<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
	<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
	<description>Site de la fraction L'&#201;tincelle, groupe trotskiste partie prenante du NPA, et de sa revue Convergences r&#233;volutionnaires.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>

	<image>
		<title>Convergences r&#233;volutionnaires</title>
		<url>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L144xH18/siteon0-6badf.png?1787993460</url>
		<link>https://www.convergencesrevolutionnaires.org/</link>
		<height>18</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title> Fonctionnaires ou public : des privil&#233;gi&#233;s ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Fonctionnaires-ou-public-des-privilegies</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Fonctionnaires-ou-public-des-privilegies</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:19:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Fonctionnaires
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Beaucoup de gens pensent que dans la fonction publique on jouit d'un certain nombre de &#171; privil&#232;ges &#187; : plus t&#244;t en retraite pour des pensions bien sup&#233;rieures. &lt;br /&gt;En fait aujourd'hui, l'&#226;ge de la retraite diff&#232;re peu : d'apr&#232;s les statistiques, dans le priv&#233;, si l'on tient compte des pr&#233;retraites qui se sont multipli&#233;es depuis les ann&#233;es 1980, l'&#226;ge de d&#233;part moyen serait de 57,7 ans contre 57,4 dans le secteur public. Il est donc faux que dans l'ensemble des secteurs publics la&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Fonctionnaires-+" rel="tag"&gt;Fonctionnaires
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de gens pensent que dans la fonction publique on jouit d'un certain nombre de &#171; privil&#232;ges &#187; : plus t&#244;t en retraite pour des pensions bien sup&#233;rieures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait aujourd'hui, l'&#226;ge de la retraite diff&#232;re peu : d'apr&#232;s les statistiques, dans le priv&#233;, si l'on tient compte des pr&#233;retraites qui se sont multipli&#233;es depuis les ann&#233;es 1980, l'&#226;ge de d&#233;part moyen serait de 57,7 ans contre 57,4 dans le secteur public. Il est donc faux que dans l'ensemble des secteurs publics la majorit&#233; des salari&#233;s partent &#224; 50 ou &#224; 55 ans. Ce n'est le cas que pour les services dits &#171; actifs &#187;, par opposition aux services &#171; s&#233;dentaires &#187;, correspondant dans de nombreux cas &#224; des fonctions dangereuses ou p&#233;nibles, comme par exemple pour les cheminots, en compensation d'une vie en horaires d&#233;cal&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;centes statistiques prouvent &#233;galement que le montant de la retraite n'est pas sup&#233;rieur dans le public. Les moyennes sont &#224; peu de chose pr&#232;s &#233;quivalentes : pour les salari&#233;s du public, les pensions repr&#233;sentent 55 &#224; 72% de leur dernier salaire, contre 55 &#224; 70 % du dernier salaire pour ceux du priv&#233;. En effet pour les fonctionnaires (employ&#233;s de l'Etat, comme les militaires, les enseignants, etc.) ou les &#171; r&#233;gimes sp&#233;ciaux &#187; (entreprises publiques comme la SNCF, la RATP) les retraites sont calcul&#233;es par rapport au traitement de base, sans tenir compte des primes, qui repr&#233;sentent pourtant une part importante du salaire. De plus l'avantage de partir d&#232;s l'&#226;ge de 50 ans ou 55 ans, pour certaines cat&#233;gories, n'est pas sans inconv&#233;nient : les salari&#233;s concern&#233;s mais n'ayant pas cotis&#233; 37,5 annuit&#233;s ne partent donc pas avec une retraite &#224; taux plein. Par exemple, de nombreux cheminots partent avec le minimum de pension : 5 870 francs (895 euros).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un co&#251;t exorbitant ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dernier point : les retraites de la fonction publique seraient d'un co&#251;t exorbitant pour l'Etat et donc pour l'ensemble des contribuables, d&#251; &#224; une augmentation toute aussi exorbitante du nombre des retrait&#233;s. Toutes les &#233;tudes r&#233;alis&#233;es sur la question de l'avenir des retraites prennent l'hypoth&#232;se d'une baisse, au mieux d'une stagnation du nombre de fonctionnaires. En clair d'une r&#233;duction du nombre des salari&#233;s du public tout aussi drastique&#8230; que dans beaucoup d'entreprises priv&#233;es. Il n'est d&#232;s lors pas &#233;tonnant qu'elles aboutissent &#224; un rapport actifs/retrait&#233;s catastrophique et pr&#233;voient que l'Etat (c'est-&#224;-dire l'employeur, rappelons-le) ait &#224; d&#233;bourser de plus en plus. Mais cela ne fait que juger la politique pass&#233;e et &#224; venir des gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait il y a actuellement 16 actifs pour 10 retrait&#233;s dans le public (des proportions &#233;quivalentes au priv&#233;) et les besoins de la soci&#233;t&#233; justifieraient bien plus d'embauches, dans l'&#233;ducation, la sant&#233; ou encore chez les cheminots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Public et priv&#233; sont donc bien en gros dans la m&#234;me gal&#232;re. Une bonne raison de ne pas tomber dans le pi&#232;ge du &#171; diviser pour r&#233;gner &#187; du gouvernement et du patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lydie GRIMAL&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Une lente d&#233;gradation
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Une-lente-degradation</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Une-lente-degradation</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:18:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Depuis une quinzaine d'ann&#233;es les gouvernements successifs, de gauche ou de droite, ont engag&#233; des contre-r&#233;formes allant dans le sens d'une r&#233;gression des droits des salari&#233;s et d'une baisse du niveau des retraites. &lt;br /&gt;1993 : offensive contre le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral &lt;br /&gt;Reprenant dans leurs grandes lignes les propositions du livre blanc du gouvernement Rocard, la loi du 22 juillet 1993 promulgu&#233;e par le gouvernement Balladur lan&#231;ait la premi&#232;re attaque en r&#232;gle contre le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis une quinzaine d'ann&#233;es les gouvernements successifs, de gauche ou de droite, ont engag&#233; des contre-r&#233;formes allant dans le sens d'une r&#233;gression des droits des salari&#233;s et d'une baisse du niveau des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;1993 : offensive contre le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Reprenant dans leurs grandes lignes les propositions du livre blanc du gouvernement Rocard, la loi du 22 juillet 1993 promulgu&#233;e par le gouvernement Balladur lan&#231;ait la premi&#232;re attaque en r&#232;gle contre le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, passage progressif de 150 &#224; 160 trimestres (de 37,5 &#224; 40 ans depuis ce 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier) de la dur&#233;e des cotisations requise pour obtenir une retraite au taux plein avant 65 ans. Compte tenu de l'&#226;ge d'entr&#233;e dans le march&#233; de l'emploi de plus en plus tardif, partir &#224; 60 ans &#224; taux plein devient impossible pour un nombre de plus en plus grand de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, prise en compte pour le calcul de la pension passant progressivement de la moyenne des salaires des 10 (en 1993) aux 25 meilleures ann&#233;es (en 2008). Dans un contexte o&#249; de nombreux travailleurs connaissent de longues p&#233;riodes d'inactivit&#233; ou de pr&#233;carit&#233; qui aboutissent bien souvent &#224; annihiler les avantages de l'anciennet&#233;, la baisse du montant de la retraite est automatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, revalorisation des pensions index&#233;e sur l'indice des prix au lieu de l'&#234;tre sur les salaires. Sur ce point, la loi n'a en fait que l&#233;galis&#233; une habitude prise depuis 1987. D'apr&#232;s le rapport Briet &#233;tabli en 1995 &#224; la demande de Balladur, ce mode d'indexation devait avoir pour effet de limiter la progression des pensions &#224; 15% d'ici 2015, contre 50 % environ avec le mode de calcul ant&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_38 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH248/art616-1-331d4.gif?1788752863' width='300' height='248' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 300 x 248
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;1996 : les retraites compl&#233;mentaires dans la ligne de mire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parall&#232;lement, sous pr&#233;texte d'un d&#233;ficit pr&#233;visionnel chiffr&#233; &#224; 37 milliards pour l'Arcco et &#224; 130 milliards pour l'Agirc pour 2005, les deux r&#233;gimes de retraites compl&#233;mentaires ont fait l'objet de mesures visant &#224; bloquer leur &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un accord du 25 avril 1996, sign&#233; par toutes les organisations syndicales &#224; l'exception de la CGT, organisait une forte baisse du rendement des r&#233;gimes compl&#233;mentaires : la r&#233;vision du mode de calcul du salaire de r&#233;f&#233;rence (prix d'achat du point) a conduit, pour un salaire constant et pour un m&#234;me taux de cotisation, &#224; attribuer moins de points en 2000 qu'en 1995. Concr&#232;tement, pour un m&#234;me montant de cotisation, le cotisant acquiert 25% de points en moins en 2001 qu'en 1996. Depuis l'accord de 1996, les salari&#233;s accumulant de moins en moins de points et des points qui valent de moins en moins, le rapport Charpin projetait que le montant des retraites compl&#233;mentaires &#224; l'horizon 2040 serait divis&#233; en deux si ce processus se poursuivait.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des retrait&#233;s moins pauvres mais jusqu'&#224; quand ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis 50 ans, le niveau de vie des vieux travailleurs salari&#233;s s'est globalement am&#233;lior&#233;, pour atteindre une certaine parit&#233; avec celui des actifs. Mais cette parit&#233; n'est atteinte que gr&#226;ce aux revenus du patrimoine. Hors ceux-ci, le revenu moyen des retrait&#233;s serait inf&#233;rieur de 17% &#224; celui des actifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pouvait lire dans un article de l'Expansion du 2/8/2002 : &#171; Un SMIC, en quelque sorte (1126 euros). C'est la somme mensuelle (brute de pr&#233;l&#232;vement sociaux) qu'ont touch&#233;e, en moyenne les retrait&#233;s &#226;g&#233;s de 60 ans et plus en 2001 &#187;. Le m&#234;me article rel&#232;ve que les femmes ont touch&#233; en moyenne 848 euros, soit 42% de moins que les hommes (1461 euros).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les moyennes se cachent &#233;videmment de fortes disparit&#233;s : selon un rapport du Conseil d'orientation des retraites (&lt;em&gt;Renouveler le contrat social entre les g&#233;n&#233;rations&lt;/em&gt;, la Documentation fran&#231;aise, 2002), en 1997, pr&#232;s de trois retrait&#233;s sur dix (soit 3 millions de personnes &#226;g&#233;es de 65 ans et plus) percevaient une pension &#8211;ou une pension de r&#233;version pour les veuves&#8211; dont le montant brut &#233;tait inf&#233;rieur &#224; l'&#233;quivalent de 518 euros par mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#233;tudes confirment une baisse du pouvoir d'achat des retrait&#233;s sur les sept derni&#232;res ann&#233;es, plus ou moins importante selon les m&#233;thodes de calcul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'instauration de la CSG, en 1991, puis la majoration de son taux en 93 et en 97, la cr&#233;ation de la CRDS en 96 ont port&#233;, en effet, les pr&#233;l&#232;vements obligatoires de 1,4% des pensions des r&#233;gimes de base et 2,4% des pensions compl&#233;mentaires en 1990 &#224;, respectivement, 6,7% et 7,7% en 1998, avec pour cons&#233;quence d'effacer toute, et parfois plus, la croissance des pensions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Abdel RAMIREZ&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les syndicats enfin unis&#8230; pour sonner la retraite ?
