Ces manifestations ne sortent pas de nulle part. Outre les émeutes nocturnes, la Tunisie est traversée depuis plusieurs mois par la contestation : grèves de la faim des étudiants, menace de suicide collectif de chômeurs, blocage de route, grève du monde hospitalier en janvier, « grève générale » à l’appel de l’UGTT contre le chômage à Gafsa (bassin minier et l’une des régions les plus pauvres du pays) en janvier, ou encore mobilisation des agriculteurs contre la corruption mercredi 3 février dans la ville de Bousalem, dans le gouvernorat de Jendouba. Comme le crient les manifestants : « Plus de peur ni d’horreur, la rue appartient au peuple ».


