&#233;sent&#233; comme un choix, comme la libert&#233; de d&#233;cider de son temps de travail et de loisir. La r&#233;alit&#233; est toute autre, le temps partiel est pour l'essentiel du ch&#244;mage partiel. 40 % des salari&#233;s &#224; temps partiel souhaiteraient travailler d'avantage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Ch&#244;mage partiel impos&#233; aux femmes&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces chiffres g&#233;n&#233;raux dissimulent cependant un &#233;l&#233;ment essentiel : le travail &#224; temps partiel concerne ultra majoritairement (plus de 80 %) les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Perp&#233;tuellement engag&#233;es dans une course contre la montre, les femmes sont la cible privil&#233;gi&#233;e des campagnes pour le temps choisi et du baratin sur la conciliation de la vie professionnelle et familiale. Dans une situation o&#249; la responsabilit&#233; de l'&#233;ducation des enfants, la charge des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res reposent encore principalement sur les femmes, o&#249; les &#233;quipements collectifs pour les enfants en bas &#226;ge sont totalement insuffisants, certaines &#171; choisissent &#187;, pour tenter de desserrer un peu les contraintes de la double journ&#233;e de travail qui p&#232;sent sur elles, de se payer leur r&#233;duction du temps de travail salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la diminution du temps travaill&#233; et la r&#233;duction du salaire ne s'accompagnent que tr&#232;s rarement d'une diminution &#233;quivalente de la quantit&#233; de travail. R&#233;sultat : tout b&#233;n&#233;fice pour l'employeur. Dans bien des cas, au bout de quelques mois le bilan pour la femme se traduit par encore plus de stress et de fatigue. Au travail, parce qu'elle doit faire en quatre jours ce qu'elle faisait auparavant en cinq. A la maison, parce qu'on constate que bien souvent le temps partiel s'accompagne d'un recul du partage des t&#226;ches dans le couple, le temps th&#233;oriquement &#171; lib&#233;r&#233; &#187; est progressivement occup&#233; par les travaux m&#233;nagers, aussi invisibles qu'interminables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est l&#224; qu'un des aspects du temps partiel. Dans certains secteurs et professions il n'est question ni de choix ni de conciliation. Femmes de m&#233;nage, caissi&#232;res, vendeuses, assistantes maternelles... ont le choix entre quelques heures, un peu le matin, un peu l'apr&#232;s-midi ou le soir, en fin de semaine... ou rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;quence imm&#233;diate de ce sous emploi dans des secteurs d&#233;j&#224; sous pay&#233;s est la pauvret&#233;. Un SMIC &#224; mi-temps c'est l'&#233;quivalent du RMI. Une &#233;tude r&#233;cente montre que 77 % des emplois &#224; bas salaire (moins de 4800 F par mois) sont des emplois &#224; temps partiel et 80 % des tr&#232;s bas salaires (3600 F) sont touch&#233;s par des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;encourag&#233; par le patronat et le gouvernement&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Loin de r&#233;pondre &#224; une demande des salari&#233;es, le temps partiel est bel et bien une forme de sous-emploi voulu et impos&#233; par le patronat. Les femmes ont toujours repr&#233;sent&#233; une part tr&#232;s importante, plus du tiers, de la population active, elles ont investi encore plus massivement le march&#233; du travail dans les ann&#233;es soixante et tout cela &#224; temps plein. Le temps partiel, quant &#224; lui, s'impose en m&#234;me temps que le ch&#244;mage depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1980, de 6,5 % des actifs en 1981 &#224; 17,1 % en 1998. Le travail f&#233;minin est une r&#233;alit&#233; massive mais on est bien loin de l'&#233;galit&#233;. Les femmes restent moins pay&#233;es, moins qualifi&#233;es, plus pr&#233;caires. Leur situation subordonn&#233;e dans la famille et dans la soci&#233;t&#233;, leur oppression, le partage in&#233;galitaire du travail domestique en font, malgr&#233; le fait qu'elles repr&#233;sentent 42 % de la population active, des travailleurs de seconde zone. Comme si, au m&#233;pris de la r&#233;alit&#233; v&#233;cue par des millions de femmes, leur &#171; vraie &#187; place &#233;tait le foyer et leur salaire un appoint.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail &#224; temps partiel, d&#233;j&#224; tr&#232;s profitable pour les patrons parce qu'il soumet totalement les salari&#233;s et salari&#233;es &#224; leurs exigences, est en plus encourag&#233; par une exon&#233;ration de 30 % des charges patronales depuis les &#171; lois pour l'emploi &#187; de 1992 et 1993. La loi Aubry ne remet pas en cause ces aides. Dans le public aussi le temps partiel est des plus en plus impos&#233;. La direction de France T&#233;l&#233;com par exemple a l'objectif de doubler les temps partiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patronat, gouvernement et Etat-patron s'entendent parfaitement pour dissimuler le ch&#244;mage, flexibiliser et intensifier le travail en utilisant et renfor&#231;ant les in&#233;galit&#233;s &#224; l'encontre des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;facilit&#233; par l'id&#233;ologie r&#233;actionnaire dominante&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les campagnes id&#233;ologiques contre le droit au travail des femmes n'ont jamais cess&#233;, les femmes salari&#233;es sont accus&#233;es de voler le travail des hommes, de d&#233;serter le foyer et de d&#233;laisser les enfants, elles deviennent les responsables &#224; la fois du ch&#244;mage et de la d&#233;linquance des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette id&#233;ologie r&#233;actionnaire n'&#233;pargne pas le mouvement ouvrier et syndical. Rappelons que dans un premier temps il s'est oppos&#233; au travail des femmes responsable selon lui de la baisse des salaires ! Elle est &#224; l'origine de sa tol&#233;rance voire son indiff&#233;rence &#224; l'&#233;gard du sous-travail et de la pauvret&#233; des femmes salari&#233;es. Bien trop rares sont les syndicats qui, avec le Collectif unitaire pour les Droit des Femmes m&#232;nent campagne contre le temps partiel impos&#233; et exigent la suppression des exon&#233;rations et aides au temps partiel, l'acc&#232;s au temps plein &#224; la demande des salari&#233;s et salari&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit de cette intoxication, jusqu'&#224; r&#233;cemment ni le ch&#244;mage, ni la culpabilisation des femmes ne r&#233;ussissaient &#224; chasser les femmes des ateliers, des bureaux ou des services. Il en va diff&#233;remment depuis quelques ann&#233;es : sous l'effet de l'Allocation Parentale d'Education cr&#233;&#233;e en 1983 par le gouvernement socialiste pour inciter un des parents, formulation hypocrite s'il en est, &#224; cesser de travailler &#224; la naissance du troisi&#232;me enfant, &#233;tendu en 1994 par Balladur au deuxi&#232;me enfant, le taux d'activit&#233; des femmes entre 25 et 29 ans, m&#232;res de deux enfants, a chut&#233; de 1994 &#224; 1997 de 61,5 % &#224; 52 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques d'encouragement au retour au foyer, d'aust&#233;rit&#233; pour les services publics de la petite enfance et de pr&#233;carisation des salari&#233;s et salari&#233;es se conjuguent pour remettre tr&#232;s pratiquement en cause le droit au travail des femmes. Et comme c'est la relativisation de ce droit qui fait des femmes, avec les jeunes, le point de plus faible r&#233;sistance &#224; l'offensive patronale contre les acquis et garanties collectives des salari&#233;s et salari&#233;es, on voit bien que la lutte contre le ch&#244;mage par des mesures radicales et contre l'oppression des femmes sont indissociables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'alternative est limpide, soit la r&#233;duction massive du temps de travail pay&#233;e par les profits qui assure &#224; chacun et chacune les moyens et le temps de vivre et de s'&#233;panouir, soit la pr&#233;carisation et la division de la classe ouvri&#232;re entre celles et ceux qui ont un emploi et travaillent trop et trop dur et ceux et surtout celles qui sont au ch&#244;mage total ou partiel et dans la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Frida FUEGO &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Education Nationale : De la grogne &#224; la r&#233;volte
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Education-Nationale-De-la-grogne-a-la-revolte</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Education-Nationale-De-la-grogne-a-la-revolte</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Enseignement
</dc:subject>

		<description>Les vacances d'hiver ont marqu&#233; une pause dans ce que la presse appelle la gu&#233;rilla anti-All&#232;gre. L'agitation enseignante, si elle n'a touch&#233; qu'une minorit&#233; d'&#233;tablissements de la r&#233;gion parisienne, embarrasse la gauche plurielle et le gouvernement. Un ministre de gauche est contest&#233; par un milieu enseignant de m&#234;me sensibilit&#233;, et les cris de &#171; All&#232;gre d&#233;mission &#187; s'accompagnent bien souvent de ceux de &#171; Jospin trahison &#187;. &lt;br /&gt;&#171; All&#232;gre d&#233;mission &#187;, un mot d'ordre f&#233;d&#233;rateur... mais limit&#233;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Numero-2-mars-avril-1999-" rel="directory"&gt;Num&#233;ro 2, mars-avril 1999
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Enseignement-+" rel="tag"&gt;Enseignement
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les vacances d'hiver ont marqu&#233; une pause dans ce que la presse appelle la gu&#233;rilla anti-All&#232;gre. L'agitation enseignante, si elle n'a touch&#233; qu'une minorit&#233; d'&#233;tablissements de la r&#233;gion parisienne, embarrasse la gauche plurielle et le gouvernement. Un ministre de gauche est contest&#233; par un milieu enseignant de m&#234;me sensibilit&#233;, et les cris de &#171; All&#232;gre d&#233;mission &#187; s'accompagnent bien souvent de ceux de &#171; Jospin trahison &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#171; All&#232;gre d&#233;mission &#187;, un mot d'ordre f&#233;d&#233;rateur... mais limit&#233; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mouvement a d&#233;marr&#233; mi-janvier dans quelques lyc&#233;es du Val d'Oise et de Paris, et s'est &#233;tendu, assez lentement, &#224; d'autres lyc&#233;es de ces deux d&#233;partements, &#224; l'appel de la Coordination du Nord parisien pour le Val d'Oise, et du Collectif pour la d&#233;mission d'All&#232;gre &#224; Paris. Les mots d'ordre &#233;taient alors au nombre de trois : d&#233;mission d'All&#232;gre, retrait des d&#233;crets pris depuis un an (notamment le d&#233;cret sur les heures suppl&#233;mentaires, qui a entra&#238;n&#233; une baisse des salaires), retrait de la r&#233;forme des lyc&#233;es en cours. Pour les deux collectifs &#224; l'origine du mouvement la d&#233;mission d'All&#232;gre &#233;tait un pr&#233;alable. S'il est ind&#233;niable que la d&#233;mission d'All&#232;gre recueille des suffrages insesp&#233;r&#233;s en salles des professeurs, ce slogan peut se r&#233;v&#233;ler pi&#233;g&#233; si le ministre part en laissant sur le bureau de son successeur&#8230; toute sa politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la t&#234;te de ses initiateurs, ce mot d'ordre s'accompagnait d'une forte r&#233;ticence, non d&#233;nu&#233;e de corporatisme, &#224; s'adresser &#224; tous les personnels de l'&#233;ducation nationale. Cela a donn&#233; lieu &#224; de multiples discussions, parfois vives, dans les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales d'&#233;tablissement ou du mouvement. Les coordinations sont pour une large part anim&#233;es par des militants du SNES (syndicat majoritaire du second degr&#233;), militants, sympathisants ou &#233;lecteurs de gauche qui contestent la politique timor&#233;e de leur syndicat mais rechignent &#224; remettre en cause celle du gouvernement, et par l&#224; &#224; revendiquer des moyens suppl&#233;mentaires. Et &#224; l'approche du congr&#232;s du SNES, la repr&#233;sentativit&#233; de telle ou telle tendance semble un enjeu pour certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le mouvement s'est &#233;tendu au Mantois, autour d'Argenteuil et de Cergy-Pontoise et en Seine-Saint-Denis, tout en s'&#233;largissant &#224; des coll&#232;ges et des &#233;coles : les revendications de moyens, embauches et titularisation des contrats pr&#233;caires ont &#233;t&#233; adopt&#233;es par ceux qui rejoignaient la lutte. Ceux-l&#224; pr&#233;f&#233;raient que la d&#233;mission d'All&#232;gre figure au bas de leurs revendications, comme la cons&#233;quence de celles-ci. Rappelons qu'au printemps dernier, les enseignants de Seine-Saint-Denis avaient revendiqu&#233; des moyens suppl&#233;mentaires. De plus, l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des &#233;tablissements en lutte du 93 a apport&#233; au mouvement des habitudes de structuration qui peuvent se r&#233;v&#233;ler pr&#233;cieuses si le mouvement reprend &#224; la rentr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le caniche, l'autruche et le cam&#233;l&#233;on&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;All&#232;gre a b&#233;n&#233;fici&#233; jusqu'ici du soutien d'une gauche plurielle `ien docile. Le SE-FEN, le SGEN-CFDT, ou encore certaines f&#233;d&#233;rations de parents d'&#233;l&#232;ves ne font entendre que des variations de la voix de leur ma&#238;tre. Autant d'appareils aux ordres qui pour servir de contre-feu au mouvement, viennent de signer un manifeste de soutien aux r&#233;formes