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-syndicats-enfin-unis-pour-sonner-la-retraite</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-syndicats-enfin-unis-pour-sonner-la-retraite</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:18:39Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicats
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Pas facile &#224; la simple lecture des programmes des diff&#233;rentes conf&#233;d&#233;rations syndicales, de dire ce qui les diff&#233;rencie vraiment sur la question des retraites. Encore moins depuis qu'elles ont ensemble, en ce d&#233;but de janvier, publi&#233; une d&#233;claration en sept points affirmant la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme, accompagn&#233;e d'un appel &#224; manifester le 1&#176; f&#233;vrier. Il y avait certes jusque-l&#224; la &#171; bonne volont&#233; &#187; affich&#233;e par la CFDT d'aligner la dur&#233;e de cotisation du public sur le priv&#233; &#224; 40&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Syndicats-+" rel="tag"&gt;Syndicats
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pas facile &#224; la simple lecture des programmes des diff&#233;rentes conf&#233;d&#233;rations syndicales, de dire ce qui les diff&#233;rencie vraiment sur la question des retraites. Encore moins depuis qu'elles ont ensemble, en ce d&#233;but de janvier, publi&#233; une d&#233;claration en sept points affirmant la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme, accompagn&#233;e d'un appel &#224; manifester le 1&#176; f&#233;vrier. Il y avait certes jusque-l&#224; la &#171; bonne volont&#233; &#187; affich&#233;e par la CFDT d'aligner la dur&#233;e de cotisation du public sur le priv&#233; &#224; 40 ans, alors que FO ou CGT s'y d&#233;claraient formellement oppos&#233;es. Mais tous les dirigeants conf&#233;d&#233;raux s'&#233;taient positionn&#233;s en adversaires des projets du Medef, jurant vouloir maintenir la retraite &#224; 60 ans, le syst&#232;me par r&#233;partition et le niveau des pensions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Apr&#232;s l'intransigeance&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGT par exemple, dans sa brochure de juin 2002, se pronon&#231;ait pour &#171; l'acc&#232;s de tous, d&#232;s l'&#226;ge de 60 ans, &#224; une retraite nette de cotisations sociales, repr&#233;sentant au moins 75 % du revenu d'activit&#233;, toutes primes comprises, lui aussi net de cotisations sociales &#187;. Elle proposait &#171; la validation dans tous les r&#233;gimes, en plus des p&#233;riodes de ch&#244;mage, de maladie, d'invalidit&#233;, de service civil ou militaire, de maternit&#233; ou de cong&#233; parental, des p&#233;riodes de formation (&#233;tudes sup&#233;rieures ou apprentissage), de recherche d'un premier emploi d'abord, d'un emploi stable ensuite, et cela &#224; partir de l'&#226;ge de 18 ans &#187;. Elle se disait &#171; favorable au retour aux 37,5 ann&#233;es de dur&#233;e d'assurance tous r&#233;gimes confondus... &#187;. Avec dans le priv&#233; un calcul sur les 10 meilleures ann&#233;es et non les 25 comme depuis la r&#233;forme Balladur de 1993, et dans le public sur la r&#233;mun&#233;ration de fin de carri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais que demande le peuple ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;les ambigu&#239;t&#233;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Tous reconnaissaient cependant que du fait des &#171; &lt;em&gt;&#233;volutions d&#233;mographiques&lt;/em&gt; &#187;, financer les retraites n&#233;cessitera des ressources suppl&#233;mentaires. Et les ambigu&#239;t&#233;s commencent justement au niveau du financement. La CGT proposait l'int&#233;gration de tous les &#233;l&#233;ments de r&#233;mun&#233;ration dans l'assiette des cotisations, l'extension de l'assiette des cotisations patronales &#224; l'ensemble de la valeur ajout&#233;e, la taxation des revenus financiers des entreprises. Rien &#224; dire jusque l&#224;. Mais elle avan&#231;ait aussi &#171; &lt;em&gt;le recours ensuite &#224; des augmentations de cotisations pour faire face aux besoins de financement suppl&#233;mentaires non couverts par les mesures pr&#233;c&#233;dentes&lt;/em&gt; &#187;... Et pr&#233;cisait qu'elle &#233;tait&lt;em&gt; &#171; favorable &#224; des mesures d'harmonisation progressives et n&#233;goci&#233;es, r&#233;gime par r&#233;gime, entre le public et le priv&#233;, d'une part et entre les diff&#233;rents r&#233;gimes existants &#224; l'int&#233;rieur de chacun de ces secteurs d'autre part, d&#232;s lors que celles-ci visent &#224; assurer les m&#234;mes droits aux uns et aux autres dans le respect des diversit&#233;s et des sp&#233;cificit&#233;s&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dire simplement qu'il faudrait faire payer les patrons aurait &#233;t&#233; une formule certes moins emberlificot&#233;e&#8230; Elle aurait sans doute eu l'inconv&#233;nient de faire para&#238;tre les dirigeants de la conf&#233;d&#233;ration trop oppos&#233;s &#224; la &#171; r&#233;forme &#187; pour se poser en &#171; partenaires &#187; d'une n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la dur&#233;e de cotisation, que deviendrait-elle si &#233;tait appliqu&#233;e cette demande de la CGT &#8211; identique d'ailleurs &#224; celle de la CFDT &#8211; : &#171; &lt;em&gt;une v&#233;ritable libert&#233; de choix pour les salari&#233;s d'anticiper par rapport &#224; l'&#226;ge de 60 ans leur d&#233;part en retraite, ou au contraire retarder au-del&#224; de cet &#226;ge leur cessation d&#233;finitive d'activit&#233;&#8230;&lt;/em&gt; &#187;. Difficile l&#224; de ne pas penser &#224; &#171; la libert&#233; &#187; pour les travailleurs de ne plus partir &#224; 60 ans et &#224; &#171; l'&#233;galit&#233; &#187; entre public et priv&#233; via l'alignement par le bas de tout le monde, ch&#232;res au gouvernement et au patronat.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des compromis&#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si la CFDT ou la CFTC n'ont, d&#232;s le d&#233;but, pas voulu se montrer hostiles &#224; l'&#233;pargne salariale ou autres fonds de pensions, &#224; la fran&#231;aise ou pas, l'opposition de la CGT s'est trouv&#233;e fortement temp&#233;r&#233;e lorsqu'elle a annonc&#233; sa participation au &#171; &lt;em&gt;Comit&#233; intersyndical de l'&#233;pargne salariale&lt;/em&gt; &#187;, un organisme permettant aux conf&#233;d&#233;rations syndicales de mettre un pied dans cette nouvelle institution, o&#249; se retrouvent toutes les conf&#233;d&#233;rations, except&#233; FO. La centrale de Marc Blondel n'avait pas manqu&#233; de fustiger le retournement de la CGT et elle d&#233;non&#231;ait en termes justes les fonds de pension tout comme &#171; &lt;em&gt;l'&#233;pargne salariale&lt;/em&gt; &#187; mise en place par Fabius. Elle pr&#233;cisait cependant : &#171; &lt;em&gt;Rien n'emp&#234;che les organisations syndicales de participer aux n&#233;gociations obligatoires instaur&#233;es par la loi au niveau des entreprises et des branches, &#224; condition de ne pas oublier les salaires et de ne pas pr&#244;ner la capitalisation. Les organisations FO, par exemple, participeront &#224; ces n&#233;gociations pour ne pas laisser de c&#244;t&#233; une am&#233;lioration possible des revenus des salari&#233;s, comme elles le font pour l'int&#233;ressement et la participation&lt;/em&gt; &#187;. Pas tout &#224; fait sans FO donc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;&#8230;&#224; &#171; l'unit&#233; &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les positions &#233;nonc&#233;es au d&#233;part des uns et des autres &#233;taient finalement moins &#233;loign&#233;es qu'il n'y paraissait. Au nom de l'unit&#233; syndicale, des retrouvailles ont donc &#233;t&#233; possibles, au moins pour un temps. La proposition de la CGT de faire une journ&#233;e nationale sur la retraite a ainsi entra&#238;n&#233; l'adh&#233;sion des autres syndicats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accord du 6 janvier s'est fait sur des bases qui ont permis &#224; la CFDT d'&#233;crire au lendemain : &#171; Pour la CFDT, ce texte, bien qu'&#233;tant un texte de compromis, reprend la totalit&#233; de nos demandes. &#187; ajoutant : &#171; FO, qui sort d'une campagne &#233;lectorale pendant laquelle elle s'est oppos&#233;e &#224; toute id&#233;e de r&#233;forme, o&#249; elle a combattu l'id&#233;e de retraite &#224; la carte et a d&#233;fendu une dur&#233;e de cotisation de 37,5 ans pour tous (&#8230;) en signant finalement le texte commun (&#8230;) a &#233;t&#233;, de fait, contrainte de manger son chapeau. