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Accueil > Bulletins d’entreprise > Renault

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  • Les révélations dans la presse sur le vaste plan de restructuration concocté par les patrons de l’Alliance Renault-Nissan se confirment. Nissan a annoncé des réductions d’effectif, entre 12 000 et 20 000 suppressions de postes dans le monde, et des fermetures de sites. Renault annonce de son côté 15 000 suppressions de postes, dont 4 600 en France. Plusieurs usines sont menacées de liquidation partielle ou totale à Flins, Choisy-le-Roi, Dieppe, Caudan ou Maubeuge. L’ingénierie n’est pas épargnée. Au technocentre de Guyancourt, où une bonne partie des prestataires ont déjà été remerciés, 1 500 postes doivent être supprimés.

    Ces attaques visent non seulement l’emploi et les conditions de vie et de travail des salariés du groupe, mais aussi ceux des intérimaires et des sous-traitants qui en dépendent. C’est tous ensemble, quelle que soit notre catégorie, ouvriers, intérimaires, prestataires ou ingénieurs qu’il faut riposter !
     

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  • Renault veut supprimer 4 600 emplois en trois ans en France, moitié cadres et ingénieurs, moitié ouvriers. La direction promet que ces suppressions se feront sans licenciements, avec « des mesures de reconversion, des mobilités internes et des départs volontaires ». Mais comment oser parler de « volontariat » quand son activité est supprimée ou délocalisée ?

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  • À Caudan près de Lorient, les salariés de la Fonderie de Bretagne, filiale de Renault, sont en grève depuis lundi 25 mai, dès qu’ils ont appris les rumeurs de fermeture de leur site. La direction de Renault annonce désormais une « revue stratégique » de l’usine, qui a été en partie remise à neuf suite à un incendie en mai 2019. Mais c’est bien sa fermeture ou sa vente (à condition de trouver un repreneur et des commandes) qui est au programme. Seule l’extension de leur grève peut faire reculer Renault.

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  • Après avoir annoncé le 25 mai qu’elle prévoyait un « transfert de l’activité d’assemblage de véhicules de son usine de Maubeuge vers Douai », la direction de Renault parle de « concertation pour étudier à partir des usines de Douai et de Maubeuge la création d’un pôle d’excellence optimisé des véhicules électriques et utilitaires légers dans le nord de la France ». De la poudre aux yeux. Il ne resterait à MCA que l’emboutissage, représentant à peine 300 emplois, alors que l’usine représente à elle seule un bassin d’emploi de 15 000 personnes. Les salariés ont manifesté le 25 mai et appellent la population à les rejoindre pour une autre manifestation samedi 28 mai. C’est la phase 2 du déconfinement des luttes.

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  • Alors que Renault annonce des fermetures massives, des députés de La République en Marche sont allés manifester contre la fermeture de Renault à Maubeuge. Emmanuel Macron a même déclaré qu’il soutenait « les salariés de Renault Douai et Maubeuge ». Quelques jours auparavant, son ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui a orchestré ces dernières années les fermetures de plusieurs sites automobiles comme GM&S ou Ford Blanquefort, avait pourtant reconnu que les prêts de l’État ne comportaient « aucune exigence, notamment en matière d’emploi ». Pour défendre son emploi, il ne faudra pas compter sur ce gouvernement. 

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  • Alors qu’elle annonce que Zoé sera le dernier véhicule assemblé à Flins, la direction de Renault continue de faire trimer les salariés du site en augmentant les cadences. Le retour à la normale, ça ne fait pas rêver. Un zèle qui s’explique par le fait que les ventes de véhicules électriques compensent celles des voitures plus polluantes dans la fixation des amendes antipollution (normes CAFÉ). Il ne reste plus qu’à trouver des acheteurs…

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  • L’usine Renault de Oued Tlelat, près d’Oran en Algérie, est elle aussi sérieusement menacée de fermeture. Ses 1 300 salariés au chômage technique depuis février viennent d’apprendre que celui-ci est prolongé pour au moins trois mois supplémentaires. Le gouvernement algérien, sous pression de la rue depuis plus d’un an, a en effet mis fin au régime préférentiel pour l’importation des lots SKD/CKD destinés au montage des véhicules. Privée de la rente que lui assurait la dictature algérienne, Renault entend en faire payer le prix aux travailleurs.

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  • Nissan a confirmé son intention de fermer ses usines de Barcelone en Espagne. Une partie des 3 000 salariés de Barcelone sont en grève illimitée depuis le 4 mai. Un exemple à suivre pour les travailleurs de Renault en France : tous menacés, tous solidaires ! 

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  • Le gouvernement a lancé un nouveau plan de relance automobile. Au menu : des aides à l’achat de véhicules électriques ou hybrides, mais aussi essence ou diesel. Le gouvernement fait le grand écart entre son affichage écolo et l’aide à l’achat de véhicules plus polluants pour vider les stocks. Pour sauver à la fois les emplois des salariés de l’automobile et le climat, c’est le système capitaliste qu’il faut changer, avec un plan de rupture et pas un plan de relance.

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