All&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CGT pr&#233;sente surtout dans l'enseignement professionnel a choisi de faire l'autruche. Bernard Thibault, interrog&#233; sur le sujet, s'est montr&#233; aussi consensuel qu'embarrass&#233;, regrettant l'absence de dialogue serein entre le ministre et les enseignants. Ce n'est qu'&#224; sa faible repr&#233;sentativit&#233; que la CGT doit ne n'avoir pas &#233;t&#233; l'objet du m&#233;contentement et de la col&#232;re des enseignants mobilis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au SNES, il a tout fait durant les premi&#232;res semaines du mouvement pour l'emp&#234;cher de s'&#233;largir, suscitant ainsi d&#233;ception et col&#232;re. La secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale du syndicat, Monique Vuaillat, venait &#224; peine de reprendre langue avec le ministre afin, au travers de n&#233;gociations, de &#171; r&#233;former la r&#233;forme &#187;. Sans doute le SNES entendait-il faire descendre dans la rue quelques milliers de personnes, lors de journ&#233;es d'action sans lendemain ou de manifestations dominicales. Mais on a vu les bureaucrates du syndicat, repr&#233;sentants d&#233;partementaux ou r&#233;gionaux, invoquer toutes les raisons de ne pas rentrer dans ce mouvement. Les syndiqu&#233;s les ont affront&#233;s pour obtenir ne serait-ce qu'un clair appel &#224; manifester aux c&#244;t&#233;s des enseignants en gr&#232;ve. En vain ! Le mouvement &#233;tait tr&#232;s minoritaire expliquaient-ils, et le syndicat se devait de repr&#233;senter les plus mobilis&#233;s comme les moins concern&#233;s. Dans certains lyc&#233;es, on a vu les repr&#233;sentants syndicaux refuser de faire des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, entretenir un climat de d&#233;moralisation et continuer de travailler normalement aux c&#244;t&#233;s d'enseignants en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien des r&#233;unions furent houleuses, jusqu'&#224; la r&#233;union de coordination de la r&#233;gion parisienne le 4 f&#233;vrier, &#224; la suite d'une manifestation qui avait r&#233;uni 10 &#224; 15 000 personnes. Le SNES avait r&#233;uni l&#224; des syndiqu&#233;s quand la salle fut envahie par deux mille manifestants scandant &#171; gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale de l'&#233;ducation &#187;. MoniqueVuaillat, interpell&#233;e vertement, pr&#233;f&#233;ra bient&#244;t quitter la salle. Mais la direction du SNES allait infl&#233;chir sa position, &#224; la fois par peur de se couper d'une base militante en col&#232;re, &#224; l'approche d'un congr&#232;s syndical, et parce que le mouvement tenait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le SNES se d&#233;cide &#224; accompagner le mouvement&#8230; jusqu'&#224; quand ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec ses hauts et ses bas, avec des &#233;tablissements qui reprenaient le travail et d'autres qui commen&#231;aient la gr&#232;ve, le mouvement a continu&#233; jusqu'aux vacances, de manifestation en manifestation. Aujourd'hui le SNES montre un autre visage, disant qu'il faut retirer les r&#233;formes en cours et que la rupture avec le ministre est consomm&#233;e, reconnaissant par l&#224; une partie des revendications des enseignants mobilis&#233;s. Mais est-ce &#224; dire qu'il tentera d'accro&#238;tre et d'approfondir cette mobilisation ? A voir&#8230; Une chose est s&#251;re : apr&#232;s avoir tent&#233; de freiner cette agitation, le SNES a d&#233;cid&#233; de l'accompagner. C'est d'ailleurs l'attitude qu'a eu FO et surtout le syndicat SUD depuis le d&#233;but du mouvement. Minoritaire dans l'enseignement, SUD est toujours apparu radical et proche en cela des plus d&#233;cid&#233;s. Le fait m&#234;me d'&#234;tre minoritaire l'a pr&#233;serv&#233; des critiques, tout en lui permettant d'esp&#233;rer gagner des suffrages et des militants en profitant de la d&#233;ception et de la col&#232;re suscit&#233;es par la politique du SNES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a &#224; attendre des politiques syndicales que compromissions nouvelles et autres retournements, quand bien m&#234;me les syndicats se porteraient au devant des plus combatifs. La suite du mouvement d&#233;pendra des enseignants eux-m&#234;mes, de leur d&#233;termination, de leur capacit&#233; &#224; s'organiser et &#224; contr&#244;ler eux-m&#234;mes : pour imposer d'autres r&#233;formes, des moyens &#224; la hauteur des besoins, l'embauche et la titularisation de tous les contrats pr&#233;caires, et alors, pourquoi pas, la d&#233;mission d'All&#232;gre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne DESECRINS &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> CITROEN : Obligation du travail du samedi et r&#233;duction du salaire
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/CITROEN-Obligation-du-travail-du-samedi-et-reduction-du-salaire</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/CITROEN-Obligation-du-travail-du-samedi-et-reduction-du-salaire</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>PSA
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>La flexibilit&#233; ! A Citro&#235;n Aulnay (92) le patron n'a pas attendu l'accord sign&#233; par tous les syndicats sauf la CGT pour l'imposer, mais il compte bien profiter &#224; plein des avantages qu'il lui apporte. &lt;br /&gt;Il disposait d&#233;j&#224; de 94 heures suppl&#233;mentaires par an, auxquelles s'ajoutaient 36 heures de d&#233;rogation pouvant &#234;tre accord&#233;es par l'inspection du travail, au total 130 heures par an, c'est &#224; dire 16 samedis travaill&#233;s. Gr&#226;ce &#224; l'accord il disposera de 180 heures, soit 22 samedis&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Loi-Aubry-Loi-piege-" rel="directory"&gt;Loi Aubry, Loi pi&#232;ge
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-PSA-+" rel="tag"&gt;PSA
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La flexibilit&#233; ! A Citro&#235;n Aulnay (92) le patron n'a pas attendu l'accord sign&#233; par tous les syndicats sauf la CGT pour l'imposer, mais il compte bien profiter &#224; plein des avantages qu'il lui apporte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il disposait d&#233;j&#224; de 94 heures suppl&#233;mentaires par an, auxquelles s'ajoutaient 36 heures de d&#233;rogation pouvant &#234;tre accord&#233;es par l'inspection du travail, au total 130 heures par an, c'est &#224; dire 16 samedis travaill&#233;s. Gr&#226;ce &#224; l'accord il disposera de 180 heures, soit 22 samedis travaill&#233;s par an. Un samedi sur deux ! Et gr&#226;ce &#224; ces deux samedis travaill&#233;s par mois, Citro&#235;n veut imposer une semaine de six jours suivie d'une autre de 4 jours. Ainsi le passage aux 35 heures de travail effectif, sans compter les pauses, se traduirait en fait, dans certaines p&#233;riodes, par des semaines de 46 &#224; 48 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien plus ces samedis, dor&#233;navant obligatoires, ne seront plus pay&#233;s &#224; 125 % du taux horaire mais &#224; 2 % de la r&#233;mun&#233;ration mensuelle. Bilan : deux samedis travaill&#233;s en heures suppl&#233;mentaires, qui rapportaient environ 1000 F, ne seront plus pay&#233;s que 320 F, soit une perte d'environ 700 F par mois pour un salaire d'environ 8000 F.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le but du patron est de pouvoir faire tourner ses machines sans interruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cela, d'une part il met en place, courant mars, dans un nouveau secteur du ferrage (o&#249; il est pr&#233;vu de sortir 1450 caisses de voitures au lieu de 1200 actuellement), une &#233;quipe de V.S.D. (vendredi-samedi-dimanche) o&#249; les ouvriers, sans toucher plus que leur salaire actuel, travailleront 28 heures, deux fois 10 heures et une fois 8 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part l'&#233;quipe de nuit, qui n'existait jusqu'ici que dans une partie de l'usine, au Ferrage et en Peinture, va s'&#233;tendre &#224; une partie du Montage. L'emploi massif d'int&#233;rimaires permet d&#233;j&#224; de sortir actuellement 270 v&#233;hicules par nuit. Un bilan devrait &#234;tre fait en fin d'ann&#233;e sur la qualit&#233; des v&#233;hicules ainsi produits. Si elle est bonne, une rumeur circule que la direction mettrait alors tout le monde en 3x8.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Bilan : cinq mille emplois en moins&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La baisse du temps de travail &#224; PSA (actuellement 87 578 salari&#233;s) se traduira seulement par 3000 embauch&#233;s au titre de la RTT, car Citro&#235;n a d&#233;compt&#233; le temps de pause (1 h 45) du temps de travail effectif. Or il y a actuellement 5000 int&#233;rimaires dans le groupe. D'autre part Citro&#235;n a coupl&#233; l'accord sur les 35 heures avec un autre accord sur les d&#233;parts en pr&#233;-retraite. Cet accord parall&#232;le pr&#233;voit une embauche de jeune pour trois d&#233;parts de travailleurs &#226;g&#233;s en pr&#233;-retraite. Sur cinq ans, il y aura 12 500 d&#233;parts et 4160 embauches sur le groupe. C'est-&#224;-dire 8340 emplois perdus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour cela, PSA touchera quand m&#234;me la bagatelle de 1,3 milliard de francs de subventions de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la finale 12 500 travailleurs partiront et seulement 7160 seront embauch&#233;s (3000 au titre de la r&#233;duction du temps de travail et 4160 au titre de l'accord sur les d&#233;parts en pr&#233;-retraite). Bonjour les cadences pour ceux qui resteront et pour les jeunes embauch&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 mars 1998&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.B.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S. : &lt;em&gt;L'annonce d'une embauche suppl&#233;mentaire de 1500 jeunes par Citro&#235;n ne changera rien &#224; la situation d&#233;crite ci-dessus : il est clairement dit qu'elle est li&#233;e &#224; une nouvelle augmentation de la production.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'extr&#234;me m&#233;fiance des cheminots CGT
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-extreme-mefiance-des-cheminots-CGT</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-extreme-mefiance-des-cheminots-CGT</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>SNCF
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Au d&#233;p&#244;t de Sotteville-l&#232;s-Rouen, pour les militants CGT, la r&#233;duction du temps de travail &#224; la sauce Aubry, bien que pr&#233;sent&#233;e comme une avanc&#233;e par certains responsables syndicaux, ne passe toujours pas. &lt;br /&gt;A une premi&#232;re r&#233;union syndicale r&#233;gionale des agents de conduite de Basse et Haute-Normandie, le projet d'accord ne passait pas davantage. De m&#234;me, lors d'une r&#233;union du secteur Atlantique, le mardi 16 f&#233;vrier, qui regroupaient les agents de conduite responsables syndicaux des&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Loi-Aubry-Loi-piege-" rel="directory"&gt;Loi Aubry, Loi pi&#232;ge
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-SNCF-+" rel="tag"&gt;SNCF
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;p&#244;t de Sotteville-l&#232;s-Rouen, pour les militants CGT, la r&#233;duction du temps de travail &#224; la sauce Aubry, bien que pr&#233;sent&#233;e comme une avanc&#233;e par certains responsables syndicaux, ne passe toujours pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une premi&#232;re r&#233;union syndicale r&#233;gionale des agents de conduite de Basse et Haute-Normandie, le projet d'accord ne passait pas davantage. De m&#234;me, lors d'une r&#233;union du secteur Atlantique, le mardi 16 f&#233;vrier, qui regroupaient les agents de conduite responsables syndicaux des secteurs de Nantes, Bordeaux, Toulouse, Orl&#233;ans, Limoges, Paris, Rouen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quelques r&#233;flexions suivantes &#233;chang&#233;es dans cette r&#233;union montrent m&#234;me que l'ambiance &#233;tait assez remont&#233;e contre la f&#233;d&#233;. A Orl&#233;ans la CGT a fait un sondage et la conclusion tir&#233;e par les int&#233;ress&#233;s : &#171; &lt;em&gt;l'accord c'est de la m&#8230;.., il ne faut rien toucher&lt;/em&gt; &#187;. Les militants pr&#233;sents de Bordeaux, o&#249; des sanctions sont demand&#233;es par la direction suite au dernier mouvement (40 mises &#224; pied avec sursis), regrettaient qu'il n'y ait pas de riposte nationale &#224; ce sujet et ont tenu &#224; dire que &#171; &lt;em&gt;les gens disent que la CGT est pr&#234;te &#224; signer sur les bases de la SNCF et non sur celles de la CGT&lt;/em&gt; &#187;. Pour des militants de Nantes : &#171; &lt;em&gt;on ne discute que sur les projets de la direction et d'ailleurs sur la gr&#232;ve des effectifs nous avons &#233;t&#233; l&#226;ch&#233;s par la f&#233;d&#233;&lt;/em&gt; &#187;. Et tous les participants &#233;taient d'accord pour dire que dans tous les d&#233;p&#244;ts on manque d'effectifs et que partout on nous r&#233;pond &#171; &lt;em&gt;on va combler les trous par des mutations&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le permanent de la f&#233;d&#233; pouvait-il alors conclure autrement que &#171; &lt;em&gt;nous n'avons pas le stylo qui nous d&#233;mange&lt;/em&gt; &#187; ? A voir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs la section roulant CGT de Marseille, en &#233;bullition actuellement &#224; la suite des menaces de sanctions et de r&#233;vocations, a fait part &#224; des roulants de Rouen venus lui apporter leur solidarit&#233;, de son d&#233;saccord avec la f&#233;d&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, on a pu lire dans le compte-rendu d'une r&#233;union des syndicats de la r&#233;gion Metz-Woippy-Thionville-Forbach adress&#233; &#224; la f&#233;d&#233; elle-m&#234;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, il ressort de la discussion que les positions f&#233;d&#233;rales sur ce sujet semblent des plus timides et que certaines d&#233;clarations faisant &#233;tat d'un &#187;socle int&#233;ressant&#171; (&lt;/em&gt;Vie du Rail &lt;em&gt;en date du 3/02/99) ont &#233;t&#233; tr&#232;s mal ressenties par bon nombre de nos syndiqu&#233;s et suscitent de vives inqui&#233;tudes parmi les cheminots. Le premier projet pr&#233;sent&#233; par la direction &#233;tant consid&#233;r&#233; comme une v&#233;ritable provocation envers ceux-ci.&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5 mars 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.D.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'accord &#224; la Poste