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le texte en question ne figure effectivement rien sur les r&#233;gimes sp&#233;ciaux existants, rien sur le retour &#224; 37,5 ans, rien sur la r&#233;f&#233;rence aux dix meilleures ann&#233;es, rien sur le temps de cotisation. Si la d&#233;claration parle de &#171; &lt;em&gt;viser un haut niveau de retraite&lt;/em&gt; &#187;, leurs signataires se gardent de le d&#233;finir et aucune indication n'est avanc&#233;e sur le financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La journ&#233;e du 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; f&#233;vrier, surtout si elle &#233;tait sans lendemain, ne nuirait donc pas &#224; leur objectif de si&#233;ger autour du tapis vert. Elle pourrait m&#234;me concourir &#224; donner l'illusion qu'elles ont fait ce qu'elles ont pu. Ce serait dans le droit fil de la journ&#233;e d'action du 3 octobre des f&#233;d&#233;rations d'EDF-GDF, laquelle a men&#233; &#224; une entente entre sommets &#8211; incluant la CGT majoritaire et la plus influente, mais &#224; laquelle seule FO a refus&#233; de s'associer &#8211; pour faire accepter la signature d'un accord, v&#233;ritable capitulation. Heureusement, le r&#233;sultat du r&#233;f&#233;rendum organis&#233; par les dirigeants de la CGT s'&#233;tant transform&#233; en d&#233;saveu pour son dirigeant f&#233;d&#233;ral Denis Cohen et pour les organisations signataires, va compliquer la t&#226;che du gouvernement&#8230; comme des dirigeants syndicaux pr&#234;ts &#224; brader les acquis des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux organisations politiques de la gauche leur &#171; opposition &#187; ne saurait inqui&#233;ter ou r&#233;fr&#233;ner ni le patronat ni le gouvernement. D'abord le Parti socialiste avait promis en gros la m&#234;me r&#233;forme que celle de la droite. Ensuite le Parti communiste a repris en guise de programme sur les retraites les formules de la CGT. Ce n'est donc pas lui qui emp&#234;chera celle-ci de n&#233;gocier tous les virages auxquels elle s'appr&#234;te. Comme elle il saura au besoin lui aussi se raccrocher au pr&#233;texte de l'unit&#233; syndicale, ou sans elle invoquer &#171; &lt;em&gt;l'autonomie du mouvement social&lt;/em&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les travailleurs ne comptaient que sur les conf&#233;d&#233;rations syndicales ou sur la gauche pour d&#233;fendre leurs retraites et faire barrage &#224; Raffarin, ils auraient de quoi se faire des cheveux blancs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Louis GUILBERT&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Gouvernement et Medef sur le sentier de la r&#233;forme
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Gouvernement-et-Medef-sur-le-sentier-de-la-reforme</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Gouvernement-et-Medef-sur-le-sentier-de-la-reforme</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:18:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Chaque jour, ministres et dirigeants patronaux nous ass&#232;nent leurs petites phrases visant &#224; pr&#233;parer le terrain de ce qu'ils appellent la &#171; r&#233;forme &#187; des retraites. Ainsi Raffarin s'est prononc&#233; pour l'alignement de la dur&#233;e de cotisation dans le public, pour l'obtention d'une retraite &#224; taux plein, sur les 40 annuit&#233;s du priv&#233;. Son ministre des affaires sociales, Fillon, lui, a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; de 42 annuit&#233;s pour tous. Au Medef, on se dit favorable &#224; un allongement encore plus&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chaque jour, ministres et dirigeants patronaux nous ass&#232;nent leurs petites phrases visant &#224; pr&#233;parer le terrain de ce qu'ils appellent la &#171; r&#233;forme &#187; des retraites. Ainsi Raffarin s'est prononc&#233; pour l'alignement de la dur&#233;e de cotisation dans le public, pour l'obtention d'une retraite &#224; taux plein, sur les 40 annuit&#233;s du priv&#233;. Son ministre des affaires sociales, Fillon, lui, a &#233;voqu&#233; la possibilit&#233; de 42 annuit&#233;s pour tous. Au Medef, on se dit favorable &#224; un allongement encore plus brutal de la dur&#233;e de cotisation et son vice-pr&#233;sident, Guillaume Sarkozy, a m&#234;me avanc&#233; des chiffres inqui&#233;tants : &lt;em&gt;&#171; Toutes les &#233;tudes montrent que, s'il n'y a pas 6 ou 7 ans d'augmentation de la dur&#233;e de cotisation, le syst&#232;me va exploser&lt;/em&gt; &#187;. Sous le pr&#233;texte de &#171; sauver &#187; les retraites, gouvernement et patronat, d'une m&#234;me voix, annoncent explicitement leur intention : allonger la dur&#233;e de cotisation pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le public, premi&#232;re cible du gouvernement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans l'imm&#233;diat, la cible prioritaire de l'offensive, ce sont les retraites des fonctionnaires et les r&#233;gimes sp&#233;ciaux : les fonctionnaires seraient d'affreux privil&#233;gi&#233;s et ce ne serait que justice d'aligner leur nombre d'ann&#233;es de cotisation sur celui des salari&#233;s du priv&#233;. Dr&#244;le d'&#233;quit&#233; que celle qui consiste &#224; &#233;galiser par le bas ! L'&#233;quit&#233;, ne serait-ce pas plut&#244;t un retour de tous aux 37,5 ann&#233;es de cotisation ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement esp&#232;re bien gr&#226;ce &#224; cette propagande assimilant les fonctionnaires &#224; des nantis avoir l'assentiment d'une majorit&#233; de la population pour pouvoir s'atteler au d&#233;mant&#232;lement des retraites du public et finir ensuite ce qu'avait commenc&#233; Balladur en 1993 en s'attaquant aux retraites du priv&#233;. Mais on se souvient de la tentative de Jupp&#233; en 1995, abandonn&#233;e &#224; la suite de la gr&#232;ve des cheminots et d'autres du service public, soutenue d'ailleurs par une grande majorit&#233; des salari&#233;s du priv&#233;. Fort de cette exp&#233;rience, le gouvernement Raffarin revient &#224; la charge mais en changeant de m&#233;thode : il n'est pas question d'attaquer de front l'ensemble des r&#233;gimes sp&#233;ciaux comme l'avait fait Jupp&#233; et risquer &#224; nouveau une r&#233;action d'envergure. Les ma&#238;tres mots de Raffarin sont le temps et la concertation (car &#171; &lt;em&gt; &#224; chaque fois qu'on a bouscul&#233; le dialogue, on a eu &#224; s'en mordre les doigts&lt;/em&gt; &#187;), temps au terme duquel il soumettra un projet de loi au parlement au printemps 2003, concertation qu'il envisage comme &#171; &lt;em&gt;approfondie avec l'ensemble des partenaires sociaux&lt;/em&gt; &#187;, qui pourront &#171; &lt;em&gt;exprimer leurs souhaits&lt;/em&gt; &#187;. En clair, tout en fixant clairement une &#233;ch&#233;ance, il s'agit de faire participer les directions syndicales aux futures d&#233;cisions forc&#233;ment impopulaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant la tactique de Raffarin consiste &#224; morceler, &#233;chelonner les attaques afin de diviser, neutraliser les &#233;ventuelles ripostes. Ainsi il a commenc&#233; par annoncer la suppression progressive du &#171; cong&#233; de fin d'activit&#233; &#187; (CFA) de la fonction publique. Ce dispositif permettait aux fonctionnaires ayant cotis&#233; 37,5 de partir en retraite avant 60 ans. Cette premi&#232;re attaque, pass&#233;e comme une lettre &#224; la poste, annonce la prochaine, d&#233;j&#224; programm&#233;e : l'alignement de la dur&#233;e de cotisation sur celle du priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout aussi habilement, il joue un r&#233;gime de retraite contre un autre : ainsi se m&#233;fiant de la r&#233;activit&#233; des cheminots, le gouvernement a choisi de remettre &#224; plus tard (fin 2003) la r&#233;forme du r&#233;gime de la SNCF et par contre d'engager celle du r&#233;gime d'EDF-GDF. Mais qui pouvait douter que celle-ci est la porte ouverte au d&#233;mant&#232;lement des retraites du public, et m&#234;me au-del&#224; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le Medef lorgne sur l'argent des retraites&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant si le Medef se d&#233;clare pour l'allongement de la dur&#233;e de cotisation, son but n'est pas forc&#233;ment de garder des travailleurs jusqu'&#224; 65 ou 70 ans. Dans une p&#233;riode de fort taux de ch&#244;mage, les patrons pr&#233;f&#232;rent au contraire avoir une main d'&#339;uvre plus jeune, plus robuste et moins pay&#233;e, et se d&#233;barrasser des plus &#226;g&#233;s. Ainsi lorsqu'ils parlent d'un d&#233;part retard&#233; &#224; la retraite, les patrons ne s'engagent aucunement &#224; ne pas licencier les travailleurs avant l'&#226;ge l&#233;gal de la retraite. Ce qu'ils veulent avant tout, c'est d&#233;bourser moins pour les retraites. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Medef ne veut pas entendre parler d'une augmentation des cotisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le patronat n'a cess&#233; ces derni&#232;res ann&#233;es de peser sur ce qu'il appelle les co&#251;ts salariaux, en r&#233;duisant les effectifs, en gelant les salaires, en r&#233;clamant toujours plus d'exon&#233;rations de cotisations sociales. Il entend bien continuer dans la m&#234;me voie en s'attaquant maintenant aux retraites. Tant pis si les travailleurs partent avec une pension amput&#233;e (ce qui est l'hypoth&#232;se la plus plausible si ces projets passent : car qui, dans un contexte o&#249; les conditions de travail vont en se d&#233;gradant, avec de plus un ch&#244;mage restant &#224; un niveau &#233;lev&#233;, pourrait physiquement continuer &#224; travailler jusqu'&#224; 65 ans ou plus ?) si les entreprises maintiennent ou plut&#244;t grossissent leurs profits !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets du Medef ne qe r&#233;sument cependant pas &#224; vouloir r&#233;duire les co&#251;ts salariaux des entreprises et faire reposer le financement des retraites sur le dos des travailleurs. Il lorgne avec envie sur l'argent des retraites qu'il r&#234;ve de transformer en capitaux mobiles, g&#233;r&#233;s par des fonds de pension, &#224; la disposition des entreprises. En d&#233;valorisant les pensions, en repoussant l'&#226;ge de la retraite, le patronat veut rendre le syst&#232;me de retraite par r&#233;partition insuffisant en lui-m&#234;me et cr&#233;er ainsi, en guise de compl&#233;ment, la n&#233;cessit&#233; d'un syst&#232;me de retraite par capitalisation. Devant la perspective d'une retraite diminu&#233;e, les travailleurs n'auraient en effet pas d'autre choix que de souscrire &#224; un de ces fonds. Or si &#224; l'avenir la part de retraite par capitalisation devait augmenter au d&#233;triment de la retraite par r&#233;partition, ce serait la porte ouverte &#224; une retraite &#224; deux vitesses : ceux qui auraient les moyens d'y souscrire toucheraient une pension &#224; peu pr&#232;s correcte tandis que les autres devraient se satisfaire d'une pension insuffisante pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est grand temps que les salari&#233;s du priv&#233; comme du public r&#233;pondent au plan d'attaque et de conditionnement du gouvernement et du Medef par un plan de d&#233;fense des retraites. Un plan qui commencerait par refuser que l'argent de nos retraites puisse &#234;tre mis &#224; la merci des al&#233;as des march&#233;s financiers, mais aussi par r&#233;clamer le retour du priv&#233; aux 37,5 ann&#233;es de cotisation, l'indexation de toutes les retraites sur l'&#233;volution des salaires ainsi que l'augmentation g&#233;n&#233;rale de ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Agathe MALET&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_36 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L266xH300/art613-1-a23b4.gif?1787885852' width='266' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 266 x 300