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-accord-a-la-Poste</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-accord-a-la-Poste</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>La Poste
</dc:subject>
		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>35 heures
</dc:subject>

		<description>Selon le directeur g&#233;n&#233;ral dans un message aux salari&#233;s, l'accord sign&#233; le 17 f&#233;vrier par FO, la CFDT, la CFTC et la CGC &#171; d&#233;montre la volont&#233; de la direction de la Poste d'appliquer la loi de fa&#231;on exemplaire, &#224; la fois dans sa lettre et dans son esprit &#187;. &lt;br /&gt;La bonne blague ! Logiquement la r&#233;duction du temps de travail, pour un effectif total de 300 000 postiers, aurait d&#251; se traduire par 30 000 postes de plus. L'accord pr&#233;voit le simple remplacement des 20 000 d&#233;parts &#224; la retraite&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-Loi-Aubry-Loi-piege-" rel="directory"&gt;Loi Aubry, Loi pi&#232;ge
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-La-Poste-+" rel="tag"&gt;La Poste
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-35-heures-+" rel="tag"&gt;35 heures
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Selon le directeur g&#233;n&#233;ral dans un message aux salari&#233;s, l'accord sign&#233; le 17 f&#233;vrier par FO, la CFDT, la CFTC et la CGC &#171; d&#233;montre la volont&#233; de la direction de la Poste d'appliquer la loi de fa&#231;on exemplaire, &#224; la fois dans sa lettre et dans son esprit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne blague ! Logiquement la r&#233;duction du temps de travail, pour un effectif total de 300 000 postiers, aurait d&#251; se traduire par 30 000 postes de plus. L'accord pr&#233;voit le simple remplacement des 20 000 d&#233;parts &#224; la retraite au cours des deux prochaines ann&#233;es. Qui parlait de rattraper les 50 000 emplois disparus &#224; la Poste au cours des 15 derni&#232;res ann&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pire ! Pour remplacer les 20 000 postiers fonctionnaires qui partent en retraite seuls 6000 nouveaux seront embauch&#233;s comme fonctionnaires. Les 14 000 autres embauch&#233;s seront des contractuels, moins pay&#233;s, sans la m&#234;me garantie de l'emploi. La Poste pourrait donc s'en d&#233;barrasser ensuite, au fur et &#224; mesure des r&#233;organisations qu'elle pr&#233;voit. Et une partie de ces 14 000 seront des contractuels actuellement &#224; temps partiel qu'on passerait &#224; temps plein. C'est sans doute le minimum que la Poste doive faire pour eux... mais le nombre r&#233;el de nouveaux embauch&#233;s sera r&#233;duit d'autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 35 heures, telles qu'elle les con&#231;oit, la direction a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; les appliquer, localement, dans des &#171; bureaux pilotes &#187;. Cela annonce la couleur...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les facteurs qui travaillent en r&#233;gion parisienne, adieu les week-ends. Ils travaillaient un samedi sur deux. Le samedi libre est supprim&#233;, et remplac&#233; par un &#171; repos cyclique &#187; (le lundi, le mardi, le mercredi, etc.). Quant aux guichetiers et &#224; tout le personnel d'accueil, l'objectif de la direction est l'ouverture des bureaux tous les samedis apr&#232;s-midi... Sans cr&#233;er d'emplois. La bonne f&#233;e Flexibilit&#233; passera par l&#224; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des tourn&#233;es sont supprim&#233;es et fusionn&#233;es, et la sacoche du facteur s'alourdit de quelques bons kilos suppl&#233;mentaires... Enfin, il y a les nouveaux &#171; bar&#232;mes &#187; de travail : un facteur, par exemple, aurait une minute pour monter dans un immeuble, faire signer un recommand&#233;, et redescendre. Ce n'est plus la Poste, c'est les Jeux Olympiques !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une gr&#232;ve de 41 jours &#224; Clichy (92)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En tout cas le test est fait : dans plusieurs bureaux pilotes, les postiers &#171; cobayes &#187; qui ont eu le douteux privil&#232;ge d'exp&#233;rimenter les 35 heures &#224; la sauce Aubry ont tellement aim&#233;... qu'ils ont fait gr&#232;ve contre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi &#224; Clichy (92), les postiers ont fait gr&#232;ve &#224; 70 % pendant 41 jours contre les modalit&#233;s du passage aux 35 heures et pour des embauches. Si celles-ci n'ont pas &#233;t&#233; obtenues, la direction a d&#251; reculer, mettre de c&#244;t&#233; son projet de suppression du &#171; samedi sur deux &#187; et de r&#233;duction des tourn&#233;es, renoncer &#224; faire de Clichy un &#171; bureau pilote &#187;. Mais elle annonce d&#233;j&#224; un nouveau projet pour plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'est quand m&#234;me trouv&#233; quatre syndicats pour signer ! Pas SUD, ni la CGT, non sans quelques h&#233;sitations semble-t-il pour la CGT : certains de ses responsables expliquaient, quelques jours plus t&#244;t, qu'on avait d&#233;j&#224; arrach&#233; 6000 embauches de fonctionnaires au lieu de 3000 initialement pr&#233;vues, et qu'il ne faudrait peut-&#234;tre pas abandonner aux autres syndicats le b&#233;n&#233;fice d'une telle victoire... en les laissant signer tout seuls !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6 mars 1999&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B.R., L.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : Vers un syndicalisme de bonne compagnie ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Apres-les-congres-CFDT-et-CGT-Vers-un-syndicalisme-de-bonne-compagnie</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Apres-les-congres-CFDT-et-CGT-Vers-un-syndicalisme-de-bonne-compagnie</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT
</dc:subject>

		<description>Les deux principales conf&#233;d&#233;rations syndicales fran&#231;aises, la CGT et la CFDT, viennent de tenir leur congr&#232;s. Celui de la CFDT, le 44&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt;, marque la fin d'une p&#233;riode avec la dissolution de l'opposition au recentrage : Notat a stabilis&#233; son emprise. Pour son 46&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s, la CGT, avec Bernard Thibault, a engag&#233; sa mutation vers un syndicalisme de &#171; proposition &#187;, sur la m&#234;me voie que la CFDT. &lt;br /&gt;Quels sont les enjeux du nouveau profil unitaire et consensuel des deux principales&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CGT-+" rel="tag"&gt;CGT
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CFDT-+" rel="tag"&gt;CFDT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les deux principales conf&#233;d&#233;rations syndicales fran&#231;aises, la CGT et la CFDT, viennent de tenir leur congr&#232;s. Celui de la CFDT, le 44&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt;, marque la fin d'une p&#233;riode avec la dissolution de l'opposition au recentrage : Notat a stabilis&#233; son emprise. Pour son 46&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s, la CGT, avec Bernard Thibault, a engag&#233; sa mutation vers un syndicalisme de &#171; proposition &#187;, sur la m&#234;me voie que la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les enjeux du nouveau profil unitaire et consensuel des deux principales conf&#233;d&#233;rations fran&#231;aises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault, &#224; la suite de Nicole Notat, invoque &#171; la crise du syndicalisme &#187; et la baisse des effectifs pour se convertir &#224; un syndicalisme plus &#171; moderne &#187;, plus &#171; ouvert &#187;, plus enclin au &#171; d&#233;bat &#187;, et ne jure plus que par la n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, cette phras&#233;ologie est tout aussi &#233;trang&#232;re &#224; une v&#233;ritable d&#233;mocratie ouvri&#232;re qu'&#224; l'unit&#233; des travailleurs dans les luttes. Les dirigeants syndicaux membres ou li&#233;s aux partis de la gauche plurielle entendent pour l'heure &#233;viter tout affrontement avec le gouvernement Jospin. Celui-ci a d'ailleurs besoin d'eux pour imposer aux travailleurs les diff&#233;rents volets de son offensive anti-ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme fran&#231;ais n'&#233;prouve plus depuis longtemps le besoin de faire miroiter les vertus de l'Etat providence, et exige plus des directions syndicales : que la d&#233;finition des conditions de vie et de travail soit laiss&#233;e au libre jeu des n&#233;gociations &#224; froid, &#224; partir des besoins patronaux. Quand les dirigeants syndicaux signent des accords justifiant la d&#233;gradation des conditions de vie de la classe ouvri&#232;re, ils s'opposent &#224; toute mobilisation remettant en cause leur engagement : la bourgeoisie esp&#232;re ainsi &#233;viter ces gr&#232;ves o&#249; elle est oblig&#233;e de l&#226;cher plus que ce qu'elle avait pr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela dit, la partie n'est pas encore gagn&#233;e pour les tenants du recentrage &#224; la Notat ou Thibault. D'ores et d&#233;j&#224; l'application de la Loi Aubry, l'attitude par rapport au gouvernement, les premi&#232;res esquisses sur les fonds de pension, am&#232;nent des milliers de militants combatifs &#224; contester et refuser le cours des directions. Des gr&#232;ves et des luttes non pr&#233;vues par les appareils, ainsi que la jonction des r&#233;volutionnaires avec ces milliers de militants syndicaux, peuvent redonner son &#233;lan au mouvement ouvrier et rendre caducs les calculs savants de tous ceux qui r&#234;vent d'une classe ouvri&#232;re bien encadr&#233;e pour &#234;tre mieux exploit&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P.S. : &lt;em&gt;Entre et au sein des deux courants qui publient Convergences R&#233;volutionnaires, comme au sein des organisations auxquelles ils appartiennent, sur la base d'une m&#234;me analyse fondamentale partag&#233;e, il peut exister des diff&#233;rences d'appr&#233;ciation sur les probl&#232;mes abord&#233;s par ce dossier. Nous rappelons donc que les articles sign&#233;s engagent d'abord leur auteur et non l'ensemble de la r&#233;daction.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> 46e congr&#232;s de la CGT : offres de services
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/46eme-congres-de-la-CGT-offres-de-services</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/46eme-congres-de-la-CGT-offres-de-services</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
</dc:subject>

		<description>&#171; En trois ans (...), M. Viannet aura fait en sorte que la CGT s'autonomise par rapport au PCF, amorce un virage europ&#233;en, s'engage dans les n&#233;gociations sur les 35 heures et se rapproche de la CFDT ; par un ultime coup de pouce, il s'est dit pr&#234;t, en novembre, &#224; 'juger sur pi&#232;ces' un projet de fonds de pension, levant un verrou suppl&#233;mentaire pour son successeur &#187;, expliquait Le Monde du 2 f&#233;vrier. &lt;br /&gt;Jusqu'&#224; Ernest-Antoine Seilli&#232;re, le dirigeant du MEDEF (ex CNPF), qui s'est f&#233;licit&#233;&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CGT-+" rel="tag"&gt;CGT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;em&gt;En trois ans (...), M. Viannet aura fait en sorte que la CGT s'autonomise par rapport au PCF, amorce un virage europ&#233;en, s'engage dans les n&#233;gociations sur les 35 heures et se rapproche de la CFDT ; par un ultime coup de pouce, il s'est dit pr&#234;t, en novembre, &#224; 'juger sur pi&#232;ces' un projet de fonds de pension, levant un verrou suppl&#233;mentaire pour son successeur&lt;/em&gt; &#187;, expliquait &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 2 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; Ernest-Antoine Seilli&#232;re, le dirigeant du MEDEF (ex CNPF), qui s'est f&#233;licit&#233; de &#171; &lt;em&gt;l'attitude moins syst&#233;matiquement contestataire et plus ouverte&lt;/em&gt; &#187; des dirigeants de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait d'autonomie par rapport au PC, le projet de la direction de la CGT est parall&#232;le &#224; celui de la direction du Parti Communiste : c'est ce qu'a tr&#232;s clairement exprim&#233; Robert Hue en relevant, &#224; propos du dernier congr&#232;s de la CGT, &#171; &lt;em&gt;la forte concomitance&lt;/em&gt; &#187; entre l'&#233;volution de la CGT et celle du PCF, tous deux engag&#233;s dans &#171; &lt;em&gt;une d&#233;marche commune d'ouverture&lt;/em&gt; &#187;. Thibault pr&#244;ne les vertus d'un &#171; &lt;em&gt;syndicalisme de proposition&lt;/em&gt; &#187; (au patronat) de la m&#234;me fa&#231;on que Robert Hue veut que son parti soit