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Un syst&#232;me actuel loin d'&#234;tre parfait
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-systeme-actuel-loin-d-etre-parfait</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Un-systeme-actuel-loin-d-etre-parfait</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:18:07Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Avant la mise en place d'un syst&#232;me g&#233;n&#233;ralis&#233; des retraites, au milieu du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les anciens ne subsistaient que gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233; familiale ou &#224; leur &#233;pargne personnelle. C'est dire que pour les salari&#233;s pauvres ne plus pouvoir travailler signifiait une mort rapide. &lt;br /&gt;Quelques tentatives pour mettre en place des syst&#232;mes de retraite avaient pourtant pr&#233;c&#233;d&#233; : pensions des marins et des militaires sous Colbert, des fonctionnaires civils de la R&#233;volution. Plus pr&#232;s de nous,&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant la mise en place d'un syst&#232;me g&#233;n&#233;ralis&#233; des retraites, au milieu du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, les anciens ne subsistaient que gr&#226;ce &#224; la solidarit&#233; familiale ou &#224; leur &#233;pargne personnelle. C'est dire que pour les salari&#233;s pauvres ne plus pouvoir travailler signifiait une mort rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques tentatives pour mettre en place des syst&#232;mes de retraite avaient pourtant pr&#233;c&#233;d&#233; : pensions des marins et des militaires sous Colbert, des fonctionnaires civils de la R&#233;volution. Plus pr&#232;s de nous, la loi sur les Retraites ouvri&#232;res et paysannes de 1910 pr&#233;voyait l'adh&#233;sion &#224; des caisses de retraites pour ceux dont le salaire se situait au-dessous d'un certain plafond. Ces caisses fonctionnaient suivant le principe de la capitalisation : les cotisations vers&#233;es dans un fonds g&#233;r&#233; par le patronat, devaient &#234;tre rendues au salari&#233; sous forme de pension. Ce syst&#232;me, remani&#233; lors de la mise en place des Assurances sociales en 1930, n'a pas r&#233;sist&#233; &#224; la crise et n'a assur&#233; des pensions d&#233;risoires qu'&#224; un nombre limit&#233; de salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me actuel, adopt&#233; apr&#232;s 1945, est celui de la r&#233;partition : les organismes de retraite recueillent les cotisations des actifs qui financent imm&#233;diatement les pensions pay&#233;es aux retrait&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme pour l'assurance maladie, il y a des cotisations dites salariales et d'autres dites patronales. En fait les unes et les autres, fractions de la richesse produite, sont du salaire diff&#233;r&#233;. D'ailleurs les statistiques patronales ou gouvernementales les incluent toutes dans ce qu'elles appellent le &#171; co&#251;t du travail &#187;. Mais cette fiction a permis entre autres de justifier la pr&#233;sence des repr&#233;sentants patronaux dans les instances des organismes de protection sociale, &#224; part &#233;gale avec ceux des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une multitude de caisses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La Caisse nationale d'assurance vieillesse (la Cnav), le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, a 15 millions de cotisants (soit 75 % des salari&#233;s et 63 % des actifs). Mais les salari&#233;s ne cotisant pas &#224; la Cnav sont un peu plus de 5 millions, et d&#233;pendent de plusieurs r&#233;gimes &#171; sp&#233;ciaux &#187;. Cela concerne environ 4 millions de fonctionnaires, mais aussi les travailleurs de la SNCF, d'EDF-GDF, les salari&#233;s agricoles, les mineurs, etc. Par ailleurs les agriculteurs, les artisans, commer&#231;ants, professions lib&#233;rales ont aussi des caisses propres, avec leurs r&#232;gles sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces caisses, r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, r&#233;gime sp&#233;ciaux, r&#233;gimes de non salari&#233;s, sont cependant li&#233;es par des r&#232;gles de compensation, les caisses exc&#233;dentaires (aujourd'hui celles des fonctionnaires civils ou le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral) finan&#231;ant les caisses d&#233;ficitaires (en particulier salari&#233;s et exploitants agricoles, militaires, mineurs, artisans, commer&#231;ants).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Le r&#233;gime g&#233;n&#233;ral&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le meilleur des cas, la retraite vers&#233;e par la Cnav est de 50 % d'une moyenne des salaires per&#231;us. Cette moyenne est calcul&#233;e en prenant en compte un certain nombre de meilleures ann&#233;es (nombre en train de passer progressivement de 10 &#224; 25, d'ici &#224; 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour avoir cette retraite &#171; pleine &#187;, il faut remplir des conditions liant l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite et le nombre d'annuit&#233;s de cotisation. On peut prendre sa retraite &#224; taux plein &#224; 60 ans si on a cotis&#233; 40 ans. Pour la prendre &#224; taux plein &#224; 65 ans, c'est 37,5 annuit&#233;s de cotisations (150 trimestres) qui sont indispensables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on prend sa retraite &#224; 65 ans avec un nombre insuffisant de trimestres de cotisation, la retraite est vers&#233;e en proportion du nombre de trimestres cotis&#233;s. Mais pour partir entre 60 et 65 ans, une autre modalit&#233; de calcul intervient et le faire avec un nombre insuffisant d'annuit&#233;s s'av&#232;re tr&#232;s p&#233;nalisant : un salari&#233; ayant cotis&#233; 140 trimestres (35 ans) et partant &#224; la retraite &#224; 60 ans ne touche une retraite qu'au taux de 23 % (moins de la moiti&#233; du taux plein) ; celui ayant cotis&#233; 38 ans partant &#224; la retraite avant 63 ans voit sa retraite amput&#233;e de 20 % par rapport &#224; une retraite &#224; taux plein ( 40 % du salaire donc).&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_37 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L190xH200/art615-1-9d17b.gif?1787884262' width='190' height='200' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 190 x 200
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Les retraites compl&#233;mentaires&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les retraites de la S&#233;curit&#233; sociale ayant longtemps, et souvent aujourd'hui encore, &#233;t&#233; des retraites de mis&#232;re, se sont d&#233;velopp&#233;s d&#232;s 1945 des r&#233;gimes de retraite compl&#233;mentaire. D'abord pour les cadres, avec l'Agirc, puis peu &#224; peu pour tous les salari&#233;s avec l'Arrco. En 1972, l'adh&#233;sion au r&#233;gime compl&#233;mentaire est devenue obligatoire pour tous les salari&#233;s du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un salari&#233; d&#233;pendant du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral cotise donc &#224; la Cnav et &#224; un (ou deux pour les cadres) organisme de r&#233;gime compl&#233;mentaire. Ces r&#233;gimes compl&#233;mentaires comptent pour une plus grande part dans la retraite pour les cadres et les hauts salaires, moins pour les bas. Les modalit&#233;s de calculs, par points, des retraites compl&#233;mentaires sont diff&#233;rentes de celles du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral et p&#233;nalisent fortement les carri&#232;res irr&#233;guli&#232;res. Les caisses compl&#233;mentaires aussi sont g&#233;r&#233;es paritairement par le patronat et le syndicat et fonctionnent sur le principe de r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour compl&#233;ter le tableau, il faudrait citer les diff&#233;rents dispositifs de pr&#233;retraites. Car l'&#233;volution g&#233;n&#233;rale va vers un d&#233;calage croissant entre la fin d'activit&#233; et la prise de la pension. L'&#226;ge moyen de cessation d'activit&#233; se situe autour des 57 ans et une majorit&#233; de salari&#233;s conna&#238;t aujourd'hui une p&#233;riode de ch&#244;mage ou de pr&#233;retraite avant de faire valoir ses droits &#224; la retraite proprement dite, prise un peu avant 60 ans (un peu plus de 61 ans pour le seul r&#233;gime g&#233;n&#233;ral).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une am&#233;lioration remise en question&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas d&#232;s 1945 mais plut&#244;t 30, voire 40 ans apr&#232;s que ce syst&#232;me de retraites a &#233;t&#233; en mesure de verser des retraites d&#233;centes &#224; une part significative des travailleurs &#226;g&#233;s. En 1970, 30 % des retrait&#233;s &#233;taient encore sous le seuil de pauvret&#233; ! Aujourd'hui, un travailleur peut esp&#233;rer toucher une pension &#233;quivalente &#224; 70 % de son dernier salaire net. Cette am&#233;lioration de la situation des retrait&#233;s a signifi&#233; qu'une part plus importante de la richesse sociale a &#233;t&#233; consacr&#233;e aux prestations vieillesse. Mais &#224; peine ce droit &#224; une retraite a &#233;t&#233; reconnu dans les faits que la politique du patronat et du gouvernement a &#233;t&#233; d'y revenir par la baisse du pouvoir d'achat des retraites ou l'augmentation de la dur&#233;e de cotisation qui a pour premier effet un plus faible nombre de retraites &#224; taux plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel CHARVET&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Minimum vieillesse&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le minimum vieillesse est une allocation sociale qui garantit aux personnes &#226;g&#233;es de plus de 65 ans un revenu de 569 euros par mois (pour une personne seule).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce minimum, mis en place car les pensions vers&#233;es par la caisse d'assurance vieillesse &#233;taient extr&#234;mement faibles, &#233;tait touch&#233; par 47 % des plus de 65 ans en 1950, par plus de 30 % en 1970 (le minimum vieillesse &#233;quivalait alors 18 % du salaire moyen). Il a &#233;t&#233; revaloris&#233; jusqu'en 1983, et depuis conna&#238;t une &#233;rosion lente et se situe &#224; 33 % du salaire moyen. Il concerne aujourd'hui encore 9 % des retrait&#233;s, dont une importante proportion de femmes et d'agriculteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le gros mensonge du &#171; choc d&#233;mographique &#187;
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-gros-mensonge-du-choc-demographique</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-gros-mensonge-du-choc-demographique</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:17:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>L'argument choc de tous ceux qui pr&#233;tendent r&#233;former les retraites pour les sauver, c'est la d&#233;mographie. Le baby-boom de l'apr&#232;s-guerre va se transformer en papy-boom, un nombre croissant de salari&#233;s vont bient&#244;t partir &#224; la retraite, remplac&#233;s par de nouvelles g&#233;n&#233;rations d'actifs moins nombreuses. Si le taux de natalit&#233; actuelle reste constant, et l'esp&#233;rance de vie continue de cro&#238;tre au m&#234;me rythme, il y aurait donc en 2040, 21,6 millions de personnes de plus de 60 ans (contre&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'argument choc de tous ceux qui pr&#233;tendent r&#233;former les retraites pour les sauver, c'est la d&#233;mographie. Le baby-boom de l'apr&#232;s-guerre va se transformer en papy-boom, un nombre croissant de salari&#233;s vont bient&#244;t partir &#224; la retraite, remplac&#233;s par de nouvelles g&#233;n&#233;rations d'actifs moins nombreuses. Si le taux de natalit&#233; actuelle reste constant, et l'esp&#233;rance de vie continue de cro&#238;tre au m&#234;me rythme, il y aurait donc en 2040, 21,6 millions de personnes de plus de 60 ans (contre 12,1 millions en 2000) et seulement 29,6 millions de personnes de 20 &#224; 59 ans (contre 31,6 millions en 2000). Le rapport Charpin, command&#233; par Jospin en 1999, estime ainsi qu'il y avait 3 cotisants pour un retrait&#233; en 1970 mais qu'il devrait y en avoir moins de deux d&#232;s 2010 et 1,6 en 2040. La charge des retrait&#233;s pour les actifs deviendrait deux fois plus lourde, et l'augmentation des cotisations sur les salaires serait alors insupportable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait donc allonger la dur&#233;e de cotisation et reculer l'&#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite, diminuer les pensions (leur &#171; taux de remplacement &#187;) ou encore d&#233;velopper une forme alternative de retraite : les fonds de pension.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des chiffres en trompe-l'&#339;il&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comme bien souvent, ces chiffres ne parlent que sous la torture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord il vaudrait mieux calculer le ratio inactifs/actifs plut&#244;t que le ratio plus de 60 ans/20-59 ans, qui est syst&#233;matiquement mis en avant. Car il faut tenir compte du fait que les salari&#233;s doivent en quelque sorte entretenir non seulement les retrait&#233;s, mais aussi les jeunes, qui ne travaillent pas encore. Or le nombre des jeunes, pour les m&#234;mes raisons d&#233;mographiques, aura tendance &#224; diminuer. On passerait de 1,27 inactifs (retrait&#233;s, moins de 20 ans, mais aussi jeunes de plus de 20 ans de plus en plus nombreux &#224; entrer tardivement dans la vie active), pour un actif en 2000, &#224; 1,5 pour 1 en 2040. Ce n'est plus un doublement mais une simple augmentation de 18%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis tous les actifs ne travaillent pas, puisqu'on compte dans cette cat&#233;gorie les ch&#244;meurs, qui sont bien contre leur gr&#233; dans l'impossibilit&#233; de cotiser. Le v&#233;ritable ratio pertinent pour pr&#233;dire l'avenir financier des retraites serait donc le ratio inoccup&#233;s/occup&#233;s (c'est-&#224;-dire les inactifs, jeunes et vieux, et les ch&#244;meurs). A cause d'un ch&#244;mage massif, ce rapport &#233;tait de 1,59 en 1995. En 2040, si toute la population active &#233;tait au contraire occup&#233;e, le ratio serait de 1,50, soit un rapport&#8230; plus favorable que celui d'aujourd'hui. Et m&#234;me si le taux de ch&#244;mage restait de 5% en moyenne entre 2010 et 2040, il serait de 1,63. Soit 2,5% seulement de plus qu'aujourd'hui. O&#249; serait alors le probl&#232;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, l'argument du &#171; choc d&#233;mographique &#187; ne tient pas debout, et la menace qui p&#232;serait sur les retraites par r&#233;partition ne repose que sur une hypoth&#232;se, que retiennent tous les rapports command&#233;s par les gouvernements : le maintien d'un ch&#244;mage massif, de 9 % en moyenne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'est-ce &#224; dire d'autre que le combat pour la d&#233;fense des retraites est ins&#233;parable de celui pour mettre fin au ch&#244;mage ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Un probl&#232;me non d&#233;mographique, mais financier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Charpin pr&#233;disait que la part des retraites dans le PIB devrait augmenter de 11,6% en 1999 &#224; 15,7% ou 16,6% en 2040 selon les hypoth&#232;ses retenues. Mais si la productivit&#233; progresse pendant cette p&#233;riode de 1,7%, soit moins vite que depuis le d&#233;but du XX&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle (2 % par an en moyenne), le PIB fran&#231;ais aura quand m&#234;me doubl&#233;. Alors si sur 100 F de richesses produites en 1999, 11,6 F ont servi aux pensions, en 2040 sur 200 F de richesses produites par le m&#234;me nombre de travailleurs, 33,2 F iraient aux retrait&#233;s, mais 164,8 F iraient aux actifs contre 88,4 F aujourd'hui ! O&#249; serait le drame ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fond de l'affaire, c'est justement que le patronat, soutenu en cela par les dirigeants de la droite et du parti socialiste, compte bien se r&#233;server l'exclusivit&#233; des gains de productivit&#233;. Depuis 20 ans, la part des salaires dans la valeur ajout&#233;e des entreprises est pass&#233;e de 70 % &#224; 60 %, celle des profits montant de 30 &#224; 40 %. C'est cette &#233;volution qui d&#233;s&#233;quilibre vraiment le financement des retraites et que les patrons esp&#232;rent prolonger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne de mensonges et de manipulations des chiffres n'a pour objectif que de convaincre les travailleurs d'une faillite in&#233;vitable des retraites s'ils n'acceptent pas de nouveaux sacrifices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Le pi&#232;ge des fonds de pension
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-piege-des-fonds-de-pension</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Le-piege-des-fonds-de-pension</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:17:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>La retraite par capitalisation peut prendre diverses formes. L'&#233;pargnant futur retrait&#233; peut adh&#233;rer individuellement &#224; un fonds de pension de son choix, en lui confiant de l'argent qui sera investi en titres financiers, actions ou obligations, qui seront vendus plus tard par les gestionnaires du fonds pour verser sa pension &#224; leur adh&#233;rent. Mais aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne, de nombreux fonds de pension sont constitu&#233;s dans le cadre des entreprises : les salari&#233;s versent&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La retraite par capitalisation peut prendre diverses formes. L'&#233;pargnant futur retrait&#233; peut adh&#233;rer individuellement &#224; un fonds de pension de son choix, en lui confiant de l'argent qui sera investi en titres financiers, actions ou obligations, qui seront vendus plus tard par les gestionnaires du fonds pour verser sa pension &#224; leur adh&#233;rent. Mais aux Etats-Unis comme en Grande-Bretagne, de nombreux fonds de pension sont constitu&#233;s dans le cadre des entreprises : les salari&#233;s versent une partie de leurs revenus dans un compte-&#233;pargne g&#233;r&#233; par l'entreprise, qui peut l'abonder de son c&#244;t&#233;, le plus souvent par ses propres actions.