une &#171; &lt;em&gt;force de proposition&lt;/em&gt; &#187; au sein du gouvernement. L'idylle Thibault-Notat dans une m&#234;me orientation de collaboration de classe, n'est jamais que le pendant de l'alliance PC-PS dans la &#171; gauche plurielle &#187; gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les gages donn&#233;s par la CGT&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 46&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s de la CGT a &#233;t&#233; l'occasion de faire des gestes en direction du patronat. Ce n'&#233;taient pas les premiers. Le congr&#232;s pr&#233;c&#233;dent avait ent&#233;rin&#233; la suppression des statuts de la CGT de toute r&#233;f&#233;rence &#224; la lutte de classe. Il ne s'agissait plus, il est vrai, que d'une r&#233;f&#233;rence toute formelle, mais les symboles servent &#224; annoncer la couleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e, inesp&#233;r&#233;e, au gouvernement de la &#171; gauche plurielle &#187; en 1997 s'est r&#233;v&#233;l&#233;e une occasion pour la CGT de tenter de rattraper le temps perdu. Qu'attendent le patronat et le gouvernement de la CGT dans la p&#233;riode qui vient ? Des engagements dans des directions toutes balis&#233;es : l'annualisation et la flexibilit&#233;, la mise au rancart des conventions collectives, l'extension du travail pr&#233;caire dans la fonction publique apr&#232;s sa g&#233;n&#233;ralisation dans le secteur priv&#233;, les privatisations &#224; tout va, la diminution des retraites et l'institutionnalisation des fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l'annualisation et la flexibilit&#233;, la CGT a d&#233;j&#224; multipli&#233; les gages, en ayant sign&#233; &#224; ce jour plus de 20 % des accords. Au congr&#232;s, Maryse Dumas comme Bernard Thibault ont &#233;voqu&#233; les &#171; &lt;em&gt;propositions&lt;/em&gt; &#187; de la CGT concernant la r&#233;daction de la future loi sur les 35 heures, en se gardant de s'opposer &#224; l'annualisation &#8211; Maryse Dumas tenant m&#234;me &#224; s'incliner devant le fait accompli.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la Fonction publique, Christian Laroze, secr&#233;taire de la f&#233;d&#233;ration CGT du Textile, a annonc&#233; de la tribune du congr&#232;s (cit&#233; par &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 6 f&#233;vrier) les intentions de la CGT : &#171; &lt;em&gt;les salari&#233;s du public vont bient&#244;t d&#233;couvrir, avec les 35 heures, la flexibilit&#233; intense telle qu'on la subit, dans l'industrie, depuis dix ans. (...) Pendant qu'ils g&#233;raient les &#233;volutions de carri&#232;re et les augmentations salariales, nous subissions, nous, les licenciements massifs et les d&#233;localisations. Aujourd'hui, ils esp&#232;rent avoir les 35 heures sans perte de salaire et sans flexibilit&#233;. Faut pas r&#234;ver !&lt;/em&gt; &#187; Voil&#224; le gouvernement pr&#233;venu lorsqu'il d&#233;cidera d'engager les batailles d&#233;j&#224; annonc&#233;es par la publication du rapport sur le temps de travail dans la Fonction publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ligne de mire, la question du mode de calcul de la retraite des fonctionnaires et le d&#233;gagement des capitaux consid&#233;rables repr&#233;sent&#233;s par ces retraites actuellement g&#233;r&#233;es par la Caisse des d&#233;p&#244;ts et consignations. Mais, l&#224;-dessus, les d&#233;clarations de Viannet sur les fonds de pension valent pratiquement engagement de la part de la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Quelles contreparties la CGT peut-elle esp&#233;rer ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un renforcement de l'appareil, des moyens suppl&#233;mentaires mis &#224; sa disposition, &#224; l'exemple, r&#234;vent les conf&#233;d&#233;rations fran&#231;aises, des appareils syndicaux allemands ou britanniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Thibault n'a pas manqu&#233; de faire valoir que l'affaiblissement des syndicats n'&#233;tait pas une bonne chose pour le patronat et le gouvernement en rappelant les &#171; coordinations &#187; de 1986, lors de la gr&#232;ve des cheminots. En d'autres termes, il r&#233;clame des moyens pour pouvoir s'opposer efficacement aux explosions de col&#232;re des travailleurs et contrer sans risque les militants qui tenteraient de proposer aux travailleurs des modes d'organisation d&#233;mocratiques leur permettant de contr&#244;ler leurs propres luttes, militants issus des rangs de l'extr&#234;me gauche ou de la CGT elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 1980, l'espoir de supplanter l'influence du Parti Communiste dans la classe ouvri&#232;re a &#233;t&#233; caress&#233; par quelques dirigeants socialistes aspirant &#224; la cr&#233;ation d'une social-d&#233;mocratie fran&#231;aise appuy&#233;e sur un grand syndicat &#171; r&#233;formiste &#187;. Si cette tentative a &#233;chou&#233; de l'ext&#233;rieur du Parti Communiste, il n'est pas dit qu'elle soit vou&#233;e &#224; l'&#233;chec &#224; tout jamais. En particulier si elle vient &#171; de l'int&#233;rieur &#187; en quelque sorte, et c'est la question une nouvelle fois pos&#233;e de la social d&#233;mocratisation du Parti Communiste, entam&#233;e depuis longtemps et toujours pas achev&#233;e. En tout cas, la liste &#171; plurielle &#187; conduite par Robert Hue comme l'orientation adopt&#233;e au dernier congr&#232;s CGT sont des gestes dans ce sens-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les jeux ne sont pas faits&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1981, les militants ouvriers du Parti Communiste, en g&#233;n&#233;ral militants de la CGT, ont d&#251; avaler tant de couleuvres que nombre d'entre eux s'ils n'ont pas laiss&#233; tomber le parti se sont en tout cas r&#233;fugi&#233;s dans l'activit&#233; syndicale o&#249; ils avaient le sentiment de pouvoir donner libre cours &#224; leurs sentiments anticapitalistes. Ce sont eux que, bien souvent, on a vu s'exprimer dans les documents pr&#233;paratoires du congr&#232;s. Ce sont eux que le congr&#232;s a sinon toujours b&#226;illonn&#233;s, du moins largement filtr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais obtenir ce qu'on veut d'un congr&#232;s sur-mesure est une chose. R&#233;ussir &#224; l'imposer &#224; de nombreux militants chevronn&#233;s en est une autre. Cela ne se fera probablement pas sans vagues. D'autant que, dans les mois qui viennent, le patronat et le gouvernement vont venir r&#233;clamer &#224; la direction de la CGT les compromissions que celle-ci leur a laiss&#233; entrevoir, avant m&#234;me de lui donner quoi que ce soit en &#233;change, sans m&#234;me qu'il soit s&#251;r qu'ils lui donneront jamais quoi que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#224; souhaiter que les vagues que les Thibault vont cr&#233;er &#224; la CGT les emportent... En tout cas, dans cette p&#233;riode, il sera important que les r&#233;volutionnaires trouvent un terrain commun avec tous ces militants c&#233;g&#233;tistes qui vont &#234;tre en butte au &#171; recentrage &#187; de leur organisation. Cela peut passer par la mise en avant &#224; l'int&#233;rieur de la CGT d'un programme de luttes &#224; l'exact oppos&#233; des abandons de la direction de la conf&#233;d&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Jacques FRANQUIER&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Unit&#233; ouvri&#232;re, ou connivence de bureaucrates ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le congr&#232;s CGT s'est fait sous le signe de l'unit&#233; syndicale. &#171; &lt;em&gt;Lorsque des responsables syndicaux ne peuvent plus se serrer la main, c'est le patronat qui se frotte les siennes&lt;/em&gt; &#187;, a affirm&#233; Bernard Thibault &#224; l'ouverture du congr&#232;s. L'union des travailleurs fait leur force, certes. Mais est-ce cela dont il s'agit avec la poign&#233;e main Thibault-Notat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; Tous ensemble &#187; scand&#233; en fin de congr&#232;s signifiait des choses bien diff&#233;rentes selon les congressistes. Il y avait celui &#233;voquant les gr&#233;vistes de novembre d&#233;cembre 1995 unis dans la lutte contre le plan Jupp&#233; et Notat qui le soutenait ; et celui lanc&#233; par les dirigeants pour vanter en 1999 le ralliement &#224; cette m&#234;me politique de Notat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette unit&#233;-l&#224; ne vise pas &#224; unifier les revendications, &#224; organiser les luttes, &#224; les faire converger, pour combattre l'application de la loi Aubry, l'annualisation, la flexibilit&#233;. Elle vise &#224; proclamer que la CGT se rallie au &#171; syndicalisme de proposition &#187;, arm&#233; du seul stylo, branche par branche, secteur par secteur, bo&#238;te par bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fin de congr&#232;s, &#224; la suite d'interventions parfois houleuses exprimant le d&#233;sir d'une unit&#233; dans les luttes, Thibault finit par parler d'un &#171; &lt;em&gt;rendez-vous national interprofessionnel unitaire&lt;/em&gt; &#187; sur l'emploi. Reprenant confiance, des d&#233;l&#233;gu&#233;s proposent d' &#171; &lt;em&gt;aller dans la rue&lt;/em&gt; &#187;, ou de faire &#171; &lt;em&gt;comme &#224; l'hiver 1995&lt;/em&gt; &#187;. Mais non, r&#233;pond Thibault, &#171; &lt;em&gt;ce n'est pas, a priori, l'objectif qu'on vise&lt;/em&gt; &#187; en ajoutant, pour &#234;tre plus clair :&#171; &lt;em&gt;On n'a pas sugg&#233;r&#233;, pour l'instant, d'organiser une journ&#233;e d'action&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A.S.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Un congr&#232;s sur mesure&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#171; d&#233;bats &#187;, les &#171; contributions &#224; la discussion &#187;, n'ont pas manqu&#233; au dernier congr&#232;s CGT. Plus exactement, le filtrage op&#233;r&#233; par la direction conf&#233;d&#233;rale n'a pas r&#233;ussi &#224; &#233;touffer totalement l'expression de tous ceux que le cours actuel ne satisfait pas. Une contestation, &#224; vrai dire, qui s'&#233;tait faite entendre beaucoup plus fortement dans certains congr&#232;s locaux et assembl&#233;es pr&#233;paratoires. Mais du &#171; droit &#224; la parole &#187; &#224; la d&#233;mocratie syndicale, il y a un foss&#233; que les modernistes &#224; la t&#234;te de la CGT ne sont pas pr&#232;s de franchir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ce qui ne change pas, &#224; la CGT, c'est la pr&#233;paration bureaucratique du congr&#232;s. Comme la tradition stalinienne le veut, les d&#233;l&#233;gu&#233;s ne sont pas des d&#233;l&#233;gu&#233;s &#233;lus par les syndicats, f&#233;d&#233;rations et unions locales apr&#232;s d&#233;bats pr&#233;paratoires, en fonction des positions, amendements d&#233;fendus par les uns et les autres. La conf&#233;d&#233;ration d&#233;cide de la r&#233;partition statistique et politique globale des d&#233;l&#233;gu&#233;s, du pourcentage de jeunes, de femmes, de retrait&#233;s, de &#171; nouveaux &#187; d&#233;l&#233;gu&#233;s, d'immigr&#233;s, de chr&#233;tiens, de militants du PS, voire d'opposants et de militants r&#233;volutionnaires&#8230; et fait des demandes par syndicat, UL, etc. Du coup, la d&#233;signation des d&#233;l&#233;gu&#233;s est faite sur commande par chacune des directions f&#233;d&#233;rales ou d&#233;partementales, ind&#233;pendamment, dans la quasi totalit&#233; des cas, des discussions pr&#233;paratoires, quand elles ont lieu ! Autrement dit, cause toujours&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;pit des interventions des congressistes, pas un mot de Thibault sur la politique du gouvernement. Pas la moindre remise en cause du &#171; syndicalisme de proposition &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout &#233;tait verrouill&#233;&#8230; au congr&#232;s. Quant &#224; ses suites, dans les rangs des militants CGT au contact de la base ouvri&#232;re, c'est une autre affaire. Car au fur et &#224; mesure de la mise en application de la loi Aubry, c'est, mieux qu'un &#171; d&#233;bat &#187; de congr&#232;s bien filtr&#233;, la contestation de la ligne conf&#233;d&#233;rale qui commence &#224; prendre de l'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Quand la CGT refusait de signer &#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res ann&#233;es le discours officiel de la CGT disait &#171; on ne signe pas d'accord acceptant la flexibilit&#233; &#187;. Elle se donnait ainsi un profil irr&#233;prochable, surtout compar&#233;e &#224; la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que l'offensive patronale relay&#233;e par les politiques gouvernementales favorisait la pr&#233;carit&#233;, le temps partiel et l'annualisation du temps de travail, une contre offensive interprofessionnelle pour l'interdiction des licenciements et une r&#233;duction massive du temps de travail s'imposait. La conf&#233;d&#233;ration se refusant &#224; la construire, des &#233;quipes syndicales se retrouvaient isol&#233;es bo&#238;te par bo&#238;te, confront&#233;es &#224; des menaces de licenciements dans un rapport de force d&#233;favorable. Certaines d'entre-elles, et pas n&#233;cessairement les moins combatives, ont sign&#233; des accords avec flexibilit&#233; et baisse ou mod&#233;ration salariale. Elles se sont vues s&#233;v&#232;rement critiqu&#233;es mais nullement aid&#233;es &#224; sortir de l'isolement qui les avait conduit &#224; signer. Le tournant du 46&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s a pu leur appara&#238;tre comme la prise en compte de la r&#233;alit&#233;, la fin du double discours. Il est malheureusement &#224; l'exact oppos&#233; de ce dont les salari&#233;s ont besoin : un syndicat qui non seulement refuse les accords d&#233;favorables mais repr&#233;sente surtout un outil pour combattre les plans patronaux.