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une miraculeuse cure de jouvence ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On nous pr&#233;sente ces fonds de pension comme une solution, presque miracle, au probl&#232;me du vieillissement de la population. Cette id&#233;e est pourtant absurde. Si &#224; l'avenir la proportion des retrait&#233;s augmente par rapport aux actifs et si l'on veut maintenir le niveau de vie des premiers, cela pose de toute fa&#231;on le probl&#232;me du transfert d'une partie plus importante du revenu global disponible de la soci&#233;t&#233; vers les anciens. Les retraites doivent &#234;tre financ&#233;es par une ponction sur les richesses r&#233;ellement disponibles, donc produites durant l'ann&#233;e. C'est vrai des retraites par capitalisation comme des retraites par r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les partisans de la capitalisation, avant le reflux actuel des bourses du monde entier, faisaient miroiter les rendements de 9 % en moyenne par an des fonds de pension, alors que le produit national des pays d&#233;velopp&#233;s ne croissait, lui, que de 2 &#224; 3 % dans le meilleur des cas. Mais par quel miracle les march&#233;s financiers offrent-ils parfois de tels rendements ? Tout simplement parce que les profits r&#233;alis&#233;s &#224; la bourse se font par ponction sur les richesses cr&#233;&#233;es par la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les actions montent d'abord dans la mesure o&#249; s'accro&#238;t leur rendement c'est-&#224;-dire o&#249; les entreprises sont capables d'accro&#238;tre leurs profits et donc augmentent leur exploitation des travailleurs. Les fonds de pension ne peuvent donc &#234;tre profitables &#224; leurs adh&#233;rents que si l'exploitation augmente. On se retrouve devant le paradoxe d'un salari&#233; qui verrait monter les actions de son fonds de pension &#224; condition et dans la mesure o&#249; son entreprise&#8230; bloquerait son salaire, voire annoncerait son licenciement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les actions montent aussi (ce fut le cas avant la d&#233;gringolade actuelle) par l'effet de la sp&#233;culation, qui n'a qu'un temps et qui a toujours &#233;t&#233; suivie de leur effondrement. Pour ceux qui y adh&#232;rent, et m&#234;me pour les cadres sup&#233;rieurs qui se verraient bien en salari&#233;s-rentiers &#224; la fa&#231;on des ing&#233;nieurs des ann&#233;es 1920, les fonds de pension repr&#233;sentent donc un risque consid&#233;rable. La faillite d'Enron, dont les 20 000 salari&#233;s ont &#224; la fois perdu leur emploi et la plus grande partie de leur retraite, en est un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Des fonds pour mieux rouler les travailleurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les fonds de pension, financ&#233;s par le parasitisme des march&#233;s financiers sur le travail des travailleurs, ne sont en aucune fa&#231;on une solution pour l'ensemble des salari&#233;s. A la rigueur pour ceux qui ont les moyens d'&#233;pargner un peu pour compl&#233;ter leur retraite, les cadres sup&#233;rieurs par exemple qui peuvent esp&#233;rer d'autant plus gonfler leur patrimoine en titres de l'entreprise que les autres travailleurs subissent les attaques de la direction et sont surexploit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce sont surtout les capitalistes qui salivent devant la perspective que les travailleurs soient contraints de mettre &#224; leur disposition des masses de capitaux de plus en plus gigantesques (en France les seules retraites vers&#233;es aux salari&#233;s du priv&#233; repr&#233;sentent 150 milliards d'euros) qui pourraient &#234;tre lev&#233;s, &#224; moindres frais, pour financer leur d&#233;veloppement ou leurs fusions-acquisitions. Sans compter que les fonds de pension pourraient &#233;galement &#234;tre une activit&#233; tr&#232;s rentable pour les compagnies, soci&#233;t&#233;s d'assurance, banques, qui se proposeraient de les g&#233;rer contre de confortables commissions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus les fonds de pension repr&#233;sentent aussi bien des avantages pour les entreprises qui en constituent au nom de leurs employ&#233;s, souvent en les abondant en actions de l'entreprise elle-m&#234;me. D'abord les patrons pr&#233;f&#232;rent ainsi distribuer des revenus virtuels et diff&#233;r&#233;s aux travailleurs plut&#244;t que des augmentations de salaires concr&#232;tes et imm&#233;diates. Et puis de tels fonds peuvent constituer un fonds de roulement pour l'entreprise elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, Seilli&#232;re et ses pairs peuvent aussi trouver des charmes id&#233;ologiques aux fonds de pension d'entreprise, le mirage de l'int&#233;r&#234;t commun des travailleurs et de leur patron, l'alliance capital-travail : il faut accepter de faire des efforts pour que l'entreprise marche bien et on sera r&#233;compens&#233; par la mont&#233;e de l'action&#8230; Une perspective plus difficile &#224; gober, aujourd'hui, pour les quelques millions de salari&#233;s fran&#231;ais qui de fait ont d&#233;j&#224; des actions de l'entreprise, comme &#224; Alcatel et France T&#233;l&#233;com, et qui ont vu le pr&#233;tendu bas de laine que leur avait constitu&#233; leur patron s'envoler en fum&#233;e. Si leur retraite avait toute &#233;t&#233; investie en fonds de pension maison, ils seraient aujourd'hui en passe de la perdre, au moment o&#249; leur emploi est menac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peu importe pour le Medef et le gouvernement&#8230; En mena&#231;ant d'allonger la dur&#233;e de cotisation pour la retraite par r&#233;partition ils veulent mettre les travailleurs devant le fait accompli : contraints de partir avec une retraite &#224; taux r&#233;duit, s'ils ne veulent pas travailler jusqu'&#224; 65 ans, voire plus, ils n'auront pas d'autre choix que de compl&#233;ter leur maigre retraite par la capitalisation individuelle. S'ils en ont les moyens&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon, ce sera la retraite peau de chagrin, voire le minimum vieillesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard RUDELLI&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_39 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L300xH186/art619-1-6a2d6.gif?1788814916' width='300' height='186' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 300 x 186
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;Jouer sa retraite &#224; la Bourse ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait peut-&#234;tre parfois difficile il y a deux ans de convaincre un salari&#233; de se m&#233;fier de l'actionnariat salari&#233;, alors que le CAC 40 avait &#233;t&#233; multipli&#233; par 2,4 pendant la d&#233;cennie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La faillite d'Enron, suivie par celle d'autres grands groupes am&#233;ricains, a &#233;t&#233; un s&#233;rieux avertissement. Pendant la p&#233;riode de mont&#233;e du cours de l'action, les dirigeants d'Enron avaient incit&#233; leurs salari&#233;s &#224; acheter des titres de la soci&#233;t&#233; pour constituer leur plan d'&#233;pargne retraite, et ils offraient aussi des actions aux travailleurs pour mieux faire accepter la stagnation des salaires. Quand le cours de l'action a commenc&#233; &#224; chuter, ils se sont empress&#233;s de vendre leurs stock-options, alors que la plupart des employ&#233;s &#233;taient contraints de garder les leurs. Il est en effet sp&#233;cifi&#233; dans la plupart des contrats des fonds de pension am&#233;ricains d'entreprise que les salari&#233;s ne peuvent vendre leurs titres avant l'&#226;ge de 50 ou 55 ans. Les 20 000 salari&#233;s ont perdu ainsi plus d'un milliard de dollars d'&#233;pargne retraite, 50 000 dollars par personne en moyenne !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux Etats-Unis, o&#249; les fonds de pension d'entreprise ont perdu 20 % de leur valeur en moyenne, celui d'IBM enregistre un trou de 3 milliards de dollars, Ford 3,2 milliards, General Motors 9 milliards. Du coup, le patronat tend &#224; transformer la nature des fonds de pension, en rempla&#231;ant ceux &#171; &#224; prestations d&#233;finies &#187; (le montant de la future retraite est garanti) par des fonds &#171; &#224; cotisations d&#233;finies &#187;, dont les prestations d&#233;pendent du rendement des placements financiers. Ainsi la part des salari&#233;s couverts par un contrat &#224; prestation d&#233;finie est pass&#233;e de 28 % en 1989 &#224; 19 % en 1995 et continue de baisser depuis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, ce sont les revers de fortune de l'actionnariat salari&#233; qui donnent une id&#233;e de ce qui se passerait pour les retraites des travailleurs si elles &#233;taient constitu&#233;es de fonds de pension d'entreprise. Sur 40 soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises, le &#171; portefeuille &#187; moyen des 1,68 millions des salari&#233;s poss&#233;dant des actions de leur entreprise est pass&#233; de 15 939 &#224; 11 360 euros entre janvier et octobre 2002. Soit une chute de 30 % ! Les plus p&#233;nalis&#233;s des salari&#233;s actionnaires sont ceux de France Telecom (-90%) et Alcatel (leur compte en actions est pass&#233; de 17 338 euros en moyenne en fin 2000 &#224; 885 euros fin 2002 : - 86 %).