&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;L'apolitisme des syndicats, une fiction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans leur z&#232;le &#224; vouloir faire de la CGT un syndicat comme les autres, ses dirigeants s'empressent d'annoncer toujours plus d'autonomie par rapport au PCF&#8230; au moment pr&#233;cis o&#249; ils font les m&#234;mes &#171; ouvertures &#187; &#224; la bourgeoisie que Robert Hue. Bonjour l'autonomie !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, ce n'est pas l'existence de liens entre dirigeants politiques et dirigeants syndicaux -et donc entre les dirigeants du Parti Communiste et ceux de la CGT- qui pose un probl&#232;me &#224; la bourgeoisie. La CFDT ou FO ne sont d'ailleurs pas plus &#171; ind&#233;pendants &#187; politiquement que la CGT, m&#234;me si les liens qu'ils entretiennent avec le Parti Socialiste sont moins voyants. De tels liens existent partout et c'est en particulier le socle de la social-d&#233;mocratie dans les pays d&#233;velopp&#233;s : c'est &#233;galement ainsi que se traduit l'int&#233;gration des syndicats li&#233;s &#224; des partis &#224; vocation gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, m&#234;me en Angleterre, o&#249; Tony Blair a affich&#233; sa volont&#233; de prendre ses distances avec les syndicats, c'est un ancien dirigeant du syndicat du Rail qui est ministre des Transports, charg&#233; donc de la privatisation du m&#233;tro de Londres -toute ressemblance avec des personnes ou des situations hexagonales est &#224; prendre en compte absolument !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui a pos&#233; un probl&#232;me &#224; la bourgeoisie fran&#231;aise pendant longtemps, ce sont les liens que le PCF entretenait avec l'URSS ; et c'est cette situation politique particuli&#232;re qui a rejailli sur la CGT. Le probl&#232;me change &#224; partir du moment o&#249; le PCF esp&#232;re pouvoir devenir un parti comme les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la CGT reste li&#233;e au Parti Communiste : ses dirigeants, Bernard Thibault par exemple, sont toujours associ&#233;s &#224; sa direction, m&#234;me si c'est de fa&#231;on plus discr&#232;te que par le pass&#233;. Mais les dirigeants du PC n'ont plus besoin de maintenir avec la classe ouvri&#232;re le m&#234;me type de liens qu'auparavant. Des liens, mais moins voyants, avec la CGT (semblables &#224; ceux que le Parti Socialiste entretient avec la CFDT ou FO) peuvent largement suffire &#224; un appareil de ministrables qui, du coup, ne se sentirait plus tiraill&#233; si, demain, les travailleurs entraient en lutte contre un gouvernement auquel ils participent. La CGT g&#232;rerait le conflit et les ministres continueraient &#224; p&#233;rorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; nous, r&#233;volutionnaires, le probl&#232;me n'est certainement pas de revendiquer l'apolitisme syndical. Bien au contraire. Mais d'opposer &#224; la politique bourgeoise des directions r&#233;formistes les perspectives des r&#233;volutionnaires pour l'ensemble du mouvement ouvrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.J.F.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le congr&#232;s CFDT : un franc succ&#232;s bureaucratique
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-congres-CFDT-un-franc-succes-bureaucratique</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-congres-CFDT-un-franc-succes-bureaucratique</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT
</dc:subject>

		<description>La CFDT vient, avec son 44&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s, d'asseoir solidement l'autorit&#233; de la direction conf&#233;d&#233;rale autour de Nicole Notat. Pourtant son bilan depuis le congr&#232;s de 1995 est sal&#233;. &lt;br /&gt;La CFDT a approuv&#233; le plan Jupp&#233; contre la S&#233;cu &#224; l'automne 1995, combattu frontalement le mouvement de l'hiver 95. C'est sous la pr&#233;sidence de Notat (&#233;lue avec les voix patronales) que l'UNEDIC a men&#233; de lourdes attaques contre les ch&#244;meurs : g&#233;n&#233;ralisation de la d&#233;gressivit&#233; des allocations, allongement&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CFDT-+" rel="tag"&gt;CFDT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La CFDT vient, avec son 44&lt;span class='base64GUILL' title='PHN1cCBjbGFzcz0idHlwb19leHBvc2FudHMiPg=='&gt;&lt;/span&gt;e&lt;/sup&gt; congr&#232;s, d'asseoir solidement l'autorit&#233; de la direction conf&#233;d&#233;rale autour de Nicole Notat. Pourtant son bilan depuis le congr&#232;s de 1995 est sal&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT a approuv&#233; le plan Jupp&#233; contre la S&#233;cu &#224; l'automne 1995, combattu frontalement le mouvement de l'hiver 95. C'est sous la pr&#233;sidence de Notat (&#233;lue avec les voix patronales) que l'UNEDIC a men&#233; de lourdes attaques contre les ch&#244;meurs : g&#233;n&#233;ralisation de la d&#233;gressivit&#233; des allocations, allongement des dur&#233;es de cotisations ouvrant droit &#224; allocation, flicage syst&#233;matique des ch&#244;meurs. Le r&#233;sultat en a &#233;t&#233; le grand mouvement des ch&#244;meurs de l'hiver 1997. Dans la foul&#233;e, derri&#232;re le drapeau trompeur de la lutte pour l'emploi et les 35 heures, la CFDT a sign&#233; des centaines d'accords loi De Robien puis loi Aubry g&#233;n&#233;ralisant la flexibilit&#233;. Malgr&#233; cette politique pro-patronale sans pudeur, la CFDT a &#233;t&#233; sans doute la conf&#233;d&#233;ration qui s'est le plus d&#233;velopp&#233;e ces derni&#232;res ann&#233;es, principalement dans les secteurs &#224; faible implantation syndicale, peu marqu&#233;s par les luttes d'envergure, &#224; l'exception notable des routiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 1995 &#224; 1998, l'opposition interne, Tous Ensemble, s'appuyant sur des responsables de f&#233;d&#233;rations, notamment la F&#233;d&#233;ration des transports et de l'ANPE et de forts points d'appuis locaux et r&#233;gionaux (Basse Normandie) est clairement apparue en opposition &#224; la ligne de Notat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bureaucratie conf&#233;d&#233;rale est parvenue &#224; laminer politiquement cette opposition qui l'avait mise en minorit&#233; au dernier congr&#232;s conf&#233;d&#233;ral, m&#234;me si finalement son poids num&#233;rique dans le congr&#232;s &#233;tait stable (autour de 7000 mandats, repr&#233;sentant 15 000 adh&#233;rents). Un savant travail de laminage et d'isolement contre l'opposition pendant deux ans, un ratissage syst&#233;matique des mandats favorables &#224; la direction pour le congr&#232;s, ont produit leur effet : de 18 500 mandats en 1995 &#224; 27 100 en 1998 !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'effondrement de l'opposition&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; des man&#339;uvres bureaucratiques, le courant Tous Ensemble a &#233;t&#233; travers&#233; par une crise. Apr&#232;s novembre d&#233;cembre 95, beaucoup de militants CFDT se pronon&#231;aient pour un d&#233;part de la CFDT. Les dirigeants de Tous Ensemble s'y oppos&#232;rent, mettant en avant la bataille pour un congr&#232;s extraordinaire et faisant miroiter la possibilit&#233; d'obtenir la d&#233;mission de Notat, sur la base d'un accord avec les syndicats dits du &#171; centre &#187; (UD Loire Atlantique et Rh&#244;ne, Habillement Cuirs Textile, notamment). Plusieurs milliers de militants quitt&#232;rent alors la CFDT, le plus souvent pour fonder des syndicats SUD, notamment chez les cheminots et les enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction de la CFDT fut assez habile pour &#233;touffer l'opposition plut&#244;t que l'exclure. Mieux, quelques mois avant le congr&#232;s, Notat sut mettre au placard ses discours les plus provocateurs et annoncer en grande pompe sa volont&#233; unitaire vis-&#224;-vis de la CGT. Ces petits changements verbaux, auxquels s'est ajout&#233; le soutien aux mesures du gouvernement de gauche, ainsi que les succ&#232;s &#233;lectoraux de la CFDT, ont affaibli les volont&#233;s de contestation de ces syndicats dits du centre. Les militants de Tous Ensemble qui avaient clairement refus&#233; le chemin d'un d&#233;part massif, soit vers les SUD, soit vers la CGT, se sont trouv&#233;s sans aucune perspective. Cela s'est sold&#233; par leur isolement au congr&#232;s, puis la d&#233;cision de dissoudre leur association au d&#233;but de 1999. Ce qui juge de la limite d'une d&#233;marche fond&#233;e sur un accord d'appareils plut&#244;t que sur une orientation alternative &#224; Notat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si beaucoup de militants CFDT ont &#233;t&#233; d&#233;moralis&#233;s, d&#233;boussol&#233;s par les positions de la conf&#233;d&#233;ration, il en reste &#233;videmment de nombreux qui attendent autre chose d'un syndicat et qui vont se trouver encore plus d&#233;munis au sein de la CFDT avec l'all&#233;geance du centre et la dissolution de Tous Ensemble. Le rapprochement bureaucratique CGT-CFDT ne va pas pour autant leur donner de nouvelles perspectives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une page est vraiment tourn&#233;e dans la CFDT. Pourtant, m&#234;me si les partisans de Notat verrouillent compl&#232;tement les instances conf&#233;d&#233;rales et f&#233;d&#233;rales, ils ne peuvent emp&#234;cher sur le terrain, dans les entreprises, les militants qui le souhaitent de maintenir un syndicalisme de lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lo&#239;c CHEVILLARD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La mont&#233;e de l'appareil CFDT : 20 ans de recentrage
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-montee-de-l-appareil-CFDT-20-ans-de-recentrage</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-montee-de-l-appareil-CFDT-20-ans-de-recentrage</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>CFDT
</dc:subject>

		<description>Depuis son origine l'objectif de la CFDT (ex-CFTC) a &#233;t&#233; de cr&#233;er une grande conf&#233;d&#233;ration anticommuniste, se r&#233;clamant ouvertement du r&#233;formisme et de la collaboration avec le patronat et les gouvernements, afin de contrebalancer l'influence dominante de la CGT dans la classe ouvri&#232;re. Hormis la p&#233;riode d'apr&#232;s mai-juin 1968, o&#249; la CFDT moins implant&#233;e pratiqua une certaine surench&#232;re &#171; gauchiste &#187; qui lui donna une aur&#233;ole plus &#171; radicale &#187; et lui fournit un apport militant, la CFDT a&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CFDT-+" rel="tag"&gt;CFDT
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis son origine l'objectif de la CFDT (ex-CFTC) a &#233;t&#233; de cr&#233;er une grande conf&#233;d&#233;ration anticommuniste, se r&#233;clamant ouvertement du r&#233;formisme et de la collaboration avec le patronat et les gouvernements, afin de contrebalancer l'influence dominante de la CGT dans la classe ouvri&#232;re. Hormis la p&#233;riode d'apr&#232;s mai-juin 1968, o&#249; la CFDT moins implant&#233;e pratiqua une certaine surench&#232;re &#171; gauchiste &#187; qui lui donna une aur&#233;ole plus &#171; radicale &#187; et lui fournit un apport militant, la CFDT a fondamentalement gard&#233; la m&#234;me orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle l'a r&#233;affirm&#233;e apr&#232;s la d&#233;faite &#233;lectorale de la gauche en 1978. La CFDT &#171; recentr&#233;e &#187; ne se voulait plus ni de droite ni de gauche. Elle se d&#233;clarait pr&#234;te &#224; se recycler dans les n&#233;gociations et la collaboration avec tout gouvernement, de droite comme de gauche. C'est ce qu'elle fait depuis 20 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par un syndicalisme &#171; de terrain &#187;, comme elle le r&#233;p&#232;te &#224; longueur de colonnes dans les magazines envoy&#233;s &#224; ses adh&#233;rents, totalement r&#233;formiste &#233;videmment, la CFDT a regagn&#233; en nombre d'adh&#233;sions ce qu'elle a perdu du fait de sa politique collaborationniste. Aujourd'hui elle se vante d'&#234;tre la premi&#232;re organisation syndicale du pays avec 720 000 adh&#233;rents. Bien s&#251;r, sa capacit&#233; de mobilisation et sa repr&#233;sentativit&#233; &#233;lectorale sont loin d'en faire la conf&#233;d&#233;ration la plus importante, mais sur son propre terrain elle marque des points.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car tandis qu'elle cautionne la politique anti-ouvri&#232;re des gouvernements et signe des accords qui ent&#233;rinent le recul de positions collectives pour les travailleurs, elle pr&#244;ne la d&#233;fense individuelle et le syndicalisme &#171; de service &#187;, le substitut habituel dans les p&#233;riodes de baisse de la lutte de classe. D'autre part elle m&#232;ne une politique de recrutement parmi les couches les moins organis&#233;es et souvent les plus pressur&#233;es par l'exploitation patronale. Ainsi, la F&#233;d&#233;ration des services &#8212; qui regroupe entre autres les travailleurs du commerce &#8212; annonce des progressions en adh&#233;rents de 200 % en quelques ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au niveau des &#233;lections professionnelles, si la pr&#233;pond&#233;rance de la CGT est &#233;vidente dans les grosses entreprises, celle de la CFDT est fr&#233;quente dans les PME.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une grosse machine&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, une politique volontariste de syndicalisation se double d'une gestion tr&#232;s centralis&#233;e de l'appareil syndical, avec des moyens modernes, &#224; l'instar d'une entreprise. Le pr&#233;l&#232;vement automatique des cotisations est effectif &#224; 90 %, ce qui assure des rentr&#233;es financi&#232;res r&#233;guli&#232;res. L'informatisation des structures syndicales et leur interconnexion rend aussi les liens rapides et efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout dans les quinze derni&#232;res ann&#233;es la CFDT a selectionn&#233; un gros appareil. Rien qu'&#224; Paris, elle dispose de plusieurs si&#232;ges : celui de la Conf&#233;d&#233;ration qui occupe plus de 200 personnes (salari&#233;s et permanents), celui des f&#233;d&#233;rations, celui de l'Union R&#233;gionale des Syndicats d'Ile de France o&#249;, selon une plaquette r&#233;cente travaillent une quarantaine de responsables et salari&#233;s, l'immeuble des syndicats. Cela, sans compter les si&#232;ges des 7 unions d&#233;partementales d'Ile-de-france ext&#233;rieures &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CFDT annonce 150 000 militants. Bien s&#251;r, ce chiffre recouvre un degr&#233; de militantisme tr&#232;s variable qui va du simple d&#233;l&#233;gu&#233; au responsable national. Mais c'est &#224; cet ensemble de militants qu'elle adresse sa presse, ses circulaires, propose (comme dans chaque syndicat) des s&#233;ries de formations de diff&#233;rents niveaux au travers desquelles s'op&#232;re, parall&#232;lement au fonctionnement syndical quotidien, la s&#233;lection des futurs responsables. Elle a montr&#233; qu'elle &#233;tait capable d'organiser des gros rassemblements militants, comme &#224; Charl&#233;ty &#224; Paris en mai 1998 sur le th&#232;me de la r&#233;duction du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de la CFDT, comme pour les autres syndicats europ&#233;ens ou fran&#231;ais, passe par un r&#233;seau fait de milliers de relations avec les gestionnaires d'entreprises ou des organismes de l'Etat. Et la CFDT participe &#224; la gestion de certaines institutions &#233;tatiques comme les autres syndicats. Mais sa politique ouvertement collaborationniste lui donne un plus. Car l'obtention de certains postes &#224; responsabilit&#233; comme la pr&#233;sidence de certains conseils d'administration (la S&#233;curit&#233; Sociale ou l'UNEDIC) passe obligatoirement, vu les rapports de force actuels, par des alliances avec des organisations patronales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un plus ? Du moins tant que le calme social demeure et que le rapport de force n'est pas en faveur de la classe ouvri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ang&#232;le ROSSIN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les raisons du &#171; d&#233;clin des syndicats &#187;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-raisons-du-declin-des-syndicats</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-raisons-du-declin-des-syndicats</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>La CGT avait 4 millions d'adh&#233;rents en 1948. Dix ans apr&#232;s, elle n'en a plus que 1,625 millions pour remonter &#224; 2,377 millions en 1975 et redescendre quasiment sans interruption depuis cette date. En 1997 l'effectif d&#233;clar&#233; &#233;tait de 634 515. La CFDT, avait 572 000 adh&#233;rents en 1965, 900 000 en 1977, 535 000 en 1988. Depuis elle remonte pour atteindre 723 000 en 1997. Il faut prendre ces chiffres d'adh&#233;rents d&#233;clar&#233;s par les syndicats eux-m&#234;mes avec prudence. Cependant la diminution&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La CGT avait 4 millions d'adh&#233;rents en 1948. Dix ans apr&#232;s, elle n'en a plus que 1,625 millions pour remonter &#224; 2,377 millions en 1975 et redescendre quasiment sans interruption depuis cette date. En 1997 l'effectif d&#233;clar&#233; &#233;tait de 634 515. La CFDT, avait 572 000 adh&#233;rents en 1965, 900 000 en 1977, 535 000 en 1988. Depuis elle remonte pour atteindre 723 000 en 1997. Il faut prendre ces chiffres d'adh&#233;rents d&#233;clar&#233;s par les syndicats eux-m&#234;mes avec prudence. Cependant la diminution depuis vingt ans des effectifs est incontestable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les explications objectives avanc&#233;es par les dirigeants &#8212; le ch&#244;mage, la pr&#233;carit&#233;, les effectifs en constante d&#233;croissance des grands centres industriels, la dispersion des travailleurs dans les PME, etc. &#8212; sont bien r&#233;elles. Mais elles masquent leurs responsabilit&#233;s politiques dans la situation. Depuis longtemps leur orientation ne permet pas aux travailleurs de lutter efficacement, d'am&#233;liorer leur situation par des victoires. Sur les vingt derni&#232;res ann&#233;es par exemple il n'y a quasiment pas d'acquis syndicaux. Comment les travailleurs, surtout ceux qui n'ont jamais &#233;t&#233; syndiqu&#233;s, verraient-ils un int&#233;r&#234;t ou une n&#233;cessit&#233; de joindre l'organisation syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Pour organiser ch&#244;meurs ou pr&#233;caires... il faut les d&#233;fendre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est indiscutablement plus difficile d'organiser les ch&#244;meurs que les salari&#233;s. Leur nombre p&#232;se sur toute la classe ouvri&#232;re. Les int&#233;rimaires, les pr&#233;caires, ceux qui ont un petit boulot, les temps partiels, les jeunes qui commencent &#224; travailler par tous les petits boulots sont &#224; la merci des patrons. Quelles mobilisations ont &#233;t&#233; organis&#233;es par les conf&#233;d&#233;rations pour combattre le ch&#244;mage ? Pour lier ch&#244;meurs et travailleurs ? O&#249; sont les batailles pour l'embauche des int&#233;rimaires, des CDD, des temps partiels involontaires ? Pour la r&#233;duction du temps travail pour cr&#233;er des emplois pour tous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A un autre niveau, les syndicats et les bourses du travail du d&#233;but du si&#232;cle &#233;taient des lieux naturels de soutien mat&#233;riel et moral des ch&#244;meurs, des structures d'entre-aide ouvri&#232;re. Rien de tel aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre orientation ne serait-elle pas possible ? On en a quelques exemples avec le r&#244;le qu'a jou&#233; SUD dans la cr&#233;ation et l'animation d'AC !, ou parfois la place prise par la CGT ch&#244;meurs, comme &#224; Marseille par exemple. Il y avait, il y a toujours d'autres possibilit&#233;s &#224; saisir qui placeraient les organisations syndicales au centre de la lutte contre le ch&#244;mage, y compris du point de vue des ch&#244;meurs... et referaient peut-&#234;tre des organisations syndicales les organisations de tous les travailleurs, ceux qui ont un emploi, ceux qui ont demi emploi et ceux qui n'en ont pas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La classe ouvri&#232;re change, elle ne diminue pas&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les organisations ouvri&#232;res se sont appuy&#233;es sur leurs forces dans les grandes concentrations industrielles, tr&#232;s majoritairement masculines. L'&#233;volution de la structure de la classe ouvri&#232;re les a percut&#233; de plein fouet. Ces trente derni&#232;res ann&#233;es ont vu les grandes entreprises d&#233;graisser leurs effectifs, voire dispara&#238;tre. Les ceintures rouges des villes sont devenues des d&#233;serts industriels. Les petites et moyennes entreprises, le tertiaire, les techniciens et ouvriers tr&#232;s qualifi&#233;s, sont devenus de plus en plus nombreux. En m&#234;me temps les femmes sont massivement entr&#233;es dans le travail salari&#233;. Aujourd'hui la majorit&#233; des employ&#233;s sont des employ&#233;es, et les femmes sont de loin la majorit&#233; des smicards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant au total la classe salari&#233;e et exploit&#233;e est plus nombreuse aujourd'hui. Et la situation compar&#233;e des ouvriers industriels, des techniciens et des employ&#233;es du tertiaire est plus proche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organiser ces nouvelles couches et ces nouvelles entreprises, souvent plus petites en nombre de salari&#233;s, n'est certainement pas chose facile. Pas impossible quand m&#234;me puisque, ici ou l&#224;, des militants syndicalistes ont su le faire, avec quelques petits succ&#232;s... Jusqu'au personnel de certains Mac Do, c'est dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela exigerait un &#233;norme effort militant des organisations syndicales ? Certes. L'histoire du mouvement ouvrier montre que les afflux en masse dans les organisations syndicales se sont produits lorsque une perspective de changement de leur sort &#233;tait ouverte aux travailleurs : par la mont&#233;e des luttes ou par la combativit&#233; d'un courant s'attelant &#224; organiser les couches de prol&#233;taires qui ne l'&#233;taient pas encore.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La bureaucratie, premi&#232;re raison&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais comment s'&#233;tonner que les syndicats ne se pr&#233;occupent gu&#232;re d'organiser les nouvelles couches du prol&#233;tariat... puisqu'ils ne se sont m&#234;me pas pr&#233;occup&#233;s de conserver les syndiqu&#233;s dans leurs soi-disant bastions. Car dans ceux-ci il y a eu une d&#233;syndicalisation massive, comme les chiffres le prouvent. Et pas seulement parce que certaines usines ont disparu, ou que leurs effectifs se sont r&#233;duits : les effectifs syndiqu&#233;s se sont r&#233;duits dans des proportions bien plus consid&#233;rables encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car c'est la bureaucratie elle-m&#234;me qui a contribu&#233; &#224; vider les syndicats. Sa politique qui tournait le dos aux int&#233;r&#234;ts des travailleurs quand elle ne les trahissait pas ouvertement et simplement. Et pour imposer cette politique de trahison, sa pratique de ne tenir aucun compte de l'avis des syndiqu&#233;s, de ne m&#234;me pas le leur demander, voire de les exclure quand ils le donnaient quand m&#234;me. Combien de militants, de ceux qui auraient pu contribuer &#224; faire du syndicat un organisme vivant, ouvert, combatif et attirant, ont &#233;t&#233; ainsi marginalis&#233;s, pouss&#233;s dehors, carr&#233;ment exclus ? Et pas seulement &#224; la CGT, dont la r&#233;putation jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es n'&#233;tait plus &#224; faire, mais aussi, ce qu'on oublie parfois, &#224; la CFDT ou &#224; FO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, combien de salari&#233;s refusent de se syndiquer car ils n'ont pas confiance dans le fait que le syndicat est d&#233;mocratique et les repr&#233;sente vraiment ? Comment convaincre les travailleurs combatifs qui veulent la d&#233;mocratie dans les luttes de rejoindre et de construire un syndicat qui ne la d&#233;fend pas ? Combien de syndiqu&#233;s &#233;c&#339;ur&#233;s par la pratique du PC dans la CGT ont-ils abandonn&#233; le combat syndical ? S'il est un reproche que l'on entend partout, dans les entreprises, c'est bien que les dirigeants syndicaux d&#233;cident pour les travailleurs sans respect pour la d&#233;mocratie, ou plus sobrement et plus populairement, &#171; qu'ils n'en ont rien &#224; faire de nous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995 Thibault a appel&#233; &#224; cesser la gr&#232;ve avant les d&#233;cisions des assembl&#233;es des cheminots, Notat ne s'est pas pr&#233;occup&#233;e de l'avis des syndiqu&#233;s CFDT contre le plan Jupp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et certains se demandent quelles sont les raisons du &#171; d&#233;clin des syndicats &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charles PAZ&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Leurs pr&#233;occupations... et les n&#244;tres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'indirectement que l'&#233;rosion des effectifs affecte les appareils dirigeants qui, du fait de leur int&#233;gration, ont de nombreux moyens d'exister ind&#233;pendamment de leurs syndiqu&#233;s. Mais des effectifs amoindris signifient aussi des capacit&#233;s amoindries d'encadrer les travailleurs, de faire passer d'in&#233;vitables pilules am&#232;res, de pr&#233;venir les explosions de col&#232;re et d'arr&#234;ter les conflits. C'est ce qu'ont exprim&#233; tant Bernard Thibault, le nouveau secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la CGT, qu'Ernest Antoine Seilli&#232;re, le dirigeant du MEDEF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier a rappel&#233; que l'existence des &#171; coordinations &#187; de 1986, lors de la gr&#232;ve des cheminots &#8211; coordinations qui avaient permis que les cheminots contr&#244;lent en partie leur propre mouvement &#8211; &#233;tait le reflet de la faiblesse relative des syndicats officiels. Quant au repr&#233;sentant des patrons, il d&#233;plorait &#171; une situation de division et de minceur des effectifs &#187; des syndicats fran&#231;ais, ajoutant : &#171; &lt;em&gt;nous aimerions avoir, comme dans un certain nombre de pays, un syndicalisme de discussions et de n&#233;gociation v&#233;ritablement repr&#233;sentatif du secteur marchand&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet les syndicats des pays nordiques par exemple organisent parfois plus de 50 % des travailleurs sans pour autant organiser la lutte de classe, mais sont au contraire les champions de la collaboration. Etre syndiqu&#233; dans ces conditions c'est souvent adh&#233;rer &#224; une forme d'assurance bien loin de la conscience de la n&#233;cessit&#233; de la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes dans les luttes les travailleurs savent, et souvent doivent, se donner une organisation sp&#233;cifique, comme les coordinations par exemple. Mais en-dehors des luttes une organisation permanente est indispensable pour maintenir le rapport de force vis-&#224;-vis du patron. Et pour cela permettre l'activit&#233; continue, consciente, militante, d&#233;mocratique, unitaire des travailleurs les plus actifs pour le combat de classe. De toute &#233;vidence ce n'est pas la d&#233;finition du syndicat ni de Seilli&#232;re... ni de Thibault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J.J.F.