&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;O&#249; en sont les fonds de pension &#224; la fran&#231;aise ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En France, les fonds de pension, comme la Pr&#233;fon ou encore le Cref, qui concernent les fonctionnaires, sont encore l'exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la loi Fabius de l'automne 2000 a pr&#233;par&#233; leur d&#233;veloppement, m&#234;me s'il s'agit encore d'une capitalisation honteuse. Elle a mis en place des Plans partenariaux d'&#233;pargne salariale volontaire (PPESV). Abond&#233;es par l'employeur et plac&#233;es sous la forme de titres financiers, actions ou obligations, les sommes &#171; &#233;pargn&#233;es &#187; par le salari&#233; sont bloqu&#233;es pour une dur&#233;e qui va de 10 &#224; 15 ans, et c'est ce d&#233;lai qui rapproche ces plans d'une &#233;pargne pour la retraite par capitalisation. Pour transformer les PPESV en fonds de pension, il suffirait de les rendre obligatoires et de transformer en rente le capital de sortie, quand le salari&#233; peut enfin d&#233;bloquer son compte. Il s'agit en plus de la forme de fonds de pension la plus d&#233;favorable aux futurs retrait&#233;s, car c'est un syst&#232;me &#224; &#171; cotisation d&#233;finie &#187; : le montant de la prestation, d&#233;pendant de la rentabilit&#233; des titres financiers, n'est pas garanti, et le risque boursier est donc int&#233;gralement support&#233; par le salari&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces plans d'&#233;pargne salariale sont &#233;galement exempt&#233;s de charges fiscales et sociales. Le rapport Foucauld-Balligand remis au gouvernement en 2000, relevait &#224; propos des 7 milliards d'euros composant l'&#233;pargne salariale cette ann&#233;e-l&#224;, qu'un euro de cette &#233;pargne fait perdre 0,45 euros &#224; la protection sociale et 0,12 euros au fisc. Du coup, le d&#233;veloppement de l'&#233;pargne salariale aggravera les difficult&#233;s de financement des caisses de l'assurance vieillesse&#8230; ce qui donnera de nouveaux arguments aux d&#233;fenseurs de la capitalisation pour dire que la r&#233;partition ne suffit plus !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;B.R.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Mettre la retraite &#224; la retraite !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Mettre-la-retraite-a-la-retraite</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Mettre-la-retraite-a-la-retraite</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:16:52Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Soci&#233;t&#233;
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>Dans la soci&#233;t&#233; actuelle, prendre sa retraite est pour un prol&#233;taire un moment attendu avec impatience tant l'usure physique et le stress sont ins&#233;parables du travail. Pourtant, pour la plupart, et paradoxalement, la joie exprim&#233;e ouvertement cache aussi un gros serrement de c&#339;ur. &lt;br /&gt;Car le travail c'est l'exploitation mais ce n'est pas que cela. Ce sont aussi des relations collectives, un r&#244;le social, une activit&#233; entra&#238;nant une certaine reconnaissance. La retraite est trop souvent au&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Societe-74-+" rel="tag"&gt;Soci&#233;t&#233;
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la soci&#233;t&#233; actuelle, prendre sa retraite est pour un prol&#233;taire un moment attendu avec impatience tant l'usure physique et le stress sont ins&#233;parables du travail. Pourtant, pour la plupart, et paradoxalement, la joie exprim&#233;e ouvertement cache aussi un gros serrement de c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car le travail c'est l'exploitation mais ce n'est pas que cela. Ce sont aussi des relations collectives, un r&#244;le social, une activit&#233; entra&#238;nant une certaine reconnaissance. La retraite est trop souvent au contraire synonyme de repli, d'isolement et de d&#233;soeuvrement. C'est une rupture brusque avec tout son milieu de travail, l'essentiel de son milieu social. Cela peut aller jusqu'&#224; entra&#238;ner une d&#233;pression de celle ou plus g&#233;n&#233;ralement de celui (car, triste &#224; dire, la double journ&#233;e de travail de la femme fait que la retrait&#233;e ne voit pas tout son univers s'&#233;crouler mais&#8230; une moiti&#233; seulement) qui a l'impression d'&#234;tre mis au rencart. Et comme les plus exploit&#233;s sont les plus d&#233;favoris&#233;s, dans la retraite comme dans tout le reste, plus le travail &#233;tait rude, plus il &#233;tait donc alors difficile d'avoir d'autres activit&#233;s et centres d'int&#233;r&#234;ts, et plus il sera difficile &#224; l'ancien salari&#233; de trouver d'autres activit&#233;s sociales. D'autant plus que pour profiter pleinement du temps disponible, encore faudrait-il en avoir les moyens mat&#233;riels, ce qui au niveau actuel des retraites n'est souvent le cas que des hauts salaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Vive le travail, donc ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'exploitation cache ou annule le r&#244;le social du travail, son apport &#224; l'individu, son r&#244;le dans l'&#233;panouissement de celui-ci. C'est pourtant le travail qui a fait de l'homme un &#234;tre humain, capable techniquement mais aussi capable de la pens&#233;e ou de l'art, et c'est lui qui a b&#226;ti la vie sociale. Certes aujourd'hui pour concevoir et voir quel enrichissement personnel apporte le travail, on en est r&#233;duit &#224; se tourner vers des professions qui ont conserv&#233; un peu de leur ancien caract&#232;re comme l'artisanat, l'art ou certaines activit&#233;s associatives et d'entraide. Le salariat a transform&#233; toujours plus toutes les t&#226;ches productives comme la plupart des professions ou m&#233;tiers en boulots et en corv&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le salariat, c'est-&#224;-dire la soci&#233;t&#233; capitaliste sans laquelle la notion de retraite, telle que nous la connaissons, n'aurait pas de sens. Pour l'essentiel, les soci&#233;t&#233;s pass&#233;es n'ont pas connu la retraite. Il ne s'agit pas, bien s&#251;r, de dire que c'&#233;tait en soi un progr&#232;s puisque la vie du plus grand nombre &#233;tait tr&#232;s dure et que la plupart des gens n'atteignaient certainement pas ce que nous appelons l'&#226;ge de la retraite. Cependant, dans la soci&#233;t&#233; majoritairement rurale, centr&#233;e autour de la famille regroup&#233;e dans une m&#234;me maison, si la vie &#233;tait effectivement rude, on n'imaginait pas d'y licencier un des membres s'il y avait moins de travail, ni de laisser inactifs jeunes et vieux. Et cela n'&#233;tait pas forc&#233;ment plus mal. En tout cas, cela montre que changer la soci&#233;t&#233; est non seulement possible mais a d&#233;j&#224; eu lieu de nombreuses fois. Et qu'&#224; chaque fois, la place du travail et du travailleur a chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;Une autre soci&#233;t&#233; est possible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans une soci&#233;t&#233; qui aurait non seulement supprim&#233; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e des moyens de production mais aussi l'oppression de la femme, la division entre travailleurs manuels et intellectuels, entre pays riches et pays pauvres, les fronti&#232;res, l'argent et bien d'autres barbaries que nous connaissons aujourd'hui comme l'Etat, dans une telle soci&#233;t&#233; rien ne dit que les hommes souhaiteraient quitter l'activit&#233; sociale le plus t&#244;t possible. La question de la retraite se poserait d'une tout autre mani&#232;re et, en tout cas plus sur le seul terrain de la rentabilit&#233; &#233;conomique mais sur celui du travail con&#231;u comme la satisfaction d'un besoin aussi important que d'&#233;couter de la musique, peindre ou dialoguer avec les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partager le travail entre tous, travailler en fonction des capacit&#233;s de chacun, travailler en fonction des seuls besoins humains &#224; satisfaire, travailler surtout sans avoir &#224; enrichir des patrons, des banquiers, des investisseurs, des boursicoteurs, des militaires, des policiers, des maffias de toutes sortes, permettrait de travailler beaucoup moins pour produire, probablement quelques heures en moyenne par semaine au plus, bien loin des 35 heures pr&#233;sent&#233;es aujourd'hui comme le fin du fin. Dans ces conditions, on pourrait tr&#232;s bien rester actif sans que ce soit un poids trop lourd et sans jamais prendre sa retraite ni m&#234;me en avoir l'id&#233;e ni le d&#233;sir. Il suffit d'ailleurs pour s'en convaincre de constater comment les chercheurs, les m&#233;decins, les responsables &#233;conomiques et sociaux sont peu press&#233;s de quitter leur activit&#233;. Et pas essentiellement pour des raisons financi&#232;res. Leur exemple nous est m&#234;me hypocritement avanc&#233; aujourd'hui pour justifier de retarder la retraite&#8230; pour tous les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit &#233;videmment pas de marcher dans cet argument. Les travailleurs doivent se battre dans l'imm&#233;diat pour la d&#233;fense et m&#234;me l'am&#233;lioration du syst&#232;me de retraite actuel&#8230; mais sans oublier qu'&#224; long terme pour changer la vie, y compris des anciens, c'est le capitalisme qu'il faudra mettre &#224; la retraite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Robert PARIS&lt;/p&gt;
&lt;span class=&#034;csfoo htmla&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class='spip_document_40 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/local/cache-vignettes/L250xH214/art622-1-d1442.gif?1788211251' width='250' height='214' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;image 250 x 214
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;span class=&#034;csfoo htmlb&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Haro sur les pr&#233;retraites !