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Le syndicalisme institutionnel &#224; la fran&#231;aise : &#171; Repr&#233;sentativit&#233; &#187; et &#171; mandatement &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1945 qu'est mise en place la notion de repr&#233;sentativit&#233; au niveau national. La CGT et la CFTC, membres du Conseil National de la R&#233;sistance en sont &#224; l'initiative. De quoi s'agit-il ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des &#233;lections professionnelles (d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnels et d&#233;l&#233;gu&#233;s au Comit&#233; d'Entreprise) les organisations syndicales reconnues repr&#233;sentatives par le gouvernement ont le monopole des candidatures au premier tour. Il n'y a de second tour que si moins de 50 % des inscrits ont vot&#233; au premier tour. Autant dire que les syndicalistes dissidents auront bien du mal &#224; se pr&#233;senter aux suffrages de leurs camarades de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1968, aux accords de Grenelle, la CGT et les autres appareils syndicaux obtiennent de De Gaulle, pour prix de la reprise du travail, la &#171; reconnaissance de la section d'entreprise &#187; avec d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux et repr&#233;sentants syndicaux au Comit&#233; d'Entreprise non &#233;lus, dot&#233;s d'heures de d&#233;l&#233;gation. Bien entendu, seuls les syndicats reconnus comme &#171; repr&#233;sentatifs &#187; peuvent b&#233;n&#233;ficier de ces avantages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des syndicats dissidents (s'&#233;tant par exemple constitu&#233;s &#224; la suite d'exclusions de militants) devront faire la preuve de leur repr&#233;sentativit&#233; locale aupr&#232;s du tribunal (au vu, entre autres, de leurs r&#233;sultats &#233;lectoraux, si tant est qu'ils aient eu la possibilit&#233; de se pr&#233;senter lors d'un second tour !). Aujourd'hui, un syndicat comme SUD, qui s'est constitu&#233; sur une base combative contre la ligne recentr&#233;e de la CFDT, doit prouver sa &#171; repr&#233;sentativit&#233; &#187; contest&#233;e le plus souvent par les grandes centrales qui refusent qu'on vienne s'installer sur leurs plates bandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le monopole des appareils et la d&#233;mangeaison du stylo va encore s'aggraver avec l'innovation de la loi Aubry : &#171; &lt;em&gt;le mandatement&lt;/em&gt; &#187;. Il s'agit de permettre &#224; des salari&#233;s d'une entreprise de signer un accord sans &#234;tre syndiqu&#233;s, sans &#234;tre d&#233;l&#233;gu&#233;s syndicaux, en &#233;tant simplement mandat&#233;s &#224; cet effet par une organisation repr&#233;sentative. Cela conduit &#224; ce que les employeurs commencent &#224; n&#233;gocier avec un ou des salari&#233;s choisis par eux, et puis contactent un syndicat pour qu'il mandate les n&#233;gociateurs pour signer. Actuellement 40 % des accords Aubry ont &#233;t&#233; sign&#233;s par des mandat&#233;s ! Et toutes les conf&#233;d&#233;rations se sont pr&#233;cipit&#233;es sur cette loi pour accro&#238;tre leur &#171; implantation &#187;. Mais le mandatement accentue encore la distance entre le repr&#233;sentant qui signe et l'organisation collective minimale des travailleurs : il n'est plus l&#224; pour repr&#233;senter plus ou moins bien les travailleurs au quotidien, mais ne sert qu'&#224; signer. C'est &#224; cela que les patrons r&#233;duisent l'utilit&#233; du syndicat et on n'a pas vu beaucoup de dirigeants syndicaux s'&#233;lever contre cette mesure !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C.P.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> L'exemple de Renault Flins : 25 ans d'histoire syndicale, ou l'&#233;volution parall&#232;le de la CGT et du PCF
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-exemple-de-Renault-Flins-25-ans-d-histoire-syndicale-ou-l-evolution-parallele</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/L-exemple-de-Renault-Flins-25-ans-d-histoire-syndicale-ou-l-evolution-parallele</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Entreprises
</dc:subject>
		<dc:subject>Renault
</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire
</dc:subject>
		<dc:subject>CGT
</dc:subject>
		<dc:subject>PCF
</dc:subject>

		<description>La direction du PCF, jusqu'&#224; sa &#171; mutation &#187; sous la direction de Robert Hue, se devait d'avoir des liens privil&#233;gi&#233;s avec le milieu ouvrier. Renault Flins faisait partie de la dizaine de grosses entreprises industrielles avec lesquelles elle &#233;tait en lien direct. Elle y maintenait le contact avec quelques militants parfaitement fiables, court-circuitant les structures du parti, dans les deux sens. Ces liens CGT-PC font qu'on ne peut comprendre l'&#233;volution et les virages de la CGT&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Entreprises-72-+" rel="tag"&gt;Entreprises
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Renault-+" rel="tag"&gt;Renault
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Histoire-+" rel="tag"&gt;Histoire
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-CGT-+" rel="tag"&gt;CGT
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-PCF-+" rel="tag"&gt;PCF
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La direction du PCF, jusqu'&#224; sa &#171; mutation &#187; sous la direction de Robert Hue, se devait d'avoir des liens privil&#233;gi&#233;s avec le milieu ouvrier. Renault Flins faisait partie de la dizaine de grosses entreprises industrielles avec lesquelles elle &#233;tait en lien direct. Elle y maintenait le contact avec quelques militants parfaitement fiables, court-circuitant les structures du parti, dans les deux sens. Ces liens CGT-PC font qu'on ne peut comprendre l'&#233;volution et les virages de la CGT qu'en les mettant en parall&#232;le avec la politique du PCF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1968, le PCF faisait syst&#233;matiquement exclure de la CGT les militants r&#233;volutionnaires. Dans les ann&#233;es qui ont suivi, une politique plus subtile consista &#224; int&#233;grer &#224; l'appareil syndical, le plus souvent avec succ&#232;s, ceux des militants gagn&#233;s &#224; la contestation par la vague de 68.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les purges des ann&#233;es 70&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant d&#232;s 1974, avec les accords de l'union de la gauche derri&#232;re Mitterrand, le PCF s'est de nouveau souci&#233; du danger que pourraient constituer des &#171; gauchistes &#187; tenant des positions dans des syndicats de grosses entreprises. A Flins l'affrontement &#233;tait quasi permanent entre la direction de l'usine, assur&#233;e par un directeur ex-chef du personnel &#224; SIMCA, et les ouvriers et les syndicats ouvriers. Mais pour dure que soit la vie syndicale, elle &#233;tait r&#233;elle. La CGT avait alors 1100 adh&#233;rents payant une moyenne de sept timbres par an. A partir de 1975, dans les ateliers de t&#244;lerie et presses, un petit journal syndical ron&#233;ot&#233; paraissait chaque semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appareil CGT a d&#233;clench&#233; la purge en f&#233;vrier 1976 &#224; l'occasion des &#233;lections de d&#233;l&#233;gu&#233;s du personnel pour &#233;liminer des listes tout ce qui ressemblait &#224; des contestataires potentiels de la politique d'Union de la Gauche &#224; venir. La CGT a perdu 2000 voix ; mais la bureaucratie a gard&#233; la mainmise. A l'&#233;poque, un appel &#224; un nouveau congr&#232;s fut lanc&#233; par 24 d&#233;l&#233;gu&#233;s et militants connus pour essayer de sauver le syndicat, mais rien n'y fit ; tous furent &#233;limin&#233;s. Moins de trois ans apr&#232;s, en mai 1979, une nouvelle vague d'exclusions eut lieu, malgr&#233; les protestations de sections syndicales enti&#232;res (peinture, m&#233;canique...). Le PCF voulait &#234;tre bien s&#251;r qu'il ne restait personne qui puisse servir de point de ralliement &#224; une opposition &#224; la politique qu'il allait devoir faire mener &#224; la CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat ne s'en est jamais remis : l'&#233;quipe militante a &#233;t&#233; bris&#233;e, les journaux syndicaux et comptes rendus d'activit&#233; ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s, le nombre de syndiqu&#233;s a d&#233;gringol&#233; en fl&#232;che. Mais l'appareil du PC gardait le contr&#244;le absolu de la situation. Et quand deux ans apr&#232;s le gouvernement d'Union de la gauche avec ministres PC est arriv&#233;, la CGT Flins &#233;tait normalis&#233;e et bien aux ordres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La CGT contre les gr&#232;ves&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En 1982 et 83, ce fut la gr&#232;ve des cha&#238;nes de m&#233;canique et des ouvriers d'entretien outillage, puis des caristes, puis des peintres&#8230; L'usine fut arr&#234;t&#233;e pendant presque deux mois. Mauroy, premier ministre, parla de &#171; gr&#232;ves dirig&#233;es par les int&#233;gristes chiites &#187;. Le PC poussa l'appareil syndical &#224; faire pression sur les militants CGT impliqu&#233;s dans les gr&#232;ves. Au sein du syndicat on disait que les gr&#232;ves &#233;taient &#171; foment&#233;es par la droite pour barrer la route au gouvernement de gauche &#187;. Le r&#233;sultat le plus tangible fut le d&#233;sarroi des militants d'atelier ne sachant plus quoi faire. Et aux &#233;lections suivantes la CFDT s'est retrouv&#233;e majoritaire avec une image de combativit&#233; et la r&#233;putation que dans les gr&#232;ves, elle ne se d&#233;gonflait pas alors que la CGT avait le cul entre deux chaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la gr&#232;ve Talbot, fin 1983, ce sont les militants de l'appareil de Flins qui sont all&#233;s faire le coup de poing contre la CFDT. Il fallait sauver le gouvernement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette p&#233;riode 81-84 la CGT Renault signa des accords et laissa passer sans rien dire ce qui se mettait en place : entre autres l'ordonnance de 1982 sur les horaires sp&#233;ciaux de fin de semaine et les lois Auroux qui permettaient les d&#233;rogations au code du travail en mati&#232;re d'horaires. Un nouveau virage se produisit pourtant en 1984, quand les ministres PC quitt&#232;rent le gouvernement. La CGT Flins, jusqu'&#224; aujourd'hui, n'a plus sign&#233; aucun accord, m&#234;me si elle ne s'est jamais donn&#233; les moyens r&#233;els de les combattre jusqu'&#224; l'annulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il a fallu que la CFDT Flins effectue son &#171; recentrage &#187; dans les ann&#233;es 1985-90 pour que la CGT, redevenue plus revendicative aux yeux de la masse des travailleurs de l'usine, redevienne majoritaire sur l'usine, alors que la CFDT signait des accords (sur la troisi&#232;me &#233;quipe notamment) et excluait massivement, elle aussi, ses contestataires... dont une bonne partie des militants exclus de la CGT en 76-79 qui s'&#233;taient reconvertis quelques ann&#233;es apr&#232;s &#224; la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La fonte des effectifs syndiqu&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces trahisons et ces revirements ont profond&#233;ment marqu&#233; les travailleurs &#224; Flins. La plus grande partie de ceux-ci qui ont v&#233;cu ces 25 derni&#232;res ann&#233;es &#224; l'usine, ont &#233;t&#233; syndiqu&#233;s &#224; un moment ou &#224; un autre soit &#224; la CGT soit &#224; la CFDT ; puis ont laiss&#233; tomber, d&#233;&#231;us, voire &#233;c&#339;ur&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il serait faux de croire que c'est par absence de combativit&#233;, m&#234;me si entre 1983 et 1995 o&#249; il n'y a pas eu de grande lutte. En 1995, la gr&#232;ve a paralys&#233; l'usine trois semaines, mais ni dans le cours de la gr&#232;ve ni apr&#232;s il n'y a eu d'adh&#233;sions aux syndicats ; quelques petites dizaines tout au plus, tous syndicats confondus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 25 ans, les effectifs syndiqu&#233;s ont fondu. Vers 1985, &#231;a a &#233;t&#233; le lancement de la politique &#171; une carte, un timbre = un syndiqu&#233; &#187;. Les patrons avaient invent&#233; le 0,2 % de la masse salariale pour subventionner les organisations syndicales qui assuraient par l&#224; leur vie mat&#233;rielle, les cotisations ne devenant qu'un compl&#233;ment plus ou moins accessoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est un secret pour personne que le syndicat CGT (et c'est pire pour les autres) a bien moins de 200 cotisants r&#233;guliers, et encore par le biais des pr&#233;l&#232;vements automatiques (il s'est av&#233;r&#233; n&#233;cessaire de le rendre obligatoire pour les mandat&#233;s). Pour afficher 7 &#224; 800 syndiqu&#233;s, il faut compter les &#171; une carte, un timbre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;pisode 1981-84, le discours dans le syndicat a &#233;t&#233; qu'il ne faudrait jamais recommencer. Promis, jur&#233;, on ne se ferait plus avoir. Pourtant avec le gouvernement Jospin et la nouvelle participation des ministres PCF, rebelote. Mais dans l'&#233;quipe syndicale actuelle, bien que consid&#233;rablement affaiblie, &#231;a ne passe pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car ces derni&#232;res ann&#233;es, l'influence du PC sur les militants n'est plus ce qu'elle &#233;tait. M&#234;me parmi ceux qui ont toujours suivi le PC, Hue n'est pas une r&#233;f&#233;rence et ce que dit le PC est suspect. &#171; Discipline de parti &#187; conna&#238;t plus. Personne de Flins n'&#233;tait sur la pelouse de la f&#234;te de L'Humanit&#233; en 1997 quand Hue s'est fait siffler ; mais pas mal de militants d'ici regrettent de n'en avoir pas &#233;t&#233;. Et quasi tous les militants du syndicat sont en hostilit&#233; d&#233;clar&#233;e &#224; la loi Aubry... en mettant dans le m&#234;me sac la nouvelle ligne syndicale trac&#233;e par Thibault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Didier DOMMANGE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> La CES : un cadre europ&#233;en pour l'int&#233;gration des syndicats dans le syst&#232;me capitaliste
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-CES-un-cadre-europeen-pour-l-integration-des-syndicats-dans-le-systeme</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/La-CES-un-cadre-europeen-pour-l-integration-des-syndicats-dans-le-systeme</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Europe
</dc:subject>
		<dc:subject>Monde
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>

		<description>Lors du congr&#232;s de la CGT, un d&#233;bat a eu lieu &#224; propos de la demande d'adh&#233;sion de cette conf&#233;d&#233;ration &#224; la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES). Cette question a suscit&#233; des discussions parfois houleuses parmi les militants qui ont particip&#233; &#224; la pr&#233;paration du congr&#232;s et les r&#233;ticences &#233;taient importantes, allant bien au-del&#224; du seul courant &#171; Continuer la CGT &#187;. Pourtant le principe de cette adh&#233;sion avait &#233;t&#233; adopt&#233; par les instances dirigeantes de la CGT depuis longtemps&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Europe-+" rel="tag"&gt;Europe
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Monde-73-+" rel="tag"&gt;Monde
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors du congr&#232;s de la CGT, un d&#233;bat a eu lieu &#224; propos de la demande d'adh&#233;sion de cette conf&#233;d&#233;ration &#224; la Conf&#233;d&#233;ration Europ&#233;enne des Syndicats (CES). Cette question a suscit&#233; des discussions parfois houleuses parmi les militants qui ont particip&#233; &#224; la pr&#233;paration du congr&#232;s et les r&#233;ticences &#233;taient importantes, allant bien au-del&#224; du seul courant &#171; Continuer la CGT &#187;. Pourtant le principe de cette adh&#233;sion avait &#233;t&#233; adopt&#233; par les instances dirigeantes de la CGT depuis longtemps puisqu'une demande officielle avait &#233;t&#233; formul&#233;e d&#232;s 1975 et renouvel&#233;e en 1979. La nouveaut&#233; se situait en fait dans un changement d'attitude &#224; l'&#233;gard de la CGT de la part des dirigeants de la CES et de ses principales composantes fran&#231;aises qui rend possible &#224; br&#232;ve &#233;ch&#233;ance l'int&#233;gration de la conf&#233;d&#233;ration dans la CES.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la CES et ses membres en France refusaient l'adh&#233;sion de la CGT au pr&#233;texte qu'elle &#233;tait adh&#233;rente de la F&#233;d&#233;ration Syndicale Mondiale (FSM) qui r&#233;unissait les syndicats li&#233;s aux bureaucraties staliniennes, c'&#233;tait surtout parce qu'historiquement la CGT regroupait les secteurs les plus combatifs de la classe ouvri&#232;re et de ce fait se trouvait souvent oblig&#233;e de jouer un r&#244;le plus radical que les autres conf&#233;d&#233;rations dans les mobilisations contre les politiques patronales et gouvernementales. C'&#233;tait aussi parce qu'&#224; la diff&#233;rence des membres de la CES, elle s'opposait &#224; la construction europ&#233;enne. Le &#171; recentrage &#187; des dirigeants c&#233;g&#233;tistes a lev&#233; le principal obstacle &#224; leur insertion dans la bureaucratie syndicale europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le partenaire officiel de la Commission de Bruxelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e en 1973, la CES regroupe 65 conf&#233;d&#233;rations syndicales dont la CFDT, FO et la CFTC ; 28 pays y sont repr&#233;sent&#233;s. Si elle a soutenu les premi&#232;res tentatives d'actions syndicales europ&#233;ennes comme les eurogr&#232;ves des cheminots ou la mobilisation contre la fermeture de l'usine Renault de Vilvoorde, sa principale activit&#233; reste la discussion avec les organismes patronaux et le lobbying aupr&#232;s de la commission de Bruxelles. Situant leur action dans le cadre de l'Europe capitaliste et sans en remettre en cause le principe, les dirigeants de la CES cherchent avant tout &#224; &#234;tre reconnus comme partenaires officiels sur la base d'une orientation d'accompagnement des politiques mises en oeuvre dans l'Union. Plusieurs n&#233;gociations avec les f&#233;d&#233;rations patronales &#8211; l'UNICE pour le patronat priv&#233; et le CEEP pour les entreprises publiques &#8211; ont abouti &#224; des accords (sur le temps partiel, le travail atypique autrement dit le travail pr&#233;caire) qui tous avalisent les objectifs patronaux en mati&#232;re de flexibilit&#233; et de baisse du co&#251;t du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les bureaucraties syndicales qui ont toujours cherch&#233; &#224; s'int&#233;grer dans le syst&#232;me capitaliste, l'insertion dans les institutions europ&#233;ennes est un passage oblig&#233;. Mais le ralliement de l'ensemble des conf&#233;d&#233;rations syndicales &#224; cette orientation y compris la CGT fran&#231;aise, traduit une accentuation de ce ph&#233;nom&#232;ne qui vise &#224; subordonner les int&#233;r&#234;ts de la classe ouvri&#232;re &#224; ceux de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'utilit&#233; d'une structuration europ&#233;enne des mouvements luttant contre l'offensive capitaliste contre le monde du travail n'est plus &#224; d&#233;montrer. La similitude des attaques patronales en Europe n&#233;cessite une riposte coordonn&#233;e &#224; l'&#233;chelle du continent. Mais s'est en organisant concr&#232;tement les mobilisations, en s'opposant frontalement aux patronats et aux gouvernements, en propageant les id&#233;es de la lutte des classes et les revendications que les syndicalistes sinc&#232;rement attach&#233;s &#224; la d&#233;fense des int&#233;r&#234;ts de leur classe peuvent contribuer &#224; faire &#233;merger une repr&#233;sentation du mouvement ouvrier au niveau europ&#233;en. Ce n'est pas en s'adaptant aux volont&#233;s patronales ni en s'int&#233;grant aux institutions de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eric PERREUX &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Depuis 10 ans, l'arriv&#233;e de nouveaux syndicats
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Depuis-10-ans-l-arrivee-de-nouveaux-syndicats</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Depuis-10-ans-l-arrivee-de-nouveaux-syndicats</guid>
		<dc:date>1999-04-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>SUD
</dc:subject>
		<dc:subject>FSU
</dc:subject>

		<description>La politique dite de recentrage de la CFDT a conduit &#224; la fin des ann&#233;es 80 &#224; l'exclusion des militants oppositionnels des PTT puis de la Sant&#233; qui cr&#233;&#232;rent SUD-PTT et le CRC-Sant&#233; (aujourd'hui appel&#233; SUD-CRC Sant&#233;). De m&#234;me en 1993 la volont&#233; de la direction socialiste du principal syndicat enseignant, la FEN (F&#233;d&#233;ration de l'Education nationale) d'exclure le SNES a conduit &#224; la cr&#233;ation de la FSU (F&#233;d&#233;ration syndicale unitaire). &lt;br /&gt;La FSU &lt;br /&gt;La FSU en trois ans (1993-96) est devenue la&lt;span class='base64GUILL' title='PHNwYW4gY2xhc3NAQ1NFR0FMQCJmaW5fYXJ0aWNsZSI+'&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Apres-les-congres-CFDT-et-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Apr&#232;s les congr&#232;s CFDT et CGT : o&#249; vont les syndicats ?
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-SUD-+" rel="tag"&gt;SUD
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-FSU-+" rel="tag"&gt;FSU
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La politique dite de recentrage de la CFDT a conduit &#224; la fin des ann&#233;es 80 &#224; l'exclusion des militants oppositionnels des PTT puis de la Sant&#233; qui cr&#233;&#232;rent SUD-PTT et le CRC-Sant&#233; (aujourd'hui appel&#233; SUD-CRC Sant&#233;). De m&#234;me en 1993 la volont&#233; de la direction socialiste du principal syndicat enseignant, la FEN (F&#233;d&#233;ration de l'Education nationale) d'exclure le SNES a conduit &#224; la cr&#233;ation de la FSU (F&#233;d&#233;ration syndicale unitaire).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;La FSU&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La FSU en trois ans (1993-96) est devenue la premi&#232;re organisation parmi les enseignants avec 46,9 % des suffrages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette progression spectaculaire tient surtout &#224; la mont&#233;e en fl&#232;che du syndicat du premier degr&#233; (SNU-IPP). Si dans le secondaire le SNES a gard&#233; sa direction, ses structures, et finalement la m&#234;me bureaucratie syndicale proche du PCF, dans le primaire ce furent les oppositionnels d'hier (militants du PC et d'extr&#234;me gauche le plus souvent) qui ont dans de nombreux d&#233;partements construit le syndicat &#224; partir de rien, en se d&#233;marquant nettement de la direction de la FEN dans ce secteur. En 1995-96, et notamment dans les gr&#232;ves et manifestation de d&#233;cembre, m&#234;me si le SNES n'a jamais appel&#233; &#224; la gr&#232;ve reconductible, la FSU dans son ensemble est apparue comme un p&#244;le combatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la FSU n'est pas exempte des contradictions qui caract&#233;risaient la FEN. Elle a plus souvent pr&#244;n&#233; la concertation que la lutte. Le SNU-IPP, m&#234;me, reproduit les m&#234;mes travers cat&#233;goriels que connaissait le syndicat du premier degr&#233; de la FEN.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les militants d'extr&#234;me gauche contribuent &#224; donner une image combative, unitaire et d&#233;mocratique du syndicat (par exemple lors du long conflit des enseignants du 93 en 1998) la direction de la FSU ressemble &#224; sa mani&#232;re &#224; celle que conna&#238;t aujourd'hui la CGT avec Thibault. Derri&#232;re un discours d'ouverture, de rupture avec les pratiques staliniennes, persistent les m&#234;mes orientations et les pratiques de la bureaucratie r&#233;formiste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Les SUD&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne des SUD et du d&#233;veloppement du groupe des 10 est lui plus divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les SUD, dans les PTT, la Sant&#233; et les Transports notamment, ont b&#233;n&#233;fici&#233; de l'exp&#233;rience des militants, le plus souvent issus de l'extr&#234;me gauche, qui ont pris en main la construction de ces syndicats. Leur d&#233;veloppement, in&#233;gal selon les secteurs, vient essentiellement de la place laiss&#233;e libre par les bureaucraties CFDT et CGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup d'anciens militants des groupes d'extr&#234;me gauche ont fait de SUD leur organisation, reprenant les pratiques du syndicalisme r&#233;volutionnaire. Cela explique notamment la place prise par les militants des SUD dans les conflits de leurs secteurs, mais aussi dans la cr&#233;ation d'Agir contre le ch&#244;mage (AC !), dans le soutien aux luttes des sans papiers, et en g&#233;n&#233;ral dans l'animation des associations de ce qu'on appelle le mouvement social. Cette image du syndicalisme rompt &#233;videmment avec les pratiques syndicales habituelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe des 10 rassemble les SUD avec des syndicats plus anciens ; les plus importants (SNUI aux Imp&#244;ts, SU &#224; la Caisse d'Epargne) sont majoritaires dans leur milieu et issus, &#224; la fin des ann&#233;es 40 du refus de choisir lors de l'&#233;clatement CGT-FO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leurs dirigeants n'ont &#233;videmment pas la m&#234;me tradition que les militants des SUD, sont souvent marqu&#233;s par le corporatisme d'entreprise et ne voient pas, pour la plupart, l'int&#233;r&#234;t de construire une v&#233;ritable Union syndicale interprofessionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe des 10 ne regroupe que 70 000 adh&#233;rents ce qui le situe loin derri&#232;re la CGT, la CFDT et FO, soit de 8 &#224; 10 fois moins que les effectifs annonc&#233;s par ces conf&#233;d&#233;rations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dynamisme des SUD, la place qu'ils ont prise dans divers secteurs en font n&#233;anmoins une composante r&#233;elle et durable du mouvement syndical. Cela ne les exempte &#233;videmment pas de contradictions avec deux &#233;cueils : celui de former de petits syndicats cultivant une culture radicale mais minoritaire ; celui de prendre une s&#233;rie de positions sociales (retraites, 35 heures) sans que cela d&#233;bouche sur des moyens d'agir. L'isolement des SUD et du Groupe des 10 dans le champ syndical qu'entra&#238;ne le front CGT-CFDT ne facilitera pas la r&#233;solution de ces contradictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lo&#239;c CHEVILLARD&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