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Haro-sur-les-preretraites</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Haro-sur-les-preretraites</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:16:36Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>
		<dc:subject>Retraites
</dc:subject>

		<description>On n'a pas manqu&#233; de souligner la contradiction entre la volont&#233; affich&#233;e du gouvernement et des patrons de retarder l'&#226;ge de la retraite et le fait que depuis deux d&#233;cennies, en multipliant les syst&#232;mes dits de pr&#233;retraite, les m&#234;mes aient pouss&#233; de plus en plus de travailleurs &#224; partir bien avant l'&#226;ge de 60 ans. Au point qu'en 2000, le taux d'activit&#233; dans la tranche d'&#226;ge 55-59 ans n'&#233;tait plus que de 48,1 % contre 74,9% dans la tranche des 50-54 ans. &lt;br /&gt;En France, un salari&#233; sur&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Retraites-256-+" rel="tag"&gt;Retraites
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On n'a pas manqu&#233; de souligner la contradiction entre la volont&#233; affich&#233;e du gouvernement et des patrons de retarder l'&#226;ge de la retraite et le fait que depuis deux d&#233;cennies, en multipliant les syst&#232;mes dits de pr&#233;retraite, les m&#234;mes aient pouss&#233; de plus en plus de travailleurs &#224; partir bien avant l'&#226;ge de 60 ans. Au point qu'en 2000, le taux d'activit&#233; dans la tranche d'&#226;ge 55-59 ans n'&#233;tait plus que de 48,1 % contre 74,9% dans la tranche des 50-54 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, un salari&#233; sur trois &#233;tait encore au travail la veille de faire valoir ses droits &#224; la retraite, alors que un sur trois a pu b&#233;n&#233;ficier entre-temps d'un syst&#232;me de pr&#233;retraite (ce qui signifie &#233;galement qu'un sur trois &#233;tait ch&#244;meur). Ces chiffres sont bien r&#233;v&#233;lateurs de la politique patronale qui a vis&#233; &#224; se d&#233;barrasser en priorit&#233; des travailleurs les plus anciens et donc les plus us&#233;s. Ils sont r&#233;v&#233;lateurs aussi de la politique des gouvernements successifs qui ont mis en place ces dispositifs de pr&#233;retraite pour permettre d'&#233;viter l'inscription au ch&#244;mage de quantit&#233; de travailleurs &#226;g&#233;s. En 1998, 200000 pr&#233;retrait&#233;s ont pu &#234;tre ainsi soustraits des statistiques des demandeurs d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui ne veut pas dire que, malgr&#233; la perte financi&#232;re que cela repr&#233;sente, les salari&#233;s n'adh&#232;rent pas aux formules de pr&#233;retraite, d&#232;s que l'employeur leur en offre la possibilit&#233;. Car ce licenciement d&#233;guis&#233; qu'est la pr&#233;retraite constitue bien souvent un moindre mal pour le travailleur &#226;g&#233; dont l'emploi est menac&#233;. Cela lui permet d'&#233;chapper &#224; la recherche d'un nouvel emploi et aux tracasseries de l'ANPE et de souffler un peu avant d'atteindre les 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class='spip'&gt;L'&#233;conomie p&#233;nalis&#233;e ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pourtant il est de bon ton maintenant de s'en prendre &#224; la pr&#233;retraite qui serait, suivant la d&#233;claration &#224; la presse, d&#233;but novembre, du ministre des Affaires Sociales, Fran&#231;ois Fillon, &#171; &lt;em&gt;catastrophique pour l'&#233;conomie nationale&lt;/em&gt; &#187;. Une attaque relay&#233;e par l'OCDE qui dans un rapport publi&#233; le 5 d&#233;cembre jugeait que les dispositifs de retraites anticip&#233;es de certains pays &#171; &lt;em&gt;p&#233;naliseraient l'&#233;conomie&lt;/em&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La bonne marche de l'&#233;conomie, vraiment, le souci de tous ces bons ap&#244;tres ? Ils semblent nettement moins concern&#233;s par les millions de ch&#244;meurs ou de sous-employ&#233;s qui ont entre 20 et 55 ans et ne demanderaient pourtant qu'&#224; travailler et contribuer ainsi &#224; l'augmentation de la production. Ne serait-ce pas plut&#244;t le souci de faire faire des &#233;conomies &#224; l'Etat comme au patronat ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait l'offensive contre les pr&#233;retraites n'est rien d'autre qu'un des volets de l'offensive g&#233;n&#233;rale contre les retraites, et pour les m&#234;mes buts : aggraver les conditions, retarder l'&#226;ge d'acc&#232;s et r&#233;duire le montant des allocations. Elle a d'ailleurs commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 31 octobre dernier, le gouvernement a annonc&#233; &#171; &lt;em&gt;l'extinction progressive&lt;/em&gt; &#187; de la cessation d'activit&#233; anticip&#233;e dans la fonction publique : d&#233;sormais, seuls des agents n&#233;s avant le 31 d&#233;cembre 1946 pourront en b&#233;n&#233;ficier. L'&#226;ge requis pour pr&#233;tendre &#224; la pr&#233;retraite totale Unedic n'a cess&#233; de reculer, pour ne plus admettre de nouveaux b&#233;n&#233;ficiaires depuis le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2003. A cette m&#234;me date de nouvelles r&#232;gles d'indemnisation de l'Unedic ont, entre autres, r&#233;duit de 60 &#224; 43 mois les dur&#233;es d'indemnisation de la fili&#232;re des ch&#244;meurs &#226;g&#233;s, tout en relevant de 55 &#224; 57 ans l'&#226;ge d'acc&#232;s &#224; cette fili&#232;re. Notons enfin que les plus r&#233;cents dispositifs mis en place dans le priv&#233;, comme la Casa, sont limit&#233;s dans le temps et sans aucune garantie de reconduction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me temps le montant des allocations de pr&#233;retraite a &#233;t&#233; rogn&#233;. La loi de d&#233;cembre 1990 stipulait un montant de l'allocation de 85% du salaire mensuel brut des 3 derniers mois pendant la premi&#232;re ann&#233;e de pr&#233;retraite, de 80% pendant la 2&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; ann&#233;e, puis de 75% jusqu'&#224; la retraite. Actuellement, le montant de l'allocation dans le cas du secteur priv&#233; n'est plus que de 65% du salaire mensuel brut des 12 derniers mois (pour la partie inf&#233;rieure au plafond de la S&#233;curit&#233; Sociale, soit 2432 euros par mois), et de 75% du traitement mensuel brut des 6 derniers mois pour les titulaires dans la fonction publique, de 70% pour les non titulaires. En plus de cela, certains dispositifs pr&#233;voient que le pr&#233;retrait&#233; lui-m&#234;me participe financi&#232;rement au versement de sa pr&#233;retraite : ainsi pour les allocations sp&#233;ciales du FNE une partie des indemnit&#233;s de d&#233;part &#224; la retraite du salari&#233; est pr&#233;lev&#233;e pour financer son allocation mensuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone CANETTI&lt;/p&gt;
&lt;hr class='spip' /&gt;&lt;h2 class='spip'&gt;De l'argent de l'Etat pour r&#233;duire les effectifs &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs de pr&#233;retraite (pr&#233;retraite totale Unedic, pr&#233;retraite totale FNE (Fonds National pour l'Emploi), pr&#233;retraite progressive (PRP), ou encore les accords Casa (Cessation anticip&#233;e d'activit&#233; de salari&#233;s &#226;g&#233;s) qui ont fait l'objet d'un accord professionnel national de branche en 1999 dans l'automobile et la m&#233;tallurgie) sont accord&#233;s dans le cadre d'une convention entre l'employeur et l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ont en commun de permettre des r&#233;ductions d'effectifs. Seule la pr&#233;retraite totale Unedic pr&#233;voit une obligation d'embauche compensatrice par l'entreprise dans les 3 mois. Dans le cas de la pr&#233;retraite FNE, il n'y a aucune obligation d'embauche en contrepartie du renvoi d'un travailleur de 57 ans minimum (parfois 56 ans) jug&#233; &#171; non reclassable &#187;, quand bien m&#234;me l'entreprise est reconnue comme &#171; saine &#187; financi&#232;rement. Dans le cas de la pr&#233;retraite progressive, le seul &#171; engagement &#187; de l'employeur &#224; &#171; &lt;em&gt;diminuer le nombre de licenciements pr&#233;vus&lt;/em&gt; &#187; vaut embauche ! Dans le cas des accords Casa, la conclusion d'un accord d'entreprise est officiellement conditionn&#233; par d'un accord sur la &#171; &lt;em&gt;gestion pr&#233;visionnelle des emplois et des comp&#233;tences&lt;/em&gt; &#187; dans le cadre des 35 heures. Par exemple, Renault a mis en place un plan sur 5 ans, qui pr&#233;voit entre le 1&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;er&lt;/sup&gt; mars 2000 et le 28 f&#233;vrier 2005 la mise en cong&#233; anticip&#233;e de 10 500 salari&#233;s contre l'embauche de&#8230; 6 000 CDI seulement. Et sur ces 6000, 3900 seulement remplaceront les salari&#233;s mis en cong&#233;, les 2 100 restant &#233;tant cens&#233;s compenser la RTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas de pr&#233;retraite totale Unedic, la participation financi&#232;re de l'employeur est fix&#233;e &#224; 30% de l'allocation au pr&#233;retrait&#233;. Elle est variable dans le cas de la pr&#233;retraite totale FNE, et fix&#233;e par la Direction d&#233;partementale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP). Dans le cas de la pr&#233;retraite progressive, les Assedic versent une allocation correspondant &#224; 30% du salaire de r&#233;f&#233;rence pendant que l'employeur verse le salaire correspondant au temps partiel. Dans celui des accords Casa, l'Etat participe financi&#232;rement au versement de l'allocation &#224; partir de 57 ans pour les travailleurs ayant effectu&#233; des travaux p&#233;nibles (15 ans de travail &#224; la cha&#238;ne, en &#233;quipe, ou de nuit &#224; raison de 200 nuits/an), &#224; des taux de prise en charge variant de 20% &#224; 50%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S.C.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title> Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
</title>
		<link>http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques</link>
		<guid isPermaLink="true">http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques</guid>
		<dc:date>2003-01-18T23:16:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>


		<dc:subject>Politique
</dc:subject>

		<description>En cette nouvelle ann&#233;e Jacques Chirac avait tenu a le confirmer solennellement lors de ses v&#339;ux aux patrons et aux syndicats, Jean-Pierre Raffarin avait imm&#233;diatement surench&#233;ri : 2003 verra la r&#233;forme, c'est-&#224;-dire le d&#233;mant&#232;lement, du syst&#232;me des retraites. &lt;br /&gt;Moins de dix jours plus tard les travailleurs et retrait&#233;s d'EDF-GDF leur apportaient, en repoussant par leur vote le projet qui leur &#233;tait propos&#233;, une premi&#232;re r&#233;ponse des salari&#233;s, la seule qui convienne. Cela n'a&lt;span class=&#034;fin_article&#034;&gt;&lt;/span&gt;

-
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/-DOSSIER-Les-retraites-en-question-faux-problemes-vraies-arnaques-" rel="directory"&gt;DOSSIER : Les retraites en question : faux probl&#232;mes, vraies arnaques
&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://nossl.convergencesrevolutionnaires.org/+-Politique-71-+" rel="tag"&gt;Politique
&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette nouvelle ann&#233;e Jacques Chirac avait tenu a le confirmer solennellement lors de ses v&#339;ux aux patrons et aux syndicats, Jean-Pierre Raffarin avait imm&#233;diatement surench&#233;ri : 2003 verra la r&#233;forme, c'est-&#224;-dire le d&#233;mant&#232;lement, du syst&#232;me des retraites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins de dix jours plus tard les travailleurs et retrait&#233;s d'EDF-GDF leur apportaient, en repoussant par leur vote le projet qui leur &#233;tait propos&#233;, une premi&#232;re r&#233;ponse des salari&#233;s, la seule qui convienne. Cela n'a &#233;videmment pas emp&#234;ch&#233; le premier ministre d'affirmer qu'il entendait bien continuer dans la m&#234;me voie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul doute n'est donc permis : l'&#233;preuve de force entre le monde du travail et celui du profit est bien engag&#233;e &#224; propos des retraites. Les travailleurs n'ont pas le droit de la perdre. Ils ont les moyens de la gagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 janvier 2003&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
